<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><feed xml:lang="fr-fr" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"><title type="text">Trésor-Info - Publications de la direction générale du Trésor - Rechauffement-climatique</title><subtitle type="text">Flux de publication de la direction générale du Trésor - Rechauffement-climatique</subtitle><id>FluxArticlesTag-Rechauffement-climatique</id><rights type="text">Copyright 2026</rights><updated>2024-08-29T00:00:00+02:00</updated><logo>/favicon.png</logo><author><name>Direction générale du Trésor</name><uri>https://localhost/sitepublic/</uri><email>contact@dgtresor.gouv.fr</email></author><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Flux/Atom/Articles/Tags/Rechauffement-climatique" /><entry><id>86d83613-5cc0-4537-8899-2f7c61fe9c18</id><title type="text">Quel est l’impact économique du changement climatique au Nigéria ?</title><summary type="text">Bien que le Nigéria soit l’un des pays les plus riches et les plus peuplés d’Afrique, il reste très exposé au changement climatique, notamment à travers la vulnérabilité de son agriculture. Les manifestations climatiques extrêmes, telles que les sécheresses, les inondations et l'érosion des sols ont des conséquences dévastatrices, entraînant des coûts importants et participant au ralentissement de la croissance économique du pays. </summary><updated>2024-08-29T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2024/08/29/quel-est-l-impact-economique-du-changement-climatique-au-nigeria" /><content type="html">&lt;p style="text-align: left;" align="center"&gt;&amp;nbsp;Les in&amp;eacute;galit&amp;eacute;s marqu&amp;eacute;es, la mauvaise gouvernance, le manque de coordination et de moyens agissent comme des facteurs aggravants. Au-del&amp;agrave; du co&amp;ucirc;t de ces risques physiques, le Nig&amp;eacute;ria sera &amp;eacute;galement lourdement impact&amp;eacute; par les co&amp;ucirc;ts de transition, puisque son mod&amp;egrave;le &amp;eacute;conomique largement d&amp;eacute;pendant des hydrocarbures est &amp;eacute;galement &amp;agrave; r&amp;eacute;inventer.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;&lt;strong&gt;Le Nig&amp;eacute;ria, un g&amp;eacute;ant africain soumis aux risques physiques du changement climatique,&amp;hellip;&lt;/strong&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Nig&amp;eacute;ria, pays le plus peupl&amp;eacute; d&amp;rsquo;Afrique et l&amp;rsquo;une des principales &amp;eacute;conomies du continent, est en premi&amp;egrave;re ligne face aux d&amp;eacute;fis climatiques. &lt;/strong&gt;Selon les projections de la Banque mondiale pour un sc&amp;eacute;nario &amp;agrave; tr&amp;egrave;s fortes &amp;eacute;missions, le Nig&amp;eacute;ria devrait faire face &amp;agrave; une hausse importante des temp&amp;eacute;ratures, atteignant entre 2,9&amp;deg;C et 5,7&amp;deg;C d'ici 2100.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pays se classe au 154&lt;sup&gt;&amp;egrave;me&lt;/sup&gt; rang sur 181 dans l'indice ND-GAIN 2021, &amp;eacute;valuant la vuln&amp;eacute;rabilit&amp;eacute; et la capacit&amp;eacute; de r&amp;eacute;silience face au changement climatique. Sa d&amp;eacute;pendance &amp;agrave; l'agriculture le rend particuli&amp;egrave;rement sensible aux perturbations climatiques. Selon la Banque Mondiale, environ 78&amp;nbsp;% de la superficie du Nig&amp;eacute;ria est consacr&amp;eacute;e &amp;agrave; l'agriculture, dont la majorit&amp;eacute; de la production est pluviale (moins de 1 % est irrigu&amp;eacute;e) et r&amp;eacute;alis&amp;eacute;e par de petits exploitants agricoles aux m&amp;eacute;thodes traditionnelles. De plus, sa g&amp;eacute;ographie vari&amp;eacute;e l&amp;rsquo;expose &amp;agrave; de nombreux ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;nes m&amp;eacute;t&amp;eacute;orologiques extr&amp;ecirc;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au nord, l'augmentation des temp&amp;eacute;ratures et la d&amp;eacute;sertification pourraient aggraver les probl&amp;egrave;mes d'approvisionnement en eau et de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; alimentaire, qui sont d&amp;eacute;j&amp;agrave; des d&amp;eacute;fis majeurs, en particulier dans cette r&amp;eacute;gion du pays.&lt;/strong&gt; Par exemple, la hausse des niveaux de CO2 dans l'atmosph&amp;egrave;re entra&amp;icirc;nera une baisse de 17% des nutriments dans le riz, et les fluctuations de temp&amp;eacute;rature et de pr&amp;eacute;cipitations r&amp;eacute;duiront les rendements de cette culture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sud, Les zones c&amp;ocirc;ti&amp;egrave;res et les bassins fluviaux sont expos&amp;eacute;s &amp;agrave; des inondations qui causent des pertes humaines et des dommages aux infrastructures. En 2022, selon l&amp;rsquo;Agence des services hydrologiques du Nig&amp;eacute;ria (NIHSA), les pires inondations jamais enregistr&amp;eacute;es ont d&amp;eacute;truit plus de 440 000 hectares de terres agricoles, touchant plus de 1,4 M de personnes, causant plus de 662 d&amp;eacute;c&amp;egrave;s et d&amp;eacute;pla&amp;ccedil;ant des milliers d'habitants. Les dommages &amp;eacute;conomiques directs sont estim&amp;eacute;s &amp;agrave; une valeur m&amp;eacute;diane de 6,68 Md USD. L'&amp;eacute;l&amp;eacute;vation du niveau de la mer met en p&amp;eacute;ril les c&amp;ocirc;tes nig&amp;eacute;rianes, en particulier Lagos, avec de l'&amp;eacute;rosion, la salinisation des terres et des inondations. Selon un article du Boston Consulting Group, Lagos pourrait &amp;ecirc;tre inond&amp;eacute; lors d&amp;rsquo;&amp;eacute;v&amp;egrave;nements climatiques extr&amp;ecirc;mes sous 1,5 m&amp;egrave;tre d&amp;rsquo;eau, et jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; 2,5 m&amp;egrave;tres d'ici 2050&lt;a title="" href="#_edn1" name="_ednref1"&gt;[i]&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le changement climatique acc&amp;eacute;l&amp;egrave;re la d&amp;eacute;gradation des &amp;eacute;cosyst&amp;egrave;mes au Nig&amp;eacute;ria, diminuant la r&amp;eacute;silience du pays face aux chocs climatiques.&lt;/strong&gt; La d&amp;eacute;forestation, li&amp;eacute;e &amp;agrave; l'expansion agricole, l'exploitation foresti&amp;egrave;re ill&amp;eacute;gale et la production de charbon de bois, entra&amp;icirc;ne une perte de biodiversit&amp;eacute;, une &amp;eacute;rosion des sols et une diminution de la capacit&amp;eacute; des for&amp;ecirc;ts &amp;agrave; absorber le carbone. Selon l&amp;rsquo;initiative &lt;a href="https://www.globalforestwatch.org/dashboards/country/NGA/"&gt;Global Forest Watch (GFW),&lt;/a&gt; entre 2001 et 2023, le Nig&amp;eacute;ria a perdu 1,33 Mha de couvert arbor&amp;eacute;, ce qui &amp;eacute;quivaut &amp;agrave; une diminution de 13 % du couvert arbor&amp;eacute; depuis 2000 et &amp;agrave; 724 Mt d'&amp;eacute;missions de CO₂.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;&amp;hellip; qui entra&amp;icirc;neront tr&amp;egrave;s probablement des pertes &amp;eacute;conomiques touchant les secteurs cl&amp;eacute;s de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie nig&amp;eacute;riane.&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Le secteur agricole, repr&amp;eacute;sentant environ 25,18&amp;nbsp;% du PIB et couvrant 70,8 millions d'hectares de terres agricoles, est fortement touch&amp;eacute; par la s&amp;eacute;cheresse, les inondations et la d&amp;eacute;gradation des sols, entra&amp;icirc;nant une baisse des rendements des cultures de base telles que le ma&amp;iuml;s, le manioc, le millet et le riz. D'ici 2070, l'augmentation des temp&amp;eacute;ratures devrait entra&amp;icirc;ner une diminution moyenne de 24&amp;nbsp;% des rendements du riz en Afrique, surtout dans les zones de riziculture pluviale, selon l'Agence am&amp;eacute;ricaine pour le d&amp;eacute;veloppement (USAID).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation oblige d&amp;eacute;j&amp;agrave; le pays &amp;agrave; importer massivement. Selon la Banque mondiale, les importations alimentaires repr&amp;eacute;sentaient 11&amp;nbsp;% des importations totales du Nig&amp;eacute;ria en 2023. Au premier trimestre 2024, le Nig&amp;eacute;ria a d&amp;eacute;pens&amp;eacute; 689,88 M USD en importations alimentaires, ce qui repr&amp;eacute;sente 17 % du total des d&amp;eacute;penses en devises pour les importations et une augmentation de 40% par rapport au trimestre pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dent. D'ici 2100, et alors que la d&amp;eacute;mographie pourrait plus que doubler, les pertes agricoles pourraient repr&amp;eacute;senter 2 &amp;agrave; 4&amp;nbsp;% du PIB en Afrique de l'Ouest, selon l'USAID.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le secteur de l&amp;rsquo;&amp;eacute;lectrict&amp;eacute; sera lui aussi fortement touch&amp;eacute;.&lt;/strong&gt; Les inondations menacent la production de p&amp;eacute;trole et de gaz &amp;agrave; terre, impactant ainsi les revenus des exportations. Cela affecte &amp;eacute;galement la production d'&amp;eacute;lectricit&amp;eacute;, dont 73,5 % provient du gaz naturel en 2023, d'apr&amp;egrave;s l&amp;rsquo;Agence internationale de l&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie (IEA). La valeur totale des dommages des inondations 2012, parmi les plus fortes jamais enregistr&amp;eacute;es, sur le secteur est estim&amp;eacute;e &amp;agrave; 329 M NGN, soit 187&amp;nbsp;000 EUR, et la valeur des pertes de revenus est estim&amp;eacute;e &amp;agrave; 8 013,6 M NGN (4,5 M EUR) suppl&amp;eacute;mentaires, portant l'effet total sur le secteur &amp;agrave; 8 342, 6 M NGN (4,7 M EUR). En outre, la s&amp;eacute;cheresse r&amp;eacute;duit le d&amp;eacute;bit des rivi&amp;egrave;res, ce qui diminue la production des centrales hydro&amp;eacute;lectriques. Malgr&amp;eacute; sa part plus faible par rapport au gaz, l'&amp;eacute;nergie hydro&amp;eacute;lectrique reste cruciale pour l'approvisionnement en &amp;eacute;lectricit&amp;eacute; du pays, repr&amp;eacute;sentant environ 20,4 % de la production totale en 2023, toujours selon l&amp;rsquo;IEA. Enfin, les vagues de chaleur augmentent la demande &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique, notamment pour la climatisation, et mettent &amp;agrave; rude &amp;eacute;preuve le r&amp;eacute;seau &amp;eacute;lectrique d&amp;eacute;j&amp;agrave; fragile. Les p&amp;eacute;nuries d'&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; causeraient aujourd&amp;rsquo;hui une perte de 29 Md USD/an pour les entreprises, soit plus de 5% du PIB, selon la Banque mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Cette situation est aggrav&amp;eacute;e par les in&amp;eacute;galit&amp;eacute;s et le manque de moyens disponibles du pays pour financer ses strat&amp;eacute;gies d&amp;rsquo;adaptation.&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les cons&amp;eacute;quences du changement climatique sont aggrav&amp;eacute;es par la pauvret&amp;eacute; et le peu de ressources disponibles pour l'adaptation et la r&amp;eacute;silience.&lt;/strong&gt; Les personnes vivant dans la pauvret&amp;eacute; sont souvent les plus expos&amp;eacute;es aux dangers li&amp;eacute;s au climat car elles ont moins acc&amp;egrave;s &amp;agrave; des infrastructures de qualit&amp;eacute; et aux services essentiels. Pour rappel, seulement 4,8 % des Nig&amp;eacute;rians ont une assurance maladie et 71 % se soignent eux-m&amp;ecirc;mes, ce qui cause des milliers de d&amp;eacute;c&amp;egrave;s chaque ann&amp;eacute;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La diminution de la production agricole et le recours aux importations contribuent &amp;agrave; la hausse des prix alimentaires, rendant l'acc&amp;egrave;s &amp;agrave; une alimentation saine plus difficile, en particulier pour les plus vuln&amp;eacute;rables.&lt;/strong&gt; &amp;nbsp;A long terme, l'inflation alimentaire au Nig&amp;eacute;ria devrait se situer autour de 20&amp;nbsp;% en 2025 et de 17&amp;nbsp;% en 2026. Cependant, cela ne garantit pas une am&amp;eacute;lioration de la s&amp;eacute;curit&amp;eacute; alimentaire pour une population dont plus de la moiti&amp;eacute; vit avec moins de 2 USD/jour. Cette situation pousse de nombreux agriculteurs &amp;agrave; migrer vers les zones urbaines, ce qui aggrave la pression sur les infrastructures, pour la plupart d&amp;eacute;j&amp;agrave; surann&amp;eacute;es. Selon un rapport de la Banque mondiale, la migration climatique interne au Nig&amp;eacute;ria, dans un sc&amp;eacute;nario pessimiste, pourrait toucher 9,4 M de personnes d'ici 2050.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De plus, la mauvaise gouvernance, la corruption, la faiblesse des institutions et le manque de coordination entravent la mise en &amp;oelig;uvre des strat&amp;eacute;gies d'adaptation.&lt;/strong&gt; Entre 2012 et 2021, 548 Md NGN, soit pr&amp;egrave;s de 312 M EUR ont &amp;eacute;t&amp;eacute; allou&amp;eacute;s au financement &amp;eacute;cologique, suscitant des inqui&amp;eacute;tudes quant &amp;agrave; la corruption. Des enqu&amp;ecirc;tes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; ouvertes sur l'utilisation des fonds, avec des cas de condamnation pour blanchiment d'argent et d&amp;eacute;tournement de fonds. En 2021, l'ancien gouverneur de l'&amp;Eacute;tat du Niger a &amp;eacute;t&amp;eacute; poursuivi pour blanchiment d'argent apr&amp;egrave;s avoir retir&amp;eacute; 800 M NGN (50 M USD) du fonds &amp;eacute;cologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En raison de ses peu de moyens, le Nig&amp;eacute;ria re&amp;ccedil;oit une importante aide internationale, bien que sa contribution aux &amp;eacute;missions mondiales de gaz &amp;agrave; effet de serre soit faible (0,33 %). &lt;/strong&gt;Selon l&amp;rsquo;association Climate Policy Initiative, en 2019/2020, environ 1,9 Md USD par an de fonds publics et priv&amp;eacute;s ont &amp;eacute;t&amp;eacute; investis dans des activit&amp;eacute;s li&amp;eacute;es au climat au Nig&amp;eacute;ria, repr&amp;eacute;sentant seulement 11% des 17,7 Md USD n&amp;eacute;cessaires chaque ann&amp;eacute;e pour atteindre l'objectif de la contribution d&amp;eacute;termin&amp;eacute;e au niveau national (CDN) de r&amp;eacute;duire les &amp;eacute;missions de 47 % par rapport au statu quo d'ici 2030&lt;a title="" href="#_edn2" name="_ednref2"&gt;[ii]&lt;/a&gt;. En 2022, l'Union Europ&amp;eacute;enne a promis un financement de 1,3 Md EUR sur cinq ans pour aider le pays &amp;agrave; d&amp;eacute;velopper des ressources &amp;agrave; faible teneur en carbone et renforcer sa r&amp;eacute;silience climatique. N&amp;eacute;anmoins, les financements des &amp;eacute;nergies fossiles continuent de dominer au Nig&amp;eacute;ria, deuxi&amp;egrave;me pays en Afrique en termes de projets de combustibles fossiles financ&amp;eacute;s entre 2016 et 2021, avec un projet de gaz naturel liqu&amp;eacute;fi&amp;eacute; (GNL) recevant &amp;agrave; lui seul 2,77 Md USD.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Au-del&amp;agrave; de la prise en compte des risques physiques du changement climatique, le Nig&amp;eacute;ria doit aussi faire face aux co&amp;ucirc;ts de la transition de son &amp;eacute;conomie.&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie nig&amp;eacute;riane reste fortement tributaire des combustibles fossiles, un constat qui se refl&amp;egrave;te dans les infrastructures, le parc automobile et l&amp;rsquo;industrie du pays. En 2023, le p&amp;eacute;trole brut repr&amp;eacute;sentait 80,64 % des exportations totales du Nig&amp;eacute;ria, bien que sa contribution au PIB soit limit&amp;eacute;e &amp;agrave; 5,40 % selon les donn&amp;eacute;es du NBS. En mati&amp;egrave;re de production &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique, les hydrocarbures dominent avec 98,6 % du mix &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique en 2021 selon l&amp;rsquo;IEA. Parmi ces sources, les biocarburants et d&amp;eacute;chets occupent la plus grande part (74,5 %), suivis par le p&amp;eacute;trole (14 %) et le gaz naturel (10,1 %). En outre, les &amp;eacute;missions de CO&lt;sub&gt;2&lt;/sub&gt; continuent d&amp;rsquo;augmenter, atteignant environ 101 MT en 2022 contre 44 MT en 2000, soit une augmentation de 128 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2021, le secteur des transports, comptant pour 13,5 % de la consommation finale d&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie, repr&amp;eacute;sentait 56 % des &amp;eacute;missions totales de gaz &amp;agrave; effet de serre. Ces &amp;eacute;missions ont connu une augmentation significative, passant de 22 MT en 2000 &amp;agrave; 57 MT en 2021, soit une hausse d'environ 160 %. Cette augmentation est largement due &amp;agrave; la domination des voitures &amp;agrave; essence, qui repr&amp;eacute;sentent l&amp;rsquo;essentiel des pr&amp;egrave;s de 12 millions de v&amp;eacute;hicules enregistr&amp;eacute;s dans le pays, aux d&amp;eacute;pens des transports publics peu d&amp;eacute;velopp&amp;eacute;s, en particulier ceux respectueux de l'environnement.&lt;a title="" href="#_edn3" name="_ednref3"&gt;[iii]&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le secteur du b&amp;acirc;timent, particuli&amp;egrave;rement dans les grandes villes, a fortement contribu&amp;eacute; &amp;agrave; l'empreinte carbone du Nig&amp;eacute;ria, bien que sa part dans les &amp;eacute;missions de CO2 soit stable &amp;agrave; 4% en moyenne entre 2000 et 2021. En 2021, 76% de l'&amp;eacute;nergie finale consomm&amp;eacute;e provenait du secteur r&amp;eacute;sidentiel, dont la consommation a presque doubl&amp;eacute;, passant de 2 746 630 TJ en 2000 &amp;agrave; 4 575 456 TJ en 2021. Le secteur tertiaire (services commerciaux et publics) a consomm&amp;eacute; 146 004 TJ, soit une augmentation de 116,37% par rapport &amp;agrave; 2000 (67 479 TJ). Une grande partie de la population et presque toutes les entreprises ach&amp;egrave;tent des g&amp;eacute;n&amp;eacute;rateurs &amp;eacute;lectriques chers et polluants pour faire face aux coupures de courant, et la climatisation est omnipr&amp;eacute;sente. Cette consommation inefficace d'&amp;eacute;nergie souligne la n&amp;eacute;cessit&amp;eacute; d'une transition vers des b&amp;acirc;timents mieux isol&amp;eacute;s et plus &amp;eacute;conomes en &amp;eacute;nergie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le secteur industriel repr&amp;eacute;sente une part plus modeste de la consommation finale d'&amp;eacute;nergie, soit 6,6&amp;nbsp;% en 2021 (394 262 TJ), en hausse de 177% depuis 2000 (142 989 TJ). &lt;/strong&gt;Il joue cependant un r&amp;ocirc;le crucial dans les &amp;eacute;missions de gaz &amp;agrave; effet de serre, avec par exemple une contribution de 14,2&amp;nbsp;% en 2021 (14 Mt), en hausse de 250 % depuis 2000 (4 Mt). Le secteur du ciment est l&amp;rsquo;un des principaux &amp;eacute;metteurs, contribuant pour pr&amp;egrave;s de 50 % des &amp;eacute;missions industrielles. Ainsi, la modernisation des infrastructures industrielles et l'int&amp;eacute;gration de la d&amp;eacute;carbonation dans les politiques industrielles sont essentielles pour encourager des pratiques plus durables et r&amp;eacute;duire les &amp;eacute;missions globales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&amp;eacute;fis de la transition vers une &amp;eacute;conomie durable au Nig&amp;eacute;ria sont nombreux et co&amp;ucirc;teux. Les r&amp;eacute;formes n&amp;eacute;cessaires pour moderniser les infrastructures et reconvertir les secteurs traditionnels engendreront des co&amp;ucirc;ts significatifs. Les estimations pr&amp;eacute;disent que 1 900 Md USD seront n&amp;eacute;cessaire pour atteindre une transition compl&amp;egrave;te d'ici 2060, un objectif fix&amp;eacute; dans le plan de transition &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique (ETP) lanc&amp;eacute; en 2021 avec le soutien de la COP26.&lt;a title="" href="#_edn4" name="_ednref4"&gt;[iv]&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align="center"&gt;&lt;strong&gt;* * *&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div&gt;&lt;br clear="all" /&gt;&lt;hr align="left" size="1" width="33%" /&gt;
&lt;div id="edn1"&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="" href="#_ednref1" name="_edn1"&gt;[i]&lt;/a&gt; &lt;a href="https://www.bcg.com/publications/2023/safeguarding-coastal-cities-from-impacts-of-climate-change"&gt;Safeguarding Coastal Cities from Climate Change, 15 mars 2023&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id="edn2"&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="" href="#_ednref2" name="_edn2"&gt;[ii]&lt;/a&gt; &lt;a href="https://www.climatepolicyinitiative.org/wp-content/uploads/2022/10/Landscape-of-Climate-Finance-in-Nigeria.pdf"&gt;Landscape of Climate Finance in Nigeria, Octobre 2022&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id="edn3"&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="" href="#_ednref3" name="_edn3"&gt;[iii]&lt;/a&gt; Le chiffre doit &amp;ecirc;tre ajust&amp;eacute; &amp;agrave; la hausse car la plupart des v&amp;eacute;hicules ne sont pas enregistr&amp;eacute;s au Nig&amp;eacute;ria.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id="edn4"&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="" href="#_ednref4" name="_edn4"&gt;[iv]&lt;/a&gt; &lt;a href="https://ukniaf.ng/2024/03/19/what-you-need-to-know-about-nigerias-energy-transition-plan/#:~:text=In%202021%2C%20Nigeria's%20Energy%20Transition%20Plan%20(ETP)%20was%20created,for%20supporting%20financiers%20and%20partners."&gt;What you should know about Nigeria&amp;rsquo;s Energy Transition Plan, 19 Mars 2024&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/86d83613-5cc0-4537-8899-2f7c61fe9c18/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>f8bcd60c-b741-4e6f-8f40-60d46f7ece32</id><title type="text">Un mécanisme d'ajustement carbone aux frontières de l'Union européenne</title><summary type="text">L’UE prévoit d’introduire un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) pour lutter plus efficacement contre les fuites de carbone. Elles correspondent à une hausse des émissions dans le reste du monde suite à la mise en œuvre de mesures climatiques plus ambitieuses, comme la tarification carbone, par certains pays. Un MACF renforcera l’efficacité des politiques climatiques européennes, et devra pour cela répondre à des défis juridiques, techniques, économiques et politiques.</summary><updated>2021-03-23T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2021/03/23/un-mecanisme-d-ajustement-carbone-aux-frontieres-de-l-union-europeenne" /><content type="html">&lt;p&gt;Afin d'atteindre la neutralit&amp;eacute; carbone d'ici 2050, l'Union europ&amp;eacute;enne (UE) a rehauss&amp;eacute; son objectif de r&amp;eacute;duction des &amp;eacute;missions de gaz &amp;agrave; effet de serre pour 2030 et pr&amp;eacute;voit de renforcer le fonctionnement de ses politiques climatiques, notamment sa politique de tarification carbone via son syst&amp;egrave;me d'&amp;eacute;change de quotas d'&amp;eacute;mission (SEQE, ou ETS &amp;laquo; Emissions Trading System &amp;raquo;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cons&amp;eacute;quence, la divergence avec le niveau de tarification carbone des pays tiers (&lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt; graphique) devrait s'accentuer, faisant peser sur l'UE un risque accru de fuites de carbone. Ces derni&amp;egrave;res correspondent &amp;agrave; une augmentation des &amp;eacute;missions dans les pays tiers suite &amp;agrave; la mise en &amp;oelig;uvre de politiques climatiques plus ambitieuses par certains pays ou r&amp;eacute;gions. Ce ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;ne nuit &amp;agrave; l'efficacit&amp;eacute; des politiques climatiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mod&amp;eacute;lisations &lt;em&gt;ex ante&lt;/em&gt; estiment le taux de fuites de carbone entre 5 et 30 % : pour 10 tonnes d'&amp;eacute;missions &amp;eacute;vit&amp;eacute;es dans le pays ou r&amp;eacute;gion qui adopte une politique climatique plus ambitieuse, les &amp;eacute;missions dans le reste du monde augmentent de 0,5 &amp;agrave; 3 tonnes. Alors que les &amp;eacute;tudes empiriques peinaient jusque-l&amp;agrave; &amp;agrave; identifier ces fuites au niveau de l'UE en raison notamment d'un faible prix du carbone sur le pass&amp;eacute;, des r&amp;eacute;sultats plus r&amp;eacute;cents sugg&amp;egrave;rent qu'elles seraient d'ores et d&amp;eacute;j&amp;agrave; une r&amp;eacute;alit&amp;eacute;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Commission europ&amp;eacute;enne proposera en juin 2021 un m&amp;eacute;canisme d'ajustement carbone aux fronti&amp;egrave;res (MACF) de l'UE. Cet instrument appliquerait, sur les produits import&amp;eacute;s, la tarification carbone en vigueur sur les m&amp;ecirc;mes produits europ&amp;eacute;ens intensifs en &amp;eacute;missions. L'objectif est de lutter plus efficacement contre les fuites de carbone que les instruments existants, dans un cadre compatible avec les r&amp;egrave;gles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le MACF de l'UE doit relever des d&amp;eacute;fis juridiques, techniques, &amp;eacute;conomiques et politiques. La France a rendu publiques plusieurs propositions pour y r&amp;eacute;pondre, privil&amp;eacute;giant une approche graduelle fond&amp;eacute;e sur un syst&amp;egrave;me de quotas en miroir du SEQE de l'UE, prenant en compte les politiques climatiques et le niveau de d&amp;eacute;veloppement des pays tiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;img class="marge" title="TE-280" src="/Articles/f8bcd60c-b741-4e6f-8f40-60d46f7ece32/images/ec643441-286f-4a41-b073-a801ac05fd0a" alt="TE-280" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;&lt;strong&gt;+ T&amp;eacute;l&amp;eacute;charger l'&amp;eacute;tude compl&amp;egrave;te &lt;a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/f8bcd60c-b741-4e6f-8f40-60d46f7ece32/files/efb2c74a-f064-4a40-94cb-956a4c031100" target="_blank" rel="noopener noreferrer"&gt;Tr&amp;eacute;sor-&amp;Eacute;co n&amp;deg; 280&amp;gt;&amp;gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;h4&gt;&lt;strong&gt;+ Autres publications &amp;agrave; consulter sur le sujet :&lt;/strong&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;
&lt;h6&gt;Chen J., Chepeliev M., Garcia-Macia D., Iakova D., Roaf J., Shabunina A., ... et Wingender P. (2020), &lt;a href="https://www.imf.org/-/media/Files/Publications/DP/2020/English/EUCMPEA.ashx" target="_blank" rel="noopener noreferrer"&gt;"EU Climate Mitigation Policy"&lt;/a&gt;, &lt;em&gt;EUR&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Departmental Paper&lt;/em&gt;, IMF.&lt;/h6&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;h6&gt;Cour des comptes europ&amp;eacute;enne (2020), &lt;em&gt;&lt;a href="https://www.eca.europa.eu/Lists/ECADocuments/SR20_18/SR_EU-ETS_FR.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer"&gt;Rapport sp&amp;eacute;cial 18/2020 : Le syst&amp;egrave;me d'&amp;eacute;change de quotas d'&amp;eacute;missions de l'UE : l'allocation de quotas &amp;agrave; titre gratuit devrait &amp;ecirc;tre mieux cibl&amp;eacute;e&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;.&lt;/h6&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;h6&gt;Kuusi T., Bj&amp;ouml;rklund M., Kaitila V., Kokko K., Lehmus M., Mehling M. et Wang M. (2020), &lt;a href="https://julkaisut.valtioneuvosto.fi/bitstream/handle/10024/162510/VNTEAS_2020_48.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer"&gt;"Carbon Border Adjustment Mechanisms and Their Economic Impact on Finland and the EU"&lt;/a&gt;, Publication of the Finnish Government's analysis, assessment and research activities.&lt;/h6&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;h6&gt;Organisation de coop&amp;eacute;ration et de d&amp;eacute;veloppement &amp;eacute;conomiques (2020), &lt;a href="https://www.oecd-ilibrary.org/docserver/8008e7f4-en.pdf?expires=1616445760&amp;amp;id=id&amp;amp;accname=guest&amp;amp;checksum=E7503A6B333BA69D1108DC48F054EFE2" target="_blank" rel="noopener noreferrer"&gt;"&lt;em&gt;Climate Policy Leadership in an Interconnected World: What Role for Border Carbon Adjustments?&lt;/em&gt;"&lt;/a&gt;.&lt;/h6&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;h4&gt;&lt;strong&gt;+ Voir toute la collection des &amp;eacute;tudes Tr&amp;eacute;sor-&amp;Eacute;co : &lt;a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/tags/Tresor-Eco" target="_blank" rel="noopener noreferrer"&gt;Fran&amp;ccedil;ais&lt;/a&gt; / &lt;a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/tags/Tresor-Economics" target="_blank" rel="noopener noreferrer"&gt;English&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/h4&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/f8bcd60c-b741-4e6f-8f40-60d46f7ece32/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>1a9c33f8-05fc-4d2a-8898-1bfa08535afd</id><title type="text">Impact économique du changement climatique : revue des méthodologies d'estimation, résultats et limites</title><summary type="text">Sans effort volontariste, les changements du climat provoqués par les émissions de gaz à effet de serre pourraient modifier de manière inédite le cadre de la vie humaine. Ce document de travail propose une revue de la littérature sur la quantification et la qualification des effets des changements climatiques. Malgré les difficultés pratiques et théoriques, les études macroéconomiques ou sectorielles s’accordent pour conclure que l’inaction climatique aurait des forts effets négatifs.</summary><updated>2020-07-10T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2020/07/10/document-de-travail-n-2020-4-impact-economique-du-changement-climatique-revue-des-methodologies-d-estimation-resultats-et-limites" /><content type="html">&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;La s&amp;eacute;rie des Documents de Travail pr&amp;eacute;sente des travaux men&amp;eacute;s au sein de la DG Tr&amp;eacute;sor, diffus&amp;eacute;s dans le but d&amp;rsquo;&amp;eacute;clairer et stimuler le d&amp;eacute;bat public. Ces travaux n&amp;rsquo;engagent que leurs auteurs.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le consensus scientifique, et notamment le Groupe d&amp;rsquo;experts intergouvernemental sur l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution du climat (Giec), est bien &amp;eacute;tabli sur l&amp;rsquo;importance des changements climatiques associ&amp;eacute;s &amp;agrave; l&amp;rsquo;augmentation des &amp;eacute;missions anthropiques de gaz &amp;agrave; effet de serre. Toutefois, l&amp;rsquo;&amp;eacute;valuation des impacts &amp;eacute;conomiques de ces changements climatiques se heurte &amp;agrave; des difficult&amp;eacute;s pratiques et th&amp;eacute;oriques. Le pr&amp;eacute;sent travail propose une revue et une analyse de la litt&amp;eacute;rature existante sur la quantification et la qualification des impacts des changements climatiques sur l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; &amp;eacute;conomique. Les donn&amp;eacute;es historiques reliant l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; &amp;eacute;conomique et les conditions climatiques sont rares et impr&amp;eacute;cises, tandis que la multiplicit&amp;eacute; des effets possibles et les r&amp;eacute;troactions entre les effets &amp;eacute;conomiques et sociaux dans les diff&amp;eacute;rents secteurs et pays rendent pr&amp;eacute;caire tout exercice de chiffrage pr&amp;eacute;cis. Les &amp;eacute;valuations disponibles s&amp;rsquo;accordent toutefois pour conclure, avec diff&amp;eacute;rentes m&amp;eacute;thodes d&amp;rsquo;estimation, que l&amp;rsquo;impact du changement climatique sur le PIB mondial serait significativement n&amp;eacute;gatif, et r&amp;eacute;parti de fa&amp;ccedil;on in&amp;eacute;galitaire entre les diff&amp;eacute;rentes r&amp;eacute;gions du monde. Cette &amp;eacute;tude montre enfin dans quelle mesure l&amp;rsquo;approche macro&amp;eacute;conomique peut &amp;ecirc;tre compl&amp;eacute;t&amp;eacute;e par des approches sectorielles et socio-&amp;eacute;conomiques en permettant d&amp;rsquo;appr&amp;eacute;hender de mani&amp;egrave;re plus pr&amp;eacute;cise les m&amp;eacute;canismes sous-jacents aux dynamiques agr&amp;eacute;g&amp;eacute;es.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img class="marge" title="DT-2020-4" src="/Articles/1a9c33f8-05fc-4d2a-8898-1bfa08535afd/images/16c27846-4561-4a10-8374-70b5dab0f68d" alt="DT-2020-4" /&gt;&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/1a9c33f8-05fc-4d2a-8898-1bfa08535afd/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>f61de095-591b-4059-9c49-ce4105bb5005</id><title type="text">Effets économiques du changement climatique</title><summary type="text">Sans effort volontariste, les changements du climat provoqués par les émissions de gaz à effet de serre pourraient modifier de manière inédite le cadre de la vie humaine. Les effets économiques de l’inaction climatique sont difficiles à prévoir avec précision mais le consensus scientifique conclut à un fort impact négatif, avec un risque d’effets aggravants non anticipés et de fortes inégalités par régions et secteurs. Le coût de la réduction des émissions serait inférieur à celui des dommages.</summary><updated>2020-07-09T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2020/07/09/tresor-eco-n-262-effets-economiques-du-changement-climatique" /><content type="html">&lt;div style="position: relative; padding-bottom: 56.25%; height: 0; overflow: hidden;"&gt;&lt;iframe style="width: 100%; height: 100%; position: absolute; left: 0px; top: 0px; overflow: hidden;" src="https://www.dailymotion.com/embed/video/x81n7h8?autoplay=1" width="100%" height="100%" frameborder="0" allowfullscreen=""&gt; &lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le consensus scientifique, et notamment le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'&amp;eacute;volution du climat (Giec), voit dans les &amp;eacute;missions de gaz &amp;agrave; effet de serre engendr&amp;eacute;es par les activit&amp;eacute;s humaines la cause du changement climatique. Sans effort de r&amp;eacute;duction volontariste de ces &amp;eacute;missions, le cadre de la vie humaine pourrait &amp;ecirc;tre significativement modifi&amp;eacute; au cours du XXIe si&amp;egrave;cle. On peut estimer le co&amp;ucirc;t de l'inaction climatique en &amp;eacute;valuant les effets &amp;eacute;conomiques et sociaux de ces changements du climat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&amp;eacute;valuation de ces effets se heurte &amp;agrave; des difficult&amp;eacute;s th&amp;eacute;oriques et pratiques: les donn&amp;eacute;es historiques reliant l'activit&amp;eacute; &amp;eacute;conomique et les conditions climatiques sont rares et de qualit&amp;eacute; variable, tandis que la multiplicit&amp;eacute; des impacts &amp;eacute;conomiques et sociaux possibles et les r&amp;eacute;troactions entre les diff&amp;eacute;rents pays et secteurs rendent incertain tout exercice de chiffrage pr&amp;eacute;cis. Les diff&amp;eacute;rentes m&amp;eacute;thodes disponibles s'accordent toutefois pour conclure que l'impact du changement climatique sur le PIB mondial serait significativement n&amp;eacute;gatif. L'incertitude sur ces estimations peut &amp;ecirc;tre consid&amp;eacute;r&amp;eacute;e comme un autre facteur de risque : ce que nous savons du changement climatique nous laisse penser qu'une grande partie de ses effets nous &amp;eacute;chappe encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &amp;eacute;tudes disponibles sur les effets &amp;eacute;conomiques d&amp;eacute;taill&amp;eacute;s par les r&amp;eacute;gions ou les secteurs font aussi appara&amp;icirc;tre de fortes in&amp;eacute;galit&amp;eacute;s : les pays les plus proches de l'&amp;eacute;quateur seraient non seulement les plus menac&amp;eacute;s directement par le r&amp;eacute;chauffement climatique, mais aussi les plus touch&amp;eacute;s par les effets indirects du r&amp;eacute;chauffement (effets sanitaires et sociaux, impact sur la stabilit&amp;eacute; politique) notamment du fait de la faiblesse de leurs institutions et de la pr&amp;eacute;dominance de l'agriculture, secteur le plus touch&amp;eacute;. Toutefois, aucun pays ne gagnerait au changement climatique, &amp;eacute;tant donn&amp;eacute; les multiples canaux de transmission (&amp;eacute;pid&amp;eacute;mies, stabilit&amp;eacute; financi&amp;egrave;re, commerce, migrations).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img class="marge" title="TE-262" src="/Articles/f61de095-591b-4059-9c49-ce4105bb5005/images/97ddbb2e-73a7-4d69-adb5-654cc8022205" alt="TE-262" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'on raisonne en termes d'analyse co&amp;ucirc;t-b&amp;eacute;n&amp;eacute;fice (en comparant le co&amp;ucirc;t du r&amp;eacute;chauffement &amp;agrave; celui d'une r&amp;eacute;duction des &amp;eacute;missions) ou en termes assurantiels (en consid&amp;eacute;rant le r&amp;eacute;chauffement comme un risque), ces r&amp;eacute;sultats plaident pour des politiques publiques volontaristes en faveur d'une r&amp;eacute;duction des &amp;eacute;missions, qui doivent &amp;ecirc;tre coordonn&amp;eacute;e au niveau europ&amp;eacute;en et mondial.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;&lt;strong&gt;+ T&amp;eacute;l&amp;eacute;charger l'&amp;eacute;tude compl&amp;egrave;te &lt;a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/f61de095-591b-4059-9c49-ce4105bb5005/files/521d3d09-2192-4d6b-b3ef-00558eb1949f"&gt;Tr&amp;eacute;sor-&amp;Eacute;co n&amp;deg; 262&amp;gt;&amp;gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;h5&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;+ Voir toute la collection des &amp;eacute;tudes Tr&amp;eacute;sor-&amp;Eacute;co : &lt;a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/tags/Tresor-Eco"&gt;Fran&amp;ccedil;ais&lt;/a&gt; / &lt;a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/tags/Tresor-Economics"&gt;English&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/h5&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/f61de095-591b-4059-9c49-ce4105bb5005/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>c0e3f459-f2cc-4572-b1d6-f22b4dfe1c01</id><title type="text">The economic effects of climate change</title><summary type="text">Without proactive efforts, climate change caused by greenhouse gas emissions could alter the framework of human life in unprecedented ways. The economic effects of climate inaction are difficult to predict precisely, but the scientific consensus is that there will be a strong negative impact, with a risk of unanticipated aggravating effects and strong inequalities by region and sector. The cost of reducing emissions would be lower than the cost of damage.</summary><updated>2020-07-09T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2020/07/09/the-economic-effects-of-climate-change" /><content type="html">&lt;p&gt;Scientific consensus, including that of the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC), has identified man-made greenhouse gas emissions as the cause of climate change. Without a determined effort to reduce these emissions, the living environment could be significantly altered during the 21st century. The cost of climate inaction can be estimated by assessing the economic and social effects of these changes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;There are both theoretical and practical difficulties in assessing these effects: historical data linking economic activity and climate conditions is scarce and of inconsistent quality, while the large panel of potential economic and social impacts as well as the feedback loops between them make precise quantification uncertain. However, the available scientific evidence posits that climate change is likely to have a significant negative effect on global GDP. Uncertainty about the magnitude of this effect can be seen as another risk factor. Everything we know about climate change suggests that many of its effects remain unknown.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The available studies at regional level also reveal substantial inequalities: countries closest to the equator may not only experience greater global warming, but may also be hardest-hit by its indirect effects (on health and on social and political stability) notably due to the weakness of their institutions and the predominance of agriculture, the most impacted sector. However, given the multiple transmission channels (epidemics, financial stability, trade, migration), no country stands to gain from climate change.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Whether calculated using a cost-benefit analysis (by comparing the economic impacts of warming to the cost of reducing emissions) or from an insurance perspective (by considering warming as a risk), these studies argue for proactive public policies in favour of reducing emissions, which must be coordinated at European and global level.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img class="marge" title="TE-262en" src="/Articles/c0e3f459-f2cc-4572-b1d6-f22b4dfe1c01/images/8ad7feb1-d10d-44d3-afde-93478edeb997" alt="TE-262en" /&gt;&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/c0e3f459-f2cc-4572-b1d6-f22b4dfe1c01/images/visuel" xmlns="media" /></entry></feed>