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Les échanges France-Egypte au premier semestre 2017

 

          Marqués par le rebond de nos exportations, les échanges commerciaux bilatéraux ont crû de 10,9% en glissement semestriel (S1 2017 par rapport au S1 2016). Les exportations ont crû de 825,7 à 915,9 M € (+11%) alors que les importations ont augmenté de 274,9 à 321,3 M € (+17%). De ce fait les échanges commerciaux bilatéraux sont passés de 1,1 Md€ à 1,2 Md € (+12,4%) et notre solde commercial à 6 mois de 550,8 à 594,6 M € (+8%).

         Au S1 2017, la hausse de nos exportations s’explique en premier lieu par le dynamisme des ventes de produits électriques, électroniques et informatiques (+41% à 306,5 M €). On noterala forte hausse des exportationsd’ordinateurs et périphériques (+762% à 29,9 M €) et des instruments et appareils de mesures (+30% à 82 M €) ainsi que la reprise des ventes de turbines et moteurs (+1413% à 15,7 M €). Nos exportations sont aussi largement stimulées par les disques, supports optiques et autres dispositifs de stockage des données,dont les ventes ont déjà largement dépassé les résultats de l’ensemble de l’année 2016 (+119% à 51,3 M €, exportations nulles au S1 2016). Elles sont également soutenues par les produits de l’industrie agro-alimentaire (+55% à 60,9 M €) grâce à la reprise des exportations de volailles et de sucre mais également grâce au rebond de la demande pour les aliments homogénéisés et diététiques ainsi que pour les produits laitiers. Elles sont enfin portées par les matériels de transports (+55% à 53,8 M €) grâce au boom des exportations de turboréacteurs et de leurs parties (x13 par rapport à l’ensemble de l’année 2016, nulles au S1 2016).

On remarquera également la stabilité du poste des « autres produits industriels » (+0,6% à 369,2 M € soit le 1er poste d’exportations). En effet, le bond des ventes de produits métalliques (+75% à 29,1 M €) et de la métallurgie (+18% à 54,3 M €) lié, entre autres, à la hausse des prix des métaux, vient compenser la légère chute des ventes de produits pharmaceutiques (-6% à 129,6 M €) et chimiques (-5% à 106,3 M €). Les produits issus de l’industrie chimique et pharmaceutique constituent respectivement nos 2ème et 3ème postes d’exportations au S1 2017, un classement similaire à celui enregistré au S1 2016.  

A l’inverse, les exportations de produits agricoles (traditionnellement notre 3ème poste d’exportations) se sont effondrées (-64% à 45,3 M €). C’est principalement le résultat du plongeon de nos ventes de céréales (-70% à 34,2 M €), notamment de blé (-68% à 34,1 M €) et, dans une moindre mesure, de maïs et de fèves (ventes nulles au S1 2017, contre 8,4 M € au S1 2016). Au cours de l’année 2016, les exportations céréalières avait déjà subi une forte chute par rapport à l’année précédente (-64% à 121 M € dont -68% pour le blé à 108 M €). La contraction des exportations de blé vers l’Egypte s’explique par (1) la mauvaise qualité de la récolte 2015/16 qui ne répond que partiellement au cahier des charges de l’acheteur public égyptien, (2) le durcissement des normes de qualité et (3) la montée en puissance des pays de l’Est (Russie, Ukraine, Roumanie), souvent plus compétitifs.

          La hausse de nos importations en provenance d’Egypte est essentiellement portée par les achats de produits issus de l’industrie chimique (+80% à 147 M €), engrais et méthanol principalement. Elle résulte aussi de la reprise de nos importations de GNL (13 M € au S1 2017, importations nulles sur toute l’année 2016).Dans une moindre mesure, ce bond est également le résultat de nos achats d’équipements électriques, électroniques et informatiques, et principalement des appareils électroménagers (+54% à 21,6 M €) tels que les chauffe-eau & chauffages ainsi que des équipements de communication (+445% à 3 M €). Nos achats sont aussi légèrement tirés par les produits agricoles (+19% à 2,7 M €) tels que les céréales, les agrumes (oranges) et les légumes (pommes de terre, artichauts). Enfin, nos achats de produits agroalimentaires sont globalement stables (+2% à 9,4 M €).

A l’inverse, on notera l’arrêt de nos importations de produits pétroliers bruts et raffinés (propane, carburéacteurs), ainsi qu’un léger ralentissement de nos importations de matériels de transport (-9% à 18,44 M €) du fait de la baisse de nos achats de véhicules de transport en commun (-75% à 1,5 M €).

          Finalement, le classement de l’Egypte au rang des partenaires commerciaux de la France a peu changé. Au 1er semestre 2017, l’Egypte se place au 42ème rang des clients de la France (idem) et s’impose comme son 60ème fournisseur (-3 places). Surtout, l’Egypte conserve son rang de 10ème plus important excédent commercial de la France au niveau mondial, derrière l’Algérie (4ème) et les Emirats Arabes Unis (5ème) dans la région ANMO.

 

 

 


Publié le 25/09/2017