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Pauvre et peu développé, le Mozambique dispose cependant d’un important potentiel de croissance.

Avec une population de 28 Mhab et un PIB/hab. de 411 $, le Mozambique figure parmi les pays les plus pauvres et les moins développés du monde, se classant au 182e rang sur 188 en matière d’IDH avec une faible espérance de vie à la naissance (55 ans) et des carences en matière d’éducation (scolarisation de 3,2 moy. ans).

Après la conclusion des accords de paix en 1992, sa croissance a été particulièrement robuste (8% en moy.)  portée par d’importants flux d’aide publique au développement (envir. 2 Md $/an soit 15% de son PIB récemment contre 60% début 2000). Longtemps considéré comme un récipiendaire exemplaire, le Mozambique reçoit depuis plus de 25 ans un fort soutien d'une vingtaine d'agences de développement bilatérales et multilatérales qui ont largement contribué au développement de ses infrastructures. Depuis 2010, le Mozambique est également devenu un important récipiendaire d’IDE (jusqu’à 40% de son PIB en 2013, niveau repassé à 15-20% depuis) devenant leur 3ème destination en Afrique entre 2010 et 2015. Concentrés dans le secteur des industries extractives (pétrole et gaz et secteur minier), les investissements étrangers ne sont par contre que faiblement créateurs d’emplois et les retombées en matière de recettes fiscales ne seront perceptibles qu’à moyen terme du fait des exemptions octroyées.

Peu diversifiée, l’économie reste très dépendante du cours des matières premières mais aussi du secteur agricole, qui représente 23% du PIB et emploie près de 80 % des actifs. Si les investisseurs se heurtent au déficit d’infrastructures (transport, énergie) et à un cadre des affaires difficiles (137°/190 classement Doing Business), le Mozambique garde de nombreux atouts pour sa croissance à moyen terme, tant du point de vue de ses ressources (charbon, graphite, hydroélectricité, gaz, agriculture, produits de la pêche) que de sa localisation géographique (accès à la mer pour les pays enclavés).

Avec le développement de son formidable potentiel gazier (5 000 Mdm3, 9ème réserve au monde), le Mozambique pourrait à accéder au rang de pays à revenu intermédiaire d’ici 2030. Le FMI estime en effet que l’exploitation gazière drainera 100 Md $ d’investissements sur 15 ans et générera une croissance de plus de 10% à compter de 2022/3. ENI et ses partenaires ont annoncé en juin 2017 le lancement du projet "Coral Soul", une plateforme de production et de liquéfaction de gaz en mer qui doit entamer sa production vers la mi-2022. Les premiers investissements dans les infrastructures de gaz à terre sont quant à eux attendus pour fin 2019-début 2020.

A court terme, le Mozambique doit néanmoins surmonter une double crise de surendettement et de confiance avec les bailleurs internationaux, née de la révélation en 2016 de dettes cachées.

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