La Hongrie a, dès le début des années 1990, élaboré un cadre juridique et économique très favorable aux investisseurs étrangers, facilitant un très large programme de privatisations qui ont conduit à un transfert d’importants flux de capitaux étrangers vers l’économie hongroise. Cette privatisation massive a été remise en cause depuis 2010 par les deux gouvernements Orban qui ont initié une campagne de renationalisation de fait des activités de service public.
Le stock d’investissements directs étrangers s’élevait à 75,49 Mds € à la fin de l’année 2016, toutefois inférieur à celui atteint en 2014 et 2015 (respectivement 81,38 Mds€ et 77,19 Mds€). Ce stock est le plus élevé en pourcentage du PIB, et le deuxième par habitant, en Europe centrale derrière la République tchèque. Le pays est particulièrement dépendant de l’Europe, notamment de la zone euro, 78,8% du stock total d’IDE en Hongrie provient de l’UE dont 26,7% d’Allemagne.
En 2016, le flux d’investissements s’est élevé à -5 755,9 millions €, après -13 288,0 millions € en 2015 et +5 858,9 millions € en 2014. La plus grande partie des investissements a été réalisée dans le secteur des services (même si les investissements dans ce dernier diminuent fortement) et celui de l’industrie manufacturière exportatrice (industries automobile et pharmaceutique).

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