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Egypte

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L’Egypte est le plus grand pays arabe et affiche une démographie forte (100 M d’habitants en 2020) ainsi qu’une position géographique stratégique, au carrefour de trois continents et de deux mers reliées par le canal de Suez. Elle jouit de son rayonnement culturel ainsi que d’un patrimoine historique exceptionnel.

Deuxième PIB d’Afrique en 2015 avec 331 Mds $, l’économie égyptienne se caractérise par sa diversification, le dynamisme de son marché intérieur, le poids des acteurs économiques publics (civil et militaire) et l’importance du secteur informel. Elle bénéficie traditionnellement des revenus de quatre rentes traditionnelles : les transferts de la diaspora, le tourisme, les redevances d’utilisation du Canal de Suez et les ventes d’hydrocarbures.

Les réformes engagées (refonte de la fiscalité, restructuration du secteur bancaire, ouverture aux IDE) pendant les années 2000 ont vu l’Egypte afficher de forts taux de croissance (5% en moyenne sur 2000/11). Elle n’a cependant pas permis de réduire substantiellement la pauvreté (28% en 2017) où le chômage (12,5% en 2017) qui ont nourri les aspirations ayant mené à la révolution de 2011.

Déjà touchée par la crise financière de 2008, l’économie égyptienne a été durablement affaiblie par l’instabilité politique qui a fait suite à la chute du président Moubarak et qui a vu le ralentissement de la croissance et le creusement des déséquilibres des comptes publics (12,3% en 2015/16) et externes de l’Egypte.

L’élection à la présidence de la République d’Abdel-Fatah Al-Sissi en juin 2014 a marqué le retour de la stabilité politique alors que le processus de transition s’est achevé par l’élection du Parlement en janvier 2016.

Les autorités ont engagé un programme de réformes soutenu par le FMI (prêt de 12 Mds $) qui vise à atteindre en 2018/19 une croissance de 5,5%, un déficit budgétaire de 4,7% de PIB, un déficit de la balance courante de 3% de PIB et un endettement de 85,8% de PIB. Dans ce cadre, l’Egypte a procédé en novembre 2016 à la libéralisation totale du régime de change de la livre égyptienne, adopté des mesures de consolidation budgétaire (TVA, démantèlement des subventions énergétiques) et annoncé des mesures d’amélioration de l’environnement légal des affaires.

En matière énergétique, l’Egypte est devenue importatrice nette d’hydrocarbures en 2012. Elle devrait le rester à moyen terme et jusqu’au développement du champ gazier Zohr, prévu en 2019. Pour faire face à la croissance de la consommation électrique, l’Egypte a lancé programme de construction de nouvelles centrales électriques visant à installer 54 GW d’ici à 2022, dont 4,3 GW de sources renouvelables.

Sur le plan des infrastructures, le gouvernement a lancé une série de méga projets dont les plus emblématiques sont le doublement du canal de Suez, le développement de la région économique attenante et la construction d’une nouvelle capitale administrative. 

Les compétences du Service économique du Caire se déclinent ainsi : analyse et veille économique et financière, échanges bilatéraux, commerce extérieur, IDE ; suivi des politiques publiques et des réformes structurelles ; gestion des procédures financières (garanties, aide liée), relations avec les administrations égyptiennes, organisation des missions officielles en Egypte et en France ; suivi des affaires bilatérales et multilatérales, soutien aux grands contrats et promotion de l’attractivité du territoire français.

Ressources

  • L’Egypte dans le rapport sur la compétitivité mondiale 2017/2018 - 26/10/2017

    Publication annuelle du Forum Economique Mondial, le rapport sur la compétitivité classe les économies du monde sur la base de 114 indicateurs visant à mesurer leur niveau de productivité. On notera que ce classement reflète essentiellement la per...