<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><feed xml:lang="fr-fr" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"><title type="text">Trésor-Info - Publications de la direction générale du Trésor - TresorInternational</title><subtitle type="text">Flux de publication de la direction générale du Trésor - TresorInternational</subtitle><id>FluxArticlesTag-TresorInternational</id><rights type="text">Copyright 2026</rights><updated>2022-03-29T00:00:00+02:00</updated><logo>/favicon.png</logo><author><name>Direction générale du Trésor</name><uri>https://localhost/sitepublic/</uri><email>contact@dgtresor.gouv.fr</email></author><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Flux/Atom/Articles/Tags/TresorInternational" /><entry><id>2785964d-b71d-4916-9a2f-ec491c1fb9c7</id><title type="text">L'Australie, un nouveau leader mondial sur le secteur des terres rares ?</title><summary type="text">Avec l’essor des marchés liés à la transition énergétique, les terres rares sont devenues stratégiques. Aujourd’hui, la Chine représente près de 80% de la production mondiale de terres rares et concentre la majorité des usines de traitement et de séparation. Mais, en 10 ans, et alors que de nombreux sites restent encore inexploités ou inexplorés, l’Australie s’est élevée au rang de 2e producteur mondial. </summary><updated>2022-03-29T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2022/03/29/l-australie-un-nouveau-leader-mondial-sur-le-secteur-des-terres-rares" /><content type="html">&lt;p&gt;Face &amp;agrave; une croissance attendue de la demande, le secteur minier australien cherche &amp;agrave; acc&amp;eacute;l&amp;eacute;rer la production et &amp;agrave; d&amp;eacute;velopper des capacit&amp;eacute;s de traitement. Il b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficie du soutien tant du gouvernement f&amp;eacute;d&amp;eacute;ral que des Etats f&amp;eacute;d&amp;eacute;r&amp;eacute;s, avec comme objectif de positionner l&amp;rsquo;Australie au centre des cha&amp;icirc;nes de valeur mondiales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. Les terres rares : d&amp;eacute;finition et usages&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les terres rares regroupent 17 m&amp;eacute;taux divis&amp;eacute;s en deux cat&amp;eacute;gories : les terres rares dites l&amp;eacute;g&amp;egrave;res, les plus abondantes, et les terres dites lourdes, les moins abondantes. Elles sont largement r&amp;eacute;pandues, mais souvent difficilement exploitables, soit que les gisements sont peu accessibles, soit que leur niveau de concentration est insuffisant (les terres rares n&amp;eacute;cessitent en effet des proc&amp;eacute;d&amp;eacute;s complexes de s&amp;eacute;paration et de traitement pour pouvoir &amp;ecirc;tre exploit&amp;eacute;s), d'o&amp;ugrave; leur appellation.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les terres rares sont utilis&amp;eacute;es notamment dans la fabrication de technologies de pointe pour les biens de consommation courante (puces de smartphone, &amp;eacute;crans LCD...), l'industrie de la d&amp;eacute;fense (radars et sonars) et l'&amp;eacute;conomie verte (&amp;eacute;oliennes off-shore, &amp;eacute;lectrolyseurs hydrog&amp;egrave;ne, LED...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les terres rares sont ainsi devenues strat&amp;eacute;giques pour l'&amp;eacute;conomie mondiale et ce d'autant qu'un nombre croissant de pays s'est engag&amp;eacute; dans une strat&amp;eacute;gie de r&amp;eacute;duction des &amp;eacute;missions de CO&lt;sub&gt;2&lt;/sub&gt; et dans la transition &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique. A cet &amp;eacute;gard, avec les derni&amp;egrave;res d&amp;eacute;clarations am&amp;eacute;ricaines sur la transition &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique et l'essor des technologies bas carbone, la demande en terres rares devrait fortement augmenter dans les ann&amp;eacute;es &amp;agrave; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. D'ores et d&amp;eacute;j&amp;agrave; 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; producteur mondial de terres rares, l'Australie dispose de plusieurs gisements en cours de d&amp;eacute;veloppement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que 80% du pays n'ont pas encore &amp;eacute;t&amp;eacute; prospect&amp;eacute;s, l'Australie est aujourd'hui le 6e pays en termes de r&amp;eacute;serves de terres rares (3%), derri&amp;egrave;re la Chine (38%), le Br&amp;eacute;sil, le Vietnam, la Russie et l'Inde mais devant les Etats-Unis et la Malaisie. En d&amp;eacute;cembre 2018, les r&amp;eacute;serves &amp;eacute;taient de 2,84 Mt, en augmentation de 36% par rapport &amp;agrave; 2017. Elle est par ailleurs le 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; producteur mondial (12% de la production mondiale) loin derri&amp;egrave;re la Chine (77%) mais devant les Etats-Unis (7%). Entre 2013 et 2018, la production australienne a &amp;eacute;t&amp;eacute; multipli&amp;eacute;e par 17, passant d'un peu plus de 1000 t &amp;agrave; 19 000 t par an.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'essentiel de la production australienne rel&amp;egrave;ve aujourd'hui de l'entreprise mini&amp;egrave;re Lynas (1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; sur le march&amp;eacute; mondial hors Chine). La mini&amp;egrave;re b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficie, de longue date, d'un soutien financier du gouvernement japonais (JOGMEC), soucieux de diversifier ses approvisionnements en terres rares, &amp;agrave; la suite de tensions avec la Chine en 2010. Elle exploite, depuis 2011, la mine de Mt Weld, dans le Western Australia, qui dispose d'une r&amp;eacute;serve de 1,6 million de tonnes de terres rares. Depuis 2012, Lynas d&amp;eacute;tient &amp;eacute;galement une raffinerie &amp;agrave; Kuantan en Malaisie, dans laquelle sont s&amp;eacute;par&amp;eacute;s et trait&amp;eacute;s les concentr&amp;eacute;s d'oxydes de terres rares produits par la mine de Mt Weld. Lynas a par ailleurs annonc&amp;eacute;, en 2019, la construction d'une nouvelle unit&amp;eacute; de pr&amp;eacute;traitement &amp;agrave; Kalgoorlie, dans le Western Australia, qui devrait &amp;ecirc;tre op&amp;eacute;rationnelle courant 2023. Les terres rares y seront semi-transform&amp;eacute;es avant d'&amp;ecirc;tre envoy&amp;eacute;es vers sa raffinerie en Malaisie. Pour financer cette usine de pr&amp;eacute;traitement, Lyna a lanc&amp;eacute;, en ao&amp;ucirc;t 2020, une lev&amp;eacute;e de fonds de 276M&amp;euro; en Australie. Enfin, l'entreprise est financ&amp;eacute;e par le gouvernement am&amp;eacute;ricain (minist&amp;egrave;re de la D&amp;eacute;fense) pour construire au Texas une autre usine de traitement qui pourrait produire jusqu'&amp;agrave; 5000 tonnes de terres rares par an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre Lynas, Iluka produit depuis avril 2020 un concentr&amp;eacute; de 20% de monazite dans sa mine de Eneabba dans le Western Australia d&amp;rsquo;une capacit&amp;eacute; de 827 kt de minerai par an) et pr&amp;eacute;voit de produire d&amp;rsquo;ici 2025 un concentr&amp;eacute; de 90% de zircon et terres rares gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; un investissement de 22,6M&amp;euro;. L&amp;rsquo;entreprise d&amp;eacute;tient &amp;eacute;galement Wimmera dans le Victoria, un gisement d&amp;rsquo;une capacit&amp;eacute; de 10Mt de minerai par an pouvant produire 192kt/an de m&amp;eacute;taux exploitables (dont des terres rares). Ce dernier projet n&amp;rsquo;est encore qu&amp;rsquo;au stade de l&amp;rsquo;&amp;eacute;tude de pr&amp;eacute;faisabilit&amp;eacute;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un contexte de hausse de la demande, plusieurs entreprises mini&amp;egrave;res cherchent &amp;eacute;galement &amp;agrave; exploiter des gisements de terres rares. Les principaux projets en cours sont&amp;nbsp;: la mine de Browns Range, projet pilote port&amp;eacute; par Northern Minerals, d&amp;rsquo;une capacit&amp;eacute; de 585 kt de minerai par an&amp;nbsp; (dont des terres rares lourdes)&amp;nbsp;; Dubbo, d&amp;eacute;tenue par Alkane Ressources, d&amp;rsquo;une capacit&amp;eacute; de 1 Mt&amp;nbsp;; Nolans d&amp;rsquo;Arafura Ressources, d&amp;rsquo;une capacit&amp;eacute; de 13,4 kt par an&amp;nbsp;; Yangibana de Hastings Technology Metals, d&amp;rsquo;une capacit&amp;eacute; de 3,4 kt par an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leur r&amp;eacute;alisation est toutefois ralentie par des obstacles li&amp;eacute;s aux co&amp;ucirc;ts &amp;ndash; en particulier de construction d&amp;rsquo;unit&amp;eacute;s de traitement et de d&amp;eacute;veloppement des comp&amp;eacute;tences-, aux risques techniques &amp;agrave; la disponibilit&amp;eacute; des ressources en eau et &amp;agrave; la volatilit&amp;eacute; des prix (les quotas de production et d&amp;rsquo;importation impos&amp;eacute;s par la Chine, 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; importateur et consommateur de terres rares, influent en effet sur les prix).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les entreprises australiennes sont ainsi activement &amp;agrave; la recherche d&amp;rsquo;investissements pour d&amp;eacute;velopper et lancer l&amp;rsquo;exploitation de leur gisement et tentent de conclure des contrats dits d&amp;rsquo;offtake (approvisionnement des utilisateurs finaux) pour attirer les investisseurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3. Le gouvernement f&amp;eacute;d&amp;eacute;ral et les Etats f&amp;eacute;d&amp;eacute;r&amp;eacute;s ont adopt&amp;eacute; des strat&amp;eacute;gies fortes en soutien de la fili&amp;egrave;re avec comme objectif de cr&amp;eacute;er des cha&amp;icirc;nes de valeur en Australie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2019, le gouvernement f&amp;eacute;d&amp;eacute;ral a lanc&amp;eacute; l&amp;rsquo;Australia&amp;rsquo;s critical minerals strategy qui a pour objectifs&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;D&amp;rsquo;attirer les investissements&amp;nbsp;;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;De soutenir l&amp;rsquo;innovation afin de r&amp;eacute;duire les co&amp;ucirc;ts d&amp;rsquo;extraction et l&amp;rsquo;impact environnemental des proc&amp;eacute;d&amp;eacute;s de s&amp;eacute;paration des m&amp;eacute;taux&amp;nbsp;;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;De d&amp;eacute;velopper et am&amp;eacute;liorer les infrastructures. Chaque Etat f&amp;eacute;d&amp;eacute;r&amp;eacute; a en outre adopt&amp;eacute; sa propre strat&amp;eacute;gie afin de d&amp;eacute;velopper la production de m&amp;eacute;taux critiques sur son territoire.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par la suite, dans le cadre de la Modern Manufacturing Strategy &amp;ndash; dot&amp;eacute;e d&amp;rsquo;une enveloppe de pr&amp;egrave;s d&amp;rsquo;1 Md&amp;euro; - une feuille de route a &amp;eacute;t&amp;eacute; publi&amp;eacute;e, en mars 2020, pour faire de l&amp;rsquo;Australie l&amp;rsquo;un des premiers fournisseurs mondiaux de m&amp;eacute;taux critiques pour les intrants industriels et l&amp;rsquo;un des pivots des cha&amp;icirc;nes de valeur internationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement entend ainsi d&amp;eacute;velopper des capacit&amp;eacute;s de traitement des m&amp;eacute;taux critiques sur le territoire australien afin de g&amp;eacute;n&amp;eacute;rer plus de valeur et cr&amp;eacute;er une industrie nationale ind&amp;eacute;pendante, notamment dans les secteurs de la d&amp;eacute;fense, de l&amp;rsquo;espace et des technologies m&amp;eacute;dicales, et accro&amp;icirc;tre les exportations australiennes vers des pays qui cherchent &amp;agrave; diversifier leurs cha&amp;icirc;nes d&amp;rsquo;approvisionnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&amp;eacute;aliser cette ambition, le gouvernement pr&amp;eacute;voit notamment de conclure des partenariats internationaux, qui viseront &amp;agrave; encourager les contrats offtake de long terme avec des promoteurs australiens, &amp;agrave; cr&amp;eacute;er des cha&amp;icirc;nes de valeur int&amp;eacute;gr&amp;eacute;es et d&amp;eacute;velopper des standards internationaux garantissant des r&amp;egrave;gles du jeu &amp;eacute;quitables pour les producteurs australiens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;R&amp;eacute;dacteur : Pauline Girot de Langlade, SER de Canberra&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2785964d-b71d-4916-9a2f-ec491c1fb9c7/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>c91eb70b-104e-47e8-8968-0d8b05244097</id><title type="text">Enjeux économiques pour la France en Indonésie</title><summary type="text">La direction générale du Trésor a réalisé en 2021 une revue stratégique des enjeux économiques pour la France en Indonésie, pays majeur de la région ASEAN, où notre présence est encore insuffisante au regard du potentiel de la relation économique bilatérale et de l’importance de ce pays.</summary><updated>2022-03-01T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2022/03/01/enjeux-economiques-pour-la-france-en-indonesie" /><content type="html">&lt;blockquote&gt;
&lt;p align="left"&gt;La direction g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale du Tr&amp;eacute;sor a r&amp;eacute;alis&amp;eacute; en 2021 une revue strat&amp;eacute;gique des enjeux &amp;eacute;conomiques pour la France en Indon&amp;eacute;sie, pays majeur de la r&amp;eacute;gion ASEAN, o&amp;ugrave; notre pr&amp;eacute;sence est encore insuffisante au regard du potentiel de la relation &amp;eacute;conomique bilat&amp;eacute;rale et de l&amp;rsquo;importance de ce pays. Ce travail de r&amp;eacute;flexion et d&amp;rsquo;analyse a &amp;eacute;t&amp;eacute; conduit avec des entreprises fran&amp;ccedil;aises implant&amp;eacute;es sur place et des &amp;eacute;conomistes sp&amp;eacute;cialis&amp;eacute;s sur la zone. Il a donn&amp;eacute; lieu &amp;agrave; l&amp;rsquo;organisation d&amp;rsquo;un atelier en ligne le 11 f&amp;eacute;vrier 2022 et &amp;agrave; la publication d&amp;rsquo;une note de synth&amp;egrave;se.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;h4&gt;&lt;strong&gt;L&amp;rsquo;Indon&amp;eacute;sie assure depuis d&amp;eacute;cembre 2021 la pr&amp;eacute;sidence du G20 et prendra aussi celle de l&amp;rsquo;ASEAN en 2023.&lt;/strong&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;4&lt;sup&gt;&amp;egrave;me&lt;/sup&gt; pays le plus peupl&amp;eacute; au monde (270 M d&amp;rsquo;habitants), premi&amp;egrave;re population musulmane, 16&lt;sup&gt;&amp;egrave;me&lt;/sup&gt; &amp;eacute;conomie mondiale (1140 Mds USD de PIB en 2019), l&amp;rsquo;Indon&amp;eacute;sie a connu une croissance &amp;eacute;conomique &amp;eacute;lev&amp;eacute;e depuis la crise asiatique de 1998 et la d&amp;eacute;mocratisation intervenue dans les ann&amp;eacute;es suivantes. Ce d&amp;eacute;veloppement a notamment &amp;eacute;t&amp;eacute; soutenu par la forte croissance de sa population, jeune (&amp;acirc;ge m&amp;eacute;dian &amp;agrave; 28 ans) et tr&amp;egrave;s consommatrice de biens et services. Ce d&amp;eacute;veloppement &amp;eacute;conomique r&amp;eacute;sulte &amp;eacute;galement de la croissance de la demande chinoise en mati&amp;egrave;res premi&amp;egrave;res et d&amp;rsquo;un pilotage macro&amp;eacute;conomique prudent (limite de d&amp;eacute;ficit public inscrit dans la loi, d&amp;eacute;sendettement et change flottant).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pays&amp;ndash;archipel, l&amp;rsquo;Indon&amp;eacute;sie &amp;eacute;tait d&amp;eacute;j&amp;agrave; confront&amp;eacute;e &amp;agrave; trois d&amp;eacute;fis majeurs avant la crise sanitaire&amp;nbsp;: (i) la r&amp;eacute;duction de son d&amp;eacute;ficit d&amp;rsquo;infrastructures, (ii) un capital humain &amp;agrave; renforcer (sant&amp;eacute;, &amp;eacute;ducation) et (iii) le redressement de la comp&amp;eacute;titivit&amp;eacute; de son industrie manufacturi&amp;egrave;re.&amp;nbsp; La crise du COVID-19 se traduit &amp;agrave; court terme par une d&amp;eacute;t&amp;eacute;rioration des indicateurs &amp;eacute;conomiques. Comme ailleurs, la trajectoire &amp;eacute;conomique du pays d&amp;eacute;pend largement de la mise en &amp;oelig;uvre d&amp;rsquo;une vaccination massive de la population (l&amp;rsquo;Indon&amp;eacute;sie pourrait, de ce point de vue, &amp;ecirc;tre confront&amp;eacute;e &amp;agrave; des difficult&amp;eacute;s logistiques li&amp;eacute;es &amp;agrave; sa g&amp;eacute;ographie), ainsi que de l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution de facteurs macro&amp;eacute;conomiques externes, notamment l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution des taux de financement et la demande de la Chine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&amp;eacute;sidence du G20 constitue une opportunit&amp;eacute; pour le pays. Jakarta est jusqu&amp;rsquo;ici rest&amp;eacute;e relativement en retrait des discussions multilat&amp;eacute;rales, et devra tenir compte des tensions sino-am&amp;eacute;ricaines. L&amp;rsquo;Indon&amp;eacute;sie est en revanche active au niveau r&amp;eacute;gional, notamment dans le cadre de l&amp;rsquo;ASEAN et plus sp&amp;eacute;cifiquement r&amp;eacute;cemment pour la n&amp;eacute;gociation et la conclusion de l&amp;rsquo;accord commercial RCEP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La France n&amp;rsquo;est pas jusqu&amp;rsquo;ici un partenaire &amp;eacute;conomique de premier plan pour l&amp;rsquo;Indon&amp;eacute;sie, malgr&amp;eacute; l&amp;rsquo;importance de son march&amp;eacute;, qui reste difficile d&amp;rsquo;acc&amp;egrave;s. La relation bilat&amp;eacute;rale est par ailleurs affect&amp;eacute;e par l&amp;rsquo;irritant UE-Indon&amp;eacute;sie concernant l&amp;rsquo;huile de palme. La pr&amp;eacute;sidence du G20 implique de multiples &amp;eacute;changes institutionnels en 2022 y compris des rencontres &amp;agrave; haut niveau, et constitue une opportunit&amp;eacute; de r&amp;eacute;&amp;eacute;valuer les enjeux &amp;eacute;conomiques du pays pour la France.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;&lt;strong&gt;Pour plus d&amp;rsquo;information, t&amp;eacute;l&amp;eacute;chargez &lt;a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/c91eb70b-104e-47e8-8968-0d8b05244097/files/57dfb02e-663d-4b83-935a-47329a3201ba" target="_blank" rel="noopener noreferrer"&gt;la note compl&amp;egrave;te &amp;gt;&amp;gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;div class="focus"&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Vous avez particip&amp;eacute; &amp;agrave; l&amp;rsquo;atelier en ligne intitul&amp;eacute; &amp;laquo;&amp;nbsp;Enjeux &amp;eacute;conomiques pour la France en Indon&amp;eacute;sie&amp;nbsp;&amp;raquo;, organis&amp;eacute; le 11 f&amp;eacute;vrier dernier par la DG Tr&amp;eacute;sor.. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Nous vous serions par ailleurs tr&amp;egrave;s reconnaissants de r&amp;eacute;pondre &amp;agrave; quelques questions sur le fond et le forme de ce webinaire, en vue d&amp;rsquo;&amp;eacute;valuer l&amp;rsquo;ad&amp;eacute;quation de ce format &amp;agrave; vos besoins et attente &lt;strong&gt;&amp;gt;&amp;gt; &lt;a href="https://manager.e-questionnaire.com/questionnaire.asp?a=xUvZZbygip" target="_blank" rel="noopener noreferrer"&gt;le questionnaire &lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Merci par avance,&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;La direction g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale du Tr&amp;eacute;sor&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/c91eb70b-104e-47e8-8968-0d8b05244097/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>3e929882-676a-4dd3-a576-06eb2d3c44f0</id><title type="text">L’innovation technologique a-t-elle transformé le secteur bancaire aux États-Unis ?</title><summary type="text">Si l’innovation technologique touche en premier lieu les marchés du paiement, de l’épargne et du crédit, l’ensemble du secteur bancaire traverse un mouvement de modernisation qui devrait être encore renforcé par l’épidémie de Covid-19. </summary><updated>2021-07-01T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2021/07/01/l-innovation-technologique-a-t-elle-transforme-le-secteur-bancaire-aux-etats-unis" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;img class="marge" title="Tr&amp;eacute;sor International" src="/Articles/3e929882-676a-4dd3-a576-06eb2d3c44f0/images/c1308132-ff13-4945-ab18-0e496fe29f6f" alt="image titre publication" width="880" height="265" /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;h6&gt;Si l&amp;rsquo;innovation technologique touche en premier lieu les march&amp;eacute;s du paiement, de l&amp;rsquo;&amp;eacute;pargne et du cr&amp;eacute;dit, l&amp;rsquo;ensemble du secteur bancaire traverse un mouvement de modernisation qui devrait &amp;ecirc;tre encore renforc&amp;eacute; par l&amp;rsquo;&amp;eacute;pid&amp;eacute;mie de Covid-19. Cette tendance n&amp;rsquo;a pas remis en cause la domination des grandes banques : face &amp;agrave; elles, les &lt;em&gt;fintech&lt;/em&gt; exercent une concurrence croissante, mais cibl&amp;eacute;e sur certains m&amp;eacute;tiers. Bien qu&amp;rsquo;encore limit&amp;eacute;e, l&amp;rsquo;intervention des g&amp;eacute;ants du num&amp;eacute;rique dans le secteur suscite l&amp;rsquo;inqui&amp;eacute;tude croissante des banques et incite l&amp;rsquo;ensemble des acteurs &amp;agrave; adopter des strat&amp;eacute;gies partenariales. Face aux controverses sur le b&amp;eacute;n&amp;eacute;fice social de ces &amp;eacute;volutions, les pouvoirs publics h&amp;eacute;sitent entre r&amp;eacute;gulation et soutien &amp;agrave; l&amp;rsquo;innovation.&lt;/h6&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;h5&gt;1. Si les progr&amp;egrave;s technologiques ont contribu&amp;eacute; &amp;agrave; moderniser l&amp;rsquo;ensemble des activit&amp;eacute;s bancaires aux Etats-Unis, l&amp;rsquo;essor des &lt;em&gt;fintech&lt;/em&gt; a permis une nouvelle vague d&amp;rsquo;innovations qui transforme plus sp&amp;eacute;cifiquement la relation aux consommateurs&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;Les innovations technologiques contribuent depuis plusieurs ann&amp;eacute;es &amp;agrave; moderniser le secteur bancaire aux &amp;Eacute;tats-Unis. Trois tendances peuvent &amp;ecirc;tre distingu&amp;eacute;es : (i) la banque de financement et d&amp;rsquo;investissement a &amp;eacute;t&amp;eacute; transform&amp;eacute;e dans les ann&amp;eacute;es 2000 par la g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralisation du trading &amp;agrave; haute-fr&amp;eacute;quence, favoris&amp;eacute;e par l&amp;rsquo;augmentation de la puissance de calcul et la rapidit&amp;eacute; des communications ; (ii) la banque de d&amp;eacute;tail poursuit le d&amp;eacute;veloppement de ses canaux &amp;agrave; distance, dont l&amp;rsquo;&amp;eacute;pid&amp;eacute;mie actuelle contribue &amp;agrave; acc&amp;eacute;l&amp;eacute;rer l&amp;rsquo;adoption, et la r&amp;eacute;duction concomitante de son maillage territorial (13 000 agences ferm&amp;eacute;es depuis 2008, soit -14 %) ; (iii) la gestion des risques, en particulier l&amp;rsquo;&amp;eacute;valuation des risques de cr&amp;eacute;dit et la pr&amp;eacute;vention des fraudes, se modernise gr&amp;acirc;ce aux outils d&amp;rsquo;intelligence artificielle permettant d&amp;rsquo;analyser des donn&amp;eacute;es de plus en plus nombreuses et diverses sur leurs clients. &lt;br /&gt;L&amp;rsquo;essor r&amp;eacute;cent des &lt;em&gt;fintech&lt;/em&gt; transforme la relation avec les consommateurs, en particulier dans les m&amp;eacute;tiers du paiement, de l&amp;rsquo;&amp;eacute;pargne et du cr&amp;eacute;dit. De nombreuses innovations se concentrent sur l&amp;rsquo;am&amp;eacute;lioration de la qualit&amp;eacute; fournie au client, sous la forme d&amp;rsquo;un service plus simple, plus rapide et plus ergonomique. Le secteur des paiements est particuli&amp;egrave;rement marqu&amp;eacute; par cette tendance, avec le d&amp;eacute;veloppement d&amp;rsquo;acteurs qui facilitent les transferts de fonds entre particuliers (Venmo, Zelle) ou les paiements aux commer&amp;ccedil;ants (Paypal, Stripe, Square). Apr&amp;egrave;s une forte diversification des acteurs au cours&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;de la derni&amp;egrave;re d&amp;eacute;cennie, le march&amp;eacute; des paiements est entr&amp;eacute; depuis 2019 dans une phase de consolidation (Worldpay rachet&amp;eacute; par FIS, First Data rachet&amp;eacute; par Fiserv). De m&amp;ecirc;me, le march&amp;eacute; de l&amp;rsquo;&amp;eacute;pargne conna&amp;icirc;t des innovations cibl&amp;eacute;es sur la simplification des usages pour le consommateur, via la diffusion d&amp;rsquo;applications de n&amp;eacute;gociation en ligne sans frais apparents (Robinhood, AmeriTrade) et de robo-advisors qui permettent de fournir des recommandations personnalis&amp;eacute;es tout en g&amp;eacute;n&amp;eacute;rant des &amp;eacute;conomies d&amp;rsquo;&amp;eacute;chelle. Sur le march&amp;eacute; du cr&amp;eacute;dit, de nouvelles offres d&amp;eacute;mat&amp;eacute;rialis&amp;eacute;es se d&amp;eacute;veloppent sur les segments mal couverts par le secteur bancaire traditionnel, tels que les pr&amp;ecirc;ts aux PME (Kabbage) et aux &amp;eacute;tudiants (SoFi).&lt;/p&gt;
&lt;h5&gt;2. Les innovations technologiques n&amp;rsquo;ont pas remis en cause la domination des grandes banques, mais l&amp;rsquo;arriv&amp;eacute;e des g&amp;eacute;ants du num&amp;eacute;rique soul&amp;egrave;ve de nouvelles inqui&amp;eacute;tudes et incite les acteurs &amp;agrave; d&amp;eacute;velopper des strat&amp;eacute;gies partenariales&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;Gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; leurs avantages technologiques et &amp;agrave; certaines asym&amp;eacute;tries r&amp;eacute;glementaires, les fintech ont capt&amp;eacute; des parts de march&amp;eacute; sans pour autant remettre en cause la domination des grandes banques, qui adoptent des strat&amp;eacute;gies partenariales. Les&lt;em&gt; fintech&lt;/em&gt; b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficient d&amp;rsquo;un avantage technologique sur les banques qui peinent &amp;agrave; moderniser leurs syst&amp;egrave;mes d&amp;rsquo;information, face aux charges tr&amp;egrave;s &amp;eacute;lev&amp;eacute;es de maintenance des outils existants et aux co&amp;ucirc;ts croissants li&amp;eacute;s &amp;agrave; la cyber-s&amp;eacute;curit&amp;eacute;. La sp&amp;eacute;cialisation des &lt;em&gt;fintech&lt;/em&gt; leur conf&amp;egrave;re en outre une plus grande r&amp;eacute;activit&amp;eacute; face aux attentes des clients. Elles ont aussi pu profiter de contraintes r&amp;eacute;glementaires all&amp;eacute;g&amp;eacute;es, en jouant &amp;agrave; la fois sur les diff&amp;eacute;rences de r&amp;eacute;glementation entre &amp;Eacute;tats f&amp;eacute;d&amp;eacute;r&amp;eacute;s et sur la multiplicit&amp;eacute; des agr&amp;eacute;ments sp&amp;eacute;cialis&amp;eacute;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, cette concurrence cibl&amp;eacute;e n&amp;rsquo;a pas remis en cause la domination des banques am&amp;eacute;ricaines sur leur c&amp;oelig;ur de m&amp;eacute;tier. Apr&amp;egrave;s avoir consid&amp;eacute;r&amp;eacute; les nouveaux entrants comme une menace, les banques ont adopt&amp;eacute; une approche plus partenariale (Zelle et sept banques am&amp;eacute;ricaines pour les paiements entre particuliers, plateforme de courtage E*Trade rachet&amp;eacute;e par Morgan Stanley, etc.). Bien qu&amp;rsquo;encore limit&amp;eacute;e et souvent partenariale, l&amp;rsquo;intervention des g&amp;eacute;ants du num&amp;eacute;rique (&lt;em&gt;Big Tech&lt;/em&gt;) dans le secteur financier suscite des inqui&amp;eacute;tudes croissantes en raison de leur force de frappe. &amp;Agrave; la diff&amp;eacute;rence de la Chine, les &lt;em&gt;Big Tech&lt;/em&gt; am&amp;eacute;ricaines sont encore peu actives dans le secteur financier, qui ne repr&amp;eacute;sente que 11 % de leur chiffre d&amp;rsquo;affaires. Cette activit&amp;eacute; s&amp;rsquo;inscrit souvent dans une logique partenariale (Apple Card avec Goldman Sachs, comptes courants Plex de Google avec Citigroup). La priorit&amp;eacute; donn&amp;eacute;e aux paiements (Google Pay, Apple Pay, Amazon Pay) laisse penser que leur strat&amp;eacute;gie consiste moins &amp;agrave; se substituer aux banques qu&amp;rsquo;&amp;agrave; devenir une interface incontournable entre les banques et les consommateurs. &lt;br /&gt;Cette perspective inqui&amp;egrave;te les banques car les &lt;em&gt;Big Tech&lt;/em&gt; disposent d&amp;rsquo;atouts permettant la conqu&amp;ecirc;te rapide de nouveaux march&amp;eacute;s (donn&amp;eacute;es abondantes sur leurs utilisateurs, liquidit&amp;eacute;s massives permettant de financer des acquisitions, technologies plus modernes). Le projet de cr&amp;eacute;ation d&amp;rsquo;une monnaie num&amp;eacute;rique (Diem, ex-Libra) par Facebook a quant &amp;agrave; lui suscit&amp;eacute; des r&amp;eacute;actions de m&amp;eacute;fiance de la part des institutions financi&amp;egrave;res am&amp;eacute;ricaines, qui n&amp;rsquo;ont pas adh&amp;eacute;r&amp;eacute; au projet ou qui l&amp;rsquo;ont quitt&amp;eacute; en cours de route (Visa, Mastercard, PayPal), &amp;agrave; la diff&amp;eacute;rence de grands acteurs sp&amp;eacute;cialis&amp;eacute;s dans les actifs num&amp;eacute;riques (Anchorage et Coinbase) qui ont adh&amp;eacute;r&amp;eacute; &amp;agrave; l&amp;rsquo;association Diem.&lt;/p&gt;
&lt;h5&gt;3. Face aux b&amp;eacute;n&amp;eacute;fices controvers&amp;eacute;s des progr&amp;egrave;s technologiques, les pouvoirs publics h&amp;eacute;sitent entre r&amp;eacute;gulation et soutien &amp;agrave; l&amp;rsquo;innovation&lt;/h5&gt;
&lt;p&gt;Initialement per&amp;ccedil;ues comme positives, les retomb&amp;eacute;es &amp;eacute;conomiques et sociales des innovations sont d&amp;eacute;sormais remises en cause. L&amp;rsquo;arriv&amp;eacute;e d&amp;rsquo;entreprises innovantes a d&amp;rsquo;abord &amp;eacute;t&amp;eacute; per&amp;ccedil;ue comme favorable &amp;agrave; la baisse des tarifs et &amp;agrave; une meilleure inclusion des personnes non bancaris&amp;eacute;es (5 % des m&amp;eacute;nages aux &amp;Eacute;tats-Unis). Cet &lt;em&gt;a priori&lt;/em&gt; positif est aujourd&amp;rsquo;hui contest&amp;eacute;, certaines &amp;eacute;tudes tendant &amp;agrave; montrer (i) l&amp;rsquo;absence de baisse des tarifs, (ii) la concentration des &lt;em&gt;fintech&lt;/em&gt; vers le public d&amp;eacute;j&amp;agrave; bien &amp;eacute;quip&amp;eacute; en services financiers, (iii) les risques li&amp;eacute;s &amp;agrave; l&amp;rsquo;utilisation des plateformes boursi&amp;egrave;res pour la volatilit&amp;eacute; des march&amp;eacute;s et l&amp;rsquo;&amp;eacute;pargne des m&amp;eacute;nages et (iv) les enjeux de stabilit&amp;eacute; financi&amp;egrave;re pos&amp;eacute;s par la place croissante des institutions financi&amp;egrave;res non bancaires (NBFI) dans la distribution des cr&amp;eacute;dits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;atomicit&amp;eacute; des r&amp;eacute;gulateurs financiers entra&amp;icirc;ne une adaptation fragmentaire de la r&amp;eacute;glementation, en particulier en mati&amp;egrave;re d&amp;rsquo;actifs num&amp;eacute;riques. La proposition en 2018 par l&amp;rsquo;&lt;em&gt;Office of the Comptroller of the Currency&lt;/em&gt; (OCC), r&amp;eacute;gulateur des national banks, d&amp;rsquo;un nouvel agr&amp;eacute;ment bancaire all&amp;eacute;g&amp;eacute; pour les fintech a suscit&amp;eacute; une s&amp;eacute;rie de contentieux de la part des banques et de plusieurs &amp;Eacute;tats f&amp;eacute;d&amp;eacute;r&amp;eacute;s, dont l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat de New York. En juin 2021, le Congr&amp;egrave;s a abrog&amp;eacute; une r&amp;egrave;gle de l&amp;rsquo;OCC visant &amp;agrave; faciliter les partenariats entre les banques et les &lt;em&gt;fintech&lt;/em&gt; dans l&amp;rsquo;octroi des pr&amp;ecirc;ts. Si plusieurs acteurs financiers traditionnels ont annonc&amp;eacute; le lancement d&amp;rsquo;op&amp;eacute;rations en actifs num&amp;eacute;riques pour les paiements (Mastercard, Visa, PayPal), l&amp;rsquo;&amp;eacute;pargne (BNY Mellon, Citigroup, State Street, Goldman Sachs) et les op&amp;eacute;rations de march&amp;eacute;, les r&amp;eacute;gulateurs avancent encore en ordre dispers&amp;eacute; sur ce sujet : l&amp;rsquo;OCC a par exemple publi&amp;eacute; des recommandations autorisant les banques &amp;agrave; proposer des services en crypto-monnaies, non reprises par les autres r&amp;eacute;gulateurs. Les activit&amp;eacute;s de march&amp;eacute; li&amp;eacute;es aux actifs num&amp;eacute;riques suscitent des batailles de p&amp;eacute;rim&amp;egrave;tre entre la &lt;em&gt;Securities and Exchange Commission&lt;/em&gt; (SEC), r&amp;eacute;gulateur des march&amp;eacute;s boursiers, et la &lt;em&gt;Commodity Futures Trading Commission&lt;/em&gt; (CFTC), r&amp;eacute;gulateur des march&amp;eacute;s de d&amp;eacute;riv&amp;eacute;s. Si la nomination de Gary Gensler, sp&amp;eacute;cialiste de la blockchain et ancien pr&amp;eacute;sident de la CFTC, &amp;agrave; la t&amp;ecirc;te de la SEC, pourrait contribuer &amp;agrave; faire &amp;eacute;voluer la r&amp;eacute;glementation des actifs num&amp;eacute;riques, l&amp;rsquo;agenda r&amp;eacute;glementaire de la SEC publi&amp;eacute; d&amp;eacute;but juin ne pr&amp;eacute;voit pas d&amp;rsquo;action sur ce sujet au cours des prochains mois.&lt;/p&gt;
&lt;div class="focus"&gt;
&lt;p&gt;Face aux pressions croissantes des banques et &amp;agrave; la volont&amp;eacute; du camp d&amp;eacute;mocrate de tourner la page de l&amp;rsquo;&amp;egrave;re Trump, la nomination de nouveaux r&amp;eacute;gulateurs par l&amp;rsquo;administration Biden pourrait favoriser la d&amp;eacute;finition d&amp;rsquo;une ligne politique plus construite et plus exigeante &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;gard des innovations financi&amp;egrave;res, en lien avec les objectifs de r&amp;eacute;duction des in&amp;eacute;galit&amp;eacute;s, d&amp;rsquo;acc&amp;egrave;s aux services financiers et de pr&amp;eacute;servation de la stabilit&amp;eacute; financi&amp;egrave;re.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;R&amp;eacute;dacteur : Dominique Chaubon, antenne de New York - Service &amp;eacute;conomique r&amp;eacute;gional de Washington&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h5&gt;&lt;a title="Innovation technologie et secteur bancaire aux USA" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/3e929882-676a-4dd3-a576-06eb2d3c44f0/files/7ed782a4-7fc7-4626-b994-fe5b7f0fc598" target="_blank" rel="noopener noreferrer"&gt;&amp;gt;&amp;gt; Consulter le document&lt;/a&gt;&lt;/h5&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/3e929882-676a-4dd3-a576-06eb2d3c44f0/images/visuel" xmlns="media" /></entry></feed>