<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><feed xml:lang="fr-fr" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"><title type="text">Trésor-Info - Publications de la direction générale du Trésor - Politique-sectorielle</title><subtitle type="text">Flux de publication de la direction générale du Trésor - Politique-sectorielle</subtitle><id>FluxArticlesTag-Politique-sectorielle</id><rights type="text">Copyright 2026</rights><updated>2019-01-22T00:00:00+01:00</updated><logo>/favicon.png</logo><author><name>Direction générale du Trésor</name><uri>https://localhost/sitepublic/</uri><email>contact@dgtresor.gouv.fr</email></author><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Flux/Atom/Articles/Tags/Politique-sectorielle" /><entry><id>8855c90d-823e-42c8-8ae1-fc6d938dbcb7</id><title type="text">La réforme du secteur des déchets en Egypte </title><summary type="text">L’impact négatif croissant sur l’environnement et la santé publique de l’absence de gestion organisée des déchets a conduit le ministère de l’Environnement à mener depuis 2012 une restructuration de ce secteur. Une loi-cadre réglementant le secteur est prévue pour le premier semestre de 2019. L’une des principales mesures annoncées est l’intégration du secteur privé dans le nouveau système de gestion des déchets solides. Le segment du traitement des déchets et des technologies « éco-responsables » associées pourrait offrir des opportunités aux entreprises françaises.Selon les chiffres du ministère de l’Environnement, l’Egypte produit chaque année 80 millions de tonnes de déchets (324 millions de tonnes en France en 2014 selon l’ADEME). Le manque de ressources financières et humaines a encouragé le développement de solutions de court terme, telles que le dépôt sauvage ou l’incinération des déchets, et l’émergence d’un secteur informel important devenu un acteur essentiel du secteur.</summary><updated>2019-01-22T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2019/01/22/la-reforme-du-secteur-des-dechets-en-egypte" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L&amp;rsquo;impact n&amp;eacute;gatif croissant sur l&amp;rsquo;environnement et la sant&amp;eacute; publique de l&amp;rsquo;absence de gestion organis&amp;eacute;e des d&amp;eacute;chets a conduit le minist&amp;egrave;re de l&amp;rsquo;Environnement &amp;agrave; mener depuis 2012 une restructuration de ce secteur. Une loi-cadre r&amp;eacute;glementant le secteur est pr&amp;eacute;vue pour le premier semestre de 2019. L&amp;rsquo;une des principales mesures annonc&amp;eacute;es est l&amp;rsquo;int&amp;eacute;gration du secteur priv&amp;eacute; dans le nouveau syst&amp;egrave;me de gestion des d&amp;eacute;chets solides. Le segment du traitement des d&amp;eacute;chets et des technologies &amp;laquo; &amp;eacute;co-responsables &amp;raquo; associ&amp;eacute;es pourrait offrir des opportunit&amp;eacute;s aux entreprises fran&amp;ccedil;aises.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Selon les chiffres du minist&amp;egrave;re de l&amp;rsquo;Environnement, &lt;strong&gt;l&amp;rsquo;Egypte produit chaque ann&amp;eacute;e 80 millions de tonnes de d&amp;eacute;chets&lt;/strong&gt; (324 millions de tonnes en France en 2014 selon l&amp;rsquo;ADEME). Le manque de ressources financi&amp;egrave;res et humaines a encourag&amp;eacute; le d&amp;eacute;veloppement de solutions de court terme, telles que le d&amp;eacute;p&amp;ocirc;t sauvage ou l&amp;rsquo;incin&amp;eacute;ration des d&amp;eacute;chets, et l&amp;rsquo;&amp;eacute;mergence d&amp;rsquo;un secteur informel important devenu un acteur essentiel du secteur. Les autorit&amp;eacute;s &amp;eacute;gyptiennes sont conscientes de l&amp;rsquo;impact n&amp;eacute;gatif de ces pratiques sur l&amp;rsquo;environnement et la sant&amp;eacute; publique.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; pr&amp;eacute;sent, &lt;strong&gt;aucune loi n&amp;rsquo;encadre sp&amp;eacute;cifiquement le secteur des d&amp;eacute;chets en Egypte&lt;/strong&gt;. La loi 38/1967 pour la propret&amp;eacute; publique g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale et la loi 4/1994 pour la protection de l&amp;rsquo;Environnement sont actuellement les textes de r&amp;eacute;f&amp;eacute;rence pour la gestion publique de ce secteur. Plusieurs minist&amp;egrave;res sont concern&amp;eacute;s par la gestion d&amp;eacute;chets au sens large (municipaux, industriels, m&amp;eacute;dicaux, &amp;eacute;lectroniques, etc.), mais &lt;strong&gt;la coordination des actions dans le secteur a &amp;eacute;t&amp;eacute; confi&amp;eacute;e au minist&amp;egrave;re de l&amp;rsquo;Environnement, &amp;agrave; travers l&amp;rsquo;Agence &amp;eacute;gyptienne pour les affaires environnementales (EEAA)&lt;/strong&gt;. Selon la Constitution de 2014, la gestion des d&amp;eacute;chets municipaux incombe aux pouvoirs locaux, mais dans l&amp;rsquo;absence de d&amp;eacute;finition claire des attributions et des budgets de chacun (la Loi sur le d&amp;eacute;veloppement local pourrait cette question), &lt;strong&gt;la fili&amp;egrave;re est pour l&amp;rsquo;instant largement domin&amp;eacute;e par le secteur informel&lt;/strong&gt;, apr&amp;egrave;s quelques tentatives infructueuses de d&amp;eacute;l&amp;eacute;gation de service au secteur priv&amp;eacute; au cours des ann&amp;eacute;es 2000-2010. Cependant, les capacit&amp;eacute;s des collecteurs informels, bien que tr&amp;egrave;s performantes sur certains aspects, ne leur permettent pas de traiter correctement une grande partie des d&amp;eacute;chets non organiques qu&amp;rsquo;ils collectent (on estime leur taux de recyclage &amp;agrave; 70% des d&amp;eacute;chets collect&amp;eacute;s).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Pour faire face &amp;agrave; cette situation, le minist&amp;egrave;re de l&amp;rsquo;Environnement travaille depuis 2012 &amp;agrave; un &lt;strong&gt;Programme National pour la Gestion des D&amp;eacute;chets Solides (NSWMP)&lt;/strong&gt; pour la restructuration de la fili&amp;egrave;re, qui devrait &amp;ecirc;tre ent&amp;eacute;rin&amp;eacute;e par une loi d&amp;rsquo;ici la fin de l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e 2018.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;A partir de 2009, la crise de plus en plus visible du secteur des d&amp;eacute;chets, de la collecte au traitement, a conduit les autorit&amp;eacute;s &amp;agrave; instaurer un cabinet interminist&amp;eacute;riel charg&amp;eacute; de fixer une strat&amp;eacute;gie pour rem&amp;eacute;dier &amp;agrave; cette situation. Il en est essentiellement r&amp;eacute;sult&amp;eacute; &lt;strong&gt;la reconnaissance de la gestion des d&amp;eacute;chets comme un secteur &amp;eacute;conomique &amp;agrave; fort potentiel de croissance et comme industrie capable de fournir des milliers d&amp;rsquo;emplois&lt;/strong&gt; pour des cat&amp;eacute;gories allant des cadres jusqu&amp;rsquo;aux ouvriers tr&amp;egrave;s peu qualifi&amp;eacute;s, en particulier pour les jeunes et les populations d&amp;eacute;favoris&amp;eacute;es.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Les conclusions du comit&amp;eacute; interminist&amp;eacute;riel ont &amp;eacute;t&amp;eacute; formalis&amp;eacute;es dans le &lt;strong&gt;Programme National pour la Gestion des D&amp;eacute;chets Solides (NSWMP). D&amp;eacute;velopp&amp;eacute; par le Minist&amp;egrave;re de l&amp;rsquo;Environnement, le programme re&amp;ccedil;oit le soutien de l&amp;rsquo;Union Europ&amp;eacute;enne, du gouvernement allemand (via la KfW et GIZ) et de la coop&amp;eacute;ration suisse (SECO)&lt;/strong&gt;. L&amp;rsquo;aide internationale &amp;eacute;tait initialement r&amp;eacute;partie en deux composantes : &lt;strong&gt;les investissements pour un programme pilote &amp;agrave; d&amp;eacute;velopper dans quatre gouvernorats&lt;/strong&gt; d&amp;rsquo;une part, et l&amp;rsquo;assistance technique de l&amp;rsquo;autre financ&amp;eacute;e par la GIZ comprenant &lt;strong&gt;l&amp;rsquo;appui &amp;agrave; la mise en &amp;oelig;uvre et &amp;agrave; la formation du personnel de la nouvelle autorit&amp;eacute; de r&amp;eacute;gulation du secteur des d&amp;eacute;chets&lt;/strong&gt; et l&amp;rsquo;accompagnement du Minist&amp;egrave;re de l&amp;rsquo;Environnement dans &lt;strong&gt;l&amp;rsquo;&amp;eacute;laboration et la mise en &amp;oelig;uvre de sa strat&amp;eacute;gie pour l&amp;rsquo;implication du secteur priv&amp;eacute;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le NSWMP pr&amp;eacute;voit la pr&amp;eacute;paration de la &lt;strong&gt;Loi sur l&amp;rsquo;assainissement et les d&amp;eacute;chets&lt;/strong&gt;, dont l&amp;rsquo;adoption est pr&amp;eacute;vue pour le premier semestre de 2019. Le projet pr&amp;eacute;voit notamment :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;L&amp;rsquo;autorit&amp;eacute; de r&amp;eacute;gulation de la gestion des d&amp;eacute;chets (WMRA)&lt;/strong&gt; mise en place en 2015 devrait &amp;ecirc;tre renforc&amp;eacute;e afin de lui permettre de jouer pleinement son r&amp;ocirc;le , qui devrait &amp;ecirc;tre &lt;strong&gt;central tant sur le plan de la r&amp;eacute;gulation institutionnelle et de la transparence du secteur que sur celui de la d&amp;eacute;l&amp;eacute;gation des services de gestion des d&amp;eacute;chets solides au secteur priv&amp;eacute;&lt;/strong&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;li style="text-align: justify;"&gt;Le projet pr&amp;eacute;voit aussi la cr&amp;eacute;ation d&amp;rsquo;une Holding en cours de pr&amp;eacute;paration. A cet effet, un MoU a &amp;eacute;t&amp;eacute; sign&amp;eacute; entre le minist&amp;egrave;re de l&amp;rsquo;environnement, diverses banques publiques (National Bank of Egypt, Banque Misr, National Investment Bank) et la Maady Company for Engineering Industries pour &lt;strong&gt;mettre en place une holding pour la collecte des d&amp;eacute;chets dans le cadre de la loi &amp;agrave; venir&lt;/strong&gt;. Malgr&amp;eacute; cette appellation, il s&amp;rsquo;agira en r&amp;eacute;alit&amp;eacute; d&amp;rsquo;une soci&amp;eacute;t&amp;eacute; par actions &lt;strong&gt;d&amp;eacute;tenue majoritairement par la Banque centrale&lt;/strong&gt; et ouverte aux investisseurs priv&amp;eacute;s. La holding n&amp;rsquo;aura &lt;strong&gt;pas de fonction de r&amp;eacute;gulateur et ne b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficiera d&amp;rsquo;aucun monopole&lt;/strong&gt;, mais sera un &lt;strong&gt;moyen pour les pouvoirs publics d&amp;rsquo;injecter des financements dans le secteur&lt;/strong&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le projet de loi pr&amp;eacute;voit enfin l&amp;rsquo;augmentation de &lt;strong&gt;la taxe pour la collecte des d&amp;eacute;chets&lt;/strong&gt;, qui passerait en l&amp;rsquo;&amp;eacute;tat actuel du projet d&amp;rsquo;une fourchette de 1 &amp;agrave; 10 livres &amp;eacute;gyptiennes &amp;agrave; 2 &amp;agrave; 40 livres par mois et par m&amp;eacute;nage, et de 10 &amp;agrave; 30 livres &amp;agrave; une fourchette de 30 &amp;agrave; 200 livres par mois pour les commerces et l&amp;rsquo;industrie selon le volume de d&amp;eacute;chets produits. Cette taxe serait ajout&amp;eacute;e &amp;agrave; la facture d&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; mensuelle et per&amp;ccedil;ue en m&amp;ecirc;me temps. &lt;strong&gt;Une pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dente tentative de mise en &amp;oelig;uvre d&amp;rsquo;une telle taxe ajout&amp;eacute;e aux factures d&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; avait &amp;eacute;chou&amp;eacute; par le pass&amp;eacute;&lt;/strong&gt;, la population n&amp;rsquo;acceptant pas de devoir payer les autorit&amp;eacute;s pour un service r&amp;eacute;alis&amp;eacute; de facto plus efficacement par le secteur informel (les chiffonniers ou &lt;em&gt;Zabalines&lt;/em&gt;).&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/8855c90d-823e-42c8-8ae1-fc6d938dbcb7/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>8b3241e3-9890-4c78-8514-996d35190628</id><title type="text">Lettre économique d'Egypte - Janvier 2019</title><summary type="text">Au sommaire de ce numéro de la lettre économique d'Egypte :Evolution de l'inflation entre 2017/18 et 2018/19Mise en place d'un mécanisme d'indexation des prix du pétroleLa réforme du secteur des déchets en EgypteVers une fin de l'obligation de condition de nationalité dans les sociétés égyptiennes ?</summary><updated>2019-01-22T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2019/01/22/lettre-economique-d-egypte-janvier-2019" /><content type="html">&lt;p&gt;Au sommaire de ce num&amp;eacute;ro de la lettre &amp;eacute;conomique d'Egypte :&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;Evolution de l'inflation entre 2017/18 et 2018/19&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Mise en place d'un m&amp;eacute;canisme d'indexation des prix du p&amp;eacute;trole&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La r&amp;eacute;forme du secteur des d&amp;eacute;chets en Egypte&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Vers une fin de l'obligation de condition de nationalit&amp;eacute; dans les soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s &amp;eacute;gyptiennes ?&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/8b3241e3-9890-4c78-8514-996d35190628/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>effda408-cd9f-427c-98e2-24057ead6145</id><title type="text">La zone économique du Canal de Suez </title><summary type="text">L’Autorité Générale pour la Zone Economique du Canal de Suez, ou SC Zone, a été établie par le décret présidentiel 330/2015 du 09/08/2015, quatre jours après l’inauguration du doublement partiel du canal de Suez (72 km sur 193). Comme ce chantier, elle fait partie des mégaprojets décidés par le président Sissi pour relancer le développement économique de l’Egypte. L’objectif ambitieux affiché par les autorités est de concentrer 30% de l’activité économique de l’Egypte, de générer 100 Mds $ / an de recettes annuelles pour l’Etat, de créer 1 million d’emplois nouveaux, d’accueillir deux millions de nouveaux résidents pour devenir une des sept plus grandes zones économiques mondiales à l’horizon 2035.Une localisation stratégique et des procédures simplifiéesLa SCZ doit compléter l’activité de l’Autorité du Canal de Suez (SCA) afin que le Canal ne soit plus uniquement une zone de transit mais une zone d’activité économique en concurrence avec des acteurs bien établis (Jebel Ali aux E</summary><updated>2018-12-26T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/12/26/la-zone-economique-du-canal-de-suez" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L&amp;rsquo;Autorit&amp;eacute; G&amp;eacute;n&amp;eacute;rale pour la Zone Economique du Canal de Suez, ou SC Zone, a &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;tablie par le d&amp;eacute;cret pr&amp;eacute;sidentiel 330/2015 du 09/08/2015, quatre jours apr&amp;egrave;s l&amp;rsquo;inauguration du doublement partiel du canal de Suez (72 km sur 193). Comme ce chantier, elle fait partie des m&amp;eacute;gaprojets d&amp;eacute;cid&amp;eacute;s par le pr&amp;eacute;sident Sissi pour relancer le d&amp;eacute;veloppement &amp;eacute;conomique de l&amp;rsquo;Egypte. L&amp;rsquo;objectif ambitieux affich&amp;eacute; par les autorit&amp;eacute;s est de concentrer 30% de l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; &amp;eacute;conomique de l&amp;rsquo;Egypte, de g&amp;eacute;n&amp;eacute;rer 100 Mds $ / an de recettes annuelles pour l&amp;rsquo;Etat, de cr&amp;eacute;er 1 million d&amp;rsquo;emplois nouveaux, d&amp;rsquo;accueillir deux millions de nouveaux r&amp;eacute;sidents pour devenir &lt;strong&gt;une des sept plus grandes zones &amp;eacute;conomiques mondiales &amp;agrave; l&amp;rsquo;horizon 2035&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Une localisation strat&amp;eacute;gique et des proc&amp;eacute;dures simplifi&amp;eacute;es&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La SCZ doit compl&amp;eacute;ter l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; de l&amp;rsquo;Autorit&amp;eacute; du Canal de Suez (SCA) afin que le Canal ne soit plus uniquement une zone de transit mais une zone d&amp;rsquo;activit&amp;eacute; &amp;eacute;conomique en concurrence avec des acteurs bien &amp;eacute;tablis (Jebel Ali aux Emirats Arabes Unis, Tanger-Med au Maroc) ainsi qu&amp;rsquo;avec de nouveaux projets (King Abdullah Economic City en Arabie Saoudite). L&amp;rsquo;attrait principal de la SC Zone est sa localisation, &lt;strong&gt;sur un axe maritime qui joint trois continents et voit passer chaque ann&amp;eacute;e pr&amp;egrave;s de 10% du commerce mondial de marchandises (18.000 navires par an en moyenne). En vertu des accords de libre-&amp;eacute;change sign&amp;eacute;s par l&amp;rsquo;Egypte, elle offre un acc&amp;egrave;s pr&amp;eacute;f&amp;eacute;rentiel &amp;agrave; pr&amp;egrave;s de 1,8 Md de clients en Europe&lt;/strong&gt; (accord d&amp;rsquo;association), en Asie (accord de libre-&amp;eacute;change bilat&amp;eacute;ral avec la Turquie), dans le monde arabe (GAFTA et accords d&amp;rsquo;Agadir) et en Afrique (accord de fusion du COMESA, EAC et SADC sign&amp;eacute; en juin 2015).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Afin de faciliter l&amp;rsquo;arriv&amp;eacute;e d&amp;rsquo;investisseurs &amp;eacute;trangers, il est pr&amp;eacute;vu que l&amp;rsquo;essentiel des proc&amp;eacute;dures soient r&amp;eacute;alis&amp;eacute;es aupr&amp;egrave;s du guichet unique de la SCZ (attribution de licences et terrains, r&amp;eacute;solution des conflits). La SCZ dispose &amp;eacute;galement de pr&amp;eacute;rogatives pour n&amp;eacute;gocier en direct les exemptions de taxes et impositions, ainsi que les garanties sur les prix de l&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie pour les projets majeurs. Afin de simplifier et clarifier la r&amp;eacute;glementation applicable dans la SCZ, la BERD doit lancer d&amp;eacute;but 2019 le programme d&amp;rsquo;appui &lt;em&gt;Regulatory Experts - Support for the Development of the Suez Canal Economic Zone in Egypt.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Deux zones industrielles et portuaires au c&amp;oelig;ur du projet : East Port-Sa&amp;iuml;d et A&amp;iuml;n Sokhna&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;East Port Said est un port en eau profonde &amp;agrave; l&amp;rsquo;embouchure m&amp;eacute;diterran&amp;eacute;enne du canal. Le site n&amp;rsquo;abrite actuellement qu&amp;rsquo;un terminal-conteneur op&amp;eacute;r&amp;eacute; par Maersk (1500 porte-conteneurs par an) mais les infrastructures portuaires doivent &amp;ecirc;tre compl&amp;eacute;t&amp;eacute;es par un deuxi&amp;egrave;me terminal-conteneur, un terminal roulier (RoRo) et un terminal vraquier pour lesquels des signatures sont attendues en 2019 et 2020. Le port doit accompagner le d&amp;eacute;veloppement de l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; du projet de zone industrielle de 75 km&amp;sup2;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Cette zone industrielle doit &amp;ecirc;tre principalement port&amp;eacute;e par la zone industrielle russe (RIZ) pour lequel un accord a &amp;eacute;t&amp;eacute; sign&amp;eacute; le 23 mai 2018 par les ministres de l&amp;rsquo;Industrie et du Commerce russe et &amp;eacute;gyptien&lt;/strong&gt;. Il pr&amp;eacute;voit l&amp;rsquo;&amp;eacute;tablissement d&amp;rsquo;une zone industrielle et r&amp;eacute;sidentielle de 525 hectares avec un bail de 50 ans pour un investissement russe initial de 190 M USD pour la premi&amp;egrave;re phase (2019-2032) qui s&amp;rsquo;&amp;eacute;tendra sur une centaine d&amp;rsquo;hectares. Les investisseurs russes avec qui des n&amp;eacute;gociations auraient &amp;eacute;t&amp;eacute; lanc&amp;eacute;es op&amp;egrave;rent dans le secteur de l&amp;rsquo;automobile, le mat&amp;eacute;riel ferroviaire, le mat&amp;eacute;riel agricole, la pharmaceutique et le num&amp;eacute;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Au sud du Canal, la zone int&amp;eacute;gr&amp;eacute;e d&amp;rsquo;Ain Sokhna, bien plus vaste avec 210 km&amp;sup2; d&amp;eacute;di&amp;eacute;s doit accueillir des industries l&amp;eacute;g&amp;egrave;res, moyennes et lourdes, des activit&amp;eacute;s de services au transport maritime et &amp;agrave; l&amp;rsquo;industrie navale ainsi que des projets immobiliers touristiques. Le port, exploit&amp;eacute; par l&amp;rsquo;&amp;eacute;mirati DP World, doit notamment &amp;ecirc;tre dot&amp;eacute; d&amp;rsquo;un deuxi&amp;egrave;me terminal-conteneur, dont la construction par CHEC (&lt;em&gt;China Harbour Engineering Company&lt;/em&gt;) a d&amp;eacute;but&amp;eacute; en mai 2018.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Le d&amp;eacute;veloppement de la zone d&amp;rsquo;A&amp;iuml;n Sokhna s&amp;rsquo;appuie sur le projet pr&amp;eacute;existant de zone industrielle chinoise de TEDA (&lt;em&gt;Tianjin Economic-Technological Development Area&lt;/em&gt;)&lt;/strong&gt;, &amp;eacute;tablie en 2012 et inscrite depuis dans la strat&amp;eacute;gie des Nouvelles Routes de la Soie. En 2017, pr&amp;egrave;s de 70 soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s y &amp;eacute;taient install&amp;eacute;es. On y trouve des acteurs de l&amp;rsquo;industrie de machinerie (comme le groupe Jaingsu Shepherd), des producteurs d&amp;rsquo;appareils &amp;eacute;lectriques (West Power Company), une usine de fibres de verre (Jushi), ou encore des entreprises du secteur p&amp;eacute;trolier (Sichuan Honghua). Les produits manufactur&amp;eacute;s dans la zone &amp;eacute;conomique sp&amp;eacute;ciale de TEDA sont majoritairement destin&amp;eacute;s &amp;agrave; l'exportation.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;L&amp;rsquo;autre projet phare de la zone d&amp;rsquo;A&amp;iuml;n Sokhna est celui du complexe p&amp;eacute;trochimique Tahrir Petrochemicals Complex (11 Mds USD)&lt;/strong&gt;, premier projet p&amp;eacute;trochimique priv&amp;eacute; d&amp;rsquo;Egypte, pour lequel un accord pr&amp;eacute;liminaire a &amp;eacute;t&amp;eacute; sign&amp;eacute; en juin 2018 entre les soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s Carbon Holdings (Egypte) et Bechtel (Etats-Unis). Ce projet doit repr&amp;eacute;senter &amp;agrave; terme un quart des exportations &amp;eacute;gyptiennes de produits p&amp;eacute;trochimiques pour une production annuelle de 4 Mt. D&amp;rsquo;autres investisseurs locaux seraient &amp;eacute;galement en discussion avec la SCZ pour le d&amp;eacute;veloppement de la m&amp;eacute;tallurgie (Egyptian Steel) et la production de mat&amp;eacute;riel &amp;eacute;lectrique (El Sewedy).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Des zones de d&amp;eacute;veloppement &amp;eacute;conomique et r&amp;eacute;sidentiel compl&amp;eacute;mentaires&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;En compl&amp;eacute;ment de ces deux zones, deux zones industrielles sp&amp;eacute;cialis&amp;eacute;es, West Qantara (agroalimentaire) et East Isma&amp;iuml;lia (TIC et services commerciaux) sont &amp;eacute;galement programm&amp;eacute;es. Quatre ports doivent &amp;eacute;galement &amp;ecirc;tre modernis&amp;eacute;s afin de se sp&amp;eacute;cialiser : West Port Sa&amp;iuml;d (activit&amp;eacute;s de transbordement), Adabiya (terminaux vraquiers), Al Tor (terminaux vraquiers) et Al Arish (p&amp;ecirc;che et industries lourdes). Enfin, le projet plusieurs fois repouss&amp;eacute; de cr&amp;eacute;ation d&amp;rsquo;un port sec dans la ville de 10th of Ramadan (nord-est du Caire mais int&amp;eacute;gr&amp;eacute; &amp;agrave; la SCZ) doit permettre de cr&amp;eacute;er un pivot logistique entre le nord du Canal de Suez &amp;ndash; nord Sina&amp;iuml; et la zone du grand Caire.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le peuplement de la zone, s&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;appuie sur les villes existantes sur la rive occidentale, Port Sa&amp;iuml;d (600 000 hab), Isma&amp;iuml;lia (750 000 hab), Suez (500 000 hab) et Ain Sokhna (45 000 hab), doit &amp;eacute;galement passer par &lt;strong&gt;la construction de deux villes nouvelles sur la rive orientale du Canal, East Port Sa&amp;iuml;d et New Isma&amp;iuml;lia (1 M d&amp;rsquo;habitants chacune &amp;agrave; l&amp;rsquo;horizon 2030)&lt;/strong&gt;. La construction de logements et de b&amp;acirc;timents administratifs a d&amp;eacute;j&amp;agrave; d&amp;eacute;but&amp;eacute; &amp;agrave; New Isma&amp;iuml;lia.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Le d&amp;eacute;fi du d&amp;eacute;veloppement des infrastructures de base&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L&amp;rsquo;am&amp;eacute;nagement du territoire de la SCZ reste un enjeu majeur de son d&amp;eacute;veloppement, notamment pour la rive orientale. &lt;strong&gt;La construction de r&amp;eacute;seaux routiers, ferroviaires, &amp;eacute;lectriques et d&amp;rsquo;approvisionnement en eau est n&amp;eacute;cessaire et programm&amp;eacute;&lt;/strong&gt; pour permettre l&amp;rsquo;av&amp;egrave;nement d&amp;rsquo;un &amp;eacute;cosyst&amp;egrave;me d&amp;rsquo;affaires en dehors des grandes zones autonomes (RIZ, TEDA, Tahrir Petrochemicals). &lt;strong&gt;La priorit&amp;eacute; a &amp;eacute;t&amp;eacute; accord&amp;eacute;e dans un premier temps au franchissement du Canal avec l&amp;rsquo;ouverture de quatre tunnels routiers pr&amp;eacute;vue pour 2019&lt;/strong&gt; dans les zones de Port-Sa&amp;iuml;d et d&amp;rsquo;Isma&amp;iuml;lia, en compl&amp;eacute;ment du pont routier d&amp;rsquo;Al Qantara, actuellement unique moyen de franchissement en dehors de la navigation.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/effda408-cd9f-427c-98e2-24057ead6145/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>fa2a6d93-ca24-440f-a4f1-b6ad65ddacc6</id><title type="text">Des pistes pour la certification française "Haute Qualité Environnementale" en Egypte</title><summary type="text">Le groupe Saint-Gobain a organisé le 18 décembre son Forum annuel, qui réunit les différents acteurs du secteur de la construction en Égypte. A cette occasion, un représentant de Cerway a pu se rendre en Égypte les 17 et 18 décembre derniers dans le cadre d’une mission exploratoire visant à évaluer les possibilités de mettre en œuvre la certification française « Haute Qualité Environnementale » (HQE) en Égypte pour les projets de construction neuves et de rénovation.Cerway est l’opérateur unique des certifications HQE partout hors de France et intervient aujourd’hui dans plus de 25 pays sur quatre continents. Leurs certifications s’adressent aux bâtiments neufs et en rénovation, résidentiels, de bureaux, commerces ou tout type d’usages, ainsi qu’aux projets d’aménagement durable du territoire.Les référentiels de certification proposés par Cerway ont été adaptés pour être applicables partout dans le monde. Ils ne sont pas basés sur la réglementation française mais sur des bonnes p</summary><updated>2018-12-26T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/12/26/des-pistes-pour-la-certification-francaise-haute-qualite-environnementale-en-egypte" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Le groupe Saint-Gobain a organis&amp;eacute; le 18 d&amp;eacute;cembre son Forum annuel, qui r&amp;eacute;unit les diff&amp;eacute;rents acteurs du secteur de la construction en &amp;Eacute;gypte&lt;/strong&gt;. A cette occasion, un repr&amp;eacute;sentant de Cerway a pu se rendre en &amp;Eacute;gypte les 17 et 18 d&amp;eacute;cembre derniers dans le cadre d&amp;rsquo;une mission exploratoire visant &amp;agrave; &amp;eacute;valuer les possibilit&amp;eacute;s de mettre en &amp;oelig;uvre la certification fran&amp;ccedil;aise &amp;laquo; Haute Qualit&amp;eacute; Environnementale &amp;raquo; (HQE) en &amp;Eacute;gypte pour les projets de construction neuves et de r&amp;eacute;novation.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Cerway est l&amp;rsquo;op&amp;eacute;rateur unique des certifications HQE partout hors de France et intervient aujourd&amp;rsquo;hui dans plus de 25 pays sur quatre continents&lt;/strong&gt;. Leurs certifications s&amp;rsquo;adressent aux &lt;strong&gt;b&amp;acirc;timents neufs et en r&amp;eacute;novation, r&amp;eacute;sidentiels, de bureaux, commerces ou tout type d&amp;rsquo;usages, ainsi qu&amp;rsquo;aux projets d&amp;rsquo;am&amp;eacute;nagement durable du territoire&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Les r&amp;eacute;f&amp;eacute;rentiels de certification propos&amp;eacute;s par Cerway ont &amp;eacute;t&amp;eacute; adapt&amp;eacute;s pour &amp;ecirc;tre applicables partout dans le monde. Ils ne sont pas bas&amp;eacute;s sur la r&amp;eacute;glementation fran&amp;ccedil;aise mais sur des bonnes pratiques globales et sur des performances mesurables, quel que soit le contexte r&amp;eacute;glementaire, climatique&amp;hellip;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Alternative &amp;agrave; LEAD, &lt;strong&gt;la certification HQE est un gage de qualit&amp;eacute; reconnu &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;chelle mondiale, notamment par les organisations internationales et les banques de d&amp;eacute;veloppement&lt;/strong&gt; (AFD, BEI, Banque africaine de d&amp;eacute;veloppement...) qui peuvent &amp;ecirc;tre amen&amp;eacute;es &amp;agrave; soutenir financi&amp;egrave;rement des projets certifi&amp;eacute;s HQE.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;A titre d&amp;rsquo;exemple, le projet r&amp;eacute;sidentiel casablancais &amp;laquo; &lt;em&gt;Sindibad Beach Resort&lt;/em&gt; &amp;raquo; d&amp;eacute;velopp&amp;eacute; par la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; marocaine Alto Eko a d&amp;eacute;croch&amp;eacute; gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; sa certification HQE le Prix &amp;laquo; Sant&amp;eacute; et Confort &amp;raquo;, aux &lt;em&gt;Green Solutions Awards 2018&lt;/em&gt; tenus en marge de la COP 24 &amp;agrave; Katowice en Pologne. Certifi&amp;eacute; en 2016 avec mention &amp;laquo; Tr&amp;egrave;s bon &amp;raquo;, &lt;strong&gt;Sindibad Beach Resort est le seul projet marocain et africain &amp;agrave; s&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre distingu&amp;eacute; sur une longue liste lors de la COP 24&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Cette d&amp;eacute;marche pourrait &amp;ecirc;tre mise en &amp;oelig;uvre sur les projets immobiliers &amp;eacute;gyptiens. Cerway a par ailleurs certifi&amp;eacute; de nombreux projet de r&amp;eacute;novation&lt;/strong&gt;, que ce soit au Maroc (l&amp;rsquo;h&amp;ocirc;tel Royal Mansour pr&amp;eacute;sente des caract&amp;eacute;ristiques communes &amp;agrave; de nombreux b&amp;acirc;timents des centres villes du Caire et d&amp;rsquo;Alexandrie), en Tunisie ou au Congo, &amp;agrave; Brazzaville.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Les r&amp;eacute;f&amp;eacute;rentiels Cerway sont g&amp;eacute;n&amp;eacute;riques mais peuvent &amp;ecirc;tre adapt&amp;eacute;s pour mieux prendre en compte les sp&amp;eacute;cificit&amp;eacute;s de pratiques locales, sans abaisser le niveau d&amp;rsquo;exigence&lt;/strong&gt;. C&amp;rsquo;est par exemple un travail qui a &amp;eacute;t&amp;eacute; fait au Br&amp;eacute;sil et qui a donn&amp;eacute; la certification AQUA (adaptation de HQE au Br&amp;eacute;sil) ou bien qui est initi&amp;eacute; au Liban avec pour partenaire local l&amp;rsquo;IRI (Institut de Recherche Industrielle).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;La mission de Cerway a ainsi permis de rencontrer les acteurs clefs du secteur de la construction et de la r&amp;eacute;novation en &amp;Eacute;gypte&lt;/strong&gt;. Des pistes s&amp;eacute;rieuses ont &amp;eacute;t&amp;eacute; identifi&amp;eacute;es, qui devraient se concr&amp;eacute;tiser &amp;agrave; l&amp;rsquo;occasion d&amp;rsquo;une seconde visite au premier trimestre de 2019.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/fa2a6d93-ca24-440f-a4f1-b6ad65ddacc6/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>d163baa1-0d54-4922-b152-1bfe966613f0</id><title type="text">Le secteur de l'eau en Egypte </title><summary type="text">Avec une population croissante (94 M d’habitants en 2017 et plus de 150 M d’ici 2050) et une consommation totale qui avoisine actuellement les 80 mds m³ par an, la ressource en eau est l’un des défis de l’économie égyptienne, qui dépend à 70 % du Nil pour son approvisionnement. Selon la FAO, le pays devrait atteindre le seuil du stress hydrique absolu (moins de 500 m³/hab./an) d’ici 2030. Le Président Sissi en a fait l’une des priorités de son second mandat : la stratégie nationale 2017-2030-2037 a été présentée en octobre 2018 à l’occasion de la 1ère « Cairo Water Week ».Les ressources en eau de l’Egypte dépendent à plus de 70% du Nil, partagé avec 11 pays . L’accord sur le partage des eaux du Nil, signé en 1959 entre l’Egypte et le Soudan (mais non reconnu par les pays amont) attribue à l’Égypte un quota annuel de 55,5 mds m³ (soit 75% du débit annuel ). Ce quota est dépassé dans les usages depuis de nombreuses années en raison de la sous-consommation du Soudan, et ce sont en réa</summary><updated>2018-10-18T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/10/18/le-secteur-de-l-eau-en-egypte" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Avec une population croissante (94 M d&amp;rsquo;habitants en 2017 et plus de 150 M d&amp;rsquo;ici 2050) et une consommation totale qui avoisine actuellement les 80 mds m&amp;sup3; par an, &lt;strong&gt;la ressource en eau est l&amp;rsquo;un des d&amp;eacute;fis de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie &amp;eacute;gyptienne, qui d&amp;eacute;pend &amp;agrave; 70 % du Nil pour son approvisionnement&lt;/strong&gt;. Selon la FAO,&lt;strong&gt; le pays devrait atteindre le seuil du stress hydrique absolu&lt;/strong&gt; (moins de 500 m&amp;sup3;/hab./an) d&amp;rsquo;ici 2030. Le Pr&amp;eacute;sident Sissi en a fait l&amp;rsquo;une des priorit&amp;eacute;s de son second mandat : la strat&amp;eacute;gie nationale 2017-2030-2037 a &amp;eacute;t&amp;eacute; pr&amp;eacute;sent&amp;eacute;e en octobre 2018 &amp;agrave; l&amp;rsquo;occasion de la 1&amp;egrave;re &amp;laquo; &lt;em&gt;Cairo Water Week&lt;/em&gt; &amp;raquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Les ressources en eau de l&amp;rsquo;Egypte d&amp;eacute;pendent &amp;agrave; plus de 70% du Nil, partag&amp;eacute; avec 11 pays . L&amp;rsquo;accord sur le partage des eaux du Nil, sign&amp;eacute; en 1959 entre l&amp;rsquo;Egypte et le Soudan (mais non reconnu par les pays amont) attribue &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;Eacute;gypte un quota annuel de 55,5 mds m&amp;sup3; (soit 75% du d&amp;eacute;bit annuel ). Ce quota est d&amp;eacute;pass&amp;eacute; dans les usages depuis de nombreuses ann&amp;eacute;es en raison de la sous-consommation du Soudan, et ce sont en r&amp;eacute;alit&amp;eacute; pr&amp;egrave;s de 65 mds m&amp;sup3;/an qui alimentent le barrage d&amp;rsquo;Assouan.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;C&amp;rsquo;est dans ce contexte que l&amp;rsquo;&amp;Eacute;thiopie a entam&amp;eacute; en 2011 la construction du gigantesque barrage &amp;laquo; de la Renaissance &amp;raquo; sur le Nil Bleu (affluent d&amp;rsquo;o&amp;ugrave; proviennent 70% des volumes d&amp;rsquo;eau qui arrivent en Egypte) et d&amp;rsquo;une centrale hydro&amp;eacute;lectrique d&amp;rsquo;une capacit&amp;eacute; de 6,45 GW. &lt;strong&gt;Le remplissage doit d&amp;eacute;buter en 2019 pour une p&amp;eacute;riode d&amp;rsquo;environ sept ans, selon les derni&amp;egrave;res discussions tripartites entre l&amp;rsquo;Ethiopie, le Soudan et l&amp;rsquo;Egypte. La capacit&amp;eacute; du bassin de r&amp;eacute;tention de 74 mds m&amp;sup3; devrait retenir jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; 10 mds m&amp;sup3; par an sur le quota &amp;eacute;gyptien pendant le temps de remplissage&lt;/strong&gt;. Les trois pays se sont engag&amp;eacute;s &amp;agrave; r&amp;eacute;soudre leurs diff&amp;eacute;rends de fa&amp;ccedil;on pacifique en vertu de l&amp;rsquo;accord de Khartoum du 23 mars 2015 mais les tensions subsistent, principalement sur la question non-r&amp;eacute;gl&amp;eacute;e du d&amp;eacute;lai de remplissage, que l&amp;rsquo;Egypte voudrait voir &amp;eacute;tendu &amp;agrave; onze ann&amp;eacute;es.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Trois minist&amp;egrave;res sont responsables de la gestion des ressources en eau : le minist&amp;egrave;re de l&amp;rsquo;Eau et de l&amp;rsquo;Irrigation, le minist&amp;egrave;re de l&amp;rsquo;Agriculture, et le minist&amp;egrave;re de l&amp;rsquo;Habitat et des Communaut&amp;eacute;s urbaines (pour le volet assainissement). La r&amp;eacute;gulation du secteur est assur&amp;eacute;e par l&amp;rsquo;Agence &amp;eacute;gyptienne de r&amp;eacute;gulation de l&amp;rsquo;eau (EWRA), plac&amp;eacute;e sous la tutelle du minist&amp;egrave;re de l&amp;rsquo;Habitat. Au sein de ce m&amp;ecirc;me minist&amp;egrave;re, la &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Holding Company for Water and Wastewater&lt;/em&gt; (HCWW)&lt;/strong&gt; regroupe les 25 filiales qui sont en charge de l&amp;rsquo;exploitation et de la maintenance des infrastructures pour l&amp;rsquo;eau et l&amp;rsquo;assainissement &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;chelle des gouvernorats (sauf pour le Caire et Alexandrie o&amp;ugrave; il existe une soci&amp;eacute;t&amp;eacute; filiale pour chaque domaine).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La planification et la r&amp;eacute;alisation d&amp;rsquo;infrastructures est effectu&amp;eacute;e par deux agences ex&amp;eacute;cutives :&lt;strong&gt; l&amp;rsquo;Autorit&amp;eacute; de construction pour l&amp;rsquo;eau potable et l&amp;rsquo;assainissement (CAPW)&lt;/strong&gt; dans les gouvernorats du Caire et d&amp;rsquo;Alexandrie, et&lt;strong&gt; l&amp;rsquo;Organisation nationale pour l&amp;rsquo;eau potable et le drainage sanitaire (NOPWASD)&lt;/strong&gt; dans les autres gouvernorats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le minist&amp;egrave;re de l&amp;rsquo;Eau et de l&amp;rsquo;Irrigation a &amp;eacute;tabli en 2005 des estimations des quantit&amp;eacute;s d&amp;rsquo;eau qui pourraient &amp;ecirc;tre accessibles :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li style="text-align: justify;"&gt;1 milliard de m&amp;sup3; par an pourraient &amp;ecirc;tre r&amp;eacute;cup&amp;eacute;r&amp;eacute;s de &lt;strong&gt;la collecte des eaux de pluies et des crues subites&lt;/strong&gt; ;&lt;/li&gt;
&lt;li style="text-align: justify;"&gt;La &lt;strong&gt;r&amp;eacute;utilisation des eaux de drainage&lt;/strong&gt; pourrait &amp;ecirc;tre augment&amp;eacute;e de 4,7 &amp;agrave; 9 mds m&amp;sup3;/an ;&lt;/li&gt;
&lt;li style="text-align: justify;"&gt;L&amp;rsquo;&lt;strong&gt;extraction des nappes phr&amp;eacute;atiques profondes&lt;/strong&gt; (aquif&amp;egrave;re nubien ) pourrait &amp;ecirc;tre augment&amp;eacute;e 0,57 &amp;agrave; 3,5 mds m&amp;sup3;/an ;&lt;/li&gt;
&lt;li style="text-align: justify;"&gt;L&amp;rsquo;&lt;strong&gt;extraction des eaux souterraines peu profondes&lt;/strong&gt; dans le delta et la vall&amp;eacute;e du Nil pourrait augmenter de 4,8 &amp;agrave; 7,5 mds m&amp;sup3;/an ;&lt;/li&gt;
&lt;li style="text-align: justify;"&gt;La &lt;strong&gt;r&amp;eacute;utilisation des eaux us&amp;eacute;es trait&amp;eacute;es&lt;/strong&gt; pourrait augmenter de 0,7 &amp;agrave; 2 mds m&amp;sup3;/an ;&lt;/li&gt;
&lt;li style="text-align: justify;"&gt;Le &lt;strong&gt;dessalement de l&amp;rsquo;eau de mer&lt;/strong&gt; n&amp;rsquo;&amp;eacute;tait &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;poque pas chiffr&amp;eacute; dans les objectifs mais n&amp;eacute;anmoins &amp;eacute;voqu&amp;eacute;.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Ces estimations sont dat&amp;eacute;es et les progr&amp;egrave;s technologiques, les &amp;eacute;volutions d&amp;eacute;mographiques et le changement climatique les invalident d&amp;eacute;j&amp;agrave; en partie, mais elles donnent un ordre de grandeur des pistes explor&amp;eacute;es par le gouvernement pour pallier &amp;agrave; la crise hydrique. La strat&amp;eacute;gie 2017-2030-2037 pr&amp;eacute;sent&amp;eacute;e lors de la &lt;em&gt;Cairo Water Week&lt;/em&gt; reprend d&amp;rsquo;ailleurs en grande partie ces pistes. A ce jour, &lt;strong&gt;peu d&amp;rsquo;avanc&amp;eacute;es ont &amp;eacute;t&amp;eacute; constat&amp;eacute;es concernant la collecte des eaux de pluie et la r&amp;eacute;utilisation des eaux de drainage ou des eaux us&amp;eacute;es&lt;/strong&gt;. Il en est de m&amp;ecirc;me pour la &lt;strong&gt;limitation des pertes en eau dues aux d&amp;eacute;faillances des r&amp;eacute;seaux&lt;/strong&gt; (estim&amp;eacute;es au minimum &amp;agrave; 35% du volume total sur le r&amp;eacute;seau du Grand Caire). La r&amp;eacute;novation des r&amp;eacute;seaux de distribution est &amp;eacute;galement un enjeu de sant&amp;eacute; publique : selon l&amp;rsquo;ECESR (&lt;em&gt;Egyptian Center for Economic and Social Rights&lt;/em&gt;), environ 95% de la population &amp;eacute;gyptienne acc&amp;egrave;de &amp;agrave; de l&amp;rsquo;eau non suffisamment trait&amp;eacute;e.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Le dessalement : un objectif de plus d&amp;rsquo;1 M de m&amp;sup3; d&amp;rsquo;eau potable produite par jour d&amp;rsquo;ici 2037&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;En Egypte, le dessalement a &amp;eacute;t&amp;eacute; initialement port&amp;eacute; par des acteurs priv&amp;eacute;s et des autorit&amp;eacute;s locales (gouvernorats) , principalement sous la forme d&amp;rsquo;unit&amp;eacute;s de dessalement par osmose inverse (filtrage) dans les zones touristiques c&amp;ocirc;ti&amp;egrave;res isol&amp;eacute;es et les bases militaires. Les fournisseurs de solutions d&amp;rsquo;osmose inverse, de cog&amp;eacute;n&amp;eacute;ration (utilisation commune de la chaleur des centrales thermiques pour la production d&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; et le dessalement) et stations d&amp;eacute;di&amp;eacute;es (distillation) sont positionn&amp;eacute;s sur le march&amp;eacute; depuis le d&amp;eacute;but des ann&amp;eacute;es 2010, notamment Acciona (Espagne), SWCC (Arabie Saoudite) et les japonais de BHK. Orascom et Arab Contractors sont les principaux acteurs locaux de la construction des usines de dessalement.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Les progr&amp;egrave;s technologiques, qui ont fortement r&amp;eacute;duit le co&amp;ucirc;t des unit&amp;eacute;s de dessalement (le prix des &amp;eacute;quipements principaux aurait &amp;eacute;t&amp;eacute; divis&amp;eacute; par 10 en vingt ans), et le co&amp;ucirc;t de l&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie fortement subventionn&amp;eacute; ont pouss&amp;eacute; le gouvernement &amp;agrave; investir dans le dessalement &amp;agrave; grande &amp;eacute;chelle. &lt;strong&gt;L&amp;rsquo;objectif de production d&amp;rsquo;eau potable par dessalement pr&amp;eacute;sent&amp;eacute; par HCWW en 2015 &amp;eacute;tait ainsi de plus d&amp;rsquo;1 M m&amp;sup3; par jour &amp;agrave; l&amp;rsquo;horizon 2037. En 2018, les capacit&amp;eacute;s de dessalement sont de 235 600 m&amp;sup3;/j, soit moins de 0,1% de la consommation quotidienne d&amp;rsquo;eau&lt;/strong&gt; (environ 250 M m&amp;sup3;/j). Si l&amp;rsquo;ensemble des projets annonc&amp;eacute;s sont r&amp;eacute;alis&amp;eacute;s, ce chiffre devrait s&amp;rsquo;&amp;eacute;lever &amp;agrave; 473 000 m&amp;sup3;/j, bien qu&amp;rsquo;aucune date ne soit donn&amp;eacute;e pour le passage de ce cap.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Mise &amp;agrave; niveau des STEP (stations d&amp;rsquo;&amp;eacute;puration) et recyclage des eaux us&amp;eacute;es&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le constat suivant a &amp;eacute;t&amp;eacute; fait en 2011 par les autorit&amp;eacute;s &amp;eacute;gyptiennes : &lt;strong&gt;sur les 7 mds m&amp;sup3; d&amp;rsquo;eau potable produits par an en Egypte pour la consommation domestique, environ 3,7 mds m&amp;sup3; d&amp;rsquo;eaux us&amp;eacute;es collect&amp;eacute;es en sortie n&amp;rsquo;&amp;eacute;taient pas trait&amp;eacute;es mais rel&amp;acirc;ch&amp;eacute;es directement dans le r&amp;eacute;seau de drainage&lt;/strong&gt;. Pr&amp;egrave;s de 2,4 mds de m&amp;sup3; b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficiaient d&amp;rsquo;un traitement secondaire , 0,9 md m&amp;sup3; d&amp;rsquo;un traitement primaire et 68 M m&amp;sup3; d&amp;rsquo;un traitement tertiaire . Des 3,3 mds m&amp;sup3; trait&amp;eacute;s, seuls 0,3 md m&amp;sup3; &amp;eacute;taient recycl&amp;eacute;s dans l&amp;rsquo;agriculture ou l&amp;rsquo;industrie alors que le reste &amp;eacute;tait rel&amp;acirc;ch&amp;eacute; dans le r&amp;eacute;seau national de drainage, soit un usage sous-optimal des ressources qui s&amp;rsquo;explique en partie par la qualit&amp;eacute; insuffisante des eaux us&amp;eacute;es m&amp;ecirc;me apr&amp;egrave;s traitement. C&amp;rsquo;est sur cette base que la strat&amp;eacute;gie de mise &amp;agrave; niveau des STEP a &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;labor&amp;eacute;e. Au vu du co&amp;ucirc;t &amp;eacute;lev&amp;eacute; d&amp;rsquo;une mise &amp;agrave; niveau g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale (environ 19 mds &amp;euro; sur vingt ans), &lt;strong&gt;l&amp;rsquo;arbitrage final a d&amp;eacute;cid&amp;eacute; la mise &amp;agrave; niveau des stations de traitement primaire vers un dispositif de traitement secondaire d&amp;rsquo;ici 2030 pour atteindre les 11 mds m&amp;sup3; trait&amp;eacute;s&lt;/strong&gt;, soit la quasi-totalit&amp;eacute; des eaux us&amp;eacute;es produites. Poursuivre la mise &amp;agrave; niveau vers un r&amp;eacute;seau de traitement tertiaire permettrait de rediriger vers l&amp;rsquo;agriculture l&amp;rsquo;eau habituellement rel&amp;acirc;ch&amp;eacute;e dans le r&amp;eacute;seau de drainage et de se conformer aux standards europ&amp;eacute;ens pour les importations agricoles.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Plusieurs projets de stations d&amp;rsquo;&amp;eacute;puration embl&amp;eacute;matiques ont &amp;eacute;t&amp;eacute; r&amp;eacute;alis&amp;eacute;s dans le cadre de cette strat&amp;eacute;gie : au Caire, les capacit&amp;eacute;s de &lt;strong&gt;la station de Gabal El Asfar ont &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;tendues &amp;agrave; 2,5 M m&amp;sup3;/j. Il s&amp;rsquo;agit d&amp;eacute;sormais de la plus grande station d&amp;rsquo;&amp;eacute;puration du continent africain (3&amp;egrave;me &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;chelle mondiale)&lt;/strong&gt;. Une 3&amp;egrave;me phase de travaux est envisag&amp;eacute;e pour porter la capacit&amp;eacute; totale &amp;agrave; 3,5 M m&amp;sup3;/j. Enfin, sur &lt;strong&gt;financements de l&amp;rsquo;AFD&lt;/strong&gt;, d&amp;rsquo;autres projets sont engag&amp;eacute;s comme la &lt;strong&gt;construction d&amp;rsquo;une unit&amp;eacute; de traitement des boues dans la station d&amp;rsquo;Alexandrie Est&lt;/strong&gt; (95,8 M&amp;euro;). Cette unit&amp;eacute; devrait permettre de r&amp;eacute;duire la quantit&amp;eacute; de boues produites, d&amp;rsquo;assurer une autonomie partielle en &amp;eacute;nergie de la station d&amp;rsquo;&amp;eacute;puration (110 000 &amp;agrave; 160 000kWh/jour soit 60 &amp;agrave; 70% des besoins en &amp;eacute;lectricit&amp;eacute;) et d&amp;rsquo;am&amp;eacute;liorer le taux de siccit&amp;eacute; (la part de mati&amp;egrave;res s&amp;egrave;ches incin&amp;eacute;rables) des boues produites (80%) afin de permettre leur vente en combustible pour les fours industriels (cimenteries principalement).&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/d163baa1-0d54-4922-b152-1bfe966613f0/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>b2744846-47ee-457a-8a87-5874ec6d3fdc</id><title type="text">Le Forum des investissements de la Cairo Water Week </title><summary type="text">Le Forum des investissements de la Cairo Water Week s’est tenu le 17 octobre 2018. Lors de l’ouverture, le Ministre des Ressources en eau et de l’irrigation, Son Excellence Mohamed Abdel-Ati a énoncé ses trois priorités pour le secteur de l’eau : poursuivre le développement du dessalement, améliorer significativement la qualité de l’eau distribuée et traitée, et renforcer la sécurité hydrique en Egypte et dans la région dans le cadre de la lutte contre l’immigration illégale. L’ambassadeur de l’Union européenne Ivan Surkoš a pour sa part annoncé officiellement le programme « EU4Water in Egypt » (150 M€ sur 4 ans répartis entre assistance technique et financement de projets d’infrastructures sous forme de prêts syndiqués en partenariat avec les bailleurs européens et multilatéraux).L’Union européenne a présenté son Plan d’investissements extérieurs , réparti sur trois piliers, dont celui du Fonds européen pour le développement durable (EFSD) et son offre de garanties ouverte au sect</summary><updated>2018-10-18T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/10/18/le-forum-des-investissements-de-la-cairo-water-week" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le Forum des investissements de la &lt;em&gt;Cairo Water Week&lt;/em&gt; s&amp;rsquo;est tenu le 17 octobre 2018. Lors de l&amp;rsquo;ouverture, &lt;strong&gt;le Ministre des Ressources en eau et de l&amp;rsquo;irrigation, Son Excellence Mohamed Abdel-Ati&lt;/strong&gt; a &amp;eacute;nonc&amp;eacute; ses &lt;strong&gt;trois priorit&amp;eacute;s pour le secteur de l&amp;rsquo;eau&lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;poursuivre le d&amp;eacute;veloppement du dessalement&lt;/strong&gt;, am&amp;eacute;liorer significativement &lt;strong&gt;la qualit&amp;eacute; de l&amp;rsquo;eau distribu&amp;eacute;e et trait&amp;eacute;e&lt;/strong&gt;, et renforcer&lt;strong&gt; la s&amp;eacute;curit&amp;eacute; hydrique en Egypte et dans la r&amp;eacute;gion&lt;/strong&gt; dans le cadre de la lutte contre l&amp;rsquo;immigration ill&amp;eacute;gale. L&amp;rsquo;ambassadeur de l&amp;rsquo;Union europ&amp;eacute;enne Ivan Surko&amp;scaron; a pour sa part annonc&amp;eacute; officiellement le programme &amp;laquo; &lt;strong&gt;EU4Water in Egypt&lt;/strong&gt; &amp;raquo; &lt;strong&gt;(150 M&amp;euro; sur 4 ans r&amp;eacute;partis entre assistance technique et financement de projets d&amp;rsquo;infrastructures sous forme de pr&amp;ecirc;ts syndiqu&amp;eacute;s en partenariat avec les bailleurs europ&amp;eacute;ens et multilat&amp;eacute;raux)&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L&amp;rsquo;Union europ&amp;eacute;enne a pr&amp;eacute;sent&amp;eacute; son Plan d&amp;rsquo;investissements ext&amp;eacute;rieurs , r&amp;eacute;parti sur trois piliers, dont celui du &lt;strong&gt;Fonds europ&amp;eacute;en pour le d&amp;eacute;veloppement durable (EFSD)&lt;/strong&gt; et son offre de garanties ouverte au secteur priv&amp;eacute; . L&amp;rsquo;une des quatre &amp;laquo; fen&amp;ecirc;tres &amp;raquo; d&amp;rsquo;investissement du fonds s&amp;rsquo;intitule &amp;laquo; Villes durables &amp;raquo; et fait la part belle au secteur de l&amp;rsquo;eau. &lt;strong&gt;Ces garanties peuvent &amp;ecirc;tre mobilis&amp;eacute;es notamment par les municipalit&amp;eacute;s et par les entreprises dans le cadre de PPP&lt;/strong&gt;. Des exemples de projets prioritaires sont les investissements dans &lt;strong&gt;la r&amp;eacute;duction des pertes en eaux (&lt;em&gt;non revenue waters&lt;/em&gt;) par la r&amp;eacute;novation du r&amp;eacute;seau de distribution et dans les syst&amp;egrave;mes d&amp;rsquo;optimisation de la gestion de la ressource&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La session s&amp;rsquo;est poursuivie avec la pr&amp;eacute;sentation par M. James Corcoran , qui a rappel&amp;eacute; que la r&amp;eacute;forme du secteur est particuli&amp;egrave;rement complexe avec neuf minist&amp;egrave;res et leurs agences respectives impliqu&amp;eacute;s dans le processus. &lt;strong&gt;La Strat&amp;eacute;gie eau 2017-2030-2037 n&amp;rsquo;a finalement pas &amp;eacute;t&amp;eacute; pr&amp;eacute;sent&amp;eacute;e officiellement&lt;/strong&gt; (mais ses grandes lignes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;voqu&amp;eacute;es). Pour faire face &amp;agrave; la situation de stress hydrique absolu que devrait conna&amp;icirc;tre l&amp;rsquo;Egypte d&amp;rsquo;ici 2030, cette strat&amp;eacute;gie pr&amp;eacute;voit &lt;strong&gt;un minimum de 900 milliards EGP d&amp;rsquo;investissements&lt;/strong&gt; dans le secteur. M. Corcoran a rappel&amp;eacute; qu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;agit d&amp;rsquo;un minimum et qu&amp;rsquo;en r&amp;eacute;alit&amp;eacute; le double serait n&amp;eacute;cessaire. &lt;strong&gt;Le recours au secteur priv&amp;eacute; sous la forme de PPP est donc incontournable&lt;/strong&gt; si l&amp;rsquo;Egypte veut se donner les moyens de faire face &amp;agrave; la situation. Le ministre et ses &amp;eacute;quipes en sont pleinement conscients et r&amp;eacute;affirment leur volont&amp;eacute; de mettre en place de tels partenariats.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;M. Corcoran a ensuite pr&amp;eacute;sent&amp;eacute; rapidement &lt;strong&gt;le cadre l&amp;eacute;gal des PPP en Egypte&lt;/strong&gt; tel que d&amp;eacute;fini par la loi 67/2010, rappelant que &lt;strong&gt;l&amp;rsquo;investissement doit &amp;ecirc;tre au moins &amp;eacute;quivalent &amp;agrave; 100 M EGP&lt;/strong&gt; et que &lt;strong&gt;les contrats peuvent durer entre 5 et 30 ans&lt;/strong&gt;. M. Atter Hannoura, directeur du d&amp;eacute;partement des PPP au sein du minist&amp;egrave;re des Finances pr&amp;eacute;cise que dans les projets de dessalement en PPP, dans les zones dens&amp;eacute;ment peupl&amp;eacute;es des c&amp;ocirc;tes de la mer Rouge et de la mer M&amp;eacute;diterran&amp;eacute;e, l&amp;rsquo;eau potable produite sera achet&amp;eacute;e par l&amp;rsquo;Etat tandis que dans les zones plus isol&amp;eacute;es, le concessionnaire distribuera directement &amp;agrave; l&amp;rsquo;usager.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/b2744846-47ee-457a-8a87-5874ec6d3fdc/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>32f40ebd-5744-4d66-8f57-961eb5fafef3</id><title type="text">Le secteur de l'électricité poursuit le grand bond en avant de génération initié en 2014</title><summary type="text">Pour pallier le déficit des années 2012-15, 16,6 GWont été installés sur la période 2012-17 (contre 13,2 GW prévus dans le plan quinquennal), soit une croissance de 56% et un doublement des capacités de production sur 10 ans. 18 GW supplémentaires doivent être installés d’ici fin 2020, (+26% par rapport aux capacités actuelles). Afin de réduire son déficit pétrolier (17,5% des importations en 2017), l’Egypte privilégie les centrales à gaz, à charbon, hydroélectriques, solaires, éoliennes et prochainement nucléaire. Son mix électrique reste cependant peu diversifié en 2017 : 78% gaz, 14% pétrole, 7% hydroélectricité et 1% énergies renouvelables.Les centrales à gaz à cycle combiné : colonne vertébrale du futur mix électriqueLe groupe allemand Siemens a débuté en 2015 la construction de trois centrales thermiques à gaz à cycle combiné d’une capacité totale de 14.4 GW (4,8 GW chacune) pour un montant total de 7.2 mds$ situées à Beni Suef, la Nouvelle Capitale et Burullus. Inauguré en</summary><updated>2018-09-30T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/09/30/le-secteur-de-l-electricite-poursuit-le-grand-bond-en-avant-de-generation-initie-en-2014" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Pour pallier le d&amp;eacute;ficit des ann&amp;eacute;es 2012-15, &lt;strong&gt;16,6 GW&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;ont &amp;eacute;t&amp;eacute; install&amp;eacute;s sur la p&amp;eacute;riode 2012-17&lt;/strong&gt; (contre 13,2 GW pr&amp;eacute;vus dans le plan quinquennal), soit une croissance de 56% et un doublement des capacit&amp;eacute;s de production sur 10 ans. &lt;strong&gt;18 GW suppl&amp;eacute;mentaires doivent &amp;ecirc;tre install&amp;eacute;s d&amp;rsquo;ici fin 2020, (+26% par rapport aux capacit&amp;eacute;s actuelles)&lt;/strong&gt;. Afin de r&amp;eacute;duire son d&amp;eacute;ficit p&amp;eacute;trolier (17,5% des importations en 2017), l&amp;rsquo;Egypte privil&amp;eacute;gie les centrales &amp;agrave; gaz, &amp;agrave; charbon, hydro&amp;eacute;lectriques, solaires, &amp;eacute;oliennes et prochainement nucl&amp;eacute;aire. &lt;strong&gt;Son mix &amp;eacute;lectrique reste cependant peu diversifi&amp;eacute; en 2017 : 78% gaz, 14% p&amp;eacute;trole, 7% hydro&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; et 1% &amp;eacute;nergies renouvelables&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Les centrales &amp;agrave; gaz &amp;agrave; cycle combin&amp;eacute; : colonne vert&amp;eacute;brale du futur mix &amp;eacute;lectrique&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le groupe allemand Siemens a d&amp;eacute;but&amp;eacute; en 2015 la construction de &lt;strong&gt;trois centrales thermiques &amp;agrave; gaz &amp;agrave; cycle combin&amp;eacute; d&amp;rsquo;une capacit&amp;eacute; totale de 14.4 GW (4,8 GW chacune) pour un montant total de 7.2 mds$&lt;/strong&gt; situ&amp;eacute;es &amp;agrave; Beni Suef, la Nouvelle Capitale et Burullus. Inaugur&amp;eacute; en juillet 2018 (pour un fonctionnement &amp;agrave; pleine capacit&amp;eacute; fin 2019), ce projet va permettre &amp;agrave; l&amp;rsquo;Egypte d&amp;rsquo;&lt;strong&gt;accroitre de plus de 40% sa capacit&amp;eacute; totale de production &amp;eacute;lectrique&lt;/strong&gt; et d&amp;rsquo;&lt;strong&gt;assurer un surplus de 25% d&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; par rapport &amp;agrave; sa consommation&lt;/strong&gt;. Par ailleurs, &lt;strong&gt;les trois centrales thermiques devraient consommer &amp;agrave; terme 20 mds m3 de gaz par an, soit l&amp;rsquo;&amp;eacute;quivalent de 40% de la production de gaz naturel &amp;eacute;gyptien en 2017&lt;/strong&gt;, aggravant fortement la d&amp;eacute;pendance au gaz du mix &amp;eacute;lectrique &amp;eacute;gyptien.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Un autre projet de centrale &amp;agrave; gaz &amp;agrave; cycle combin&amp;eacute; de 2,25 GW &amp;agrave; Louxor est &amp;eacute;galement en n&amp;eacute;gociation depuis 2015 avec le Saoudien ACWA Power qui a remport&amp;eacute; l&amp;rsquo;appel d&amp;rsquo;offres du projet, en partenariat avec l&amp;rsquo;Egyptien Hassan Allam Holding Co., l&amp;rsquo;Am&amp;eacute;ricain General Electric et le Chinois SEPCO. Le montant global de l&amp;rsquo;investissement d&amp;eacute;passerait les 2,2 mds$ avec 25% de financements &amp;eacute;gyptiens via Hassan Allam Holding Co.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;L&amp;rsquo;&amp;eacute;mergence de capacit&amp;eacute;s de g&amp;eacute;n&amp;eacute;ration &amp;agrave; charbon&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le projet de centrale d&amp;rsquo;Oyoun Moussa (r&amp;eacute;gion de Suez), en discussion depuis 2015 avec l&amp;rsquo;Emirati Al Nowais, a &amp;eacute;t&amp;eacute; officiellement lanc&amp;eacute; en juillet 2018 par le ministre de l&amp;rsquo;Electricit&amp;eacute; pour une mise en service pr&amp;eacute;vue en 2022. Elle devrait devenir &lt;strong&gt;la 1&amp;egrave;re centrale thermique &amp;agrave; charbon d&amp;rsquo;Egypte avec une capacit&amp;eacute; totale de 2,6 GW pour un montant de 4 mds$&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Un autre projet pour une centrale de &lt;strong&gt;6 GW &amp;agrave; El Hamrawein&lt;/strong&gt;, sur la Mer Rouge a &amp;eacute;galement &amp;eacute;t&amp;eacute; sign&amp;eacute; en EPC (Engineering, Procurement and Commissioning) entre le minist&amp;egrave;re de l&amp;rsquo;Electricit&amp;eacute; &amp;eacute;gyptien et les entreprises chinoises Dongfang Electric Corp. Et Shanghai Electric Group &amp;agrave; l&amp;rsquo;occasion du d&amp;eacute;placement du pr&amp;eacute;sident Sissi en Chine le 3 septembre 2018. Ce projet devrait &amp;ecirc;tre d&amp;eacute;velopp&amp;eacute; en trois phases de 2 GW chacune sur une p&amp;eacute;riode de six ans &amp;agrave; partir de 2019 par les deux entreprises chinoises et l&amp;rsquo;entreprise &amp;eacute;gyptienne Hassan Allam Holding Co. &lt;strong&gt;Le projet d&amp;rsquo;un montant total de 4,4 mds$ serait financ&amp;eacute; &amp;agrave; hauteur d&amp;rsquo;environ 1 md$ par des banques commerciales &amp;eacute;gyptiennes, le reste &amp;eacute;tant couvert par des pr&amp;ecirc;ts commerciaux chinois&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Un programme ambitieux de g&amp;eacute;n&amp;eacute;ration &amp;agrave; partir d&amp;rsquo;&amp;eacute;nergies renouvelables&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le gouvernement &amp;eacute;gyptien dispose d&amp;rsquo;un parc &amp;eacute;olien de 1550 MW (NREA : &lt;em&gt;New and Renewable Energy Authority&lt;/em&gt; : 970 MW et EEHC &lt;em&gt;Egyptian Electricity Holding Company&lt;/em&gt; : 580 MW) et s&amp;rsquo;est fix&amp;eacute; pour objectif d&amp;rsquo;atteindre &lt;strong&gt;20% (12% &amp;eacute;olien, 5.8% hydro&amp;eacute;lectrique et 2.2% solaire)&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;d&amp;rsquo;&amp;eacute;nergies renouvelables dans le mix &amp;eacute;lectrique d&amp;rsquo;ici 2022, puis 37% d&amp;rsquo;ici 2035&lt;/strong&gt;. Le gouvernement privil&amp;eacute;giait le mod&amp;egrave;le EPC jusqu&amp;rsquo;en 2017 pour le d&amp;eacute;veloppement du renouvelable. Les derniers projets de ce type sont la ferme &amp;eacute;olienne de 580 MW &amp;agrave; Gabal El Zeit, inaugur&amp;eacute;e en juillet 2018, la centrale photovolta&amp;iuml;que de 26 MW sur le site de Kom Ombo, sign&amp;eacute;e en septembre 2018 (sur financements AFD, r&amp;eacute;alis&amp;eacute; par l&amp;rsquo;entreprise espagnole TSK) et le projet &amp;eacute;olien de 200 MW sur financements AFD, BEI, KFW et UE (267 M&amp;euro; + 104 M&amp;euro; de la NREA), pour lequel les travaux doivent d&amp;eacute;buter en 2019.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La NREA est &amp;eacute;galement charg&amp;eacute;e d&amp;rsquo;encadrer l&amp;rsquo;&amp;eacute;mergence du secteur priv&amp;eacute; qui doit &amp;agrave; terme porter l&amp;rsquo;essentiel des projets d&amp;rsquo;&amp;eacute;nergies renouvelables. Elle a ainsi lanc&amp;eacute; en septembre 2016 le programme de tarifs de rachat garantis (&lt;em&gt;Feed-in-Tarrifs&lt;/em&gt;) pour les producteurs ind&amp;eacute;pendants afin de favoriser l&amp;rsquo;installation de 2GW de centrales photovolta&amp;iuml;ques et 2GW de centrales &amp;eacute;oliennes. Les accords de FiT ont &amp;eacute;t&amp;eacute; finalis&amp;eacute;s en octobre 2017 pour les projets photovolta&amp;iuml;ques avec 1,45 GW de projets s&amp;eacute;curis&amp;eacute;s dans la zone de Benban, site de 37 km&amp;sup2; au nord d&amp;rsquo;Assouan. Au total, &lt;strong&gt;32 SPV ont &amp;eacute;t&amp;eacute; constitu&amp;eacute;es pour un investissement de 2,5 mds$ soutenu par les IFIs&lt;/strong&gt; (EBRD, FMO, GCF, ICBC, Proparco, IFC, AIIB, GGF, AfDB, CDC, FinnFund, Arab Bank, OeOB, ICCF) &lt;strong&gt;et banques commerciales locales et &amp;eacute;trang&amp;egrave;res&lt;/strong&gt;. Leur mise en service et connexion au r&amp;eacute;seau est pr&amp;eacute;vue pour 2019-2020 et fera de Benban le plus important site photovolta&amp;iuml;que au monde.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Malgr&amp;eacute; la mise en place du programme FIT, aucun projet &amp;eacute;olien n&amp;rsquo;a vu le jour dans ce cadre compte tenu des tarifs propos&amp;eacute;s. &lt;strong&gt;La NREA et EETC (&lt;em&gt;Egyptian Electricity Transmission Company&lt;/em&gt;) ont donc favoris&amp;eacute; l&amp;rsquo;&amp;eacute;mergence de projets priv&amp;eacute;s en BOO (&lt;em&gt;Build, Own, Operate&lt;/em&gt;) pour l&amp;rsquo;&amp;eacute;olien&lt;/strong&gt; avec des tarifs de rachat n&amp;eacute;goci&amp;eacute;s et ent&amp;eacute;rin&amp;eacute;s dans le cadre de PPA (&lt;em&gt;Power Purchase Agreement&lt;/em&gt;) sur 20 ans avec EETC. Les projets de centrales &amp;eacute;oliennes se regroupent sur les sites de Ras Gharib et Gabal El Zeit, sur la rive occidentale du Golfe de Suez. &lt;strong&gt;Le premier d&amp;rsquo;entre eux a &amp;eacute;t&amp;eacute; sign&amp;eacute; en novembre 2017 par le consortium Engie (40% charg&amp;eacute; de l&amp;rsquo;exploitation) Toyota-Tsusho (40%) et Orascom (20%) pour l&amp;rsquo;installation d&amp;rsquo;une ferme de 262 MW sur le site de Ras Gharib&lt;/strong&gt;. Un premier accord pour une extension de 500 MW a &amp;eacute;galement &amp;eacute;t&amp;eacute; sign&amp;eacute; en juillet 2018 par ce m&amp;ecirc;me consortium. Un projet similaire a &amp;eacute;t&amp;eacute; sign&amp;eacute; depuis par la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; n&amp;eacute;erlandaise Lekela Powers pour un projet 250 MW &amp;agrave; Ras Gharib. Plusieurs autres projets sont &amp;eacute;galement en n&amp;eacute;gociation sur ce mod&amp;egrave;le : 800 MW Ras Gharib pour un consortium entre le Japonais Marubeni, l&amp;rsquo;Emirati Masdar et l&amp;rsquo;Egyptien Elsewedy, 500 MW sur le m&amp;ecirc;me site par le Saoudien ACWA Power et 320 MW &amp;agrave; Gabal El Zeit par Italgen. Enfin, le contrat de d&amp;eacute;veloppement de diff&amp;eacute;rents sites &amp;eacute;oliens pour un total de 2GW par Siemens, attenant au contrat des trois centrales thermiques, a &amp;eacute;t&amp;eacute; ren&amp;eacute;goci&amp;eacute; d&amp;rsquo;EPC &amp;agrave; BOO avec les nouveaux accords finalis&amp;eacute;s en septembre 2018. &lt;strong&gt;A terme, il est pr&amp;eacute;vu que le site de Ras Gharib accueille 7,2 GW d&amp;rsquo;installations &amp;eacute;oliennes et Gabal El Zeit 2,2 GW&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L&amp;rsquo;ach&amp;egrave;vement du programme FiT et la r&amp;eacute;ussite des BOO a pouss&amp;eacute; les autorit&amp;eacute;s &amp;agrave; g&amp;eacute;n&amp;eacute;raliser ce mod&amp;egrave;le plus flexible pour les futurs projets de d&amp;eacute;veloppement des &amp;eacute;nergies renouvelables, y compris le photovolta&amp;iuml;que et les centrales solaires thermodynamiques. C&amp;rsquo;est ainsi que l&amp;rsquo;ensemble &lt;strong&gt;des nouveaux appels d&amp;rsquo;offres sont d&amp;eacute;sormais bas&amp;eacute;s sur l&amp;rsquo;ench&amp;egrave;re sur les tarifs rachat pour les projets sup&amp;eacute;rieurs &amp;agrave; 20MW&lt;/strong&gt;. Le premier projet de centrale solaire propos&amp;eacute; dans ce cadre est celui de Kom Ombo, au nord d&amp;rsquo;Assouan, pour le d&amp;eacute;veloppement de 600 MW sur 7 km&amp;sup2;. Les offres ont &amp;eacute;t&amp;eacute; remises pour la premi&amp;egrave;re tranche de 200 MW mais les tarifs de rachat propos&amp;eacute;s dans les diff&amp;eacute;rentes offres remises le 1er ao&amp;ucirc;t 2018 sont plus &amp;eacute;lev&amp;eacute;s que &lt;strong&gt;le plafond fix&amp;eacute; par le gouvernement &amp;eacute;gyptien : 2,5 cts par kWh pour les projets photovolta&amp;iuml;ques&lt;/strong&gt; tandis que les offres s&amp;rsquo;&amp;eacute;chelonnent entre 2,79 cts et 3,4. Un appel d&amp;rsquo;offres pour une centrale solaire thermodynamique de 100 MW doit &amp;eacute;galement &amp;ecirc;tre lanc&amp;eacute; en 2019. L&amp;rsquo;objectif est &amp;eacute;galement de permettre le d&amp;eacute;veloppement de projets en moyenne Egypte, sur les rives est et ouest du Nil, o&amp;ugrave; les surfaces exploitables sont bien plus vastes mais le potentiel solaire et &amp;eacute;olien bien plus faible que sur les premiers sites de d&amp;eacute;veloppement, n&amp;eacute;cessitant pour EETC d&amp;rsquo;accepter des tarifs de rachat plus &amp;eacute;lev&amp;eacute;s.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Afin de permettre le &lt;strong&gt;d&amp;eacute;veloppement de projets priv&amp;eacute;s &amp;agrave; petite &amp;eacute;chelle (agriculture, complexes touristiques isol&amp;eacute;s, immobilier), la NREA a &amp;eacute;galement mis en place un syst&amp;egrave;me de &lt;em&gt;net metering&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, permettant de reverser sur le r&amp;eacute;seau les surplus d&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; produite afin d&amp;rsquo;obtenir des cr&amp;eacute;dits de consommation d&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; lorsque la production est insuffisante. L&amp;rsquo;objectif principal est de remplacer progressivement les g&amp;eacute;n&amp;eacute;rateurs des pompes d&amp;rsquo;irrigation isol&amp;eacute;es dont le diesel import&amp;eacute; repr&amp;eacute;sente 300 M$ chaque ann&amp;eacute;e pour une capacit&amp;eacute; totale de 2GW. Actuellement, les installations individuelles repr&amp;eacute;senteraient entre 35 et 40 MW.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Des projets de d&amp;eacute;veloppement de la g&amp;eacute;n&amp;eacute;ration nucl&amp;eacute;aire et hydro&amp;eacute;lectrique &amp;agrave; partir de 2024&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Pour renforcer sa s&amp;eacute;curit&amp;eacute; &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique, &lt;strong&gt;l&amp;rsquo;Egypte ambitionne de g&amp;eacute;n&amp;eacute;rer 10% de son &amp;eacute;lectricit&amp;eacute; gr&amp;acirc;ce au nucl&amp;eacute;aire d&amp;rsquo;ici 2030. Le contrat de la centrale nucl&amp;eacute;aire de Dabaa&lt;/strong&gt; sign&amp;eacute; en d&amp;eacute;cembre 2017 entre le minist&amp;egrave;re de l&amp;rsquo;Electricit&amp;eacute; et Rosatom, d&amp;rsquo;un &lt;strong&gt;montant total de 25 mds$, pr&amp;eacute;voit l&amp;rsquo;installation de quatre r&amp;eacute;acteurs nucl&amp;eacute;aires de 1,2 GW&lt;/strong&gt; (4,8 GW au total). Le premier r&amp;eacute;acteur devrait entrer en service en 2026 et le dernier en 2029, sous r&amp;eacute;serve de conclusion des accords financiers qui pr&amp;eacute;voiraient un financement russe &amp;agrave; hauteur de 85% du montant du projet.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Le barrage d&amp;rsquo;Assouan dispose d&amp;rsquo;une capacit&amp;eacute; install&amp;eacute;e de 2.1 GW par an&lt;/strong&gt; (4,6 % de l&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; produite en 2017). Dans la logique de diversification du mix &amp;eacute;lectrique, l&amp;rsquo;Egypte a lanc&amp;eacute; en 2015 &lt;strong&gt;le premier projet de centrale de pompage-turbinage&lt;/strong&gt; (bassin d&amp;rsquo;accumulation reli&amp;eacute; &amp;agrave; une centrale hydro&amp;eacute;lectrique) d&amp;rsquo;Ataqa, dans le golfe de Suez. Ce projet, d&amp;rsquo;une capacit&amp;eacute; de 2,4 GW, dont la mise en service est pr&amp;eacute;vue pour 2024, avoisinerait les 2,7 mds$, principalement sur financements de la China Exim Bank. Le consortium entre AF Consult Switerzland et le fran&amp;ccedil;ais Artelia a &amp;eacute;t&amp;eacute; retenu en f&amp;eacute;vrier 2018 pour l&amp;rsquo;assistance &amp;agrave; maitrise d&amp;rsquo;ouvrage tandis que le groupe chinois Sinohydro serait en charge de la r&amp;eacute;alisation du projet. Un contrat avec clause de condition suspensive a &amp;eacute;t&amp;eacute; sign&amp;eacute; &amp;agrave; l&amp;rsquo;occasion du d&amp;eacute;placement du Pr&amp;eacute;sident Sissi en Chine le 3 septembre dernier, sous r&amp;eacute;serve de conclusion des accords financiers, en particulier d&amp;rsquo;un accord sur l&amp;rsquo;apport &amp;eacute;gyptien.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Avec l&amp;rsquo;augmentation des capacit&amp;eacute;s de g&amp;eacute;n&amp;eacute;ration, une strat&amp;eacute;gie de hub r&amp;eacute;gional en question&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;L&amp;rsquo;Egypte ambitionne de devenir &amp;agrave; moyen terme un acteur central du march&amp;eacute; r&amp;eacute;gional de l&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute;&lt;/strong&gt;, &amp;agrave; l&amp;rsquo;image de sa strat&amp;eacute;gie sur le march&amp;eacute; du gaz. Au-del&amp;agrave; de l&amp;rsquo;imp&amp;eacute;ratif d&amp;eacute;veloppement des infrastructures d&amp;rsquo;interconnexion, les diff&amp;eacute;rents projets semblent actuellement se heurter aux strat&amp;eacute;gies de d&amp;eacute;veloppement de leurs propres capacit&amp;eacute;s de g&amp;eacute;n&amp;eacute;ration des principaux pays de d&amp;eacute;bouch&amp;eacute;s envisag&amp;eacute;s (Arabie Saoudite, Jordanie). Aussi, les pics de consommation ayant lieu &amp;agrave; la m&amp;ecirc;me p&amp;eacute;riode (estivale) dans la r&amp;eacute;gion, la question de l&amp;rsquo;&amp;eacute;vacuation des surplus doit se porter vers les pays connaissant leurs pics de consommation &amp;agrave; la p&amp;eacute;riode hivernale. &lt;strong&gt;Le projet le plus cr&amp;eacute;dible semble donc &amp;ecirc;tre l&amp;rsquo;interconnexion envisag&amp;eacute;e avec l&amp;rsquo;Europe, via Chypre et la Gr&amp;egrave;ce&lt;/strong&gt;, pour lequel un premier MoU a &amp;eacute;t&amp;eacute; sign&amp;eacute; en f&amp;eacute;vrier 2017 entre EEHC et CCEAI (Cyprus Company Euro Africa Interconnector). Le projet consiste en &lt;strong&gt;un c&amp;acirc;ble terrestre et sous-marin d&amp;rsquo;une longueur de 1,700 km (capacit&amp;eacute; : 2,000MW ; transmission : 17,5TWh)&lt;/strong&gt; et le montant total du projet est estim&amp;eacute; &amp;agrave; 4 mds$ (connexion Gr&amp;egrave;ce et Chypre incluse) et les premi&amp;egrave;res &amp;eacute;tudes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; remises en juin 2018.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;La lib&amp;eacute;ralisation du secteur se poursuit pour maintenir la dynamique de transformation du secteur&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Avant m&amp;ecirc;me le lancement du programme d&amp;rsquo;ajustement du FMI, l&amp;rsquo;Egypte, a initi&amp;eacute; la privatisation du secteur &lt;strong&gt;afin de le rendre plus comp&amp;eacute;titif et attirer les investissements dans le processus de modernisation&lt;/strong&gt;. En 2015, le gouvernement a ainsi approuv&amp;eacute; la loi 87/2015 pour restructurer le march&amp;eacute; sur une p&amp;eacute;riode de huit ans devant aboutir &lt;strong&gt;&amp;agrave; terme &amp;agrave; s&amp;eacute;parer les activit&amp;eacute;s de transport (EETC) des activit&amp;eacute;s de g&amp;eacute;n&amp;eacute;ration et de distribution (EEHC). EETC devrait progressivement devenir un op&amp;eacute;rateur ind&amp;eacute;pendant&lt;/strong&gt; via la cr&amp;eacute;ation de deux march&amp;eacute;s : l&amp;rsquo;un o&amp;ugrave; les grands consommateurs pourront directement se fournir en &amp;eacute;lectricit&amp;eacute; chez les compagnies g&amp;eacute;n&amp;eacute;ratrices, le second, r&amp;eacute;gul&amp;eacute;, o&amp;ugrave; les consommateurs s&amp;rsquo;adresseront directement aux entreprises de distribution.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Dans le cadre du programme FMI engag&amp;eacute; en novembre 2016, &lt;strong&gt;le gouvernement m&amp;egrave;ne une politique de r&amp;eacute;duction des subventions publiques&lt;/strong&gt; afin de r&amp;eacute;allouer une partie de ces fonds vers les investissements pour la g&amp;eacute;n&amp;eacute;ration, le r&amp;eacute;seau et la distribution. &lt;strong&gt;Les prix de l&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; ont ainsi poursuivi leur hausse (26,6% en moyenne) en juin 2018, la troisi&amp;egrave;me depuis le d&amp;eacute;but du programme du FMI&lt;/strong&gt;. Pour le secteur r&amp;eacute;sidentiel, elle est comprise entre 7% et 69% en fonction des tranches de consommation, tandis que pour le secteur non r&amp;eacute;sidentiel, elle s&amp;rsquo;&amp;eacute;chelonne de 7 &amp;agrave; 22%. &lt;strong&gt;L&amp;rsquo;objectif de suppression d&amp;eacute;finitive des subventions a &amp;eacute;t&amp;eacute; fix&amp;eacute; &amp;agrave; juin 2022&lt;/strong&gt;, en raison de son fort impact social et &amp;eacute;conomique. &lt;strong&gt;Le montant des subventions au secteur &amp;eacute;tait de 32 mds LE en 2017/18&lt;/strong&gt; (2,6% des d&amp;eacute;penses budg&amp;eacute;taires), la baisse intervenue devrait permettre de le diviser par deux &amp;agrave; &lt;strong&gt;16 mds LE en 2018/19&lt;/strong&gt; (1,1% des d&amp;eacute;penses budg&amp;eacute;taires).&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/32f40ebd-5744-4d66-8f57-961eb5fafef3/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>04fa3101-6d79-4f07-9ec2-63be40099d00</id><title type="text">Le secteur de l'électricité à nouveau capable de soutenir le développement économique </title><summary type="text">L’Egypte disposait en juin 2018 de 46 GW de capacités installées, contre 39 GW en juin 2016, soit une croissance de 18% sur deux ans en raison des grands projets menés dans le secteur. L’Egypte dispose d’un excellent taux de connexion avec plus de 99% des ménages et 34,5 M de clients en 2018 (ménages, entreprises et administrations). Le renforcement des capacités de génération permet désormais d’éviter les coupures, même lors des périodes de pic entre les mois de juin et août (le pic de consommation se situe aux environs de 29,5 GW tandis que les capacités installées peuvent supporter jusqu’à 30,8 GW simultanément). La situation s’est donc nettement améliorée depuis les années 2013-15, époque à laquelle les coupures étaient fréquentes et généralisées du fait de la faiblesse des capacités installées (32GW en juin 2014) et des dysfonctionnements du réseau, source de pertes importantes.Le ministère de l’Electricité a autorité sur les trois principaux acteurs du secteur :EEHC (Egyptian</summary><updated>2018-08-28T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/08/28/le-secteur-de-l-electricite-a-nouveau-capable-de-soutenir-le-developpement-economique" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L&amp;rsquo;Egypte disposait en juin 2018 de &lt;strong&gt;46 GW de capacit&amp;eacute;s install&amp;eacute;es, contre 39 GW en juin 2016, soit une croissance de 18% sur deux ans&lt;/strong&gt; en raison des grands projets men&amp;eacute;s dans le secteur. L&amp;rsquo;Egypte dispose d&amp;rsquo;un &lt;strong&gt;excellent taux de connexion avec plus de 99% des m&amp;eacute;nages et 34,5 M de clients en 2018&lt;/strong&gt; (m&amp;eacute;nages, entreprises et administrations). Le renforcement des capacit&amp;eacute;s de g&amp;eacute;n&amp;eacute;ration permet d&amp;eacute;sormais d&amp;rsquo;&amp;eacute;viter les coupures, m&amp;ecirc;me lors des p&amp;eacute;riodes de pic entre les mois de juin et ao&amp;ucirc;t (le pic de consommation se situe aux environs de 29,5 GW tandis que les capacit&amp;eacute;s install&amp;eacute;es peuvent supporter jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; 30,8 GW simultan&amp;eacute;ment). La situation s&amp;rsquo;est donc nettement am&amp;eacute;lior&amp;eacute;e depuis les ann&amp;eacute;es &lt;strong&gt;2013-15, &amp;eacute;poque &amp;agrave; laquelle les coupures &amp;eacute;taient fr&amp;eacute;quentes et g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralis&amp;eacute;es du fait de la faiblesse des capacit&amp;eacute;s install&amp;eacute;es&lt;/strong&gt; (32GW en juin 2014) et des dysfonctionnements du r&amp;eacute;seau, source de pertes importantes.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le minist&amp;egrave;re de l&amp;rsquo;Electricit&amp;eacute; a autorit&amp;eacute; sur les trois principaux acteurs du secteur :&lt;/p&gt;
&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;
&lt;li style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;EEHC&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Egyptian Electricity Holging Company&lt;/em&gt;) est la holding publique en charge des &lt;strong&gt;activit&amp;eacute;s de g&amp;eacute;n&amp;eacute;ration thermiques&lt;/strong&gt; (gaz, fuel, charbon) et hydro&amp;eacute;lectriques (hors producteurs ind&amp;eacute;pendants et par l&amp;rsquo;interm&amp;eacute;diaire de cinq soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s avec pr&amp;eacute;rogatives g&amp;eacute;ographiques et d'une soci&amp;eacute;t&amp;eacute; pour l&amp;rsquo;hydro&amp;eacute;lectricit&amp;eacute;), de &lt;strong&gt;transport&lt;/strong&gt; (via une soci&amp;eacute;t&amp;eacute; en situation de monopole, &lt;strong&gt;EETC&lt;/strong&gt; : &lt;em&gt;Egyptian Electricity Transmission Company&lt;/em&gt;) et de distribution (via 9 soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s avec pr&amp;eacute;rogatives g&amp;eacute;ographiques). EEHC est &amp;eacute;galement exclusivement en charge du rachat d&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; aux producteurs d&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie ind&amp;eacute;pendants (IPP), dont les trois premiers ont &amp;eacute;t&amp;eacute; instaur&amp;eacute;s en BOT au d&amp;eacute;but des ann&amp;eacute;es 2000.&lt;/li&gt;
&lt;li style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;NREA&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;New and Renewable Energy Authority&lt;/em&gt;) est charg&amp;eacute;e des &lt;strong&gt;projets de production &amp;agrave; partir d&amp;rsquo;&amp;eacute;nergies renouvelables&lt;/strong&gt; pour atteindre l&amp;rsquo;objectif des 20% du mix &amp;eacute;lectrique d&amp;rsquo;ici 2022.&lt;/li&gt;
&lt;li style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;NPPA&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Nuclear Power Plants Authority&lt;/em&gt;) charg&amp;eacute;e du &lt;strong&gt;projet de centrale nucl&amp;eacute;aire de Dabaa&lt;/strong&gt; relanc&amp;eacute; en 2015 avec Rosatom (4,8 GW d&amp;rsquo;ici 2029).&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;La consommation par habitant a &amp;eacute;t&amp;eacute; multipli&amp;eacute;e par cinq en quarante ans&lt;/strong&gt;, passant de 0,375 &amp;agrave; 1,95 MWh entre 1980 et 2018. La r&amp;eacute;partition de la consommation des &lt;strong&gt;189 TWh produits sur l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e fiscale 2016/17&lt;/strong&gt; par EEHC est la suivante : &lt;strong&gt;150,3 TWh&lt;/strong&gt; (86% de la production annuelle) sont vendus &lt;strong&gt;aux 9 entreprises de distribution, 24,27&lt;/strong&gt; (12,8%) sont vendus &lt;strong&gt;aux grands consommateurs et 14&lt;/strong&gt; (7,4%) &lt;strong&gt;sont perdus&lt;/strong&gt; entre les centres de g&amp;eacute;n&amp;eacute;ration et le r&amp;eacute;seau de transports.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Pour les grands consommateurs, &lt;strong&gt;les grandes industries sont le client principal d&amp;rsquo;EETC&lt;/strong&gt; avec 21,82 TW du total. Viennent ensuite l&amp;rsquo;agriculture, les services municipaux, les b&amp;acirc;timents administratifs et les exportations. &lt;strong&gt;Pour les distributeurs, les m&amp;eacute;nages repr&amp;eacute;sentent le client principal&lt;/strong&gt; avec 64.1 TWh (42,6%), devant les industries avec 19.6 TWh (13%) et les services municipaux avec 14.3 TWh (9,5%). Pour le reste, 22,6 TWh (15,1%) sont perdus sur le r&amp;eacute;seau et 9,5 TWh (6,3%) sont distribu&amp;eacute;s gratuitement (centres de jeunesse) ou vol&amp;eacute;s.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Afin d&amp;rsquo;&lt;strong&gt;optimiser la distribution&lt;/strong&gt;, le minist&amp;egrave;re de l&amp;rsquo;Electricit&amp;eacute; a lanc&amp;eacute; en juillet 2016 &lt;strong&gt;un programme de fourniture de compteurs intelligents aux usagers&lt;/strong&gt; (transmission des donn&amp;eacute;es aux centres de distribution afin d&amp;rsquo;adapter l&amp;rsquo;approvisionnement en temps r&amp;eacute;el). Ce programme, &lt;strong&gt;d&amp;rsquo;un budget de 60 Mds LE (3,4 Mds USD), doit permettre d&amp;rsquo;&amp;eacute;quiper 20 M de clients en dix ans&lt;/strong&gt; (soit la moiti&amp;eacute; des compteurs du r&amp;eacute;seau &amp;agrave; ce terme).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Les pertes sur l&amp;rsquo;ensemble du r&amp;eacute;seau (transmission et distribution) s&amp;rsquo;&amp;eacute;l&amp;egrave;veraient &amp;agrave; 20,1% du total de l&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; g&amp;eacute;n&amp;eacute;r&amp;eacute;e en 2016/17 contre 15.7% en 2012/13&lt;/strong&gt;. Cette augmentation malgr&amp;eacute; les travaux entrepris pourrait s&amp;rsquo;expliquer par un meilleur suivi de l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; du r&amp;eacute;seau. Le cumul des pertes et les probl&amp;egrave;mes d&amp;rsquo;approvisionnement des nouvelles villes et zones industrielles n&amp;eacute;cessitent de moderniser le r&amp;eacute;seau pour &amp;eacute;tendre et optimiser la distribution. Ainsi le gouvernement &lt;strong&gt;s&amp;rsquo;est engag&amp;eacute; en mai 2018 &amp;agrave; investir 25 Mds LE (1,4 Mds $) d&amp;rsquo;ici 2020 dans un programme de modernisation globale&lt;/strong&gt; du r&amp;eacute;seau de transport d&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute;.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/04fa3101-6d79-4f07-9ec2-63be40099d00/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>8ba5e720-2e6a-4904-b9a3-c2969289ca48</id><title type="text">Lettre économique d'Egypte n°87 - Août 2018</title><summary type="text">Au sommaire de ce numéro de la lettre économique :Le FMI achève sa trosième revue du programme de réformesLe secteur de l'électricité à nouveau capable de soutenir le développement économiqueLa création d'un fonds souverain égyptien ("Fonds Misr")</summary><updated>2018-08-26T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/08/26/lettre-economique-d-egypte-n-87-aout-2018" /><content type="html">&lt;p&gt;Au sommaire de ce num&amp;eacute;ro de la lettre &amp;eacute;conomique :&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;Le FMI ach&amp;egrave;ve sa trosi&amp;egrave;me revue du programme de r&amp;eacute;formes&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le secteur de l'&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; &amp;agrave; nouveau capable de soutenir le d&amp;eacute;veloppement &amp;eacute;conomique&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La cr&amp;eacute;ation d'un fonds souverain &amp;eacute;gyptien ("Fonds Misr")&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/8ba5e720-2e6a-4904-b9a3-c2969289ca48/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>472881e8-4355-4a82-b1fe-d74e1865a86f</id><title type="text">Le secteur pétrolier en Egypte</title><summary type="text">L’Egypte dispose de réserves prouvées de 3,3 Mds de barils de pétrole en 2017 : les 6ème d’Afrique (derrière la Libye, le Nigéria, l’Algérie, l’Angola et le Soudan du Sud), soit 0,2% des réserves mondiales et moins de 14 années de réserve au rythme de consommation actuel. Depuis le pic de production de 1996 avec 922.000 barils/jour, la production diminue progressivement (-5,4 % entre 2007 et 2017) tandis que la consommation ne cesse de croitre en cycle long (+27,1 % entre 2007 et 2017), accompagnant la croissance démographique et les habitudes de consommation (+59% de voitures immatriculées entre 2007 et 2017).L’Egypte est le premier consommateur d’Afrique avec 816.000 barils/jour en 2017. Si la consommation a légèrement baissé en 2017, la tendance lourde devrait être à la croissance de la consommation dans les prochaines années (1M de b/j en 2023 se lon les projections de l’International Energy Association pour un niveau de production à 440.000 b/j). L’Egypte, devenue importateur </summary><updated>2018-07-17T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/07/17/le-secteur-petrolier-en-egypte" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L&amp;rsquo;Egypte dispose de &lt;strong&gt;r&amp;eacute;serves prouv&amp;eacute;es de 3,3 Mds de barils de p&amp;eacute;trole en 2017&lt;/strong&gt; : les 6&amp;egrave;me d&amp;rsquo;Afrique (derri&amp;egrave;re la Libye, le Nig&amp;eacute;ria, l&amp;rsquo;Alg&amp;eacute;rie, l&amp;rsquo;Angola et le Soudan du Sud), soit 0,2% des r&amp;eacute;serves mondiales et &lt;strong&gt;moins de 14 ann&amp;eacute;es de r&amp;eacute;serve au rythme de consommation actuel&lt;/strong&gt;. Depuis le pic de production de 1996 avec 922.000 barils/jour, &lt;strong&gt;la production diminue progressivement (-5,4 % entre 2007 et 2017) tandis que la consommation ne cesse de croitre en cycle long (+27,1 % entre 2007 et 2017)&lt;/strong&gt;, accompagnant la croissance d&amp;eacute;mographique et les habitudes de consommation (+59% de voitures immatricul&amp;eacute;es entre 2007 et 2017).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;L&amp;rsquo;Egypte est le premier consommateur d&amp;rsquo;Afrique avec 816.000 barils/jour en 2017&lt;/strong&gt;. Si la consommation a l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement baiss&amp;eacute; en 2017, &lt;strong&gt;la tendance lourde devrait &amp;ecirc;tre &amp;agrave; la croissance de la consommation dans les prochaines ann&amp;eacute;es&lt;/strong&gt; (1M de b/j en 2023 se lon les projections de l&amp;rsquo;International Energy Association pour un niveau de production &amp;agrave; 440.000 b/j). L&amp;rsquo;Egypte, devenue importateur net de p&amp;eacute;trole en valeur depuis 2010, devrait donc connaitre un &lt;strong&gt;accroissement de son d&amp;eacute;ficit commercial p&amp;eacute;trolier &amp;ndash; en moyenne 3,3 Mds USD par an entre 2012 et 2017&lt;/strong&gt; - dans les prochaines ann&amp;eacute;es.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Depuis 1977, l&amp;rsquo;Egypte est &amp;eacute;galement un acteur important dans les services de transport de p&amp;eacute;trole brut avec &lt;strong&gt;l&amp;rsquo;ol&amp;eacute;oduc du SUMED entre Ain Sokhna (mer rouge) et Alexandrie (320 km). Avec une capacit&amp;eacute; de 2,5 M b/j, cet ol&amp;eacute;oduc (d&amp;eacute;tenu par l&amp;rsquo;Egypte : 50% ; l&amp;rsquo;Arabie Saoudite : 15% ; les EAU : 15% ; le Koweit 5% ; le Qatar : 5%)&lt;/strong&gt; assure un flux de p&amp;eacute;trole continu depuis les pays du Golfe vers l&amp;rsquo;Europe disposant notamment de l&amp;rsquo;un des plus grands terminaux p&amp;eacute;troliers de M&amp;eacute;diterran&amp;eacute;e, Sidi Krir (capacit&amp;eacute; de chargement de 5 tankers simultan&amp;eacute;ment). Il est principalement utilis&amp;eacute; par les p&amp;eacute;troliers VLCC et ULCC (&lt;em&gt;Very and Ultra Large Crude Carrier&lt;/em&gt;) dont l&amp;rsquo;all&amp;egrave;gement est n&amp;eacute;cessaire pour la travers&amp;eacute;e du Canal de Suez.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;L&amp;rsquo;Egypte dispose de trois bassins de production principaux. La r&amp;eacute;gion du Golfe de Suez, dont la production repr&amp;eacute;sente 40% du volume total en 2017 &lt;/strong&gt;(offshore et on-shore)&lt;strong&gt; a connu une chute de sa production de 20% entre 2010 et 2017&lt;/strong&gt; (313.000 barils/jour &amp;agrave; 253.000). Cette situation a &amp;eacute;t&amp;eacute; aggrav&amp;eacute;e par la fragmentation g&amp;eacute;ographique et le faible volume des puits qui sont en cons&amp;eacute;quence exploit&amp;eacute;s par des producteurs de taille interm&amp;eacute;diaires dont les investissements sont bien plus d&amp;eacute;pendants des conjonctures du march&amp;eacute;. &lt;strong&gt;La situation s&amp;rsquo;est cependant am&amp;eacute;lior&amp;eacute;e ces derniers mois avec la remont&amp;eacute;e des cours qui a relanc&amp;eacute; les activit&amp;eacute;s d&amp;rsquo;exploration&lt;/strong&gt; et les vell&amp;eacute;it&amp;eacute;s d&amp;rsquo;investissements dans l&amp;rsquo;extension des capacit&amp;eacute;s de production.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Le d&amp;eacute;sert occidental, qui repr&amp;eacute;sente 55% de la production en 2017&lt;/strong&gt;, est depuis 2011 la premi&amp;egrave;re r&amp;eacute;gion p&amp;eacute;troli&amp;egrave;re du pays avec des gisements on shore regroup&amp;eacute;s qui ont permis des investissements massifs des super majors (Apache, BP, Eni et Shell) ces derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es. En cons&amp;eacute;quence, &lt;strong&gt;la production r&amp;eacute;gionale a augment&amp;eacute; de 21% entre 2010 et 2017, passant de 290.000 barils/jour en 2010 &amp;agrave; 350.000 en 2017&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;La r&amp;eacute;gion delta du Nil &amp;ndash; M&amp;eacute;diterran&amp;eacute;e (offshore et on shore) repr&amp;eacute;sente 5% de la production &amp;eacute;gyptienne en 2017&lt;/strong&gt;. Celle-ci se fait essentiellement sous forme de condensat en marge de la production des nouveaux champs gaziers de M&amp;eacute;diterran&amp;eacute;e (Atoll et Zohr principalement) &lt;strong&gt;mais les premi&amp;egrave;res estimations des r&amp;eacute;serves font &amp;eacute;tat d&amp;rsquo;un potentiel limit&amp;eacute;&lt;/strong&gt;. Ainsi, le champ d&amp;rsquo;Atoll, exploit&amp;eacute; par BP, serait l&amp;rsquo;un des plus importants avec 31 millions de barils de r&amp;eacute;serves.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Pour l&amp;rsquo;ensemble des activit&amp;eacute;s d&amp;rsquo;exploration et production au nord du 28&amp;egrave;me parall&amp;egrave;le&lt;/strong&gt; (soit l&amp;rsquo;essentiel des sites de production), &lt;strong&gt;les entreprises &amp;eacute;trang&amp;egrave;res doivent n&amp;eacute;cessairement former une co-entreprise avec l&amp;rsquo;entreprise publique EGPC&lt;/strong&gt; : &lt;em&gt;Egyptian General Petroleum Corporation&lt;/em&gt; (EGPC), compagnie p&amp;eacute;troli&amp;egrave;re nationale &amp;eacute;gyptienne fond&amp;eacute;e en 1956. EGPC dispose d&amp;rsquo;une trentaine de filiales et est &amp;eacute;galement en charge de l&amp;rsquo;attribution des permis d&amp;rsquo;exploration et de la commercialisation des produits p&amp;eacute;troliers. Pour l&amp;rsquo;ensemble des activit&amp;eacute;s au sud de ce parall&amp;egrave;le (soit essentiellement des activit&amp;eacute;s d&amp;rsquo;exploration), les entreprises &amp;eacute;trang&amp;egrave;res doivent former une co-entreprise avec le pendant d&amp;rsquo;EGPC pour le sud du pays, GANOPE. Les deux autres acteurs principaux du secteur sont les entreprises publiques &lt;strong&gt;ENPPI&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Engineering for the Petroleum &amp;amp; Process Industries&lt;/em&gt;) soci&amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;rsquo;Ing&amp;eacute;nierie et d&amp;rsquo;&amp;eacute;quipement, et &lt;strong&gt;Petrojet&lt;/strong&gt;, soci&amp;eacute;t&amp;eacute; de g&amp;eacute;nie civil des sites de production et de transformation.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;L&amp;rsquo;Egypte dispose des capacit&amp;eacute;s de raffinage les plus importantes d&amp;rsquo;Afrique avec 732,000 b/j de capacit&amp;eacute;s install&amp;eacute;es, mais seulement 527,000 b/j en capacit&amp;eacute;s op&amp;eacute;rationnelles (production 2017 : 508.000 b/j)&lt;/strong&gt; en raison du sous-investissement de modernisation des derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es. Alors m&amp;ecirc;me que la consommation de p&amp;eacute;trole a augment&amp;eacute; en moyenne de 3,6% ces dix derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es en Egypte, la production des raffineries a enregistr&amp;eacute; un recul moyen de 2% sur la m&amp;ecirc;me p&amp;eacute;riode. Cet &amp;eacute;cart croissant entraine donc un recours de plus en plus massif aux fournisseurs ext&amp;eacute;rieurs et les importations de p&amp;eacute;trole et produits p&amp;eacute;troliers en volume auraient augment&amp;eacute; de 201% entre 2007 et 2017 tandis que les exportations ont l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement diminu&amp;eacute;. Le manque de capacit&amp;eacute;s op&amp;eacute;rationnelles des raffineries impose ainsi un recours croissant aux produits raffin&amp;eacute;s &amp;ndash; et dans une moindre mesure au p&amp;eacute;trole brut l&amp;eacute;ger - alors m&amp;ecirc;me que l&amp;rsquo;Egypte doit exporter une partie de son p&amp;eacute;trole lourd qu&amp;rsquo;elle ne peut raffiner (incapacit&amp;eacute; &amp;agrave; traiter les tr&amp;egrave;s hautes teneurs en souffre notamment).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Afin d&amp;rsquo;endiguer ce ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;ne, le minist&amp;egrave;re du p&amp;eacute;trole a lanc&amp;eacute; d&amp;eacute;but 2017 un vaste plan de modernisation et d&amp;rsquo;extension &amp;ndash; estim&amp;eacute; par son minist&amp;egrave;re &amp;agrave; 8 Mds USD - des raffineries &amp;eacute;gyptiennes. Ce plan doit permettre d&amp;rsquo;ici 2022 de &lt;strong&gt;r&amp;eacute;duire la part du p&amp;eacute;trole consomm&amp;eacute; en Egypte non trait&amp;eacute; par les raffineries de 35% en 2016 &amp;agrave; 5%&lt;/strong&gt;. Le projet le plus embl&amp;eacute;matique est &amp;agrave; ce titre celui de la raffinerie de Mostodor, de l&amp;rsquo;&lt;em&gt;Egyptian Refining Company&lt;/em&gt; (ERC) &amp;agrave; 4,3 Mds$ qui doit entrer en service d&amp;eacute;but 2019.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;L&amp;rsquo;industrie p&amp;eacute;trochimique &amp;eacute;gyptienne - 3% du PIB en 2017 et 12% de la production industrielle&lt;/strong&gt; - a &amp;eacute;t&amp;eacute; affect&amp;eacute;e ces derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es par la chute de la production de gaz naturel (chute d&amp;rsquo;un tiers de la production entre 2011 et 2016). Sans ce compl&amp;eacute;ment essentiel aux produits p&amp;eacute;troliers dans cette industrie, &lt;strong&gt;la production effective de produits p&amp;eacute;trochimique serait descendue &amp;agrave; 51% des capacit&amp;eacute;s install&amp;eacute;es sur la m&amp;ecirc;me p&amp;eacute;riode&lt;/strong&gt;. La reprise de l&amp;rsquo;amont gazier depuis 2017 devrait permettre de soutenir la reprise du secteur dans les prochaines ann&amp;eacute;es, prolongeant ainsi &lt;strong&gt;la croissance de 30% (de 31,2 M/t &amp;agrave; 35,5) enregistr&amp;eacute;e entre les ann&amp;eacute;es fiscales 2015/16 et 2016/17.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Cette reprise est n&amp;eacute;cessaire &amp;agrave; l&amp;rsquo;accompagnement de la croissance industrielle (indice de croissance de la production industrielle positif sans discontinuit&amp;eacute; depuis janvier 2017), mais &amp;eacute;galement voulue par le gouvernement &amp;eacute;gyptien afin d&amp;rsquo;int&amp;eacute;grer &lt;strong&gt;une source de revenus plus stable au secteur p&amp;eacute;trolier &amp;eacute;gyptien&lt;/strong&gt; (les cours des produits de la p&amp;eacute;trochimie sont bien plus d&amp;eacute;pendants des &amp;eacute;volutions de la croissance industrielle que du cours du p&amp;eacute;trole). Le gouvernement souhaite ainsi poursuivre son programme de modernisation et d&amp;rsquo;extension dont les &lt;strong&gt;deux r&amp;eacute;alisations depuis 2016 sont le site de production d&amp;rsquo;&amp;eacute;thyl&amp;egrave;ne (480.000 t) de l&amp;rsquo;entreprise publique &amp;eacute;gyptienne Ethydco et l&amp;rsquo;extension du site de Damiette de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; MOPCO (1,3 M.t de fertilisants suppl&amp;eacute;mentaires)&lt;/strong&gt;. Cinq nouvelles extensions de sites sont projet&amp;eacute;es &amp;agrave; court terme par le minist&amp;egrave;re du p&amp;eacute;trole.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le secteur priv&amp;eacute; de la p&amp;eacute;trochimie est aussi un acteur essentiel de la modernisation en cours : en juin 2018, le &lt;strong&gt;projet &lt;em&gt;Tahrir Petrochemicals Complex&lt;/em&gt; d&amp;rsquo;A&amp;iuml;n Sokhna&lt;/strong&gt;, (TPC) a &amp;eacute;t&amp;eacute; sign&amp;eacute; entre les soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s Carbon Holdings (Egypte) et Bechtel (Etats-Unis). D&amp;rsquo;un montant de &lt;strong&gt;10,9 Mds USD&lt;/strong&gt; sur financements chinois, &amp;eacute;gyptiens, am&amp;eacute;ricains, britanniques et allemands, ce projet qui &lt;strong&gt;doit &amp;ecirc;tre achev&amp;eacute; en 2020 devrait repr&amp;eacute;senter &amp;agrave; terme un quart des exportations &amp;eacute;gyptiennes de produits p&amp;eacute;trochimiques pour une production totale de 4 M.t&lt;/strong&gt; (propyl&amp;egrave;ne, &amp;eacute;thyl&amp;egrave;ne, benz&amp;egrave;ne, butadi&amp;egrave;ne). L&amp;rsquo;Egypte exporte d&amp;eacute;j&amp;agrave; vers une cinquantaine de pays (Turquie, France, Arabie Saoudite, Italie et Espagne en sont les principaux destinataires) et ce projet doit lui permettre de confirmer son statut d&amp;rsquo;exportateur (en 2017, les exportations de produits p&amp;eacute;trochimiques comptaient pour 17,1% du total contre 12,1% en 2016).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Dans le cadre du programme d&amp;rsquo;ajustement &amp;eacute;conomique et financier engag&amp;eacute; en 2016 avec le FMI, &lt;strong&gt;les subventions sur les carburants devraient &amp;ecirc;tre supprim&amp;eacute;es d&amp;egrave;s juin 2019&lt;/strong&gt; &amp;ndash; engagement r&amp;eacute;it&amp;eacute;r&amp;eacute; &amp;agrave; l&amp;rsquo;occasion de la revue FMI de juin 2018 &amp;ndash; en raison de leur &lt;strong&gt;poids important sur le budget &amp;eacute;gyptien depuis la d&amp;eacute;valuation de la livre de novembre 2016 (de 2 mds USD sur l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e fiscale 2016/17 &amp;agrave; 6,2 mds pour 2017/18)&lt;/strong&gt;. Le 16 juin dernier, la troisi&amp;egrave;me vague de hausse du prix des carburants - entre 17% et 51% selon les carburants - est donc venue r&amp;eacute;&amp;eacute;quilibrer un d&amp;eacute;ficit aggrav&amp;eacute; de 4 Mds de LE (environ 200 M EUR) &amp;agrave; chaque augmentation de 1 USD du cours mondial du baril de Brent par rapport aux 67 USD pr&amp;eacute;vus par le gouvernement pour l&amp;rsquo;exercice budg&amp;eacute;taire actuel.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Au-del&amp;agrave; de son impact sur le budget &amp;eacute;gyptien, l&amp;rsquo;objectif poursuivi est de rendre l&amp;rsquo;industrie p&amp;eacute;troli&amp;egrave;re comp&amp;eacute;titive gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; une lib&amp;eacute;ralisation progressive permettant l&amp;rsquo;apport de capitaux et d&amp;rsquo;expertise ext&amp;eacute;rieure au secteur. &lt;strong&gt;Le gouvernement a ainsi annonc&amp;eacute; d&amp;eacute;but 2016, et r&amp;eacute;it&amp;eacute;r&amp;eacute; d&amp;eacute;but 2018, sa volont&amp;eacute; de lister des compagnies p&amp;eacute;troli&amp;egrave;res publiques &amp;agrave; la bourse &amp;eacute;gyptienne (EGX 30)&lt;/strong&gt;. Pour la premi&amp;egrave;re phase d&amp;rsquo;introduction en bourse, cinq raffineries et complexes p&amp;eacute;trochimiques auraient &amp;eacute;t&amp;eacute; s&amp;eacute;lectionn&amp;eacute;es par le Minist&amp;egrave;re de l&amp;rsquo;Investissement (MIDOR, Ethydco, Amoc, MOPCO et Enppi). Les entr&amp;eacute;es seraient cependant limit&amp;eacute;es &amp;agrave; 30% du capital des entreprises cot&amp;eacute;es.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;L&amp;rsquo;Egypte tente depuis plusieurs ann&amp;eacute;es de diversifier son mix &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique primaire afin de r&amp;eacute;duire sa d&amp;eacute;pendance au p&amp;eacute;trole&lt;/strong&gt;. La limitation des quotas de fuel pour les entreprises a d&amp;eacute;j&amp;agrave; entrain&amp;eacute; la conversion de nombreuses industries lourdes au gaz combustible, permettant ainsi de faire passer pour la premi&amp;egrave;re fois en 2016 &lt;strong&gt;le gaz naturel comme premier composant du mix &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique primaire (42,4 M de Tonnes Equivalent P&amp;eacute;trole contre 42 millions TEP pour le p&amp;eacute;trole)&lt;/strong&gt;. En 2017, la tendance s&amp;rsquo;est encore accentu&amp;eacute;e avec 48,1 TEP pour le gaz naturel contre 39,7 TEP pour le p&amp;eacute;trole. La mise en service des centrales &amp;agrave; gaz &amp;agrave; cycle combin&amp;eacute; Siemens (14,4 GW) fin 2018 et la mise &amp;agrave; l&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;t cons&amp;eacute;cutive de centrales thermiques au fuel devrait encore accroitre cet &amp;eacute;cart dans les prochaines ann&amp;eacute;es.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Par ailleurs, les autorit&amp;eacute;s cherchent &amp;agrave; d&amp;eacute;velopper les v&amp;eacute;hicules au gaz naturel ou &amp;eacute;lectriques et la suppression progressive des subventions sur les carburants contribue &amp;agrave; ce mouvement, certes d&amp;rsquo;importance &lt;strong&gt;(+250% de conversion de v&amp;eacute;hicules particuliers de l&amp;rsquo;essence au gaz &amp;agrave; la suite des augmentations de juin 2017) mais encore limit&amp;eacute; (environ 35 v&amp;eacute;hicules/jour &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;t&amp;eacute; 2017) en raison du manque de stations-services GPL&lt;/strong&gt;. Le d&amp;eacute;veloppement des v&amp;eacute;hicules &amp;eacute;lectriques pourrait &amp;eacute;galement accompagner ce mouvement &amp;agrave; l&amp;rsquo;initiative de l&amp;rsquo;&lt;strong&gt;entreprise Revolta, qui a lanc&amp;eacute; en f&amp;eacute;vrier 2018 un programme d&amp;rsquo;installation de 300 bornes de recharge &amp;eacute;lectriques (&lt;em&gt;EV Link&lt;/em&gt;)&lt;/strong&gt; dans les stations-services &amp;eacute;gyptiennes d&amp;rsquo;ici 2020 ainsi que l&amp;rsquo;achat de 1000 v&amp;eacute;hicules &amp;eacute;lectriques.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/472881e8-4355-4a82-b1fe-d74e1865a86f/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>73f85ec7-1af9-46e6-829d-c5943f6382c5</id><title type="text">Lettre économique d'Egypte n°86 - Juillet 2018</title><summary type="text">Au sommaire de ce numéro de la lettre économique :La déclaration de politique générale de Mostafa MadbouliLe budget pour l'année 2018/19La balance des paiements au terme du T3 2017/18Le secteur pétrolier en Egypte</summary><updated>2018-07-16T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/07/16/lettre-economique-d-egypte-n-86-juillet-2018" /><content type="html">&lt;p&gt;Au sommaire de ce num&amp;eacute;ro de la lettre &amp;eacute;conomique :&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;La d&amp;eacute;claration de politique g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale de Mostafa Madbouli&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le budget pour l'ann&amp;eacute;e 2018/19&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La balance des paiements au terme du T3 2017/18&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le secteur p&amp;eacute;trolier en Egypte&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/73f85ec7-1af9-46e6-829d-c5943f6382c5/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>e7659175-9749-4c65-b033-aeea70546fd0</id><title type="text">Trésor-Éco n° 224 - Péages urbains : quels enseignements des expériences étrangères ?</title><summary type="text">L'usage de l'automobile induit des coûts pour la société, notamment liés aux émissions de gaz à effets de serre, aux embouteillages et à la pollution de l'air. </summary><updated>2018-07-06T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/07/06/tresor-eco-n-224-peages-urbains-quels-enseignements-des-experiences-etrangeres" /><content type="html">&lt;p&gt;L'usage de l'automobile induit des co&amp;ucirc;ts pour la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;, notamment li&amp;eacute;s aux &amp;eacute;missions de gaz &amp;agrave; effets de serre, aux embouteillages et &amp;agrave; la pollution de l'air. L'efficacit&amp;eacute; &amp;eacute;conomique requiert que le co&amp;ucirc;t de la circulation pour l'automobiliste refl&amp;egrave;te ces co&amp;ucirc;ts externes, en plus des co&amp;ucirc;ts priv&amp;eacute;s (achat, entretien et carburant du v&amp;eacute;hicule). Ce n'est pas le cas en France : en moyenne, les automobilistes ne paient pas le co&amp;ucirc;t social de leurs d&amp;eacute;placements, en particulier en zones urbaines o&amp;ugrave; la congestion est plus marqu&amp;eacute;e et o&amp;ugrave; la pollution locale affecte plus de monde. Cela conduit &amp;agrave; une surutilisation de l'automobile, et &amp;agrave; une perte de bien-&amp;ecirc;tre pour la collectivit&amp;eacute;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&amp;eacute;sorber cette sous-tarification de l'usage de l'automobile en zones urbaines denses, plusieurs villes &amp;eacute;trang&amp;egrave;res, comme Singapour, Stockholm, G&amp;ouml;teborg, Londres, Rome ou Milan ont mis en place des p&amp;eacute;ages urbains. Des &amp;eacute;tudes r&amp;eacute;alis&amp;eacute;es &amp;agrave; Londres et Stockholm confirment qu'ils ont permis de faire baisser les embouteillages et la pollution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les exp&amp;eacute;riences &amp;eacute;trang&amp;egrave;res montrent que, pour &amp;ecirc;tre efficaces, les p&amp;eacute;ages doivent remplir certaines conditions : l'utilisation de technologies embarqu&amp;eacute;es ; l'installation des p&amp;eacute;ages dans des zones suffisamment peupl&amp;eacute;es ; l'absence de limitation dans le temps de fa&amp;ccedil;on &amp;agrave; garantir le retour sur investissement ; la mise en place d'une grille de tarifs pr&amp;eacute;visible pour les usagers et qui ne fasse pas l'objet d'exon&amp;eacute;rations ; enfin, l'accompagnement des p&amp;eacute;ages par un renforcement de l'offre de transports si n&amp;eacute;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs mesures peuvent aussi faciliter l'acceptabilit&amp;eacute; des p&amp;eacute;ages urbains par la population, parmi lesquelles des campagnes de communication sur leurs effets positifs en termes de baisse de la congestion et de la pollution ; la prise en charge publique des &amp;eacute;quipements embarqu&amp;eacute;s (&amp;agrave; condition que le co&amp;ucirc;t budg&amp;eacute;taire reste limit&amp;eacute;) ; ou bien encore des mesures de compensation pour les m&amp;eacute;nages modestes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article 65 de la loi Grenelle 2 autorise la mise en place de p&amp;eacute;ages urbains par les collectivit&amp;eacute;s locales, mais seulement pour une dur&amp;eacute;e de 3 ans, ce qui para&amp;icirc;t trop court pour pouvoir amortir les investissements et qui explique en partie l'absence de p&amp;eacute;ages urbains en France &amp;agrave; ce jour.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img class="marge" title="Tr&amp;eacute;sor-&amp;Eacute;co n&amp;deg; 224" src="/Articles/e7659175-9749-4c65-b033-aeea70546fd0/images/f7c03cca-5786-44d0-b296-a4f30bc76a43" alt="Tr&amp;eacute;sor-&amp;Eacute;co n&amp;deg; 224" /&gt;&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/e7659175-9749-4c65-b033-aeea70546fd0/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>4453ef25-ecd1-45d9-97ab-7f4952854f51</id><title type="text">Trésor-Economics No. 224 - Lessons from foreign urban charging schemes</title><summary type="text">Car use generates costs for society in terms of greenhouse gas emissions, traffic jams and air pollution. In order to ensure economic efficiency, the cost of driving for car users should reflect these external costs alongside private costs (car purchase, repairs and fuel). This is currently not the case in France where, most of the time, car users do not pay for the social cost of their rides. This is especially true in urban areas where congestion is the heaviest and where more people are affected by local pollution. This leads to an overuse of cars and a reduced wellbeing for the community.With the aim to offsetting the under-pricing of car use in densely-populated urban areas, various cities around the world such as Singapore, Stockholm, Gothenburg, London, Rome and Milan have introduced congestion charges. Several studies conducted in London and Stockholm show that the implementation of such urban charging schemes can reduce both traffic jams and pollution levels.These foreig</summary><updated>2018-07-04T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/10/15/tresor-economics-no-224-lessons-from-foreign-urban-charging-schemes" /><content type="html">&lt;p&gt;Car use generates costs for society in terms of greenhouse gas emissions, traffic jams and air pollution. In order to ensure economic efficiency, the cost of driving for car users should reflect these external costs alongside private costs (car purchase, repairs and fuel). This is currently not the case in France where, most of the time, car users do not pay for the social cost of their rides. This is especially true in urban areas where congestion is the heaviest and where more people are affected by local pollution. This leads to an overuse of cars and a reduced wellbeing for the community.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;With the aim to offsetting the under-pricing of car use in densely-populated urban areas, various cities around the world such as Singapore, Stockholm, Gothenburg, London, Rome and Milan have introduced congestion charges. Several studies conducted in London and Stockholm show that the implementation of such urban charging schemes can reduce both traffic jams and pollution levels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;These foreign experiments have revealed that urban charging schemes must fulfil a number of conditions in order to be effective. These include using in-vehicle technologies, limiting their implementation to highly populated areas, charging schemes not being time-bound so as to ensure financial and socioeconomic return on investment, a transparent price grid for car users without any exemptions and, lastly, improving the public transport system.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Several measures can foster the acceptance of urban charging schemes by the population, such as information campaigns displaying the reduction in congestion and pollution enabled by those schemes, government subsidies for in-vehicle equipment (insofar as the public cost is reasonable), and social measures for low-income households.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article 65 of the French Grenelle 2 Act allows the implementation of urban tolls by French local authorities. However, they are limited to three years, a maximum duration that seems way too short for recouping the cost of the investments, which explains in a large part why cities in France have not yet implemented urban charges.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img class="marge" title="Tr&amp;eacute;sor-Economics No. 224" src="/Articles/4453ef25-ecd1-45d9-97ab-7f4952854f51/images/72b84c52-0e04-43f3-a94b-fc6321dc225d" alt="Tr&amp;eacute;sor-Economics No. 224" /&gt;&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/4453ef25-ecd1-45d9-97ab-7f4952854f51/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>ccfb9122-6389-4680-925b-744ff7f94f18</id><title type="text">Le secteur ferroviaire égyptien </title><summary type="text">Etendu sur plus de 5500 kilomètres, le réseau ferroviaire égyptien est le troisième plus vaste du Moyen-Orient (derrière l’Iran et la Turquie). Emprunté par près de 500 millions de passagers chaque année, ce réseau très sollicité qui selon le ministre des Transports « n’a pas été développé depuis 60 ans » est régulièrement l’objet de critiques sur la vétusté et les carences de maintenance des infrastructures qui provoqueraient environ un millier d’accidents ferroviaires chaque année. Afin de moderniser et étendre le réseau, le gouvernement a choisi de se tourner vers le secteur privé, qui doit apporter l’expertise et les financements nécessaires. C’est le sens de la réforme du secteur ferroviaire, adoptée le 2 avril 2018, qui met fin au monopole de l’Egyptian National Railways Authority (ENR) pour l’opération de lignes ferroviaires.En application de la demande présidentielle de mars 2018 d’un plan d’investissement massif de modernisation, le ministre des Transports a lancé un progr</summary><updated>2018-06-24T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/06/24/le-secteur-ferroviaire-egyptien" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Etendu sur plus de &lt;strong&gt;5500 kilom&amp;egrave;tres&lt;/strong&gt;, le r&amp;eacute;seau ferroviaire &amp;eacute;gyptien est le troisi&amp;egrave;me plus vaste du Moyen-Orient (derri&amp;egrave;re l&amp;rsquo;Iran et la Turquie). Emprunt&amp;eacute; par pr&amp;egrave;s de &lt;strong&gt;500 millions de passagers&lt;/strong&gt; chaque ann&amp;eacute;e, ce r&amp;eacute;seau tr&amp;egrave;s sollicit&amp;eacute; qui selon le ministre des Transports &amp;laquo; n&amp;rsquo;a pas &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;velopp&amp;eacute; depuis 60 ans &amp;raquo; est r&amp;eacute;guli&amp;egrave;rement l&amp;rsquo;objet de critiques sur la v&amp;eacute;tust&amp;eacute; et les carences de maintenance des infrastructures qui provoqueraient environ un millier d&amp;rsquo;accidents ferroviaires chaque ann&amp;eacute;e. &lt;strong&gt;Afin de moderniser et &amp;eacute;tendre le r&amp;eacute;seau, le gouvernement a choisi de se tourner vers le secteur priv&amp;eacute;, qui doit apporter l&amp;rsquo;expertise et les financements n&amp;eacute;cessaires&lt;/strong&gt;. C&amp;rsquo;est le sens de la r&amp;eacute;forme du secteur ferroviaire, adopt&amp;eacute;e le 2 avril 2018, qui met fin au monopole de l&amp;rsquo;&lt;em&gt;Egyptian National Railways Authority&lt;/em&gt; (ENR) pour l&amp;rsquo;op&amp;eacute;ration de lignes ferroviaires.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;En application de la demande pr&amp;eacute;sidentielle de mars 2018 d&amp;rsquo;un plan d&amp;rsquo;investissement massif de modernisation, le ministre des Transports a lanc&amp;eacute; un programme 2018-2022 &amp;agrave; 55 Mds EGP (2,6 Mds EUR) de maintenance des infrastructures, installation de syst&amp;egrave;me de signalisation et communications ainsi que r&amp;eacute;novation et acquisition de mat&amp;eacute;riel roulant&lt;/strong&gt;. La modernisation du r&amp;eacute;seau est cependant engag&amp;eacute;e depuis 2015 avec le lancement avec diff&amp;eacute;rents projets d&amp;rsquo;&amp;eacute;quipements en syst&amp;egrave;mes de signalisation automatis&amp;eacute;s des principaux tron&amp;ccedil;ons : &amp;ndash; Alexandrie - Le Caire ; East port Sa&amp;iuml;d &amp;ndash; Banha ; Le Caire &amp;ndash; Nag Hammadi (actuellement, seuls 15% des syst&amp;egrave;mes de signalisation sont automatis&amp;eacute;s). De m&amp;ecirc;me, pour compenser le d&amp;eacute;ficit de locomotives (816 pour l&amp;rsquo;ensemble du r&amp;eacute;seau, dont les &amp;frac34; ont plus de trente ans), l&amp;rsquo;ENR a sign&amp;eacute; avec General Motors en juin 2017 un contrat de fourniture de 100 locomotives diesel &amp;ndash; fret et passagers &amp;ndash; et de maintenance de 81 locomotives pour un montant de 575 M USD. Les autorit&amp;eacute;s sont &amp;eacute;galement en n&amp;eacute;gociation pour un nouveau contrat de fourniture de 1300 nouveaux wagons (frets et passagers) &amp;agrave; partir de 2018.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Si la construction de lignes r&amp;eacute;gionales dans le delta est bien programm&amp;eacute;e par les autorit&amp;eacute;s, ces derni&amp;egrave;res semblent axer le d&amp;eacute;veloppement futur du ferroviaire sur les lignes mixtes fret et grande vitesse. &lt;strong&gt;Le projet le plus embl&amp;eacute;matique est la LGV mer Rouge &amp;ndash; mer M&amp;eacute;diterran&amp;eacute;e (250 km/h &amp;ndash; 534 km)&lt;/strong&gt;, dont l&amp;rsquo;appel &amp;agrave; d&amp;eacute;claration d&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t a &amp;eacute;t&amp;eacute; lanc&amp;eacute; fin d&amp;eacute;cembre 2017. Il pr&amp;eacute;voit de relier Ain Sokhna (sur la Mer Rouge 60 km au sud de Suez) &amp;agrave; New El Alamein (population cible : 1,7 M d&amp;rsquo;habitants d&amp;rsquo;ici 2030) sur la c&amp;ocirc;te m&amp;eacute;diterran&amp;eacute;enne via la Nouvelle capitale Administrative (population cible 7 M d&amp;rsquo;habitants d&amp;rsquo;ici 2035), la ville du 6 octobre (Ouest du Caire) et Alexandrie. Le Minist&amp;egrave;re des Transports &amp;eacute;tudie &amp;eacute;galement la possibilit&amp;eacute; de d&amp;eacute;velopper &lt;strong&gt;quatre autres tron&amp;ccedil;ons de ligne &amp;agrave; grande vitesse : Le Caire-Louxor (700 km), Louxor-Hurghada (300 km), Louxor-Assouan (200 km) et enfin A&amp;iuml;n-Soukhna - Hurghada (350 km)&lt;/strong&gt;. L&amp;rsquo;objectif est de relier les centres urbains, d&amp;rsquo;activit&amp;eacute;s et touristiques en offrant une alternative au trafic a&amp;eacute;rien. La recherche d&amp;rsquo;investisseurs est le principal enjeu de ces projets que les autorit&amp;eacute;s con&amp;ccedil;oivent comme reposant essentiellement sur le secteur priv&amp;eacute; (investissement, construction, exploitation et maintenance) mais &lt;strong&gt;dont le co&amp;ucirc;t total avoisinerait les 20 &amp;agrave; 25 Mds EUR&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Afin de fluidifier le trafic de marchandises et d&amp;eacute;sengorger rapidement les ports &amp;eacute;gyptiens, les autorit&amp;eacute;s souhaitent que la plupart de ces lignes &amp;agrave; grande vitesse servent &amp;eacute;galement au transport de fret. &lt;strong&gt;Le fret ferroviaire assurait en 2017 moins de 1% du transport de fret en Egypte&lt;/strong&gt; (contre 6% dans les ann&amp;eacute;es 1980) avec un peu plus de 5 millions de tonnes convoy&amp;eacute;es chaque ann&amp;eacute;e. &lt;strong&gt;L&amp;rsquo;objectif fix&amp;eacute; en 2014 dans la strat&amp;eacute;gie Transports du gouvernement est ainsi de passer &amp;agrave; 25 M de tonnes&lt;/strong&gt; de fret transport&amp;eacute;es par voie ferroviaire d&amp;rsquo;ici 2022 gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; une interconnexion des principaux centres logistiques: zones industrielles, ports maritimes et ports secs. Le projet soutenu par la BERD, en partenariat avec des investisseurs priv&amp;eacute;s, de port sec du 6 octobre, &amp;agrave; 30 km &amp;agrave; l&amp;rsquo;ouest du Caire, est au c&amp;oelig;ur de cette strat&amp;eacute;gie et doit atteindre une capacit&amp;eacute; de traitement de 65.000 EVP (&amp;eacute;quivalent vingt pieds) par an (65.000 &amp;agrave; 130.000 conteneurs d&amp;egrave;s 2022-23, connectant ainsi le Port d&amp;rsquo;Alexandrie au grand Caire, et dans un second temps aux zones industrielles du Canal de Suez et de Haute-Egypte.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La volont&amp;eacute; des autorit&amp;eacute;s d&amp;rsquo;impliquer massivement le secteur priv&amp;eacute; dans les futurs projets ferroviaires s&amp;rsquo;explique en grande partie par la situation financi&amp;egrave;re des chemins de fer &amp;eacute;gyptiens qui ne permet ni la maintenance n&amp;eacute;cessaire, ni les investissements projet&amp;eacute;s. En effet, &lt;strong&gt;la dette de l&amp;rsquo;ENR s&amp;rsquo;&amp;eacute;l&amp;egrave;ve d&amp;eacute;but 2018 &amp;agrave; 40 Mds EGP, soit pr&amp;egrave;s de 2 Mds EUR&lt;/strong&gt;. Les d&amp;eacute;penses de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; s&amp;rsquo;&amp;eacute;levaient &amp;agrave; 8,5 Mds EGP (410 M EUR) pour l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e fiscale 2016-2017 tandis que les revenus des ventes de billets &amp;eacute;taient dans le m&amp;ecirc;me temps de 2,2 mds EGP (90 M EUR) et du transport de fret de 300 M EGP (15 M EUR). Le prix des billets, maintenu &amp;agrave; un niveau extr&amp;ecirc;mement faible (Entre 20 cts EUR et 1 EUR pour 100 km en moyenne selon les cat&amp;eacute;gories de trains) et les nombreuses exemptions de cat&amp;eacute;gories de population (seuls 250 M de clients paieraient effectivement leur billet sur les 500 millions d&amp;rsquo;usagers annuels) sont les principales sources du d&amp;eacute;ficit structurel de l&amp;rsquo;ENR. &lt;strong&gt;Face &amp;agrave; cette situation, le ministre des Transports favorise le d&amp;eacute;veloppement des revenus publicitaires issus de l&amp;rsquo;utilisation d&amp;rsquo;espaces des infrastructures ferroviaires (un premier contrat de 62 M EUR a &amp;eacute;t&amp;eacute; sign&amp;eacute; en d&amp;eacute;cembre 2017) et s&amp;rsquo;est exprim&amp;eacute; &amp;agrave; plusieurs reprises en faveur d&amp;rsquo;une augmentation du prix du billet de 15 &amp;agrave; 150% selon les cat&amp;eacute;gories de trains&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/ccfb9122-6389-4680-925b-744ff7f94f18/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>8f912555-f8f9-4d60-a37d-9ea1b13242b1</id><title type="text">Lettre économique d'Egypte n°85 - Juin 2018</title><summary type="text">Au sommaire de ce numéro de la lettre économique :Les nouveaux ministres de la sphère économique du gouvernement MadbouliNouvelles hausses des prix des produits subventionnésLa dette externe de l'Egypte 2016/17Le secteur ferroviaire en EgypteRelance du programme de privatisations</summary><updated>2018-06-23T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/06/25/lettre-economique-d-egypte-n-85-juin-2018" /><content type="html">&lt;p&gt;Au sommaire de ce num&amp;eacute;ro de la lettre &amp;eacute;conomique :&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;Les nouveaux ministres de la sph&amp;egrave;re &amp;eacute;conomique du gouvernement Madbouli&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Nouvelles hausses des prix des produits subventionn&amp;eacute;s&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La dette externe de l'Egypte 2016/17&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le secteur ferroviaire en Egypte&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Relance du programme de privatisations&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/8f912555-f8f9-4d60-a37d-9ea1b13242b1/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>830c82e9-76bb-4b8e-8e03-1b52f0611b64</id><title type="text">Le secteur du gaz en Egypte : production et consommation</title><summary type="text">La production gazière s’est fortement contractée depuis la révolution de 2011 et le pays est passé d’exportateur à importateur net. La mise en exploitation récente de nouveaux sites (les champs de Nooros, Zohr et Atoll et le site de West Nile Delta) devrait cependant permettre au pays d’atteindre à nouveau l’autosuffisance gazière en 2019. Cette embellie du secteur gazier restera cependant provisoire si l’Egypte ne fait pas de nouvelles découvertes et n’accentue pas la diversification de son mix énergétique.L’Egypte dispose d’importantes réserves en gaz naturel, les 18èmes mondiales et les 3èmes en Afrique, derrière le Nigéria et l’Algérie. Les réserves prouvées s’élevaient fin 2016 à 1840 Mds m3 (en dehors du champ de Zohr), soit plus d’une trentaine d’années de production au rythme actuel. La production de gaz était en 2011 de 61,4 Mds m3 (14ème producteur mondial et 2ème producteur africain) mais la situation politique intérieure et les nombreux arriérés de paiements aux compagn</summary><updated>2018-05-20T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/05/20/le-secteur-du-gaz-en-egypte-production-et-consommation" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La production gazi&amp;egrave;re s&amp;rsquo;est fortement contract&amp;eacute;e depuis la r&amp;eacute;volution de 2011 et le pays est pass&amp;eacute; d&amp;rsquo;exportateur &amp;agrave; importateur net. La mise en exploitation r&amp;eacute;cente de nouveaux sites (les champs de Nooros, Zohr et Atoll et le site de West Nile Delta) devrait cependant permettre au pays d&amp;rsquo;atteindre &amp;agrave; nouveau l&amp;rsquo;autosuffisance gazi&amp;egrave;re en 2019. Cette embellie du secteur gazier restera cependant provisoire si l&amp;rsquo;Egypte ne fait pas de nouvelles d&amp;eacute;couvertes et n&amp;rsquo;accentue pas la diversification de son mix &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L&amp;rsquo;Egypte dispose d&amp;rsquo;importantes r&amp;eacute;serves en gaz naturel, les 18&amp;egrave;mes mondiales et les 3&amp;egrave;mes en Afrique, derri&amp;egrave;re le Nig&amp;eacute;ria et l&amp;rsquo;Alg&amp;eacute;rie. &lt;strong&gt;Les r&amp;eacute;serves prouv&amp;eacute;es s&amp;rsquo;&amp;eacute;levaient fin 2016 &amp;agrave; 1840 Mds m3 (en dehors du champ de Zohr)&lt;/strong&gt;, soit plus d&amp;rsquo;une trentaine d&amp;rsquo;ann&amp;eacute;es de production au rythme actuel. &lt;strong&gt;La production de gaz &amp;eacute;tait en 2011 de 61,4 Mds m3&lt;/strong&gt; (14&amp;egrave;me producteur mondial et 2&amp;egrave;me producteur africain) mais la situation politique int&amp;eacute;rieure et les nombreux arri&amp;eacute;r&amp;eacute;s de paiements aux compagnies &amp;eacute;trang&amp;egrave;res ont retard&amp;eacute; les investissements n&amp;eacute;cessaires au maintien et &amp;agrave; la croissance de l&amp;rsquo;infrastructure de production.&lt;strong&gt; Celle-ci a donc chut&amp;eacute; d&amp;rsquo;un tiers entre 2011 et 2016, ann&amp;eacute;e o&amp;ugrave; elle a atteint son point le plus bas avec 41,8 Mds m3.&lt;/strong&gt; Cette chute est &amp;eacute;galement le r&amp;eacute;sultat de la diminution des capacit&amp;eacute;s de production des anciens champs gaziers : entre 15 et 25% selon les champs entre 2011 et 2016.&lt;/p&gt;
&lt;table border="0" width="0" cellspacing="0" cellpadding="0"&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="111"&gt;
&lt;p&gt;en Mds de m3&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;2006&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;2007&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;2008&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;2009&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;2010&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;2011&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;2012&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;2013&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;2014&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;2015&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;2016&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="111"&gt;
&lt;p&gt;production&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;54,7&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;55,7&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;59&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;62,7&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;61,3&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;61,4&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;60,9&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;56,1&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;48,8&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;44,3&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;41,8&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="111"&gt;
&lt;p&gt;consommation&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;36,5&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;38,4&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;40,8&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;42,5&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;45,1&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;49,6&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;52,6&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;51,4&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;48&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;47,8&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;51,3&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="111"&gt;
&lt;p&gt;balance des &amp;eacute;changes&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;16,6&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;16,6&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;17,6&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;18,3&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;13&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;8,6&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;6,2&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;6,3&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;6,5&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;-3,1&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="36"&gt;
&lt;p align="right"&gt;-8,2&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Chiffres de la production et de la consommation de gaz depuis 2006 (&lt;a href="https://yearbook.enerdata.net/natural-gas/gas-consumption-data.html"&gt;Global Energy Statistical Yearbook 2017&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;L&amp;rsquo;exploitation du champ de Nooros (Eni 75%, BP 25%), au nord d&amp;rsquo;Alexandrie, a d&amp;eacute;but&amp;eacute; en 2015 et dispose de r&amp;eacute;serves estim&amp;eacute;es &amp;agrave; 80 Mds m3. La production de ce champ a atteint son plateau d&amp;egrave;s 2017 avec 11 Mds m3&lt;/strong&gt;. Si Nooros a permis en partie de faire face &amp;agrave; la diminution de la production des anciens champs, sa production devrait cependant rapidement d&amp;eacute;cliner apr&amp;egrave;s 2019 et passer sous la barre des 3 Mds m3 par an d&amp;egrave;s 2021.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;L&amp;rsquo;exploitation du site de West Nile Delta par BP et DEA (82,75% et 17,25%) a d&amp;eacute;but&amp;eacute; en avril 2017 sur les champs de Taurus et Libra&lt;/strong&gt;. Le lancement de la phase 2 avec l&amp;rsquo;exploitation de trois autres champs, Giza, Fayoum et Raven est pr&amp;eacute;vu en 2019. &lt;strong&gt;Les r&amp;eacute;serves de ces cinq champs sont estim&amp;eacute;es &amp;agrave; 141 Mds m3, la production actuelle est de 7,2 Mds m3 par an et doit atteindre son plateau en 2020 avec 15,1 Mds m3&lt;/strong&gt;. La production devrait ensuite progressivement diminuer apr&amp;egrave;s 2025.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Le champ de Zohr - Eni (50%), Rosneft (30%), BP (10%) et Mubadala (10%) - d&amp;eacute;couvert en 2015 par ENI, est le plus grand champ gazier de m&amp;eacute;diterran&amp;eacute;e avec des r&amp;eacute;serves estim&amp;eacute;es entre 100 et 850 Mds m3&lt;/strong&gt;. Son exploitation a d&amp;eacute;but&amp;eacute; en d&amp;eacute;cembre 2017 &amp;agrave; un niveau de 3,6 Mds m3 en &amp;eacute;quivalent annuel et devrait atteindre progressivement son &lt;strong&gt;plateau de 29 Mds m3 par an&lt;/strong&gt; &amp;agrave; partir de fin 2019 puis rester stable jusqu&amp;rsquo;en 2040 .&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La phase 1 de l&amp;rsquo;exploitation du &lt;strong&gt;gisement d&amp;rsquo;Atoll&lt;/strong&gt;, d&amp;eacute;couvert par BP en 2015 (qui d&amp;eacute;tient &amp;eacute;galement 100% de la concession), et &lt;strong&gt;dont les r&amp;eacute;serves sont estim&amp;eacute;es &amp;agrave; 85 Mds m3, a d&amp;eacute;but&amp;eacute; en f&amp;eacute;vrier 2018 avec un niveau de production annuelle qui devrait atteindre 3,6 Mds m3 d&amp;egrave;s 2018&lt;/strong&gt;. BP pr&amp;eacute;voit un doublement de la production d&amp;rsquo;Atoll avec le lancement de la phase 2 en 2020.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Au total, en tenant compte de la poursuite du d&amp;eacute;clin des champs anciens, la production de gaz annuelle en Egypte devrait atteindre &lt;strong&gt;62 Mds m3 en 2018 et 72 &amp;agrave; 75 Mds m3&lt;/strong&gt; de 2020 &amp;agrave; 2025. Avec l&amp;rsquo;&amp;eacute;puisement progressif de la plupart des champs en dehors de Zohr, les surplus de production par rapport &amp;agrave; la consommation int&amp;eacute;rieure ne devraient pas se poursuivre apr&amp;egrave;s 2025 en l&amp;rsquo;absence de nouvelles d&amp;eacute;couvertes majeures. De nombreux projets d&amp;rsquo;exploration sont ainsi en cours ou doivent &amp;ecirc;tre lanc&amp;eacute;s prochainement : &lt;strong&gt;EGAS doit publier en juin 2018 des appels d&amp;rsquo;offres pour l&amp;rsquo;exploration de six concessions &lt;em&gt;offshores&lt;/em&gt; et trois concessions &lt;em&gt;onshore&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; et le Minist&amp;egrave;re du p&amp;eacute;trole a sign&amp;eacute; un accord avec Schlumberger en f&amp;eacute;vrier 2018 pour mener des observations sismiques pr&amp;eacute;liminaires dans le Golfe de Suez.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;La consommation de gaz en Egypte &amp;eacute;tait en 2016 de 51,3 Mds m3 (2017 se situerait entre 55 et 57 Mds m3), r&amp;eacute;partis entre la production d&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; (67%), l&amp;rsquo;Industrie (30%) et les m&amp;eacute;nages (3%)&lt;/strong&gt;. La part de la consommation industrielle devrait diminuer dans le cadre de la strat&amp;eacute;gie&lt;em&gt; Integrated and Sustainable Energy 2035&lt;/em&gt; (objectif de r&amp;eacute;duction de la croissance de la consommation d&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie de 18%&amp;nbsp; dans l&amp;rsquo;Industrie entre 2016 et 2035) adopt&amp;eacute;e dans le cadre des recommandations du FMI sur l&amp;rsquo;efficacit&amp;eacute; &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique. &lt;strong&gt;La part destin&amp;eacute;e &amp;agrave; la production d&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; devrait en revanche fortement croitre avec l&amp;rsquo;augmentation pr&amp;eacute;vue de la production d&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; &amp;agrave; 60 GW en 2022 contre 35 GW en 2016&lt;/strong&gt;, notamment gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; la mise en route progressive &amp;agrave; partir de mi-2018 des trois centrales &amp;agrave; gaz &amp;agrave; cycle combin&amp;eacute; Siemens. De m&amp;ecirc;me, la consommation des m&amp;eacute;nages devrait augmenter de 15% d&amp;egrave;s 2018 avec le raccordement pr&amp;eacute;vu d&amp;rsquo;1,35 M de m&amp;eacute;nages suppl&amp;eacute;mentaires au r&amp;eacute;seau (8,3 M de m&amp;eacute;nages actuellement). A moyen terme, &lt;strong&gt;la consommation globale de gaz naturel en Egypte devrait continuer &amp;agrave; cro&amp;icirc;tre sur un rythme de 5 &amp;agrave; 7% par an&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;La rationalisation du mix &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique et de la gestion des r&amp;eacute;seaux peut &amp;eacute;galement permettre d&amp;rsquo;accroitre l&amp;rsquo;autosuffisance &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Aussi, &lt;strong&gt;la place du gaz dans le mix &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique primaire &amp;eacute;gyptien, 53% en 2017 (p&amp;eacute;trole 41%, &amp;eacute;nergies renouvelables 4%, charbon 2%) devrait augmenter &amp;agrave; court terme au d&amp;eacute;triment du p&amp;eacute;trole&lt;/strong&gt;, dont l&amp;rsquo;Egypte cherche &amp;agrave; diminuer les importations. L&amp;rsquo;importance accord&amp;eacute;e aux projets dans le secteur des &amp;eacute;nergies renouvelables, notamment pour l&amp;rsquo;&amp;eacute;olien et le solaire dont le potentiel approximatif de production est estim&amp;eacute; respectivement &amp;agrave; 30 GW et 50 GW peut cependant permettre &amp;agrave; moyen et long terme de r&amp;eacute;duire cette d&amp;eacute;pendance au gaz et esp&amp;eacute;rer prolonger l&amp;rsquo;autosuffisance. De m&amp;ecirc;me, les initiatives en cours visant &amp;agrave; optimiser le r&amp;eacute;seau de transport, r&amp;eacute;partition et distribution d&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; peuvent permettre diminuer les pertes d&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; inject&amp;eacute;e dans le r&amp;eacute;seau (30 &amp;agrave; 40% en 2016) et limiter la consommation de gaz en Egypte &amp;agrave; moyen terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style="margin-right: auto; margin-left: auto; display: block;" title="Historique du secteur gazier en Egypte (en Mds de m3) source : Enerdata" src="/Articles/830c82e9-76bb-4b8e-8e03-1b52f0611b64/images/bb7708dc-6bcd-4637-abc2-a33116de73b4" alt="Historique du secteur gazier en Egypte (en Mds de m3) source : Enerdata" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style="margin-right: auto; margin-left: auto; display: block;" title="Nouveaux champs gaziers offshores mis en exploitation apr&amp;egrave;s 2014 source : Energy Egypt " src="/Articles/830c82e9-76bb-4b8e-8e03-1b52f0611b64/images/84c97e28-663c-480e-a148-d630f286e78c" alt="Nouveaux champs gaziers offshores mis en exploitation apr&amp;egrave;s 2014 source : Energy Egypt " /&gt;&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/830c82e9-76bb-4b8e-8e03-1b52f0611b64/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>2e48badb-dc4f-44ff-9699-4de1ce7b87c0</id><title type="text">Le secteur du gaz en Egypte : la stratégie des échanges</title><summary type="text">L’Egypte, exportatrice de gaz naturel entre 2003 et 2014 – année record en 2009 avec une balance gazière excédentaire de 18,3 mds m3 - est redevenue importatrice en 2015, à un niveau record en 2016 avec une balance gazière déficitaire de 8,2 Mds m3, soit un cinquième de la production annuelle. Les chiffres pour l’année 2017 doivent encore être consolidés mais devraient être en légère baisse avec des importations en valeur qui sont passées de 2,29 Mds USD à 2, 23 Mds USD (hors coût de regazéification – environ 700 M USD/an) dans un contexte de légère augmentation du cours du GNL entre 2016 et 2017.Avec le lancement des nouveaux projets d’exploitation, les dernières importations sont prévues officiellement en juillet 2018. Un contrat de fourniture avec Gazprom est cependant en vigueur jusqu’en 2020, essentiellement destiné à couvrir les éventuels besoins lors des pics de consommation de juillet-août. Au total, l’objectif du ministre du Pétrole est de diminuer de 32% les importations </summary><updated>2018-05-20T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/05/20/le-secteur-du-gaz-en-egypte-la-strategie-des-echanges" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L&amp;rsquo;Egypte, exportatrice de gaz naturel entre 2003 et 2014 &amp;ndash; ann&amp;eacute;e record en 2009 avec une balance gazi&amp;egrave;re exc&amp;eacute;dentaire de 18,3 mds m3 - &lt;strong&gt;est redevenue importatrice en 2015, &amp;agrave; un niveau record en 2016 avec une balance gazi&amp;egrave;re d&amp;eacute;ficitaire de 8,2 Mds m3&lt;/strong&gt;, soit un cinqui&amp;egrave;me de la production annuelle. Les chiffres pour l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e 2017 doivent encore &amp;ecirc;tre consolid&amp;eacute;s mais devraient &amp;ecirc;tre en l&amp;eacute;g&amp;egrave;re baisse avec des importations en valeur qui sont pass&amp;eacute;es de 2,29 Mds USD &amp;agrave; 2, 23 Mds USD (hors co&amp;ucirc;t de regaz&amp;eacute;ification &amp;ndash; environ 700 M USD/an) dans un contexte de l&amp;eacute;g&amp;egrave;re augmentation du cours du GNL entre 2016 et 2017.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Avec le lancement des nouveaux projets d&amp;rsquo;exploitation, les derni&amp;egrave;res importations sont pr&amp;eacute;vues officiellement en juillet 2018. Un contrat de fourniture avec Gazprom est cependant en vigueur jusqu&amp;rsquo;en 2020, essentiellement destin&amp;eacute; &amp;agrave; couvrir les &amp;eacute;ventuels besoins lors des pics de consommation de juillet-ao&amp;ucirc;t. &lt;strong&gt;Au total, l&amp;rsquo;objectif du ministre du P&amp;eacute;trole est de diminuer de 32% les importations de GNL entre les ann&amp;eacute;es fiscales 2016/17 et 2017/18 en passant de 118 cargos &amp;agrave; 80&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;table border="0" width="0" cellspacing="0" cellpadding="0"&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="69"&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;en M USD&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="33"&gt;
&lt;p align="right"&gt;2002&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="33"&gt;
&lt;p align="right"&gt;2004&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="33"&gt;
&lt;p align="right"&gt;2006&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="33"&gt;
&lt;p align="right"&gt;2008&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="33"&gt;
&lt;p align="right"&gt;2009&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="33"&gt;
&lt;p align="right"&gt;2010&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="33"&gt;
&lt;p align="right"&gt;2011&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="33"&gt;
&lt;p align="right"&gt;2012&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="33"&gt;
&lt;p align="right"&gt;2013&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="33"&gt;
&lt;p align="right"&gt;2014&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="33"&gt;
&lt;p align="right"&gt;2015&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="33"&gt;
&lt;p align="right"&gt;2016&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="33"&gt;
&lt;p align="right"&gt;2017&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="69"&gt;
&lt;p&gt;Exportations&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td nowrap="nowrap" width="33"&gt;
&lt;p align="center"&gt;0&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td nowrap="nowrap" width="33"&gt;
&lt;p align="center"&gt;77&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td nowrap="nowrap" width="33"&gt;
&lt;p align="center"&gt;2915&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td nowrap="nowrap" width="33"&gt;
&lt;p align="center"&gt;3590&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td nowrap="nowrap" width="33"&gt;
&lt;p align="center"&gt;2172&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td nowrap="nowrap" width="33"&gt;
&lt;p align="center"&gt;1965&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td nowrap="nowrap" width="33"&gt;
&lt;p align="center"&gt;1774&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td nowrap="nowrap" width="33"&gt;
&lt;p align="center"&gt;1855&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td nowrap="nowrap" width="33"&gt;
&lt;p align="center"&gt;1273&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td nowrap="nowrap" width="33"&gt;
&lt;p align="center"&gt;130&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td nowrap="nowrap" width="33"&gt;
&lt;p align="center"&gt;42&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td nowrap="nowrap" width="33"&gt;
&lt;p align="center"&gt;159&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td nowrap="nowrap" width="33"&gt;
&lt;p align="center"&gt;178&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="69"&gt;
&lt;p&gt;Importations&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td nowrap="nowrap" width="33"&gt;
&lt;p align="center"&gt;0&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td nowrap="nowrap" width="33"&gt;
&lt;p align="center"&gt;0&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td nowrap="nowrap" width="33"&gt;
&lt;p align="center"&gt;0&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td nowrap="nowrap" width="33"&gt;
&lt;p align="center"&gt;0&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td nowrap="nowrap" width="33"&gt;
&lt;p align="center"&gt;0&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td nowrap="nowrap" width="33"&gt;
&lt;p align="center"&gt;0&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td nowrap="nowrap" width="33"&gt;
&lt;p align="center"&gt;0&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td nowrap="nowrap" width="33"&gt;
&lt;p align="center"&gt;0&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td nowrap="nowrap" width="33"&gt;
&lt;p align="center"&gt;0&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td nowrap="nowrap" width="33"&gt;
&lt;p align="center"&gt;0&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td nowrap="nowrap" width="33"&gt;
&lt;p align="center"&gt;1988&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td nowrap="nowrap" width="33"&gt;
&lt;p align="center"&gt;2299&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td nowrap="nowrap" width="33"&gt;
&lt;p align="center"&gt;2233&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;L&amp;rsquo;Egypte s&amp;rsquo;est fix&amp;eacute; pour objectif de devenir un hub gazier r&amp;eacute;gional gr&amp;acirc;ce aux surplus de production et accords r&amp;eacute;gionaux de fourniture et livraisons. Cette strat&amp;eacute;gie devrait permettre de &lt;strong&gt;remettre en fonctionnement les deux installations de liqu&amp;eacute;faction de gaz de Damiette (op&amp;eacute;r&amp;eacute; par SEGAS &amp;ndash; Spanish Egyptian Gas Company) et d&amp;rsquo;Edkou (op&amp;eacute;r&amp;eacute; par Shell)&lt;/strong&gt;. Ces deux installations, entr&amp;eacute;es respectivement en fonctionnement en 2004 et 2005, disposent de capacit&amp;eacute;s de liqu&amp;eacute;faction de 17,6 Mds m3 (10 pour Edkou et 7,6 pour Damiette) par an mais sont pratiquement &amp;agrave; l&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;t (totalement pour Damiette) depuis le recentrage vers la demande int&amp;eacute;rieure de 2013/14.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Un premier accord a donc &amp;eacute;t&amp;eacute; sign&amp;eacute; le 19 f&amp;eacute;vrier 2018 &lt;strong&gt;pour la fourniture de 64 Mds m3 sur 10 ans en provenance des champs isra&amp;eacute;liens de Leviathan et de Tamar &amp;agrave; partir de fin 2019&lt;/strong&gt;. Les fournisseurs sont les soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s Delek Drilling (isra&amp;eacute;lienne) et Noble Energy Mediterranean (am&amp;eacute;ricaine) et le client &amp;eacute;gyptien est Dolphinus Holding. Au cours du baril actuel, le montant de l&amp;rsquo;accord est estim&amp;eacute; &amp;agrave; 14-15 Mds USD pour l&amp;rsquo;importation depuis Isra&amp;euml;l et &amp;agrave; 22-23 Mds USD pour les exportations de GNL vers l&amp;rsquo;Europe qui devraient en d&amp;eacute;couler. La question de l&amp;rsquo;acheminement du gaz vers l&amp;rsquo;Egypte n&amp;rsquo;a toutefois pas encore &amp;eacute;t&amp;eacute; r&amp;eacute;solue mais l&amp;rsquo;option privil&amp;eacute;gi&amp;eacute;e par Noble Energy et Delek Drilling est la remise en fonctionnement et l&amp;rsquo;inversement du flux du tron&amp;ccedil;on El Arish &amp;ndash; Ashkelon de l&amp;rsquo;Arab Gas Pipeline, qui servait auparavant &amp;agrave; alimenter Isra&amp;euml;l depuis l&amp;rsquo;Egypte. Cet accord devrait &amp;eacute;galement permettre de mettre fin aux diff&amp;eacute;rentes proc&amp;eacute;dures d&amp;rsquo;arbitrage en cours entre les fournisseurs &amp;eacute;gyptiens et leurs clients isra&amp;eacute;liens. De m&amp;ecirc;me, il permet la remise en activit&amp;eacute; du terminal de liqu&amp;eacute;faction de Damiette et donc la fin des arbitrages en cours entre les diff&amp;eacute;rents actionnaires de SEGAS.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Cet accord ne couvre cependant qu&amp;rsquo;un peu plus d&amp;rsquo;un tiers des capacit&amp;eacute;s annuelles de liqu&amp;eacute;faction de l&amp;rsquo;Egypte qui doit trouver d&amp;rsquo;autres fournisseurs. &lt;strong&gt;Shell serait ainsi en n&amp;eacute;gociation avec Chypre pour un contrat de 25 Mds USD sur 10 ans pour la fourniture de plus de 100 Mds m3 de gaz naturel en provenance du champ d&amp;rsquo;Aphrodite (d&amp;eacute;tenu &amp;agrave; 35% par Shell)&lt;/strong&gt;. Le champ d&amp;rsquo;Aphrodite, situ&amp;eacute; &amp;agrave; 40 km du champ de Zohr, est &amp;agrave; mi-distance entre les c&amp;ocirc;tes &amp;eacute;gyptiennes et chypriotes et l&amp;rsquo;importance des r&amp;eacute;serves gazi&amp;egrave;res chypriotes ne semble pas justifier un co&amp;ucirc;teux investissement dans une installation de liqu&amp;eacute;faction chypriote. Cependant, malgr&amp;eacute; les annonces de conclusion d&amp;rsquo;un accord dans les prochaines semaines par les ministres de l&amp;rsquo;Energie &amp;eacute;gyptiens et chypriote en f&amp;eacute;vrier 2018, aucune d&amp;eacute;cision n&amp;rsquo;a &amp;eacute;t&amp;eacute; prise &amp;agrave; ce jour. &lt;strong&gt;Le terminal de liqu&amp;eacute;faction d&amp;rsquo;Edkou, pratiquement &amp;agrave; l&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;t depuis 2013, serait le grand b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficiaire de cet accord&lt;/strong&gt;, conform&amp;eacute;ment aux demandes r&amp;eacute;p&amp;eacute;t&amp;eacute;es de Shell de relance progressive de l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; pour un fonctionnement &amp;agrave; pleine capacit&amp;eacute; d&amp;egrave;s 2020.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Du point de vue des d&amp;eacute;bouch&amp;eacute;s de la production de GNL, les autorit&amp;eacute;s &amp;eacute;gyptiennes esp&amp;egrave;rent beaucoup du &lt;em&gt;Memorandum of Understanding&lt;/em&gt; Egypte &amp;ndash; Union Europ&amp;eacute;enne sur un partenariat strat&amp;eacute;gique &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique 2018 &amp;ndash; 2022, sign&amp;eacute; &amp;agrave; l&amp;rsquo;occasion du d&amp;eacute;placement au Caire du Commissaire europ&amp;eacute;en &amp;agrave; l&amp;rsquo;Energie, Miguel Arias Ca&amp;ntilde;ete, le 24 avril 2018. Cet accord se limite cependant actuellement &amp;agrave; fixer le cadre d&amp;rsquo;une coop&amp;eacute;ration technique pour la mise en place d&amp;rsquo;un hub gazier r&amp;eacute;gional.&lt;strong&gt; Les exportations via gazoduc devraient pour leur part &amp;ecirc;tre principalement tourn&amp;eacute;es vers le Proche-Orient&lt;/strong&gt; avec en premier lieu la Jordanie vers laquelle la reprise des exportations a &amp;eacute;t&amp;eacute; annonc&amp;eacute;e pour d&amp;eacute;but 2019 par le Ministre du p&amp;eacute;trole &amp;eacute;gyptien. Le mode de livraison n&amp;rsquo;a pas encore &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;voqu&amp;eacute; mais il pourrait &amp;eacute;galement se faire via la remise en fonctionnement de l&amp;rsquo;Arab Gas Pipeline (tron&amp;ccedil;on El Arish &amp;ndash; Taba &amp;ndash; Aqaba).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" title="Echanges de GNL en valeur entre l'Egypte et le reste du monde (en M USD) source : Trade Map" src="/Articles/2e48badb-dc4f-44ff-9699-4de1ce7b87c0/images/08b1726d-fd06-44a3-9e86-56b7a0b7e236" alt="Echanges de GNL en valeur entre l'Egypte et le reste du monde (en M USD) source : Trade Map" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" title="Infrastructures de transport et de liqu&amp;eacute;faction en M&amp;eacute;diterran&amp;eacute;e-est" src="/Articles/2e48badb-dc4f-44ff-9699-4de1ce7b87c0/images/d97d33e9-6caa-446d-bf90-523b7f30a253" alt="Infrastructures de transport et de liqu&amp;eacute;faction en M&amp;eacute;diterran&amp;eacute;e-est" /&gt;&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2e48badb-dc4f-44ff-9699-4de1ce7b87c0/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>22c983e3-42c8-4986-9205-97fdd76b781c</id><title type="text">Document de Travail n° 2018/1 - Péages urbains : quels enseignements tirer des expériences étrangères ?</title><summary type="text"> La série des Documents de Travail présente des travaux menés au sein de la DG Trésor, diffusés dans le but d’éclairer et stimuler le débat public. Ces travaux n’engagent que leurs auteurs. Les péages urbains constituent un outil efficace pour résoudre les problèmes de congestion et de pollution atmosphérique locale liés aux déplacements routiers en zones urbaines. Singapour, Stockholm, Göteborg, Londres (Congestion Charge), Rome ou Milan depuis 2012 ont ainsi mis en place des péages de décongestion, et Londres (Low Emission Zone et future Ultra Low Emission Zone) ou Milan jusqu’en 2012 ont installé des péages environnementaux.Il apparait que certaines conditions permettent de maximiser l’efficacité des péages urbains : l’utilisation de technologies embarquées ; l’installation de péages uniquement dans des zones suffisamment peuplées ; la non-limitation temporelle des péages afin d’assurer le retour sur investissement des péages et d’inciter les usagers de la route à modifier l</summary><updated>2018-04-11T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/04/11/documents-de-travail-n-2018-1-peages-urbains-quels-enseignements-tirer-des-experiences-etrangeres" /><content type="html">&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;La s&amp;eacute;rie des Documents de Travail pr&amp;eacute;sente des travaux men&amp;eacute;s au sein de la DG Tr&amp;eacute;sor, diffus&amp;eacute;s dans le but d&amp;rsquo;&amp;eacute;clairer et stimuler le d&amp;eacute;bat public. Ces travaux n&amp;rsquo;engagent que leurs auteurs.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Les p&amp;eacute;ages urbains constituent un outil efficace pour r&amp;eacute;soudre les probl&amp;egrave;mes de congestion et de pollution atmosph&amp;eacute;rique locale li&amp;eacute;s aux d&amp;eacute;placements routiers en zones urbaines. Singapour, Stockholm, G&amp;ouml;teborg, Londres (&lt;em&gt;Congestion Charge&lt;/em&gt;), Rome ou Milan depuis 2012 ont ainsi mis en place des p&amp;eacute;ages de d&amp;eacute;congestion, et Londres (&lt;em&gt;Low Emission Zone&lt;/em&gt; et future &lt;em&gt;Ultra Low Emission Zone&lt;/em&gt;) ou Milan jusqu&amp;rsquo;en 2012 ont install&amp;eacute; des p&amp;eacute;ages environnementaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il apparait que certaines conditions permettent de maximiser l&amp;rsquo;efficacit&amp;eacute; des p&amp;eacute;ages urbains&amp;nbsp;: l&amp;rsquo;utilisation de technologies embarqu&amp;eacute;es&amp;nbsp;; l&amp;rsquo;installation de p&amp;eacute;ages uniquement dans des zones suffisamment peupl&amp;eacute;es&amp;nbsp;; la non-limitation temporelle des p&amp;eacute;ages afin d&amp;rsquo;assurer le retour sur investissement des p&amp;eacute;ages et d&amp;rsquo;inciter les usagers de la route &amp;agrave; modifier leurs comportements&amp;nbsp;; la mise en place d&amp;rsquo;une modulation tarifaire en fonction du moment et du lieu travers&amp;eacute;, qui puisse &amp;ecirc;tre suffisamment anticip&amp;eacute;e par les usagers pour &amp;ecirc;tre int&amp;eacute;gr&amp;eacute;e dans leurs comportements et qui ne fasse pas l&amp;rsquo;objet d&amp;rsquo;exon&amp;eacute;rations&amp;nbsp;; enfin, afin de garantir l&amp;rsquo;existence de solutions alternatives &amp;agrave; la route, l&amp;rsquo;accompagnement des p&amp;eacute;ages par un renforcement de l&amp;rsquo;offre de transports en cas de besoin av&amp;eacute;r&amp;eacute;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, plusieurs mesures peuvent faciliter l&amp;rsquo;acceptabilit&amp;eacute; sociale des p&amp;eacute;ages urbains, notamment : la conduite d&amp;rsquo;une campagne de communication relayant les impacts positifs des p&amp;eacute;ages sur le bien-&amp;ecirc;tre des citadins en termes de baisse de congestion et de pollution ; sous r&amp;eacute;serve d&amp;rsquo;analyses socio-&amp;eacute;conomiques positives, l&amp;rsquo;accompagnement des p&amp;eacute;ages par un renforcement de l&amp;rsquo;offre de transports&amp;nbsp;; et la prise en charge des &amp;eacute;ventuels &amp;eacute;quipements embarqu&amp;eacute;s pour les v&amp;eacute;hicules, si le co&amp;ucirc;t pour les finances publiques est limit&amp;eacute;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;article 65 de la loi Grenelle 2 permet la mise en place de p&amp;eacute;ages urbains par les collectivit&amp;eacute;s locales, mais seulement pour une dur&amp;eacute;e de 3 ans, ce qui appara&amp;icirc;t trop court pour pouvoir amortir les investissements. Lors du discours de cl&amp;ocirc;ture des Assises de la mobilit&amp;eacute; le 13 d&amp;eacute;cembre 2017, la ministre des Transports a annonc&amp;eacute; que la future loi d&amp;rsquo;orientation des mobilit&amp;eacute;s devrait permettre de simplifier les normes pour faciliter le recours aux p&amp;eacute;ages urbains.&lt;/p&gt;
&lt;div&gt;&lt;img class="marge" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" title="Documents de Travail n&amp;deg; 2018/1" src="/Articles/22c983e3-42c8-4986-9205-97fdd76b781c/images/b0a64ace-2f5c-4202-bb72-a4bd7f0b72ea" alt="Documents de Travail n&amp;deg; 2018/1" /&gt;&lt;br clear="all" /&gt;
&lt;div id="ftn1"&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/22c983e3-42c8-4986-9205-97fdd76b781c/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>df6ef599-649a-41d2-8535-559f8943c295</id><title type="text">Le projet Great Alexandria Port 2035</title><summary type="text">Le port d’Alexandrie – et son extension, le port de Dekheila - est le principal port égyptien avec 60% du commerce extérieur égyptien qui y transite chaque année (plus de 56 M t de fret en 2017). Les projets industriels locaux et nationaux et les connexions futures de fret ferroviaire avec le reste de l’Egypte (port sec du 6 Octobre et zone du Canal de Suez) vont entrainer une augmentation de l’activité du port, déjà proche de ses capacités maximales. Dans cette perspective, l’Autorité du Port d’Alexandrie (APA - http://apa.gov.eg/) a lancé en 2015 la stratégie Great Alexandria Port 2035 destinée à étendre la zone portuaire et moderniser les infrastructures existantes. Cette stratégie dispose d’une dimension Green Port visant à ce que le projet soit mené selon des standards environnementaux internationaux.Le projet du Great Alexandria Port 2035 a pour objectif de moderniser et étendre les infrastructures portuaires afin d’accompagner la croissance du volume d’activités (prévision d</summary><updated>2018-03-01T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/03/01/le-projet-great-alexandria-port-2035" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Le port d&amp;rsquo;Alexandrie &amp;ndash; et son extension, le port de Dekheila - est le principal port &amp;eacute;gyptien avec 60% du commerce ext&amp;eacute;rieur &amp;eacute;gyptien&lt;/strong&gt; qui y transite chaque ann&amp;eacute;e (plus de 56 M t de fret en 2017). Les projets industriels locaux et nationaux et les connexions futures de fret ferroviaire avec le reste de l&amp;rsquo;Egypte (port sec du 6 Octobre et zone du Canal de Suez) vont entrainer une augmentation de l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; du port, d&amp;eacute;j&amp;agrave; proche de ses capacit&amp;eacute;s maximales. Dans cette perspective, l&amp;rsquo;Autorit&amp;eacute; du Port d&amp;rsquo;Alexandrie (APA - &lt;a href="http://apa.gov.eg/)"&gt;http://apa.gov.eg/)&lt;/a&gt; a lanc&amp;eacute; en 2015 la strat&amp;eacute;gie &lt;em&gt;Great Alexandria Port 2035&lt;/em&gt; destin&amp;eacute;e &amp;agrave; &amp;eacute;tendre la zone portuaire et moderniser les infrastructures existantes. Cette strat&amp;eacute;gie dispose d&amp;rsquo;une dimension &lt;em&gt;Green Port&lt;/em&gt; visant &amp;agrave; ce que le projet soit men&amp;eacute; selon des standards environnementaux internationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le projet du &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Great Alexandria Port 2035&lt;/em&gt; a pour objectif de moderniser et &amp;eacute;tendre les infrastructures portuaires afin d&amp;rsquo;accompagner la croissance du volume d&amp;rsquo;activit&amp;eacute;s&lt;/strong&gt; (pr&amp;eacute;vision de croissance du trafic de fret de 5% par an en moyenne d&amp;rsquo;ici 2035). Il pr&amp;eacute;voit la construction de nouveaux terminaux : container, vrac solide, vrac liquide, min&amp;eacute;ralier, la cr&amp;eacute;ation d&amp;rsquo;une zone &amp;eacute;conomique sp&amp;eacute;ciale, de nouveaux centres logistiques industriels, agroalimentaires et g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralistes ainsi qu&amp;rsquo;une zone touristique avec un port de plaisance.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Le projet prioritaire est la construction d&amp;rsquo;un nouveau terminal conteneur&lt;/strong&gt;, l&amp;rsquo;actuel &amp;eacute;tant utilis&amp;eacute; &amp;agrave; 85% de ses capacit&amp;eacute;s avec 125 000 conteneurs qui y transitent chaque mois, ce qui implique des blocages &amp;agrave; l&amp;rsquo;entr&amp;eacute;e du port et ne permet pas de d&amp;eacute;velopper l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; &amp;agrave; court terme. Le deuxi&amp;egrave;me axe est &lt;strong&gt;l&amp;rsquo;extension du port sur une surface de 18 hectares pour la mise en place d&amp;rsquo;une zone &amp;eacute;conomique sp&amp;eacute;ciale &amp;agrave; vocation industrielle&lt;/strong&gt;. Le projet pr&amp;eacute;voit &amp;eacute;galement &lt;strong&gt;la r&amp;eacute;novation et la modernisation de plusieurs quais passagers et marchandises afin d&amp;rsquo;en accroitre la profondeur et d&amp;rsquo;en augmenter les capacit&amp;eacute;s&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Les projections du FMI faisant &amp;eacute;tat d&amp;rsquo;une augmentation de 2,5% par an du trafic de vrac solide pour les ann&amp;eacute;es &amp;agrave; venir dans le port d&amp;rsquo;Alexandrie, &lt;strong&gt;l&amp;rsquo;APA pr&amp;eacute;voit &amp;eacute;galement la construction d&amp;rsquo;un nouveau terminal de vrac solide&lt;/strong&gt; sur une surface de 300 hectares et devant permettre au port d&amp;rsquo;atteindre une capacit&amp;eacute; annuelle de traitement sup&amp;eacute;rieure &amp;agrave; 30 M t, contre plus de 20 actuellement.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Enfin, l&amp;rsquo;APA pr&amp;eacute;voit &amp;agrave; moyen terme l&amp;rsquo;&amp;eacute;tablissement d&amp;rsquo;un &lt;strong&gt;centre logistique intermodal pour le transbordement des marchandises vers le fret ferroviaire&lt;/strong&gt;. Ce centre s&amp;rsquo;inscrirait dans le projet de cr&amp;eacute;ation du port sec du 6 Octobre, au sud-ouest du Caire, pour lequel la BERD a d&amp;eacute;j&amp;agrave; lanc&amp;eacute; un appel &amp;agrave; d&amp;eacute;claration d&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t et s&amp;rsquo;est d&amp;eacute;clar&amp;eacute;e dispos&amp;eacute;e &amp;agrave; contribuer au financement. Ce projet doit centraliser la circulation des marchandises entre Alexandrie, Le Caire, la Nouvelle Capitale et la Zone Economique du Canal de Suez. La construction du port sec du 6 Octobre doit &amp;ecirc;tre achev&amp;eacute;e en 2021 mais aucune date n&amp;rsquo;a &amp;eacute;t&amp;eacute; avanc&amp;eacute;e pour l&amp;rsquo;entr&amp;eacute;e en fonctionnement de la connexion de fret ferroviaire.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L&amp;rsquo;APA a par ailleurs d&amp;eacute;but&amp;eacute; plusieurs projets de r&amp;eacute;novation et d&amp;rsquo;extension des voies de circulation afin de faciliter le transit des 10 000 camions qui circulent sur le port chaque jour. Elle a entrepris la mise en place d&amp;rsquo;un centre logistique pour le commerce du bois, la construction de deux terminaux (vrac liquide et min&amp;eacute;raux) et la cr&amp;eacute;ation d&amp;rsquo;un centre logistique g&amp;eacute;n&amp;eacute;raliste.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La composante &lt;em&gt;Green Port&lt;/em&gt; du projet &lt;em&gt;Great Alexandria port 2035&lt;/em&gt; est une &lt;strong&gt;strat&amp;eacute;gie transversale d&amp;rsquo;int&amp;eacute;gration des imp&amp;eacute;ratifs environnementaux &amp;ndash; r&amp;eacute;duction drastique de la circulation sur le port, traitement sur place de l&amp;rsquo;essentiel des d&amp;eacute;chets produits, traitement des eaux us&amp;eacute;es, am&amp;eacute;lioration de la gestion des mati&amp;egrave;res dangereuses&lt;/strong&gt; - dans le d&amp;eacute;veloppement des activit&amp;eacute;s portuaires afin de b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficier &amp;agrave; terme d&amp;rsquo;une labellisation Green Port reconnue &amp;agrave; l&amp;rsquo;international.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/df6ef599-649a-41d2-8535-559f8943c295/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>2b35f339-2c5f-4894-953c-4e1713bd0606</id><title type="text">La réforme de l'Assurance maladie égyptienne</title><summary type="text">La constitution égyptienne de 2014 prévoit l’établissement progressif d’un système d’assurance maladie publique couvrant l’intégralité de la population pour la plupart des dépenses de santé et dont le financement serait assuré par une contribution des citoyens en fonction de leurs revenus. L’article prévoit également que 3% du PIB soit consacré au budget de la Santé. Sur la base des données les plus récentes de la Banque mondiale, les dépenses de santé publique se sont élevées à 2,2% du PIB en 2014.Créé en 1964 avec pour objectif l’établissement progressif d’une Assurance Maladie Universelle, le HIO (Healthcare Insurance Organization) s’est vu confier par lois successives la couverture des fonctionnaires, employés du privé, veuves et retraités (1975), des travailleurs indépendants (1976), des travailleurs égyptiens expatriés (1978), des travailleurs temporaires (1980), des élèves et étudiants (1993), des nouveau-nés et enfants de moins de cinq ans (1997-2012) et des agriculteurs et</summary><updated>2018-01-28T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/01/28/la-reforme-de-l-assurance-maladie-egyptienne" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La &lt;strong&gt;constitution &amp;eacute;gyptienne de 2014 pr&amp;eacute;voit l&amp;rsquo;&amp;eacute;tablissement progressif d&amp;rsquo;un syst&amp;egrave;me d&amp;rsquo;assurance maladie publique couvrant l&amp;rsquo;int&amp;eacute;gralit&amp;eacute; de la population pour la plupart des d&amp;eacute;penses de sant&amp;eacute;&lt;/strong&gt; et dont le financement serait assur&amp;eacute; par une contribution des citoyens en fonction de leurs revenus. L&amp;rsquo;article pr&amp;eacute;voit &amp;eacute;galement que &lt;strong&gt;3% du PIB soit consacr&amp;eacute; au budget de la Sant&amp;eacute;&lt;/strong&gt;. Sur la base des donn&amp;eacute;es les plus r&amp;eacute;centes de la Banque mondiale, les d&amp;eacute;penses de sant&amp;eacute; publique se sont &amp;eacute;lev&amp;eacute;es &amp;agrave; 2,2% du PIB en 2014.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Cr&amp;eacute;&amp;eacute; en 1964 avec pour objectif l&amp;rsquo;&amp;eacute;tablissement progressif d&amp;rsquo;une Assurance Maladie Universelle, le HIO (&lt;em&gt;Healthcare Insurance Organization&lt;/em&gt;) s&amp;rsquo;est vu confier par lois successives la couverture des fonctionnaires, employ&amp;eacute;s du priv&amp;eacute;, veuves et retrait&amp;eacute;s (1975), des travailleurs ind&amp;eacute;pendants (1976), des travailleurs &amp;eacute;gyptiens expatri&amp;eacute;s (1978), des travailleurs temporaires (1980), des &amp;eacute;l&amp;egrave;ves et &amp;eacute;tudiants (1993), des nouveau-n&amp;eacute;s et enfants de moins de cinq ans (1997-2012) et des agriculteurs et travailleurs agricoles (2014). &lt;strong&gt;Au total, pr&amp;egrave;s de 60 % de la population (40% des actifs) est th&amp;eacute;oriquement couverte par le HIO&lt;/strong&gt; et a acc&amp;egrave;s gratuitement aux h&amp;ocirc;pitaux publics et priv&amp;eacute;s conventionn&amp;eacute;s pour un certain nombre de soins essentiels. Le financement de cette assurance est garanti par une cotisation forfaitaire moyenne &amp;eacute;quivalente &amp;agrave; 6 $ par an et par usager et par une taxe sur le tabac.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Cette couverture minimale aux exceptions nombreuses a pouss&amp;eacute; de nombreux assur&amp;eacute;s ou groupes d&amp;rsquo;assur&amp;eacute;s &amp;agrave; lui pr&amp;eacute;f&amp;eacute;rer ou lui adjoindre d&amp;rsquo;autres couvertures&lt;/strong&gt;, notamment les employ&amp;eacute;s du priv&amp;eacute; qui b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficient g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralement d&amp;rsquo;une meilleure assurance via le syndicat professionnel auquel est affili&amp;eacute;e leur entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;A ces diff&amp;eacute;rents r&amp;eacute;gimes s&amp;rsquo;ajoutent les assurances priv&amp;eacute;es (&lt;strong&gt;30% de la population est inscrite dans des r&amp;eacute;gimes priv&amp;eacute;s d'assurance-maladie&lt;/strong&gt;) permettant d&amp;rsquo;acc&amp;eacute;der aux meilleurs h&amp;ocirc;pitaux du pays ainsi qu&amp;rsquo;&amp;agrave; des soins &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;tranger. A l&amp;rsquo;inverse, un quart de la population (ch&amp;ocirc;meurs, emplois informels) n&amp;rsquo;a acc&amp;egrave;s ni au HIO, ni &amp;agrave; aucun syst&amp;egrave;me d&amp;rsquo;assurance maladie de substitution.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Face aux d&amp;eacute;faillances du HIO &amp;ndash; la Banque mondiale estime que 72% du total des d&amp;eacute;penses de sant&amp;eacute; en &amp;Eacute;gypte provenaient des d&amp;eacute;penses directes en 2015, contre 45% en moyenne dans la zone Afrique du Nord-Moyen-Orient &amp;ndash; le gouvernement a d&amp;eacute;cid&amp;eacute; d&amp;rsquo;engager &lt;strong&gt;une r&amp;eacute;forme d&amp;rsquo;ampleur visant &amp;agrave; atteindre les objectifs constitutionnels de 2014&lt;/strong&gt;. Apr&amp;egrave;s une p&amp;eacute;riode de consultation aupr&amp;egrave;s des professionnels du secteur, des organisations internationales et IFIs (OMS, Banque Mondiale, UNICEF), grands groupes et universit&amp;eacute;s, le Parlement a adopt&amp;eacute; la loi sur l&amp;rsquo;Assurance Maladie Universelle le 18 d&amp;eacute;cembre 2017 .&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Inspir&amp;eacute;e du mod&amp;egrave;le universel du NHS&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;National Health Service&lt;/em&gt;) britannique, &lt;strong&gt;la nouvelle loi pr&amp;eacute;voit l&amp;rsquo;attribution &amp;agrave; l&amp;rsquo;ensemble des citoyens d&amp;rsquo;une carte de sant&amp;eacute; utilisable dans tous les centres de soins accr&amp;eacute;dit&amp;eacute;s par le GHASA&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;General Healthcare Accreditation and Supervision Authority&lt;/em&gt;) et donnant acc&amp;egrave;s &amp;agrave; un catalogue de soins gratuits ainsi qu&amp;rsquo;&amp;agrave; un ensemble de soins partiellement pris en charge.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le HIO pr&amp;eacute;voit pour l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e fiscale 2031/32, date de la mise en place compl&amp;egrave;te de la loi, &lt;strong&gt;un budget total de 588 Mds LE. Ce budget sera financ&amp;eacute; pour moiti&amp;eacute; par des cotisations&lt;/strong&gt;, principalement vers&amp;eacute;es par les entreprises et les employ&amp;eacute;s, ce qui repr&amp;eacute;sentera une cotisation moyenne de &lt;strong&gt;4531 LE par citoyen et par an d&amp;egrave;s 2032&lt;/strong&gt;. A noter que pour les &amp;eacute;gyptiens travaillant &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;tranger, la cotisation au syst&amp;egrave;me d&amp;rsquo;assurance universelle reste optionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;De nouvelles taxations &amp;agrave; hauteur de 51 Mds LE (3 Mds$) par an sont &amp;eacute;galement &amp;agrave; pr&amp;eacute;voir&lt;/strong&gt;. A ce jour, figure dans la loi des taxes sur le tabac, des droits de licence du secteur de la sant&amp;eacute; ou encore une taxe lors de l&amp;rsquo;&amp;eacute;mission ou le renouvellement du permis de conduire. &lt;strong&gt;L&amp;rsquo;Etat &amp;eacute;gyptien s&amp;rsquo;est engag&amp;eacute; &amp;agrave; couvrir les frais pour les n&amp;eacute;cessiteux&lt;/strong&gt; (soit environ 30% de la population), pour un total de &lt;strong&gt;125 Mds LE&lt;/strong&gt; (7,4 Mds$). &lt;strong&gt;D&amp;rsquo;autres revenus sont encore &amp;agrave; d&amp;eacute;terminer et repr&amp;eacute;sentent une part non n&amp;eacute;gligeable de 109 Mds LE&lt;/strong&gt; (19% du budget total).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Actuellement, en vertu de la loi n&amp;deg;79/1975 toujours en vigueur, la contribution des citoyens &amp;agrave; l'assurance maladie repr&amp;eacute;sente 4% de leur salaire mensuel - dont 3% couvert par l&amp;rsquo;employeur et 1% par le salari&amp;eacute;. &lt;strong&gt;Selon le nouveau projet de loi, la contribution des citoyens repr&amp;eacute;sentera 5% de leurs salaires mensuels, 4% &amp;eacute;tant pris en charge par l&amp;rsquo;employeur et 1% par les employ&amp;eacute;s&lt;/strong&gt;. Pour les salaires les plus &amp;eacute;lev&amp;eacute;s (propri&amp;eacute;taire d&amp;rsquo;entreprise, travailleur expatri&amp;eacute;) la part individuelle est de 5%. Les veufs et les b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficiaires de prestations de retraite en cours devront eux s&amp;rsquo;acquitter de 2% de la pension mensuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;La nouvelle loi consacre par ailleurs le principe de cotisation par foyer en pla&amp;ccedil;ant le chef de famille au centre du syst&amp;egrave;me d&amp;rsquo;assurance&lt;/strong&gt;. Ce principe permet d&amp;rsquo;inclure dans le syst&amp;egrave;me d&amp;rsquo;assurance des profils jusqu&amp;rsquo;ici largement exclus (femmes au foyer, emplois informels, ch&amp;ocirc;meurs, etc.) &lt;strong&gt;Le chef de famille doit ainsi verser en compl&amp;eacute;ment de sa cotisation 3% de son salaire pour assurer une couverture d'assurance maladie pour un conjoint qui ne travaille pas et 1% par enfant r&amp;eacute;sidant au foyer&lt;/strong&gt; (hormis dans le cas des veuves b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficiaires de la retraite du mari d&amp;eacute;c&amp;eacute;d&amp;eacute;). De m&amp;ecirc;me, &lt;strong&gt;la cotisation &amp;eacute;tant associ&amp;eacute;e &amp;agrave; l&amp;rsquo;emploi, une situation d&amp;rsquo;emploi multiple implique une cotisation multiple pour l&amp;rsquo;assur&amp;eacute;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La nouvelle loi pr&amp;eacute;voit la cr&amp;eacute;ation de trois entit&amp;eacute;s distinctes : &lt;strong&gt;le HIO - qui serait rebaptis&amp;eacute; &lt;em&gt;Universal Health Insurance Organization&lt;/em&gt; (USHIO) - sera mandat&amp;eacute; pour acheter des services de sant&amp;eacute;&lt;/strong&gt; en utilisant l'argent des cotisations. Les points de service de sant&amp;eacute; relevant de la comp&amp;eacute;tence du HIO seront confi&amp;eacute;s &amp;agrave; un nouvel organisme, &lt;strong&gt;l'Organisation g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale des soins de sant&amp;eacute;&lt;/strong&gt; (GHO). &lt;strong&gt;Il fournirait des services de sant&amp;eacute; aux groupes assur&amp;eacute;s selon les normes de qualit&amp;eacute; &amp;eacute;tablies par une entit&amp;eacute; tierce, le GHASA&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;La loi promulgu&amp;eacute;e par le Pr&amp;eacute;sident Al Sissi confirme le calendrier de mise en place de la loi en six phases distinctes&lt;/strong&gt;. La premi&amp;egrave;re - de 2018 &amp;agrave; 2020 &amp;ndash; devrait d&amp;eacute;buter en juillet prochain et concernera cinq gouvernorats : Port Sa&amp;iuml;d, Isma&amp;iuml;lia, Suez, Nord et Sud Sina&amp;iuml;. &lt;strong&gt;Le budget de l&amp;rsquo;assurance maladie universelle augmentera progressivement pour atteindre en 2032, lors de la premi&amp;egrave;re ann&amp;eacute;e couvrant l&amp;rsquo;ensemble de la population, 600 Mds LE&lt;/strong&gt;. A noter, que la derni&amp;egrave;re phase concernera Le Grand Caire, premier foyer de la population &amp;eacute;gyptienne.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2b35f339-2c5f-4894-953c-4e1713bd0606/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>765b319d-dbaa-43b3-9f0e-96e574253750</id><title type="text">Le secteur de la santé en Egypte</title><summary type="text">L’Egypte dispose d’une population très jeune, 60% des Egyptiens ont moins de 30 ans et la moyenne d’âge de la population est inférieure à 25 ans. L’espérance de vie à la naissance était en 2015 de 71,3 ans contre 67 ans en moyenne en 1990. Avec un indice de fécondité de 3,3 enfants par femmes en 2016 contre 3 en 2005, la croissance démographique annuelle reste proche des 2% ce qui devrait amener l’Egypte à dépasser les 150 M d’habitants avant 2050. Au-delà de son impact économique, cette forte croissance amène des problématiques de santé majeures puisqu’1/5 des enfants serait touché par la malnutrition.Afin de faire face à ce phénomène, l’Egypte a lancé en 2015 le programme Takaful et Karama (solidarité et dignité), qui permet notamment de soutenir financièrement l’éducation et l’accès aux soins des enfants des familles nombreuses les plus pauvres. Ce programme a fait l’objet d’un prêt de 400 M EUR de la Banque Mondiale en 2015 (Strengthening Social Safety Net Project). Le Ministèr</summary><updated>2018-01-28T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/01/28/le-secteur-de-la-sante-en-egypte" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L&amp;rsquo;Egypte dispose d&amp;rsquo;une population tr&amp;egrave;s jeune, 60% des Egyptiens ont moins de 30 ans et la moyenne d&amp;rsquo;&amp;acirc;ge de la population est inf&amp;eacute;rieure &amp;agrave; 25 ans. &lt;strong&gt;L&amp;rsquo;esp&amp;eacute;rance de vie &amp;agrave; la naissance &amp;eacute;tait en 2015 de 71,3 ans&lt;/strong&gt; contre 67 ans en moyenne en 1990. Avec un indice de f&amp;eacute;condit&amp;eacute; de 3,3 enfants par femmes en 2016 contre 3 en 2005, la croissance d&amp;eacute;mographique annuelle reste proche des 2% ce qui devrait amener l&amp;rsquo;Egypte &amp;agrave; d&amp;eacute;passer les 150 M d&amp;rsquo;habitants avant 2050. Au-del&amp;agrave; de son impact &amp;eacute;conomique, cette forte croissance am&amp;egrave;ne des probl&amp;eacute;matiques de sant&amp;eacute; majeures puisqu&amp;rsquo;1/5 des enfants serait touch&amp;eacute; par la malnutrition.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Afin de faire face &amp;agrave; ce ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;ne, l&amp;rsquo;Egypte a lanc&amp;eacute; en 2015 le programme &lt;em&gt;Takaful et Karama&lt;/em&gt; (solidarit&amp;eacute; et dignit&amp;eacute;), qui permet notamment de soutenir financi&amp;egrave;rement l&amp;rsquo;&amp;eacute;ducation et l&amp;rsquo;acc&amp;egrave;s aux soins des enfants des familles nombreuses les plus pauvres. Ce programme a fait l&amp;rsquo;objet d&amp;rsquo;un pr&amp;ecirc;t de 400 M EUR de la Banque Mondiale en 2015 (Strengthening Social Safety Net Project). Le Minist&amp;egrave;re de la Sant&amp;eacute; et des Populations a par ailleurs lanc&amp;eacute; en juillet 2017 &lt;strong&gt;le programme &lt;em&gt;Itnein Kifaya&lt;/em&gt; (deux enfants c&amp;rsquo;est suffisant) afin de sensibiliser 1,3 millions de m&amp;egrave;res de moins de 35 ans &amp;agrave; l&amp;rsquo;utilisation de moyens contraceptifs&lt;/strong&gt;. Le programme dispose d&amp;rsquo;un budget pr&amp;eacute;visionnel de 6 M$ sur deux ans et devrait &amp;ecirc;tre poursuivi dans les ann&amp;eacute;es &amp;agrave; venir, avec pour &lt;strong&gt;objectif d&amp;rsquo;atteindre 2,4 enfants par femme &amp;agrave; moyen terme&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Les maladies non-transmissibles sont responsables de 82% des d&amp;eacute;c&amp;egrave;s en Egypte et de 67% des morts pr&amp;eacute;matur&amp;eacute;es. &lt;strong&gt;Les maladies cardiovasculaires&lt;/strong&gt; constituent ainsi la premi&amp;egrave;re cause de mortalit&amp;eacute; en Egypte, responsables de pr&amp;egrave;s &lt;strong&gt;de 40% des d&amp;eacute;c&amp;egrave;s en 2014 (maladies coronariennes 23%, AVC 15%&lt;/strong&gt;), avec une tr&amp;egrave;s l&amp;eacute;g&amp;egrave;re baisse depuis la fin des ann&amp;eacute;es 2000. L&amp;rsquo;ob&amp;eacute;sit&amp;eacute; est en revanche en progression constante et l&amp;rsquo;Egypte serait devenue &lt;strong&gt;le pays avec le taux d&amp;rsquo;ob&amp;eacute;sit&amp;eacute; adulte le plus &amp;eacute;lev&amp;eacute; au monde en 2017&lt;/strong&gt; avec 35,3% de pr&amp;eacute;valence et pr&amp;egrave;s de 70% de personnes en surpoids. Ce facteur, ainsi que la pr&amp;eacute;valence &amp;eacute;lev&amp;eacute;e de l&amp;rsquo;h&amp;eacute;patite C, explique notamment que les maladies du foie repr&amp;eacute;sentent la deuxi&amp;egrave;me cause de mortalit&amp;eacute; en Egypte (9% des d&amp;eacute;c&amp;egrave;s en 2014). &lt;strong&gt;Le diab&amp;egrave;te touchait 16,5 M d&amp;rsquo;Egyptiens en 2015&lt;/strong&gt; et une faible proportion des malades (environ 1/10) b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficierait de traitements quotidiens.&lt;strong&gt; L&amp;rsquo;hypertension, troisi&amp;egrave;me cause de mortalit&amp;eacute; du pays, touche 40% de la population en 2012&lt;/strong&gt;.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;En augmentation ces derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es, &lt;strong&gt;le taux de pr&amp;eacute;valence du cancer en Egypte reste relativement faible avec 167 cancers pour 100.000 habitants&lt;/strong&gt; (France 300). Le cancer du foie est le plus r&amp;eacute;pandu avec 24% des cas (34% pour les hommes, 13,5% pour les femmes), devant le cancer du sein (32% pour les femmes).&lt;strong&gt; La pr&amp;eacute;valence du cancer devrait &amp;ecirc;tre multipli&amp;eacute;e par trois d&amp;rsquo;ici 2050&lt;/strong&gt; selon les estimations des instituts de canc&amp;eacute;rologie &amp;eacute;gyptiens.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le &lt;strong&gt;taux de pr&amp;eacute;valence de l&amp;rsquo;h&amp;eacute;patite C en Egypte est le plus &amp;eacute;lev&amp;eacute; au monde &amp;ndash; entre 7 et 10% sur l&amp;rsquo;ensemble du pays (1% en moyenne en Europe occidentale)&lt;/strong&gt; selon les sources, et jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; plus de 20% dans certaines r&amp;eacute;gions de Haute-Egypte. Le d&amp;eacute;veloppement de la maladie infectieuse est le r&amp;eacute;sultat de campagnes de vaccination effectu&amp;eacute;es principalement en Haute-Egypte et dans le Delta du Nil avec du mat&amp;eacute;riel r&amp;eacute;utilisable dans les ann&amp;eacute;es 50 et 60. Depuis 2008, ann&amp;eacute;e du pic de contamination avec 14,5% de la population &amp;eacute;gyptienne infect&amp;eacute;e, &lt;strong&gt;ce taux est en diminution gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; la mise en place de programmes de traitement &amp;agrave; bas prix, voire gratuits, &amp;agrave; partir de 2006&lt;/strong&gt;. Les nouvelles contaminations toucheraient cependant encore 150 000 personnes par an. Le Minist&amp;egrave;re de la Sant&amp;eacute; &amp;eacute;gyptien s&amp;rsquo;est fix&amp;eacute; l&amp;rsquo;objectif d&amp;rsquo;&amp;eacute;radiquer l&amp;rsquo;h&amp;eacute;patite C d&amp;rsquo;ici 2022 et d&amp;eacute;veloppe de nouveaux centres de soins d&amp;eacute;di&amp;eacute;s &amp;agrave; la maladie afin de d&amp;eacute;velopper la gratuit&amp;eacute; d&amp;rsquo;acc&amp;egrave;s au traitement dans les r&amp;eacute;gions les plus touch&amp;eacute;es.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L&amp;rsquo;Egypte dispose de moins de deux lits d&amp;rsquo;h&amp;ocirc;pitaux et 0,8 m&amp;eacute;decins pour 1000 habitants (France : 7,7 et 3,2). Les principaux centres de soins sont r&amp;eacute;partis entre &lt;strong&gt;les h&amp;ocirc;pitaux publics, les h&amp;ocirc;pitaux et cliniques priv&amp;eacute;es et les CHU&lt;/strong&gt;. D&amp;rsquo;autres cliniques de jour, &amp;eacute;tablissements militaires et de police et centres de soins des mosqu&amp;eacute;es compl&amp;egrave;tent ce panel.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La qualit&amp;eacute; des services fournis dans les h&amp;ocirc;pitaux publics se serait d&amp;eacute;grad&amp;eacute;e ces derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es - seuls 20% de ces &amp;eacute;tablissements respecteraient d&amp;eacute;sormais des standards sanitaires &amp;eacute;lev&amp;eacute;s - entrainant le d&amp;eacute;veloppement du secteur hospitalier priv&amp;eacute; et l&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t des investisseurs du Golfe. Le projet le plus embl&amp;eacute;matique est l&amp;rsquo;entr&amp;eacute;e au capital de quatre grands h&amp;ocirc;pitaux du Caire (Cleopatra Hospital, Cairo Medical Center, Nile Badrawi Hospital, et Al Shorouk Hospital) par le fonds Emirati Abraaj Capital depuis 2014 via sa filiale &amp;eacute;gyptienne &lt;strong&gt;Cleopatra Hospital&lt;/strong&gt; group (dont Proparco d&amp;eacute;tient 10% des parts). &lt;strong&gt;Il est d&amp;eacute;sormais le premier groupe hospitalier priv&amp;eacute; du pays avec 500 000 patients trait&amp;eacute;s chaque ann&amp;eacute;e&lt;/strong&gt;. Plus r&amp;eacute;cemment, en novembre 2017, le groupe saoudien Elaj Group a par ailleurs pris le contr&amp;ocirc;le des h&amp;ocirc;pitaux &lt;em&gt;Alexandria International Hospital et Ibn Sina Specialized Hospital&lt;/em&gt; en novembre 2017 et pr&amp;eacute;voirait d&amp;rsquo;autres acquisitions.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Afin de contribuer &amp;agrave; l&amp;rsquo;am&amp;eacute;lioration de la situation dans les h&amp;ocirc;pitaux publics, la Banque Mondiale a accord&amp;eacute; en 2015 un pr&amp;ecirc;t de 75 M USD dans le cadre de son programme Supporting Primary Healthcare Facilities in Egypt's Poorest 1,000 Villages&lt;/strong&gt;. Depuis 2017, l&amp;rsquo;AFD est &amp;eacute;galement impliqu&amp;eacute;e dans le secteur de la sant&amp;eacute; et un premier MoU a &amp;eacute;t&amp;eacute; sign&amp;eacute; &amp;agrave; l&amp;rsquo;occasion du d&amp;eacute;placement du pr&amp;eacute;sident Sissi &amp;agrave; Paris le 25 octobre dernier pour un pr&amp;ecirc;t de 30 M EUR et un don de 1 M EUR afin d&amp;rsquo;appuyer la r&amp;eacute;novation de centres de sant&amp;eacute; primaire.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/765b319d-dbaa-43b3-9f0e-96e574253750/images/visuel" xmlns="media" /></entry></feed>