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États-Unis

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Une économie dominante

Les États-Unis constituent la plus grande économie du monde depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. D’une valeur nominale de 18 561 milliards de dollars, le PIB des Etats-Unis représentait en 2016 plus d’un cinquième de la richesse mondiale. Second plus grand fabricant du monde, les Etats-Unis sont à l’origine de 22% de la production manufacturière mondiale. Le pouvoir d’achat américain est le plus élevé au monde et le pays maintient également un très haut niveau de revenu par habitant, à 55 837 dollars en 2015.

 Une économie attractive, flexible et ouverte

En plus d’héberger 203 des 500 plus grandes entreprises mondiales, les États-Unis sont désignés par la CNUCED comme la première destination des investissements directs à l’étranger (IDE), avec 380 milliards de dollars d’IDE entrants en 2015.

 L’économie américaine présente des caractéristiques spécifiques qui ont contribué au développement de son économie dans sa structure actuelle, notamment :

-          un développement de pointe du secteur scientifique et de la haute technologie ;

-          la présence de marchés financiers très développés qui favorisent un financement désintermédié des entreprises ;

-          la flexibilité du marché du travail, capable d’employer la quasi-totalité de la main-d’œuvre disponible, en particulier celle qui est issue de l’immigration ;

-          le faible coût de l’énergie, avec une économie qui s’approche de l’indépendance énergétique - notamment grâce au gaz de schiste.

 Les Etats-Unis jouent un rôle de premier plan dans le commerce mondial. Ainsi, les exportations et les importations du pays représentent respectivement 9,2% et 14,1% des exportations et des importations mondiales en 2015. Les exportations concernent en premier lieu les produits intermédiaires (49% des exportations) et les produits chimiques (26,8%). Les importations, elles, sont dominées par les produits finis (31,8 %) et les produits intermédiaires (30,4 %). Les pays limitrophes (le Canada et le Mexique) constituent les premiers partenaires commerciaux des Etats-Unis, devant la Chine et les pays européens.

 Les Etats-Unis bénéficient en outre de l’atout de disposer de la monnaie de référence du commerce international. 87% des opérations réalisées sur le marché des changes portaient sur le dollar en 2013. De même, 64 % des réserves de devises mondiales sont détenues en dollars (contre 20 % en euro).

 La crise de 2008 et la reprise

A partir de 2007, la crise des « subprimes » a initié aux États-Unis une récession sans précédent depuis la Grande Dépression. La reprise de la croissance s’est effectuée à la fin de l’année 2009, en partie sous l’effet du plan de relance de près de 800 milliards de dollars décidé par le Congrès américain en février 2009. Afin de promouvoir la stabilité financière, le président Barack Obama a fait adopter en 2010 la loi Dodd-Frank, qui a renforcé les exigences sur les institutions financières américaines, amélioré la protection des consommateurs de produits financiers, et accru la responsabilisation et la transparence dans le secteur financier. Le plan de relance de l’économie américaine a fortement accru l’endettement public des Etats-Unis, la dette publique passant entre 2007 et 2016 de 8 950 à 19 000 milliards de dollars, autrement dit de 65% à 106% du PIB.

 La reprise économique du pays s’est confirmée ces dernières années et les Etats-Unis connaissent un cycle de croissance ininterrompu depuis 7 ans. La croissance du PIB a atteint 2,6% en 2015, 1,6% en 2016 et devrait dépasser 2% en 2017 selon le consensus, restant ainsi à des niveaux modestes. Le taux de chômage, qui était de 10,2 % au plus fort de la crise, s’est maintenu depuis 2016 en dessous de 5%, très proche du taux de chômage structurel de l’économie américaine. Dans le contexte de cette reprise, la Réserve fédérale des Etats-Unis a entamé à la fin de l’année 2015 la « normalisation » de la politique monétaire américaine après des années de fort soutien monétaire à l’économie, en relevant le taux d’intérêt de référence à plusieurs reprises.

 Les projets de l’Administration Trump et les enjeux structurels

Depuis son arrivée au pouvoir, Donald Trump a confirmé son souhait de stimuler l’économie au moyen d’allégements fiscaux pour les entreprises et les ménages, de mesures de dérèglementation et d’un plan d’investissement dans les infrastructures d’un montant annoncé de 1 000 milliards de dollars.

 Ce plan est présenté comme une réponse à la modestie de la croissance économique aux Etats-Unis depuis la crise, qui s’explique notamment par les limites structurelles au potentiel de l’économie américaine, comme par exemple :

-          le vieillissement de la population et la hausse rapide des coûts médicaux ;

-          la faiblesse de la participation à la population active ;

-          la mobilité réduite des ménages sur le territoire américain ;

-          le niveau très élevé des inégalités (troisième indice de Gini le plus élevé de l’OCDE) ;

-          des infrastructures qui se détériorent faute d’investissements suffisants.

 

 

Ressources

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  • FRANCE ET ETATS-UNIS : échanges et investissements (avril 2017) - 11/07/2017

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