Accueil » Ressources » La direction générale du Trésor » Les services économiques à l'étranger » Iran
 

Iran

Ce pays est rattaché à la zone de compétence du site suivant : Liban

Le Service économique assure la représentation des intérêts économiques français auprès des administrations, des institutions et organismes locaux. Il nourrit un dialogue avec les autorités iraniennes sur les questions bilatérales et multilatérales en matière économique, commerciale et financière. Il prépare et coordonne l’organisation des visites officielles à caractère économique, propose un soutien aux entreprises françaises dans l’approche du marché iranien (soutien aux grands projets, suivi des financements) et anime, avec ses partenaires, le Bureau Business France de Téhéran, les Conseillers du Commerce Extérieur de la France et la Chambre de Commerce et d’Industrie France Iran, les relations économiques bilatérales.

Si l’essentiel des sanctions européennes qui frappaient l’Iran au titre de son programme nucléaire ont été levées le 16 janvier 2016, il convient de noter que l’Iran demeure sanctionné à divers titres (droits de l’Homme, terrorisme, biens à double usage). A ce titre, il est conseillé aux entreprises s’intéressant au marché iranien de s’assurer que l’opération envisagée (nature, clients, intermédiaires et circuit financier, biens et services proposés à la commercialisation) est conforme à la règlementation européenne en vigueur. Dans cette optique, il est recommandé de consulter la page du site internet de la Direction générale du Trésor, consacrée aux sanctions : http://www.tresor.economie.gouv.fr/3745_iran et de prendre connaissance du guide pratique sur les sanctions résiduelles : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Ressources/File/434873

Avec un PIB de 404 Mds USD en 2016, l’Iran se situait au 29e rang des économies mondiales. Ses 80 millions d’habitants (dont environ 41% de moins de 25 ans et 73% d’urbains) en font le premier marché du Moyen-Orient par la taille. Le PIB par habitant était de 5000 USD en 2016 (19 300 USD en PPA) et l’indice de développement humain de 0,774 (69e rang mondial).

 Alors que l’Iran est doté des quatrièmes réserves mondiales prouvées de pétrole et des premières réserves prouvées de gaz, la dépendance de son économie au secteur des hydrocarbures reste forte. Cependant, fort de sa base industrielle (automobile, ciment, sidérurgie, mines, pharmacie, etc.), l’Iran est une des économies les plus diversifiées de la région.

 Au plan macroéconomique, l’Iran a connu une contraction cumulée de son PIB réel de 8,0% sur les exercices 2012/2013 et 2013/2014 sous l’effet des sanctions renforcées mises en place à partir de 2012. Après un éphémère rebond en 2014/2015 (+3,2%), la croissance a été de nouveau négative (-1,6%) en 2015/2016. A contrario, l’année 2016/2017 a été celle du rebond. Selon les dernières estimations du FMI, la croissance du PIB en volume se serait établie à 12,5% en année pleine.

Ce regain d’activité serait essentiellement imputable à la reprise plus rapide qu’attendu de la production et des exportations de pétrole brut. En glissement annuel, elles ont progressé respectivement de 23% à 3,5 M de b/j et de 84% à 2 M de b/j sur l’année 2016, et de 9% à 3,8 M de b/j et de 11% à 2,2 M de b/j sur les  onze  premiers mois de 2017. Elles ont renoué avec leur niveau d’avant sanctions.

La reprise actuellement à l’œuvre pourrait perdre en intensité à mesure que la production pétrolière se rapproche de son plafond théorique en l’absence d’investissements étrangers, alors même que le secteur non pétrolier ne constitue pas un relai de croissance tout à fait pérenne à ce stade. Le FMI prévoit en effet que la croissance décélère à 4,2% au terme de l’exercice 2017/2018.

 En raison du durcissement des sanctions internationales, nos échanges commerciaux avec l’Iran se sont effondrés ces 10 dernières années, ramenés à 515 MEUR en 2014 alors qu’ils s’élevaient à 3,7 Mds EUR en 2004. Pour la première fois depuis 2010, ils sont repartis à la hausse en 2015, tirés par la progression de nos exportations (+24% à 562 MEUR). Ce redémarrage s’est fait à la faveur de la bonne tenue de nos ventes de produits pharmaceutiques et d’équipements médicaux. Le redressement de nos échanges s’est amplifié en 2016 (+235% en glissement annuel). Cette tendance résulte de la bonne tenue de nos exportations (+28% à 722 MEUR), mais surtout de la très forte progression de nos importations (+2000% à 1,4 Md EUR) à la faveur de la reprise de nos enlèvements de pétrole brut rendue possible par la levée des sanctions. Elle s’est renforcée au cours des 11 premiers mois de 2017, notamment s’agissant de nos exportations qui ont progressé de 118% à 1,3 Md EUR.

Ressources

  • Les échanges commerciaux entre la France et l'Iran en 2016 - 15/09/2017

    En raison du durcissement des sanctions internationales, nos échanges commerciaux avec l’Iran se sont effondrés ces 10 dernières années, et ont été ramenés de 3,7 Mds EUR en 2004 à 515 MEUR en 2014. Pour la première fois depuis 2010, nos échanges ...

  • La situation économique et financière de l'Iran - 15/09/2017

    Alors que la levée des sanctions renforcées intervenue le 16 janvier 2016 n’avait pas eu le temps de produire ses effets sur l’année budgétaire 2015/2016 (21 mars 2015/ 20 mars 2016) qui s’est achevée sur une croissance négative (-1,6%), l’année 2...