<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><feed xml:lang="fr-fr" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"><title type="text">Trésor-Info - Publications de la direction générale du Trésor - analyse-macroeconomique</title><subtitle type="text">Flux de publication de la direction générale du Trésor - analyse-macroeconomique</subtitle><id>FluxArticlesTag-analyse-macroeconomique</id><rights type="text">Copyright 2026</rights><updated>2022-05-12T00:00:00+02:00</updated><logo>/favicon.png</logo><author><name>Direction générale du Trésor</name><uri>https://localhost/sitepublic/</uri><email>contact@dgtresor.gouv.fr</email></author><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Flux/Atom/Articles/Tags/analyse-macroeconomique" /><entry><id>f354e13b-18d7-445f-94ba-8563234b7f54</id><title type="text">Présentation des perspectives économiques de la Corée</title><summary type="text">Le service économique est intervenu lors de la réunion « perspectives économiques »  organisée chaque année par la Chambre de commerce et d’industrie franco-coréenne, afin de dresser un panorama des principaux enjeux économiques de la Corée en 2022.</summary><updated>2022-05-12T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2022/05/12/presentation-des-perspectives-economiques-de-la-coree" /><content type="html">&lt;p&gt;Le 12 mai 2022, la cheffe du service &amp;eacute;conomique de S&amp;eacute;oul, Adeline-Lise KHOV, est intervenue &amp;agrave; l&amp;rsquo;occasion de l&amp;rsquo;&amp;eacute;v&amp;egrave;nement &amp;laquo;&amp;nbsp;perspectives &amp;eacute;conomiques 2022&amp;nbsp;&amp;raquo; organis&amp;eacute; par la Chambre de commerce et d&amp;rsquo;industrie franco-cor&amp;eacute;enne (FKCCI). L'occa&amp;eacute;sion de pr&amp;eacute;senter devant un parterre d&amp;rsquo;entreprises fran&amp;ccedil;aises et cor&amp;eacute;ennes, les principaux enjeux &amp;eacute;conomiques de la Cor&amp;eacute;e &amp;agrave; l&amp;rsquo;or&amp;eacute;e des d&amp;eacute;veloppements r&amp;eacute;cents dans le pays et &amp;agrave; travers le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le plan macro&amp;eacute;conomique, Mme KHOV a insist&amp;eacute; sur la r&amp;eacute;silience de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie cor&amp;eacute;enne, &amp;agrave; la fois lors de la crise Covid (seulement 0,9&amp;nbsp;% de r&amp;eacute;cession en 2020), mais aussi dans le contexte de la guerre en Ukraine et des perturbations en Chine (pr&amp;eacute;vision de croissance comprise entre 2,5&amp;nbsp;% et 3&amp;nbsp;%, inflation relativement contenue en comparaison internationale). Dans le m&amp;ecirc;me temps, certaines caract&amp;eacute;ristiques structurelles de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie cor&amp;eacute;enne pourraient repr&amp;eacute;senter des d&amp;eacute;fis pour la croissance en 2022, en particulier l&amp;rsquo;endettement des m&amp;eacute;nages susceptible de contraindre la consommation dans un contexte de hausse des taux d&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t. A plus long terme, la question du d&amp;eacute;clin d&amp;eacute;mographique que la Cor&amp;eacute;e conna&amp;icirc;t depuis 2020, en avance de 4 ans par rapport aux pr&amp;eacute;visions initiales, continue de repr&amp;eacute;senter une menace majeure pour le pays qui pourrait faire partie des pays "super &amp;acirc;g&amp;eacute;s" d&amp;egrave;s 2025 (lorsque les 65 ans repr&amp;eacute;sentent plus de 20 % de la population).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cheffe du service &amp;eacute;conomique de S&amp;eacute;oul a &amp;eacute;galement abord&amp;eacute; le r&amp;ocirc;le du secteur manufacturier et des exportations comme moteurs &amp;eacute;conomiques de la Cor&amp;eacute;e, mais qui sont sujets &amp;agrave; des perturbations actuellement &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;oelig;uvre. Elle&amp;nbsp; a notamment cit&amp;eacute; la vuln&amp;eacute;rabilit&amp;eacute; de certains secteurs industriels aux ruptures d&amp;rsquo;approvisionnement comme l'automobile, ou encore de la d&amp;eacute;pendance au march&amp;eacute; chinois qui repr&amp;eacute;sente le quart des exportations cor&amp;eacute;ennes, mais aussi 22,6 % des importations cor&amp;eacute;ennes avec une forte imbrication dans les processus de production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, Mme KHOV a not&amp;eacute; avec int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t les diff&amp;eacute;rentes priorit&amp;eacute;s d&amp;rsquo;action du nouveau Pr&amp;eacute;sident YOON, qui a pris ses fonctions le 10 mai 2022, notamment en termes de stabilisation des prix et d'all&amp;egrave;gement des r&amp;eacute;glementations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ouvert par David-Pierre JALICON, Pr&amp;eacute;sident de la FKCCI et par Philippe LEFORT, Ambassadeur de France en Cor&amp;eacute;e, cet &amp;eacute;v&amp;egrave;nement a vu la participation de Hyoung Tae KIM, chef &amp;eacute;conomiste &amp;agrave; Kim&amp;amp;Chang, Si Joon KIM du Cr&amp;eacute;dit Agricole et Bonghi GU de l&amp;rsquo;agence de promotion des investissements de la ville S&amp;eacute;oul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/f354e13b-18d7-445f-94ba-8563234b7f54/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>056a760e-15ea-479b-ac4f-9638952d4430</id><title type="text">Economie biélorusse : cadrage général</title><summary type="text">Une économie ouverte, disposant d’un fort potentiel mais restant encore largement contrôlée par l’Etat.L’économie biélorusse se classe 5ème de la CEI avec en 2016 un PIB de 48 Mds $ (5 092 $/hab). Elle est à la fois centralisée (70% du PIB engendré par des entreprises publiques ou parapubliques, large contrôle des prix et des marges) et relativement ouverte commercialement, avec un degré d’ouverture au commerce international de 62%. En termes d’indice de développement humain (IDH), la Biélorussie se classe 49ème avec 0,8.L’agriculture – spécialisée dans les produits laitiers et la viande - ne représente plus que 8% du PIB. Le système dual (grandes fermes d’État, nombreuses exploitations individuelles), est fortement réglementé et subventionné.Le potentiel de développement des services hors commerce international et transport est important, notamment dans le secteur IT (5% du PIB en 2016).L’industrie, spécialisée dans la pétrochimie (produits raffinés, potasse) et les matériel</summary><updated>2018-02-17T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/02/17/economie-bielorusse-cadrage-general" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une &amp;eacute;conomie ouverte, disposant d&amp;rsquo;un fort potentiel mais restant encore largement contr&amp;ocirc;l&amp;eacute;e par l&amp;rsquo;Etat.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie bi&amp;eacute;lorusse se classe 5&amp;egrave;me de la CEI avec en 2016 un PIB de 48 Mds $ (5 092 $/hab). Elle est &amp;agrave; la fois centralis&amp;eacute;e (70% du PIB engendr&amp;eacute; par des entreprises publiques ou parapubliques, large contr&amp;ocirc;le des prix et des marges) et relativement ouverte commercialement, avec un degr&amp;eacute; d&amp;rsquo;ouverture au commerce international de 62%. En termes d&amp;rsquo;indice de d&amp;eacute;veloppement humain (IDH), la Bi&amp;eacute;lorussie se classe 49&amp;egrave;me avec 0,8.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;agriculture &amp;ndash; sp&amp;eacute;cialis&amp;eacute;e dans les produits laitiers et la viande - ne repr&amp;eacute;sente plus que 8% du PIB. Le syst&amp;egrave;me dual (grandes fermes d&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat, nombreuses exploitations individuelles), est fortement r&amp;eacute;glement&amp;eacute; et subventionn&amp;eacute;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le potentiel de d&amp;eacute;veloppement des services hors commerce international et transport est important, notamment dans le secteur IT (5% du PIB en 2016).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;industrie, sp&amp;eacute;cialis&amp;eacute;e dans la p&amp;eacute;trochimie (produits raffin&amp;eacute;s, potasse) et les mat&amp;eacute;riels de transport repr&amp;eacute;sente 36% du PIB. Elle souffre toutefois d&amp;rsquo;un manque de comp&amp;eacute;titivit&amp;eacute; hors CEI (la Russie absorbe encore 46% des exportations de biens) et de sa forte d&amp;eacute;pendance aux prix des hydrocarbures import&amp;eacute;s de Russie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alors que la d&amp;eacute;pendance &amp;agrave; la Russie reste forte, la Bi&amp;eacute;lorussie cherche &amp;agrave; diversifier ses partenariats et &amp;agrave; mobiliser de nouveaux moteurs de croissance.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&amp;eacute;pendance &amp;eacute;conomique envers la Russie reste forte, Moscou continuant d&amp;rsquo;accorder des pr&amp;ecirc;ts et des refinancements &amp;agrave; la Bi&amp;eacute;lorussie. La Russie repr&amp;eacute;sente ainsi plus de 51% du volume d&amp;rsquo;&amp;eacute;changes commerciaux de la Bi&amp;eacute;lorussie et la totalit&amp;eacute; de ses importations &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Bi&amp;eacute;lorussie a longtemps b&amp;eacute;n&amp;eacute;fici&amp;eacute; de prix pr&amp;eacute;f&amp;eacute;rentiels lui permettant de gagner une marge sur le p&amp;eacute;trole raffin&amp;eacute; et export&amp;eacute; vers l&amp;rsquo;Europe. De fa&amp;ccedil;on similaire, la Bi&amp;eacute;lorussie b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficie de prix avantageux pour son gaz (import&amp;eacute; principalement de Russie).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pays fait &amp;eacute;galement partie de l&amp;rsquo;Union Economique Eurasiatique, incluant &amp;eacute;galement la Russie, le Kazakhstan, l&amp;rsquo;Arm&amp;eacute;nie et le Kirghizistan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2014-2016, le commerce ext&amp;eacute;rieur de la Bi&amp;eacute;lorussie a &amp;eacute;t&amp;eacute; affect&amp;eacute; par la crise &amp;eacute;conomique qu&amp;rsquo;a connue la Russie (r&amp;eacute;cession de 0,2% en 2016).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PIB, qui avait recul&amp;eacute; de 3,9% en 2015 puis de 2,6% en 2016, conna&amp;icirc;t une l&amp;eacute;g&amp;egrave;re croissance (estim&amp;eacute;e &amp;agrave; +1,7%) en 2017. Pour 2018, les autorit&amp;eacute;s pr&amp;eacute;voient une acc&amp;eacute;l&amp;eacute;ration de la croissance de +3,4% tandis que les pr&amp;eacute;visions des IFIs sont plus prudentes, entre +0,7% et +2,1%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&amp;egrave;s la chute du rouble russe qui avait entra&amp;icirc;n&amp;eacute; la un mouvement similaire pour la monnaie et les r&amp;eacute;serves bi&amp;eacute;lorusses en 2015, la situation est stabilis&amp;eacute;e. La politique mon&amp;eacute;taire restrictive a stabilis&amp;eacute; la monnaie et fait baisser l&amp;rsquo;inflation (de 10,6% &amp;agrave; fin 2016, le niveau de l&amp;rsquo;inflation a d&amp;eacute;c&amp;eacute;l&amp;eacute;r&amp;eacute; &amp;agrave; 4,9% en g.a. en novembre 2017) mais la marge de man&amp;oelig;uvre reste faible et le besoin en financement externe, fort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La balance commerciale est structurellement d&amp;eacute;ficitaire mais les &amp;eacute;changes baissant et les autorit&amp;eacute;s pesant sur la demande interne, le d&amp;eacute;ficit commercial s&amp;rsquo;est contract&amp;eacute;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A fin mars 2017, la dette externe totale de la Bi&amp;eacute;lorussie s&amp;rsquo;est &amp;eacute;lev&amp;eacute;e &amp;agrave; 37,1 Mds $, soit 75% du PIB.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le budget, l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement exc&amp;eacute;dentaire en 2016 (1,2% du PIB) reste expos&amp;eacute; au prix du baril.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le secteur bancaire est relativement stable mais fait l&amp;rsquo;objet d&amp;lsquo;une vigilance renforc&amp;eacute;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compos&amp;eacute; de 25 banques commerciales, le secteur bancaire est largement domin&amp;eacute; par trois &amp;eacute;tablissements publics (65% de l&amp;rsquo;actif total). Une r&amp;eacute;forme du secteur est en cours, avec l&amp;rsquo;appui des institutions financi&amp;egrave;res internationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dollarisation atteint un niveau &amp;eacute;lev&amp;eacute; (55% des cr&amp;eacute;dits) et les mesures de la Banque centrale ne parviennent pas &amp;agrave; r&amp;eacute;duire significativement cette forte dollarisation. Les IFIs soutiennent la transformation du secteur bancaire bi&amp;eacute;lorusse, notamment la BERD.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour attirer de nouveaux investisseurs, la Bi&amp;eacute;lorussie mise sur un climat des affaires particuli&amp;egrave;rement propice au sein de la CEI. Les partenaires internationaux de la Bi&amp;eacute;lorussie encouragent toutefois &amp;agrave; plus d&amp;rsquo;avanc&amp;eacute;es concr&amp;egrave;tes en termes de r&amp;eacute;formes structurelles, notamment pour favoriser la croissance du secteur priv&amp;eacute;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les autorit&amp;eacute;s mettent en avant l&amp;rsquo;am&amp;eacute;lioration du climat des affaires pour attirer de nouveaux investisseurs &amp;eacute;trangers. La Bi&amp;eacute;lorussie se classe au 37&amp;egrave;me rang du classement Ease of Doing Business en 2017, et gagne 13 places au classement g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral par rapport &amp;agrave; celui de 2016.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une demande pour un programme du FMI de 3,5 Mds $ avait &amp;eacute;t&amp;eacute; initi&amp;eacute;e en 2015. Les discussions sont toutefois actuellement au stade de &amp;laquo; pause prolong&amp;eacute;e &amp;raquo;. Les autres IFIs (BERD, Banque mondiale, BEI) jouent &amp;eacute;galement un r&amp;ocirc;le actif dans la promotion des r&amp;eacute;formes structurelles dans le pays.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/056a760e-15ea-479b-ac4f-9638952d4430/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>530e963e-29ce-4d07-81e5-597a1d87f2b7</id><title type="text">Koweït : présentation pays</title><summary type="text">1/ Le contexte reste déterminant : tensions politiques régionales et nécessaire diversification de l’économie du Koweït fondée sur les exportations d’hydrocarbures.Depuis le 5 juin 2016, l’Arabie saoudite, le Bahreïn, les Emirats arabes unis et l’Egypte ont cessé toutes leurs relations diplomatiques avec le Qatar et lui imposent un blocus aérien, terrestre et maritime. Le Koweït maintient sa neutralité envers le Qatar et poursuit ses relations économiques et financières en dépit des prises de position des pays précédemment mentionnés. Dans ce cadre, sauf en cas de prolongation excessive des tensions, l’impact de la crise sur l’économie koweïtienne devrait rester limité.Alors que le baril de pétrole est remonté à plus de 60 $, la période d’abondance dont jouissaient les pays du Golfe et le Koweït en particulier, grâce aux importants revenus du pétrole, touche à sa fin. Pour autant, le Koweït bénéficie toujours, en profondeur, de dynamiques de consommation favorables. Les Emirats a</summary><updated>2017-11-26T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2017/11/26/koweit-presentation-pays" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;1/ Le contexte reste d&amp;eacute;terminant&amp;nbsp;: tensions politiques r&amp;eacute;gionales et n&amp;eacute;cessaire diversification de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie du Kowe&amp;iuml;t fond&amp;eacute;e sur les exportations d&amp;rsquo;hydrocarbures.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Depuis le 5 juin 2016, l&amp;rsquo;Arabie saoudite, le Bahre&amp;iuml;n, les Emirats arabes unis et l&amp;rsquo;Egypte ont cess&amp;eacute; toutes leurs relations diplomatiques avec le Qatar et lui imposent un blocus a&amp;eacute;rien, terrestre et maritime. Le Kowe&amp;iuml;t maintient sa neutralit&amp;eacute; envers le Qatar et poursuit ses relations &amp;eacute;conomiques et financi&amp;egrave;res en d&amp;eacute;pit des prises de position des pays pr&amp;eacute;c&amp;eacute;demment mentionn&amp;eacute;s. Dans ce cadre, sauf en cas de prolongation excessive des tensions, l&amp;rsquo;impact de la crise sur l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie kowe&amp;iuml;tienne devrait rester limit&amp;eacute;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Alors que le baril de p&amp;eacute;trole est remont&amp;eacute; &amp;agrave; plus de 60 $, la p&amp;eacute;riode d&amp;rsquo;abondance dont jouissaient les pays du Golfe et le Kowe&amp;iuml;t en particulier, gr&amp;acirc;ce aux importants revenus du p&amp;eacute;trole, touche &amp;agrave; sa fin. Pour autant, le Kowe&amp;iuml;t b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficie toujours, en profondeur, de dynamiques de consommation favorables. Les Emirats arabes unis arrivent en t&amp;ecirc;te des pays du Moyen-Orient avec 72 100 particuliers fortun&amp;eacute;s, suivi de l&amp;rsquo;Arabie saoudite (59 000) puis du Qatar et du Kowe&amp;iuml;t.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;2/ La situation politique int&amp;eacute;rieure est marqu&amp;eacute;e par des crises successives opposant le pouvoir ex&amp;eacute;cutif au pouvoir l&amp;eacute;gislatif.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L'Emir peut promulguer des lois, renvoyer des projets de loi devant le Parlement afin qu'ils soient reconsid&amp;eacute;r&amp;eacute;s et nommer les officiers des arm&amp;eacute;es. L'Emir nomme le Premier ministre, qui est aussi le chef du gouvernement, pour une dur&amp;eacute;e ind&amp;eacute;termin&amp;eacute;e.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le pouvoir l&amp;eacute;gislatif au Kowe&amp;iuml;t est monocam&amp;eacute;ral&amp;nbsp;: le Parlement (Assembl&amp;eacute;e Nationale) compte 50 membres &amp;eacute;lus au suffrage universel pour quatre ans. Les derni&amp;egrave;res &amp;eacute;lections l&amp;eacute;gislatives ont permis &amp;agrave; l&amp;rsquo;opposition de remporter 24 si&amp;egrave;ges sur 50.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;D&amp;eacute;but novembre 2017, le gouvernement a pr&amp;eacute;sent&amp;eacute; sa d&amp;eacute;mission mais le Parlement est rest&amp;eacute; inchang&amp;eacute;. Le nouveau gouvernement, avec &amp;agrave; sa t&amp;ecirc;te le Premier ministre reconduit Cheikh Jaber, devrait &amp;ecirc;tre recompos&amp;eacute; en d&amp;eacute;cembre 2017 avec un remaniement de deux &amp;agrave; trois ministres.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;3/ &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;La situation financi&amp;egrave;re du Kowe&amp;iuml;t reste l&amp;rsquo;une des plus solides de la r&amp;eacute;gion gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; des fondamentaux de qualit&amp;eacute;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le Kowe&amp;iuml;t est un pays riche et une &amp;eacute;conomie renti&amp;egrave;re dont 90% des recettes budg&amp;eacute;taires proviennent des exportations d&amp;rsquo;hydrocarbures. Avec 101,5 milliards de barils de p&amp;eacute;trole de r&amp;eacute;serve (soit 6,8% du total mondial), l'ensemble de l'&amp;eacute;conomie du pays est fond&amp;eacute;e sur l'exploitation du p&amp;eacute;trole. Le Kowe&amp;iuml;t a d'ailleurs pr&amp;eacute;vu d'investir plus de 87 MdUSD dans le secteur d'ici 2030 (notamment pour la cr&amp;eacute;ation d'une nouvelle raffinerie int&amp;eacute;gr&amp;eacute;e &amp;agrave; Az Zour, dans le sud du pays). D&amp;rsquo;importantes r&amp;eacute;serves de gaz naturel non associ&amp;eacute; ont &amp;eacute;galement &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;couvertes dans le nord du pays. Leur exploitation, qui doit commencer &amp;agrave; br&amp;egrave;ve &amp;eacute;ch&amp;eacute;ance, est destin&amp;eacute;e &amp;agrave; couvrir les besoins de consommation locaux (production d&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute;, d&amp;eacute;salinisation d&amp;rsquo;eau de mer).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Les autorit&amp;eacute;s kowe&amp;iuml;tiennes souhaitent amorcer la diversification de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie nationale face &amp;agrave; la chute des cours du baril de p&amp;eacute;trole et &amp;agrave; la forte hausse d&amp;eacute;mographique de ces derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es. Les citoyens kowe&amp;iuml;tiens, estim&amp;eacute;s &amp;agrave; 1,3 millions de personnes, b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficient d'un revenu par t&amp;ecirc;te &amp;eacute;lev&amp;eacute; (26&amp;nbsp;000$ en 2016) et d&amp;rsquo;un Etat-providence particuli&amp;egrave;rement g&amp;eacute;n&amp;eacute;reux&amp;nbsp;: acc&amp;egrave;s &amp;agrave; un emploi public garanti par la Constitution, maintien des tarifs publics et des produits de premi&amp;egrave;re n&amp;eacute;cessit&amp;eacute;&amp;nbsp;&amp;agrave; des niveaux tr&amp;egrave;s bas, fortes aides &amp;agrave; l'accession &amp;agrave; la propri&amp;eacute;t&amp;eacute;, couverture sant&amp;eacute;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Dans l&amp;rsquo;hypoth&amp;egrave;se o&amp;ugrave; les cours mondiaux du p&amp;eacute;trole brut se maintenaient aux environs de 50/55 USD le baril, le d&amp;eacute;ficit pr&amp;eacute;visionnel pour l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e fiscale 2017/2018 s&amp;rsquo;&amp;eacute;tablirait &amp;agrave; 18 % du PIB pour atteindre 22,25 MdEUR (apr&amp;egrave;s transfert au Fonds de r&amp;eacute;serve des g&amp;eacute;n&amp;eacute;rations futures) en raison de l&amp;rsquo;augmentation des d&amp;eacute;penses publiques de 5,3 %. Pour autant, le financement du d&amp;eacute;ficit public devrait &amp;ecirc;tre ais&amp;eacute;ment r&amp;eacute;alis&amp;eacute; par la sollicitation d&amp;rsquo;emprunts sur les march&amp;eacute;s de capitaux internationaux et locaux (succ&amp;egrave;s en mars dernier) et par le recours au Fonds de R&amp;eacute;serve G&amp;eacute;n&amp;eacute;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le taux de croissance &amp;eacute;conomique en volume s&amp;rsquo;annonce n&amp;eacute;gatif apr&amp;egrave;s avoir atteint 2,2%&lt;a title="" href="#_ftn1"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; en 2016 gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; l&amp;rsquo;augmentation des recettes p&amp;eacute;troli&amp;egrave;res suivant deux ann&amp;eacute;es de d&amp;eacute;clin. La croissance r&amp;eacute;elle estim&amp;eacute;e pourrait, malgr&amp;eacute; l&amp;rsquo;acc&amp;eacute;l&amp;eacute;ration de la croissance &amp;laquo;&amp;nbsp;hors hydrocarbures&amp;nbsp;&amp;raquo; pr&amp;eacute;vue &amp;agrave; partir de 2017, se situer &amp;agrave; -2,5% en 2017 car la production p&amp;eacute;troli&amp;egrave;re serait ramen&amp;eacute;e &amp;agrave; 2,87 Mb/j et celle de gaz &amp;agrave; 0,26 Mb/j, en d&amp;eacute;pit de la hausse des cours mondiaux du p&amp;eacute;trole brut (environ 60 USD/baril fin octobre 2017). Le taux annuel d&amp;rsquo;inflation pour 2017 devrait &amp;ecirc;tre de 1,5%, contre 3,5% enregistr&amp;eacute; en 2016, gr&amp;acirc;ce aux tendances d&amp;eacute;flationnistes marqu&amp;eacute;es dans l&amp;rsquo;immobilier et l&amp;rsquo;alimentation.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;4/ Les &amp;eacute;changes commerciaux demeurent dynamiques et la marge de progression avec la France reste importante.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le p&amp;eacute;trole et les produits miniers repr&amp;eacute;sentent l'essentiel des exportations, le reste des exportations &amp;eacute;tant constitu&amp;eacute; de r&amp;eacute;exportations, notamment de machines et d'&amp;eacute;quipements de transport. Les principaux clients du Kowe&amp;iuml;t sont les pays asiatiques (la Cor&amp;eacute;e du Sud, l&amp;rsquo;Inde, le Japon, la Chine) ainsi que les Etats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Les principaux fournisseurs du Kowe&amp;iuml;t sont la Chine, les Etats-Unis, les Emirats arabes unis et le Japon. Les produits import&amp;eacute;s sont essentiellement des v&amp;eacute;hicules automobiles, des produits agricoles et agroalimentaires ainsi que des produits de l'industrie m&amp;eacute;canique, &amp;eacute;lectrique et &amp;eacute;lectronique.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Sur le plan bilat&amp;eacute;ral, la pr&amp;eacute;sence fran&amp;ccedil;aise au Kowe&amp;iuml;t demeure en-dessous des opportunit&amp;eacute;s de march&amp;eacute; avec une part de march&amp;eacute; d&amp;rsquo;environ 1,5% en 2016. Sur les neuf premiers mois de l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e 2017, la France a export&amp;eacute; 301,8 MEUR de biens, contre 261 MEUR sur la m&amp;ecirc;me p&amp;eacute;riode en 2016, soit une hausse de 15,6%. Les principaux biens export&amp;eacute;s sont les articles textiles, les produits chimiques, parfums et cosm&amp;eacute;tiques, les machines industrielles et agricoles et les produits agro-alimentaires. Sur les neuf premiers mois de l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e 2017, la France a import&amp;eacute; 191,3 MEUR de produits, principalement des hydrocarbures, contre 300,3 MEUR sur la m&amp;ecirc;me p&amp;eacute;riode en 2016, soit une baisse de 36,3%. Le solde de la balance commerciale s&amp;rsquo;est donc nettement am&amp;eacute;lior&amp;eacute;, passant d&amp;rsquo;un d&amp;eacute;ficit de 39,2 MEUR sur les neuf premiers mois de 2016 &amp;agrave; un exc&amp;eacute;dent de 110,4 MEUR sur les neuf premiers mois de 2017.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Enfin, pour ce qui concerne l&amp;rsquo;environnement des affaires, la Banque Mondiale classe le Kowe&amp;iuml;t au 96&lt;sup&gt;&amp;egrave;me&lt;/sup&gt; rang sur 190, contre 102 en 2017, dans son rapport &amp;laquo;&amp;nbsp;Doing Business 2018&amp;nbsp;&amp;raquo;. Cette am&amp;eacute;lioration est due aux r&amp;eacute;formes r&amp;eacute;cemment mises en &amp;oelig;uvre pour la cr&amp;eacute;ation d&amp;rsquo;entreprise&amp;nbsp;: mise en place d&amp;rsquo;un guichet unique &amp;agrave; la Kuwait Direct Investment Promotion Authority, r&amp;eacute;duction du nombre (de 12 &amp;agrave; 9), de la dur&amp;eacute;e (de 61 jours &amp;agrave; 38) et du co&amp;ucirc;t des proc&amp;eacute;dures (de 2,8% des revenus par habitant &amp;agrave; 1,7%) d&amp;rsquo;enregistrement, am&amp;eacute;lioration de la transparence dans le processus d&amp;rsquo;attribution de terrains &amp;agrave; vocation commerciale, facilitation des d&amp;eacute;marches administratives via Internet. En revanche, l&amp;rsquo;indice de mesure de la corruption, &amp;eacute;tabli par Transparency International, s&amp;rsquo;est d&amp;eacute;grad&amp;eacute; en 2016 avec le 75&lt;sup&gt;&amp;egrave;me&lt;/sup&gt; rang sur 176, contre le 55&lt;sup&gt;&amp;egrave;me&lt;/sup&gt; sur 168 en 2015.&lt;/p&gt;
&lt;hr align="left" size="1" width="33%" /&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;div&gt;
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&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref1"&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Le Bureau Central des Statistiques au Kowe&amp;iuml;t estime la croissance r&amp;eacute;elle &amp;agrave; 3,5%.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/530e963e-29ce-4d07-81e5-597a1d87f2b7/images/visuel" xmlns="media" /></entry></feed>