<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><feed xml:lang="fr-fr" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"><title type="text">Trésor-Info - Publications de la direction générale du Trésor - belarus</title><subtitle type="text">Flux de publication de la direction générale du Trésor - belarus</subtitle><id>FluxArticlesTag-belarus</id><rights type="text">Copyright 2026</rights><updated>2018-02-17T00:00:00+01:00</updated><logo>/favicon.png</logo><author><name>Direction générale du Trésor</name><uri>https://localhost/sitepublic/</uri><email>contact@dgtresor.gouv.fr</email></author><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Flux/Atom/Articles/Tags/belarus" /><entry><id>056a760e-15ea-479b-ac4f-9638952d4430</id><title type="text">Economie biélorusse : cadrage général</title><summary type="text">Une économie ouverte, disposant d’un fort potentiel mais restant encore largement contrôlée par l’Etat.L’économie biélorusse se classe 5ème de la CEI avec en 2016 un PIB de 48 Mds $ (5 092 $/hab). Elle est à la fois centralisée (70% du PIB engendré par des entreprises publiques ou parapubliques, large contrôle des prix et des marges) et relativement ouverte commercialement, avec un degré d’ouverture au commerce international de 62%. En termes d’indice de développement humain (IDH), la Biélorussie se classe 49ème avec 0,8.L’agriculture – spécialisée dans les produits laitiers et la viande - ne représente plus que 8% du PIB. Le système dual (grandes fermes d’État, nombreuses exploitations individuelles), est fortement réglementé et subventionné.Le potentiel de développement des services hors commerce international et transport est important, notamment dans le secteur IT (5% du PIB en 2016).L’industrie, spécialisée dans la pétrochimie (produits raffinés, potasse) et les matériel</summary><updated>2018-02-17T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/02/17/economie-bielorusse-cadrage-general" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une &amp;eacute;conomie ouverte, disposant d&amp;rsquo;un fort potentiel mais restant encore largement contr&amp;ocirc;l&amp;eacute;e par l&amp;rsquo;Etat.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie bi&amp;eacute;lorusse se classe 5&amp;egrave;me de la CEI avec en 2016 un PIB de 48 Mds $ (5 092 $/hab). Elle est &amp;agrave; la fois centralis&amp;eacute;e (70% du PIB engendr&amp;eacute; par des entreprises publiques ou parapubliques, large contr&amp;ocirc;le des prix et des marges) et relativement ouverte commercialement, avec un degr&amp;eacute; d&amp;rsquo;ouverture au commerce international de 62%. En termes d&amp;rsquo;indice de d&amp;eacute;veloppement humain (IDH), la Bi&amp;eacute;lorussie se classe 49&amp;egrave;me avec 0,8.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;agriculture &amp;ndash; sp&amp;eacute;cialis&amp;eacute;e dans les produits laitiers et la viande - ne repr&amp;eacute;sente plus que 8% du PIB. Le syst&amp;egrave;me dual (grandes fermes d&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat, nombreuses exploitations individuelles), est fortement r&amp;eacute;glement&amp;eacute; et subventionn&amp;eacute;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le potentiel de d&amp;eacute;veloppement des services hors commerce international et transport est important, notamment dans le secteur IT (5% du PIB en 2016).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;industrie, sp&amp;eacute;cialis&amp;eacute;e dans la p&amp;eacute;trochimie (produits raffin&amp;eacute;s, potasse) et les mat&amp;eacute;riels de transport repr&amp;eacute;sente 36% du PIB. Elle souffre toutefois d&amp;rsquo;un manque de comp&amp;eacute;titivit&amp;eacute; hors CEI (la Russie absorbe encore 46% des exportations de biens) et de sa forte d&amp;eacute;pendance aux prix des hydrocarbures import&amp;eacute;s de Russie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alors que la d&amp;eacute;pendance &amp;agrave; la Russie reste forte, la Bi&amp;eacute;lorussie cherche &amp;agrave; diversifier ses partenariats et &amp;agrave; mobiliser de nouveaux moteurs de croissance.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&amp;eacute;pendance &amp;eacute;conomique envers la Russie reste forte, Moscou continuant d&amp;rsquo;accorder des pr&amp;ecirc;ts et des refinancements &amp;agrave; la Bi&amp;eacute;lorussie. La Russie repr&amp;eacute;sente ainsi plus de 51% du volume d&amp;rsquo;&amp;eacute;changes commerciaux de la Bi&amp;eacute;lorussie et la totalit&amp;eacute; de ses importations &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Bi&amp;eacute;lorussie a longtemps b&amp;eacute;n&amp;eacute;fici&amp;eacute; de prix pr&amp;eacute;f&amp;eacute;rentiels lui permettant de gagner une marge sur le p&amp;eacute;trole raffin&amp;eacute; et export&amp;eacute; vers l&amp;rsquo;Europe. De fa&amp;ccedil;on similaire, la Bi&amp;eacute;lorussie b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficie de prix avantageux pour son gaz (import&amp;eacute; principalement de Russie).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pays fait &amp;eacute;galement partie de l&amp;rsquo;Union Economique Eurasiatique, incluant &amp;eacute;galement la Russie, le Kazakhstan, l&amp;rsquo;Arm&amp;eacute;nie et le Kirghizistan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2014-2016, le commerce ext&amp;eacute;rieur de la Bi&amp;eacute;lorussie a &amp;eacute;t&amp;eacute; affect&amp;eacute; par la crise &amp;eacute;conomique qu&amp;rsquo;a connue la Russie (r&amp;eacute;cession de 0,2% en 2016).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PIB, qui avait recul&amp;eacute; de 3,9% en 2015 puis de 2,6% en 2016, conna&amp;icirc;t une l&amp;eacute;g&amp;egrave;re croissance (estim&amp;eacute;e &amp;agrave; +1,7%) en 2017. Pour 2018, les autorit&amp;eacute;s pr&amp;eacute;voient une acc&amp;eacute;l&amp;eacute;ration de la croissance de +3,4% tandis que les pr&amp;eacute;visions des IFIs sont plus prudentes, entre +0,7% et +2,1%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&amp;egrave;s la chute du rouble russe qui avait entra&amp;icirc;n&amp;eacute; la un mouvement similaire pour la monnaie et les r&amp;eacute;serves bi&amp;eacute;lorusses en 2015, la situation est stabilis&amp;eacute;e. La politique mon&amp;eacute;taire restrictive a stabilis&amp;eacute; la monnaie et fait baisser l&amp;rsquo;inflation (de 10,6% &amp;agrave; fin 2016, le niveau de l&amp;rsquo;inflation a d&amp;eacute;c&amp;eacute;l&amp;eacute;r&amp;eacute; &amp;agrave; 4,9% en g.a. en novembre 2017) mais la marge de man&amp;oelig;uvre reste faible et le besoin en financement externe, fort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La balance commerciale est structurellement d&amp;eacute;ficitaire mais les &amp;eacute;changes baissant et les autorit&amp;eacute;s pesant sur la demande interne, le d&amp;eacute;ficit commercial s&amp;rsquo;est contract&amp;eacute;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A fin mars 2017, la dette externe totale de la Bi&amp;eacute;lorussie s&amp;rsquo;est &amp;eacute;lev&amp;eacute;e &amp;agrave; 37,1 Mds $, soit 75% du PIB.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le budget, l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement exc&amp;eacute;dentaire en 2016 (1,2% du PIB) reste expos&amp;eacute; au prix du baril.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le secteur bancaire est relativement stable mais fait l&amp;rsquo;objet d&amp;lsquo;une vigilance renforc&amp;eacute;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compos&amp;eacute; de 25 banques commerciales, le secteur bancaire est largement domin&amp;eacute; par trois &amp;eacute;tablissements publics (65% de l&amp;rsquo;actif total). Une r&amp;eacute;forme du secteur est en cours, avec l&amp;rsquo;appui des institutions financi&amp;egrave;res internationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dollarisation atteint un niveau &amp;eacute;lev&amp;eacute; (55% des cr&amp;eacute;dits) et les mesures de la Banque centrale ne parviennent pas &amp;agrave; r&amp;eacute;duire significativement cette forte dollarisation. Les IFIs soutiennent la transformation du secteur bancaire bi&amp;eacute;lorusse, notamment la BERD.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour attirer de nouveaux investisseurs, la Bi&amp;eacute;lorussie mise sur un climat des affaires particuli&amp;egrave;rement propice au sein de la CEI. Les partenaires internationaux de la Bi&amp;eacute;lorussie encouragent toutefois &amp;agrave; plus d&amp;rsquo;avanc&amp;eacute;es concr&amp;egrave;tes en termes de r&amp;eacute;formes structurelles, notamment pour favoriser la croissance du secteur priv&amp;eacute;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les autorit&amp;eacute;s mettent en avant l&amp;rsquo;am&amp;eacute;lioration du climat des affaires pour attirer de nouveaux investisseurs &amp;eacute;trangers. La Bi&amp;eacute;lorussie se classe au 37&amp;egrave;me rang du classement Ease of Doing Business en 2017, et gagne 13 places au classement g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral par rapport &amp;agrave; celui de 2016.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une demande pour un programme du FMI de 3,5 Mds $ avait &amp;eacute;t&amp;eacute; initi&amp;eacute;e en 2015. Les discussions sont toutefois actuellement au stade de &amp;laquo; pause prolong&amp;eacute;e &amp;raquo;. Les autres IFIs (BERD, Banque mondiale, BEI) jouent &amp;eacute;galement un r&amp;ocirc;le actif dans la promotion des r&amp;eacute;formes structurelles dans le pays.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/056a760e-15ea-479b-ac4f-9638952d4430/images/visuel" xmlns="media" /></entry></feed>