<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><feed xml:lang="fr-fr" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"><title type="text">Trésor-Info - Publications de la direction générale du Trésor - le-caire</title><subtitle type="text">Flux de publication de la direction générale du Trésor - le-caire</subtitle><id>FluxArticlesTag-le-caire</id><rights type="text">Copyright 2026</rights><updated>2018-03-28T00:00:00+02:00</updated><logo>/favicon.png</logo><author><name>Direction générale du Trésor</name><uri>https://localhost/sitepublic/</uri><email>contact@dgtresor.gouv.fr</email></author><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Flux/Atom/Articles/Tags/le-caire" /><entry><id>0fde86b6-7a51-440d-a942-c632231f76bd</id><title type="text">Les enjeux de la rénovation des centres villes du Caire et d'Alexandrie</title><summary type="text">Avec l’annonce du déménagement des administrations publiques à la nouvelle capitale dès juillet 2019 et le 150ème anniversaire du Caire khédivial, la rénovation des centres villes du Caire et d’Alexandrie devient un enjeu important du secteur urbain en Egypte.Les nationalisations de l’époque nassérienne ainsi qu’une série de lois réglementant les liens entre propriétaires et locataires, largement favorable aux seconds, sont à l’origine de la paupérisation des centres villes et de leur dégradation substantielle induite par le manque de maintenance et d’investissement. La loi n°121/1947 supprime le droit des propriétaires à expulser leurs locataires et surtout gèle les loyers des bâtiments dont la construction est antérieure à la loi. Par la suite, divers textes tels que les lois n°44/1977 et n°136/1981 ont complété ces dispositions en établissant des prix fixes pour les bâtiments des zones urbaines (villes et villages). Ce n’est qu’avec la loi n°4/1996 et sa révision par la loi n°13</summary><updated>2018-03-28T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/03/28/les-enjeux-de-la-renovation-des-centres-villes-du-caire-et-d-alexandrie" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Avec l&amp;rsquo;annonce du d&amp;eacute;m&amp;eacute;nagement des administrations publiques &amp;agrave; la nouvelle capitale d&amp;egrave;s juillet 2019 et le 150&amp;egrave;me anniversaire du Caire kh&amp;eacute;divial, la r&amp;eacute;novation des centres villes du Caire et d&amp;rsquo;Alexandrie devient un enjeu important du secteur urbain en Egypte.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Les nationalisations de l&amp;rsquo;&amp;eacute;poque nass&amp;eacute;rienne ainsi qu&amp;rsquo;une s&amp;eacute;rie de lois r&amp;eacute;glementant les liens entre propri&amp;eacute;taires et locataires, largement favorable aux seconds, sont &amp;agrave; l&amp;rsquo;origine de la paup&amp;eacute;risation des centres villes et de leur d&amp;eacute;gradation substantielle&lt;/strong&gt; induite par le manque de maintenance et d&amp;rsquo;investissement. La loi n&amp;deg;121/1947 supprime le droit des propri&amp;eacute;taires &amp;agrave; expulser leurs locataires et surtout g&amp;egrave;le les loyers des b&amp;acirc;timents dont la construction est ant&amp;eacute;rieure &amp;agrave; la loi. Par la suite, divers textes tels que les lois n&amp;deg;44/1977 et n&amp;deg;136/1981 ont compl&amp;eacute;t&amp;eacute; ces dispositions en &amp;eacute;tablissant des prix fixes pour les b&amp;acirc;timents des zones urbaines (villes et villages). Ce n&amp;rsquo;est qu&amp;rsquo;avec la loi n&amp;deg;4/1996 et sa r&amp;eacute;vision par la loi n&amp;deg;137/2006 que le contr&amp;ocirc;le de l&amp;rsquo;Etat sur les loyers s&amp;rsquo;est assoupli. Cependant, les contrats de locations sign&amp;eacute;s entre 1941 et 1996 restent en vigueur tant que le locataire ne souhaite pas d&amp;rsquo;amendement ou ne d&amp;eacute;m&amp;eacute;nage pas. Ces contrats sont par ailleurs transmissibles dans les m&amp;ecirc;mes termes aux h&amp;eacute;ritiers du signataire originel.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;A cela s&amp;rsquo;ajoute la sp&amp;eacute;culation immobili&amp;egrave;re exacerb&amp;eacute;e &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;oelig;uvre dans ces espaces, et le manque d&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t pour les propri&amp;eacute;taires &amp;agrave; entretenir leurs b&amp;acirc;timents.&lt;/strong&gt; L&amp;rsquo;association de pr&amp;eacute;servation du patrimoine &lt;em&gt;Save Alex&lt;/em&gt; estime que depuis 2011, au moins 36 b&amp;acirc;timents historiques ont &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;molis soit ill&amp;eacute;galement, soit apr&amp;egrave;s que les propri&amp;eacute;taires aient obtenu la d&amp;eacute;classification de leur bien. Ces derniers n&amp;rsquo;h&amp;eacute;sitent pas &amp;agrave; organiser eux-m&amp;ecirc;mes la d&amp;eacute;t&amp;eacute;rioration des b&amp;acirc;timents, soit pour pousser au d&amp;eacute;part des locataires r&amp;eacute;calcitrants, soit pour faire reconna&amp;icirc;tre la d&amp;eacute;molition comme &amp;eacute;tant d&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t public, au titre du risque pr&amp;eacute;sent&amp;eacute; par le b&amp;acirc;timent.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Les bases de la protection du patrimoine des XIX&amp;egrave;me et XX&amp;egrave;me si&amp;egrave;cles sont pos&amp;eacute;es par les lois n&amp;deg;144/2006 et n&amp;deg;199/2008.&lt;/strong&gt; Les premi&amp;egrave;res mentions sp&amp;eacute;cifiques &amp;agrave; une action de r&amp;eacute;novation de grande ampleur du centre-ville du Caire remonte &amp;agrave; la &amp;ldquo;vision 2050&amp;rdquo; formul&amp;eacute;e par le gouvernement en 2008 et port&amp;eacute;e par le comit&amp;eacute; des politiques publiques de Gamal Moubarak. Son id&amp;eacute;e &amp;eacute;tait de repeupler le centre-ville tout en le transformant en centre &amp;eacute;conomique et commercial moderne et hupp&amp;eacute;. Le plan pr&amp;eacute;voyait principalement la pi&amp;eacute;tonisation de la plupart des rues et la redirection des flux automobiles vers des tunnels souterrains. Cette premi&amp;egrave;re phase est interrompue par la r&amp;eacute;volution, au cours de laquelle les centres villes (celui du Caire en particulier) ont &amp;eacute;t&amp;eacute; des espaces d&amp;eacute;cisifs. &lt;strong&gt;La cr&amp;eacute;ation du comit&amp;eacute; pour la r&amp;eacute;novation du Caire (pr&amp;eacute;sid&amp;eacute; par M. Ibrahim Mahlab, ancien Premier ministre) marque le regain d&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t des autorit&amp;eacute;s pour le sujet.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Avec le gouvernement, &lt;strong&gt;l&amp;rsquo;Organisation nationale pour l&amp;rsquo;Harmonie Urbaine (NOUH)&lt;/strong&gt; et la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; &lt;strong&gt;Arab-Contractors&lt;/strong&gt; sont les principaux acteurs de ce processus de r&amp;eacute;novation. Le gouvernement entend tirer parti de la valeur immobili&amp;egrave;re des b&amp;acirc;timents publics, dont l&amp;rsquo;usage devra &amp;ecirc;tre repens&amp;eacute; apr&amp;egrave;s le transfert des administrations &amp;agrave; la nouvelle capitale. N&amp;eacute;anmoins, la r&amp;eacute;flexion sur le devenir de ces b&amp;acirc;timents ne semble pas avoir encore &amp;eacute;t&amp;eacute; men&amp;eacute;e.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Un premier projet de r&amp;eacute;novation du centre-ville a &amp;eacute;t&amp;eacute; lanc&amp;eacute; en 2014. La r&amp;eacute;alisation de la phase 1 a cependant montr&amp;eacute; que &lt;strong&gt;le manque de financement et les difficult&amp;eacute;s techniques&lt;/strong&gt; (absence de plan, &amp;eacute;tat de v&amp;eacute;tust&amp;eacute; avanc&amp;eacute;) &lt;strong&gt;et juridiques&lt;/strong&gt; (loyers gel&amp;eacute;s et impossibilit&amp;eacute; d&amp;rsquo;expulser les locataires)&lt;strong&gt; ont souvent limit&amp;eacute; les r&amp;eacute;novations aux fa&amp;ccedil;ades et aux trottoirs avoisinants.&lt;/strong&gt; Au-del&amp;agrave; de ces difficult&amp;eacute;s pratiques, aucune r&amp;eacute;flexion de fond sur la fonction &amp;eacute;conomique et sociale du centre-ville n&amp;rsquo;a encore &amp;eacute;t&amp;eacute; conduite, limitant ainsi la p&amp;eacute;rennit&amp;eacute; des r&amp;eacute;novations entreprises. Sous la direction du Premier ministre Sherif Isma&amp;iuml;l, le comit&amp;eacute; a initi&amp;eacute; les op&amp;eacute;rations de la deuxi&amp;egrave;me phase avec la r&amp;eacute;novation d&amp;rsquo;un b&amp;acirc;timent kh&amp;eacute;divial rue Emadeddin.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le secteur priv&amp;eacute; participe &amp;eacute;galement &amp;agrave; cet &amp;eacute;lan d&amp;rsquo;investissement dans la r&amp;eacute;novation du centre-ville. Son intervention est regard&amp;eacute;e favorablement par le secteur public, qui s&amp;rsquo;appuie en grande partie sur les propri&amp;eacute;taires et les d&amp;eacute;veloppeurs immobiliers. Les principaux repr&amp;eacute;sentants du secteur priv&amp;eacute; sont &lt;strong&gt;la compagnie d&amp;rsquo;assurance publique Misr&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;le d&amp;eacute;veloppeur immobilier Al-Ismaelia for Real Estate Development.&lt;/strong&gt; Il s&amp;rsquo;agit des principaux propri&amp;eacute;taires fonciers du centre-ville au Caire. &lt;strong&gt;L&amp;rsquo;Egyptian Banking Union et la BCE&lt;/strong&gt; ont &amp;eacute;galement financ&amp;eacute; des projets au cours de la phase 1 de la r&amp;eacute;novation du centre-ville du Caire. A Alexandrie, la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; &lt;strong&gt;Sigma Properties&lt;/strong&gt; effectue un travail similaire &amp;agrave; celui d&amp;rsquo;Al-Ismaelia. Ces deux soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s disposent de moyens consid&amp;eacute;rables ainsi qu&amp;rsquo;une volont&amp;eacute; de rendre leur grandeur pass&amp;eacute;e &amp;agrave; ces centres villes pour attirer des r&amp;eacute;sidents disposant de plus de moyens.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;N&amp;eacute;anmoins, avec le d&amp;eacute;m&amp;eacute;nagement progressif des banques et des administrations vers New Cairo et la Nouvelle Capitale, &lt;strong&gt;le quartier offrira a priori moins d&amp;rsquo;opportunit&amp;eacute;s d&amp;rsquo;emploi et de services propres &amp;agrave; l&amp;rsquo;installation de r&amp;eacute;sidents plus ais&amp;eacute;s&lt;/strong&gt;, en particulier face &amp;agrave; la concurrence des &lt;em&gt;compounds&lt;/em&gt; en p&amp;eacute;riph&amp;eacute;rie de la ville.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/0fde86b6-7a51-440d-a942-c632231f76bd/images/visuel" xmlns="media" /></entry></feed>