<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><feed xml:lang="fr-fr" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"><title type="text">Trésor-Info - Publications de la direction générale du Trésor - LTinde</title><subtitle type="text">Flux de publication de la direction générale du Trésor - LTinde</subtitle><id>FluxArticlesTag-LTinde</id><rights type="text">Copyright 2026</rights><updated>2026-04-02T00:00:00+02:00</updated><logo>/favicon.png</logo><author><name>Direction générale du Trésor</name><uri>https://localhost/sitepublic/</uri><email>contact@dgtresor.gouv.fr</email></author><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Flux/Atom/Articles/Tags/LTinde" /><entry><id>b8826182-2e40-445a-9a68-7c2813d6b750</id><title type="text">Lettre trimestrielle d'Asie du Sud  - Inclusion financière en Asie du Sud : une convergence d’accès, une divergence d’usage</title><summary type="text">L’Inde, le Bangladesh, le Sri Lanka, le Pakistan et le Népal ont connu une expansion rapide de l’inclusion financière au cours de la dernière décennie, portée par des politiques publiques volontaristes, la microfinance et, plus récemment, la digitalisation. Cette dynamique a permis une massification de l’accès aux services financiers, mais elle masque une réalité plus contrastée : l’usage effectif, la qualité des services et l’accès au crédit restent inégalement développés.</summary><updated>2026-04-02T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/04/02/lettre-trimestrielle-d-asie-du-sud-inclusion-financiere-en-asie-du-sud-une-convergence-d-acces-une-divergence-d-usage" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;L&amp;rsquo;Inde, le Bangladesh, le Sri Lanka, le Pakistan et le N&amp;eacute;pal ont connu une expansion rapide de l&amp;rsquo;inclusion financi&amp;egrave;re au cours de la derni&amp;egrave;re d&amp;eacute;cennie, port&amp;eacute;e par des politiques publiques volontaristes, la microfinance et, plus r&amp;eacute;cemment, la digitalisation. Cette dynamique a permis une massification de l&amp;rsquo;acc&amp;egrave;s aux services financiers, mais elle masque une r&amp;eacute;alit&amp;eacute; plus contrast&amp;eacute;e : l&amp;rsquo;usage effectif, la qualit&amp;eacute; des services et l&amp;rsquo;acc&amp;egrave;s au cr&amp;eacute;dit restent in&amp;eacute;galement d&amp;eacute;velopp&amp;eacute;s.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L'analyse compl&amp;egrave;te est disponible ci-joint.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/b8826182-2e40-445a-9a68-7c2813d6b750/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>1dbabe4b-6361-47a8-a72b-59c90992fd37</id><title type="text">Lettre trimestrielle d'Asie du Sud - La filière textile, un pilier économique au défi de la compétitivité et de la durabilité </title><summary type="text">Le secteur textile-habillement occupe une place structurante dans les économies du Bangladesh, de l’Inde, du Pakistan et du Sri Lanka. Il constitue pour ces pays à la fois une source essentielle de devises, un employeur majeur, un moteur d’industrialisation et un vecteur privilégié d’intégration dans les chaînes de valeur mondiales. L’Asie du Sud fournit aujourd’hui près d’un tiers des vêtements importés par l’Union européenne, un chiffre en forte progression depuis vingt ans.</summary><updated>2025-12-16T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2025/12/16/lettre-trimestrielle-d-asie-du-sud-la-filiere-textile-un-pilier-economique-au-defi-de-la-competitivite-et-de-la-durabilite" /><content type="html">&lt;p&gt;Le secteur textile-habillement occupe une place structurante dans les &amp;eacute;conomies du Bangladesh, de l&amp;rsquo;Inde, du Pakistan et du Sri Lanka. Il constitue pour ces pays &amp;agrave; la fois une source essentielle de devises, un employeur majeur, un moteur d&amp;rsquo;industrialisation et un vecteur privil&amp;eacute;gi&amp;eacute; d&amp;rsquo;int&amp;eacute;gration dans les cha&amp;icirc;nes de valeur mondiales. L&amp;rsquo;Asie du Sud fournit aujourd&amp;rsquo;hui pr&amp;egrave;s d&amp;rsquo;un tiers des v&amp;ecirc;tements import&amp;eacute;s par l&amp;rsquo;Union europ&amp;eacute;enne, un chiffre en forte progression depuis vingt ans. Cette dynamique repose toutefois sur un mod&amp;egrave;le productif vuln&amp;eacute;rable, d&amp;eacute;pendant d&amp;rsquo;avantages comparatifs traditionnels fond&amp;eacute;s sur le co&amp;ucirc;t de la main-d&amp;rsquo;&amp;oelig;uvre, la disponibilit&amp;eacute; de travailleurs peu qualifi&amp;eacute;s et une sp&amp;eacute;cialisation dans des produits standardis&amp;eacute;s &amp;agrave; faible valeur ajout&amp;eacute;e.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/1dbabe4b-6361-47a8-a72b-59c90992fd37/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>10b5970b-1039-4783-ac86-8c09e94ff847</id><title type="text">Lettre trimestrielle d'Asie du Sud - La gestion des réserves de change</title><summary type="text">La lettre trimestrielle d'Asie du Sud n°1-2025 sur la gestion des réserves de change et son incidence sur la zone est disponible.</summary><updated>2025-02-14T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2025/02/14/lettre-trimestrielle-d-asie-du-sud-la-gestion-des-reserves-de-change" /><content type="html">&lt;p&gt;La Lettre trimestrielle d'Asie du Sud n&amp;deg;1-2025 sur la gestion des r&amp;eacute;serves de change est disponible ci-dessous en pi&amp;egrave;ce jointe :&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/10b5970b-1039-4783-ac86-8c09e94ff847/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>28768d05-af90-4711-9af8-131ac441cbc9</id><title type="text">Lettre trimestrielle Asie du Sud - Informalité </title><summary type="text">L’ensemble des pays d’Asie du sud présente des caractéristiques similaires, s’agissant de l’informalité prévalant sur le marché du travail.......</summary><updated>2024-07-22T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2024/07/22/lettre-trimestrielle-asie-du-sud-informalite" /><content type="html">&lt;p&gt;L&amp;rsquo;ensemble des pays d&amp;rsquo;Asie du sud pr&amp;eacute;sente des caract&amp;eacute;ristiques similaires, s&amp;rsquo;agissant de l&amp;rsquo;informalit&amp;eacute; pr&amp;eacute;valant sur le march&amp;eacute; du travail. Les actifs du secteur informel non-agricole repr&amp;eacute;senteraient dans cette r&amp;eacute;gion 275 millions d&amp;rsquo;individus, soit quatre emplois sur cinq. En int&amp;eacute;grant le secteur agricole, qui contribue pour une part extr&amp;ecirc;mement faible &amp;agrave; l&amp;rsquo;emploi formel, le secteur informel repr&amp;eacute;senterait neuf emplois sur dix. La contribution du secteur &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie s&amp;rsquo;en trouve renforc&amp;eacute;e, compte tenu du poids pr&amp;eacute;pond&amp;eacute;rant des entreprises informelles au sein de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie, comme le montre l&amp;rsquo;exemple indien, o&amp;ugrave; la quasi-totalit&amp;eacute; des entreprises sont informelles. L&amp;rsquo;incidence du Covid au cours de la p&amp;eacute;riode 2020-2021 a constitu&amp;eacute; un facteur aggravant &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;chelle de l&amp;rsquo;Asie du Sud. Le choc en r&amp;eacute;sultant a aggrav&amp;eacute; la dualit&amp;eacute; du march&amp;eacute; du travail, dans une r&amp;eacute;gion qui souffre d&amp;rsquo;un sous-emploi chronique mais doit absorber plusieurs dizaines de millions de nouveaux entrants sur le march&amp;eacute; du travail chaque ann&amp;eacute;e.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/28768d05-af90-4711-9af8-131ac441cbc9/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>44110073-118f-4caf-8981-889ac63cbd19</id><title type="text">Lettre trimestrielle d'Asie du Sud - économie bleue</title><summary type="text">Lettre trimestrielle d'Asie du Sud n°5, L’économie bleue en Asie du Sud </summary><updated>2024-06-06T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2024/06/06/lettre-trimestrielle-d-asie-du-sud-n-5" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie bleue d&amp;eacute;signe les activit&amp;eacute;s &amp;eacute;conomiques li&amp;eacute;es &amp;agrave; l&amp;rsquo;oc&amp;eacute;an, &amp;agrave; la mer et aux c&amp;ocirc;tes et inclut une dimension d&amp;rsquo;utilisation durable des ressources, la diff&amp;eacute;renciant ainsi de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie maritime. Ce concept, sans d&amp;eacute;finition consensuelle &amp;agrave; ce jour, traduit un &amp;eacute;quilibre variable entre ses deux piliers, le d&amp;eacute;veloppement &amp;eacute;conomique prenant souvent le pas sur la protection des oc&amp;eacute;ans en Asie du Sud. L&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie bleue constitue une voie de d&amp;eacute;veloppement &amp;eacute;conomique certaine dont les Etats ont pris conscience r&amp;eacute;cemment. Leurs politiques publiques sectorielles restent peu int&amp;eacute;gr&amp;eacute;es, traitant parall&amp;egrave;lement biodiversit&amp;eacute; et gestion durable des ressources avec croissance &amp;eacute;conomique et exploitation des oc&amp;eacute;ans. Le potentiel &amp;eacute;conomique de l&amp;rsquo;espace maritime dans la r&amp;eacute;gion attise les convoitises et les tensions li&amp;eacute;es &amp;agrave; la p&amp;ecirc;che ill&amp;eacute;gale ou au d&amp;eacute;veloppement du commerce maritime via notamment les nouvelles routes de la soie chinoises.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/44110073-118f-4caf-8981-889ac63cbd19/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>1354d312-43c5-4a89-ab63-d8960d576b16</id><title type="text">Lettre trimestrielle d'Asie du Sud n°2</title><summary type="text">Les transferts de migrants en Asie du Sud....</summary><updated>2023-08-22T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2023/08/22/lettre-trimestrielle-d-asie-du-sud-n-2" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L&amp;rsquo;Asie du Sud est l&amp;rsquo;une des principales r&amp;eacute;gion d&amp;rsquo;&amp;eacute;migration au monde, avec 41 millions de ressortissants r&amp;eacute;sidant hors de la zone en 2019&amp;nbsp;; les &amp;eacute;conomies de la r&amp;eacute;gion alimentent des flux migratoires r&amp;eacute;guliers de travailleurs vers l&amp;rsquo;&amp;eacute;tranger, &amp;agrave; l&amp;rsquo;exception des Maldives, dont le PIB par t&amp;ecirc;te sup&amp;eacute;rieur &amp;agrave; 10 000 USD et les besoins de main-d&amp;rsquo;&amp;oelig;uvre contribuent &amp;agrave; faire de l&amp;rsquo;archipel un pays importateur de facteur travail et exportateur de capitaux.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Les flux migratoires sont &amp;agrave; l&amp;rsquo;origine de transferts de capitaux des travailleurs migrants depuis leur pays de r&amp;eacute;sidence vers leur pays d&amp;rsquo;origine. Dans un contexte o&amp;ugrave; la r&amp;eacute;gion enregistre des d&amp;eacute;ficits courants structurels et doit ainsi importer des capitaux, les transferts de migrants jouent un r&amp;ocirc;le essentiel dans la r&amp;eacute;duction des besoins de financement externes de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie. Ces transferts s&amp;rsquo;&amp;eacute;tablissent &amp;agrave; 3% du PIB en Inde, 5% au Bangladesh, 8% au Pakistan et au Sri Lanka, 21% au N&amp;eacute;pal. Selon les donn&amp;eacute;es de la Banque mondiale publi&amp;eacute;es pour 2022, l&amp;rsquo;Inde se taille la part du lion, avec des transferts de l&amp;rsquo;ordre de 100 Mds USD en 2022, devant le Pakistan (29 Mds USD), le Bangladesh (21 Mds USD), le N&amp;eacute;pal (8 Mds USD) et le Sri Lanka (4 Mds USD), loin devant l&amp;rsquo;Afghanistan (400 M USD), le Bhoutan (100 M USD) et bien s&amp;ucirc;r les Maldives, pays exportateur de capitaux en raison des travailleurs &amp;eacute;trangers install&amp;eacute;s dans l&amp;rsquo;archipel.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Au-del&amp;agrave; des d&amp;eacute;s&amp;eacute;quilibres externes qu&amp;rsquo;ils contribuent &amp;agrave; r&amp;eacute;duire, en fournissant une source indispensable de r&amp;eacute;serves en devises, les transferts de migrants jouent &amp;eacute;galement un r&amp;ocirc;le dans l&amp;rsquo;&amp;eacute;quilibre interne de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie, en stimulant la consommation et l&amp;rsquo;investissement et en jouant un r&amp;ocirc;le contracyclique, que l&amp;rsquo;on a pu observer au cours de la p&amp;eacute;riode &amp;laquo;&amp;nbsp;covid&amp;nbsp;&amp;raquo; 2020-2021 notamment, en l&amp;rsquo;absence de &amp;laquo;&amp;nbsp;filets de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; sociale&amp;nbsp;&amp;raquo; suffisamment &amp;eacute;toff&amp;eacute;s. Les gouvernements s&amp;rsquo;efforcent donc de r&amp;eacute;duire le co&amp;ucirc;t des transferts pour les migrants, encore relativement &amp;eacute;lev&amp;eacute;s pour ceux qui empruntent les canaux formels, de mani&amp;egrave;re &amp;agrave; r&amp;eacute;duire la part d&amp;rsquo;informalit&amp;eacute; qui leur est rattach&amp;eacute;e et &amp;agrave; en accro&amp;icirc;tre le volume. La volont&amp;eacute; de r&amp;eacute;duire la part des transferts informels r&amp;eacute;pond &amp;eacute;galement au souci de pr&amp;eacute;venir et r&amp;eacute;duire les risques de blanchiment d&amp;rsquo;argent sale et le financement du terrorisme, aliment&amp;eacute;s par l&amp;rsquo;opacit&amp;eacute; des circuits d&amp;rsquo;acheminement de ces transferts. &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Sur le long terme, on peut s&amp;rsquo;interroger, s&amp;rsquo;agissant de certains pays d&amp;rsquo;Asie du Sud, sur la p&amp;eacute;rennit&amp;eacute; d&amp;rsquo;un mod&amp;egrave;le qui vise &amp;agrave; encourager les flux migratoires comme une solution palliative &amp;agrave; l&amp;rsquo;incapacit&amp;eacute; &amp;agrave; cr&amp;eacute;er les emplois n&amp;eacute;cessaires pour absorber le dividende d&amp;eacute;mographique et &amp;agrave; fournir une formation de qualit&amp;eacute;. Dans le cas de certains pays en crise, on peut &amp;eacute;galement craindre une fuite des cerveaux, d&amp;eacute;j&amp;agrave; &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;oelig;uvre, de nature &amp;agrave; affaiblir durablement le potentiel de d&amp;eacute;veloppement &amp;agrave; moyen et long termes. &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/1354d312-43c5-4a89-ab63-d8960d576b16/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>2998789f-44a4-4c6d-a84b-2d06519dc73f</id><title type="text">Lettre trimestrielle d'Asie du Sud n°1</title><summary type="text">La transition énergétique de la région Asie du Sud </summary><updated>2023-07-28T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2023/07/28/lettre-trimestrielle-d-asie-du-sud-n-5" /><content type="html">&lt;p&gt;La transition &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique de la r&amp;eacute;gion Asie du Sud est un enjeu structurant pour l&amp;rsquo;atteinte des objectifs de l&amp;rsquo;Accord de Paris, le poids de cette r&amp;eacute;gion dans la demande &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique mondiale &amp;eacute;tant amen&amp;eacute;e &amp;agrave; augmenter fortement. Le d&amp;eacute;veloppement massif de capacit&amp;eacute;s renouvelables, notamment en Inde, est un succ&amp;egrave;s avec n&amp;eacute;anmoins des enjeux en mati&amp;egrave;re d&amp;rsquo;int&amp;eacute;gration sur le r&amp;eacute;seau &amp;eacute;lectrique et de souverainet&amp;eacute; industrielle. Par ailleurs, la sortie du charbon, en particulier en Inde, sera primordiale pour atteindre les objectifs de neutralit&amp;eacute; carbone &amp;agrave; long terme. Au niveau r&amp;eacute;gional, la coop&amp;eacute;ration sur le march&amp;eacute; de l&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; est &amp;agrave; ce stade un levier sous-exploit&amp;eacute; pour r&amp;eacute;pondre aux enjeux de la transition &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique. La coop&amp;eacute;ration r&amp;eacute;gionale est essentiellement limit&amp;eacute;e &amp;agrave; des lignes de transmission bilat&amp;eacute;rales et quelques initiatives multilat&amp;eacute;rales existent (cf. annexe 4). Le d&amp;eacute;veloppement d&amp;rsquo;un syst&amp;egrave;me d&amp;rsquo;&amp;eacute;change au niveau r&amp;eacute;gional se justifie par un potentiel d&amp;rsquo;&amp;eacute;nergies renouvelables in&amp;eacute;galement r&amp;eacute;parti. Cette strat&amp;eacute;gie de coordination r&amp;eacute;gionale doit reposer &amp;agrave; la fois sur le d&amp;eacute;veloppement d&amp;rsquo;infrastructures d&amp;rsquo;interconnexions mais &amp;eacute;galement sur le d&amp;eacute;veloppement d&amp;rsquo;un march&amp;eacute; r&amp;eacute;gional pour l&amp;rsquo;&amp;eacute;change d&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute;.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2998789f-44a4-4c6d-a84b-2d06519dc73f/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>98a854f3-0f6a-4b86-9e44-4f956b008950</id><title type="text">Lettre trimestrielle d'Asie du Sud n°4</title><summary type="text">Le financement des infrastructures des pays de la zone Asie du Sud...........</summary><updated>2023-01-31T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2023/01/31/lettre-trimestrielle-d-asie-du-sud-n-4-1" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Edito&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un rapport de la Banque Asiatique de D&amp;eacute;veloppement publi&amp;eacute; en 2016 chiffrait les besoins d&amp;rsquo;investissement en infrastructures dans la zone Asie du sud &amp;agrave; 7,6% du PIB de la zone, soit plus que la moyenne de la zone Asie Pacifique, dont les besoins &amp;eacute;taient de 5% et davantage que les pays de l&amp;rsquo;ASEAN, dont les besoins s&amp;rsquo;inscrivaient &amp;agrave; 4%, tout en ne mena&amp;ccedil;ant pas leur solde courant, structurellement exc&amp;eacute;dentaire, contrairement aux pays d&amp;rsquo;Asie du Sud. Ces derniers ne brillent pas davantage par la qualit&amp;eacute; des infrastructures, si l&amp;rsquo;on en juge d&amp;rsquo;apr&amp;egrave;s le classement du Forum &amp;eacute;conomique mondial, qui place le Sri Lanka et l&amp;rsquo;Inde respectivement &amp;agrave; la 61&amp;egrave;me et 70&amp;egrave;me place, loin devant le Pakistan (105&amp;egrave;me ), le N&amp;eacute;pal (112&amp;egrave;me) et le Bangladesh (115&amp;egrave;me).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La faiblesse de l&amp;rsquo;investissement en infrastructure de la zone, pr&amp;eacute;judiciable &amp;agrave; la dynamique de croissance &amp;agrave; long terme, trouve sa source sur le plan financier dans une &amp;eacute;pargne domestique structurellement insuffisante par rapport aux besoins de financement &amp;agrave; long terme, dans une activit&amp;eacute; bancaire cantonn&amp;eacute;e &amp;agrave; des financements de besoin en fonds de roulement et dans des march&amp;eacute;s obligataires embryonnaires, notamment pour ce qui concerne les &amp;eacute;missions des entreprises du secteur priv&amp;eacute; non financier (corporates).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, le financement interne des infrastructures est d&amp;eacute;volu &amp;agrave; l&amp;rsquo;Etat, dont les moyens budg&amp;eacute;taires limit&amp;eacute;s, faute d&amp;rsquo;assiettes fiscales larges, achoppent tr&amp;egrave;s rapidement sur l&amp;rsquo;incapacit&amp;eacute; &amp;agrave; mener durablement des politiques budg&amp;eacute;taires actives, sous peine de devenir rapidement hors de contr&amp;ocirc;le, compte tenu de leur association &amp;agrave; des d&amp;eacute;ficits courants, faute d&amp;rsquo;une &amp;eacute;pargne domestique suffisante pour financer les d&amp;eacute;ficits budg&amp;eacute;taires. De m&amp;ecirc;me, les d&amp;eacute;ficits courants structurels dans tous les pays de la zone limitent dans les faits la capacit&amp;eacute; des bailleurs internationaux, tant bilat&amp;eacute;raux que multilat&amp;eacute;raux, &amp;agrave; financer le d&amp;eacute;ficit d&amp;rsquo;investissements en infrastructures, sous peine de compromettre la soutenabilit&amp;eacute; des &amp;eacute;quilibres externes. Certains pays de la zone, comme le Sri Lanka, en ont fait les frais, r&amp;eacute;cemment, dans un contexte de retournement des march&amp;eacute;s de capitaux internationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les risques climatiques, illustr&amp;eacute;s l&amp;rsquo;&amp;eacute;t&amp;eacute; dernier par les inondations ayant affect&amp;eacute; le tiers de l&amp;rsquo;appareil productif pakistanais, illustrent par ailleurs la n&amp;eacute;cessit&amp;eacute; pour les pays d&amp;rsquo;Asie du Sud de disposer d&amp;rsquo;infrastructures r&amp;eacute;silientes &amp;agrave; ces risques, engendrant ainsi des contraintes de financement suppl&amp;eacute;mentaires. La nouvelle facilit&amp;eacute; du FMI, au titre de la r&amp;eacute;silience et de la soutenabilit&amp;eacute;, dont devrait b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficier le Bangladesh au cours des prochains mois, vise &amp;agrave; r&amp;eacute;pondre &amp;agrave; ces risques, mais elle ne saurait se substituer &amp;agrave; des r&amp;eacute;formes de structure en mesure de mieux formaliser l&amp;rsquo;&amp;eacute;pargne des agents, d&amp;rsquo;en allonger la maturit&amp;eacute; et de l&amp;rsquo;allouer aux besoins de financement &amp;agrave; long terme de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p align="right"&gt;Benoit GAUTHIER&lt;/p&gt;
&lt;p align="right"&gt;Chef du service &amp;eacute;conomique r&amp;eacute;gional de New Delhi&lt;/p&gt;
&lt;p align="right"&gt;Benoit.gauthier@dgtresor.gouv.fr&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/98a854f3-0f6a-4b86-9e44-4f956b008950/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>7c14f2d5-45a9-46a6-bf34-c146014bcbbc</id><title type="text">Lettre trimestrielle d'Asie du Sud  n°3</title><summary type="text">Les marchés financiers des pays de la zone Asie du Sud.....</summary><updated>2022-10-11T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2022/10/11/lettre-trimestrielle-d-asie-du-sud-n-3" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Edito&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Dans le sillage du pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dent num&amp;eacute;ro de la lettre trimestrielle d&amp;rsquo;Asie du Sud, relatif aux modalit&amp;eacute;s de financement des &amp;eacute;conomies de la zone, la pr&amp;eacute;sente &amp;eacute;dition est consacr&amp;eacute;e &amp;agrave; l&amp;rsquo;un des volets de ce financement, &amp;agrave; savoir le d&amp;eacute;veloppement et l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution des march&amp;eacute;s financiers dans la zone sous revue. Au-del&amp;agrave; du fait que les &amp;eacute;conomies de la r&amp;eacute;gion recourent essentiellement &amp;agrave; des financements interm&amp;eacute;di&amp;eacute;s, le r&amp;ocirc;le des march&amp;eacute;s financiers demeure marginal en Asie du sud, ce qui r&amp;eacute;sulte de la faible inclusion financi&amp;egrave;re de la zone et du degr&amp;eacute; &amp;eacute;lev&amp;eacute; d&amp;rsquo;informalit&amp;eacute; de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie, et conduit &amp;agrave; une st&amp;eacute;rilisation de l&amp;rsquo;&amp;eacute;pargne. Dans ce contexte, il n&amp;rsquo;est gu&amp;egrave;re surprenant que les deux &amp;eacute;conomies les plus pauvres de la r&amp;eacute;gion, Afghanistan et Bhoutan, ne disposent pas d&amp;rsquo;un march&amp;eacute; organis&amp;eacute; des capitaux.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Les autres pays pr&amp;eacute;sentent des caract&amp;eacute;ristiques communes, li&amp;eacute;es &amp;agrave; leur trop forte d&amp;eacute;pendance &amp;agrave; des financements bancaires, qui ne leur permet pas de financer dans des conditions satisfaisantes leur d&amp;eacute;ficit en infrastructures. Les march&amp;eacute;s obligataires (hors dette n&amp;eacute;gociable de l&amp;rsquo;Etat), qui repr&amp;eacute;sentent une faible part du PIB, &amp;agrave; quelque 0,13% au Bangladesh, 1% au Pakistan, 0,5% &amp;agrave; Sri Lanka, et 16% en Inde, ne peuvent jouer ce r&amp;ocirc;le, d&amp;rsquo;autant plus que dans la plupart des pays, &amp;agrave; l&amp;rsquo;exception de l&amp;rsquo;Inde, ce sont les institutions financi&amp;egrave;res qui constituent les principaux &amp;eacute;metteurs sur ce march&amp;eacute;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;A l&amp;rsquo;exception des march&amp;eacute;s boursiers indiens beaucoup plus sophistiqu&amp;eacute;s, les autres places financi&amp;egrave;res p&amp;acirc;tissent sur le plan structurel d&amp;rsquo;une base d&amp;rsquo;actions cot&amp;eacute;es trop &amp;eacute;troite, faiblement diversifi&amp;eacute;e au niveau sectoriel et d&amp;rsquo;une base d&amp;rsquo;investisseurs r&amp;eacute;duite &amp;agrave; des petits porteurs, &amp;agrave; l&amp;rsquo;exception de noyaux durs qui peuvent esp&amp;eacute;rer optimiser leur recours ponctuel au march&amp;eacute; boursier.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Enfin, les &amp;eacute;volutions boursi&amp;egrave;res r&amp;eacute;centes ont &amp;eacute;pous&amp;eacute; les inflexions de politiques mon&amp;eacute;taires men&amp;eacute;es dans la zone au cours des derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es, notamment dans le sillage des injections de liquidit&amp;eacute; massives conduites par les banques centrales pendant le Covid, celles-ci paraissant l&amp;rsquo;emporter aux yeux des investisseurs sur les fragilit&amp;eacute;s intrins&amp;egrave;ques du risque-pays. Au cours des derniers mois, dans une zone marqu&amp;eacute;e par l&amp;rsquo;incidence du resserrement mon&amp;eacute;taire am&amp;eacute;ricain sur l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution du taux de change et dans un cadre de resserrement de la liquidit&amp;eacute;, les facteurs intrins&amp;egrave;ques reprennent le dessus et expliquent la chute des cours de bourse dans les &amp;eacute;conomies sous programme (N&amp;eacute;pal, Pakistan, Sri Lanka). L&amp;rsquo;Inde semble une exception toutefois, m&amp;ecirc;me si les niveaux de PER (Price-Earnings Ratio) actuels incitent &amp;agrave; la prudence, dans un contexte o&amp;ugrave; les non-r&amp;eacute;sidents ont proc&amp;eacute;d&amp;eacute; &amp;agrave; des ventes massives d&amp;rsquo;actions indiennes depuis janvier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p align="right"&gt;Benoit GAUTHIER&lt;/p&gt;
&lt;p align="right"&gt;Chef du service &amp;eacute;conomique r&amp;eacute;gional de New Delhi&lt;/p&gt;
&lt;p align="right"&gt;Benoit.gauthier@dgtresor.gouv.fr&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/7c14f2d5-45a9-46a6-bf34-c146014bcbbc/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>d6d37415-a993-4010-9ed1-728f0b306447</id><title type="text">Lettre trimestrielle d'Asie du Sud n°2 </title><summary type="text">Les modalités de financement du développement de la zone Asie du sud. </summary><updated>2022-06-22T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2022/06/22/lettre-trimestrielle-d-asie-du-sud-n-2" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Edito&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Les modalit&amp;eacute;s de financement du d&amp;eacute;veloppement de la zone Asie du sud constituent la th&amp;eacute;matique du deuxi&amp;egrave;me num&amp;eacute;ro de la Lettre trimestrielle. La mani&amp;egrave;re dont un pays finance son d&amp;eacute;veloppement est en effet un indicateur r&amp;eacute;trospectif de tensions ou de mauvaise allocation du capital, en m&amp;ecirc;me temps qu&amp;rsquo;un signal de tensions ou de d&amp;eacute;s&amp;eacute;quilibres &amp;agrave; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Eu &amp;eacute;gard aux structures de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie, les entreprises des huit pays de la zone se financent majoritairement par cr&amp;eacute;dit bancaire, les march&amp;eacute;s de capitaux jouant au mieux un r&amp;ocirc;le d&amp;rsquo;appoint dans le financement de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie, c&amp;rsquo;est le cas de l&amp;rsquo;Inde, du Bangladesh, du Pakistan, du N&amp;eacute;pal ou du Sri Lanka. L&amp;rsquo;Etat joue un r&amp;ocirc;le essentiel dans le financement des infrastructures, mais en raison du caract&amp;egrave;re limit&amp;eacute; de ses ressources budg&amp;eacute;taires, les besoins de financement de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie dans le seul domaine des infrastructures sont tr&amp;egrave;s &amp;eacute;lev&amp;eacute;s, de l&amp;rsquo;ordre de 150 Mds &amp;agrave; 230 Mds USD pour la seule &amp;eacute;conomie de l&amp;rsquo;Inde, bridant ainsi le potentiel de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie. Faute d&amp;rsquo;une &amp;eacute;pargne suffisante, l&amp;rsquo;Asie du sud doit recourir &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;pargne du reste du monde,&amp;nbsp; processus refl&amp;eacute;t&amp;eacute; par des d&amp;eacute;ficits courants structurels et par des politiques de stop and go lorsque ces d&amp;eacute;ficits deviennent insoutenables. Les transferts de migrants jouent un r&amp;ocirc;le non n&amp;eacute;gligeable dans les &amp;eacute;quilibres financiers des pays, par leur importance relative en pourcentage du PIB, et par la couverture du d&amp;eacute;ficit commercial (Pakistan) ou courant (N&amp;eacute;pal), notamment. &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Sur le plan conjoncturel, les politiques contracycliques men&amp;eacute;es dans le cadre du Covid, notamment par de fortes baisses de taux directeurs et/ou d&amp;rsquo;injections de liquidit&amp;eacute; massives, ont permis d&amp;rsquo;assurer la stabilit&amp;eacute; du syst&amp;egrave;me financier en fournissant aux institutions financi&amp;egrave;res les plus fragiles la liquidit&amp;eacute; n&amp;eacute;cessaire, et facilit&amp;eacute; le financement des &amp;eacute;missions de l&amp;rsquo;Etat impos&amp;eacute;es par des d&amp;eacute;ficits budgtaires exceptionnels. Ces injections de liquidit&amp;eacute; ont cependant &amp;eacute;t&amp;eacute; un facteur de recrudescence des tensions inflationnistes, notamment en Inde, appel&amp;eacute;es &amp;agrave; se mat&amp;eacute;rialiser avec le choc des mati&amp;egrave;res premi&amp;egrave;res dans le sillage de la guerre russo-ukrainienne. Surtout, ces injections de liquidit&amp;eacute; ont aliment&amp;eacute; des bulles d&amp;rsquo;actifs, notamment immobiliers (Bangladesh, Nepal) et boursiers (Inde, Bangladesh) dans des pays n&amp;rsquo;offrant pas une palette diversifi&amp;eacute;e d&amp;rsquo;instruments de placements. Dans la mesure o&amp;ugrave; les syst&amp;egrave;mes financiers et bancaires de nombre de pays de la zone sont fragiles, malgr&amp;eacute; des niveaux apparents de cr&amp;eacute;ances douteuses faibles, la fin des moratoires mis en place pendant le covid et prolong&amp;eacute;s &amp;agrave; plusieurs reprises ainsi que le risque d&amp;rsquo;un &amp;eacute;clatement des bulles constituent un risque pour la stabilit&amp;eacute; financi&amp;egrave;re de ces pays.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Enfin, trois pays m&amp;eacute;ritent une attention particuli&amp;egrave;re. L&amp;rsquo;Afghanistan, dont le syst&amp;egrave;me bancaire est en d&amp;eacute;liquescence, compte tenu de l&amp;rsquo;absence de num&amp;eacute;raire et du retour &amp;agrave; une &amp;eacute;conomie de troc, depuis la prise de pouvoir des Talibans en ao&amp;ucirc;t 2021 et la fin de l&amp;rsquo;aide internationale apport&amp;eacute;e au pays depuis pr&amp;egrave;s de deux d&amp;eacute;cennies. Le Sri Lanka, en situation de d&amp;eacute;faut depuis avril, en raison du tarissement des flux touristiques, du recul des transferts de migrants, alors que le pays s&amp;rsquo;est endett&amp;eacute; fortement aupr&amp;egrave;s des non-r&amp;eacute;sidents, notamment en devises. Le Pakistan enfin, qui a eu 22 fois recours au FMI depuis 1958 pour faire face &amp;agrave; un d&amp;eacute;ficit courant structurel aliment&amp;eacute; par un d&amp;eacute;ficit budg&amp;eacute;taire non moins structurel et dont l&amp;rsquo;ampleur a n&amp;eacute;cessit&amp;eacute; de recourir au FMI en s&amp;rsquo;engageant &amp;agrave; mettre en place des politiques structurelles que le d&amp;eacute;faut de consensus et l&amp;rsquo;absence de majorit&amp;eacute; stable ne permettait pas d&amp;rsquo;inscrire dans le temps long.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="box-sizing: border-box; margin: 0px 0px 12px; color: #333333; font-family: Roboto, 'Helvetica Neue', Helvetica, Arial, sans-serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #ffffff; text-decoration-thickness: initial; text-decoration-style: initial; text-decoration-color: initial;" align="right"&gt;Benoit GAUTHIER&lt;/p&gt;
&lt;p style="box-sizing: border-box; margin: 0px 0px 12px; color: #333333; font-family: Roboto, 'Helvetica Neue', Helvetica, Arial, sans-serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #ffffff; text-decoration-thickness: initial; text-decoration-style: initial; text-decoration-color: initial;" align="right"&gt;Chef du service &amp;eacute;conomique r&amp;eacute;gional de New Delhi&lt;/p&gt;
&lt;p style="box-sizing: border-box; margin: 0px 0px 12px; color: #333333; font-family: Roboto, 'Helvetica Neue', Helvetica, Arial, sans-serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: #ffffff; text-decoration-thickness: initial; text-decoration-style: initial; text-decoration-color: initial;" align="right"&gt;&lt;a href="mailto:benoit.gauthier@dgtresor.gouv.fr"&gt;benoit.gauthier@dgtresor.gouv.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/d6d37415-a993-4010-9ed1-728f0b306447/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>7ad179e5-559e-4bb2-bfe5-18ad5c75aebd</id><title type="text">Lettre trimestrielle d'Asie du Sud n°1</title><summary type="text">Situation des économies de la région en 2021 et perspectives pour 2022</summary><updated>2022-02-28T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2022/02/28/lettre-trimestrielle-d-asie-du-sud-n-1" /><content type="html">&lt;div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Edito&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Dans le contexte incertain qui pr&amp;eacute;vaut aujourd&amp;rsquo;hui, Il nous semble n&amp;eacute;cessaire, au sein du r&amp;eacute;seau des services &amp;eacute;conomiques de l&amp;rsquo;Asie du Sud, d&amp;rsquo;apporter un &amp;eacute;clairage sur les grandes tendances structurant l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie dans la zone. C&amp;rsquo;est pourquoi, le r&amp;eacute;seau des services &amp;eacute;conomiques d&amp;rsquo;Asie du sud publiera d&amp;eacute;sormais une lettre trimestrielle r&amp;eacute;gionale dans un format nouveau, consacr&amp;eacute; au traitement d&amp;rsquo;une probl&amp;eacute;matique commune &amp;agrave; l&amp;rsquo;ensemble de la r&amp;eacute;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Cette livraison de l&amp;rsquo;hiver 2022 en constitue le premier num&amp;eacute;ro, consacr&amp;eacute; &amp;agrave; la situation macro-&amp;eacute;conomique et financi&amp;egrave;re des pays de la r&amp;eacute;gion en sortie de crise li&amp;eacute;e &amp;agrave; la pand&amp;eacute;mie. Malgr&amp;eacute; leur h&amp;eacute;t&amp;eacute;rog&amp;eacute;n&amp;eacute;it&amp;eacute;, d&amp;rsquo;autant plus prononc&amp;eacute;e que le poids &amp;eacute;conomique de l&amp;rsquo;Inde dans ce groupe de pays a pu contribuer au faible degr&amp;eacute; d&amp;rsquo;int&amp;eacute;gration &amp;eacute;conomique de la r&amp;eacute;gion, contrairement &amp;agrave; l&amp;rsquo;ASEAN voisine, les pays de la zone ont tent&amp;eacute; d&amp;rsquo;apporter des r&amp;eacute;ponses similaires, sinon concert&amp;eacute;es, au choc exog&amp;egrave;ne repr&amp;eacute;sent&amp;eacute; par l&amp;rsquo;&amp;eacute;pid&amp;eacute;mie de Covid.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Ces r&amp;eacute;ponses ont &amp;eacute;t&amp;eacute; essentiellement d&amp;rsquo;ordre budg&amp;eacute;taire, les gouvernements cherchant &amp;agrave; accommoder le choc en menant une politique de soutien &amp;eacute;conomique active, faute de stabilisateurs automatiques suffisants d&amp;rsquo;une part et parce que l&amp;rsquo;ampleur du choc appelait une r&amp;eacute;ponse calibr&amp;eacute;e d&amp;rsquo;autre part. Les politiques mon&amp;eacute;taires n&amp;rsquo;ont pas &amp;eacute;t&amp;eacute; en reste, visant, gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; des injections de liquidit&amp;eacute; massives, &amp;agrave; permettre aux banques d&amp;rsquo;absorber le surcro&amp;icirc;t de titres publics n&amp;eacute;cessaires au financement des plans de relance budg&amp;eacute;taire. En outre, les banques centrales de la r&amp;eacute;gion ont pilot&amp;eacute; &amp;agrave; la baisse les taux d&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t directeurs, de mani&amp;egrave;re &amp;agrave; inciter les banques &amp;agrave; continuer de pr&amp;ecirc;ter &amp;agrave; des conditions de financement favorables. Enfin, des moratoires sur les dettes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; prononc&amp;eacute;s, de mani&amp;egrave;re que le recours au cr&amp;eacute;dit puisse se poursuivre.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Malgr&amp;eacute; l&amp;rsquo;ampleur de ces mesures, qui ont pu d&amp;rsquo;ailleurs rev&amp;ecirc;tir des formes exceptionnelles dans le cas de l&amp;rsquo;Inde, avec des achats de titres publics par la Banque centrale dans le cadre d&amp;rsquo;un programme de &lt;em&gt;Quantitative Easing&lt;/em&gt; (G-SAP), le bilan que l&amp;rsquo;on peut en dresser &amp;agrave; la lumi&amp;egrave;re de la reprise enregistr&amp;eacute;e, para&amp;icirc;t en demi-teinte. Certes, ces mesures ont permis de pallier le risque d&amp;rsquo;un coup d&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;t brutal &amp;agrave; la croissance, mais au prix d&amp;rsquo;un endettement souverain en forte hausse et d&amp;rsquo;une inflation &amp;eacute;lev&amp;eacute;e. Dans la zone, il n&amp;rsquo;y a gu&amp;egrave;re que le Bangladesh qui dispose encore de marges de man&amp;oelig;uvre budg&amp;eacute;taires, &amp;agrave; condition toutefois de faire abstraction de la mont&amp;eacute;e en r&amp;eacute;gime des cr&amp;eacute;ances douteuses dans les bilans bancaires, actuellement sous-&amp;eacute;valu&amp;eacute;es et de la n&amp;eacute;cessit&amp;eacute; d&amp;rsquo;une recapitalisation de certaines banques publiques. Dans la plupart des cas, les pays enregistrent en outre des d&amp;eacute;ficits courants structurels, faute d&amp;rsquo;une &amp;eacute;pargne suffisante pour financer leur d&amp;eacute;veloppement, que les d&amp;eacute;ficits budg&amp;eacute;taires auront pour effet d&amp;rsquo;aggraver (N&amp;eacute;pal, Bhoutan, Pakistan, Sri Lanka, Maldives). Enfin, le choc exog&amp;egrave;ne r&amp;eacute;sultant de la pand&amp;eacute;mie aura exerc&amp;eacute; des effets durables sur l&amp;rsquo;ensemble de la zone, en d&amp;eacute;truisant du capital humain et en affectant le potentiel de production, sans que ces &amp;eacute;l&amp;eacute;ments soient totalement appr&amp;eacute;hend&amp;eacute;s dans les comptes nationaux, en raison du degr&amp;eacute; &amp;eacute;lev&amp;eacute; d&amp;rsquo;informalit&amp;eacute;. Pour autant, malgr&amp;eacute; la relance budg&amp;eacute;taire, les populations les plus vuln&amp;eacute;rables n&amp;rsquo;auront gu&amp;egrave;re b&amp;eacute;n&amp;eacute;fici&amp;eacute; de &lt;em&gt;social safety nets&lt;/em&gt; permettant &amp;agrave; la consommation des m&amp;eacute;nages de retrouver son niveau d&amp;rsquo;avant-crise. C&amp;rsquo;est le cas dans l&amp;rsquo;ensemble de la r&amp;eacute;gion, &amp;agrave; l&amp;rsquo;exception du Bangladesh, une fois encore. Les d&amp;eacute;fis &amp;agrave; relever paraissent d&amp;rsquo;ampleur et devront int&amp;eacute;grer les implications &amp;agrave; venir du resserrement mon&amp;eacute;taire de la FED.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p align="right"&gt;Benoit GAUTHIER&lt;/p&gt;
&lt;p align="right"&gt;Chef du service &amp;eacute;conomique r&amp;eacute;gional de New Delhi&lt;/p&gt;
&lt;p align="right"&gt;Benoit.gauthier@dgtresor.gouv.fr&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/7ad179e5-559e-4bb2-bfe5-18ad5c75aebd/images/visuel" xmlns="media" /></entry></feed>