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Brèves de l'OMC n°5 : "Marelle" ou "la route de Buenos-Aires" (1ère partie)

Les négociations conduisant à la conférence de l’OMC à Buenos-Aires, en décembre, seront scandées par deux temps forts politiques. La traditionnelle « mini-ministérielle » qui se tiendra en marge de l’assemblée de l’OCDE à Paris le 8 juin et, celle qu’accueillera le Maroc fin octobre.

 D’impulsion politique, l’OMC a incontestablement besoin. Pour espérer surmonter ses blocages, constatés de manière récurrente à Genève depuis le début de l’année : pour la nomination des présidences annuelles de ses commissions ; pour la tenue de son conseil général, suspendu une semaine au mois de mai du fait d’un désaccord sur son ordre du jour. Le conflit opposait un petit groupe de pays emmenés par l’Inde, à une majorité de membres désireux de lancer une discussion informelle sur la « facilitation de l’investissement». Cette première dans la vie de l’organisation (blocage d’adoption de l’ordre du jour) apparait plus sérieuse que ne le laisserait supposer son apparence procédurale. Parce qu’elle représente un précédent qui pourrait devenir une boite de Pandore. Surtout, parce qu’elle explicite un nouveau rapport de force politique, désormais central à l’OMC : celui qui oppose les partisans d’une mise à jour des disciplines de l’organisation par rapport à l’évolution des fondamentaux du commerce mondial (commerce électronique, investissement), à ceux d’une interprétation stricte du mandat de Doha. Pays en développement et pays développés se mélangent dans cette recomposition en deux camps, qui tournent en désuétude l’ancien clivage «nord-sud», mais sans le faire disparaitre. Le problème vient de ce que la géographie de ces camps change en fonction des sujets : par exemple on peut être pour le commerce électronique et contre l’investissement, ou vice-versa.


Publié le 06/06/2017