<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><feed xml:lang="fr-fr" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"><title type="text">Trésor-Info - Publications de la direction générale du Trésor - non-bancaire</title><subtitle type="text">Flux de publication de la direction générale du Trésor - non-bancaire</subtitle><id>FluxArticlesTag-non-bancaire</id><rights type="text">Copyright 2026</rights><updated>2019-08-09T00:00:00+02:00</updated><logo>/favicon.png</logo><author><name>Direction générale du Trésor</name><uri>https://localhost/sitepublic/</uri><email>contact@dgtresor.gouv.fr</email></author><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Flux/Atom/Articles/Tags/non-bancaire" /><entry><id>dbe6ac03-0c7f-446d-aaac-186e2c953fd2</id><title type="text">Etat des lieux du secteur financier non-bancaire en Inde </title><summary type="text">Le secteur financier indien s’est beaucoup transformé au cours des dernières décennies, notamment depuis l’apparition de nouveaux acteurs dès le début des années 2000. Le secteur non-bancaire en a profité et a connu un développement spectaculaire, facilité par une relative atonie du système bancaire classique, au point de jouer désormais un rôle significatif dans le financement de l’économie. </summary><updated>2019-08-09T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2019/08/09/etat-des-lieux-du-secteur-financier-non-bancaire-en-inde" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le secteur financier indien s&amp;rsquo;est beaucoup transform&amp;eacute; au cours des derni&amp;egrave;res d&amp;eacute;cennies, notamment depuis l&amp;rsquo;apparition de nouveaux acteurs d&amp;egrave;s le d&amp;eacute;but des ann&amp;eacute;es 2000. Le secteur non-bancaire en a profit&amp;eacute; et a connu un d&amp;eacute;veloppement spectaculaire, facilit&amp;eacute; par une relative atonie du syst&amp;egrave;me bancaire classique, au point de jouer d&amp;eacute;sormais un r&amp;ocirc;le significatif dans le financement de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Or, les r&amp;eacute;cents d&amp;eacute;boires du secteur, via une exposition sensible au risque de liquidit&amp;eacute;, ont induit une contraction massive de l&amp;rsquo;offre de cr&amp;eacute;dit pour certains secteurs cl&amp;eacute;s de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie indienne. Ces difficult&amp;eacute;s se traduisent par un ajustement du syst&amp;egrave;me de r&amp;eacute;gulation et de supervision des institutions non-bancaire, dans un contexte o&amp;ugrave; certains consid&amp;egrave;rent que ces m&amp;ecirc;mes maux font peser un risque &amp;agrave; caract&amp;egrave;re syst&amp;eacute;mique au vu de l&amp;rsquo;interconnexion croissante avec le secteur bancaire.&lt;/p&gt;
&lt;h5 style="text-align: justify;"&gt;L&amp;rsquo;&amp;eacute;mergence du secteur financier non-bancaire, alternative au financement bancaire classique ?&lt;/h5&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Dans un contexte bancaire marqu&amp;eacute; par la persistance d&amp;rsquo;un niveau &amp;eacute;lev&amp;eacute; d&amp;rsquo;actifs non-performants&lt;a title="" href="#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt;, le secteur financier non-bancaire (&lt;em&gt;NBFCs&lt;/em&gt;) a connu une expansion sensible ces derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es. Ses actifs ont enregistr&amp;eacute; une hausse substantielle pour passer de 14,5 &amp;agrave; 22,8 Mds ₹ entre 2014 et 2018. Cet essor est notamment li&amp;eacute; &amp;agrave; la relative atonie du syst&amp;egrave;me bancaire traditionnel, qui n&amp;rsquo;a su r&amp;eacute;pondre qu&amp;rsquo;imparfaitement aux besoins financiers des petites et moyennes entreprises, notamment celles qui op&amp;egrave;rent au sein du tissu industriel indien (60% des cr&amp;eacute;dits totaux des &lt;em&gt;NBFCs&lt;/em&gt; sont destin&amp;eacute;s &amp;agrave; l&amp;rsquo;industrie).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;a title="" href="#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;&lt;/a&gt;Dans un contexte o&amp;ugrave; les besoins de financements de certains secteurs sont consid&amp;eacute;rables, les exigences financi&amp;egrave;res impos&amp;eacute;es par les &amp;eacute;tablissements de cr&amp;eacute;dit demeurent souvent trop difficiles &amp;agrave; respecter pour les PME traditionnelles et mal adapt&amp;eacute;es pour les grandes soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s. Ainsi, ces nouvelles entit&amp;eacute;s financi&amp;egrave;res se sont tr&amp;egrave;s rapidement d&amp;eacute;velopp&amp;eacute;es pour r&amp;eacute;pondre &amp;agrave; cette demande croissante.&lt;/p&gt;
&lt;div class="focus"&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;Diff&amp;eacute;rence avec le secteur bancaire classique&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le syst&amp;egrave;me financier non-bancaire est constitu&amp;eacute; d&amp;rsquo;un ensemble d&amp;rsquo;entit&amp;eacute;s financi&amp;egrave;res (compagnies d&amp;rsquo;assurance, fonds de pension, soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s de courtage ou banque d&amp;rsquo;investissement) qui r&amp;eacute;alisent des activit&amp;eacute;s d&amp;rsquo;interm&amp;eacute;diation financi&amp;egrave;re. Les op&amp;eacute;rations d&amp;rsquo;interm&amp;eacute;diation financi&amp;egrave;re se basent sur l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; de pr&amp;ecirc;ts, adoss&amp;eacute;e non pas &amp;agrave; des d&amp;eacute;p&amp;ocirc;ts &amp;agrave; l&amp;rsquo;instar des banques mais &amp;agrave; des emprunts sur les march&amp;eacute;s financiers, la transformation d&amp;rsquo;actifs, la titrisation (via une cha&amp;icirc;ne d&amp;rsquo;interm&amp;eacute;diations plus ou moins complexes selon la qualit&amp;eacute; des actifs sous-jacents) et la transformation de maturit&amp;eacute; (pr&amp;ecirc;ts &amp;agrave; long terme risqu&amp;eacute;s en instruments liquides de court terme et inversement). Ces entit&amp;eacute;s op&amp;egrave;rent par d&amp;eacute;finition sans licence bancaire et sont donc soumises &amp;agrave; une r&amp;eacute;glementation diff&amp;eacute;rente de celle du secteur bancaire traditionnel. Elles n&amp;rsquo;ont pas acc&amp;egrave;s aux liquidit&amp;eacute;s de la Banque centrale ou aux garanties implicites publiques. Ainsi, les interm&amp;eacute;diaires financiers non bancaires ne font g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralement pas l&amp;rsquo;objet d&amp;rsquo;une surveillance prudentielle, ni d&amp;rsquo;exigences de fonds propres comme les banques commerciales classiques.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;a title="" href="#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;&lt;/a&gt;En outre, ces institutions financi&amp;egrave;res se sont sp&amp;eacute;cialis&amp;eacute;es pour offrir une gamme de services personnalis&amp;eacute;es, via l&amp;rsquo;utilisation croissante de technologies et d&amp;rsquo;op&amp;eacute;rations sur mesure, notamment pour r&amp;eacute;pondre &amp;agrave; la demande de pr&amp;ecirc;ts dans plusieurs secteurs cl&amp;eacute;s de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie indienne comme l&amp;rsquo;industrie, la distribution ou l&amp;rsquo;immobilier.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Le secteur financier non-bancaire indien se caract&amp;eacute;rise par une h&amp;eacute;t&amp;eacute;rog&amp;eacute;n&amp;eacute;it&amp;eacute; d&amp;rsquo;acteurs&lt;/strong&gt;. Outre les institutions sp&amp;eacute;cialistes en valeurs du Tr&amp;eacute;sor et les institutions financi&amp;egrave;re publiques (&amp;agrave; l&amp;rsquo;instar de l&amp;rsquo;&lt;em&gt;Exim Bank&lt;/em&gt;), &lt;strong&gt;pr&amp;egrave;s de 10 190 soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s financi&amp;egrave;res non bancaires composaient les &lt;em&gt;NBFCs&lt;/em&gt; &amp;agrave; fin septembre 2018&lt;/strong&gt;. Selon le recensement de la Banque centrale indienne (&lt;em&gt;RBI&lt;/em&gt;), celles-ci d&amp;eacute;tiendraient environ 75 % des actifs totaux du secteur financier non-bancaire, &lt;strong&gt;pour un montant d&amp;rsquo;actif de 22 760 Mds INR&lt;/strong&gt;, et seraient r&amp;eacute;pertori&amp;eacute;es au sein de 12 cat&amp;eacute;gories d&amp;rsquo;activit&amp;eacute; d&amp;eacute;finies par la &lt;em&gt;RBI&lt;/em&gt;. &lt;strong&gt;Les &lt;em&gt;NBFCs&lt;/em&gt; apparaissent en outre principalement domin&amp;eacute;es par quelques 300 soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s, pour la plupart publiques et consid&amp;eacute;r&amp;eacute;es comme syst&amp;eacute;miques&lt;/strong&gt;. Selon la &lt;em&gt;RBI&lt;/em&gt;, les &lt;em&gt;NBFCs&lt;/em&gt; seraient surtout compos&amp;eacute;es de soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s sans capacit&amp;eacute; de d&amp;eacute;p&amp;ocirc;ts (10 082 recens&amp;eacute;es), avec pr&amp;egrave;s de 85% des actifs totaux du secteur des &lt;em&gt;NBFCs&lt;/em&gt;, dont pr&amp;egrave;s de 276 &amp;eacute;valu&amp;eacute;es comme syst&amp;eacute;miques&lt;a title="" href="#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[2] &lt;/a&gt;(actifs sup&amp;eacute;rieurs &amp;agrave; 5 Mds ₹). En outre, le march&amp;eacute; est tr&amp;egrave;s majoritairement concentr&amp;eacute; sur les institutions de financement des infrastructures et des pr&amp;ecirc;ts &amp;agrave; la personne. &lt;strong&gt;Enfin, la moiti&amp;eacute; des pr&amp;ecirc;ts octroy&amp;eacute;s sont accord&amp;eacute;s au secteur industriel&lt;/strong&gt;. A fin mars 2018, 52 % d&amp;rsquo;entre eux &amp;eacute;taient destin&amp;eacute;s au d&amp;eacute;veloppement du secteur secondaire, 18 % &amp;eacute;taient d&amp;eacute;di&amp;eacute;s au secteur tertiaire et 22 % &amp;eacute;t&amp;eacute; octroy&amp;eacute;s &amp;agrave; des m&amp;eacute;nages pour financer des besoins personnels (notamment pour des achats automobiles). Enfin, seulement 3 % des pr&amp;ecirc;ts b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficiaient au secteur agricole.&lt;/p&gt;
&lt;div&gt;
&lt;div id="ftn1"&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Pour ce qui est de leurs sources de financement, les &lt;em&gt;NBFCs&lt;/em&gt; affichent une d&amp;eacute;pendance croissante &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;gard du syst&amp;egrave;me bancaire&lt;/strong&gt;. Si l&amp;rsquo;endettement &amp;eacute;tait op&amp;eacute;r&amp;eacute; historiquement par des &amp;eacute;missions d&amp;rsquo;obligations non-garanties pour lever des fonds, l&amp;rsquo;endettement aupr&amp;egrave;s de banques commerciales est d&amp;eacute;sormais en forte hausse. En effet, sur l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e 2018, les encours de cr&amp;eacute;dit en direction des &lt;em&gt;NBFCs&lt;/em&gt; affichent une croissance mensuelle moyenne de 38% tandis que les encours totaux du secteur bancaire croissent de seulement 11% en moyenne sur la m&amp;ecirc;me p&amp;eacute;riode. L&amp;rsquo;endettement des institutions financi&amp;egrave;res non-bancaires aupr&amp;egrave;s du segment bancaire est pass&amp;eacute; de 3,2 Mds ₹ en 2017 &amp;agrave; 6,2 Mds ₹ en 2019, soit un quasi-doublement des pr&amp;ecirc;ts obtenus en deux ans.&lt;/p&gt;
&lt;h5 style="text-align: justify;"&gt;La d&amp;eacute;gradation visible de la sant&amp;eacute; financi&amp;egrave;re des &lt;em&gt;NBFCs&lt;/em&gt; ...&lt;/h5&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Contrairement aux banques qui disposent de produits diversifi&amp;eacute;s et d&amp;rsquo;une large base de d&amp;eacute;p&amp;ocirc;ts, les &lt;em&gt;NBFCs&lt;/em&gt; d&amp;eacute;pendent largement des fonds mutuels et sont particuli&amp;egrave;rement sensibles aux retards accumul&amp;eacute;s dans la r&amp;eacute;alisation de plusieurs projets, notamment dans le secteur des infrastructures. En effet, en parall&amp;egrave;le de la fourniture de services financiers, le succ&amp;egrave;s des &lt;em&gt;NBFCs&lt;/em&gt; a &amp;eacute;t&amp;eacute; tributaire de sa capacit&amp;eacute; de mise &amp;agrave; disposition de liquidit&amp;eacute;s. Ainsi, elles offrent de fa&amp;ccedil;on croissante des facilit&amp;eacute;s de paiements, des contrats de d&amp;eacute;p&amp;ocirc;t ou des lignes de cr&amp;eacute;dit pour soutenir la gestion de tr&amp;eacute;sorerie des petites et moyennes entreprises, notamment dans le secteur industriel. Pour r&amp;eacute;pondre &amp;agrave; l&amp;rsquo;augmentation continu de la demande de liquidit&amp;eacute; des entreprises, et ce, malgr&amp;eacute; l&amp;rsquo;absence de collecte des d&amp;eacute;p&amp;ocirc;ts, les &lt;em&gt;NBFCs&lt;/em&gt; ont &amp;eacute;t&amp;eacute; contraintes &amp;agrave; d&amp;eacute;tenir des portefeuilles d&amp;rsquo;actifs non-liquide, sensibles &amp;agrave; l&amp;rsquo;information publique sur les contreparties, et &amp;agrave; financer ces positions par des dettes liquides et de valeur s&amp;ucirc;re. Ainsi, et suite &amp;agrave; la crise de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; &lt;em&gt;IL&amp;amp;FS&lt;/em&gt; (voir encadr&amp;eacute;), la d&amp;eacute;saffection des fonds mutuels&lt;a title="" href="#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[3] &lt;/a&gt;pour ce type les fonds mon&amp;eacute;taires et de liquidit&amp;eacute;, comme le souligne l&amp;rsquo;Association des fonds mutuels (AMFI) sur les derniers mois, r&amp;eacute;duit la disponibilit&amp;eacute; de liquidit&amp;eacute;s sur les march&amp;eacute;s et accentue encore plus la crise de liquidit&amp;eacute; du secteur.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Plusieurs observateurs ont soulign&amp;eacute; que &lt;strong&gt;les fonds mutuels ont pratiquement cess&amp;eacute; d&amp;rsquo;investir dans les instruments des soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s de services financiers&lt;/strong&gt; ; or, leurs encours de dette vis-&amp;agrave;-vis du secteur sont aujourd&amp;rsquo;hui estim&amp;eacute;s &amp;agrave; 4 200 Mds ₹, dont 2 200 Mds ₹ (30 Mds $) doivent arriver &amp;agrave; maturit&amp;eacute; au cours des 12 prochains mois, ce qui fait peser, en cas de non-renouvellement, des risques r&amp;eacute;els sur la capacit&amp;eacute; de financement des projets d&amp;rsquo;infrastructures (malgr&amp;eacute; les espoirs fond&amp;eacute;s par une partie des commentateurs sur la capacit&amp;eacute; du secteur bancaire traditionnel &amp;agrave; prendre &amp;agrave; nouveau le relais des SFNB), voire sur la stabilit&amp;eacute; du syst&amp;egrave;me financier dans son ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Dans ce contexte, &lt;strong&gt;la part nette des pr&amp;ecirc;ts non-performants du secteur n&amp;rsquo;a cess&amp;eacute; de cro&amp;icirc;tre&lt;/strong&gt; : elle s&amp;rsquo;&amp;eacute;tablissait, selon la &lt;em&gt;RBI&lt;/em&gt;, &amp;agrave; un record de 6,6% des actifs sur l&amp;rsquo;exercice 2018-19 (contre seulement 4,5% en 2015-16), soit encore nettement en-de&amp;ccedil;&amp;agrave; de celle du secteur bancaire. Selon le rapport de stabilit&amp;eacute; de la Banque centrale, en cas de choc exog&amp;egrave;ne s&amp;eacute;v&amp;egrave;re, les stress tests men&amp;eacute;s par la &lt;em&gt;RBI&lt;/em&gt; indiquent que 13% des entreprises du secteur ne seraient plus en mesure de respecter le ratio d&amp;rsquo;ad&amp;eacute;quation des fonds propres.&lt;a title="" href="#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class="focus"&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;A l&amp;rsquo;origine de la crise du secteur, la faillite du g&amp;eacute;ant IL&amp;amp;FS&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L&amp;rsquo;actuelle crise que traverse le secteur des NBFCs trouve son origine, en juin dernier, lorsque la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; &lt;em&gt;Infrastructure Leasing &amp;amp; Financial Services (IL &amp;amp; FS)&lt;/em&gt;, g&amp;eacute;ant du secteur et sp&amp;eacute;cialis&amp;eacute; dans le secteur des infrastructures, se retrouve en d&amp;eacute;faut de paiements vis-&amp;agrave;-vis de ses cr&amp;eacute;anciers pour une valeur de 4,5 Mds ₹. A la suite de cet &amp;eacute;v&amp;egrave;nement, et alors que les d&amp;eacute;fauts de paiements se multiplient, l&amp;rsquo;agence de notation India Ratings d&amp;eacute;grade sa notation en septembre, qui passe de &amp;laquo; AAA &amp;raquo; &amp;agrave; &amp;laquo; D &amp;raquo;, ce qui indique l&amp;rsquo;insolvabilit&amp;eacute; de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;. Une situation qui s&amp;rsquo;accentue sur les mois suivants avec, en novembre 2018 et janvier 2019, de nouveaux d&amp;eacute;fauts de paiements. La dette totale du groupe est estim&amp;eacute;e &amp;agrave; 940 Mds ₹.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Les autorit&amp;eacute;s indiennes ont alors multipli&amp;eacute; les d&amp;eacute;clarations pour rassurer les march&amp;eacute;s. Elles ont en parall&amp;egrave;le entrepris de nombreuses inspections financi&amp;egrave;res, tout en demandant le changement de la gouvernance de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;, dans un contexte o&amp;ugrave; la d&amp;eacute;gradation continue de la sant&amp;eacute; financi&amp;egrave;re de la compagnie s&amp;rsquo;est traduite par une perte de confiance g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralis&amp;eacute;e envers les fonds mutuels. Cette situation a aussi entrain&amp;eacute; une contraction marqu&amp;eacute;e des liquidit&amp;eacute;s sur le march&amp;eacute; secondaire, ce qui a affect&amp;eacute; &amp;agrave; son tour l&amp;rsquo;ensemble des acteurs du secteur et notamment l&amp;rsquo;annulation de pr&amp;egrave;s de 1700 licences d&amp;rsquo;activit&amp;eacute;s au cours de l&amp;rsquo;exercice 2018-19 (contre seulement 26 cas enregistr&amp;eacute;s sur l&amp;rsquo;exercice ant&amp;eacute;c&amp;eacute;dent). 779 annulations sur les seuls mois d&amp;rsquo;octobre et novembre 2018. Cette crise s&amp;rsquo;est &amp;eacute;tendue d&amp;eacute;sormais &amp;agrave; d&amp;rsquo;autres acteurs cl&amp;eacute;s du secteur, &amp;agrave; l&amp;rsquo;instar de &lt;em&gt;Dewan Housing Finance&lt;/em&gt; (DHFL). Celle-ci a notamment vu sa notation &amp;ecirc;tre abaiss&amp;eacute;e &amp;agrave; &amp;laquo; D &amp;raquo; en juin dernier, avec une dette cumul&amp;eacute;e estim&amp;eacute;e &amp;agrave; hauteur de 10 Mds ₹).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;h5 style="text-align: justify;"&gt;&amp;hellip; a rendu n&amp;eacute;cessaire une r&amp;eacute;action des autorit&amp;eacute;s indiennes&lt;/h5&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Face &amp;agrave; la crise du secteur, la &lt;em&gt;RBI&lt;/em&gt; a assoupli les contraintes r&amp;eacute;glementaires de liquidit&amp;eacute;&lt;/strong&gt;, pour permettre aux banques l&amp;rsquo;injection de liquidit&amp;eacute;s suppl&amp;eacute;mentaires dans le syst&amp;egrave;me financier. Ainsi, et dans un contexte marqu&amp;eacute; par une perte de confiance des investisseurs&lt;a title="" href="#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[4]&lt;/a&gt;, la Banque centrale a relev&amp;eacute; le ratio de couverture de liquidit&amp;eacute; (&lt;em&gt;Facility to avail liquidity for liquidity coverage ratio&lt;/em&gt;) des banques : apr&amp;egrave;s un premier rel&amp;egrave;vement de deux points du ratio FALLCR en septembre 2018, la RBI a de nouveau rehauss&amp;eacute; ce ratio de deux points en avril 2019. De plus, la Banque centrale a &amp;eacute;galement assoupli la r&amp;egrave;glementation des pr&amp;ecirc;ts aux soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s financi&amp;egrave;res non-bancaires, &lt;strong&gt;via une hausse du plafond d&amp;rsquo;exposition des banques&lt;/strong&gt; vis-&amp;agrave;-vis des interm&amp;eacute;diaires financiers non-bancaires (dont les soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s de cr&amp;eacute;dit immobilier) de 10 &amp;agrave; 15%. Par ailleurs, le gouvernement a officialis&amp;eacute;, suite &amp;agrave; la publication de la loi de finances 2019-20, la mise en place d&amp;rsquo;une &lt;strong&gt;ligne de cr&amp;eacute;dit sp&amp;eacute;cial&lt;/strong&gt; pour les banques publiques, sur les six prochains mois, afin de soutenir l&amp;rsquo;allocation de cr&amp;eacute;dit en direction des &lt;em&gt;NBFCs&lt;/em&gt;. Enfin, elle propose de rehausser la limite d&amp;rsquo;exposition des banques &amp;agrave; une soci&amp;eacute;t&amp;eacute; financi&amp;egrave;re non-bancaire, au-del&amp;agrave; du seuil actuel de 15%, pour le porter &amp;agrave; 20% des fonds propres de base (&lt;em&gt;Tier 1&lt;/em&gt;). Enfin, elle entend &amp;eacute;galement, selon certaines conditions, permettre de classifier l&amp;rsquo;allocation de cr&amp;eacute;dits aux &lt;em&gt;NBFCs&lt;/em&gt; dans la cat&amp;eacute;gorie des secteurs d&amp;rsquo;investissement prioritaires.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;En parall&amp;egrave;le, la Banque centrale a &amp;eacute;galement renforc&amp;eacute; la r&amp;egrave;glementation du secteur&lt;/strong&gt;. Elle a notamment instaur&amp;eacute; un ratio net de liquidit&amp;eacute; pour les NBFCs&lt;a title="" href="#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[5] &lt;/a&gt;: ainsi, ce nouveau ratio prudentiel serait fix&amp;eacute;e &amp;agrave; 60% au 1er avril 2020, avant d&amp;rsquo;augmenter progressivement et d&amp;rsquo;atteindre 100%, &amp;agrave; l&amp;rsquo;instar du secteur bancaire, &amp;agrave; l&amp;rsquo;horizon 2024. &lt;strong&gt;Enfin, la Banque centrale a par ailleurs assoupli la r&amp;egrave;glementation d&amp;rsquo;endettement ext&amp;eacute;rieur des &lt;em&gt;NBFCs&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : les nouvelles dispositions, via un assouplissement des modalit&amp;eacute;s d&amp;rsquo;endettement au titre des emprunts commerciaux ext&amp;eacute;rieurs (ECB), permettront ainsi &amp;agrave; soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s financi&amp;egrave;res non-bancaires de s&amp;rsquo;endetter au titre des besoins de fonds de roulement ou bien du remboursement de dette en roupies.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img title="Situation du secteur financier non-bancaire" src="/Articles/dbe6ac03-0c7f-446d-aaac-186e2c953fd2/images/e5c4b1fe-2c22-4536-9b21-aa5c264fb3e5" alt="Situation du secteur financier non-bancaire" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img title="Situation du secteur financier non-bancaire " src="/Articles/dbe6ac03-0c7f-446d-aaac-186e2c953fd2/images/0601a3bf-b371-4f7f-9780-de9d17e18e39" alt="Situation du secteur financier non-bancaire " /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;hr align="left" size="1" width="33%" /&gt;
&lt;div id="ftn1"&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; Le ratio de PNP s&amp;rsquo;affiche, selon le &lt;em&gt;Rapport semestriel sur la stabilit&amp;eacute; financi&amp;egrave;re&lt;/em&gt; de la Banque centrale, &amp;agrave; 10,8% des encours totaux des banques commerciales &amp;agrave; fin septembre 2018.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[2]&lt;/a&gt; A cet &amp;eacute;gard, on notera que seulement 29 NBFCs, publiques, d&amp;eacute;tiendraient 30% des actifs totaux du secteur, tandis qu&amp;rsquo;en parall&amp;egrave;le, 201 entit&amp;eacute;s priv&amp;eacute;es disposeraient, quant &amp;agrave; elles, de 50% des actifs totaux du secteur.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[3]&lt;/a&gt; Les fonds mutuels auraient soustraient l&amp;rsquo;&amp;eacute;quivalent de 3 160 Mds ₹ (42 Mds $) au cours du seul mois de septembre 2018, soit juste apr&amp;egrave;s la d&amp;eacute;gradation de la notation d&amp;rsquo;IL&amp;amp;FS par &lt;em&gt;IndiaRatings&lt;/em&gt;, une tendance qui s&amp;rsquo;est confirm&amp;eacute;e sur les mois suivants.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[4]&lt;/a&gt; Les fonds mutuels, qui &amp;eacute;taient devenus l&amp;rsquo;une des principales sources de financement des interm&amp;eacute;diaires non-bancaires, continuent &amp;agrave; r&amp;eacute;duire leur exposition au secteur.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[5]&lt;/a&gt; Disposant de capacit&amp;eacute; de d&amp;eacute;p&amp;ocirc;ts et &amp;agrave; partir de 50 Mds ₹ d&amp;rsquo;actifs pour les autres.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/dbe6ac03-0c7f-446d-aaac-186e2c953fd2/images/visuel" xmlns="media" /></entry></feed>