La situation économique et financière en mars 2018

Double budget 2018/2019 : consolidation budgétaire

sous les auspices d’une conjoncture florissante

Le premier plan budgétaire du nouveau gouvernement ÖVP/FPÖ qui couvre 2018 et 2019 a été présenté le 21 mars par le ministre des Finances au Parlement. Il est placé sous le signe de la responsabilité budgétaire : « Nulldefizit » pour 2019, avec un surplus affiché de 500 MEUR soit une consolidation de 0,7 point de PIB par rapport à 2017 et un recul de la dette à 71 % du PIB contre 78,6 % en 2017, avec l’objectif de revenir à 60 % en 2022. Ce double budget entend également initier la mise en œuvre du programme de la coalition : augmentation des moyens consacrés aux dépenses d’avenir (éducation, universités, innovation) et à la sécurité (recrutement de 4 100 policiers d’ici 2022) ; des allègements fiscaux en faveur des familles à partir de 2019 (chiffrés à 700 MEUR), du tourisme (réduction de la TVA de 13 % à 10 % sur les séjours hôteliers à partir de novembre ; baisse de la taxe d’aéroport) ; baisse du coût du travail pour les bas salaires au travers d’une réduction des cotisations chômage (à partir de juillet).

 

Le gouvernement présente un volet d’économies budgétaires chiffrées à 2,5 Mrd EUR à partir de 2018 : sont concernés le régime d’assurance chômage (suppression déjà annoncée des dispositifs « bonus emploi » et « Aktion 20 000 » mis en place par le gouvernement précédent soit une économie annuelle de l’ordre de 500 MEUR) ; les dépenses liées à l’intégration (justifiées par la diminution du nombre de nouveaux réfugiés), les allocations familiales (à travers la mise en place de l’indexation pour les enfants de ressortissants communautaires résidant à l’étranger : -110 MEUR), la stabilisation des transferts aux Caisses d’assurance maladie et des économies dans l’administration. De moindres dépenses d’investissements dans le ferroviaire sur les 5 prochaines années sont à relever. Le budget de la défense n’augmente pas.

 

Le bouclage budgétaire a bénéficié de plusieurs facteurs favorables. Une situation de départ meilleure que prévue dans l’exécution budgétaire 2017 (solde nominal de -0,7 % contre 1,6 % en 2016). Mais surtout, les prévisions de croissance ont été revues à la hausse (3,2 % en 2018 et 2,2 % 2019) induisant de meilleures rentrées fiscales et sociales : +3,5 % en 2018 et de moindres dépenses publiques (+ 2,7 % en 2018 puis quasi-gel en 2019). Cet objectif est atteint grâce à un freinage des dépenses sociales rendu possible par l’anticipation d’un recul du chômage de 0,5 point ainsi que la stabilisation des contributions de l’Etat au régime des retraites sur les deux prochaines années. Les transferts de l’Etat au régime maladie seront également contenus. Les montants affectés au service de la dette sont également en fort recul. Les analystes relèvent également des recettes exceptionnelles de l’ordre de 1,5 Mrd EUR, prises en compte dans le projet de budget 2019.

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