Présentations du Portugal et conjoncture économique

 

Le territoire et la démographie

Outre le territoire continental, la République portugaise comprend également les Régions Autonomes des Açores et de Madère, deux archipels de l’Océan Atlantique.

La langue portugaise est parlée par plus de 200 millions de personnes réparties dans presque tous les continents : Europe, Afrique (principalement Angola et Mozambique), Amérique (Brésil) et Asie (Timor, Macao notamment). Cette diversité a contribué à l’approfondissement des liens économiques et culturels du Portugal avec le monde.

La population du Portugal s’élève à 10,3 millions d’habitants et décline en raison de soldes naturels et migratoires négatifs.

L’organisation institutionnelle

La République portugaise est un Etat de droit démocratique semi-présidentiel et monocaméral. Le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans, renouvelable une fois. Depuis janvier 2016, le Président de la République est Marcelo Rebelo de Sousa, du parti social-démocrate  (centre-droit). Le gouvernement est dirigé depuis 2015 par António Costa, du parti socialiste, et dispose du soutien de plusieurs autres groupes parlementaires (bloc de gauche, parti communiste, verts).

L’économie

La structure de l’économie portugaise se caractérise par un poids élevé du secteur des services, notamment du tourisme, dont la balance commerciale est excédentaire (15,6 Md € en 2017). Le solde de la balance des biens du Portugal s’est amélioré ces dernières années, mais demeure déficitaire ; et a marqué une légère dégradation en 2017 (- 13,8 Md €).

Après trois années de récession pendant la mise en œuvre du Programme d’Assistance Economique et Financière (conclu avec l’UE et le FMI en mai 2011 en contrepartie d’un prêt de 78 Md €) qui s’est achevé en juin 2014, le Portugal a renoué avec la croissance, qui a atteint + 2,7 % en 2017, portée par le dynamisme des exportations, la consommation et l’investissement, et devrait atteindre 2,3 % en 2018 selon les prévisions du gouvernement.

Le chômage, après avoir culminé à 17,5 % en janvier 2013, a décru rapidement pour revenir à 7,8 % en février 2018, grâce aux créations d’emplois dans les secteurs exportateurs traditionnels (chaussures, textiles, automobiles) et surtout, dans les services (tourisme, transport, construction et centres de services à distance). La réduction du déficit public a conduit le Conseil de l’UE à mettre fin en juin 2017 à la procédure de déficit public excessif dont le Portugal faisait l’objet. Le déficit public s’est établi à  0,92 % du PIB en 2017, hors prise en compte de la recapitalisation de la banque publique Caixa Geral de Depósitos (soit 3 % du PIB en tenant compte de celle-ci) et devrait atteindre, selon les prévisions avancées par le gouvernement dans son programme de stabilité,  0,7 % en 2018 ; la dette publique s’élève quant à elle à 125,7 % du PIB fin 2017 et devrait poursuivre sa diminution en 2018 (122,2 %). Longtemps classée dans la catégorie spéculative par les trois principales agences de notation, la dette souveraine portugaise a bénéficié en septembre 2017 d’un relèvement de sa notation par l’agence Standard & Poor’s, favorisant une baisse des taux d’intérêt et de leur écart (« spread ») avec les autres pays de la zone euro. Le 15 décembre 2017, l’agence de notation Fitch a conforté cette évolution en remontant de deux crans la note de la dette souveraine portugaise, suivi le 20 avril 2018 de l’agence canadienne DBRS, la seule à avoir maintenu le Portugal dans la catégorie des investissements de qualité durant la crise économique, qui l’a remonté d’un cran. En revanche, l’agence Moody’s maintien quant à elle le Portugal en catégorie spéculative.

La restructuration du secteur bancaire portugais a franchi des étapes importantes mais reste incomplète, les établissements bancaires devant notamment poursuivre la réduction de leurs coûts et renforcer leurs fonds propres. Le Portugal doit encore faire face à une importante quantité de prêts non performants (13,3 % de l’encours total de prêts).

Indicateurs macroécoomiques
Conjoncture


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