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Corée du sud

Ce pays est rattaché à la zone de compétence du site suivant : Japon

Présentation générale de l’économie coréenne

1. Membre du G20, de l’OCDE et à compter du 1er juillet 2016, du Club de Paris, la Corée est la 11ème puissance économique mondiale

Avec un PIB de 1411 milliards de dollars en 2016, la Corée du Sud est la 11ème économie mondiale. Son importance économique a été confirmée par son accession au G20, après son adhésion à l’OCDE en 1996. La Corée du Sud a connu une croissance moyenne de plus de 3 % par an au cours des dix dernières années, au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE, tout en conservant des fondamentaux économiques équilibrés (chômage faible, excédent commercial et dette publique limitée).

Située à mi-chemin entre la Chine et le Japon, la Corée est au cœur de la zone mondiale qui connaît la plus forte croissance. Cette proximité est un défi, mais elle offre également des opportunités dans le cadre d’une plus grande intégration économique régionale. Le taux de croissance de la Corée en 2016 était de 2,8 %, un niveau similaire à celui des années précédentes (2,8 % en 2015 et 3,3 % en 2014). Les prévisions pour 2017, proches de 3 %, traduisent une reprise des exportations de la Corée à la suite du rebond du commerce mondial.

2. La Corée, un pays en pointe dans les secteurs de haute technologie

Deuxième pays de l’OCDE en termes de dépenses de R&D (4,2 % du PIB), la Corée est un poste d’observation privilégié en matière de technologies de l’information et de la communication. Elle est devenue en moins de 20 ans un leader mondial avec 40% du marché mondial des écrans à cristaux liquides et un quart dans la téléphonie mobile. Les groupes coréens occupent en outre une place croissante dans les grands contrats internationaux, notamment dans les infrastructures (transports, énergie) et l’ingénierie. La Corée est également le cinquième constructeur automobile mondial grâce au groupe Hyundai Kia.

Face à la concurrence grandissante de la Chine dont elle est le premier fournisseur, la Corée cherche à projeter sa stratégie industrielle vers l’avenir. Les autorités tentent de promouvoir l’innovation à travers le soutien aux start-up et aux nouvelles technologies de la « 4ème révolution industrielle » (dont notamment l’intelligence artificielle, le big data, les véhicules autonomes ou l’internet des objets), dans le but d’identifier de nouveaux moteurs de croissance.

3. La Corée, un pays qui s’est fortement restructuré au cours dix dernières années

La Corée a ouvert son économie aux investisseurs étrangers. Les flux d’investissements directs étrangers (IDE), libéralisés après la crise de 1997, ont été soutenus en provenance de l’Union européenne, qui cumule, en 2016, 89 Md USD de stocks d’investissements en Corée, et se place devant les Etats-Unis.

La Corée du Sud a multiplié depuis 2004 les négociations d’accords de libre-échange avec ses principaux partenaires commerciaux. Seize accords sont entrés en vigueur à ce jour, couvrant 59 pays, dont ceux avec l’Union européenne (2011), les Etats-Unis (2012) et la Chine (2015).

Elle s’efforce par ailleurs de résoudre certaines fragilités, notamment la domination des grands groupes coréens, au premier rang desquels Samsung, Hyundai et LG. La Corée cherche ainsi à encourager le développement du secteur des services et des PME, qui souffrent d’une productivité largement inférieure à celle des grands groupes manufacturiers.

4. Un marché porteur qui offre de nombreuses opportunités pour les grands groupes et les PME

L’ALE UE Corée entré en vigueur, le 1er juillet 2011, a permis de faciliter les conditions d’accès au marché. La balance commerciale de l’UE est passée d’une situation de déficit à un excédent commercial et les échanges entre la France et la Corée ont connu la même évolution. En 2016, le commerce bilatéral s’élève à 7,2 Md EUR, avec un excédent de 621 M EUR en faveur de la France. La France reste également l’un des principaux investisseurs étrangers en Corée et le 5ème investisseur européen. Plus de 200 filiales d’entreprises françaises sont présentes en Corée.

L'Année France Corée 2015 2016 qui a marqué le 130ème anniversaire des relations diplomatiques en la France et la Corée a contribué à renforcer la coopération bilatérale dans tous les domaines et en particulier dans celui de l'innovation et des startups avec le lancement en mars 2016 du French Tech Hub Seoul et la mise en place de programmes d'échanges de startups en relation avec la politique de la French Tech en France.

5. Les missions du Service économique de Séoul

1. Le renforcement du dialogue bilatéral sur les grands enjeux des relations économiques entre la France et la Corée : les thèmes à l’agenda du G20 les négociations sur le changement climatique ; le suivi de la mise en œuvre de l’ALE UE-Corée et la défense des intérêts de nos entreprises en matière d’accès au marché ; la problématique des financements publics export et de l’assurance-crédit ; les investissements ; les perspectives de coopération ou de partenariat.

2. L’analyse de la situation économique de la Corée ainsi que de ses grands secteurs d’activité

3. L’identification des secteurs industriels dans lesquels des coopérations bilatérales peuvent se créer ou se renforcer, ainsi qu’en matière d’aide au développement.

4. Les relations avec  la communauté d’affaires française en Corée, par des réunions régulières avec la section des conseillers du commerce extérieur de la France et avec la chambre de commerce franco-coréenne.

Le service économique est organisé en quatre pôles de compétences :

 - Le pôle d’analyse macroéconomique et financière assure le suivi de la situation économique et financière du pays, le traitement des questions multilatérales financières (G20 finances, changement climatique, financement export et assurance-crédit, aide au développement) et le suivi des secteurs bancaire et financier coréens ;

- Le pôle d’analyse des politiques commerciales traite des questions multilatérales (ALE, OMC, G20 agricole), des questions d’accès au marché coréen des marchés publics et des questions sanitaires et phytosanitaires ;

- Le pôle d’analyse des politiques industrielles assure le suivi de la politique industrielle de la Corée  (développement durable, recherche et développement, innovation,) et des secteurs les plus importants pour les intérêts français (énergie, transports, infrastructures et ingénierie, TIC, environnement…) ;

- Le pôle propriété intellectuelle traite de l'ensemble des problématiques liées à la propriété intellectuelle ainsi que la question des indications géographiques. Ce pôle a une compétence régionale et couvre la Corée, le Japon et Taïwan.

Dernière modification : 30/08/2017

 

 

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