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République démocratique du Congo

Ce pays est rattaché à la zone de compétence du site suivant : Cameroun

La République Démocratique du Congo est le deuxième pays d’Afrique par la superficie : 2,3 millions de km2, soit plus de 4 fois celle de la France. Elle s’étend de l’Atlantique à la région des Grands Lacs.

Avec ses 65 millions d’habitants, suivant des estimations basses, elle est également considérée comme le premier pays francophone dans le monde.

L’ancien Zaïre bénéficie de ressources naturelles d’une richesse exceptionnelle : forêts, terres arables, ressources hydrauliques (2ème bassin fluvial du globe et potentiel hydroélectrique de 100000 MW), abondants minerais tels que cuivre (10% des réserves mondiales), cobalt (premières réserves mondiales), diamants, or, coltan (3/4 des réserves mondiales), uranium, les trois premiers représentant à eux seuls 80% du total des exportations du pays.

La RDC reste pourtant l’un des Etats les plus pauvres de la planète (PIB/hab. en ppa de 330$) et occupe les dernières places des classements internationaux en termes d’indice de pauvreté (115/135), de développement humain (168/169), de corruption (164/178) et de climat des affaires (175/183). Le taux d’alphabétisation n’est que de 35%. L’accès direct à l’eau potable est assuré pour moins de la moitié des Congolais (46%) dont l’espérance de vie ne dépasse pas 45 ans alors qu’elle atteint en moyenne 53 ans sur le continent. On estime par ailleurs que 80 % de la population vivent avec moins d’un dollar par jour.

Le pays peine encore aujourd’hui à se relever de plusieurs années de conflits armés qui ont fait des millions de victimes et détruit les principales infrastructures.

Les conséquences en sont multiples et retardent le redémarrage de l’activité : ainsi, à peine 10% des terres arables sont exploitées, ce qui hypothèque naturellement la sécurité alimentaire ; l’enclavement de plusieurs zones vitales est source de coûts prohibitifs (port de Matadi notamment) ; la main d’œuvre qualifiée est encore très rare ; le taux d’accès à l’électricité, le plus faible d’Afrique (6%) ; enfin la dépendance extrême aux variations des cours des matières premières constitue une fragilité structurelle de l’économie congolaise, très peu diversifiée, suite à la quasi-disparition de son secteur industriel.  

L’initiative en faveur des ‘’Pays pauvres très endettés’’ et l’atteinte mi-2010 de son point d’achèvement consacrant l’effectivité de réformes et de mesures de réorganisation administratives et financières conduite de concert avec la communauté internationale des bailleurs de fonds ont ouvert la porte à une annulation, historique dans son montant (12 milliards de dollars) de la quasi-totalité de la dette extérieure de la RDC.

De même, la poursuite, avec l’appui du FMI et de la Banque Mondiale,  d’une politique de maîtrise des équilibres financiers, d’assainissement des pratiques et du climat des affaires enregistre des résultats tangibles.

L’addition de ces deux facteurs permet d’espérer un retour de la République Démocratique du Congo dans les circuits financiers internationaux lui assurant une reprise de l’investissement et d’une croissance véritablement durable, car reposant sur une plus grande diversification.  

 

 

 

Ressources

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