<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><feed xml:lang="fr-fr" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"><title type="text">Trésor-Info - Publications de la direction générale du Trésor - cosmetiques</title><subtitle type="text">Flux de publication de la direction générale du Trésor - cosmetiques</subtitle><id>FluxArticlesTag-cosmetiques</id><rights type="text">Copyright 2026</rights><updated>2024-01-24T00:00:00+01:00</updated><logo>/favicon.png</logo><author><name>Direction générale du Trésor</name><uri>https://localhost/sitepublic/</uri><email>contact@dgtresor.gouv.fr</email></author><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Flux/Atom/Articles/Tags/cosmetiques" /><entry><id>b3523154-bae8-4c02-9e70-0ad5e25e28e1</id><title type="text">L’industrie coréenne des cosmétiques ou comment la K-Beauty tente de conquérir le monde</title><summary type="text">La Corée du Sud est le 4e exportateur mondial de cosmétiques en 2022, derrière la France et les Etats-Unis, à quasi-égalité avec l’Allemagne et devant l’Italie. L’évolution de son industrie relève d’une histoire récente, étroitement liée à l’engouement mondial pour la K-Beauty, composante majeure de la vague culturelle coréenne, et portée par un puissant appareil industriel. La Corée cherche activement à diversifier ses débouchés vers l'ensemble du monde,  source d’opportunités de partenariats.</summary><updated>2024-01-24T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2024/01/24/l-industrie-coreenne-des-cosmetiques-ou-comment-la-k-beauty-tente-de-conquerir-le-monde" /><content type="html">&lt;h4&gt;Un succ&amp;egrave;s fulgurant, &amp;agrave; la fois culturel et industriel&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;La Cor&amp;eacute;e du Sud est le 4&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; exportateur de cosm&amp;eacute;tiques au monde. Avec 7,5 Md$ en 2022, contre 4,2 Md$ en 2016, les exportations cor&amp;eacute;ennes ont d&amp;eacute;pass&amp;eacute; celles de l&amp;rsquo;Italie d&amp;egrave;s 2018 et fr&amp;ocirc;lent d&amp;eacute;sormais celles de l&amp;rsquo;Allemagne. Ces performances &amp;agrave; l&amp;rsquo;exportation semblent en phase avec les objectifs formul&amp;eacute;s par le gouvernement en 2021 d&amp;rsquo;atteindre le rang de 3&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; exportateur mondial &amp;agrave; horizon 2024. La production annuelle de cosm&amp;eacute;tiques sur le sol cor&amp;eacute;en a, de son c&amp;ocirc;t&amp;eacute;, doubl&amp;eacute; en 10 ans, s&amp;rsquo;&amp;eacute;tablissant aujourd&amp;rsquo;hui &amp;agrave; pr&amp;egrave;s de 10 milliards de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une industrie port&amp;eacute;e par le succ&amp;egrave;s de la &amp;laquo;&amp;nbsp;&lt;em&gt;K-Beauty&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&amp;raquo;, composante &amp;agrave; part enti&amp;egrave;re de la &amp;laquo;&amp;nbsp;&lt;em&gt;Hallyu&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&amp;raquo;, vague culturelle cor&amp;eacute;enne. &amp;Agrave; la fin des ann&amp;eacute;es 2000, alors que les s&amp;eacute;ries et chansons cor&amp;eacute;ennes gagnaient en popularit&amp;eacute; en Chine et en Asie du Sud-Est, le terme "K-beauty" est apparu en r&amp;eacute;f&amp;eacute;rence aux produits de beaut&amp;eacute; utilis&amp;eacute;s par les c&amp;eacute;l&amp;eacute;brit&amp;eacute;s cor&amp;eacute;ennes, qui se sont s&amp;rsquo;impos&amp;eacute;es comme des standards de beaut&amp;eacute; dans une grande partie de l&amp;rsquo;Asie, en particulier pour les soins de la peau (&lt;em&gt;Skincare&lt;/em&gt;). Le succ&amp;egrave;s de l&amp;rsquo;industrie cosm&amp;eacute;tique cor&amp;eacute;enne &amp;agrave; l&amp;rsquo;export est donc all&amp;eacute; de pair avec l&amp;rsquo;envol&amp;eacute;e des exportations de contenus culturels, une synergie entre diff&amp;eacute;rents produits culturels cor&amp;eacute;ens qui persiste encore aujourd&amp;rsquo;hui. Si les pays vers lesquels la Cor&amp;eacute;e exporte le plus sont essentiellement en Asie, on note une incursion claire dans d&amp;rsquo;autres r&amp;eacute;gions du monde&amp;nbsp;: &amp;nbsp;la Chine (45,4%), les Etats-Unis (10,6%), le Japon (9,4%), Hong Kong (5%), le Vietnam (4,7%) mais aussi la Russie (4%).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une industrie mondialement reconnue pour ses capacit&amp;eacute;s de production et d&amp;rsquo;innovation. Deux groupes cor&amp;eacute;ens arrivent en t&amp;ecirc;te sur le march&amp;eacute; local avec 35% de part de march&amp;eacute; cumul&amp;eacute;es : LG Household &amp;amp; Healthcare, du groupe LG (4&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; conglom&amp;eacute;rat cor&amp;eacute;en) et Amore Pacific (57&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; groupe cor&amp;eacute;en). La Cor&amp;eacute;e se caract&amp;eacute;rise en particulier par un tissu de fournisseurs de concepts d'origine (ODM), entreprises innovantes, d&amp;eacute;veloppant et produisant leurs propres cosm&amp;eacute;tiques en marque blanche, ensuite commercialis&amp;eacute;s dans le monde entier sous marque cor&amp;eacute;enne ou &amp;eacute;trang&amp;egrave;re. Les ODM cor&amp;eacute;ens Cosmax et Kolmar Korea sont respectivement 4&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et 5&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; acteurs mondiaux en 2020&lt;a title="" href="#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;&lt;sup&gt;[1]&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;, acteurs discrets mais incontournables pour de grands groupes mondiaux. Viennent enfin les entreprises de plus petite taille, dont le nombre en Cor&amp;eacute;e est pass&amp;eacute; en 10 ans de 829 &amp;agrave; 8&amp;nbsp;942. Ces entreprises n&amp;rsquo;ont pour l&amp;rsquo;essentiel pas de capacit&amp;eacute; industrielle, faisant ainsi appel aux ODM ou fa&amp;ccedil;onniers. Une partie de ces entreprises sont rassembl&amp;eacute;es dans le &amp;laquo;&amp;nbsp;K-Beauty Cluster&amp;nbsp;&amp;raquo; dans le centre du pays, qui abrite plus de 200 entreprises de vente et de fabrication de cosm&amp;eacute;tiques, 6 institutions nationales de soins de sant&amp;eacute;, une universit&amp;eacute; et plusieurs centres R&amp;amp;D.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Une pr&amp;eacute;sence cor&amp;eacute;enne qui s&amp;rsquo;intensifie sur les march&amp;eacute;s hors d&amp;rsquo;Asie&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Alors que la Cor&amp;eacute;e du Sud exporte pr&amp;egrave;s de la moiti&amp;eacute; de ses cosm&amp;eacute;tiques vers la Chine, la diversification des zones d&amp;rsquo;exportation fait partie des priorit&amp;eacute;s du plan gouvernemental de &amp;laquo; d&amp;eacute;veloppement de l'industrie cosm&amp;eacute;tique du futur &amp;raquo; annonc&amp;eacute; en 2019. Depuis, les exportations vers l&amp;rsquo;Asie du Sud-Est ont marqu&amp;eacute; une forte hausse et la Cor&amp;eacute;e est le premier fournisseur de plusieurs pays de la r&amp;eacute;gion, notamment le Vietnam, identifi&amp;eacute; comme march&amp;eacute; prioritaire. En outre, la Cor&amp;eacute;e est devenue en 2022 le 3&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; fournisseur des Etats-Unis (alors qu&amp;rsquo;elle n&amp;rsquo;&amp;eacute;tait que 11&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; dix ans plus t&amp;ocirc;t) et le premier fournisseur de cosm&amp;eacute;tiques du Japon, d&amp;eacute;passant la France. Le march&amp;eacute; europ&amp;eacute;en est aujourd&amp;rsquo;hui une priorit&amp;eacute; pour la Cor&amp;eacute;e, en lien avec la popularit&amp;eacute; de la vague culturelle cor&amp;eacute;enne dans la r&amp;eacute;gion ces derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;&amp;nbsp;La Cor&amp;eacute;e, devenue un partenaire strat&amp;eacute;gique pour les entreprises fran&amp;ccedil;aises du secteur&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;La France est le premier fournisseur du pays avec 30 % des cosm&amp;eacute;tiques import&amp;eacute;s par la Cor&amp;eacute;e du Sud en 2022. Elle occupe cette place depuis 2017, ann&amp;eacute;e o&amp;ugrave; elle a d&amp;eacute;pass&amp;eacute; les &amp;Eacute;tats-Unis. Si les exportations de produits cosm&amp;eacute;tiques fran&amp;ccedil;ais vers la Cor&amp;eacute;e &amp;eacute;taient en 2022 loin derri&amp;egrave;re celles vers des march&amp;eacute;s comme les Etats-Unis et la Chine, elles &amp;eacute;taient en hausse de 15&amp;nbsp;% par rapport &amp;agrave; l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dente. En outre, les exportations fran&amp;ccedil;aises de cosm&amp;eacute;tiques vers la Cor&amp;eacute;e repr&amp;eacute;sentent 7&amp;nbsp;% du total des exportations fran&amp;ccedil;aises vers le pays (458 millions d&amp;rsquo;euros), alors que cette part n&amp;rsquo;est que de 3&amp;nbsp;% vers le reste du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sophistication de la demande cor&amp;eacute;enne devrait b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficier &amp;agrave; l&amp;rsquo;offre fran&amp;ccedil;aise. Avec un PIB/habitant PPA qui a d&amp;eacute;pass&amp;eacute; celui du Japon en 2021, la Cor&amp;eacute;e est devenue en 2022 le premier march&amp;eacute; de produits de luxe par habitant, et le 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; en valeur absolue apr&amp;egrave;s la Chine. Ce d&amp;eacute;veloppement d&amp;rsquo;un march&amp;eacute; haut de gamme devrait conforter le positionnement de la France sur le segment &lt;em&gt;premium&lt;/em&gt; voire &lt;em&gt;super premium&lt;/em&gt; du march&amp;eacute; cor&amp;eacute;en. Des opportunit&amp;eacute;s de d&amp;eacute;veloppement pour les entreprises fran&amp;ccedil;aises sont &amp;eacute;galement identifi&amp;eacute;es en lien avec un d&amp;eacute;sir croissant des consommateurs cor&amp;eacute;ens pour l&amp;rsquo;authenticit&amp;eacute;, les ingr&amp;eacute;dients naturels et les processus de fabrication respectueux de l&amp;rsquo;environnement. Enfin, le vieillissement acc&amp;eacute;l&amp;eacute;r&amp;eacute; de la population cor&amp;eacute;enne devrait soutenir la demande en dermo-cosm&amp;eacute;tiques fonctionnels comme les soins anti-&amp;acirc;ge, antitaches, etc tandis que la Cor&amp;eacute;e du Sud se d&amp;eacute;marque par une forte proportion de consommateurs de cosm&amp;eacute;tique parmi la population masculine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Cor&amp;eacute;e du Sud est devenue un partenaire de premier plan en termes d&amp;rsquo;innovation et de lancement de nouvelles tendances. De par leur mode de fonctionnement, les ODM cor&amp;eacute;ens constituent une source constante d&amp;rsquo;innovation pour les groupes internationaux. Au-del&amp;agrave; des entreprises cor&amp;eacute;ennes des cosm&amp;eacute;tiques, l&amp;rsquo;&amp;eacute;cosyst&amp;egrave;me cor&amp;eacute;en des services num&amp;eacute;riques peut &amp;eacute;galement apporter des briques technologiques utiles pour les groupes internationaux. Enfin, le r&amp;ocirc;le prescripteur et de faiseur de tendances de la Cor&amp;eacute;e en Asie, fait que la compr&amp;eacute;hension de ce march&amp;eacute; pr&amp;eacute;figure la trajectoire que pourront suivre des march&amp;eacute;s de beaucoup plus grande taille, y compris en dehors d&amp;rsquo;Asie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Note r&amp;eacute;alis&amp;eacute;e avec l'appui du p&amp;ocirc;le&amp;nbsp;Art de Vivre et Sant&amp;eacute; du bureau Business France de Cor&amp;eacute;e du Sud.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div&gt;&lt;br clear="all" /&gt;&lt;hr align="left" size="1" width="33%" /&gt;
&lt;div id="ftn1"&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; &lt;a href="https://www.stratviewresearch.com/1473/Cosmetics-OEM-ODM-Market.html"&gt;https://www.stratviewresearch.com/1473/Cosmetics-OEM-ODM-Market.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/b3523154-bae8-4c02-9e70-0ad5e25e28e1/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>c552476f-fcfe-4e3b-9e09-baf859d5ceaa</id><title type="text">Impact de l’épidémie de covid-19 sur les secteurs pharmaceutique et cosmétique au Japon - le point début avril</title><summary type="text">Plutôt bien positionnée sur la production d’équipements médicaux (ciblant en priorité le marché national) et le développement de traitements contre le COVID-19, l’industrie pharmaceutique japonaise n’en reste pas moins vulnérable, car dépendante de ses importations massives de composants étrangers. Le secteur cosmétique est beaucoup plus fortement affecté par la crise, tant sur son premier marché étranger qu'est la Chine, que sur son marché intérieur.</summary><updated>2020-04-22T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2020/04/22/impact-de-l-epidemie-de-covid-19-sur-les-secteurs-pharmaceutique-et-cosmetique-au-japon-le-point-debut-avril" /><content type="html">&lt;div class="focus"&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Plut&amp;ocirc;t bien positionn&amp;eacute;e sur la production d&amp;rsquo;&amp;eacute;quipements m&amp;eacute;dicaux (ciblant en priorit&amp;eacute; le march&amp;eacute; national) et le d&amp;eacute;veloppement de traitements contre le COVID-19, l&amp;rsquo;industrie pharmaceutique japonaise n&amp;rsquo;en reste pas moins vuln&amp;eacute;rable, car d&amp;eacute;pendante de ses importations massives de composants &amp;eacute;trangers. Le secteur cosm&amp;eacute;tique est beaucoup plus fortement affect&amp;eacute; par la crise, tant sur son premier march&amp;eacute; &amp;eacute;tranger qu'est la Chine, que sur son march&amp;eacute; int&amp;eacute;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;h5&gt;1. Une augmentation des capacit&amp;eacute;s de production d&amp;rsquo;&amp;eacute;quipements m&amp;eacute;dicaux et de produits pharmaceutiques&lt;/h5&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L&amp;rsquo;&amp;eacute;pid&amp;eacute;mie du COVID-19 a entra&amp;icirc;n&amp;eacute; une forte croissance des ventes de produits sanitaires de pr&amp;eacute;vention. Selon, les statistiques publi&amp;eacute;es par le minist&amp;egrave;re de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie (METI) fin mars, les &lt;strong&gt;ventes au d&amp;eacute;tail &amp;eacute;taient en hausse de 9% en f&amp;eacute;vrier dans la cat&amp;eacute;gorie &amp;laquo;&amp;nbsp;produits m&amp;eacute;dicaux, pharmaceutiques et cosm&amp;eacute;tiques&amp;nbsp;&amp;raquo;,&lt;/strong&gt; augmentation port&amp;eacute;e principalement par les masques et solutions d&amp;eacute;sinfectantes. Or, l&amp;rsquo;approvisionnement en masques est fortement d&amp;eacute;pendant des importations : en 2018, &lt;strong&gt;1Md d&amp;rsquo;unit&amp;eacute;s &amp;eacute;taient produites au Japon, contre 4 Mds import&amp;eacute;es&lt;/strong&gt;. D&amp;egrave;s lors, l'acc&amp;egrave;s &amp;agrave; ces produits s'est av&amp;eacute;r&amp;eacute; tr&amp;egrave;s contraint et perl&amp;eacute; sur le Japon, depuis d&amp;eacute;but mars. De la m&amp;ecirc;me fa&amp;ccedil;on, les besoins en ventilateurs et en syst&amp;egrave;me d'oxyg&amp;eacute;nation par membrane extracorporelle, ECMO, ne sont que partiellement couverts par une production nationale limit&amp;eacute;e : on comptabilisait &lt;strong&gt;28.000 ventilateurs&lt;/strong&gt; au Japon, mi-f&amp;eacute;vrier, dont seulement 60% &amp;eacute;taient op&amp;eacute;rationnels, et &lt;strong&gt;1400 ECMO. &lt;/strong&gt;Environ &lt;strong&gt;90&amp;nbsp;% &amp;eacute;taient import&amp;eacute;s&lt;/strong&gt;. La profession fait &amp;eacute;galement &amp;eacute;tat de la difficult&amp;eacute; de certains h&amp;ocirc;pitaux &amp;agrave; faire fonctionner ce type d'&amp;eacute;quipements sp&amp;eacute;cialis&amp;eacute;s sans vivier suffisant de personnel infirmier form&amp;eacute; &amp;agrave; leur utilisation et, plus g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralement, dans un contexte caract&amp;eacute;ris&amp;eacute; par un manque historique d'infirmiers, qui n&amp;eacute;cessite de faire souvent appel &amp;agrave; une main d'&amp;oelig;uvre &amp;eacute;trang&amp;egrave;re.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Les industriels japonais du secteur augmentent donc leurs capacit&amp;eacute;s de production&lt;/strong&gt;. Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, entend notamment s&amp;eacute;curiser d&amp;egrave;s &amp;agrave; pr&amp;eacute;sent la production de 15 000 ventilateurs. Sanko va ainsi multiplier par 10 sa production annuelle ; Koken Medical entend la doubler. Le fabricant d&amp;rsquo;ECMO, Terumo, s&amp;rsquo;est &amp;eacute;galement fix&amp;eacute; pour objectif de produire en quelques mois l&amp;rsquo;&amp;eacute;quivalent de sa production annuelle ; son concurrent Senko Medical Instrument augmentera sa production annuelle de 33%. Dans le m&amp;ecirc;me temps, &lt;strong&gt;des industriels d&amp;rsquo;autres secteurs convertissent leurs usines&lt;/strong&gt;, au Japon et &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;tranger, pour produire des masques, &amp;agrave; l&amp;rsquo;image de Sharp et Iris Ohyama, ou bien encore des visi&amp;egrave;res de protection, respirateurs et ventilateurs pour des constructeurs automobiles, comme Toyota ou Nissan, ou de solutions d&amp;eacute;sinfectantes pour ce qui concerne Shiseido.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;L&amp;rsquo;industrie japonaise est, par ailleurs, mobilis&amp;eacute;e dans la recherche, le d&amp;eacute;veloppement et la production de traitements contre le COVID-19&lt;/strong&gt;, tel que le m&amp;eacute;dicament anti-grippal Avigan, d&amp;eacute;velopp&amp;eacute; par Fujifilm Toyama Chemical, qui ambitionne de tripler le stock actuel pour pouvoir traiter 2 millions de personnes, ou le cortico-st&amp;eacute;ro&amp;iuml;de pour l'asthme, Alvesco, produit par Teijin. Le principal acteur pharmaceutique japonais, Takeda, a pour sa part lanc&amp;eacute; le d&amp;eacute;veloppement d'un nouveau m&amp;eacute;dicament, &amp;agrave; partir d'anticorps extraits du s&amp;eacute;rum sanguin de patients gu&amp;eacute;ris. Mitsubishi Tanabe Pharma, par le biais de sa filiale canadienne Medicago et du groupe Irom, a lanc&amp;eacute; des recherches sur l'&amp;eacute;laboration d'un vaccin, en collaboration avec l'Universit&amp;eacute; Fudan &amp;agrave; Shanghai. La start Up &lt;strong&gt;AnGes Inc&lt;/strong&gt;, fond&amp;eacute;e par le Pr Ryuichi MORISHITA de &lt;strong&gt;l'Universit&amp;eacute; d'Osaka&lt;/strong&gt;, s'est jointe &amp;agrave; &lt;strong&gt;Takara Bio Inc&lt;/strong&gt; (Japon) et &lt;strong&gt;Daicel&lt;/strong&gt; (Japon) pour d&amp;eacute;velopper un vaccin et d&amp;eacute;poser, le 1er avril, un brevet, qui doit donner lieu ult&amp;eacute;rieurement &amp;agrave; des essais cliniques.&lt;/p&gt;
&lt;h5 style="text-align: justify;"&gt;2. Des incertitudes sur les retomb&amp;eacute;es &amp;eacute;conomiques pour l&amp;rsquo;industrie pharmaceutique&lt;/h5&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L'industrie locale n'en reste pas moins &lt;strong&gt;menac&amp;eacute;e par des ruptures des chaines d&amp;rsquo;approvisionnement &lt;/strong&gt;en cas : (i) de restrictions des exportations m&amp;eacute;dicales par les pays &amp;eacute;trangers fournisseurs (cas d'ores et d&amp;eacute;j&amp;agrave; de l'Inde ou Ta&amp;iuml;wan...) et (ii) d&amp;rsquo;une extension au commerce de biens des restrictions actuellement en vigueur pour le transport de personnes. Une part significative de la production japonaise est r&amp;eacute;alis&amp;eacute;e &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;tranger et ceux disposant d'usines au Japon, comme Takeda, restent tributaires d'importations de composants en provenance notamment de Chine et d'Inde. Les soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s les plus touch&amp;eacute;es semblent &amp;ecirc;tre les fabricants de g&amp;eacute;n&amp;eacute;riques.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Quant &amp;agrave; elles, les retomb&amp;eacute;es &amp;eacute;conomiques du d&amp;eacute;veloppement de traitements contre le COVID-19 &lt;strong&gt;d&amp;eacute;pendront largement du calendrier de leur mise sur le march&amp;eacute; et d&amp;rsquo;une &amp;eacute;ventuelle r&amp;eacute;quisition de ces traitements par les autorit&amp;eacute;s&lt;/strong&gt;. A cet &amp;eacute;gard, les deux f&amp;eacute;d&amp;eacute;rations de r&amp;eacute;f&amp;eacute;rence du secteur au Japon ont publi&amp;eacute;, le 30 mars, un &lt;strong&gt;appel au gouvernement pour d&amp;eacute;bloquer des financements exceptionnels de 850 M &amp;euro;&lt;/strong&gt; afin de permettre le d&amp;eacute;veloppement acc&amp;eacute;l&amp;eacute;r&amp;eacute; de m&amp;eacute;dicaments et vaccins.&lt;/p&gt;
&lt;h5 style="text-align: justify;"&gt;3. Un fort impact sur le secteur des cosm&amp;eacute;tiques en raison de sa d&amp;eacute;pendance au march&amp;eacute; chinois&lt;/h5&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Les ventes dans l'industrie cosm&amp;eacute;tique ont &amp;eacute;t&amp;eacute; profond&amp;eacute;ment affect&amp;eacute;es par l'&amp;eacute;pid&amp;eacute;mie, d&amp;rsquo;abord sur leur premier march&amp;eacute; &amp;eacute;tranger (la Chine continentale et Hong Kong, repr&amp;eacute;sentant, en 2018, 60% des exportations). Les mesures de confinement mises en &amp;oelig;uvre en Chine ont fait chuter &amp;agrave; la fois la consommation sur place et le nombre de visiteurs chinois au Japon (-87,9% en f&amp;eacute;vrier). A titre d'illustration, Shiseido a annonc&amp;eacute; &lt;strong&gt;une baisse de ses ventes en Chine de -55%, rien qu'entre le 24 et le 30 janvier&lt;/strong&gt;; le groupe a toutefois commenc&amp;eacute; &amp;agrave; rouvrir ses magasins en Chine d&amp;egrave;s le 10 f&amp;eacute;vrier.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le march&amp;eacute; int&amp;eacute;rieur (qui avait cr&amp;ucirc; de +22% entre 2012 et 2018) est bien s&amp;ucirc;r aussi touch&amp;eacute;, ne serait-ce que parce qu'il d&amp;eacute;pendait de plus en plus des touristes chinois. D&amp;egrave;s le d&amp;eacute;but du mois de mars, ainsi, le groupe cosm&amp;eacute;tique Pola Orbis estimait que son chiffre d&amp;rsquo;affaires du 1er trimestre 2020 pourrait &amp;ecirc;tre jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; 70% inf&amp;eacute;rieur &amp;agrave; celui initialement pr&amp;eacute;vu. On peut s&amp;rsquo;attendre d&amp;eacute;sormais &amp;agrave; une &lt;strong&gt;chute de la demande int&amp;eacute;rieure des r&amp;eacute;sidents japonais&lt;/strong&gt;, compte tenu de l&amp;rsquo;entr&amp;eacute;e en vigueur de l&amp;rsquo;&amp;eacute;tat d&amp;rsquo;urgence le 8 avril. Juste apr&amp;egrave;s l'appel &amp;agrave; confinement volontaire par la gouverneur de Tokyo, les ventes de cosm&amp;eacute;tiques avaient d&amp;eacute;j&amp;agrave; &lt;strong&gt;diminu&amp;eacute; de -21% entre le 23 et le 29 mars, par rapport &amp;agrave; 2019. &lt;/strong&gt;Des industriels font toutefois &amp;eacute;tat de tentatives des grands groupes de r&amp;eacute;orienter leurs ventes vers le commerce en ligne ou les ventes priv&amp;eacute;es par t&amp;eacute;l&amp;eacute;phone aupr&amp;egrave;s de leurs clients fid&amp;egrave;les, afin de compenser cette baisse du march&amp;eacute; traditionnel.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/c552476f-fcfe-4e3b-9e09-baf859d5ceaa/images/visuel" xmlns="media" /></entry></feed>