<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><feed xml:lang="fr-fr" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"><title type="text">Trésor-Info - Publications de la direction générale du Trésor - circulation-des-donnees</title><subtitle type="text">Flux de publication de la direction générale du Trésor - circulation-des-donnees</subtitle><id>FluxArticlesTag-circulation-des-donnees</id><rights type="text">Copyright 2026</rights><updated>2019-05-08T00:00:00+02:00</updated><logo>/favicon.png</logo><author><name>Direction générale du Trésor</name><uri>https://localhost/sitepublic/</uri><email>contact@dgtresor.gouv.fr</email></author><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Flux/Atom/Articles/Tags/circulation-des-donnees" /><entry><id>c967abfd-3aea-43da-82c9-ee44826be702</id><title type="text">La protection des données personnelles au Japon</title><summary type="text">Depuis 2003, le Japon s’est progressivement doté d’un cadre de protection des données personnelles, complété en 2018 dans la perspective des accords de reconnaissance mutuels conclus avec l’UE, ayant vocation à faciliter la circulation des données. Le Japon s’est également engagé dans de nombreux fora internationaux afin de promouvoir la coopération et l’échange de bonnes pratiques et a adhéré au système de protection des données de l’APEC. Le Japon cherche, dans le cadre de sa présidence du G20, à promouvoir à l'échelle internationale un concept de "libre circulation des données fondée sur la confiance" entre les acteurs. 1. La protection des données personnelles au Japon remonte à 2003 1.1. Adopté en 2003 et une première fois amendé en 2017, le texte fondateur au Japon est le Protection of Personal Information Act (APPI), qui vise à « protéger les droits et les intérêts des individus tout en considérant l’utilité des informations personnelles, notamment pour la création de no</summary><updated>2019-05-08T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2019/05/08/la-protection-des-donnees-personnelles-au-japon" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;img class="marge" style="margin-right: auto; margin-left: auto; display: block;" title="donn&amp;eacute;es" src="/Articles/c967abfd-3aea-43da-82c9-ee44826be702/images/765cae0d-1d78-4b26-8722-8b05fcddafe8" alt="donn&amp;eacute;es perso" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class="focus"&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Depuis 2003, le Japon s&amp;rsquo;est progressivement dot&amp;eacute; d&amp;rsquo;un cadre de protection des donn&amp;eacute;es personnelles, compl&amp;eacute;t&amp;eacute; en 2018 dans la perspective des accords de reconnaissance mutuels conclus avec l&amp;rsquo;UE, ayant vocation &amp;agrave; faciliter la circulation des donn&amp;eacute;es. Le Japon s&amp;rsquo;est &amp;eacute;galement engag&amp;eacute; dans de nombreux fora internationaux afin de promouvoir la coop&amp;eacute;ration et l&amp;rsquo;&amp;eacute;change de bonnes pratiques et a adh&amp;eacute;r&amp;eacute; au syst&amp;egrave;me de protection des donn&amp;eacute;es de l&amp;rsquo;APEC. Le Japon cherche, dans le cadre de sa pr&amp;eacute;sidence du G20, &amp;agrave; promouvoir &amp;agrave; l'&amp;eacute;chelle internationale un concept de "libre circulation des donn&amp;eacute;es fond&amp;eacute;e sur la confiance" entre les acteurs.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;1. La protection des donn&amp;eacute;es personnelles au Japon remonte &amp;agrave; 2003&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;1.1.&lt;/strong&gt; Adopt&amp;eacute; en 2003 et une premi&amp;egrave;re fois amend&amp;eacute; en 2017, le texte fondateur au Japon est le Protection of Personal Information Act (APPI), qui vise &amp;agrave; &amp;laquo; prot&amp;eacute;ger les droits et les int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts des individus tout en consid&amp;eacute;rant l&amp;rsquo;utilit&amp;eacute; des informations personnelles, notamment pour la cr&amp;eacute;ation de nouvelles industries, la r&amp;eacute;alisation d&amp;rsquo;une soci&amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;conomique dynamique et une meilleure qualit&amp;eacute; de vie pour la population japonaise. &amp;raquo; (Article 1). Il encadre, en ce sens, la collecte, l&amp;rsquo;utilisation et le transfert des donn&amp;eacute;es &amp;laquo; personnelles &amp;raquo;, &amp;laquo; personnelles sensibles &amp;raquo; et &amp;laquo;&amp;nbsp;anonymis&amp;eacute;es &amp;raquo;. En particulier, le consentement de l&amp;rsquo;usager est requis pr&amp;eacute;alablement &amp;agrave; la collecte de ses donn&amp;eacute;es, &amp;agrave; nouveau, en cas de modification substantielle de leur utilisation, ainsi qu&amp;rsquo;en cas de transfert &amp;agrave; un tiers ou vers l&amp;rsquo;&amp;eacute;tranger (&amp;agrave; l&amp;rsquo;exception des pays faisant l&amp;rsquo;objet d&amp;rsquo;une reconnaissance d&amp;rsquo;ad&amp;eacute;quation avec le Japon).&amp;nbsp; L&amp;rsquo;usager doit &amp;eacute;galement &amp;ecirc;tre d&amp;ucirc;ment tenu inform&amp;eacute; de leur aﬀectation. L&amp;rsquo;APPI a, par ailleurs, cr&amp;eacute;&amp;eacute; la Personal Information Protection Commission (PPC), charg&amp;eacute;e de superviser sa mise en &amp;oelig;uvre, ainsi que celle des normes internationales de protection des donn&amp;eacute;es. Elle peut, le cas &amp;eacute;ch&amp;eacute;ant, exiger des r&amp;eacute;formes de certains organismes (&amp;agrave; la suite d&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;tes internes), sous peine de sanction par les tribunaux - le non-respect des dispositions de l&amp;rsquo;APPI, en l'absence de r&amp;eacute;formes internes justifi&amp;eacute;es, expose les responsables &amp;agrave; six mois de prison et/ou &amp;agrave; des amendes allant de 2500&amp;euro; &amp;agrave; 3000&amp;euro;. Elle a &amp;eacute;galement pour mission de reconnaitre l&amp;rsquo;ad&amp;eacute;quation des syst&amp;egrave;mes de protection de pays tiers (&amp;agrave; l&amp;rsquo;instar de la Commission europ&amp;eacute;enne dans le cadre de l&amp;rsquo;article 103 du RGPD).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;1.2.&lt;/strong&gt; Bien qu&amp;rsquo;ayant constitu&amp;eacute; un r&amp;eacute;el progr&amp;egrave;s, les amendements apport&amp;eacute;s &amp;agrave; l&amp;rsquo;APPI en 2017, ne permettaient toujours pas de garantir un niveau de protection &amp;eacute;quivalent &amp;agrave; celui du RGPD. En eﬀet, l&amp;rsquo;APPI retenait une d&amp;eacute;finition restreinte des &amp;laquo; donn&amp;eacute;es personnelles sensibles &amp;raquo; (n&amp;rsquo;incluant pas l&amp;rsquo;orientation sexuelle et l&amp;rsquo;appartenance &amp;agrave; un syndicat) et des donn&amp;eacute;es &amp;laquo; anonymis&amp;eacute;es &amp;raquo; (sans requ&amp;eacute;rir l'irr&amp;eacute;vocabilit&amp;eacute; de l&amp;rsquo;anonymat), ou encore n&amp;rsquo;exigeait pas des entreprises de communiquer les informations personnelles d&amp;rsquo;un individu, &amp;agrave; sa demande, si ces donn&amp;eacute;es &amp;eacute;taient utilis&amp;eacute;es pendant moins de 6 mois.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;2. Afin d&amp;rsquo;obtenir une d&amp;eacute;cision d&amp;rsquo;ad&amp;eacute;quation avec l'Union europ&amp;eacute;enne, la Commission de protection des informations personnelles (PPC) a fait r&amp;eacute;cement&amp;nbsp;converger la r&amp;eacute;glementation japonaise vers les standards de protection europ&amp;eacute;ens&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;2.1.&lt;/strong&gt; Dans le cadre des n&amp;eacute;gociations pour une reconnaissance d&amp;rsquo;ad&amp;eacute;quation mutuelle, la PPC a d&amp;ucirc; adopter, en septembre 2018, un ensemble de normes additionnelles afin de faire correspondre le syst&amp;egrave;me japonais au cadre de protection europ&amp;eacute;en. Le gouvernement japonais a &amp;eacute;galement d&amp;ucirc; assurer &amp;agrave; la Commission europ&amp;eacute;enne qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;acc&amp;eacute;derait aux donn&amp;eacute;es personnelles que de mani&amp;egrave;re justifi&amp;eacute;e et proportionnelle &amp;agrave; l&amp;rsquo;ordre public. Pour autant, des diﬀ&amp;eacute;rences subsistent entre les deux dispositifs. Ainsi, la Cour Supr&amp;ecirc;me japonaise n&amp;rsquo;a pas reconnu les principes du droit &amp;agrave; l&amp;rsquo;oubli (arr&amp;ecirc;t de juillet 2018), du droit au contr&amp;ocirc;le de ses propres informations ou encore la possibilit&amp;eacute; pour un utilisateur d&amp;rsquo;engager une proc&amp;eacute;dure judiciaire afin d&amp;rsquo;avoir acc&amp;egrave;s &amp;agrave; ses informations personnelles. Ces d&amp;eacute;cisions n&amp;rsquo;ont toutefois pas &amp;eacute;t&amp;eacute; consid&amp;eacute;r&amp;eacute;es par la Commission europ&amp;eacute;enne comme des obstacles majeurs &amp;agrave; la protection des donn&amp;eacute;es. Par ailleurs, un plan gouvernemental publi&amp;eacute; le 25 avril 2019 &amp;agrave; l&amp;rsquo;initiative de la PPC, pr&amp;eacute;voit une r&amp;eacute;vision de l&amp;rsquo;APPI en 2020 sur les sujets suivants&amp;nbsp;: la possibilit&amp;eacute; pour les utilisateurs de refuser l&amp;rsquo;utilisation de leurs donn&amp;eacute;es &amp;agrave; des fins publicitaires ou encore l&amp;rsquo;instauration d'un droit &amp;agrave; l&amp;rsquo;oubli (soit la suppression sur demande de ses informations personnelles par l&amp;rsquo;utilisateur). Des consultations, men&amp;eacute;es par la PPC, sont en cours sur ce sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;2.2&lt;/strong&gt;. Depuis le 1er f&amp;eacute;vrier 2019, les d&amp;eacute;cisions d&amp;rsquo;ad&amp;eacute;quation respectives entre le Japon et l&amp;rsquo;Union europ&amp;eacute;enne sont eﬀectives. Ces d&amp;eacute;cisions permettent le transfert des donn&amp;eacute;es personnelles sans proc&amp;eacute;dure d&amp;rsquo;autorisation individuelle. La collecte, l&amp;rsquo;utilisation et le transfert des donn&amp;eacute;es sont alors soumis &amp;agrave; la r&amp;eacute;glementation nationale de protection des donn&amp;eacute;es. En cas de diﬀ&amp;eacute;rend sur le territoire japonais, la PPC a des pouvoirs de m&amp;eacute;diation, d&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;tes, et, le cas &amp;eacute;ch&amp;eacute;ant, peut requ&amp;eacute;rir de l&amp;rsquo;organisme traitant les donn&amp;eacute;es l&amp;rsquo;adoption de r&amp;eacute;formes internes. En dernier recours, la justice japonaise est &amp;eacute;galement comp&amp;eacute;tente pour juger de la bonne application des r&amp;egrave;gles additionnelles d&amp;rsquo;ad&amp;eacute;quation adopt&amp;eacute;es en 2018.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;3. Le Japon s&amp;rsquo;est engag&amp;eacute; dans la promotion de la protection des donn&amp;eacute;es, y compris personnelles, dans le monde&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;3.1.&lt;/strong&gt; En d&amp;eacute;cembre 2016, le Japon a adopt&amp;eacute; le syst&amp;egrave;me CBPR (Cross Border Privacy Rules system) de l&amp;rsquo;APEC. Ce syst&amp;egrave;me est comparable &amp;agrave; celui du Privacy Shield, &amp;eacute;tabli entre l&amp;rsquo;Union Europ&amp;eacute;enne et les Etats-Unis. Il permet le transfert transfrontalier de donn&amp;eacute;es personnelles, sans consentement additionnel de l&amp;rsquo;utilisateur, ni d&amp;eacute;marche administrative suppl&amp;eacute;mentaire, aux entreprises certifi&amp;eacute;es. Cette certification est accord&amp;eacute;e par des autorit&amp;eacute;s nationales ind&amp;eacute;pendantes (le JIPDEC au Japon, le TRUSTE aux Etats-Unis) lorsqu&amp;rsquo;un niveau minimal de protection des donn&amp;eacute;es personnelles est garanti par l&amp;rsquo;entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;3.2.&lt;/strong&gt; Depuis 2016, le Japon s&amp;rsquo;est aussi investi dans la coop&amp;eacute;ration internationale et l&amp;rsquo;&amp;eacute;change de bonnes pratiques. La PPC a, par exemple, adh&amp;eacute;r&amp;eacute; au GPEN -Global Privacy Enforcement Network cr&amp;eacute;&amp;eacute; en 2007 sur recommandation de l&amp;rsquo;OCDE-, dont les membres coop&amp;egrave;rent afin d&amp;rsquo;am&amp;eacute;liorer la protection et le transfert transfrontalier des donn&amp;eacute;es (au moyen d&amp;rsquo;&amp;eacute;tudes par exemple). La PPC a &amp;eacute;galement rejoint les APPA -Asia Pacific Privacy Authorities-, un groupe d&amp;rsquo;&amp;eacute;changes entre institutions nationales de r&amp;eacute;gulation, ayant pour objectif de former des partenariats et de formuler des recommandations. Elle a, enfin, adopt&amp;eacute; en 2016 un plan (&amp;laquo; New Initiatives for Ensuring Smooth Cross-Border Personal Data Flows &amp;raquo;) qui tendait d&amp;eacute;j&amp;agrave; &amp;agrave; renforcer le dialogue avec l&amp;rsquo;UE et les Etats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;3.3.&lt;/strong&gt; Le Japon a, enfin, d&amp;eacute;cid&amp;eacute; de faire de la bonne gouvernance mondiale des donn&amp;eacute;es l&amp;rsquo;une des priorit&amp;eacute;s de sa pr&amp;eacute;sidence du G20, en promouvant notamment le concept de Data Free Flow with Trust. Cette notion vise &amp;agrave; encourager la circulation transfrontali&amp;egrave;re des donn&amp;eacute;es tout en garantissant leur protection suﬃsante, afin de d&amp;eacute;velopper une relation de confiance entre les diﬀ&amp;eacute;rents acteurs (Etats, utilisateurs, entreprises). Le Japon esp&amp;egrave;re aboutir &amp;agrave; un accord de principe du G20 pour lancer une n&amp;eacute;gociation dans le cadre de l'OMC, la "Osaka Track".&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/c967abfd-3aea-43da-82c9-ee44826be702/images/visuel" xmlns="media" /></entry></feed>