Relations économiques bilatérales entre la France et la République tchèque

Le volume des échanges commerciaux entre la France et la République tchèque s’établit à 11,45 Md EUR en 2017. La France accuse avec ce pays, 2ème partenaire parmi les nouveaux entrants dans l’Union Européenne, son premier déficit commercial en Europe centrale : 2,4 Md EUR 2017. Notre part de marché est stable à 3,2% dans un contexte de forte progression de nos exportations qui se situent à 7 Md EUR en 2017 (+15%). La France maintient son rang de 5ème partenaire commercial de la République tchèque, elle est son 6ème fournisseur et 5ème client. Avec 500 entreprises employant 100 000 personnes, la France est le 3ème investisseur étranger en stocks et le 3ème en flux en 2016.

1.    Des échanges en forte progression

Les échanges bilatéraux atteignent en 2017 un plus haut historique (11,45 Md EUR en 2017, +10% par rapport à 2016), contribuant au maintien de la France au rang de 5ème partenaire commercial de la République tchèque. 6ème fournisseur et 5ème client de la République tchèque, la France a une part de marché de 3,2%, qui est stable depuis 2011. Elle exporte vers ce marché de proximité 4,6 Mds EUR (+15%) et importe 7 Mds EUR (+7%).

Si le volume des échanges bilatéraux a fortement progressé depuis l’accession de la République Tchèque à l’UE, c’est sur un mode déséquilibré, alimentant notre déficit, qui s’établit à 2,4 Mds EUR, un niveau toutefois stable depuis 2011. Les échanges commerciaux sont essentiellement constitués d’équipements mécaniques et de matériel de transport dans un sens comme de l’autre (42% des exportations françaises en République tchèque et 70% de nos importations). Seuls les produits pharmaceutiques et cosmétiques nous permettent de dégager un excédent commercial (808M€). 

2.     Un déficit commercial structurel

La compétitivité des entreprises industrielles tchèques, parfaitement inscrites dans la chaîne de valeur allemande - qui absorbe plus de 30% des exportations tchèques-, de même que l’implantation de nombreux groupes étrangers dans le pays expliquent le triplement des exportations tchèques vers la France depuis 2004. Plusieurs industriels français réexportent la majorité de leur production vers la France, à l’instar de Toyota-Peugeot-Citroën (TPCA), qui réexporte 99% de sa production locale.La montée en puissance de la Chine parmi les partenaires commerciaux de la République tchèque est un facteur d’explication supplémentaire : le volume des importations tchèques provenant de Chine a été multiplié par 6 depuis 2004 (12,5% du total), celui des importations par 3. Par ailleurs, le déficit commercial de la France avec la République Tchèque ne constitue pas une anomalie au regard de nos concurrents européens. L’Allemagne, qui utilise largement le potentiel de sous-traitance industrielle tchèque, accuse pour la quatrième année consécutive un déficit commercial dont l’écart tend à se creuser (15 Mds EUR), malgré une position de 1er fournisseur et une part de marché de plus de 26%.

En dépit d’un cadre réglementaire européen connu, l’environnement des affaires peut s’avérer contraignant, voire discriminant, pour les entreprises étrangères actives sur les marchés publics. Les entreprises françaises répondent à de nombreux appels d’offres, qui sont, très souvent, reportés ou annulés. L’élimination litigieuse d’Areva de l’AO relatif à l’extension de la centrale nucléaire de Temelin, annulé en 2014 mais qui sera relancé en 2018, illustre les difficultés auxquelles peuvent parfois se heurter nos entreprises.

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