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Présentation générale Italie

Le tissu d’entreprises italien se distingue par un important capitalisme familial, avec de grands groupes complétés par un vaste réseau d’ETI et PME, véritables porte-drapeau du savoir-faire italien, souvent regroupées en « districts industriels ». Ces entreprises, qui font la force du système économique italien par leur dynamisme, se caractérisent par leur haut degré d’intensité capitalistique, une forte ouverture au progrès technique, une production ciblée et sur-mesure et une part importante de leur activité à l’exportation.

L’économie italienne est toutefois marquée par d’importantes disparités entre régions. La géographie économique de la péninsule peut ainsi se décomposer en trois zones : le Nord-Ouest autour de Milan, de Turin et de Gênes se caractérise par une forte présence industrielle avec un PIB par habitant parmi les plus élevés d’Europe. Une deuxième « macro-région » très dynamique se dessine à l’intérieur du quadrilatère formé par les villes de Venise, Bologne, Florence et Rome où l’industrie et le tourisme sont fortement développés. Le Sud et les îles (Sicile, Sardaigne), ou Mezzogiorno, est quant à lui marqué par un important retard économique et un chômage élevé, notamment liés à un manque d’infrastructures et à la présence d’une importante économie souterraine.

Depuis les années 1990, l’économie italienne souffre d’une faible progression de la productivité du travail (+5% entre 1995 et 2016, contre +25% pour la zone euro), ce qui pèse sur la croissance (le PIB réel italien n’a augmenté que de 11% entre 1995 et 2016, contre +36% en moyenne dans la zone euro) et sur la compétitivité (hausse du volume des exportations de +46% entre 1995 et 2013, contre +127% en moyenne pour les pays de la zone euro).

L’économie italienne a été particulièrement affectée par la crise financière internationale de 2007-2008 puis la crise de la zone euro, enregistrant quatre années de récession (2008-2009 puis 2012-2013), ce qui a entraîné un recul du PIB réel de près de 9% par rapport à sa situation de 2007, et un doublement du taux de chômage (de 6% en 2007 à 13 fin 2014). L’Italie a renoué avec une faible croissance en 2014 (+0,1%), qui s’est confirmée en 2015 (+1,0%) et 2016 (+0,9%). La croissance devrait s’établir autour de +1,5% en 2017 (+2,2 % pour la zone euro).  . Ce contexte plus favorable se traduit par une hausse des créations nettes d’emploi (900 000 emplois nets créés sur trois ans sur la période 2015-2017) et un recul du taux de chômage ((11,0%, et 32,7% chez les jeunes de 15-24 ans, en novembre 2017), le taux d’emploi de la population en âge de travailler ayant retrouvé son niveau de 2008 (58,4% en novembre 2017).

Les finances publiques sont caractérisées par un endettement élevé désormais stabilisé (132,0% du PIB fin 2016, contre 88,9% en moyenne dans la zone euro), qui limite les marges de la politique budgétaire et impose une stratégie de consolidation. Le déficit public italien demeure contenu sous le seuil des 3% du PIB depuis 2012, et devrait atteindre 2,1% en 2017.

La dépendance extérieure de l’Italie aux matières premières et ressources énergétiques tend à pénaliser sa balance commerciale, qui dégage cependant un excédent durable : hors énergie, l’Italie dégage un solde commercial excédentaire depuis 1995 (78 Md€ en 2016). La France est, derrière l’Allemagne, le deuxième client et le deuxième fournisseur de l’Italie.


Publié le 26/12/2017