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Séminaire Fourgeaud "La zone euro" – 11 janvier 2017

Le séminaire Fourgeaud du 11 janvier 2017, premier séminaire de l’année 2017, a porté sur le thème "La zone euro".

Thomas Lellouch, discutant au séminaire Fourgeaud du 11 janvier 2017.Tout d’abord, Thomas Philippon (NYU Stern and NBER) a exposé les principaux résultats d’un article co-écrit avec Pierre-Olivier Gourinchas (UC Berkley, NBER et CEPR) et Dimitri Vayanos (LSE, NBER et CEPR) intitulé « L’analyse de la crise grecque ».
Ensuite, Plamen Nikolov (Commission Européenne) a présenté un travail de recherche intitulé « Cross-border risk sharing after asymmetric shocks: Evidence from the euro area and the United States ».
La discussion a été introduite par Thomas Lellouch (direction générale du Trésor).

Photo :  Thomas Lellouch.
Crédit photo : © Gézelin Grée, Secrétariat général des ministères économiques et financiers, droits réservés.

Les documents relatifs à ce séminaire peuvent être téléchargés à partir de la page des archives des séminaires 2016-2017


Voici un bref résumé des deux études présentées :


“L’analyse de la crise grecque”, par Pierre-Olivier Gourinchas, Thomas Philippon et Dimitri Vayanos.

Thomas Philippon, un des auteurs du premier papier présenté au séminaire Fourgeaud du 11 janvier 2017.Les auteurs proposent une analyse théorique et empirique de la crise grecque de 2010. Premièrement, ils évaluent la crise au regard de tous les épisodes d’arrêts soudains de l’investissement étranger (sudden stops), de crises de la dette souveraine et des phases d’expansion/récession du crédit, dans les économies émergentes et avancées depuis 1980. Le déclin de la production en Grèce, et particulièrement de l’investissement, est plus profond et plus persistant que dans la plupart des autres crises ayant eu lieu sur cette période. Ils proposent ensuite un modèle de macro-finance stylisé pour comprendre ce qui s’est passé. Ils obtiennent qu’un ajustement macroéconomique sévère était inévitable compte tenu de la taille du déséquilibre fiscal ; même si une part significative de la crise était aussi la conséquence de l’arrêt soudain de l’investissement étranger qui commença fin 2009.
Leur modèle suggère que la taille des déséquilibres macro et financiers initiaux peut expliquer la plus grande part de l’ampleur de la crise. Lorsqu’ils simulent un arrêt soudain de l’investissement étranger dans un marché émergent avec des niveaux de dettes initiales (publique, privée et externe) de pays développés, ils obtiennent une crise grecque. Enfin, le manque de reprise de ces dernières années leur parait dû aux niveaux élevés des prêts non-performants et aux fortes rigidités des prix sur les marchés de biens.

Photo : Thomas Philippon.
Crédit photo : © Gézelin Grée, Secrétariat général des ministères économiques et financiers, droits réservés.


"Cross-border risk sharing after asymmetric shocks: Evidence from the euro area and the United States", par Plamen Nikolov.

Plamen Nikolov , un des auteurs du second papier présenté au séminaire Fourgeaud du 11 janvier 2017.This paper presents empirical evidence on the shock absorption capacity of the different channels of cross-border risk sharing in the euro area. The surge in economic divergence since the crisis has turned attention to the available cross-border mechanisms to smooth consumption in the face of asymmetric shocks. The main channels considered are: private risk sharing, through access to cross-border capital and credit markets and other cross-border factor income such as labour compensation; and public risk sharing, through cross-border fiscal transfers (public stabilisation through domestic means is not considered).
The paper shows that Economic and Monetary Union has likely facilitated cross-border shock absorption through private risk sharing, even taking into account the impact of the crisis on the financial sector. However, a direct comparison with the shock absorption capacity across US states shows that the size of the asymmetric shock that remains unsmoothed in the euro area is very high.
The difference is mainly due to much less developed capital and labour market cross-border channels in the euro area. Therefore, enhancing private risk sharing among the euro area Member States, especially through capital markets, remains a policy priority.

 
Photo : Plamen Nikolov.
Crédit photo : © Gézelin Grée, Secrétariat général des ministères économiques et financiers, droits réservés.


Publié le 11/01/2017