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Comores

Ce pays est rattaché à la zone de compétence du site suivant : Kenya, Madagascar

En 2016, les électeurs comoriens ont choisi un nouveau Président, en la personne du Colonel Azali Assoumani, qui avait déjà exercé le pouvoir de 1999 à 2006. A l’issue d’un processus électoral long et complexe, qui s’est toutefois globalement bien déroulé, ce dernier a devancé avec 41,43% des suffrages le candidat du pouvoir sortant Mohamed Ali Soihili (39,66%), et le gouverneur de l’île de Grande-Comore Mouigni Baraka (18,91%). Le nouveau Président a été investi le 26 mai 2016 pour un mandat de 5 ans. Un nouveau gouvernement a ensuite été nommé le 31 mai.

Située au nord du canal du Mozambique dans l’Océan Indien, l’Union des Comores est un petit pays insulaire de 755 000 habitants souffrant de fragilités structurelles qui en font une économie vulnérable associant faible revenu par habitant (736 USD en 2015, source FMI), et retard dans le développement (159e pays en termes d’IDH en 2015). Le secteur privé est peu développé et peu diversifié en raison d’un climat des affaires peu favorable et l’activité économique est contrainte par les capacités énergétiques du pays, les délestages électriques y étant de plus en plus fréquents. Le secteur agricole emploie 80% de la population active (36% du PIB) mais n’est concentré que sur trois produits de rente (vanille, girofle et ylang-ylang) représentant 70% des exportations. La balance commerciale est structurellement déficitaire en raison d’une faible base exportatrice sujette aux variations des cours des produits agricoles, et d’un besoin important de biens importés. Le déficit commercial a atteint 41% du PIB en 2015. Le pays est structurellement dépendant de l’aide internationale et des transferts des expatriés (lesquels représentent près d’un quart du PIB),  essentiellement assurés par les immigrés comoriens résidant en France (près de 300 000, dont 100 000 à Mayotte). Si la situation monétaire est maîtrisée notamment grâce à l’appartenance à la Zone franc (ancrage à l’euro et limitation des avances monétaires qui contribuent à contenir l’inflation), le secteur bancaire et financier y est peu développé et sujet à diverses faiblesses (notamment un taux élevé de créances douteuses).

Les perspectives de croissance demeurent fragiles et incertaines pour l’économie comorienne. Après une progression estimée à 1% du PIB en 2015, le FMI affiche une prévision de croissance de 2,2% pour 2016. La nouvelle équipe gouvernementale est par ailleurs confrontée à une situation délicate des finances publiques. Le FMI souligne ainsi la faiblesse des recettes fiscales, le dérapage de la masse salariale de la fonction publique durant la période précédant les élections, et par conséquent le problème de trésorerie que rencontre l’Etat comorien. Les principaux défis sont donc l’amélioration de la collecte des recettes fiscales, la maîtrise des dépenses publiques et la réforme des entreprises publiques (notamment la compagnie publique d’électricité Ma-Mwé, sujette à de graves difficultés financières).

Les Comores ne bénéficient plus de programme FMI depuis la dernière Facilité élargie de crédit (FEC), qui a pris fin en décembre 2013 après le point d'achèvement de l'initiative dite PPTE.  Par la suite, les faiblesses en matière de gestion des finances publiques et les retards pris dans les réformes structurelles ont conduit au report des négociations pour un nouveau programme de type FEC. Toutefois, le FMI pourrait mettre en place un nouveau programme SMP (Staff-Monitored Program) assorti d’une Facilité Rapide de Crédit d’ici 2017.

Ressources

  • Note sur le commerce bilatéral France - Comores en 2016 - 06/09/2017

    En 2016, nos échanges bilatéraux ont atteint 49 MEUR (source douanes françaises), soit une hausse de +24,6% par rapport à l’année précédente. L’excédent commercial en faveur de la France s’élève à 32 MEUR, et tant nos exportations que nos importat...