<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><feed xml:lang="fr-fr" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"><title type="text">Trésor-Info - Publications de la direction générale du Trésor - risques-macroeconomiques</title><subtitle type="text">Flux de publication de la direction générale du Trésor - risques-macroeconomiques</subtitle><id>FluxArticlesTag-risques-macroeconomiques</id><rights type="text">Copyright 2026</rights><updated>2023-03-16T00:00:00+01:00</updated><logo>/favicon.png</logo><author><name>Direction générale du Trésor</name><uri>https://localhost/sitepublic/</uri><email>contact@dgtresor.gouv.fr</email></author><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Flux/Atom/Articles/Tags/risques-macroeconomiques" /><entry><id>9e68a745-d8d2-4457-ae19-9000da4be200</id><title type="text">Situation économique et financière de l’Inde au 1er février 2023 </title><summary type="text">Après la contraction de l’économie indienne de 6,6% au cours de l’exercice 2020/2021, le PIB a fortement rebondi de 8,7% en 2021/2022....................</summary><updated>2023-03-16T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2023/03/16/situation-economique-et-financiere-de-l-inde-au-1er-fevrier-2023" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Apr&amp;egrave;s la contraction de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie indienne de 6,6% au cours de l&amp;rsquo;exercice 2020/2021, le PIB a fortement rebondi de 8,7% en 2021/2022, &amp;agrave; la faveur d&amp;rsquo;un effet de base important au premier semestre. La reprise a &amp;eacute;t&amp;eacute; tir&amp;eacute;e par l&amp;rsquo;investissement public et dans une moindre mesure par la consommation priv&amp;eacute;e. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Si l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie a retrouv&amp;eacute; son niveau de pr&amp;eacute;pand&amp;eacute;mie en septembre 2021, les effets durables du covid ont renforc&amp;eacute; son caract&amp;egrave;re dual, les grandes entreprises ayant vu leur poids relatif se renforcer alors que le secteur informel a subi un choc majeur. Or c&amp;rsquo;est de l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution de ce secteur que d&amp;eacute;pendent l&amp;rsquo;essentiel des revenus et de la consommation. Le choc p&amp;eacute;trolier cons&amp;eacute;cutif &amp;agrave; l&amp;rsquo;invasion de l&amp;rsquo;Ukraine renforce encore la dualit&amp;eacute; de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie, tout en exer&amp;ccedil;ant une triple incidence, r&amp;eacute;cessive de 0,7 point de PIB sur le PIB r&amp;eacute;el, inflationniste &amp;agrave; hauteur de 1 point de pourcentage sur l&amp;rsquo;Indice des Prix &amp;agrave; la Consommation (IPC), et n&amp;eacute;gative sur le d&amp;eacute;ficit courant, appel&amp;eacute; &amp;agrave; se d&amp;eacute;t&amp;eacute;riorer de 2% &amp;agrave; 3% du PIB sur la base d&amp;rsquo;un cours du p&amp;eacute;trole stabilis&amp;eacute; &amp;agrave; 100 USD le baril.&lt;strong&gt;&amp;nbsp; &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Dans ce contexte, la dynamique de croissance s&amp;rsquo;essouffle, comme le montre le fl&amp;eacute;chissement de la croissance du PIB, de 13,5% au premier trimestre 2022/23 &amp;agrave; 6,3% au deuxi&amp;egrave;me ; ce fl&amp;eacute;chissement refl&amp;egrave;te, outre l&amp;rsquo;incidence statistique de la dissipation des effets de base &amp;agrave; l&amp;rsquo;origine de l&amp;rsquo;important chiffre de croissance au T1, une demande externe en forte baisse, l&amp;rsquo;incidence progressive de la transmission de la hausse des taux directeurs &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie r&amp;eacute;elle et la faiblesse de la production manufacturi&amp;egrave;re. Dans ce contexte, les pr&amp;eacute;visions de croissance pour 2022/2023, sup&amp;eacute;rieures &amp;agrave; 8% en d&amp;eacute;but d&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; r&amp;eacute;vis&amp;eacute;es &amp;agrave; moins de 7% d&amp;eacute;sormais, et tablent sur une croissance du PIB de 4% au second semestre 2022/23. Pour l&amp;rsquo;exercice 2023/2024, le PIB devrait continuer d&amp;rsquo;enregistrer un net infl&amp;eacute;chissement, &amp;agrave; moins de 6%, en ligne avec les &amp;eacute;volutions de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie mondiale et de la demande externe adress&amp;eacute;e &amp;agrave; l&amp;rsquo;Inde. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h5 style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Une faible marge de man&amp;oelig;uvre de la politique budg&amp;eacute;taire, dans un contexte de resserrement mon&amp;eacute;taire&lt;/strong&gt;&lt;/h5&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Tout en actant la poursuite d&amp;rsquo;une politique contracyclique rendue n&amp;eacute;cessaire par l&amp;rsquo;affaiblissement des moteurs de la croissance, les budgets 2022/23 et 2023/24 ont int&amp;eacute;gr&amp;eacute; la contrainte impos&amp;eacute;e par l&amp;rsquo;inertie d&amp;rsquo;une dette publique proche de 90% du PIB et une charge d&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t de 3,6% du PIB, constituant le principal poste de d&amp;eacute;penses au budget de l&amp;rsquo;Etat f&amp;eacute;d&amp;eacute;ral. Dans ce contexte, pr&amp;eacute;f&amp;eacute;r&amp;eacute; &amp;agrave; des mesures de soutien de la consommation des m&amp;eacute;nages, le plan de relance fond&amp;eacute; sur des d&amp;eacute;penses d&amp;rsquo;investissement en infrastructures, cens&amp;eacute;es repr&amp;eacute;senter 3% du PIB, un plus haut depuis deux d&amp;eacute;cennies, n&amp;rsquo;a pu &amp;ecirc;tre mis en &amp;oelig;uvre conform&amp;eacute;ment aux pr&amp;eacute;visions, compte tenu de la d&amp;eacute;rive d&amp;rsquo;autres postes de d&amp;eacute;penses de l&amp;rsquo;Etat central (subventions aux engrais, prolongation du programme de d&amp;eacute;penses alimentaires, d&amp;eacute;penses fiscales pour compenser la hausse des cours du p&amp;eacute;trole), et des contraintes d&amp;rsquo;endettement pesant sur les Etats f&amp;eacute;d&amp;eacute;r&amp;eacute;s. Le budget 2023/2024 poursuit cette orientation, en privil&amp;eacute;giant un plan d&amp;rsquo;investissement en infrastructures port&amp;eacute; &amp;agrave; 3,3% du PIB, qui b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficierait prioritairement aux secteurs ferroviaire et routier, avec des enveloppes de 1% du PIB chacune.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;En raison de la recrudescence des tensions inflationnistes, imputables &amp;agrave; des effets conjoncturels mais &amp;eacute;galement &amp;agrave; des facteurs endog&amp;egrave;nes, la Banque centrale a &amp;eacute;t&amp;eacute; contrainte de modifier le biais accommodant de sa politique mon&amp;eacute;taire et a fortement relev&amp;eacute; son principal taux directeur, de 4% en avril 2022 &amp;agrave; 6,50% en f&amp;eacute;vrier 2023. L&amp;rsquo;indice des prix &amp;agrave; la consommation (IPC) a d&amp;eacute;pass&amp;eacute; en effet pendant la majeure partie de 2022 la borne haute de la cible d&amp;rsquo;inflation (2%-6%), dans un contexte de hausse de l&amp;rsquo;inflation sous-jacente, qui contrebalance en fin de p&amp;eacute;riode le ralentissement de l&amp;rsquo;IPC, revenu de 6,8% en octobre &amp;agrave; 5,72% en d&amp;eacute;cembre.&lt;/p&gt;
&lt;h5 style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Vers un nouveau cycle du cr&amp;eacute;dit, susceptible d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre contraint par des effets d&amp;rsquo;&amp;eacute;viction&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/h5&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le canal du cr&amp;eacute;dit, qui avait p&amp;acirc;ti de l&amp;rsquo;accumulation des cr&amp;eacute;ances douteuses par le secteur bancaire public bien avant la pand&amp;eacute;mie et de la n&amp;eacute;cessit&amp;eacute; d&amp;rsquo;une recapitalisation de ce dernier, est demeur&amp;eacute; m&amp;eacute;diocrement orient&amp;eacute; jusqu&amp;rsquo;en septembre 2021, les banques pr&amp;eacute;f&amp;eacute;rant stocker leurs exc&amp;eacute;dents de liquidit&amp;eacute; aupr&amp;egrave;s de la Banque centrale. On constate depuis plusieurs mois une reprise des agr&amp;eacute;gats de cr&amp;eacute;dit, de l&amp;rsquo;ordre de 16% en octobre, qui financent essentiellement des op&amp;eacute;rations de bas de bilan. La dynamique de reprise du cr&amp;eacute;dit risque cependant d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre contrari&amp;eacute;e par les &amp;eacute;missions de titres d&amp;rsquo;Etat pour financer les d&amp;eacute;penses en infrastructures, la r&amp;eacute;percussion de la hausse des taux d&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t directeurs sur les conditions de financement des banques et la diminution des exc&amp;eacute;dents de liquidit&amp;eacute;. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;h5 style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Les risques et enjeux macro&amp;eacute;conomiques sous-jacents&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/h5&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Les risques endog&amp;egrave;nes tiennent tout d&amp;rsquo;abord &amp;agrave; la r&amp;eacute;ussite du plan de relance par les infrastructures et &amp;agrave; la faiblesse des mesures de soutien &amp;agrave; la consommation, m&amp;ecirc;me si th&amp;eacute;oriquement, le multiplicateur d&amp;rsquo;investissement para&amp;icirc;t plus &amp;eacute;lev&amp;eacute; que celui qui aurait r&amp;eacute;sult&amp;eacute; d&amp;rsquo;une relance par la consommation.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Outre le faible degr&amp;eacute; d&amp;rsquo;absorption des projets et un engagement des Etats f&amp;eacute;d&amp;eacute;r&amp;eacute;s plus faible que pr&amp;eacute;vu parce que brid&amp;eacute; par leur niveau d&amp;eacute;j&amp;agrave; &amp;eacute;lev&amp;eacute; d&amp;rsquo;endettement, la r&amp;eacute;alisation effective du plan de relance bute sur les marges de man&amp;oelig;uvre limit&amp;eacute;es des finances publiques. Le budget de l&amp;rsquo;Union pour l&amp;rsquo;exercice 2023/2024 accuse la m&amp;ecirc;me pr&amp;eacute;f&amp;eacute;rence que le pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dent pour les infrastructures, alors que leur effet sur l&amp;rsquo;emploi n&amp;rsquo;est pas av&amp;eacute;r&amp;eacute; et que la r&amp;eacute;allocation des ressources, induite par la diminution des subventions (de 0,8 point de PIB) vers les d&amp;eacute;penses d&amp;rsquo;infrastructures est susceptible d&amp;rsquo;avoir un co&amp;ucirc;t social non n&amp;eacute;gligeable, dans la mesure o&amp;ugrave; ces subventions b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficiaient aux m&amp;eacute;nages les plus pauvres (engrais, programme alimentaire).&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Les incertitudes quant &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution de l&amp;rsquo;inflation au cours des prochains mois, justifient que la RBI ait d&amp;eacute;cid&amp;eacute; de relever une nouvelle fois son taux directeur en f&amp;eacute;vrier 2023, bien que l&amp;rsquo;IPC soit revenu &amp;agrave; l&amp;rsquo;int&amp;eacute;rieur de la fourchette-cible. La RBI est confront&amp;eacute;e &amp;agrave; la rigidit&amp;eacute; des prix &amp;agrave; la baisse, refl&amp;eacute;t&amp;eacute;e par un niveau d&amp;rsquo;inflation sous-jacente encore &amp;eacute;lev&amp;eacute;, alors qu&amp;rsquo;elle doit int&amp;eacute;grer la perspective d&amp;rsquo;une poursuite du ralentissement de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie. En effet, en p&amp;eacute;riode de ralentissement conjoncturel, la transmission de la hausse des taux directeurs de la RBI, de 250 points de base depuis mai 2022, &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie r&amp;eacute;elle, risque d&amp;rsquo;affecter la demande de cr&amp;eacute;dit des m&amp;eacute;nages et des entreprises, compte tenu du fait que la moiti&amp;eacute; des cr&amp;eacute;dits sont index&amp;eacute;s sur le taux directeur de la Banque centrale. &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Un troisi&amp;egrave;me risque, exog&amp;egrave;ne, est induit par le creusement du d&amp;eacute;ficit courant cons&amp;eacute;cutif &amp;agrave; la hausse des cours des mati&amp;egrave;res premi&amp;egrave;res et par les sorties de capitaux induites par le resserrement de la politique mon&amp;eacute;taire am&amp;eacute;ricaine. L&amp;rsquo;Inde a fait face &amp;agrave; un double choc de balance des paiements, tant sur le compte courant, dont le d&amp;eacute;ficit se creuse &amp;agrave; quelque 3,5% du PIB en 2022/2023 contre 1,2% en 2021/2022 que sur le compte financier, entra&amp;icirc;nant des sorties de capitaux. Dans ce contexte, les r&amp;eacute;serves de change, qui s&amp;rsquo;&amp;eacute;levaient &amp;agrave; 640 Mds fin septembre 2021 ont &amp;eacute;t&amp;eacute; ramen&amp;eacute;es &amp;agrave; 530 Mds USD fin novembre, avant de remonter &amp;agrave; 570 Mds fin janvier 2023, dans un contexte de nette diminution de l&amp;rsquo;aversion au risque et de pressions baissi&amp;egrave;res sur le dollar, qui pourraient toutefois s&amp;rsquo;intensifier si la banque centrale am&amp;eacute;ricaine &amp;eacute;tait appel&amp;eacute;e &amp;agrave; remonter ses taux directeurs de mani&amp;egrave;re plus forte qu&amp;rsquo;anticip&amp;eacute; actuellement par les intervenants de march&amp;eacute;.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/9e68a745-d8d2-4457-ae19-9000da4be200/images/visuel" xmlns="media" /></entry></feed>