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Birmanie/Myanmar

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La Birmanie ou Myanmar figure dans la catégorie des pays les moins avancés malgré de nombreux atouts (abondance des matières premières, forte intégration régionale du fait de son appartenance à l’ASEAN depuis 1997 ainsi que de ses liens étroits avec la Chine). Tiré par les télécoms et le commerce, le secteur des services (43% du PIB) connaît une forte croissance. L’économie reste toutefois encore centrée sur l’agriculture (29 % du PIB), le secteur industriel demeurant très faiblement développé (28% du PIB) et concentré dans les industries agroalimentaires, la confection et l’extraction minière. Le faible degré d’ouverture commerciale est accentué par la concentration des échanges sur quelques produits (gaz, légumes secs, riz, bois, pierres précieuses et jade) et clients (à 90% en Asie, la Thaïlande et la Chine représentant 50% du commerce extérieur de la Birmanie).

La nouvelle équipe gouvernementale, qui a pris ses fonctions le 1er avril 2016 avec Aung San Suu Kyi, doit relever quatre défis prioritaires : le financement de besoins d’investissement considérables, une répartition sociale et territoriale plus équitable des fruits de la croissance (35% de la population vit dans l’extrême pauvreté), l’instauration d’un Etat de droit et la modernisation des administrations, et une gestion avisée des fortes attentes d’amélioration du niveau de vie. Si la croissance a récemment légèrement ralenti à 6/7% par an, l’ambitieux programme de réformes mis en œuvre par les autorités birmanes depuis 2011 commence à porter ses fruits et les perspectives de long-terme restent extrêmement positives.

Les sanctions politiques de l’Union Européenne ont été levées (sauf les armes) et celles des Etats-Unis également. Grâce à la réunion du Club de Paris de janvier 2013, les arriérés de la dette à l’égard d’une douzaine de pays ont été annulés pour la moitié, le reste étant rééchelonné sur 15 ans. Les arriérés dus à la Banque Mondiale et à la Banque Asiatique de Développement ont été également rééchelonnés, de sorte que le pays bénéficie à nouveau de financements conséquents.

La France a ré-ouvert son service économique en septembre 2012, son bureau de Business France en février 2013 et l’Agence Française de Développement a renforcé en 2016 ses outils d’intervention au Myanmar, avec une autorisation d’engagements de 200 millions d’euros sur la période 2016-2018. Si l’environnement et le climat des affaires sont encore contraignants, on observe une indéniable volonté de voir revenir les entreprises occidentales et notamment européennes.

Ressources

  • Brèves de l'ASEAN semaine 28 (2017) - 14/07/2017

    Les fonds souverains singapouriens publient leurs résultats 2016 et poursuivent leur stratégie de diversification en Europe ; Réduction surprise des taux d’intérêts de la Banque centrale du Vietnam ; Interdiction définitive des exportations de sab...