Accueil » Ressources » La direction générale du Trésor » Les services économiques à l'étranger » Chili
 

Chili

Ce pays est rattaché à la zone de compétence du site suivant : Argentine

En dépit du ralentissement marqué qui affecte la région, le Chili, membre de l’OCDE depuis 2010, reste une des économies les plus solides d’Amérique Latine : entre 2001 et 2013, le pays a connu une croissance économique dynamique, en moyenne de 4,5% par an. L’économie chilienne, très dépendante des matières premières et donc du cycle chinois, enregistre cependant un net ralentissement depuis 2014, et les perspectives de reprise tardent à se matérialiser. Après 2,1% en 2015, l’activité a nettement fléchi sous les 2%, à 1,6% pour 2016, et la médiane de prévision de la Banque centrale chilienne ressort maintenant à 1,3% pour 2017. Quatrième économie sud-américaine - derrière le Brésil, l’Argentine et la Colombie - avec un PIB de 247 Mds USD en 2016, le Chili a repris la première place régionale dès 2014 en termes de PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat (23 960 USD en 2016).

L’économie a souffert de la baisse du cours du cuivre jusqu’à son point bas atteint en janvier 2016 (-20 % en 2015) qui a fait fortement chuter ses exportations en valeur (-16%) et l'excédent commercial (de 6,3 Mds USD en 2014 à 3,5 Mds en 2015). En 2016, le cuivre s’est fortement réapprécié (+40% jusqu’au lendemain de l’élection américaine, +17% sur l’année). Le prix du cuivre s’est maintenu à un niveau élevé au premier semestre 2017 (2,6787 USD/lb au 30 juin 2017).

Après avoir graduellement augmenté, le taux de chômage s’établit à 7% au T2 2017. Les pressions inflationnistes observées en 2014 et 2015 se sont fortement atténuées en 2016 (hausse moyenne de 2,7% sur l’année). Les anticipations d’inflation se situent désormais en-deçà de la médiane de la cible de la Banque centrale (respectivement 2,5 et 3%).

Traditionnellement très dépendant du secteur primaire et notamment de l’extraction du cuivre (premier producteur mondial avec plus d’un tiers du marché et la moitié des exportations), le Chili diversifie progressivement sa base productive, notamment grâce à un secteur tertiaire dynamique (distribution, TIC) qui capitalise sur la pénétration des technologies de l’information (internet, téléphonie mobile).

La taille réduite de son marché intérieur (environ 18 millions d’habitants) a conduit le Chili à mettre en œuvre une stratégie résolue d’ouverture commerciale qui s’est concrétisée par la signature de 25 accords de libre-échange avec 65 pays. Cette stratégie permet au Chili d’importer au moindre coût les biens de consommation durables et les biens d’équipement dont il a besoin et de se positionner comme une plateforme de réexportation dans la région (Alliance du Pacifique, membre fondateur, Mercosur, membre associé depuis 1996) mais aussi au-delà, notamment vers la zone Asie-Pacifique. De fait, 93,5% des exportations du Chili sont destinées aux partenaires commerciaux avec lesquels il a des accords. Les entreprises françaises peuvent ainsi profiter des opportunités d’affaires de ce pays, ouvert, stable et prudemment géré.

Le ralentissement régional a pesé sur les flux d’IDE entrés au Chili en 2016 (12,2 Mds USD reçus, soit une baisse de près de moitié par rapport à 2014 à un étiage de 10 ans). Dans ce contexte, le gouvernement a réorienté sa politique d’attractivité des IDE, à travers la création d’une agence de promotion de l’investissement étranger, InvestChile, par la loi du 16 juin 2015. Son lancement européen a eu lieu à Paris le 1er juin 2016 à l’Ambassade du Chili.

En dépit de la détérioration générale de la perception du risque de la région, le Chili continue de présenter un risque pays de toute première qualité. Le pays est noté Aa3 (Moody’s), AA- (S&P), A+ (Fitch) et A2 (Coface). Toutefois, en raison de la dégradation des finances publiques et de l’atonie persistante de l’économie, S&P comme Moody’s ont placé la notation souveraine du Chili sous surveillance avec implication négative.

Sur le plan social, des progrès significatifs ont été réalisés en matière de lutte contre la pauvreté au cours des vingt dernières années au Chili. Le pays jouit ainsi de l’un des plus bas taux de pauvreté en Amérique Latine (moins de 12%). Néanmoins, il reste le pays de l’OCDE le plus inégalitaire.

La relation politique et économique bilatérale est excellente. En janvier 2017, le voyage du Président de la République a permis d’approfondir la relation bilatérale, en particulier dans les domaines stratégiques pour les deux pays.

Ressources

  • Actualité économique et financière du Chili, du 13 au 19 octobre - 20/10/2017

    L’entreprise française Cap Vert Energie, spécialisée dans la production d’électricité renouvelable, inaugure sa troisième centrale au Chili L’entreprise française Cap Vert Energie (CVE) a inauguré cette semaine sa troisième centrale solaire sur...

  • Actualité économique et financière du Chili, du 6 au 12 octobre - 13/10/2017

    Le recul de l’inflation en septembre relance le débat sur la politique monétaire Pour la première fois depuis son introduction, l’indice des prix à la consommation a enregistré une variation négative de 0,2% en septembre. Ce fait est d’autant p...

Chili

Focus sur

Evolution du marché de l’immobilier résidentiel locatif à Santiago

Le marché immobilier à Santiago connaît un dynamisme particulièrement marqué et persistant, confirmé depuis le début de l’année. Le niveau des loyers est tiré par la hausse des prix de vente, elle-m...

- 31/10/2013

La Contraloría General de la República de Chile

La Contraloría General de la República de Chile (CGR) est le principal organisme de contrôle de l’action administrative au Chili. Il combine les fonctions de contrôle financier exercées par la Cour de...

- 10/07/2013