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Les IDE au Sénégal en 2015

Un pays ouvert aux capitaux étrangers

Comptant une population estimée à 15 millions d’habitants et un PIB estimé à 15 Mds USD en 2016, le Sénégal est la deuxième économie en Afrique de l’Ouest francophone derrière la Côte d’Ivoire (31 Mds USD). Le pays a connu de 2008 à 2013, un rythme de croissance atone (croissance annuelle moyenne de 2,5%), mais 2014 a caractérisé une rupture dans la trajectoire de croissance avec 4,3%, qui s’est confirmée en 2015 par un taux de croissance économique établie à 6,5% et qui s’est poursuivie avec une croissance de 6,6% attendue en 2016. Le Sénégal maintient donc une certaine attractivité auprès des investisseurs étrangers, qui tend à s’accroître ces trois dernières années.

Selon la CNUCED, le stock d’IDE au Sénégal est passé de 242 MUSD en 2002 à 2 808 MUSD en 2015, soit une multiplication par plus de onze en treize années. La crise n’a pas rompu cette dynamique : les flux d’IDE entrants se sont élevés à 94 MUSD par an en moyenne sur la période 2002-2006 contre 328 MUSD sur la période 2007-2015 (345 MUSD en 2015). Signe de l’ouverture de l’économie sénégalaise, le ratio stock d’IDE sur PIB atteint près de 20% depuis 2012.

Cette performance en matière d’attractivité, le Sénégal la doit en partie à sa stabilité politique. Avec l’alternance démocratique de mars 2012, le Sénégal a conforté, comme en 2000 et 2008, son image de pays jouissant d’une bonne stabilité politique et d’institutions performantes en Afrique de l’Ouest.

Ensuite, le Sénégal se positionne comme une porte d’entrée sur les marchés dynamiques de la sous-région grâce notamment aux progrès réalisés ces dernières années en matière d’intégration régionale au sein de l’UEMOA (réglementation des changes, ouverture commerciale, etc.).

Cette ouverture à l’extérieur s’est intensifiée avec la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent (PSE), cadre d’intervention publique depuis 2014. Ainsi, les opportunités d’affaires dans certains secteurs (NTIC, services financiers, tourisme, agriculture) ou certaines régions (essentiellement Dakar, la Petite Côte et la région de Saint Louis), aujourd’hui sont mis en relief, demeurent attractives pour les capitaux étrangers.

Le renforcement de cette ouverture à l’extérieur en matière d’investissement pourrait se poursuivre dans les prochaines années en phase avec la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent (financement total de près de 10 000 Mds XOF) qui accorde une large place au secteur privé, notamment international. Plusieurs projets sont aujourd’hui réalisés au Sénégal par le biais de partenariats public-privé (PPP), notamment dans le domaine des infrastructures de transport et de fourniture d’énergie électrique et d’eau.

Les flux d’investissements sénégalais dans le monde demeurent très faibles, représentant en moyenne 49 MUSD entre 2008 et 2015 avec de fortes volatilités. En 2015, le flux d’IDE sortant du Sénégal s’est établi  à 27 MUSD.


Publié le 08/06/2017