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Ethiopie

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L’économie éthiopienne est en phase de transformation profonde. Jusqu’alors basée quasi exclusivement sur l’agriculture, le gouvernement entend à travers ses ambitieux plans quinquennaux de Croissance et de Transformation développer l’industrie du pays et en faire un exportateur de rang mondial. Grâce à une croissance constamment élevée, une maîtrise de l’inflation et d’importants investissements publics, l’Ethiopie semble avoir un potentiel correspondant à ses ambitions. Son économie reste toutefois, pour le moment, fortement dépendante des importations étrangères et soumise aux aléas climatiques.

 1.     L’Ethiopie, un pays en plein croissance et transformation structurelle

Deuxième pays le plus peuplé d’Afrique avec 102 millions d’habitants en 2016, l’Ethiopie connait depuis une dizaine d’années une croissance du PIB de l’ordre de 10% en moyenne par an, l’une des plus élevées au monde. Si ce développement se poursuit, l’Ethiopie pourrait rejoindre le groupe des pays à revenu intermédiaire d’ici 2025. Toutefois, bien que le PIB par habitant ait doublé en 10 ans, il n’en reste pas moins, avec 795 USD par habitant en 2016, l’un des plus faibles au niveau mondial.

L’agriculture reste le pilier socio-économique du pays avec 39% du PIB, 80% des emplois, et 85% des exportations. Le secteur, fondé principalement sur la culture du café, peine néanmoins à satisfaire les besoins alimentaires croissants de la population et reste vulnérable aux épisodes de sécheresse. Le secteur secondaire reste modeste avec seulement 15% du PIB. Il connait un regain d’investissement grâce au développement des parcs industriels. Le secteur tertiaire contribue au PIB à hauteur de 47% ; il est tiré par les entreprises publiques dans le secteur des transports, des banques et du tourisme.

2.     Une croissance tirée par d’ambitieux plans quinquennaux de développement

Le premier Growth and Transformation Plan (GTP), s’est achevé en 2015. Son bilan met en lumière les capacités de bonne gouvernance économique, et des réalisations remarquables en termes d’infrastructures (60% des objectifs réalisés). Deux objectifs n’ont toutefois été que partiellement atteints, à savoir le décollage du secteur manufacturier et la hausse des exportations. Le deuxième Plan de Croissance et de Transformation 2015-2020 s’inscrit dans la continuité du GTP I. Au plan macroéconomique, il entend maintenir une croissance à deux chiffres dans un « environnement économique stable ».

 3.    En 2015/2016, une croissance robuste malgré un contexte difficile

Au cours de l’année fiscale éthiopienne (juillet 2015/juin 2016) la croissance a atteint 6,5%, un résultat moins bon que l’année précédente (10,2%) mais qui place toujours l’Ethiopie parmi les économies dont les taux de croissance sont les plus élevés au monde. Il a par ailleurs été obtenu alors que le contexte international était globalement moins porteur et que la sécheresse a considérablement pesé sur la production agricole. L’inflation a reflué, passant de 10,4% à 7,5% en 2015/2016.

Sur le plan budgétaire, le déficit s’est élevé à 3% du PIB (contre 2,5% l’année précédente). La dette publique s’élève à 54,2% du PIB, dont 30,2% de dette extérieure publique.

4.   Une balance commerciale qui affiche un fort déséquilibre

En 2016 le déficit commercial éthiopien s’est élevé à 13,8 Mds USD ; avec 2,6 Mds USD d’exportations et 16,4 Mds USD d’importations. C’est toutefois la première fois depuis de nombreuses années que le déficit commercial se stabilise. Au cours des trois années précédentes, alors que les exportations ont été plutôt stables, les importations ont régulièrement progressé. Cette hausse significative des importations, qui a entraîné une détérioration inquiétante du déficit commercial, reflète la dépendance de l’économie pour les biens d’équipements.

 5.  Relations bilatérales et présence française

Les échanges commerciaux entre la France et l’Éthiopie se sont traduits, en 2016, par un nouveau record des exportations françaises (+89,6 % en 2016 à 431 MEUR contre 227 MEUR en 2015, précédent record). Avec de tels résultats, l’Éthiopie est devenue notre 8e client en Afrique Subsaharienne, juste derrière la Côte d’Ivoire, le Sénégal ou le Congo et notre 3e marché non-francophone, derrière le Nigéria et l’Afrique du Sud.

Selon la Banque de France, le stock d’IDE français en Éthiopie s’élève à 63 MEUR à fin 2015, un record historique. Les flux d’IDE français ont fortement ré-augmenté en 2015 avec 11 MEUR, après seulement 4 MEUR en 2014 et 13 MEUR en 2013. Mi-2017, on recense 49 implantations françaises en Éthiopie (représentant près de 3 500 emplois et un CA total de 1,1 Md EUR), contre 32 fin 2015.

Ressources

  • ETHIOPIE - CADRAGE GENERAL - 13/07/2017

    L’économie éthiopienne est en phase de transformation profonde. Jusqu’alors basée quasi exclusivement sur l’agriculture, le gouvernement entend à travers ses ambitieux plans quinquennaux de Croissance et de Transformation développer l’industrie du...

  • Situation économique et financière de l'Ethiopie en 2016 - 13/07/2017

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