L’activité économique s’est fortement accélérée en 2017, soutenue par la consommation et l’investissement. Le marché du travail devient de plus en plus tendu et les pressions sur les prix devraient se renforcer. Le solde structurel devrait se détériorer en raison de l’assouplissement  budgétaire.

 

Au 1er semestre 2017, la croissance du PIB réel a atteint 3,7% en glissement annuel, principalement stimulée par la consommation privée et l’investissement. La formation brute de capital fixe a progressé de 25% au 1er semestre 2017, l’absorption des fonds de l’UE ayant repris dans le cadre financier pluriannuel. La dynamique de la demande intérieure a également été soutenue par la confiance élevée des consommateurs et la croissance rapide du revenu disponible grâce à la hausse très rapide des salaires et à la hausse continue de l’emploi. Les flux commerciaux se sont accélérés au 1er semestre de 2017, la croissance des importations a dépassé la croissance des exportations, reflétant en grande partie la forte demande intérieure. En conséquence, les exportations nettes devraient contribuer négativement à la croissance du PIB réel en 2017 et l’excédent élevé du compte courant de la Hongrie devrait diminuer.

La croissance du PIB réel devrait augmenter de 3,6% en 2018, soutenue par un assouplissement budgétaire, mais ralentira à 3,1% en 2019 en raison des contraintes de capacité. La consommation et l’investissement des ménages devraient connaître une forte expansion en 2018, stimulés à la fois par les augmentations de salaires et soutenus par une forte reprise des prêts bancaires. Les investissements des entreprises et des administrations publiques devraient continuer à progresser. La forte demande intérieure devrait entraîner une croissance rapide des importations. Les exportations nettes devraient rester négatives, malgré l’amélioration prévue des résultats commerciaux en raison de l’amélioration des capacités dans le secteur de l’automobile. En 2019, la croissance économique devrait ralentir en raison de l’accumulation des contraintes de capacité, de la baisse de la croissance du revenu disponible réel et de la modération des échanges dans l’UE.

Au 1er semestre de 2017, le nombre de travailleurs du secteur public a diminué de manière significative, toutefois la demande de main-d’œuvre privée a rapidement absorbé la différence. En conséquence, le taux de chômage devrait tomber à un niveau record de 4,2% en 2017. Le marché du travail devient de plus en plus tendu. En effet, la pénurie de main-d’œuvre génère une forte croissance des salaires et limite les perspectives de croissance de l’emploi en 2018 et 2019. L’inflation a progressé à 2,3% au 1er semestre 2017 et devrait encore s’accélérer avec l’accentuation des tensions sur les prix. Néanmoins, l’inflation globale devrait rester maîtrisée, restant dans la fourchette cible (3%) de la Banque centrale, les prix de l’énergie et des produits alimentaires non transformés restant stables.

En 2017, le déficit devrait atteindre 2,1% du PIB, principalement en raison de réductions d’impôt substantielles, en particulier la baisse des cotisations de sécurité sociale des employeurs et de l’impôt sur les sociétés, mais aussi en partie par des mesures d’augmentation des dépenses. Ces mesures sont compensées en grande partie par l’augmentation des recettes temporaires, des recettes fiscales supplémentaires grâce à la croissance dynamique des salaires. Le déficit nominal devrait augmenter en 2018 pour atteindre 2,6% du PIB.

Prévisions

Source: Comission européenne