<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><feed xml:lang="fr-fr" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"><title type="text">Trésor-Info - Publications de la direction générale du Trésor - gestion</title><subtitle type="text">Flux de publication de la direction générale du Trésor - gestion</subtitle><id>FluxArticlesTag-gestion</id><rights type="text">Copyright 2026</rights><updated>2025-08-31T00:00:00+02:00</updated><logo>/favicon.png</logo><author><name>Direction générale du Trésor</name><uri>https://localhost/sitepublic/</uri><email>contact@dgtresor.gouv.fr</email></author><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Flux/Atom/Articles/Tags/gestion" /><entry><id>62fc64e6-5441-4b23-b2af-31f0bf13e3d0</id><title type="text">La lente transformation du secteur de la gestion des déchets : enjeu sanitaire et environnemental majeur</title><summary type="text">L’Égypte génère 225 à 330 kg de déchets par habitant et par an, majoritairement agricoles, avec des taux de collecte (55 %) et de recyclage (15 %) encore faibles. La croissance démographique et l’urbanisation aggravent cette pression. Une réforme initiée par la loi de 2020 vise à structurer un secteur dominé par des acteurs informels, marqué par une gouvernance fragmentée, des moyens limités et de fortes disparités territoriales. La participation privée progresse mais reste locale.</summary><updated>2025-08-31T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2025/08/31/la-lente-transformation-du-secteur-de-la-gestion-des-dechets-enjeu-sanitaire-et-environnemental-majeur" /><content type="html">&lt;div class="focus"&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;I. Un engagement public pour une meilleure r&amp;eacute;gulation qui peine &amp;agrave; se concr&amp;eacute;tiser&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La mise en place d&amp;rsquo;un cadre r&amp;eacute;glementaire ambitieux &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Apr&amp;egrave;s l&amp;rsquo;introduction du concept de d&amp;eacute;chets dans la loi sur l&amp;rsquo;environnement de 1994, l&amp;rsquo;&amp;Eacute;gypte s&amp;rsquo;est dot&amp;eacute;e d&amp;rsquo;une r&amp;eacute;gulation compl&amp;egrave;te du secteur de la gestion des d&amp;eacute;chets dans la loi n&amp;deg; 202 de 2020, suivie d&amp;rsquo;un cadre d&amp;rsquo;ex&amp;eacute;cution en 2022. Cette loi &amp;eacute;tablit un cadre de la gouvernance, attribuant la r&amp;eacute;gulation du secteur &amp;agrave; la &lt;em&gt;Waste Management Regulation Authority&lt;/em&gt; (WMRA), sous la tutelle du minist&amp;egrave;re de l&amp;rsquo;Environnement. Elle d&amp;eacute;finit une typologie des d&amp;eacute;chets, formalise le secteur (obligation de licence pour exercer) et impose des obligations pour les entreprises, assorties de p&amp;eacute;nalit&amp;eacute;s en cas de non-respect.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des innovations sont &amp;eacute;galement introduites dont un projet d&amp;rsquo;&amp;eacute;tiquetage pour les emballages responsables (pas encore appliqu&amp;eacute;), un tarif d&amp;rsquo;achat de l&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; g&amp;eacute;n&amp;eacute;r&amp;eacute;e par des projets de valorisation &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique des d&amp;eacute;chets (&lt;em&gt;waste-to-energy&lt;/em&gt;) et l&amp;rsquo;introduction du principe de responsabilit&amp;eacute; &amp;eacute;largie du producteur. Sur ce dernier point, un d&amp;eacute;cret r&amp;eacute;cent (mars 2025) instaure sous trois mois une taxe pour les producteurs et importateurs de sacs plastique.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une lente transformation du secteur face aux d&amp;eacute;fis d&amp;rsquo;une gouvernance fragment&amp;eacute;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, la connaissance de cette r&amp;eacute;glementation ainsi que des dispositifs et des acteurs en charge de sa mise en &amp;oelig;uvre est encore partielle. La gestion des d&amp;eacute;chets p&amp;acirc;tit par ailleurs d&amp;rsquo;une structure de gouvernance marqu&amp;eacute;e notamment par une multiplicit&amp;eacute; de parties prenantes&amp;nbsp;: le minist&amp;egrave;re de l&amp;rsquo;Environnement et la WMRA, r&amp;eacute;gulateurs, ne disposent pas pour autant des pr&amp;eacute;rogatives d&amp;rsquo;ex&amp;eacute;cution confi&amp;eacute;es aux minist&amp;egrave;res du D&amp;eacute;veloppement local (via la supervision des gouvernorats) et du Logement (pour les villes nouvelles). Par ailleurs, les modalit&amp;eacute;s de mise en &amp;oelig;uvre ne sont pas unifi&amp;eacute;es entre les gouvernorats (27 au total), chacun d&amp;eacute;finissant les modes de collecte, de transfert et de traitement des d&amp;eacute;chets &amp;ndash; recours au secteur priv&amp;eacute;, informel, etc. Enfin, doit encore &amp;ecirc;tre &amp;eacute;labor&amp;eacute;e une strat&amp;eacute;gie nationale pour accompagner le d&amp;eacute;veloppement de la fili&amp;egrave;re de traitement et de valorisation, alors m&amp;ecirc;me que la Vision 2030 fixe des objectifs particuli&amp;egrave;rement ambitieux - taux de collecte des d&amp;eacute;chets municipaux de 95% et taux de recyclage de 60%. L&amp;rsquo;absence de donn&amp;eacute;es fiables complique &amp;eacute;galement la planification.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, la fili&amp;egrave;re des d&amp;eacute;chets &amp;eacute;lectroniques, avec un potentiel important de valorisation, a connu des avanc&amp;eacute;es notables, en partie li&amp;eacute;es &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution du cadre r&amp;eacute;glementaire mais &amp;eacute;galement de l&amp;rsquo;engagement des pouvoirs publics, des entreprises et des bailleurs, &amp;agrave; travers le projet &lt;em&gt;Sustainable Recycling Industries&lt;/em&gt; (SRI) mis en place par CEDARE. Via le projet &lt;em&gt;One Circle&lt;/em&gt;, soutenu par l&amp;rsquo;Union europ&amp;eacute;enne, Orange Egypt s&amp;rsquo;engage &amp;eacute;galement en mettant &amp;agrave; disposition des points de collecte de d&amp;eacute;chets &amp;eacute;lectroniques. A noter &amp;eacute;galement que l&amp;rsquo;industrie du ciment offre un d&amp;eacute;bouch&amp;eacute; pour les d&amp;eacute;chets non-valorisables, utilis&amp;eacute;s comme combustibles alternatifs dans les fours, &amp;eacute;vitant ainsi leur d&amp;eacute;p&amp;ocirc;t dans des d&amp;eacute;charges &amp;ndash; un mod&amp;egrave;le en place dans plusieurs gouvernorats.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les investissements publics encore insuffisants sont en partie compens&amp;eacute;s par les bailleurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le secteur est confront&amp;eacute; &amp;agrave; un manque de ressources qui engendre une forte disparit&amp;eacute; dans les modes de collecte, ainsi qu&amp;rsquo;une faible efficacit&amp;eacute; dans les op&amp;eacute;rations de traitement et de valorisation des d&amp;eacute;chets. Le traitement repose encore sur des techniques manuelles. Par ailleurs, l&amp;rsquo;&amp;eacute;tat du r&amp;eacute;seau de d&amp;eacute;charges, bien que relativement &amp;eacute;tendu, souffre d&amp;rsquo;un manque de moyens et d&amp;rsquo;entretien. D&amp;rsquo;apr&amp;egrave;s la Banque mondiale, la r&amp;eacute;solution de ses dysfonctionnements structurels pourrait g&amp;eacute;n&amp;eacute;rer pr&amp;egrave;s de 6 Md USD de revenus par an. Les investissements publics sont par ailleurs concentr&amp;eacute;s dans les zones urbaines, essentiellement dans les infrastructures de valorisation des d&amp;eacute;chets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le secteur concentre peu de financements des bailleurs op&amp;eacute;rant en &amp;Eacute;gypte, plusieurs programmes d&amp;rsquo;ampleur sont en cours, dont le projet &lt;em&gt;Greater Cairo Pollution&lt;/em&gt; (GCAP) de la Banque mondiale, dot&amp;eacute; de 200 M USD, dont 126 M USD d&amp;eacute;di&amp;eacute;s &amp;agrave; l&amp;rsquo;op&amp;eacute;rationnalisation d&amp;rsquo;un syst&amp;egrave;me de gestion de d&amp;eacute;chets int&amp;eacute;gr&amp;eacute; (construction d&amp;rsquo;infrastructures dans la ville de 10th de Ramadan et de nouvelles stations de transferts). En parall&amp;egrave;le, plusieurs programmes d&amp;rsquo;assistance technique sont d&amp;eacute;ploy&amp;eacute;s, dont le &lt;em&gt;National Solid Waste Management&lt;/em&gt;, soutenu par la coop&amp;eacute;ration allemande et la DUE.&lt;/p&gt;
&lt;div class="focus"&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;II. Une ouverture progressive au secteur priv&amp;eacute; formel&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un secteur largement domin&amp;eacute; par les acteurs informels&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Bien qu&amp;rsquo;il soit difficile d&amp;rsquo;&amp;eacute;tablir des statistiques pr&amp;eacute;cises, la collecte et le traitement des d&amp;eacute;chets restent majoritairement assur&amp;eacute;s par le secteur informel (repr&amp;eacute;sentant la grande majorit&amp;eacute; des 360 000 emplois du secteur), &amp;agrave; l&amp;rsquo;instar des chiffonniers qui traiteraient pr&amp;egrave;s de la moiti&amp;eacute; des d&amp;eacute;chets du Caire. Si le taux de recyclage affich&amp;eacute; est certes &amp;eacute;lev&amp;eacute; &amp;ndash; &amp;eacute;valu&amp;eacute; &amp;agrave; 80%, ces acteurs s&amp;rsquo;exon&amp;egrave;rent de fait des obligations r&amp;eacute;glementaires, notamment pour la gestion de fin de vie des d&amp;eacute;chets non-valorisables et s&amp;rsquo;inscrivent dans des conditions de travail pr&amp;eacute;caires, sans reconnaissance de leur statut par l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat &amp;eacute;gyptien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, d&amp;rsquo;autres mod&amp;egrave;les existent, associant notamment des ONGs. Hepca, forte de ses 700 employ&amp;eacute;s, assure la collecte, la s&amp;eacute;paration, le suivi et le traitement pr&amp;eacute;liminaire des d&amp;eacute;chets dans les villes de Hurghada et de Marsa Allam ; un mod&amp;egrave;le unique en &amp;Eacute;gypte. A Alexandrie, le gouvernorat a mis en &amp;oelig;uvre une gestion int&amp;eacute;gr&amp;eacute;e des d&amp;eacute;chets, de la collecte jusqu&amp;rsquo;au traitement, reposant sur un partenariat public-priv&amp;eacute; avec des entreprises locales &amp;ndash; un mod&amp;egrave;le jug&amp;eacute; efficace et adapt&amp;eacute; au contexte &amp;eacute;gyptien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&amp;rsquo;autres initiatives visent &amp;eacute;galement &amp;agrave; faire le lien entre le secteur formel et informel. A titre d&amp;rsquo;exemple, dans le cadre du projet SRI, les recycleurs licenci&amp;eacute;s se sont regroup&amp;eacute;s en 2023 et devraient prochainement lancer une ONG, pour recueillir les d&amp;eacute;chets collect&amp;eacute;s par le secteur informel et les r&amp;eacute;int&amp;eacute;grer dans le circuit formel en vue de leur traitement.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&amp;rsquo;&amp;eacute;mergence d&amp;rsquo;acteurs priv&amp;eacute;s locaux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ces derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es, le paysage de la gestion des d&amp;eacute;chets en &amp;Eacute;gypte a vu appara&amp;icirc;tre de nouveaux acteurs priv&amp;eacute;s locaux, principalement des PME. Leur implication, en nette progression, s'accompagne d&amp;rsquo;une collaboration en sous-traitance avec le secteur informel. Ainsi, dans plusieurs gouvernorats, des entreprises priv&amp;eacute;es assurent d&amp;eacute;sormais des missions de collecte et de traitement des d&amp;eacute;chets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Caire et &amp;agrave; Gouna, l&amp;rsquo;entreprise Erteka, avec plus de 1&amp;nbsp;000 employ&amp;eacute;s, est en charge de la collecte. Quelques acteurs locaux ont &amp;eacute;galement &amp;eacute;merg&amp;eacute; sur la fili&amp;egrave;re de valorisation, dont l&amp;rsquo;entreprise Bariq, leader du secteur qui recycle environ 1,6 milliard de bouteilles en PET par an, transform&amp;eacute;es en granul&amp;eacute;s de qualit&amp;eacute; alimentaire conformes aux normes internationales (&lt;em&gt;bottle to bottle&lt;/em&gt;), dont la quasi-totalit&amp;eacute; de la production est export&amp;eacute;e. La soci&amp;eacute;t&amp;eacute; Flex P.Films&lt;a title="" href="#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;&lt;sup&gt;[1]&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;, sp&amp;eacute;cialis&amp;eacute;e dans la production de films plastiques, gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; un financement obtenu dans le cadre du projet EPAP associant notamment l&amp;rsquo;AFD, a lanc&amp;eacute; une ligne de recyclage de plastique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs start-ups proposant des technologies innovantes se sont &amp;eacute;galement positionn&amp;eacute;es sur le march&amp;eacute; des d&amp;eacute;chets, dont Bekia, plateforme num&amp;eacute;rique affichant une tra&amp;ccedil;abilit&amp;eacute; du recyclage des d&amp;eacute;chets et un suivi des &amp;eacute;missions carbones &amp;eacute;vit&amp;eacute;s, avec qui collaborent quelques grands groupes, dont Orange Business.&lt;/p&gt;
&lt;div&gt;&lt;br clear="all" /&gt;&lt;hr align="left" size="1" width="33%" /&gt;
&lt;div id="ftn1"&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; Filiale du groupe indien UFlex Limited, l'un des principaux fabricants mondiaux de films polym&amp;egrave;res pour l'emballage flexible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/62fc64e6-5441-4b23-b2af-31f0bf13e3d0/images/visuel" xmlns="media" /></entry></feed>