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Saint Kitts et Nevis

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Quatrième économie de la zone monétaire UMCO (Union Monétaire de la Caraïbe Orientale), avec une population de 60 000 habitants et un PIB de 903 M USD en 2016, St Christophe et Niévès a sévèrement subi la crise de 2009 avec quatre années de récession consécutives jusqu’à 2012 puis a entamé un net redressement encadré par un programme du FMI (croissance de +6,6 % en 2013 puis de +4,9 % en 2015). En 2016, la croissance est estimée à +3,2 %. Elle dépend très fortement du tourisme. La construction (10,8 % du PIB) et l’immobilier (13,8 %) pèsent tous deux d’un poids qui illustre l’importance du programme de citoyenneté par l’investissement (« CBI ») pour le pays. Vieux de plus de 30 ans à St Christophe, pionnière internationale en la matière, le programme a été repensé en 2012 et bénéficie particulièrement au secteur de la construction. Le CBI de l’île est à la 2ème place du CBI Index de professional Wealth Management en 2017, après la Dominique. Le secteur agricole est inexistant mais le secteur industriel apporte 9,1 % de l’activité courante, un chiffre relativement élevé en comparaison régionale.

Le tourisme et le programme CBI apportent directement et indirectement l’essentiel du PIB, synonyme de dépendance à la conjoncture des quelques marchés anglo-saxons qui pourvoient l’île en visiteurs et à l’afflux des nouveaux citoyens qui proviennent surtout de Chine, Russie et du Moyen-Orient. Le nombre de visiteurs s’est élevé à 122 000 en 2015, en hausse forte et continue depuis 2008 et à près de 85 % constitué de touristes de croisière, le segment de l’hôtellerie stagnant faute d’une offre de qualité. La contribution du tourisme au PIB est de 7% et elle devrait continuer d’augmenter.

St Christophe et Niévès se démarque nettement des autres économies de la région après avoir mis en place une gestion vertueuse de ses finances publiques au sortir de la crise. Le pays n’enregistre que des excédents depuis 2011, culminant en 2013 (+12,1 % du PIB). L’excédent s’est réduit ces dernières années en raison de la baisse des revenus de CBI. La dette s’est très fortement contractée dans la même période, à la faveur d’une opération de rachat de celle-ci par le gouvernement, qui a en contrepartie cédé des terrains publics aux banques domestiques. La dette atteindrait 65 % du PIB en 2016, contre encore 160 % en 2010. Elle devrait passer sous la barre des 60% du PIB d’ici 2018, cible des pays de la zone. Cette option de saine politique macro-économique a été réaffirmée par le nouveau Premier ministre Timothy Harris, en place depuis 2015. Au plan monétaire, St Christophe est astreinte à la rigueur de la Banque centrale régionale qui applique un ancrage inamovible depuis 40 ans au dollar US. La Banque centrale régionale est installée à Basseterre, capital du pays.

Le nouveau Chef du gouvernement a montré des dispositions favorables envers le Forum mondial de l’OCDE avec lequel il a signé la Convention multilatérale pour l’assistance administrative mutuelle en matière fiscale, en août 2016. Combinée à l’engagement pour l’application de la norme d’échange automatique d’informations à finalité fiscale à l’horizon 2018, cette décision est la démonstration d’une certaine résolution à coopérer avec les initiatives internationales pour la transparence financière, signal non négligeable venant d’un pays qui dispose d’un centre financier « offshore ».

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