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Actualités agricoles au Brésil - B de BRICS n°126

 

 

Le B de BRICS

 Actualité agricole

nº126 du 4 novembre 2017

Édito : round des négociations UE-Mercosul

 Le dernier round de négociation s’est déroulé à Brasilia durant la semaine du 2 octobre. Bien que la presse brésilienne ait fait état d’une offre agricole insuffisante de la part de l’UE, il est à noter que les réunions se sont tenues dans le calendrier prévu et avec l’ensemble des délégations.

A la suite de cette semaine de négociations, la presse brésilienne a rapporté des difficultés pour avancer et la nécessité pour les deux blocs de devoir faire davantage de compromis afin d‘arriver à la signature d’un accord d’ici la fin de cette année.

Concernant le calendrier de négociation, il ressort une certaine confusion. Certains indiquent qu’il sera très difficile de conclure un accord d’ici la fin de cette année, tandis que d’autres rapportent les propos de M. Ronaldo Costa Filho, directeur des négociations commerciales au ministère chargé des affaires étrangères du Brésil : « La situation n’est pas si critique » ; « l’important est de maintenir un engagement ferme ». De plus, le ministre des Relations extérieures Aloysio Nunes a indiqué qu’il n’était pas nécessaire que la France insiste sur ses exigences en matière de sécurité sanitaire des aliments, notamment concernant la viande bovine, car le Brésil «le savait déjà ».

C’est dans ce contexte que le prochain round de négociation se tient à Brasilia durant la semaine du 6 novembre 2017.

OMC

Le Brésil participe pour la première fois, en qualité d’observateur, à l’accord « anti-corruption de l’OMC ».

 

 La délégation brésilienne qualifie sa participation de « volonté de la société brésilienne de moderniser et améliorer la gestion des ressources publiques ».

Bioéconomie

Le Brésil souhaite être le leader mondial de  l’économie bas-carbone

 

 Le ministre des Relations extérieures Aloysio Nunes a récemment mis en avant le leadership du Brésil dans l’effort de propagation au niveau mondial de la bio-économie bas-carbone. Il a souligné à cet effet que dès 2030 les bioénergies participeront pleinement à la matrice énergétique brésilienne. Le secteur des transports sera l’un des principaux concernés par cette utilisation de bio-énergies.

Des obstacles politiques et économiques seront à relever selon le ministre, au premier rang desquels les fausses idées de compétition entre production alimentaire et production de combustibles. Il est également indispensable de transformer le marché des biocarburants pour en faire un marché de matière première mondiale.

Le ministre a également indiqué qu’il n’y a pas de concurrence entre biocarburants de première et de seconde génération. L’éthanol de canne à sucre de première génération est durable et ne concurrence pas la production alimentaire.

Le ministre a souligné l’importance de la plateforme Biofutur qui permet d’avoir une approche internationale sur l’ensemble des thématiques de la bioéconomie. La dernière réunion de cette plateforme s’est tenue à Sao Paolo fin octobre dernier.

Pour le ministre, l’accord de Paris marque un pas dans la prise de conscience globale en faveur du développement d’une économie bas carbone. Sans une utilisation à large échelle des bioénergies, il ne sera pas possible d’atteindre les objectifs de l’accord de Paris.

Environnement

Le gouvernement crée un indice PIB vert, le PIV – Produit intérieur vert

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 Cet indice sera calculé par l’Institut brésilien de l’énergie et des statistiques, qui se charge déjà de calculer le PIB du pays chaque année. La méthodologie de ce calcul doit encore être discutée avec les instances publiques.

Environnement

Le Président de la République dresse un bilan positif de son gouvernement en matière environnementale

 

 Le Président de la République, a notamment rappelé dans une tribune d’un quotidien national la réduction de 16% de la déforestation légale en Amazonie entre 2016 et 2017 et la transformation du régime des amendes pour atteintes à l’environnement en actions de préservation de la nature.

Plusieurs projets soutenus par le gouvernement brésilien, visant à des replantations de forêts et à des préservations dans des parcs naturels sont en cours dans le pays selon le Président de a République. 

Exportations

Le gouvernement brésilien va lancer en novembre une plateforme dédiée aux entreprises exportatrices, sur laquelle celles-ci pourront dénoncer les entraves techniques

 

 Le Brésil poursuit ses politiques de soutien aux exportations en préparant cette plateforme en ligne. L’objectif est de pouvoir recenser en un lieu unique ce type d’entraves souvent difficiles à détecter selon les autorités brésiliennes. Les entreprises brésiliennes victimes de barrières injustifiées pourront les signaler auprès de cette plateforme qui sera pilotée par trois ministères (industrie, commerce extérieur et services, agriculture et affaires étrangères).

 Selon une étude de la Confédération nationale de l’industrie, sans ces entraves le Brésil aurait pu exporter 14 % de plus l’an passé, ce qui constitue d’une perte de 30 milliards de réais pour le pays.

Forêt

L’arrêt de la déforestation coûterait au Brésil 0.6% du PIB jusqu’en 2030

 

 C’est ce qu’indique une récente étude de l’Institut Escolhas. Cette étude indique par ailleurs qu’il reste à quantifier le gain environnemental d’un arrêt de la déforestation (ressources hydriques, biodiversité, baisse de la pollution, etc). Pour mémoire, au Brésil le principal émetteur de GES est l’agrobusiness (74% des émissions de GES).

Entreprises BR

Le plus grand producteur d’oeufs obtient la certification « Certified Humane »

 

Mantiqueira Alimentos, le plus grand producteur d’œufs en Amérique du sud et le 12ème plus grand producteur d’œufs dans le monde, a reçu la certification « Certified Humane » de la part de la Humane Farm Animal Care (HFAC) pour 2 de ses marques – Happy Eggs et Taeq.

Le label « Certified Humane »exige que les œufs soient produits selon les standards de bien-être animal de HFAC (alimentation sans antibiotiques, hormones et sous-produits animaux ; densité minimale et installations respectueuses du comportement des animaux).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Publié le 09/11/2017