<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><feed xml:lang="fr-fr" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"><title type="text">Trésor-Info - Publications de la direction générale du Trésor - caspienne</title><subtitle type="text">Flux de publication de la direction générale du Trésor - caspienne</subtitle><id>FluxArticlesTag-caspienne</id><rights type="text">Copyright 2026</rights><updated>2022-05-17T00:00:00+02:00</updated><logo>/favicon.png</logo><author><name>Direction générale du Trésor</name><uri>https://localhost/sitepublic/</uri><email>contact@dgtresor.gouv.fr</email></author><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Flux/Atom/Articles/Tags/caspienne" /><entry><id>56bf5bac-9ee7-4e9f-bdc6-06e7c9248edb</id><title type="text">Roadshow à Aktau et Kuryk </title><summary type="text">Roadshow consacré au potentiel de développement de l'itinéraire international de transport transcaspien (TMTM) </summary><updated>2022-05-17T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2022/05/17/roadshow-a-aktau-et-kuryk" /><content type="html">&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img class="marge" title="Visite du port de Kuryk, 17 mai 2022" src="/Articles/56bf5bac-9ee7-4e9f-bdc6-06e7c9248edb/images/154cfb57-b13a-4465-a90a-d50050e87569" alt="Participation du SE au roadshow" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le 17 mai 2022 &amp;agrave; Aktau, le Service &amp;eacute;conomique de Nour-Soultan a particip&amp;eacute; &amp;agrave; un roadshow sur le potentiel de d&amp;eacute;veloppement de l&amp;rsquo;itin&amp;eacute;raire international de transport transcaspien (TMTM), &amp;eacute;tape cl&amp;eacute; du couloir central ou &amp;laquo;&amp;nbsp;Middle Corridor&amp;nbsp;&amp;raquo; reliant l&amp;rsquo;Europe &amp;agrave; l&amp;rsquo;Asie via le Kazakhstan. L&amp;rsquo;&amp;eacute;v&amp;eacute;nement &amp;eacute;tait organis&amp;eacute; par la Commission intergouvernementale TRACECA et l&amp;rsquo;agence USAID.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;A ce titre, la ville portuaire d&amp;rsquo;Aktau a accueilli des repr&amp;eacute;sentants du minist&amp;egrave;re de l&amp;rsquo;Industrie et des infrastructures kazakhstanais, des autorit&amp;eacute;s douani&amp;egrave;res de plusieurs pays d&amp;rsquo;Asie centrale et du Caucase, ainsi que des acteurs du secteur priv&amp;eacute; et du monde diplomatique. Les questions de transit routier international, d&amp;rsquo;unification des proc&amp;eacute;dures douani&amp;egrave;res ou encore d&amp;rsquo;augmentation des capacit&amp;eacute;s portuaires kazakhstanaises ont &amp;eacute;t&amp;eacute; abord&amp;eacute;es afin d&amp;rsquo;&amp;eacute;tudier les possibilit&amp;eacute;s de cet axe logistique prometteur.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La tourn&amp;eacute;e de pr&amp;eacute;sentation s&amp;rsquo;est poursuivie avec une visite du port de Kuryk situ&amp;eacute; &amp;agrave; 90 km au sud d&amp;rsquo;Aktau, o&amp;ugrave; les agents du Service &amp;eacute;conomique ont pu rencontrer la direction du port ainsi que les responsables du projet &amp;laquo; Sarzha &amp;raquo;, port&amp;eacute; par Semurg Invest. Le Kazakhstan ambitionne de faire de Kuryk et d&amp;rsquo;Aktau des &amp;laquo; hubs &amp;raquo; logistiques, et de doubler le potentiel de l&amp;rsquo;itin&amp;eacute;raire TMTM, nouveau point focal du commerce international.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/56bf5bac-9ee7-4e9f-bdc6-06e7c9248edb/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>30c2a518-0276-4cdd-9a5e-0a75571ac5b0</id><title type="text">Enjeux économiques et perspectives de règlement des contentieux territoriaux en mer Caspienne</title><summary type="text">Le statut de la mer Caspienne, plus large étendue d’eau salée enclavée au monde, a longtemps été gouverné par une série d’accords bilatéraux entre les deux puissances riveraines, l’URSS et l’Iran. La dissolution de l’Union soviétique et l’émergence de quatre nouveaux Etats en 1991 a toutefois créé un vide juridique qui perdure à ce jour.Si tous les Etats conviennent que seul la signature d’un nouveau traité pourrait permettre de sortir de l’impasse, les partis concernés peinent toujours à s’accorder sur la délimitation des frontières maritimes. Les négociations se déroulant à intervalles réguliers depuis une trentaine d’années butent principalement sur la question du régime juridique à appliquer à la mer Caspienne, nécessitant au préalable de trancher la question du statut de la Caspienne (mer ou lac). Compte tenu de l’importance fondamentale de ce point pour la répartition des ressources énergétiques présentes dans les zones contestées et de l’absence de base juridique claire, cha</summary><updated>2018-05-17T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/05/17/enjeux-economiques-et-perspectives-de-reglement-des-contentieux-territoriaux-en-mer-caspienne" /><content type="html">&lt;blockquote&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le statut de la mer Caspienne, plus large &amp;eacute;tendue d&amp;rsquo;eau sal&amp;eacute;e enclav&amp;eacute;e au monde, a longtemps &amp;eacute;t&amp;eacute; gouvern&amp;eacute; par une s&amp;eacute;rie d&amp;rsquo;accords bilat&amp;eacute;raux entre les deux puissances riveraines, l&amp;rsquo;URSS et l&amp;rsquo;Iran. La dissolution de l&amp;rsquo;Union sovi&amp;eacute;tique et l&amp;rsquo;&amp;eacute;mergence de quatre nouveaux Etats en 1991 a toutefois cr&amp;eacute;&amp;eacute; un vide juridique qui perdure &amp;agrave; ce jour.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Si tous les Etats conviennent que seul la signature d&amp;rsquo;un nouveau trait&amp;eacute; pourrait permettre de sortir de l&amp;rsquo;impasse, les partis concern&amp;eacute;s peinent toujours &amp;agrave; s&amp;rsquo;accorder sur la d&amp;eacute;limitation des fronti&amp;egrave;res maritimes. Les n&amp;eacute;gociations se d&amp;eacute;roulant &amp;agrave; intervalles r&amp;eacute;guliers depuis une trentaine d&amp;rsquo;ann&amp;eacute;es butent principalement sur la question du r&amp;eacute;gime juridique &amp;agrave; appliquer &amp;agrave; la mer Caspienne, n&amp;eacute;cessitant au pr&amp;eacute;alable de trancher la question du statut de la Caspienne (mer ou lac). Compte tenu de l&amp;rsquo;importance fondamentale de ce point pour la r&amp;eacute;partition des ressources &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tiques pr&amp;eacute;sentes dans les zones contest&amp;eacute;es et de l&amp;rsquo;absence de base juridique claire, chaque Etat fait &amp;eacute;voluer ses positions en fonction de ses int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts, emp&amp;ecirc;chant jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; pr&amp;eacute;sent toute avanc&amp;eacute;e significative.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;h5 style="text-align: justify;"&gt;1. Un r&amp;eacute;gime juridique contest&amp;eacute; : mer ou lac ?&lt;/h5&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Les trait&amp;eacute;s sovi&amp;eacute;to-iraniens de 1921 et 1940, ainsi que l&amp;rsquo;arrangement administratif bilat&amp;eacute;ral de 1954 faisaient de la mer Caspienne une &amp;laquo; mer sovi&amp;eacute;tique et iranienne &amp;raquo;, exploit&amp;eacute;e en commun par les deux puissances riveraines. Dans les faits, cette derni&amp;egrave;re &amp;eacute;tait principalement sous contr&amp;ocirc;le sovi&amp;eacute;tique, l&amp;rsquo;Iran ne disposant que d&amp;rsquo;une portion r&amp;eacute;duite (13,8%) situ&amp;eacute;e le long de sa fa&amp;ccedil;ade maritime nord, d&amp;eacute;limit&amp;eacute;e par la ligne Astara-Hasankuli. Par la suite, au d&amp;eacute;but des ann&amp;eacute;es 70 le secteur sovi&amp;eacute;tique de la mer Caspienne a &amp;eacute;t&amp;eacute; lui-m&amp;ecirc;me divis&amp;eacute; par le minist&amp;egrave;re sovi&amp;eacute;tique du p&amp;eacute;trole et du gaz en quatre secteurs r&amp;eacute;gionaux, attribu&amp;eacute;s aux r&amp;eacute;publiques sovi&amp;eacute;tiques de Russie, d&amp;rsquo;Azerba&amp;iuml;djan, du Turkm&amp;eacute;nistan et du Kazakhstan. L&amp;rsquo;Union sovi&amp;eacute;tique restant dans ce cadre l&amp;rsquo;unique propri&amp;eacute;taire de l&amp;rsquo;ensemble des ressources naturelles, cet arrangement n&amp;rsquo;avait alors qu&amp;rsquo;une port&amp;eacute;e purement administrative. La dissolution de l&amp;rsquo;URSS en 1991 et l&amp;rsquo;&amp;eacute;mergence de nouveaux Etats a alors radicalement chang&amp;eacute; la donne.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;S&amp;rsquo;appuyant sur la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982, le Turkm&amp;eacute;nistan a en 1993 adopt&amp;eacute; une loi proclamant sa souverainet&amp;eacute; sur une portion de la mer Caspienne. Egalement partisan de l&amp;rsquo;application de la Convention de 1982 au cas de la mer Caspienne, l&amp;rsquo;Azerba&amp;iuml;djan est all&amp;eacute; plus loin en 1994 en inscrivant dans la constitution du pays la propri&amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;rsquo;une portion de la mer. Le Kazakhstan est &amp;eacute;galement sur la m&amp;ecirc;me ligne, en consid&amp;eacute;rant que la Caspienne entre dans le champ d&amp;rsquo;application de la Convention de 1982 sur le droit de la mer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img class="sans-marge" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" title="mer caspienne" src="/Articles/30c2a518-0276-4cdd-9a5e-0a75571ac5b0/images/3914d16e-cbd5-4cfd-b645-a0f3e5fdeca8" alt="mer caspienne" width="566" height="470" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La Russie, s&amp;rsquo;appuyant sur les trait&amp;eacute;s sovi&amp;eacute;to-iraniens et l&amp;rsquo;acte fondateur de la CEI garantissant le respect des accords pass&amp;eacute;s par l&amp;rsquo;URSS, d&amp;eacute;fend pour sa part la th&amp;egrave;se du lac. De ce fait, Moscou proposait initialement l&amp;rsquo;exploitation en commun des ressources de la Caspienne via un consortium international. Avec la d&amp;eacute;couverte d&amp;rsquo;importants gisements d&amp;rsquo;hydrocarbures, la position russe a depuis &amp;eacute;volu&amp;eacute; et le pays soutient actuellement la division du sous-sol de la Caspienne en cinq secteurs nationaux, tandis que les eaux de surface resteraient exploit&amp;eacute;es en commun.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La position de l&amp;rsquo;Iran rejoint en partie celle de la Russie, T&amp;eacute;h&amp;eacute;ran s&amp;rsquo;inscrivant dans la continuit&amp;eacute; des trait&amp;eacute;s sovi&amp;eacute;to-iraniens d&amp;eacute;finissant la Caspienne comme une mer ferm&amp;eacute;e devant &amp;ecirc;tre exploit&amp;eacute;e &amp;agrave; parts &amp;eacute;gales (20%). L&amp;rsquo;Iran insiste en outre particuli&amp;egrave;rement sur l&amp;rsquo;impossibilit&amp;eacute; d&amp;rsquo;exploiter les ressources contest&amp;eacute;es tant qu&amp;rsquo;un nouveau trait&amp;eacute; global n&amp;rsquo;a pas &amp;eacute;t&amp;eacute; ratifi&amp;eacute;. Le pays rejette ainsi l&amp;rsquo;ensemble des accords bilat&amp;eacute;raux nou&amp;eacute;s entre Etats riverains en l&amp;rsquo;absence de solution collective.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;h5 style="text-align: justify;"&gt;2. L&amp;rsquo;enjeu de la r&amp;eacute;partition des gisements contest&amp;eacute;s&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;&lt;img class="sans-marge" style="float: left;" title="tableau" src="/Articles/30c2a518-0276-4cdd-9a5e-0a75571ac5b0/images/21a783cc-8bf6-4e0c-ba6e-7c848787f655" alt="tableau" width="385" height="205" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Outre l&amp;rsquo;absence de base juridique claire pouvant permettre de trancher la&amp;nbsp; question du statut de la Caspienne, la d&amp;eacute;couverte de nombreux gisements d&amp;rsquo;hydrocarbures en zones contest&amp;eacute;es a entra&amp;icirc;n&amp;eacute; un durcissement des positions nationales, les gisements situ&amp;eacute;s en lisi&amp;egrave;re des zones revendiqu&amp;eacute;es focalisant les tensions entre les Etats riverains. En effet, en fonction du r&amp;eacute;gime juridique appliqu&amp;eacute; &amp;agrave; la Caspienne (mer ou lac), la r&amp;eacute;partition des r&amp;eacute;serves d&amp;rsquo;hydrocarbures entre Etats conna&amp;icirc;t d&amp;rsquo;importantes variations.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Source : Sohbet Karbuz, the legal status of the Caspian sea&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;A l&amp;rsquo;heure actuelle, deux gisements contest&amp;eacute;s concentrent l&amp;rsquo;essentiel des tensions. Le premier conflit concerne la propri&amp;eacute;t&amp;eacute; du gisement de Kapaz (Serdar pour l&amp;rsquo;Azerba&amp;iuml;djan), revendiqu&amp;eacute; par l&amp;rsquo;Azerba&amp;iuml;djan et le Turkm&amp;eacute;nistan. En 1997, la compagnie p&amp;eacute;troli&amp;egrave;re d&amp;rsquo;Etat azerba&amp;iuml;djanaise SOCAR s&amp;rsquo;est associ&amp;eacute;e aux russes Lukoil et Rosneft pour assurer l&amp;rsquo;exploration et l&amp;rsquo;exploitation du gisement. Le Turkm&amp;eacute;nistan a tr&amp;egrave;s fortement r&amp;eacute;agi, le pr&amp;eacute;sident Niazov d&amp;eacute;clarant que la zone appartenait au Turkm&amp;eacute;nistan, entra&amp;icirc;nant une d&amp;eacute;t&amp;eacute;rioration durable des relations entre les deux pays. L&amp;rsquo;accession en 2006 &amp;agrave; la pr&amp;eacute;sidence du Turkm&amp;eacute;nistan de G. Berdimuhammedov n&amp;rsquo;a pas permis de sortir de l&amp;rsquo;impasse. Au contraire, les tensions se sont accrues en 2008, l&amp;rsquo;Azerba&amp;iuml;djan d&amp;eacute;p&amp;ecirc;chant &amp;agrave; deux reprises des navires militaires pour emp&amp;ecirc;cher des activit&amp;eacute;s de prospection dans le secteur du gisement contest&amp;eacute; de Kapaz/Serdar. Pour sa part, le pr&amp;eacute;sident turkm&amp;egrave;ne a fait part en 2009 de son intention de porter l&amp;rsquo;affaire devant la Cours internationale d&amp;rsquo;arbitrage.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le Turkm&amp;eacute;nistan conteste toujours par ailleurs la propri&amp;eacute;t&amp;eacute; par l&amp;rsquo;Azerba&amp;iuml;djan d&amp;rsquo;une portion du gisement ACG (Azeri&amp;ndash;Chirag&amp;ndash;Gunashli), exploit&amp;eacute; par l&amp;rsquo;Azerba&amp;iuml;djan depuis 1994 apr&amp;egrave;s la signature du &amp;laquo; contrat du si&amp;egrave;cle &amp;raquo; avec un consortium dirig&amp;eacute; par le britannique BP.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Un second conflit oppose par ailleurs l&amp;rsquo;Azerba&amp;iuml;djan &amp;agrave; l&amp;rsquo;Iran au sujet de la propri&amp;eacute;t&amp;eacute; du gisement d&amp;rsquo;Alov (Alboz pour les iraniens). En 1998, Bakou a attribu&amp;eacute; &amp;agrave; un consortium international un permis d&amp;rsquo;exploration de la zone, d&amp;eacute;cision condamn&amp;eacute;e par l&amp;rsquo;Iran. T&amp;eacute;h&amp;eacute;ran s&amp;rsquo;est alors associ&amp;eacute; &amp;agrave; un autre consortium international pour entreprendre des activit&amp;eacute;s de prospection dans la zone contest&amp;eacute;e. La situation s&amp;rsquo;est envenim&amp;eacute;e jusqu&amp;rsquo;au mois de juillet 2001, l&amp;rsquo;Iran d&amp;eacute;p&amp;ecirc;chant alors plusieurs navires militaires afin de faire cesser les activit&amp;eacute;s d&amp;rsquo;exploration de BP dans la zone. A la suite de ce coup de force, toutes les activit&amp;eacute;s de prospection ont &amp;eacute;t&amp;eacute; suspendues et le d&amp;eacute;veloppement du champ gel&amp;eacute;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;img class="sans-marge" title="pipelines" src="/Articles/30c2a518-0276-4cdd-9a5e-0a75571ac5b0/images/1ffaf593-93b4-4d79-80b7-f31a93965fa9" alt="pipelines" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L&amp;rsquo;absence de cadre juridique stable en Caspienne constitue &amp;eacute;galement un frein &amp;agrave; la r&amp;eacute;alisation de plusieurs projets strat&amp;eacute;giques d&amp;rsquo;ol&amp;eacute;oducs et gazoducs r&amp;eacute;gionaux, &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;tude depuis le milieu des ann&amp;eacute;es 1990. La mise en service d&amp;rsquo;un gazoduc transcaspien entre le port de Turkmenbaschi et le terminal de Sangachal (Bakou) permettrait en particulier d&amp;rsquo;acheminer le gaz turkm&amp;egrave;ne et kazakh en Europe via le Caucase, en contournant la Russie et les pays de transit traditionnels. Le projet s&amp;rsquo;inscrirait ainsi dans le prolongement du gazoduc Sud Caucase et de l&amp;rsquo;ol&amp;eacute;oduc BTC, acheminant depuis 2006 le p&amp;eacute;trole brut des champs offshore azerba&amp;iuml;djanais vers la M&amp;eacute;diterran&amp;eacute;e.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Dans ce contexte, la Turquie, le Turkm&amp;eacute;nistan, la G&amp;eacute;orgie, l&amp;rsquo;Azerba&amp;iuml;djan ont sign&amp;eacute; en 1999 une d&amp;eacute;claration intergouvernementale cens&amp;eacute;e ouvrir la voie &amp;agrave; r&amp;eacute;alisation d&amp;rsquo;un gazoduc transcaspien. Les n&amp;eacute;gociations se sont toutefois rapidement enlis&amp;eacute;es au cours de l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e 2000, compte tenu de d&amp;eacute;saccords persistants entre les acteurs du projet. Outre l&amp;rsquo;opposition de la Russie &amp;agrave; la construction en Caspienne (officiellement pour des consid&amp;eacute;rations environnementales), d&amp;rsquo;un pipeline susceptible d&amp;rsquo;&amp;eacute;roder sa position dominante sur le march&amp;eacute; europ&amp;eacute;en du gaz, l&amp;rsquo;Azerba&amp;iuml;djan et le Turkm&amp;eacute;nistan ne sont pas parvenus &amp;agrave; s&amp;rsquo;entendre sur la ma&amp;icirc;trise d&amp;rsquo;ouvrage et la r&amp;eacute;partition des capacit&amp;eacute;s du futur gazoduc.&lt;/p&gt;
&lt;h5 style="text-align: justify;"&gt;3. Avanc&amp;eacute;es r&amp;eacute;centes et perspectives de r&amp;eacute;solution&lt;/h5&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Si un r&amp;egrave;glement d&amp;eacute;finitif de l&amp;rsquo;ensemble des contentieux reste une perspective lointaine, plusieurs signaux permettent d&amp;rsquo;esp&amp;eacute;rer des avanc&amp;eacute;es r&amp;eacute;elles sur la question du statut de la Caspienne. Le Turkm&amp;eacute;nistan en particulier, auparavant inflexible dans ses revendications, a modifi&amp;eacute; sa position. Confront&amp;eacute; &amp;agrave; la chute drastique des prix des hydrocarbures ainsi qu&amp;rsquo;&amp;agrave; l&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;t de ses livraisons de gaz naturel &amp;agrave; la Russie et &amp;agrave; l&amp;rsquo;Iran en raison de d&amp;eacute;saccord sur les termes des contrats, le pays a en effet un besoin vital de trouver de nouveaux d&amp;eacute;bouch&amp;eacute;s. Dans ce contexte, les contacts entre repr&amp;eacute;sentants Azerba&amp;iuml;djanais et Turkm&amp;egrave;nes se sont intensifi&amp;eacute;s en 2017, Achgabat semblant d&amp;eacute;sormais pr&amp;ecirc;t &amp;agrave; r&amp;eacute;gler le contentieux sur les gisements contest&amp;eacute;s et &amp;agrave; relancer le projet de gazoduc transcaspien, &amp;eacute;galement soutenu par l&amp;rsquo;Union europ&amp;eacute;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Par ailleurs, un nouveau round de n&amp;eacute;gociations regroupant les cinq Etats s&amp;rsquo;est tenu &amp;agrave; Moscou en d&amp;eacute;cembre 2017. A l&amp;rsquo;issue de la rencontre, le ministre des Affaires &amp;eacute;trang&amp;egrave;res russe, Sergue&amp;iuml; Lavrov, a indiqu&amp;eacute; que les participants avaient valid&amp;eacute; un projet de convention sur le statut juridique de la Caspienne, ouvrant la voie &amp;agrave; une r&amp;eacute;solution d&amp;eacute;finitive de la question. L&amp;rsquo;Iran a cependant &amp;eacute;mis certaines r&amp;eacute;serves d&amp;egrave;s le 15 d&amp;eacute;cembre 2017, indiquant que des points cl&amp;eacute;s restaient non-r&amp;eacute;solus, en particulier le trac&amp;eacute; des secteurs nationaux potentiels. Toutefois, le porte-parole du minist&amp;egrave;re iranien des Affaires &amp;eacute;trang&amp;egrave;res a pour sa part indiqu&amp;eacute; que la d&amp;eacute;marcation en d&amp;eacute;tail des secteurs de la Caspienne pourrait faire l&amp;rsquo;objet de protocoles additionnels et n&amp;rsquo;&amp;eacute;tait donc pas incompatible avec la signature du projet de convention. La possibilit&amp;eacute; d&amp;rsquo;une signature imminente a de nouveaut&amp;eacute; &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;voqu&amp;eacute; d&amp;eacute;but mai 2018, le vice-ministre russe des Affaires &amp;eacute;trang&amp;egrave;res, Grigory Karassine indiquant que cette derni&amp;egrave;re pourrait intervenir au mois d&amp;rsquo;ao&amp;ucirc;t 2018 &amp;agrave; Astana, au cours du prochain sommet r&amp;eacute;unissant les 5 Etats riverains. Si l&amp;rsquo;annonce se concr&amp;eacute;tise, il s&amp;rsquo;agira d&amp;rsquo;un pas important vers la r&amp;eacute;solution de ce contentieux aux implications &amp;eacute;conomiques et g&amp;eacute;opolitiques majeures.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/30c2a518-0276-4cdd-9a5e-0a75571ac5b0/images/visuel" xmlns="media" /></entry></feed>