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Angola

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L’Angola est la 2ème économie de la zone australe après l’Afrique du Sud, avec un PIB de 98 M€ en 2015. Le pays est riche (PIB/habitant supérieur à 4.000 USD) mais très inégalitaire : 70% de la population vit avec moins de 2 USD/jour. Les habitants des campagnes (55% de la population) vivent dans une économie non monétaire, basée sur l’auto-consommation et n’ont pas accès aux soins : l’Angola a un des taux de mortalité infantile les plus élevés au monde (96 pour mille) et l’espérance de vie à la naissance n’est que de 52 ans. L’IDH est très faible (149ème rang/189).

L’économie angolaise dépend toujours largement de la production de pétrole brut, qui contribue à près de la moitié du PIB et représente 50% des recettes budgétaires et 95% des exportations. Le pays est le 1er producteur de pétrole d’Afrique avec le Nigéria, il dispose également d’autres ressources naturelles : gaz, diamant et mines (cuivre, manganèse, fer) et d’un important potentiel agricole peu utilisé.

La baisse des recettes pétrolières entraine une pénurie de devises: depuis la mi-2015 la Banque centrale n’est plus en mesure d’honorer toutes les demandes de transferts financiers vers l’étranger. Ces demandes sont désormais acceptées de manière discrétionnaire et le montant des sommes en attente de transfert est considérable.

La balance des paiements, qui était excédentaire depuis 2004 (à l’exception de 2009, du fait de la crise économique mondiale), est ainsi redevenue déficitaires en 2014 (-3,9 Mds USD), 2015 (- 3,0 Mds USD) et 2016 (-3,8 Mds USD).

La Banque Centrale doit donc puiser dans ses réserves de change, passées de 34 Mds USD fin 20013 à 19 Mds USD à fin mars 2017. Celles-ci représentaient encore 8 mois d’importations de biens et services et demeuraient donc confortables.

L’inflation des prix est importante, du fait d’un manque de compétition dans certains maillons du système de distribution et de coûts de transaction élevés. Elle est également alimentée par les dévaluations récentes (-60 % par rapport au Dollar depuis janvier 2015) et à venir. Comme 70% des marchandises vendues en Angola sont importées, ces dévaluations ont entrainé une forte augmentation des prix : en rythme annuel celle-ci est passée de 14,3% au mois de décembre 2015 à +42% au mois de décembre 2016.

Les finances publiques ont également été impactées : les recettes publiques, très dépendante des revenus tirés du pétrole, ont fortement chuté. Aussi le déficit budgétaire a-t-il atteint 4,5% du PIB en 2015 et le FMI prévoit qu’il atteindra 5,9% du PIB en 2016.

L’Angola doit donc faire face à deux défis :

- à court terme juguler l’inflation et limiter les sorties de devises,

- à moyen-long terme accélérer le processus de diversification de son économie, à partir de ses ressources naturelles non pétrolières et des secteurs de l’agriculture, de l’industrie agro-alimentaire, de la construction, des services et du tourisme.

Ressources

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