Relations économiques bilatérales entre la France et la République tchèque

Le montant des échanges commerciaux entre la France et la République tchèque s’est établi à 12,4 milliards EUR en 2018. La France accuse avec ce pays, 2ème partenaire parmi les nouveaux entrants dans l’UE, son premier déficit commercial en Europe centrale : 2,74 milliards EUR en 2018. La part de marché de la République tchèque dans les échanges globaux de la France (hors matériel militaire) est stable ; elle est de 2,4% pour les importations (7,6 milliards EUR) et 1,7% pour les exportations (4,8 milliards EUR) en 2018. La France maintient son rang de 5ème partenaire commercial de la République tchèque : elle est son 6ème fournisseur et son 4ème client.

  • Depuis 2004, des échanges en forte progression ... 

En 2018, les échanges commerciaux entre la France et la République tchèque ont atteint un plus haut historique : 12,4 milliards EUR, une augmentation de 16% par rapport à 2017, selon les Douanes françaises. La France a exporté vers ce marché de proximité 4,8 milliards EUR (+6,2% par rapport à 2017) et importé 7,6 milliards EUR (+7,7% par rapport à 2017) en 2018.

Si le montant des échanges bilatéraux a fortement progressé depuis l’entrée de la République Tchèque dans l’UE (+86% pour les exportations, +278% pour les importations), c’est sur un mode déséquilibré, alimentant notre déficit qui s’est établi à 2,7 milliards EUR en 2018, dont 1,8 milliard EUR attribuable au seul secteur automobile, un niveau stable depuis 2011.

Les échanges commerciaux sont essentiellement constitués d’équipements mécaniques et de matériel de transport, dans un sens comme dans l’autre (45% des exportations françaises en République tchèque et 72% de nos importations). Seuls les produits pharmaceutiques et cosmétiques nous permettent de dégager un excédent commercial (381 millions EUR). 

  • ...qui se traduisent par un déficit commercial structurel 

L’implantation de nombreux groupes étrangers en République tchèque s’expliquent non pas par la taille du marché mais pas la compétitivité des coûts de production. C’est la raison pour laquelle la plupart des industriels français implantés en République tchèque exportent la majorité de leur production vers la France, à l’instar de Toyota-Peugeot-Citroën (TPCA), qui exporte 99% de sa production locale. Par ailleurs, le déficit commercial de la France avec la République tchèque (2,7 milliards EUR) ne constitue pas une anomalie au regard de nos concurrents européens. L’Allemagne, qui utilise largement le potentiel de sous-traitance industrielle tchèque, accuse pour la quatrième année consécutive un déficit commercial dont l’écart tend à se creuser (16,6 milliards EUR), malgré une position de 1er fournisseur et une part de marché de plus de 30% dans les importations tchèques.

  • Des échanges concentrés sur les équipements et matériels mécaniques et automobiles en très forte augmentation depuis 2000

La France exporte majoritairement vers la République tchèque des équipements mécaniques, du matériel électrique, électronique et informatique (28%, +7,6% par rapport à 2017, +85% par rapport à 2000), des véhicules et carrosseries (7,6%, +10,3% par rapport à 2017, +85% depuis 2000), des équipements automobiles (8%, stable par rapport à 2017, +298% depuis 2000), des produits pharmaceutiques (9,4%, -5,6 % par rapport à 2017, + 339% depuis 2000), des produits chimiques, parfums et cosmétiques (13%, +10,9% par rapport à 2017, +220% par rapport à 2000) et des produits métallurgiques et métalliques (10%, +11,4% par rapport à 2017, +208% par rapport à 2000). La France importe 36% de matériel de transport en provenance de la République tchèque dont 20% de véhicules et carrosseries automobiles (+10,8% par rapport à 2017 et +798% depuis 2000), 13% d’équipements automobiles (+19,5% par rapport à 2017, +677% depuis 2000) et 36% d’équipements mécaniques, de matériel électrique, électronique et informatique (+5,8% par rapport à 2017, +533% par rapport à 2000).


 

Publié le