<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><feed xml:lang="fr-fr" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"><title type="text">Trésor-Info - Publications de la direction générale du Trésor - conjoncture-macroeconomique</title><subtitle type="text">Flux de publication de la direction générale du Trésor - conjoncture-macroeconomique</subtitle><id>FluxArticlesTag-conjoncture-macroeconomique</id><rights type="text">Copyright 2026</rights><updated>2026-04-24T00:00:00+02:00</updated><logo>/favicon.png</logo><author><name>Direction générale du Trésor</name><uri>https://localhost/sitepublic/</uri><email>contact@dgtresor.gouv.fr</email></author><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Flux/Atom/Articles/Tags/conjoncture-macroeconomique" /><entry><id>1dd3c1f3-9674-4676-af43-7cb272c3ecac</id><title type="text">Actualités économiques et financières d’Asie du Sud du 17 au 23 avril 2026</title><summary type="text">Chaque semaine, le SER de New Delhi publie les "Brèves économiques", qui offrent une synthèse sur l'actualité économique et financière régionale (Afghanistan, Bangladesh, Bhoutan, Inde, Maldives, Népal, Pakistan et Sri Lanka)...</summary><updated>2026-04-24T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/04/24/actualites-economiques-et-financieres-d-asie-du-sud-du-17-au-23-avril-2026" /><content type="html">&lt;h4 style="text-align: center;"&gt;Afghanistan&lt;/h4&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Rapport pays du Programme alimentaire mondial&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Selon le dernier rapport du Programme Alimentaire Mondial (PMA) publi&amp;eacute; en mars dernier, l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie afghane reste contrainte par un environnement de faible croissance, de chocs climatiques r&amp;eacute;currents, et des perturbations g&amp;eacute;opolitiques de la r&amp;eacute;gion entrainant des probl&amp;eacute;matiques de connectivit&amp;eacute;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, les conditions macro&amp;eacute;conomiques demeurent fragiles, avec des marges de man&amp;oelig;uvre externes limit&amp;eacute;es et une position ext&amp;eacute;rieure faible. Bien que l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; &amp;eacute;conomique globale ait montr&amp;eacute; une reprise mod&amp;eacute;r&amp;eacute;e, le PIB par habitant a diminu&amp;eacute;, refl&amp;eacute;tant une pression persistante sur les niveaux de vie dans un contexte de croissance d&amp;eacute;mographique rapide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;afghani est rest&amp;eacute; globalement stable face au dollar am&amp;eacute;ricain en mars 2026, avec une moyenne de 64,3 AFN/USD. Cette stabilit&amp;eacute; relative refl&amp;egrave;te la poursuite des entr&amp;eacute;es de devises &amp;eacute;trang&amp;egrave;res et les interventions r&amp;eacute;p&amp;eacute;t&amp;eacute;es de la Banque centrale. Cette stabilit&amp;eacute; a contribu&amp;eacute; &amp;agrave; contenir les co&amp;ucirc;ts d&amp;rsquo;importation, notamment pour les denr&amp;eacute;es alimentaires et le carburant, bien que son effet sur les prix domestiques soit partiellement att&amp;eacute;nu&amp;eacute; par des contraintes d&amp;rsquo;offre persistantes et des perturbations du commerce transfrontalier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;h4 style="text-align: center;"&gt;Bangladesh&lt;/h4&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Choc externe majeur : les r&amp;eacute;percussions &amp;eacute;conomiques de la guerre en Iran sur le Bangladesh&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le Selon une analyse de think tank South Asian Network on Economic Modeling (SANEM), si la persistance de la guerre en Iran pourrait r&amp;eacute;duire le PIB du Bangladesh jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; 3 % sur les deux prochaines ann&amp;eacute;es, en raison de la forte d&amp;eacute;pendance du pays aux importations d&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie, aux transferts de migrants en provenance du Golfe et &amp;agrave; la demande internationale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pressions macro&amp;eacute;conomiques : croissance, inflation et finances publiques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le conflit alimente une hausse des prix de l&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie et des intrants import&amp;eacute;s, accentuant les tensions inflationnistes d&amp;eacute;j&amp;agrave; existantes au Bangladesh. En t&amp;eacute;moigne la hausse des prix des carburants de 10 &amp;agrave; 15 %, avec un litre d&amp;rsquo;essence port&amp;eacute; &amp;agrave; 135 taka, contre 116 taka pr&amp;eacute;c&amp;eacute;demment. Chaque augmentation de 10 USD du prix du p&amp;eacute;trole pourrait accro&amp;icirc;tre la facture d&amp;rsquo;importation de 70 &amp;agrave; 80 M USD par mois, aggravant m&amp;eacute;caniquement le d&amp;eacute;ficit commercial du pays. Parall&amp;egrave;lement, les finances publiques ne sont pas &amp;eacute;pargn&amp;eacute;es&amp;nbsp;: hausse des subventions &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tiques et des besoins de financement ext&amp;eacute;rieur (plus de 2 Mds USD recherch&amp;eacute;s aupr&amp;egrave;s des institutions internationales pour assurer la couverture d&amp;rsquo;importations &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tiques).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces tensions interviennent alors que la reprise &amp;eacute;conomique restait fragile. Les r&amp;eacute;serves de change se sont redress&amp;eacute;es, passant d&amp;rsquo;environ 18 Mds USD fin 2024 &amp;agrave; pr&amp;egrave;s de 30 Mds USD d&amp;eacute;but 2026, tandis que l&amp;rsquo;inflation s&amp;rsquo;est mod&amp;eacute;r&amp;eacute;e autour de 8&amp;ndash;9 % et que la croissance des d&amp;eacute;p&amp;ocirc;ts bancaires &amp;eacute;tait redevenue dynamique. Toutefois, la performance de croissance est rest&amp;eacute;e limit&amp;eacute;e &amp;agrave; 3 % au T2 de l&amp;rsquo;exercice 2025-26, soit son plus bas niveau depuis la p&amp;eacute;riode Covid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un choc externe qui se r&amp;eacute;percute sur la balance des paiements&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Bangladesh est particuli&amp;egrave;rement expos&amp;eacute; en tant qu&amp;rsquo;importateur net d&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie, dans un contexte de forte d&amp;eacute;pendance aux approvisionnements ext&amp;eacute;rieurs. La perturbation des flux via le d&amp;eacute;troit d&amp;rsquo;Ormuz et la hausse des prix du GNL (gaz naturel liqu&amp;eacute;fi&amp;eacute;) ont entra&amp;icirc;n&amp;eacute; une augmentation significative de la facture &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique : les importations de GNL ont atteint environ 880 M USD sur quelques mois, soit un niveau &amp;eacute;lev&amp;eacute; &amp;eacute;quivalent &amp;agrave; pr&amp;egrave;s de 15 % des importations mensuelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Transferts de migrants et march&amp;eacute; du travail : un risque cl&amp;eacute;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le conflit affecte &amp;eacute;galement les transferts de fonds, pilier de la stabilit&amp;eacute; macro&amp;eacute;conomique, qui ont atteint 32,8 Mds USD en 2025 (soit plus de 6 % du PIB). Pr&amp;egrave;s de la moiti&amp;eacute; de ces transferts proviennent du Moyen-Orient, o&amp;ugrave; sont employ&amp;eacute;s pr&amp;egrave;s de 7 millions de travailleurs bangladais, les rendant vuln&amp;eacute;rables &amp;agrave; un ralentissement &amp;eacute;conomique dans les pays du Golfe, susceptible de peser sur les flux de devises. Dans ce contexte, un sc&amp;eacute;nario combinant plusieurs chocs, dont une baisse de 10 % des transferts en provenance des pays du Golfe, accentuerait ces risques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Exportations et secteurs industriels sous pression&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le conflit entra&amp;icirc;ne in&amp;eacute;vitablement une hausse des co&amp;ucirc;ts logistiques (assurance, fret maritime) et des perturbations des cha&amp;icirc;nes d&amp;rsquo;approvisionnement. Un sc&amp;eacute;nario de tensions prolong&amp;eacute;es anticipe ainsi une augmentation de 25 % des co&amp;ucirc;ts de fret, li&amp;eacute;e &amp;agrave; la hausse des prix du carburant et des primes d&amp;rsquo;assurance dans les zones &amp;agrave; risque. Cela affecte en particulier le secteur textile et de l&amp;rsquo;habillement, pilier des exportations. Par ailleurs, une baisse de 5 % de la demande d&amp;rsquo;exportations vers les march&amp;eacute;s europ&amp;eacute;ens et am&amp;eacute;ricains est envisag&amp;eacute;e, ce qui p&amp;egrave;serait directement sur les d&amp;eacute;bouch&amp;eacute;s ext&amp;eacute;rieurs du pays. La hausse des co&amp;ucirc;ts &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tiques rench&amp;eacute;rit &amp;eacute;galement la production industrielle et r&amp;eacute;duit la comp&amp;eacute;titivit&amp;eacute; des exportations. M&amp;ecirc;me les secteurs davantage tourn&amp;eacute;s vers le march&amp;eacute; int&amp;eacute;rieur, comme l&amp;rsquo;agriculture, subissent des effets indirects, &amp;agrave; travers la hausse des prix des intrants et un affaiblissement de la demande int&amp;eacute;rieure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La stabilit&amp;eacute; financi&amp;egrave;re en p&amp;eacute;ril&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces diff&amp;eacute;rents canaux cr&amp;eacute;ent un effet cumulatif sur l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie : d&amp;eacute;t&amp;eacute;rioration de la balance des paiements, pressions sur la monnaie, hausse de l&amp;rsquo;inflation et ralentissement de la croissance. Ces fragilit&amp;eacute;s sont accentu&amp;eacute;es par les vuln&amp;eacute;rabilit&amp;eacute;s du secteur financier, marqu&amp;eacute; par un niveau &amp;eacute;lev&amp;eacute; de pr&amp;ecirc;ts non performants (environ 30 % des encours) et un ralentissement du cr&amp;eacute;dit au secteur priv&amp;eacute; (autour de 6 %), limitant le financement de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie. Par ailleurs, la faiblesse des marges budg&amp;eacute;taires conduit l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat &amp;agrave; recourir davantage &amp;agrave; des financements bancaires &amp;agrave; court et moyen terme, voire &amp;agrave; la banque centrale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;h4 style="text-align: center;"&gt;Inde&lt;/h4&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;activit&amp;eacute; industrielle de base de l&amp;rsquo;Inde en contraction lors du mois de mars&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;En lien avec les perturbations d&amp;rsquo;approvisionnement &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique mondiales, l'activit&amp;eacute; industrielle de base de l'Inde, combinant huit industries cl&amp;eacute;s, s'est contract&amp;eacute;e en mars 2026 et recule de 0,4 % en glissement annuel par rapport &amp;agrave; mars 2025, selon les donn&amp;eacute;es gouvernementales publi&amp;eacute;es. Il s&amp;rsquo;agit de la plus faible performance enregistr&amp;eacute;e depuis pr&amp;egrave;s de deux ans et un revirement brutal par rapport &amp;agrave; la croissance de 2,8 % observ&amp;eacute;e en f&amp;eacute;vrier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les baisses marqu&amp;eacute;es observ&amp;eacute;es dans des secteurs essentiels tels que les engrais (-24,6%), le p&amp;eacute;trole brut (-5,7%), le charbon (-4,0%) et l'&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; (-0,5%) ont largement contribu&amp;eacute; &amp;agrave; ce ralentissement avec une croissance n&amp;eacute;gative au cours du mois, inversant la dynamique positive enregistr&amp;eacute;e &amp;agrave; peine un mois auparavant. Le gaz naturel, l'acier, le ciment et les produits de raffinerie ont apport&amp;eacute; un certain soutien, la croissance &amp;eacute;tant tir&amp;eacute;e par une hausse de 6,4 % sur ces secteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&amp;eacute; cette baisse mensuelle, la performance cumul&amp;eacute;e pour l'ensemble de l'exercice financier a affich&amp;eacute; une l&amp;eacute;g&amp;egrave;re progression. En effet, l'indice a progress&amp;eacute; de 2,6 % entre avril 2025 et mars 2026 (chiffres provisoires), par rapport &amp;agrave; la m&amp;ecirc;me p&amp;eacute;riode de l'ann&amp;eacute;e pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Singapour, principale source d&amp;rsquo;investissements directs &amp;eacute;trangers en Inde&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Entre avril et d&amp;eacute;cembre 2025, Singapour se classe au premier rang des pays sources d&amp;rsquo;investissement directs &amp;eacute;trangers en Inde, avec un montant investi de 17,6 Mds USD soit environ 37% du total des IDE de la totalit&amp;eacute; des investissements sur la p&amp;eacute;riode (pr&amp;egrave;s de 50 Mds USD). Les &amp;Eacute;tats-Unis arrivent en deuxi&amp;egrave;me position avec environ 16 %, suivis de l&amp;rsquo;&amp;icirc;le Maurice avec 10 %. Le Japon et les &amp;Eacute;mirats arabes unis figuraient &amp;eacute;galement parmi les cinq principaux pays investisseurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les secteurs de pr&amp;eacute;dilection des investissements sont principalement les services et les technologies informatiques (22%) suivi du secteur des services financiers et bancaires (18%).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les donn&amp;eacute;es, les investissements en provenance de Chine se sont &amp;eacute;lev&amp;eacute;s &amp;agrave; 6,5 M USD en 2025, soit une hausse par rapport aux 3,7 M USD enregistr&amp;eacute;s en 2024, tandis que ceux en provenance de Hong Kong ont recul&amp;eacute;, passant de 87,7 M USD &amp;agrave; 61,4 M USD.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les &amp;Eacute;tats, le Maharashtra a enregistr&amp;eacute; les flux d'investissements &amp;eacute;trangers les plus &amp;eacute;lev&amp;eacute;s, avec 15,4 Mds USD, suivi du Karnataka avec 11,1 Mds USD au cours des trois premiers trimestres de l'exercice 2026.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A noter qu&amp;rsquo;une part importante des investissements proviennent des &amp;icirc;les Caimans ou Chypre, confirmant la tendance des IDE en Inde de passer par ces juridictions. En effet, selon un article de The Economic Times, les investissements directs &amp;eacute;trangers en provenance des &amp;icirc;les Ca&amp;iuml;mans ont &amp;eacute;t&amp;eacute; multipli&amp;eacute;s par cinq, passant de 422 M USD en 2024 &amp;agrave; 2 Mds USD tandis que Chypre, a investi 1,4 Md USD en Inde en 2025 contre 1,2 Md USD en 2024.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;R&amp;eacute;duction du d&amp;eacute;ficit commercial de marchandises en mars&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le d&amp;eacute;ficit commercial de l'Inde a connu une baisse significative en mars, revenu de 27,1 Mds USD en f&amp;eacute;vrier &amp;agrave; 20 Mds USD d&amp;eacute;sormais. Il s&amp;rsquo;agit d&amp;rsquo;un niveau inf&amp;eacute;rieur &amp;agrave; ce que projetaient les &amp;eacute;conomistes qui tablaient davantage autour d&amp;rsquo;un niveau de d&amp;eacute;ficit avoisinant 30 Mds USD.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&amp;eacute; la mont&amp;eacute;e des tensions au Moyen-Orient, on observe une hausse simultan&amp;eacute;e des exportations et un ralentissement des importations. Selon les donn&amp;eacute;es gouvernementales, les exportations de marchandises sont pass&amp;eacute;es de 36,6 Mds USD en f&amp;eacute;vrier &amp;agrave; 38,9 Mds USD en mars, tandis que les importations ont recul&amp;eacute; de 63,7 Mds USD &amp;agrave; 59,9 Mds USD.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, selon le secr&amp;eacute;taire au Commerce Rajesh Agrawal, les exportations totales de biens et de services de l'Inde devraient augmenter de 4,2 % en glissement annuel pour atteindre environ 860 Mds USD en 2025-26.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les exportations de services sont rest&amp;eacute;es un moteur essentiel, s'&amp;eacute;tablissant &amp;agrave; 418,3 Mds USD au cours de l'exercice, gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; l&amp;rsquo;exportation de service au sein des technologies de l'information, des services aux entreprises et des services financiers. Dans le m&amp;ecirc;me temps, les exportations de marchandises ont enregistr&amp;eacute; une l&amp;eacute;g&amp;egrave;re hausse annuelle de 1 % pour atteindre 441,8 Mds USD.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="text-decoration: none;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h4 style="text-align: center;"&gt;Maldives&lt;/h4&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Les Maldives constituent l&amp;rsquo;un des pays les plus fragiles d&amp;rsquo;Asie-Pacifique selon le PNUD&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Cette situation n&amp;rsquo;est pas li&amp;eacute;e au commerce de biens ou aux transferts de migrants, mais &amp;agrave; la d&amp;eacute;pendance extr&amp;ecirc;me de l&amp;rsquo;archipel au tourisme combin&amp;eacute;e &amp;agrave; une situation budg&amp;eacute;taire d&amp;eacute;j&amp;agrave; tendue. D&amp;eacute;but mars, les arriv&amp;eacute;es touristiques affichaient une baisse de 23,4% sur un an. Le c&amp;oelig;ur du risque maldivien est fiscal. Le PNUD estime en effet que chaque mois de recul des arriv&amp;eacute;es et d&amp;rsquo;affaiblissement de l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; peut co&amp;ucirc;ter 85 &amp;agrave; 100 MUSD de recettes (1 &amp;agrave; 1,2% du PIB), augmenter le ratio dette/PIB d&amp;rsquo;environ 1,2 point, et &amp;eacute;largir le d&amp;eacute;ficit budg&amp;eacute;taire d&amp;rsquo;environ 21%. Les Maldives font d&amp;eacute;j&amp;agrave; face &amp;agrave; une dette tr&amp;egrave;s &amp;eacute;lev&amp;eacute;e (135,9% du PIB environ), et un d&amp;eacute;ficit budg&amp;eacute;taire important. Outre le choc qu&amp;rsquo;il provoque sur les recettes, le conflit au Moyen-Orient constitue &amp;eacute;galement un risque pour la continuit&amp;eacute; des services essentiels, qui sont concentr&amp;eacute;s dans la capitale alors que la hausse des prix du carburant ou la baisse de sa disponibilit&amp;eacute; pourrait rendre le transport plus difficile pour les 200 &amp;icirc;les habit&amp;eacute;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;La vigueur du tourisme masque de fortes fragilit&amp;eacute;s macro&amp;eacute;conomiques selon la Banque mondiale&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie a fortement acc&amp;eacute;l&amp;eacute;r&amp;eacute; en 2025, avec une croissance de 8,6% au 3e trimestre, rythme le plus rapide depuis quatre ans, gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; la vigueur des arriv&amp;eacute;es touristiques. L&amp;rsquo;am&amp;eacute;lioration apparente du solde budg&amp;eacute;taire primaire pourrait ne pas refl&amp;eacute;ter l&amp;rsquo;accumulation d&amp;rsquo;arri&amp;eacute;r&amp;eacute;s publics. L&amp;rsquo;inflation a atteint 4% en 2025, malgr&amp;eacute; des subventions encore importantes, mais de moins en moins efficaces en raison des tensions sur les devises, qui sont mises en lumi&amp;egrave;re par l&amp;rsquo;&amp;eacute;cart croissant entre le taux de change officiel et le march&amp;eacute; parall&amp;egrave;le, avec des r&amp;eacute;percussions sur le co&amp;ucirc;t et la disponibilit&amp;eacute; de certaines importations essentielles (m&amp;eacute;dicaments). Les perspectives pour 2026 se d&amp;eacute;gradent nettement. Le conflit au Moyen-Orient p&amp;egrave;sera lourdement sur l&amp;rsquo;archipel &amp;agrave; travers les perturbations touristiques, le rench&amp;eacute;rissement du carburant et le durcissement des conditions de financement. Les recettes touristiques devraient reculer en 2026, sous l&amp;rsquo;effet d&amp;rsquo;une baisse des arriv&amp;eacute;es, ce qui limiterait la croissance &amp;agrave; seulement 0,7%, avant un rebond en 2027-2028. L&amp;rsquo;inflation est attendue &amp;agrave; 6% en 2026 et devrait rester au-dessus de 4% jusqu&amp;rsquo;en 2028. Le pays conservera de larges d&amp;eacute;ficits budg&amp;eacute;taire et courant et pourrait continuer &amp;agrave; subir de fortes pressions de change, dans un contexte d&amp;eacute;j&amp;agrave; marqu&amp;eacute; par un risque &amp;eacute;lev&amp;eacute; de crise sur la dette souveraine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;La Banque mondiale pr&amp;eacute;pare un pr&amp;ecirc;t 50 MUSD pour s&amp;eacute;curiser les importations de carburant&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ce financement d&amp;rsquo;urgence vise &amp;agrave; aider les Maldives &amp;agrave; maintenir l&amp;rsquo;approvisionnement en carburant indispensable &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute;, au dessalement de l&amp;rsquo;eau et au transport inter-&amp;icirc;les. Cette aide intervient alors que l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie maldivienne appara&amp;icirc;t tr&amp;egrave;s fragilis&amp;eacute;e par le niveau insoutenable de la dette publique et l&amp;rsquo;attrition des r&amp;eacute;serves de change.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;h4 style="text-align: center;"&gt;N&amp;eacute;pal&lt;/h4&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;La fuite des cerveaux et sortie de devises &amp;eacute;trang&amp;egrave;res&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Au cours des huit premiers mois de l'exercice budg&amp;eacute;taire en cours (de mi-juillet &amp;agrave; mi-mars), les N&amp;eacute;palais ont d&amp;eacute;pens&amp;eacute; l&amp;rsquo;&amp;eacute;quivalent de 998 M USD en roupie n&amp;eacute;palaise pour financer des &amp;eacute;tudes &amp;agrave; l'&amp;eacute;tranger, soit une hausse d'environ 8 % par rapport &amp;agrave; la m&amp;ecirc;me p&amp;eacute;riode l'ann&amp;eacute;e derni&amp;egrave;re. Les donn&amp;eacute;es de la Banque centrale du N&amp;eacute;pal (Nepal Rastra Bank) indiquent que 913 M USD avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;pens&amp;eacute;s &amp;agrave; ce titre au cours de la p&amp;eacute;riode correspondante de l'exercice budg&amp;eacute;taire pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les experts, cette hausse refl&amp;egrave;te le nombre croissant d'&amp;eacute;tudiants quittant le pays pour poursuivre des &amp;eacute;tudes sup&amp;eacute;rieures, ce qui fait augmenter m&amp;eacute;caniquement les sorties de devises &amp;eacute;trang&amp;egrave;res. Selon la Banque centrale, les sorties de devises li&amp;eacute;es aux &amp;eacute;tudes &amp;agrave; l'&amp;eacute;tranger ont augment&amp;eacute; r&amp;eacute;guli&amp;egrave;rement ces derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les analystes attribuent cette tendance aux perspectives d'emploi et aux revenus plus &amp;eacute;lev&amp;eacute;s &amp;agrave; l'&amp;eacute;tranger, qui continuent d'attirer les &amp;eacute;tudiants. Ils ajoutent que cette tendance contribue &amp;eacute;galement &amp;agrave; l'augmentation des entr&amp;eacute;es de fonds provenant des transferts de fonds.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 16&amp;egrave;me plan quinquennal pr&amp;eacute;sente des mesures politiques visant &amp;agrave; r&amp;eacute;former le secteur de l'&amp;eacute;ducation. Il propose d'augmenter la proportion d'&amp;eacute;tudiants dans les fili&amp;egrave;res techniques, d'am&amp;eacute;liorer les r&amp;eacute;sultats scolaires et de rendre l'&amp;eacute;ducation davantage ax&amp;eacute;e sur l'emploi afin d'enrayer la tendance &amp;agrave; &amp;eacute;tudier &amp;agrave; l'&amp;eacute;tranger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;h4 style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/h4&gt;
&lt;h4 style="text-align: center;"&gt;Sri Lanka&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le Sri Lanka particuli&amp;egrave;rement expos&amp;eacute; aux chocs externes selon le PNUD&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Cette situation s&amp;rsquo;explique par les vuln&amp;eacute;rabilit&amp;eacute;s multiples du pays, ce qui rend sa situation particuli&amp;egrave;rement d&amp;eacute;licate : 1) &amp;eacute;nergie : le pays figure parmi ceux o&amp;ugrave; la part du p&amp;eacute;trole dans la consommation d&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie primaire est la plus &amp;eacute;lev&amp;eacute;e, ce qui signifie qu&amp;rsquo;un choc p&amp;eacute;trolier se transmet rapidement aux transports, aux co&amp;ucirc;ts de production et au co&amp;ucirc;t de la vie ; 2) commerce : les pertes sur les exportations de th&amp;eacute; sont estim&amp;eacute;es &amp;agrave; 10 &amp;agrave; 15 MUSD par semaine ; 3) tourisme : les arriv&amp;eacute;es ont baiss&amp;eacute; de 40% entre f&amp;eacute;vrier et d&amp;eacute;but mars 2026 ; 4) march&amp;eacute; du travail du Golfe : 80,2% des d&amp;eacute;parts de travailleurs migrants sri-lankais en 2025 &amp;eacute;taient dirig&amp;eacute;s vers le Moyen-Orient. Le rapport sugg&amp;egrave;re que le Sri Lanka fait partie des pays o&amp;ugrave; un choc externe peut rapidement devenir un choc macro&amp;eacute;conomique g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralis&amp;eacute;, parce qu&amp;rsquo;il touche en m&amp;ecirc;me temps les devises, la consommation int&amp;eacute;rieure et l&amp;rsquo;activit&amp;eacute;, m&amp;ecirc;me si le PNUD estime que l&amp;rsquo;impact sur l&amp;rsquo;IDH restera modeste &amp;agrave; court terme, et m&amp;ecirc;me si la hausse de pauvret&amp;eacute; projet&amp;eacute;e sera limit&amp;eacute;e en valeur absolue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Rebond confirm&amp;eacute; en 2025, mais ralentissement attendu en 2026 selon la Banque mondiale&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Dans le prolongement de 2024, la croissance, soutenue par la consommation priv&amp;eacute;e (+9,1%) et les transferts de migrants (+20%), a atteint 5% en 2025 et l&amp;rsquo;inflation est rest&amp;eacute;e ma&amp;icirc;tris&amp;eacute;e. Le passage du cyclone Ditwah a toutefois caus&amp;eacute; la mort de plus de 600 personnes et des dommages estim&amp;eacute;s &amp;agrave; 3,3 Mds USD, (3% du PIB). La situation budg&amp;eacute;taire a continu&amp;eacute; de s&amp;rsquo;am&amp;eacute;liorer, avec un ratio dette/PIB retomb&amp;eacute; &amp;agrave; 93% au 3e trimestre 2025, contre un pic de 120%. Pour 2026, la Banque anticipe un ralentissement de la croissance &amp;agrave; 3,6% puis un l&amp;eacute;ger redressement en 2027 (+3,8%). La hausse des prix de l&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie, la normalisation du rythme de reprise et les s&amp;eacute;quelles persistantes de la crise &amp;mdash;manque de main-d&amp;rsquo;&amp;oelig;uvre qualifi&amp;eacute;e et difficult&amp;eacute;s &amp;agrave; engager les d&amp;eacute;penses en capital &amp;mdash; devraient peser sur l&amp;rsquo;activit&amp;eacute;. La reconstruction post-cyclone, la reprise du tourisme, l&amp;rsquo;am&amp;eacute;lioration des conditions de cr&amp;eacute;dit et la poursuite des r&amp;eacute;formes devraient au contraire soutenir l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie. Une suppression progressive des para-tarifs d&amp;rsquo;ici 2029 pourrait accro&amp;icirc;tre la consommation des m&amp;eacute;nages d&amp;rsquo;environ 3,1% en moyenne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Reprise solide en 2025, mais horizon 2026 assombri par les chocs ext&amp;eacute;rieurs selon le rapport annuel de la Banque centrale&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le redressement s&amp;rsquo;est poursuivi en 2025 avec une croissance r&amp;eacute;elle de 5% dans un contexte de stabilisation macro&amp;eacute;conomique et de poursuite des r&amp;eacute;formes. La reprise s&amp;rsquo;est accompagn&amp;eacute;e d&amp;rsquo;un retour de l&amp;rsquo;inflation en territoire positif &amp;agrave; partir d&amp;rsquo;ao&amp;ucirc;t, d&amp;rsquo;un fort rebond du cr&amp;eacute;dit au secteur priv&amp;eacute; et d&amp;rsquo;une am&amp;eacute;lioration de la confiance des investisseurs. Les comptes ext&amp;eacute;rieurs se sont encore renforc&amp;eacute;s en 2025, avec un exc&amp;eacute;dent courant de 1,7 Md USD, des r&amp;eacute;serves officielles brutes port&amp;eacute;es &amp;agrave; 8,1 Mds USD, des transferts de travailleurs &amp;agrave; 6,8 Mds USD et des arriv&amp;eacute;es touristiques de 2,4 millions. Les recettes budg&amp;eacute;taires ont progress&amp;eacute; &amp;agrave; 16,7% du PIB, tandis que le d&amp;eacute;ficit budg&amp;eacute;taire est revenu &amp;agrave; 2,3% du PIB et que l&amp;rsquo;exc&amp;eacute;dent primaire a atteint 5,4% du PIB ; la dette publique centrale en encours a recul&amp;eacute; &amp;agrave; 91,6 % du PIB &amp;agrave; fin 2025. Pour 2026, la Banque centrale juge l&amp;rsquo;environnement nettement plus incertain. Elle anticipe une acc&amp;eacute;l&amp;eacute;ration de l&amp;rsquo;inflation vers la cible de 5%, sous l&amp;rsquo;effet notamment des prix de l&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie et des retomb&amp;eacute;es de la guerre au Moyen-Orient. Le d&amp;eacute;ficit commercial devrait se creuser sous l&amp;rsquo;effet d&amp;rsquo;importations plus dynamiques, notamment &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tiques, mais le compte courant resterait &amp;agrave; un niveau &amp;laquo; soutenable &amp;raquo;. Le principal risque identifi&amp;eacute; tient pr&amp;eacute;cis&amp;eacute;ment &amp;agrave; la prolongation du conflit au Moyen-Orient, susceptible d&amp;rsquo;affecter le tourisme, les exportations de th&amp;eacute;, les transferts de migrants et, plus largement, la balance des paiements et les flux financiers.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/1dd3c1f3-9674-4676-af43-7cb272c3ecac/images/visuel" xmlns="media" /></entry></feed>