<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><feed xml:lang="fr-fr" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"><title type="text">Trésor-Info - Publications de la direction générale du Trésor - Reglementation-interieure-Service</title><subtitle type="text">Flux de publication de la direction générale du Trésor - Reglementation-interieure-Service</subtitle><id>FluxArticlesTag-Reglementation-interieure-Service</id><rights type="text">Copyright 2026</rights><updated>2020-03-02T00:00:00+01:00</updated><logo>/favicon.png</logo><author><name>Direction générale du Trésor</name><uri>https://localhost/sitepublic/</uri><email>contact@dgtresor.gouv.fr</email></author><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Flux/Atom/Articles/Tags/Reglementation-interieure-Service" /><entry><id>c35d4836-842b-436f-85e3-2ad74e9ff004</id><title type="text">Brèves de l'OMC n°02 de février 2020 : Avec nous, l'Albatros</title><summary type="text">Pêche</summary><updated>2020-03-02T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2020/03/02/breves-de-l-omc-n-02-de-fevrier-2020-avec-nous-l-albatros" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;em&gt;Extrait de l'Editorial&lt;/em&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Jusqu&amp;rsquo;ici l&amp;rsquo;on pensait en France que l&amp;rsquo;Albatros n&amp;rsquo;inspirait que Baudelaire. Mais nos chercheurs* ont &amp;eacute;quip&amp;eacute; le &amp;laquo;&amp;nbsp;prince des nu&amp;eacute;es&amp;nbsp;&amp;raquo; de balises et ainsi pu apporter une premi&amp;egrave;re estimation du nombre de bateaux de p&amp;ecirc;che qui &amp;eacute;teignent leurs syst&amp;egrave;mes d&amp;rsquo;identification &amp;eacute;lectronique, lorsqu&amp;rsquo;ils naviguent dans l'oc&amp;eacute;an Austral. R&amp;eacute;sultat&amp;nbsp;? L&amp;rsquo;affaire est loin d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre anecdotique : un tiers des navires arpentant ces eaux, sur plusieurs millions de kilom&amp;egrave;tres carr&amp;eacute;s, se rendraient ainsi anonymes. Pratiqueraient-ils une p&amp;ecirc;che ill&amp;eacute;gale ? Fort soup&amp;ccedil;on&amp;hellip;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Dans le cadre des objectifs plan&amp;eacute;taires du d&amp;eacute;veloppement durable, les chefs d&amp;rsquo;Etats et de gouvernements ont justement demand&amp;eacute; &amp;agrave; l&amp;rsquo;OMC de contribuer &amp;agrave; &amp;eacute;liminer de tels comportements : si des bateaux violent la loi, au risque de l&amp;rsquo;&amp;eacute;puisement des stocks, il faut leur retirer les subventions qu&amp;rsquo;ils re&amp;ccedil;oivent. Il y a plus : m&amp;ecirc;me si ces navires ont un comportement l&amp;eacute;gal, il faut arr&amp;ecirc;ter de subventionner le d&amp;eacute;veloppement de surcapacit&amp;eacute;s ou d&amp;rsquo;activit&amp;eacute;s de surp&amp;ecirc;che, pour respecter les seuils de renouvellement de la ressource.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L&amp;rsquo;OMC joue sa cr&amp;eacute;dibilit&amp;eacute; et peut-&amp;ecirc;tre son avenir sur sa capacit&amp;eacute; &amp;agrave; traiter ces questions. L&amp;rsquo;&amp;eacute;ch&amp;eacute;ance d&amp;rsquo;un accord, d&amp;rsquo;abord fix&amp;eacute;e &amp;agrave; fin 2019, a d&amp;eacute;j&amp;agrave; &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;pass&amp;eacute;e. La prochaine, sa douzi&amp;egrave;me conf&amp;eacute;rence minist&amp;eacute;rielle en juin 2020, ne laisse aucune &amp;eacute;chappatoire&amp;nbsp;: il faut r&amp;eacute;ussir.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;Cet enjeu vital est pourtant loin d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre encore atteint dans les discussions &amp;agrave; Gen&amp;egrave;ve. Les n&amp;eacute;gociations demeurent retranch&amp;eacute;es derri&amp;egrave;re des positions convenues. Celle de ceux qui accusent l&amp;rsquo;Europe de vouloir &amp;laquo;&amp;nbsp;verdir&amp;nbsp;&amp;raquo; &amp;agrave; bon compte &amp;agrave; l&amp;rsquo;OMC sa politique de p&amp;ecirc;che, pourtant massivement r&amp;eacute;gul&amp;eacute;e et pilot&amp;eacute;e au moyen des meilleurs syst&amp;egrave;mes de surveillance des stocks. Celle de ceux qui r&amp;eacute;clament des flexibilit&amp;eacute;s pour les pays en d&amp;eacute;veloppement, au nom du droit de la p&amp;ecirc;che artisanale, mais o&amp;ugrave; certains pourraient vouloir nicher des possibilit&amp;eacute;s de subventionnement incontr&amp;ocirc;l&amp;eacute; pour d&amp;eacute;velopper des flottes de bateaux usines&amp;hellip;&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/c35d4836-842b-436f-85e3-2ad74e9ff004/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>c2dec021-a0bb-4c7e-8858-201c14453d10</id><title type="text">Brèves de l'OMC n°10 - Octobre 2018 : Chercher l'intersection des conversations parallèles...</title><summary type="text">Extrait de l'éditorial :Le thème de la réforme de l’OMC est devenu omniprésent dans les discussions de ce début d’automne.Hors de l’OMC, les enjeux de de la réforme ont fourni la matière principale des discussions qui se sont déroulées au sein de multiples canaux et fora de dialogue politique. Parmi les groupes dédiés qui se sont montrés les plus actifs, on doit retenir celui de la «trilatérale» (Etats-Unis/Japon/UE) qui avait communiqué en septembre depuis Bruxelles, le groupe de travail constitué entre l’UE et la Chine, tenu en octobre à Pékin, celui des «amis du système », parfois surnommés encore les «milieux de terrain», que le Canada vient de réunir à Ottawa autour d’une déclaration commune en faveur de la réforme.A Genève, au sein même de l’OMC, le thème s’est aussi imposé, de manière informelle, dans plusieurs des riches débats de son Forum Public, et plus formellement, lors de la discussion des chefs de délégation qui s’est tenue en milieu de mois (voir brève correspon</summary><updated>2018-11-06T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/11/06/breves-de-l-omc-n-10-octobre-2018-chercher-l-intersection-des-conversations-paralleles" /><content type="html">&lt;p&gt;Extrait de l'&amp;eacute;ditorial :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le th&amp;egrave;me de la r&amp;eacute;forme de l&amp;rsquo;OMC est devenu omnipr&amp;eacute;sent dans les discussions de ce d&amp;eacute;but d&amp;rsquo;automne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hors de l&amp;rsquo;OMC, les enjeux de de la r&amp;eacute;forme ont fourni la mati&amp;egrave;re principale des discussions qui se sont d&amp;eacute;roul&amp;eacute;es au sein de multiples canaux et fora de dialogue politique. Parmi les groupes d&amp;eacute;di&amp;eacute;s qui se sont montr&amp;eacute;s les plus actifs, on doit retenir celui de la &amp;laquo;trilat&amp;eacute;rale&amp;raquo; (Etats-Unis/Japon/UE) qui avait communiqu&amp;eacute; en septembre depuis Bruxelles, le groupe de travail constitu&amp;eacute; entre l&amp;rsquo;UE et la Chine, tenu en octobre &amp;agrave; P&amp;eacute;kin, celui des &amp;laquo;amis du syst&amp;egrave;me&amp;nbsp;&amp;raquo;, parfois surnomm&amp;eacute;s encore les &amp;laquo;milieux de terrain&amp;raquo;, que le Canada vient de r&amp;eacute;unir &amp;agrave; Ottawa autour d&amp;rsquo;une d&amp;eacute;claration commune en faveur de la r&amp;eacute;forme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Gen&amp;egrave;ve, au sein m&amp;ecirc;me de l&amp;rsquo;OMC, le th&amp;egrave;me s&amp;rsquo;est aussi impos&amp;eacute;, de mani&amp;egrave;re informelle, dans plusieurs des riches d&amp;eacute;bats de son Forum Public, et plus formellement, lors de la discussion des chefs de d&amp;eacute;l&amp;eacute;gation qui s&amp;rsquo;est tenue en milieu de mois (voir br&amp;egrave;ve correspondante). Que l&amp;rsquo;organisation commence &amp;agrave; s&amp;rsquo;approprier le d&amp;eacute;bat dont elle est l&amp;rsquo;objet doit &amp;ecirc;tre vu comme une bonne chose! Elle n&amp;rsquo;avait gu&amp;egrave;re su le faire lors de la r&amp;eacute;union minist&amp;eacute;rielle de Buenos-Aires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;Mais la tenue de ces discussions simultan&amp;eacute;es sur la r&amp;eacute;forme de l&amp;rsquo;organisation, ne signifie pas encore qu&amp;rsquo;elles aient trouv&amp;eacute; comment s&amp;rsquo;articuler entre elles, ni dans une vision commune, ni par une intention partag&amp;eacute;e. D&amp;rsquo;une part, parce que de nombreux membres de l&amp;rsquo;OMC y demeurent tr&amp;egrave;s sceptiques, voire r&amp;eacute;serv&amp;eacute;s, particuli&amp;egrave;rement ceux qui consid&amp;egrave;rent que toute r&amp;eacute;forme de l&amp;rsquo;organisation passe d&amp;rsquo;abord par la r&amp;eacute;alisation des objectifs de son mandat de Doha. D&amp;rsquo;autre part, parce que ces discussions se d&amp;eacute;roulent toujours sous l&amp;rsquo;&amp;eacute;p&amp;eacute;e de Damocl&amp;egrave;s et dans un climat de tension commerciale entretenu par les Etats-Unis, tant par l&amp;rsquo;exercice de rapports de force bilat&amp;eacute;raux pour extraire de leurs partenaires des concessions, que par la paralysie qu&amp;rsquo;ils imposent progressivement &amp;agrave; l&amp;rsquo;organe d&amp;rsquo;appel du m&amp;eacute;canisme de de r&amp;egrave;glement des diff&amp;eacute;rends...&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/c2dec021-a0bb-4c7e-8858-201c14453d10/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>971af429-2e24-479b-8f68-24a5a9f94ce7</id><title type="text">Brèves de l'OMC n°7-8 - Juillet-Août 2018 : Une idée qui fait son chemin ? </title><summary type="text">Extrait de l'Editorial :Sur fond de tambours de guerre commerciale, l’idée d’une réforme de l’OMC a été proposée par le Président de la République française et reprise à l’échelle de l’Union Européenne. Elle commence à être considérée, par une proportion croissante de membres de l’organisation, comme la voie possible d’une «sortie  par le haut» de l’affrontement engagé par les Etats-Unis contre le système multilatéral. Les contours précis d’un tel agenda de modernisation demeurent certes à délimiter. Mais on en parle de plus en plus et elle favorise l’apparition d’une géographie nouvelle au sein des membres et alliances de l’OMC.La Chine a fait un pas vers une plus grande responsabilité de «leader» de ce système multilatéral qui lui a tant bénéficié, dont elle se veut l’ardent défenseur contre l’unilatéralisme américain et pour la réforme duquel elle se déclare désormais prête à s’engager: ce message a été mis en scène avec force en juillet lors de la revue de la politique commer</summary><updated>2018-07-30T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/07/30/breves-de-l-omc-n-7-8-juillet-aout-2018-une-idee-qui-fait-son-chemin" /><content type="html">&lt;p&gt;Extrait de l'Editorial :&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Sur fond de tambours de guerre commerciale, l&amp;rsquo;id&amp;eacute;e d&amp;rsquo;une r&amp;eacute;forme de l&amp;rsquo;OMC a &amp;eacute;t&amp;eacute; propos&amp;eacute;e par le Pr&amp;eacute;sident de la R&amp;eacute;publique fran&amp;ccedil;aise et reprise &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;chelle de l&amp;rsquo;Union Europ&amp;eacute;enne. Elle commence &amp;agrave; &amp;ecirc;tre consid&amp;eacute;r&amp;eacute;e, par une proportion croissante de membres de l&amp;rsquo;organisation, comme la voie possible d&amp;rsquo;une &amp;laquo;sortie &amp;nbsp;par le haut&amp;raquo; de l&amp;rsquo;affrontement engag&amp;eacute; par les Etats-Unis contre le syst&amp;egrave;me multilat&amp;eacute;ral. Les contours pr&amp;eacute;cis d&amp;rsquo;un tel agenda de modernisation demeurent certes &amp;agrave; d&amp;eacute;limiter. Mais on en parle de plus en plus et elle favorise l&amp;rsquo;apparition d&amp;rsquo;une g&amp;eacute;ographie nouvelle au sein des membres et alliances de l&amp;rsquo;OMC.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La Chine a fait un pas vers une plus grande responsabilit&amp;eacute; de &amp;laquo;leader&amp;raquo; de ce syst&amp;egrave;me multilat&amp;eacute;ral qui lui a tant b&amp;eacute;n&amp;eacute;fici&amp;eacute;, dont elle se veut l&amp;rsquo;ardent d&amp;eacute;fenseur contre l&amp;rsquo;unilat&amp;eacute;ralisme am&amp;eacute;ricain et pour la r&amp;eacute;forme duquel elle se d&amp;eacute;clare d&amp;eacute;sormais pr&amp;ecirc;te &amp;agrave; s&amp;rsquo;engager: ce message a &amp;eacute;t&amp;eacute; mis en sc&amp;egrave;ne avec force en juillet lors de la revue de la politique commerciale chinoise.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;Les Etats-Unis lui ont r&amp;eacute;pondu en portant devant le conseil g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral de l&amp;rsquo;OMC une charge radicale, &amp;agrave; travers la diffusion d&amp;rsquo;un argumentaire implacable qui d&amp;eacute;nonce une incompatibilit&amp;eacute; syst&amp;eacute;mique entre les structures de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie chinoise et les principes lib&amp;eacute;raux inspirant l&amp;rsquo;OMC. Ils placent ainsi tr&amp;egrave;s haut la barre: une r&amp;eacute;forme de l&amp;rsquo;OMC n&amp;rsquo;aura d&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t pour eux que si elle accompagne une r&amp;eacute;forme fondamentale du comportement de la Chine dans le jeu &amp;eacute;conomique mondial.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Entre les deux, l&amp;rsquo;Union Europ&amp;eacute;enne a entrepris de b&amp;acirc;tir des ponts (en cr&amp;eacute;ant d&amp;rsquo;un c&amp;ocirc;t&amp;eacute; un groupe de travail avec la Chine, de l&amp;rsquo;autre, un groupe &amp;laquo;trilat&amp;eacute;ral&amp;raquo; avec le Japon et les Etats-Unis ainsi qu&amp;rsquo;un dialogue transatlantique ad hoc impuls&amp;eacute; lors de la visite de M. Juncker &amp;agrave; Washington) et a introduit des propositions de r&amp;eacute;forme d&amp;eacute;j&amp;agrave; pr&amp;eacute;cises: mise &amp;agrave; jour des r&amp;egrave;gles multilat&amp;eacute;rales concernant les subventions industrielles, les entreprises d&amp;rsquo;Etat et autres interventions publiques impactant les march&amp;eacute;s mondiaux, renforcement des disciplines de l&amp;rsquo;OMC relatives &amp;agrave; la transparence des politiques, &amp;eacute;volution du statut de droits et obligations des pays en d&amp;eacute;veloppement, modernisation du m&amp;eacute;canisme de r&amp;egrave;glement des diff&amp;eacute;rends sont les priorit&amp;eacute;s identifi&amp;eacute;es...&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/971af429-2e24-479b-8f68-24a5a9f94ce7/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>2a5faa95-3ee8-4ae3-876d-0c3f56f60781</id><title type="text">Brèves de l'OMC n°3 - Mars 2018 : Breaking bad</title><summary type="text">Extrait de l'Editorial :Ce mois de mars 2018 aura consacré une rupture : les Etats-Unis s’annoncent désormais prêts à agir hors des règles de l’OMC, chose qu’ils avaient soigneusement évitée jusqu’ici. Retour sur un glissement vers l’illégalité, entamé depuis plusieurs mois. Acte 1, février 2017 : les Etats-Unis bloquent le processus de recrutement de nouveaux membres de l’organe d’appel de l’OMC, position confirmée depuis plus d’un an. Corrosive et potentiellement destructrice pour un système multilatéral fondé sur le droit, cette politique n’est pas pour autant illégale puisque l’organisation fonctionne au consensus. Les Etats-Unis la justifient en outre par la formulation de griefs précis – sinon établis-, à portée systémique, tant sur les règles de travail de l’organe d’appel que le fond de certaines de ses décisions. Acte 2, début mars 2018 : les Etats-Unis annoncent et adoptent des droits de douanes destinés à restreindre leurs importations d’acier et d’aluminium, en invo</summary><updated>2018-07-03T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/07/03/breves-de-l-omc-n-3-mars-2018-breaking-bad" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;em&gt;Extrait de l'Editorial :&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Ce mois de mars 2018 aura consacr&amp;eacute; une rupture : les Etats-Unis s&amp;rsquo;annoncent d&amp;eacute;sormais pr&amp;ecirc;ts &amp;agrave; agir hors des r&amp;egrave;gles de l&amp;rsquo;OMC, chose qu&amp;rsquo;ils avaient soigneusement &amp;eacute;vit&amp;eacute;e jusqu&amp;rsquo;ici. Retour sur un glissement vers l&amp;rsquo;ill&amp;eacute;galit&amp;eacute;, entam&amp;eacute; depuis plusieurs mois.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;Acte 1, f&amp;eacute;vrier 2017&amp;nbsp;: les Etats-Unis bloquent le processus de recrutement de nouveaux membres de l&amp;rsquo;organe d&amp;rsquo;appel de l&amp;rsquo;OMC, position confirm&amp;eacute;e depuis plus d&amp;rsquo;un an. Corrosive et potentiellement destructrice pour un syst&amp;egrave;me multilat&amp;eacute;ral fond&amp;eacute; sur le droit, cette politique n&amp;rsquo;est pas pour autant ill&amp;eacute;gale puisque l&amp;rsquo;organisation fonctionne au consensus. Les Etats-Unis la justifient en outre par la formulation de griefs pr&amp;eacute;cis &amp;ndash; sinon &amp;eacute;tablis-, &amp;agrave; port&amp;eacute;e syst&amp;eacute;mique, tant sur les r&amp;egrave;gles de travail de l&amp;rsquo;organe d&amp;rsquo;appel que le fond de certaines de ses d&amp;eacute;cisions.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;Acte 2, d&amp;eacute;but mars 2018&amp;nbsp;: les Etats-Unis annoncent et adoptent des droits de douanes destin&amp;eacute;s &amp;agrave; restreindre leurs importations d&amp;rsquo;acier et d&amp;rsquo;aluminium, en invoquant leur s&amp;eacute;curit&amp;eacute; nationale, suite &amp;agrave; une enqu&amp;ecirc;te men&amp;eacute;e au titre de leur loi interne (section 232 du trade expansion act de 1962). Certes, une majorit&amp;eacute; de membres de l&amp;rsquo;OMC&amp;nbsp; consid&amp;egrave;re que cette motivation n&amp;rsquo;est pas &amp;eacute;tay&amp;eacute;e et proc&amp;egrave;de d&amp;rsquo;une interpr&amp;eacute;tation abusive de l&amp;rsquo;exception de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; nationale (la Chine entend de ce fait engager un contentieux &amp;agrave; l&amp;rsquo;OMC contre les Etats-Unis sur ce point). Du moins cette disposition existe-t-elle dans les textes de l&amp;rsquo;OMC (article XXI du GATT), m&amp;ecirc;me si les opinions divergent quant aux conditions dans lesquelles elle peut &amp;ecirc;tre employ&amp;eacute;e. D&amp;rsquo;ailleurs cette question n&amp;rsquo;a jamais fait l&amp;rsquo;objet d&amp;rsquo;une d&amp;eacute;cision contentieuse (voir notre &amp;eacute;dito de juillet 2018).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;Acte3, fin mars 2018&amp;nbsp;: les Etats-Unis annoncent leur intention de prendre des mesures de r&amp;eacute;torsion contre la Chine, suite &amp;agrave; une enqu&amp;ecirc;te men&amp;eacute;e au titre d&amp;rsquo;une autre loi interne (section 301 du trade act de 1974), reprochant &amp;agrave; cette derni&amp;egrave;re des pratiques de transferts forc&amp;eacute;s de propri&amp;eacute;t&amp;eacute; intellectuelle impos&amp;eacute;es aux &amp;eacute;trangers et d&amp;rsquo;approche intrusive des investisseurs chinois dans les secteurs de haute technologie. En r&amp;eacute;action, les Etats-Unis annoncent &amp;agrave; la fois vouloir porter l&amp;rsquo;affaire au contentieux devant l&amp;rsquo;OMC et prendre des mesures unilat&amp;eacute;rales de restriction aux investissements ainsi qu&amp;rsquo;un rel&amp;egrave;vement de leurs droits de douanes sur certaines exportations chinoises (a&amp;eacute;ronautique, spatial, armement, informatique..). S&amp;rsquo;ils passaient effectivement &amp;agrave; l&amp;rsquo;acte sur ce dernier point, ils auraient toute chance de commettre une ill&amp;eacute;galit&amp;eacute; flagrante au regard des r&amp;egrave;gles l&amp;rsquo;OMC. Ils reviendraient ce faisant sur l&amp;rsquo;un de leurs engagements majeurs, pris &amp;agrave; l&amp;rsquo;occasion d&amp;rsquo;un contentieux engag&amp;eacute; en 1998 par l&amp;rsquo;UE devant l&amp;rsquo;OMC (DS152), d&amp;eacute;j&amp;agrave; sur la l&amp;eacute;galit&amp;eacute; de la fameuse &amp;laquo;section 301&amp;raquo;&amp;nbsp;: les Etats-Unis s&amp;rsquo;y &amp;eacute;taient engag&amp;eacute;s, de mani&amp;egrave;re inconditionnelle, &amp;agrave; ne pas l&amp;rsquo;employer pour adopter des mesures unilat&amp;eacute;rales de r&amp;eacute;torsion, hors du cadre du r&amp;egrave;glement des diff&amp;eacute;rends. En d&amp;rsquo;autres termes, pour &amp;ecirc;tre employ&amp;eacute;e l&amp;eacute;galement au regard de l&amp;rsquo;OMC, la &amp;laquo;301&amp;raquo; ne peut d&amp;eacute;boucher que sur une proc&amp;eacute;dure devant l&amp;rsquo;organe de r&amp;egrave;glement des diff&amp;eacute;rends, &amp;agrave; charge pour ce dernier d&amp;rsquo;autoriser d&amp;rsquo;&amp;eacute;ventuelles r&amp;eacute;torsions contre un partenaire commercial...&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2a5faa95-3ee8-4ae3-876d-0c3f56f60781/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>ade38cdc-08db-4c1c-a767-a4ea4028d6db</id><title type="text">Brèves de l'OMC n°6 - Juin 2018 : Course de l'escalade</title><summary type="text">Extrait de l'éditorial :Les Etats-Unis ont déclenché une escalade tarifaire telle que l’on peut se demander, avec l’éditorialiste Robert Samuelson: « si ce n’est pas une guerre commerciale qu’est-ce que c’est ?» Que voit-on dans la dynamique actuelle ? Une réaction en chaine. Aux droits américains sur l’acier et l’aluminium, peut-être demain sur l’automobile, au nom de la «sécurité nationale», s’ajoutent les sanctions unilatérales prises contre la Chine, au titre de la propriété intellectuelle et de l’investissement. Canada, Chine, Inde, Japon, Mexique, Russie, Union Européenne et Turquie ont immédiatement engagé des «mesures de rééquilibrage». Des masses commerciales d’ampleur déjà macro-économique. Les ordres de grandeur des flux commerciaux couverts par la présente escalade dépassent optiquement ceux des «batailles» antérieures. Côté importations américaines: 48 Mds d’USD pour l’acier et l’aluminium (section 232) + 46Mds$ contre 1102 produits technologiques originaires de Ch</summary><updated>2018-07-02T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/07/02/breves-de-l-omc-n-6-juin-2018-course-de-l-escalade" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;em&gt;Extrait de l'&amp;eacute;ditorial&lt;/em&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Etats-Unis ont d&amp;eacute;clench&amp;eacute; une escalade tarifaire telle que l&amp;rsquo;on peut se demander, avec l&amp;rsquo;&amp;eacute;ditorialiste Robert Samuelson: &amp;laquo;&amp;nbsp;si ce n&amp;rsquo;est pas une guerre commerciale qu&amp;rsquo;est-ce que c&amp;rsquo;est&amp;nbsp;?&amp;raquo; Que voit-on dans la dynamique actuelle ?&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;Une r&amp;eacute;action en chaine. &lt;/strong&gt;Aux droits am&amp;eacute;ricains sur l&amp;rsquo;acier et l&amp;rsquo;aluminium, peut-&amp;ecirc;tre demain sur l&amp;rsquo;automobile, au nom de la &amp;laquo;s&amp;eacute;curit&amp;eacute; nationale&amp;raquo;, s&amp;rsquo;ajoutent les sanctions unilat&amp;eacute;rales prises contre la Chine, au titre de la propri&amp;eacute;t&amp;eacute; intellectuelle et de l&amp;rsquo;investissement. Canada, Chine, Inde, Japon, Mexique, Russie, Union Europ&amp;eacute;enne et Turquie ont imm&amp;eacute;diatement engag&amp;eacute; des &amp;laquo;mesures de r&amp;eacute;&amp;eacute;quilibrage&amp;raquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;Des masses commerciales d&amp;rsquo;ampleur d&amp;eacute;j&amp;agrave; macro-&amp;eacute;conomique. &lt;/strong&gt;Les ordres de grandeur des flux commerciaux couverts par la pr&amp;eacute;sente escalade d&amp;eacute;passent optiquement ceux des &amp;laquo;batailles&amp;raquo; ant&amp;eacute;rieures. C&amp;ocirc;t&amp;eacute; importations am&amp;eacute;ricaines: 48 Mds d&amp;rsquo;USD pour l&amp;rsquo;acier et l&amp;rsquo;aluminium (section 232) + 46Mds$ contre 1102 produits technologiques originaires de Chine, avec une possibilit&amp;eacute; de 200 Mds$ suppl&amp;eacute;mentaires, annonc&amp;eacute;e par le Pr&amp;eacute;sident Trump. Dans le reste du monde: l&amp;rsquo;UE vient de &amp;laquo;&amp;nbsp;r&amp;eacute;&amp;eacute;quilibrer&amp;nbsp;&amp;raquo; 2,8 Mds&amp;euro; d&amp;rsquo;exportations am&amp;eacute;ricaines et en r&amp;eacute;serve 3 Mds &amp;euro; suppl&amp;eacute;mentaires, la Chine en a frapp&amp;eacute; 45Mds $, le Canada 12,5 Mds etc&amp;hellip;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;Une crainte av&amp;eacute;r&amp;eacute;e pour la croissance mondiale&lt;/strong&gt;. La directrice g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale du FMI, les banques centrales ont averti contre le risque de surench&amp;egrave;re protectionniste. Outre l&amp;rsquo;impact direct des droits de douane sur le commerce des produits concern&amp;eacute;s, on doit redouter les &lt;em&gt;effets &amp;laquo;de second tour&amp;nbsp;&amp;raquo; (&lt;/em&gt;transmission des surco&amp;ucirc;ts vers la transformation en aval et les consommateurs finaux, r&amp;eacute;duction des commandes aux fournisseurs participant aux chaines de valeur internationales) et les &lt;em&gt;effets d&amp;rsquo;incertitude&lt;/em&gt;, li&amp;eacute;s aux r&amp;eacute;actions boursi&amp;egrave;res d&amp;eacute;j&amp;agrave; visibles, au possible report d&amp;rsquo;investissements des entreprises ou consommateurs se sentant menac&amp;eacute;s dans leur emploi. Deux estimations &amp;laquo;de coin de table&amp;raquo; convergent sur l&amp;rsquo;ampleur du risque en cas d&amp;rsquo;affrontement commercial g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralis&amp;eacute;. Le Pr. Paul Krugman, prix Nobel, retient&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt; la possibilit&amp;eacute; d&amp;rsquo;imposition globale d&amp;rsquo;une fourchette de tarifs allant de 30 &amp;agrave; 60%, qui engendrerait une diminution de 70% des flux commerciaux et une r&amp;eacute;duction du PIB mondial de 2 &amp;agrave; 3%. De mani&amp;egrave;re assez proche, le DG de l&amp;rsquo;OMC a imagin&amp;eacute;, pour l&amp;rsquo;exemple&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;, l&amp;rsquo;hypoth&amp;egrave;se d&amp;rsquo;un monde dont les droits de douanes reviendraient &amp;agrave; leur niveau d&amp;rsquo;avant la cr&amp;eacute;ation du syst&amp;egrave;me multilat&amp;eacute;ral: s&amp;rsquo;ensuivrait une possible r&amp;eacute;duction des flux commerciaux de l&amp;rsquo;ordre de 60% et une contraction de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie globale de 2,4%...&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/ade38cdc-08db-4c1c-a767-a4ea4028d6db/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>dc283ec1-d5de-4436-9c51-c9ce3530a0b6</id><title type="text">Brèves de l'OMC n°11 : Mauvaise passe</title><summary type="text">Nul ne sait ce que l’OMC va conclure à Buenos-Aires. Les États-Unis ont bloqué à Genève la rédaction d’une déclaration ministérielle, rouvrant ainsi le débat sur le multilatéralisme qu’ils avaient précédemment porté au G20 et au G7: à ce jour, ils refusent de reconnaitre à l’OMC sa caractérisation, pourtant traditionnelle, en tant que « système commercial régi par le droit», ou son rôle pour le «développement». La  grande majorité des PED, emmenés en particulier par l’Inde, en réaffirment au contraire la centralité. Côté négociations techniques, aucune perspective d’accord concret ne se dessine. Que ce soit en matière de sécurité alimentaire, de pêche, d’agriculture, ou sur les autres sujets de «nouvelle économie» (services, investissement, commerce électronique), les ministres convoqués en Argentine auront fort à faire pour démêler l’écheveau.S’agira-il d’un instant de vérité? Pour le cycle de Doha, peut-être, après bientôt 18 ans de discussions n’ayant pas permis sa résolution et</summary><updated>2017-12-04T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2017/12/04/breves-de-l-omc-n-11-mauvaise-passe" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Nul ne sait ce que l&amp;rsquo;OMC va conclure &amp;agrave; Buenos-Aires. Les &amp;Eacute;tats-Unis ont bloqu&amp;eacute; &amp;agrave; Gen&amp;egrave;ve la r&amp;eacute;daction d&amp;rsquo;une d&amp;eacute;claration minist&amp;eacute;rielle, rouvrant ainsi le d&amp;eacute;bat sur le multilat&amp;eacute;ralisme qu&amp;rsquo;ils avaient pr&amp;eacute;c&amp;eacute;demment port&amp;eacute; au G20 et au G7: &amp;agrave; ce jour, ils refusent de reconnaitre &amp;agrave; l&amp;rsquo;OMC sa caract&amp;eacute;risation, pourtant traditionnelle, en tant que &amp;laquo;&amp;nbsp;syst&amp;egrave;me commercial r&amp;eacute;gi par le droit&amp;raquo;, ou son r&amp;ocirc;le pour le &amp;laquo;d&amp;eacute;veloppement&amp;raquo;. La &amp;nbsp;grande majorit&amp;eacute; des PED, emmen&amp;eacute;s en particulier par l&amp;rsquo;Inde, en r&amp;eacute;affirment au contraire la centralit&amp;eacute;. C&amp;ocirc;t&amp;eacute; n&amp;eacute;gociations techniques, aucune perspective d&amp;rsquo;accord concret ne se dessine. Que ce soit en mati&amp;egrave;re de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; alimentaire, de p&amp;ecirc;che, d&amp;rsquo;agriculture, ou sur les autres sujets de &amp;laquo;nouvelle &amp;eacute;conomie&amp;raquo; (services, investissement, commerce &amp;eacute;lectronique), les ministres convoqu&amp;eacute;s en Argentine auront fort &amp;agrave; faire pour d&amp;eacute;m&amp;ecirc;ler l&amp;rsquo;&amp;eacute;cheveau.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;S&amp;rsquo;agira-il d&amp;rsquo;un instant de v&amp;eacute;rit&amp;eacute;? Pour le cycle de Doha, peut-&amp;ecirc;tre, apr&amp;egrave;s bient&amp;ocirc;t 18 ans de discussions n&amp;rsquo;ayant pas permis sa r&amp;eacute;solution et, &lt;em&gt;de facto&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;de jure,&lt;/em&gt; l&amp;rsquo;abandon progressif de la plupart de ses grandes ambitions. Pour le syst&amp;egrave;me multilat&amp;eacute;ral lui-m&amp;ecirc;me? Certainement une mauvaise passe.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le point commun &amp;agrave; ceux qui expriment des r&amp;eacute;serves bloquantes pour les n&amp;eacute;gociations, qu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;agisse par exemple des &amp;Eacute;tats-Unis, de l&amp;rsquo;Inde ou du groupe africain, proc&amp;egrave;de d&amp;rsquo;une volont&amp;eacute; de pr&amp;eacute;server ou d&amp;rsquo;am&amp;eacute;liorer leurs marges de man&amp;oelig;uvre souveraines (ce que les membres de l&amp;rsquo;OMC d&amp;eacute;signent comme &amp;laquo;l&amp;rsquo;&amp;rsquo;espace politique&amp;raquo;) au regard des disciplines multilat&amp;eacute;rales, existantes ou futures. Ils emm&amp;egrave;nent ainsi deux questions &amp;agrave; Buenos-Aires.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La premi&amp;egrave;re est la plus apparente: a-t-on besoin, veut-on plus de r&amp;egrave;gles multilat&amp;eacute;rales pour g&amp;eacute;rer la mondialisation ou faut-il cantonner sa r&amp;eacute;gulation au niveau national souverain? En soi la question est l&amp;eacute;gitime. Encore la r&amp;eacute;ponse devrait-elle varier selon les enjeux&amp;nbsp;: dans de nombreux domaines, le risque est que l&amp;rsquo;affaiblissement de la coop&amp;eacute;ration globale ne p&amp;eacute;nalise les objectifs de d&amp;eacute;veloppement durable ou favorise des barri&amp;egrave;res injustifi&amp;eacute;es au commerce et l&amp;rsquo;exercice de rapports de force bilat&amp;eacute;raux. A cette question, Buenos-Aires ne r&amp;eacute;pondra que la v&amp;eacute;rit&amp;eacute; d&amp;rsquo;un instant: l&amp;rsquo;Europe pense qu&amp;rsquo;une avanc&amp;eacute;e des r&amp;egrave;gles serait positive, elle s&amp;rsquo;y emploiera de son mieux, mais, &amp;agrave; d&amp;eacute;faut, l&amp;rsquo;ouvrage reviendra simplement sur le m&amp;eacute;tier.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L&amp;rsquo;autre interrogation, sous-jacente, n&amp;rsquo;est pos&amp;eacute;e que par un seul des membres de l&amp;rsquo;OMC: veut-on encore garder ce syst&amp;egrave;me multilat&amp;eacute;ral et les r&amp;egrave;gles d&amp;eacute;j&amp;agrave; &amp;eacute;tablies pour r&amp;eacute;gir les relations commerciales entre &amp;Eacute;tats? Tout en soulevant la question, les &amp;Eacute;tats-Unis y apportent, &amp;agrave; ce stade, une r&amp;eacute;ponse tr&amp;egrave;s ambig&amp;uuml;e : une sorte de &amp;laquo;oui, mais&amp;raquo;, &amp;laquo;&amp;nbsp;&amp;agrave; condition que le syst&amp;egrave;me se r&amp;eacute;forme pour mieux fonctionner&amp;raquo;, tout en &amp;eacute;limant les capacit&amp;eacute;s contraignantes du syst&amp;egrave;me de r&amp;egrave;glement des diff&amp;eacute;rends... Le reste du monde r&amp;eacute;pond lui de mani&amp;egrave;re unanime: le recul du syst&amp;egrave;me n&amp;rsquo;est pas une option. Mais aussit&amp;ocirc;t les avis divergent sur la mani&amp;egrave;re d&amp;rsquo;am&amp;eacute;liorer son efficacit&amp;eacute; pour l&amp;rsquo;avenir. La forme et la direction que prendra ce d&amp;eacute;bat &amp;agrave; Buenos-Aires repr&amp;eacute;sente la plus importante inconnue de la conf&amp;eacute;rence.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/dc283ec1-d5de-4436-9c51-c9ce3530a0b6/images/visuel" xmlns="media" /></entry></feed>