<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><feed xml:lang="fr-fr" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"><title type="text">Trésor-Info - Publications de la direction générale du Trésor - Syndicalisation</title><subtitle type="text">Flux de publication de la direction générale du Trésor - Syndicalisation</subtitle><id>FluxArticlesTag-Syndicalisation</id><rights type="text">Copyright 2026</rights><updated>2018-10-04T00:00:00+02:00</updated><logo>/favicon.png</logo><author><name>Direction générale du Trésor</name><uri>https://localhost/sitepublic/</uri><email>contact@dgtresor.gouv.fr</email></author><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Flux/Atom/Articles/Tags/Syndicalisation" /><entry><id>f20cb20c-f1fd-4059-8523-224fdd09b33a</id><title type="text">"Sauver l'emploi ou protéger le salarié ?" : tribune du Chef du service économique régional pour les pays nordiques parue dans les Echos</title><summary type="text">Le ministre conseiller pour les affaires économiques et chef du Service économique régional pour les pays nordiques, Éric Duédal, signe une tribune dans la rubrique idées du Cercle des Échos."Comme le montre l'exemple de l’aciérie de Saint-Saulve (Nord), deux modèles d’État-providence s'opposent quand une usine risque de fermer. Celui de la France, qui vise à protéger l'emploi. Et celui des pays nordiques dont l'ambition est de protéger le salarié.Que fait l’État ? Dans les Hauts-de-France où deux candidats sont sur les rangs pour reprendre  l’aciérie Ascoval de Saint-Saulve (Nord)  menacée de fermeture avec 281 emplois à la clé, la question est une nouvelle fois d’actualité. « Que fait Bercy ?», entonnent en choeur les acteurs locaux. Il finit, par la voix de Bruno Le Maire, par soutenir le projet présenté par Altifort  et qui faisait l'objet de l'appui des partenaires régionaux.La question fondamentale du rôle de l’État est ici une nouvelle fois soulevée. Mais au-delà même de</summary><updated>2018-10-04T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/10/04/tribune-du-cser-pour-les-pays-nordiques-eric-duedal-dans-les-echos-sauver-l-emploi-ou-proteger-le-salarie" /><content type="html">&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le ministre conseiller pour les affaires &amp;eacute;conomiques et chef du Service &amp;eacute;conomique r&amp;eacute;gional pour les pays nordiques, &amp;Eacute;ric Du&amp;eacute;dal, signe une &lt;a href="https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-187247-fermetures-dusines-sauver-lemploi-ou-proteger-le-salarie-2210499.php"&gt;tribune &lt;/a&gt;dans la rubrique id&amp;eacute;es du Cercle des &amp;Eacute;chos.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;"Comme le montre l'exemple de l&amp;rsquo;aci&amp;eacute;rie de Saint-Saulve (Nord), deux mod&amp;egrave;les d&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat-providence s'opposent quand une usine risque de fermer. Celui de la France, qui vise &amp;agrave; prot&amp;eacute;ger l'emploi. Et celui des pays nordiques dont l'ambition est de prot&amp;eacute;ger le salari&amp;eacute;.&lt;/p&gt;
&lt;div class="paywall"&gt;
&lt;p&gt;Que fait l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat ? Dans les Hauts-de-France o&amp;ugrave; deux candidats sont sur les rangs pour reprendre &lt;a href="http://www.leparisien.fr/economie/saint-saulve-un-sursis-d-un-mois-pour-l-acierie-ascoval-26-09-2018-7903389.php" target="_blank" rel="noopener noreferrer"&gt; l&amp;rsquo;aci&amp;eacute;rie Ascoval de Saint-Saulve (Nord) &lt;/a&gt; menac&amp;eacute;e de fermeture avec 281 emplois &amp;agrave; la cl&amp;eacute;, la question est une nouvelle fois d&amp;rsquo;actualit&amp;eacute;. &amp;laquo; Que fait Bercy ?&amp;raquo;, entonnent en choeur les acteurs locaux. Il finit, par la voix de Bruno Le Maire, par &lt;a href="https://www.usinenouvelle.com/article/feu-vert-du-gouvernement-au-projet-de-reprise-d-ascoval-par-altifort.N746494" target="_blank" rel="noopener noreferrer"&gt;soutenir le projet pr&amp;eacute;sent&amp;eacute; par Altifort &lt;/a&gt; et qui faisait l'objet de l'appui des partenaires r&amp;eacute;gionaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question fondamentale du r&amp;ocirc;le de l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat est ici une nouvelle fois soulev&amp;eacute;e. Mais au-del&amp;agrave; m&amp;ecirc;me de cette interrogation il en est une autre, tout aussi essentielle et beaucoup plus pragmatique : faut-il ou non sauver les entreprises en difficult&amp;eacute; ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class="intertitre"&gt;Sur la m&amp;ecirc;me ligne&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce d&amp;eacute;bat n&amp;rsquo;aurait clairement pas eu lieu en Su&amp;egrave;de, pas plus que dans les autres pays de la zone nordique qui appliquent tous le m&amp;ecirc;me cr&amp;eacute;do : &amp;laquo;ce sont les individus qu&amp;rsquo;il faut prot&amp;eacute;ger et pas n&amp;eacute;cessairement leurs emplois&amp;raquo;. C&amp;rsquo;est une ambition commune &amp;agrave; l&amp;rsquo;ensemble des gouvernements qui se sont succ&amp;eacute;d&amp;eacute; depuis le tournant du si&amp;egrave;cle mais plus important, c&amp;rsquo;est dans les pays nordiques une conception partag&amp;eacute;e par l&amp;rsquo;ensemble des partenaires sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;Agrave; titre d&amp;rsquo;exemple, l&amp;rsquo;annonce de plans sociaux en Su&amp;egrave;de entra&amp;icirc;ne rarement des r&amp;eacute;actions fortes dans les m&amp;eacute;dias ou sur le front syndical, m&amp;ecirc;me lorsque ceux-ci sont s&amp;eacute;v&amp;egrave;res comme la perte de plus de 14.000 emplois dans le dernier programme de restructuration du g&amp;eacute;ant su&amp;eacute;dois Ericsson.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une raison &amp;agrave; cela : les partenaires sociaux sont collectivement d&amp;rsquo;accord sur la n&amp;eacute;cessaire adaptation de l&amp;rsquo;outil de travail. Tous estiment aujourd&amp;rsquo;hui que, dans un monde global, il ne sert &amp;agrave; rien de mettre sous perfusion, dans l&amp;rsquo;espoir d&amp;rsquo;en prolonger la vie, une entreprise condamn&amp;eacute;e &amp;agrave; dispara&amp;icirc;tre par obsolescence ou par manque de comp&amp;eacute;titivit&amp;eacute;. Les syndicats su&amp;eacute;dois ont m&amp;ecirc;me, de nombreuses fois, facilit&amp;eacute; la fermeture de sites industriels d&amp;eacute;pass&amp;eacute;s par la mondialisation, avec l&amp;rsquo;appui des pouvoirs publics et des employeurs.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class="intertitre"&gt;Principe de r&amp;eacute;alit&amp;eacute;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les partenaires sociaux sont responsabilis&amp;eacute;s sur les enjeux &amp;eacute;conomiques. C&amp;rsquo;est ainsi que lorsque la Chine affiche dans &lt;a href="https://www.lesechos.fr/08/03/2017/LesEchos/22399-067-ECH_industrie---l-europe-s-inquiete-des-ambitions-de-la-chine.htm"&gt;son plan Made in China 2025&lt;/a&gt; l&amp;rsquo;ambition projet&amp;eacute;e de prendre entre 45 et 60 % du march&amp;eacute; mondial de l&amp;rsquo;ensemble des secteurs industriels strat&amp;eacute;giques et d&amp;rsquo;assurer sa mainmise sur au moins 80 % de son march&amp;eacute; int&amp;eacute;rieur, ils ont conscience que ce sont leurs emplois et entreprises qui sont menac&amp;eacute;s demain. Mais demain c&amp;rsquo;est aujourd&amp;rsquo;hui et pour survivre il faut, co&amp;ucirc;te que co&amp;ucirc;te, pr&amp;eacute;server sur le sol national la &lt;a class="LIEN_EXTERNE" title="D&amp;eacute;finition de Valeur ajout&amp;eacute;e" href="https://www.lesechos.fr/finance-marches/vernimmen/definition_valeur-ajoutee.html#xtor=SEC-3168" rel="lien_auto"&gt;valeur ajout&amp;eacute;e&lt;/a&gt;, l&amp;rsquo;intelligence, la recherche, les si&amp;egrave;ges sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;autre solution, celle de Trump, qui est de s&amp;rsquo;engager dans une guerre commerciale avec l&amp;rsquo;Empire du Milieu n&amp;rsquo;est pas r&amp;eacute;aliste, ils le savent bien, et m&amp;ecirc;me si Huawei ou ZTE sont aujourd&amp;rsquo;hui sur la sellette et pourraient se voir interdire de participer aux appels d&amp;rsquo;offres sur la 5G par Stockholm, le constat est que chacun, en Europe, d&amp;eacute;fend ce qui lui reste d&amp;rsquo;industrie au d&amp;eacute;triment d&amp;rsquo;une approche offensive en mati&amp;egrave;re de politique commerciale communautaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Syndicats et employeurs nordiques, tous pays confondus, sont sur la m&amp;ecirc;me ligne, m&amp;ecirc;me s&amp;rsquo;il existe &amp;ccedil;&amp;agrave; et l&amp;agrave; des diff&amp;eacute;rences notables. Et c&amp;rsquo;est l&amp;agrave; que le pragmatisme nordique se traduit en principe de r&amp;eacute;alit&amp;eacute; en accordant une place prioritaire &amp;agrave; la comp&amp;eacute;titivit&amp;eacute;, &amp;agrave; l&amp;rsquo;innovation et &amp;agrave; la formation professionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class="intertitre"&gt;Un budget d&amp;eacute;di&amp;eacute; &amp;agrave; la R &amp;amp; D &amp;eacute;lev&amp;eacute;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour les partenaires sociaux, en Scandinavie et en Finlande, l&amp;rsquo;innovation est la pr&amp;eacute;occupation essentielle avec, pour reprendre l&amp;rsquo;exemple su&amp;eacute;dois un budget d&amp;eacute;di&amp;eacute; &amp;agrave; la R &amp;amp; D &amp;eacute;lev&amp;eacute; (plus de 3 % du PIB en moyenne depuis l&amp;rsquo;an 2000, soit un des niveaux les plus &amp;eacute;lev&amp;eacute;s de l&amp;rsquo;UE/OCDE). Il en va de m&amp;ecirc;me pour la formation professionnelle, pierre angulaire du syst&amp;egrave;me de reconversion des employ&amp;eacute;s, notamment ceux en situation pr&amp;eacute;caire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&amp;rsquo;est le fruit d&amp;rsquo;un accord pragmatique entre syndicats et employeurs. Mieux form&amp;eacute;s par les programmes de reconversion, notamment mais aussi par la formation continue, les employ&amp;eacute;s s&amp;rsquo;inscrivent dans des sch&amp;eacute;mas de production &amp;agrave; plus haute valeur ajout&amp;eacute;e que par le pass&amp;eacute;. Cela explique aussi l&amp;rsquo;absence de d&amp;eacute;bat lors des d&amp;eacute;localisations de la production industrielle. L&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat n&amp;rsquo;intervient pas pour freiner la disparition d&amp;rsquo;entreprises non rentables ou de secteurs peu rentables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;gt; Lire aussi :&lt;/strong&gt; &lt;a href="https://www.lesechos.fr/16/11/2017/lesechos.fr/030879780111_le-modele-suedois-toujours-gagnant-en-europe.htm"&gt;Le mod&amp;egrave;le su&amp;eacute;dois toujours gagnant en Europe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s&amp;rsquo;agit pour tous de se placer en amont des dynamiques actuelles de la mondialisation dans l&amp;rsquo;industrie et les services et d&amp;rsquo;int&amp;eacute;grer, sur le terrain, le r&amp;ocirc;le croissant des services dans la production industrielle et dans les &amp;eacute;changes internationaux. La cl&amp;eacute; de la comp&amp;eacute;titivit&amp;eacute; industrielle, &amp;agrave; l&amp;rsquo;export tout particuli&amp;egrave;rement, r&amp;eacute;side dans une plus forte ouverture de l&amp;rsquo;industrie aux cha&amp;icirc;nes de valeur internationales, alli&amp;eacute;e &amp;agrave; sa mont&amp;eacute;e en gamme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On constate ainsi que la forte ouverture de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie su&amp;eacute;doise aux &amp;eacute;changes est largement corr&amp;eacute;l&amp;eacute;e &amp;agrave; sa performance &amp;eacute;conomique ces derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es. Les entreprises ins&amp;eacute;r&amp;eacute;es dans les cha&amp;icirc;nes de valeur internationales sont plus productives, plus innovantes et cr&amp;eacute;ent plus d&amp;rsquo;emplois qualifi&amp;eacute;s."&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&amp;Eacute;ric Du&amp;eacute;dal&lt;/strong&gt; est ministre conseiller pour les affaires &amp;eacute;conomiques aupr&amp;egrave;s l&amp;rsquo;Ambassade de France en Su&amp;egrave;de.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;img class="marge" style="margin-right: auto; margin-left: auto; display: block;" src="/Articles/f20cb20c-f1fd-4059-8523-224fdd09b33a/images/4a72022a-5dec-4028-b322-2275448beee7" alt="Illustration usine d'acier" width="778" height="519" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Cr&amp;eacute;dit photo zjk / Stock.Adobe.com &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/f20cb20c-f1fd-4059-8523-224fdd09b33a/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>9954f2b9-a806-4e39-83f0-4ada9979a9f0</id><title type="text">Trésor-Economics No. 129 - Unionisation in France: paradoxes, challenges and outlook</title><summary type="text">France is unusual in that it has one of the lowest rates of union membership in the OECD (8% in 2010) with one of the highest rates of collective bargaining coverage (93% in 2008). This paradox points up the particularity of the French model of industrial relations, where the collective bargaining extension procedure means that unions and employer associations negotiate for all sector workers rather than just their own members.Low union density in France is due to a number of factors: (i) the unions' weight in collective bargaining does not depend on how many members they have, but on their workplace election results; (ii) union membership does not give workers many rights and benefits compared with a good number of our European neighbours; and (iii) the unions are not funded mainly by member dues, but essentially by government, employers and labour-management organisations.However, France's low union density doesn't leave workers without union representation. Despite low union m</summary><updated>2014-05-13T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2014/05/13/tresor-economics-no-129-unionisation-in-france-paradoxes-challenges-and-outlook" /><content type="html">&lt;p&gt;France is unusual in that it has one of the lowest rates of union membership in the OECD (8% in 2010) with one of the highest rates of collective bargaining coverage (93% in 2008). This paradox points up the particularity of the French model of industrial relations, where the collective bargaining extension procedure means that unions and employer associations negotiate for all sector workers rather than just their own members.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Low union density in France is due to a number of factors: (i) the unions' weight in collective bargaining does not depend on how many members they have, but on their workplace election results; (ii) union membership does not give workers many rights and benefits compared with a good number of our European neighbours; and (iii) the unions are not funded mainly by member dues, but essentially by government, employers and labour-management organisations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;However, France's low union density doesn't leave workers without union representation. Despite low union membership, French unions are firmly established in the workplace and are capable of rallying strong labour support on certain subjects.&lt;br /&gt;Yet this situation could potentially undermine the development of labour-employer relations, whose quality is important to French economic health. In particular, unions have few jobseekers among their members and more permanent workers than staff on flexible employment contracts (essentially temporary employment and fixed-term contracts) in the low-skilled categories (manual and non-manual employees). This can skew their positions on certain issues relating to these categories.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Industrial relations in countries with the highest rates of union density generally run smoothly and are more conducive to negotiation, especially when it comes to structural reforms.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;France could do well to consider and test incentives modelled on foreign approaches tailored to the historical and cultural particularities of the French union movement. This could encourage a French style of service model unionism: the unions might be prompted to develop their range of services for their members, as some have already moved to do.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;For example, the vocational training reform, with the launch of the personal training account, could give France the opportunity to formalise the role of the unions in providing advice and guidance on the vocational training needed to secure career paths.&lt;br /&gt;Building on recent measures to improve the system of social democracy, thinking needs to be taken forward on how to simplify and clarify union funding.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img title="Tr&amp;eacute;sor-Economics No. 129" src="/Articles/9954f2b9-a806-4e39-83f0-4ada9979a9f0/images/9bf71ef2-8d44-49b8-bb07-65e2630fc2a6" alt="Tr&amp;eacute;sor-Economics No. 129" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/9954f2b9-a806-4e39-83f0-4ada9979a9f0/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>16421de2-2100-4105-aee9-5a1cf7cc4141</id><title type="text">Trésor-Éco n° 129 - La syndicalisation en France : paradoxes, enjeux et perspectives</title><summary type="text">La France connaît une situation atypique : l'un des plus faibles taux de syndicalisation des pays de l'OCDE (8 % en 2010) allié à un taux de couverture conventionnelle parmi les plus élevés (93 % en 2008). Ce paradoxe apparent renvoie à la singularité du modèle français de relations professionnelles, où les organisations syndicales et patronales négocient pour l'ensemble des salariés de la branche et non pour leurs seuls adhérents, grâce à la procédure d'extension des accords collectifs.La faiblesse du taux de syndicalisation français peut s'expliquer par différents facteurs : (i) le poids des organisations syndicales salariées dans la négociation collective ne dépend pas du nombre de leurs adhérents mais de leurs résultats aux élections professionnelles, (ii) l'adhésion à un syndicat n'apporte que peu de droits et avantages spécifiques aux salariés comparativement à bon nombre de nos voisins européens et (iii) le financement des organisations syndicales ne provient pas de façon pr</summary><updated>2014-05-13T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2014/05/13/tresor-eco-n-129-la-syndicalisation-en-france-paradoxes-enjeux-et-perspectives" /><content type="html">&lt;p&gt;La France conna&amp;icirc;t une situation atypique : l'un des plus faibles taux de syndicalisation des pays de l'OCDE (8 % en 2010) alli&amp;eacute; &amp;agrave; un taux de couverture conventionnelle parmi les plus &amp;eacute;lev&amp;eacute;s (93 % en 2008). Ce paradoxe apparent renvoie &amp;agrave; la singularit&amp;eacute; du mod&amp;egrave;le fran&amp;ccedil;ais de relations professionnelles, o&amp;ugrave; les organisations syndicales et patronales n&amp;eacute;gocient pour l'ensemble des salari&amp;eacute;s de la branche et non pour leurs seuls adh&amp;eacute;rents, gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; la proc&amp;eacute;dure d'extension des accords collectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La faiblesse du taux de syndicalisation fran&amp;ccedil;ais peut s'expliquer par diff&amp;eacute;rents facteurs : (i) le poids des organisations syndicales salari&amp;eacute;es dans la n&amp;eacute;gociation collective ne d&amp;eacute;pend pas du nombre de leurs adh&amp;eacute;rents mais de leurs r&amp;eacute;sultats aux &amp;eacute;lections professionnelles, (ii) l'adh&amp;eacute;sion &amp;agrave; un syndicat n'apporte que peu de droits et avantages sp&amp;eacute;cifiques aux salari&amp;eacute;s comparativement &amp;agrave; bon nombre de nos voisins europ&amp;eacute;ens et (iii) le financement des organisations syndicales ne provient pas de fa&amp;ccedil;on pr&amp;eacute;pond&amp;eacute;rante des cotisations pay&amp;eacute;es par leurs adh&amp;eacute;rents mais principalement de l'&amp;Eacute;tat, des employeurs et des organismes paritaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La faible syndicalisation en France ne signifie cependant pas l'absence de repr&amp;eacute;sentation syndicale pour les salari&amp;eacute;s : malgr&amp;eacute; son faible nombre d'adh&amp;eacute;rents, le syndicalisme fran&amp;ccedil;ais est tr&amp;egrave;s largement pr&amp;eacute;sent dans les entreprises et est capable de mobiliser fortement les salari&amp;eacute;s sur certains sujets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&amp;eacute;anmoins, cette situation peut &amp;ecirc;tre pr&amp;eacute;judiciable au d&amp;eacute;veloppement du dialogue social, dont la qualit&amp;eacute; est un facteur de bon fonctionnement de l'&amp;eacute;conomie fran&amp;ccedil;aise. En particulier, les syndicats comptent parmi leurs effectifs peu de demandeurs d'emplois et davantage de salari&amp;eacute;s en CDI qu'en emploi flexible (int&amp;eacute;rim, CDD, notamment) dans les cat&amp;eacute;gories peu qualifi&amp;eacute;es (ouvriers, employ&amp;eacute;s), ce qui peut biaiser leur positionnement sur certaines questions touchant particuli&amp;egrave;rement ces cat&amp;eacute;gories.&lt;br /&gt;Les pays dans lesquels les taux de syndicalisation sont les plus &amp;eacute;lev&amp;eacute;s connaissent g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralement un dialogue social apais&amp;eacute;, plus propice &amp;agrave; un d&amp;eacute;bat, notamment autour de r&amp;eacute;formes structurelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, des incitations pourraient &amp;ecirc;tre envisag&amp;eacute;es et, &amp;eacute;ventuellement, exp&amp;eacute;riment&amp;eacute;es, en s'inspirant des exp&amp;eacute;riences &amp;eacute;trang&amp;egrave;res, tout en tenant compte des particularit&amp;eacute;s historico-culturelles du mouvement syndical fran&amp;ccedil;ais. Ainsi, un syndicalisme de services &amp;agrave; la fran&amp;ccedil;aise pourrait &amp;ecirc;tre encourag&amp;eacute; : les syndicats pourraient &amp;ecirc;tre incit&amp;eacute;s &amp;agrave; d&amp;eacute;velopper leur offre de services &amp;agrave; leurs adh&amp;eacute;rents, certains s'&amp;eacute;tant d'ailleurs d&amp;eacute;j&amp;agrave; engag&amp;eacute;s dans cette direction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;Agrave; titre d'illustration, la r&amp;eacute;forme de la formation professionnelle, avec la mise en place du compte personnel de formation, pourrait &amp;ecirc;tre l'occasion de formaliser le r&amp;ocirc;le des syndicats en mati&amp;egrave;re de conseil et d&amp;rsquo;orientation pour la formation professionnelle dans le cadre de la s&amp;eacute;curisation des parcours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, dans la continuit&amp;eacute; des mesures r&amp;eacute;centes visant &amp;agrave; am&amp;eacute;liorer le fonctionnement de la d&amp;eacute;mocratie sociale, la r&amp;eacute;flexion sur le financement des syndicats doit &amp;ecirc;tre poursuivie, afin de le simplifier et de le clarifier.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img title="Tr&amp;eacute;sor-&amp;Eacute;co n&amp;deg; 129" src="/Articles/16421de2-2100-4105-aee9-5a1cf7cc4141/images/0c6beda3-a572-47e6-87b9-202796249fb2" alt="Tr&amp;eacute;sor-&amp;Eacute;co n&amp;deg; 129" /&gt;&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/16421de2-2100-4105-aee9-5a1cf7cc4141/images/visuel" xmlns="media" /></entry></feed>