Relations bilatérales

En raison du durcissement des sanctions internationales, nos échanges commerciaux avec l’Iran se sont effondrés ces 10 dernières années, et ont été ramenés de 3,7 Mds EUR en 2004 à 515 MEUR en 2014.

Pour la première fois depuis 2010, nos échanges avec l’Iran sont cependant repartis à la hausse en 2015, tirés par la progression de nos exportations (+24% à 562 MEUR) et, dans une moindre mesure, par celle de nos importations (+6,5% à 67 MEUR). Cette tendance s’est très largement amplifiée en 2016, puisque nos échanges ont crû de 235% en raison de la poursuite de la hausse de nos exportations (+28% à 722 MEUR), mais surtout du redémarrage fulgurant de nos importations (+2000% à 1,38 Md EUR dont 1,3 Md de pétrole brut) rendu possible par la levée des sanctions.

Conséquence logique de ces évolutions, alors que la France entretenait un excédent bilatéral structurel vis-à-vis de l’Iran depuis l’instauration de l’embargo pétrolier (+496 MEUR en 2015), elle enregistré un déficit commercial d’un montant de 662 MEUR vis-à-vis de Téhéran au terme de l’exercice 2016.

En 2016 la composition de nos ventes à l’Iran est demeurée relativement inchangée par rapport à l’exercice précédent, avec une prédominance des produits et préparations pharmaceutiques, des produits chimiques, des instruments et équipements médiaux, des parfums, cosmétiques et huiles essentielles. Les postes liés aux équipements et matériels de transport (automobile aéronautique) ont toutefois pris de l’ampleur, une tendance qui devrait s’amplifier dans les années à venir. La levée des sanctions devrait nous permettre, ainsi qu’à nos concurrents européens, de regagner progressivement une partie du terrain qui avait été abandonné, ces dernières années, aux pays asiatiques et aux Emirat-Arabes-Unis, par lesquels transite une part non négligeable de nos exportations.

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