Notre action dans le domaine des infrastructures et du développement durable

La croissance de la population égyptienne (passée de 63 à 96 M entre 2000 et 2017) et les mutations sociales qui l’ont accompagné appellent d’importants travaux d’infrastructures dans les domaines des transports, de la production, du transport et de la distribution d’électricité et de l’assainissement.

 

Le secteur des Transports

Le métro du Caire est la réalisation phare de la coopération économique franco-égyptienne depuis les années 1980 avec l’octroi de plus de 2 Mds€ de financements concessionnels liés et une participation des entreprises françaises à la construction (signalisation, génie civil, billettique, équipements de voirie et supervision) de l’ensemble des infrastructures utilisées quotidiennement par 3,5 M de personnes (Ligne 1, 2, 3 phases 1, 2 et 3).

Le service économique accompagne également les entreprises dans leur stratégie de développement de projets en dehors du grand Caire (projet de ligne à grande vitesse mer Rouge – mer méditerranée, projets ferroviaires régionaux, projets de transports urbains dans des villes secondaires). A ce titre, une étude de préfaisabilité financée par l’outil FASEP (Fonds d’Expertise et d’Assistance Technique au Secteur Privé) de la DG Trésor pour la mise en place de transports publics dans la ville de Mansoura doit débuter à l’été 2018. Les projets de modernisation des infrastructures de transports des principaux sites touristiques sont également suivis par le service économique.

 

Le secteur des énergies

La place du gaz dans le mix énergétique primaire égyptien, 53% en 2017 (pétrole 41%, énergies renouvelables 4% (dont hydroélectricité 2%), charbon 2%) devrait augmenter à court terme au détriment du pétrole, dont l’Egypte cherche à diminuer les importations.

L’importance accordée aux projets dans le secteur des énergies renouvelables, notamment pour l’éolien et le solaire dont le potentiel approximatif de production est estimé respectivement à 30 GW (contre 0,75 GW installés aujourd’hui) et 50 GW (contre 100 MW installés peut cependant permettre à moyen et long terme de réduire cette dépendance au gaz. Dans cette perspective, le gouvernement s’est fixé pour objectif d’augmenter la part des énergies éoliennes et solaires dans la production électrique à hauteur de 20% à l’horizon 2022. Le service accompagne les entreprises françaises impliquées dans les projets photovoltaïques, en particulier sur le projet de plus grand parc solaire au monde sur le site de Benban (1,8 GW d’ici 2020), mais également dans les projets de développement éolien, notamment dans le Golf de Suez.

De même, les initiatives visant à réduire les pertes d’électricité injectée dans le réseau (actuellement 30 à 40%) grâce à la mise en place de centres régionaux de contrôle (programme de l’AFD avec EETC) et de centres locaux de contrôle et de distribution (peuvent permettre de limiter la consommation de gaz en Egypte à moyen terme et sont soutenues activement par le service économique.

 

Le secteur de l’eau

Sur le plan intérieur, l’économie de la ressource en eau est promue en Égypte comme objectif prioritaire dans les secteurs de l’agriculture (amélioration de l’irrigation), de l’eau potable (lutte contre les pertes sur le réseau de transport et de distribution) et de l’assainissement (réutilisation des eaux usées).

Sa consommation totale avoisine actuelle les 80 Mds de m³ par an. Avec une population croissante (94 M d’habitants en 2017, plus de 150 M d’ici 2050), cette ressource est l’un des facteurs limitants de l’économie égyptienne. Les ressources en eau potable de l’Égypte sont en effet inférieures à 650 m³/hab./an et selon la FAO, le pays devrait atteindre le seuil du stress hydrique absolu (moins 500 m³/hab./an) d’ici 2030. Le remplissage du barrage « Renaissance en Ethiopie » risque d’aggraver encore la situation de l’Egypte.

Le service économique accompagne les autorités égyptiennes et les entreprises françaises sur les thématiques du traitement de l’eau, de la mise à niveau des infrastructures et de la désalinisation.

 

Le secteur des déchets

Selon le ministère de l’Environnement, l’Egypte produit chaque année 80 M de tonnes de déchets (324 M de tonnes en France en 2014 selon l’ADEME). Le manque de ressources financières et humaines a encouragé le développement de solutions de court terme, telles que le dépôt sauvage ou l’incinération des déchets, et l’émergence d’un secteur informel devenu un acteur essentiel de cette activité. Pour faire face à cette situation, le ministère de l’Environnement travaille depuis 2012 à un Programme National pour la Gestion des Déchets Solides (NSWMP) pour la restructuration de la filière, qui devrait être entérinée par une loi d’ici la fin de l’année 2018.

Le service économique soutient cet effort et met en avant les solutions françaises qui permettraient à l’Egypte d’améliorer le traitement des déchets municipaux et industriels.

 

Le Club de la Ville Durable

Le Club de la Ville Durable des sociétés françaises en Egypte a été créé en décembre 2016, face au constat de l’ampleur du défi du développement urbain égyptien, dans la continuité des actions engagées par la « Task Force Ville Durable » du Medef International et du Service Economique du Caire pour promouvoir une offre intégrée des sociétés françaises sur tous les aspects de la ville durable et intelligente.

Ce club permet de développer des synergies entre les différents acteurs français de la filière. La structuration du secteur ville durable augmente la visibilité de l’offre française. Il facilite l’identification des segments de marchés à fort potentiel et des décideurs opérationnels. Les activités mises en œuvre par le Club de la Ville Durable contribuent à en faire un interlocuteur reconnu des autorités égyptiennes.

Jusqu’à présent, trois types d’actions ont pu être menées : collectives et transversales (salon Batimat Egypte, Forum ville durable), communication et visibilité (newsletter, site internet), et début d’une démarche en clusters sectoriels (transport urbain sur la ville de Mansoura, smart city). Pour l’année 2018, le Club se concentre sur ses acquis, et engage des actions ciblées sur des projets et interlocuteurs plus précis identifiés : Nouvelle capitale, nouvelles villes, port d’Alexandrie, Zone du canal de Suez. Des rencontres régulières avec des personnalités d’intérêt sont organisées. La task force ville nouvelle du MEDEF international restera associée à ces opérations.

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