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Partenariat de Deauville du G8 avec les pays arabes en transition

En réponse aux transformations politiques en cours dans les pays des rives sud et est de la Méditerranée, le G8 a lancé, lors du Sommet de Deauville de mai 2011, un ambitieux partenariat comportant deux volets - politique et économique -  réunissant les bailleurs internationaux et régionaux pour soutenir les pays arabes en transition.

Photo des ministres des Finances à Marseille

Le volet politique

Le  premier volet est un pilier politique pour soutenir la transition démocratique et encourager les réformes de la gouvernance, et un pilier économique en faveur d’une croissance soutenable et inclusive. À fin 2011, en étaient membres cinq pays arabes en transition (la Tunisie, l’Égypte, le Maroc, la Jordanie et la Lybie), les membres du G8, l’Union européenne, ainsi que cinq puissances régionales (la Turquie, l’Arabie saoudite, le Qatar, le Koweït, les Émirats arabes unis). Neuf institutions financières de premier plan sont en outre associées au Partenariat: le groupe Banque mondiale (la Banque internationale pour la reconstruction et le développement et la Société financière internationale), le Fonds monétaire international, la Banque africaine de développement, la Banque islamique de développement, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, la Banque européenne d’investissement, le Fonds monétaire arabe, le Fonds arabe de développement social et économique et le Fonds de l’OPEP pour le développement international. L’OCDE est également partie prenante.

Le volet économique

Le volet économique du Partenariat, officiellement lancé à Marseille le 10 septembre 2011, vise à la fois à assurer, à court terme, le maintien de la stabilité macroéconomique des pays partenaires, et à long terme à accompagner les gouvernements sur le difficile chemin de la transition économique. Il repose sur un principe d’adaptation du cadre général à la situation particulière de chaque pays en transition et d’appropriation, par ces pays, des processus de réforme : le Partenariat de Deauville vise à assister les pays selon les priorités fixées par les représentants des peuples et déclinées dans des plans d’action nationaux.

Une coordination internationale

Le soutien proposé par les membres du Partenariat s’articule principalement autour d’une réponse multilatérale mise en œuvre par les institutions financières internationales (IFI), engagées dans des projets et initiatives conjointes, et organisant cette nouvelle coordination par le biais d’une plate-forme ad hoc. Le Partenariat a également soutenu l’extension géographique du mandat de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement à la région, afin que la banque puisse apporter son expérience de la transition économique et son expertise unique en matière de développement du secteur privé aux pays arabes en transition. Par ailleurs, le Partenariat a défendu une approche ambitieuse en matière d’ouverture commerciale et d’intégration des économies de la région.

Après avoir activement participé à sa création, sous la présidence française du G8, la direction générale du Trésor est responsable pour le compte du ministre de l’Économie, et des Finances du suivi du volet économique du Partenariat de Deauville qui devra, pour avoir un impact réel sur le terrain, s’inscrire dans la durée et veiller autant à la bonne coordination qu’à la valeur ajoutée du soutien apporté.

Crédit photo ©Philippe Ricard - Secrétariat général des ministères économique et financier.


Publié le 04/01/2012