<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><feed xml:lang="fr-fr" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"><title type="text">Trésor-Info - Publications de la direction générale du Trésor - Investissement-Public</title><subtitle type="text">Flux de publication de la direction générale du Trésor - Investissement-Public</subtitle><id>FluxArticlesTag-Investissement-Public</id><rights type="text">Copyright 2026</rights><updated>2019-05-08T00:00:00+02:00</updated><logo>/favicon.png</logo><author><name>Direction générale du Trésor</name><uri>https://localhost/sitepublic/</uri><email>contact@dgtresor.gouv.fr</email></author><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Flux/Atom/Articles/Tags/Investissement-Public" /><entry><id>038fa252-6a46-4cd0-98a9-9743cf358326</id><title type="text">La Lettre d'Afrique centrale n°13</title><summary type="text">L’exploitation des matières premières et du pétrole a été une source de richesses pour l’Afrique centrale. Mais les revenus sont mal partagés et leur poids est tel qu’ils ont accentué la vulnérabilité des pays aux chocs extérieurs. Ce constat a poussé l’ensemble des acteurs à formuler de nouveaux objectifs de développement pour diversifier les économies de la région. Après quelques années d’effort, le bilan n’est pas nul, mais il n’est pas très encourageant non plus. C’est qu’orienter les politiques publiques vers certains secteurs d’activité ne remplace pas l’investissement privé nécessaire pour mobiliser les ressources humaines du pays.Or sur ce terrain, on peut faire deux constats : d’une part les flux d’IDE vers l’Afrique ont augmenté – pas encore au niveau des flux dirigés vers l’Asie ou même vers l’Amérique latine, mais de manière sensible. L’Afrique de l’Ouest a reçu plus d’un quart du total des dix dernières années, en progression très forte par rapport à la décennie précéd</summary><updated>2019-05-08T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2019/05/08/la-lettre-d-afrique-centrale-n-13" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L&amp;rsquo;exploitation des mati&amp;egrave;res premi&amp;egrave;res et du p&amp;eacute;trole a &amp;eacute;t&amp;eacute; une source de richesses pour l&amp;rsquo;Afrique centrale. Mais les revenus sont mal partag&amp;eacute;s et leur poids est tel qu&amp;rsquo;ils ont accentu&amp;eacute; la vuln&amp;eacute;rabilit&amp;eacute; des pays aux chocs ext&amp;eacute;rieurs. Ce constat a pouss&amp;eacute; l&amp;rsquo;ensemble des acteurs &amp;agrave; formuler de nouveaux objectifs de d&amp;eacute;veloppement pour diversifier les &amp;eacute;conomies de la r&amp;eacute;gion. Apr&amp;egrave;s quelques ann&amp;eacute;es d&amp;rsquo;effort, le bilan n&amp;rsquo;est pas nul, mais il n&amp;rsquo;est pas tr&amp;egrave;s encourageant non plus. C&amp;rsquo;est qu&amp;rsquo;orienter les politiques publiques vers certains secteurs d&amp;rsquo;activit&amp;eacute; ne remplace pas l&amp;rsquo;investissement priv&amp;eacute; n&amp;eacute;cessaire pour mobiliser les ressources humaines du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Or sur ce terrain, on peut faire deux constats&amp;nbsp;: d&amp;rsquo;une part les flux d&amp;rsquo;IDE vers l&amp;rsquo;Afrique ont augment&amp;eacute; &amp;ndash; pas encore au niveau des flux dirig&amp;eacute;s vers l&amp;rsquo;Asie ou m&amp;ecirc;me vers l&amp;rsquo;Am&amp;eacute;rique latine, mais de mani&amp;egrave;re sensible. L&amp;rsquo;Afrique de l&amp;rsquo;Ouest a re&amp;ccedil;u plus d&amp;rsquo;un quart du total des dix derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es, en progression tr&amp;egrave;s forte par rapport &amp;agrave; la d&amp;eacute;cennie pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dente. La performance de l&amp;rsquo;Afrique centrale est moins bonne &amp;ndash; deux fois et demie moins bonne, si on compare les volumes d&amp;rsquo;IDE dans les deux r&amp;eacute;gions. On imagine sans mal ce qu&amp;rsquo;auraient pu repr&amp;eacute;senter les 80 milliards de dollars qui s&amp;eacute;parent les deux montants&amp;nbsp;: des usines, des infrastructures, des rentr&amp;eacute;es de capitaux qui auraient rel&amp;acirc;ch&amp;eacute; les tensions sur les balances des paiements, de la croissance, des emplois. Difficile d&amp;rsquo;attribuer le retard qui se creuse &amp;agrave; une quelconque &amp;laquo;&amp;nbsp;mal&amp;eacute;diction des mati&amp;egrave;res premi&amp;egrave;res&amp;nbsp;&amp;raquo;, il y a du p&amp;eacute;trole, du gaz et des minerais en Afrique de l&amp;rsquo;Ouest &amp;eacute;galement. En s&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;tant un instant &amp;agrave; la situation du Cameroun, qui a de meilleures performances que ses voisins sur ce terrain, on sent plut&amp;ocirc;t une sorte de r&amp;eacute;ticence, d&amp;rsquo;h&amp;eacute;sitation &amp;agrave; agir&amp;nbsp;: en 2013, le gouvernement avait identifi&amp;eacute; une s&amp;eacute;rie de projets prioritaires, des investisseurs se sont manifest&amp;eacute;s. Six ans plus tard, le port de Kribi est la seule r&amp;eacute;alisation concr&amp;egrave;te. Un autre exemple encore&amp;nbsp;: le trait&amp;eacute; qui institue la Zone &amp;eacute;conomique de libre &amp;eacute;change africain vient d&amp;rsquo;entrer en vigueur. Tous les pays d&amp;rsquo;Afrique centrale l&amp;rsquo;ont sign&amp;eacute;, mais deux seulement l&amp;rsquo;ont ratifi&amp;eacute;. La ratification est annonc&amp;eacute;e au Cameroun pour juillet prochain. A l&amp;rsquo;&amp;eacute;chelle des trait&amp;eacute;s commerciaux, dont la mise en &amp;oelig;uvre s&amp;rsquo;&amp;eacute;tale sur de nombreuses ann&amp;eacute;es, ce n&amp;rsquo;est pas un retard consid&amp;eacute;rable. A l&amp;rsquo;&amp;eacute;chelle des d&amp;eacute;cisions des investisseurs, pour qui l&amp;rsquo;adh&amp;eacute;sion &amp;agrave; une zone &amp;eacute;conomique panafricaine est un atout important, ce peut &amp;ecirc;tre d&amp;eacute;terminant.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L&amp;rsquo;autre remarque concerne les PME&amp;nbsp;: pour que l&amp;rsquo;effort de diversification soit efficace, il faudrait que les petites entreprises, qui forment l&amp;rsquo;essentiel du tissu &amp;eacute;conomique et de l&amp;rsquo;emploi, puissent se d&amp;eacute;velopper dans le secteur formel. Dans ce domaine &amp;eacute;galement les r&amp;eacute;sultats ne sont pas suffisants. Le climat des affaires n&amp;rsquo;est peut-&amp;ecirc;tre pas seul en cause, mais le fait est que les pays de la sous-r&amp;eacute;gion restent en queue des classements internationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Les signaux encourageants ne manquent pas. La RDC est peut-&amp;ecirc;tre sur le point d&amp;rsquo;entrer dans une nouvelle phase. Les pays de la CEMAC sont peut-&amp;ecirc;tre en train de sortir de la p&amp;eacute;riode critique dans laquelle ils &amp;eacute;taient entr&amp;eacute;s en 2016. Mais si l&amp;rsquo;environnement est moins porteur et les infrastructures de moins bonne qualit&amp;eacute;, les investisseurs regarderont en priorit&amp;eacute; ailleurs. Pour prendre vraiment le train de la croissance du reste du continent, l&amp;rsquo;Afrique centrale a encore du chemin &amp;agrave; faire.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/038fa252-6a46-4cd0-98a9-9743cf358326/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>824f3b5c-bd55-419d-bea5-d77bfdbf5062</id><title type="text">Dette ou infrastructures : faut-il choisir ?</title><summary type="text">Le déficit d’infrastructures justifierait une politique d’investissement public ambitieuseSelon une enquête menée à la fin des années 2000 auprès de responsables d’entreprises[1], la faible productivité des firmes camerounaises s’expliquait à plus de 40 % par le sous-développement des infrastructures publiques. Ce constat était corroboré par les grands classements internationaux, tels que le Global Competitiveness Index (GCI)[2] qui plaçait le Cameroun au 121ème rang mondial (sur 139) en matière de qualité des infrastructures en 2010, loin derrière des pays comme la Côte d’Ivoire ou le Sénégal qui se classaient respectivement aux 80ème et 81ème rangs.Le Document de stratégie pour la croissance et l’emploi (DSCE), adopté en 2010, avait pour ambition de décliner une stratégie devant permettre au Cameroun de rattraper son retard en matière d’infrastructures. Plusieurs domaines avaient été identifiés : (i) le développement d’infrastructures énergétiques en misant plus particulièremen</summary><updated>2018-11-22T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/11/22/dette-ou-infrastructures-faut-il-choisir" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Le d&amp;eacute;ficit d&amp;rsquo;infrastructures justifierait une politique d&amp;rsquo;investissement public ambitieuse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Selon une enqu&amp;ecirc;te men&amp;eacute;e &amp;agrave; la fin des ann&amp;eacute;es 2000 aupr&amp;egrave;s de responsables d&amp;rsquo;entreprises&lt;a title="" href="#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;&lt;sup&gt;[1]&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;, la faible productivit&amp;eacute; des firmes camerounaises s&amp;rsquo;expliquait &amp;agrave; plus de 40&amp;nbsp;% par le sous-d&amp;eacute;veloppement des infrastructures publiques. Ce constat &amp;eacute;tait corrobor&amp;eacute; par les grands classements internationaux, tels que le Global Competitiveness Index (GCI)&lt;a title="" href="#_ftn2" name="_ftnref2"&gt;&lt;sup&gt;[2]&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; qui pla&amp;ccedil;ait le Cameroun au 121&lt;sup&gt;&amp;egrave;me&lt;/sup&gt; rang mondial (sur 139) en mati&amp;egrave;re de qualit&amp;eacute; des infrastructures en 2010, loin derri&amp;egrave;re des pays comme la C&amp;ocirc;te d&amp;rsquo;Ivoire ou le S&amp;eacute;n&amp;eacute;gal qui se classaient respectivement aux 80&lt;sup&gt;&amp;egrave;me&lt;/sup&gt; et 81&lt;sup&gt;&amp;egrave;me&lt;/sup&gt; rangs.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le Document de strat&amp;eacute;gie pour la croissance et l&amp;rsquo;emploi (DSCE), adopt&amp;eacute; en 2010, avait pour ambition de d&amp;eacute;cliner une strat&amp;eacute;gie devant permettre au Cameroun de rattraper son retard en mati&amp;egrave;re d&amp;rsquo;infrastructures. Plusieurs domaines avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; identifi&amp;eacute;s&amp;nbsp;: (i) le d&amp;eacute;veloppement d&amp;rsquo;infrastructures &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tiques en misant plus particuli&amp;egrave;rement sur le potentiel hydro&amp;eacute;lectrique du pays, (ii) la r&amp;eacute;habilitation et le d&amp;eacute;veloppement du r&amp;eacute;seau routier avec notamment la construction de plusieurs autoroutes, (iii) l&amp;rsquo;am&amp;eacute;lioration des infrastructures de transport (a&amp;eacute;roports, ports, chemins de fer), (iv) le d&amp;eacute;ploiement de r&amp;eacute;seaux t&amp;eacute;l&amp;eacute;phoniques et internet plus performants, et (v) l&amp;rsquo;am&amp;eacute;lioration des infrastructures d&amp;rsquo;acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l&amp;rsquo;eau et &amp;agrave; l&amp;rsquo;assainissement.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le d&amp;eacute;veloppement de ces infrastructures paraissait d&amp;rsquo;autant plus important que le Cameroun repr&amp;eacute;sente une plaque tournante du commerce sous-r&amp;eacute;gional. Le port de Douala constitue en effet l&amp;rsquo;acc&amp;egrave;s &amp;agrave; la mer le plus direct pour les pays enclav&amp;eacute;s de la CEMAC (Tchad et Centrafrique) ainsi qu&amp;rsquo;une voie importante pour le commerce du Congo et du Gabon.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Un effort cons&amp;eacute;quent a ainsi &amp;eacute;t&amp;eacute; consenti en faveur de l&amp;rsquo;investissement public afin de combler ce retard&amp;nbsp;: d&amp;egrave;s 2011, les d&amp;eacute;penses en capital sont pass&amp;eacute;es de 456 Mds FCFA &amp;agrave; 761 Mds FCFA (+67&amp;nbsp;% sur un an). En 2017, elles atteignaient 1&amp;nbsp;751 Mds FCFA (cf. graphique 1) et repr&amp;eacute;sentaient alors plus de 40&amp;nbsp;% des d&amp;eacute;penses publiques camerounaises (cf. graphique 2). Cette augmentation a &amp;eacute;t&amp;eacute; rendue possible par un recours croissant aux financements ext&amp;eacute;rieurs (163 Mds FCFA en 2011 contre 773 Mds FCFA en 2017). Outre ses partenaires au d&amp;eacute;veloppement traditionnels (Banque mondiale, BAD, France, etc.), le Cameroun a largement fait appel &amp;agrave; la Chine au point que le pays repr&amp;eacute;sente aujourd&amp;rsquo;hui 30&amp;nbsp;% de la dette ext&amp;eacute;rieure camerounaise. Un Eurobond d&amp;rsquo;un montant de 750 M USD a par ailleurs &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;mis en 2015 afin de financer le Plan d&amp;rsquo;urgence triennal (PLANUT), qui visait &amp;agrave; acc&amp;eacute;l&amp;eacute;rer le programme d&amp;rsquo;investissement public.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Cette politique d&amp;rsquo;investissement s&amp;rsquo;est donc faite au prix d&amp;rsquo;une forte augmentation de l&amp;rsquo;endettement. Alors que les all&amp;egrave;gements de dette &amp;ndash; dont le pays avait b&amp;eacute;n&amp;eacute;fici&amp;eacute; dans le cadre de l&amp;rsquo;initiative PPTE &amp;ndash; avaient permis de ramener le taux d&amp;rsquo;endettement public &amp;agrave; environ 11&amp;nbsp;% du PIB en 2008, le Cameroun a connu une phase de r&amp;eacute;endettement rapide &amp;agrave; partir de la fin des ann&amp;eacute;es 2000 (cf. graphique 3). Selon les estimations du FMI, la dette publique (hors entreprises publiques) devrait d&amp;eacute;passer les 7&amp;nbsp;000 Mds FCFA en 2018, soit 34,3&amp;nbsp;% du PIB.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le FMI souligne dans son dernier rapport de revue du programme que &amp;laquo;&amp;nbsp;la croissance de l&amp;rsquo;investissement a &amp;eacute;t&amp;eacute; largement financ&amp;eacute;e gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; des ressources non-concessionnelles&amp;nbsp;&amp;raquo;. Ces conditions d&amp;rsquo;emprunt peu favorables&lt;a title="" href="#_ftn3" name="_ftnref3"&gt;&lt;sup&gt;[3]&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; ainsi que l&amp;rsquo;expiration de la p&amp;eacute;riode de gr&amp;acirc;ce sur de nombreux pr&amp;ecirc;ts (alors que certaines des infrastructures correspondantes ne sont toujours pas op&amp;eacute;rationnelles) sont en grande partie &amp;agrave; l&amp;rsquo;origine des difficult&amp;eacute;s financi&amp;egrave;res que conna&amp;icirc;t actuellement l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat camerounais, ce qui a conduit le FMI &amp;agrave; placer d&amp;egrave;s 2015 le Cameroun dans la cat&amp;eacute;gorie des pays &amp;agrave; risque &amp;eacute;lev&amp;eacute; de surendettement.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;img class="marge" title=" " src="/Articles/824f3b5c-bd55-419d-bea5-d77bfdbf5062/images/529edead-644e-4521-8f2d-d22d12e2c463" alt=" " width="800" height="415" /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;img class="marge" title=" " src="/Articles/824f3b5c-bd55-419d-bea5-d77bfdbf5062/images/97129d7c-ff5c-4556-94f6-6a6ab5278bf6" alt=" " width="800" height="393" /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Un bilan de la politique d&amp;rsquo;investissements publics en demi-teinte&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Huit ans apr&amp;egrave;s le lancement du DSCE, la politique d&amp;rsquo;investissement men&amp;eacute;e par le Gouvernement affiche des r&amp;eacute;sultats en demi-teinte. La plupart des objectifs vis&amp;eacute;s n&amp;rsquo;ont pas &amp;eacute;t&amp;eacute; atteint, faute de moyens ou en raison de dysfonctionnements dans la programmation des investissements.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Du c&amp;ocirc;t&amp;eacute; des r&amp;eacute;ussites, on peut citer la construction du port de Kribi qui, malgr&amp;eacute; de nombreux retards, a finalement accueilli son premier navire en 2018, le d&amp;eacute;veloppement des infrastructures de t&amp;eacute;l&amp;eacute;communication (t&amp;eacute;l&amp;eacute;phonie mobile, internet haut d&amp;eacute;bit) et les r&amp;eacute;alisations dans le secteur de l&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie. Dans ce dernier domaine, la capacit&amp;eacute; de production &amp;eacute;lectrique est pass&amp;eacute;e de 950 MW en 2010 &amp;agrave; 1&amp;nbsp;385 MW en 2015, dont plus de la moiti&amp;eacute; d&amp;rsquo;origine hydro&amp;eacute;lectrique. L&amp;rsquo;augmentation des capacit&amp;eacute;s devrait se poursuivre avec l&amp;rsquo;entr&amp;eacute;e en service des barrages de Memve&amp;rsquo;ele (211 MW), de Mekin (15 MW), du barrage de retenue de Lom Pangar qui r&amp;eacute;gulera le d&amp;eacute;bit du fleuve Sanaga et permettra un fonctionnement plus efficace des centrales situ&amp;eacute;es en aval, ainsi que son usine de pied (30 MW). L&amp;rsquo;objectif vis&amp;eacute; par le DSCE de 3&amp;nbsp;000 MW install&amp;eacute;s &amp;agrave; l&amp;rsquo;horizon 2020 ne sera pas atteint en raison de retards importants sur des projets structurants tels que le barrage de Nachtigal (420 MW), mais si il se confirme que la construction d&amp;eacute;butera r&amp;eacute;ellement d&amp;eacute;but 2019, une nouvelle &amp;eacute;tape aura &amp;eacute;t&amp;eacute; franchie.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Plusieurs autres secteurs affichent en revanche des bilans plus mitig&amp;eacute;s. Le d&amp;eacute;veloppement du r&amp;eacute;seau routier a par exemple &amp;eacute;t&amp;eacute; fortement ralenti par les retards pris par les travaux sur de nombreux chantiers, notamment sur les projets autoroutiers. Le port de Kribi a ainsi d&amp;ucirc; ouvrir au mois de mars 2018 sans que l&amp;rsquo;autoroute le reliant &amp;agrave; la ville (tron&amp;ccedil;on Kribi-Lolab&amp;eacute;) ne soit termin&amp;eacute;e. D&amp;rsquo;importants retards sont &amp;eacute;galement constat&amp;eacute;s sur les chantiers des autoroutes Douala-Yaound&amp;eacute; et Yaound&amp;eacute;-Nsimalen (emprises non lib&amp;eacute;r&amp;eacute;es, surco&amp;ucirc;ts, etc.). Les difficult&amp;eacute;s financi&amp;egrave;res actuelles de l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat camerounais ne devraient pas permettre d&amp;rsquo;acc&amp;eacute;l&amp;eacute;rer le rythme et l&amp;rsquo;objectif de 480 km de 2x2 voies &amp;agrave; l&amp;rsquo;horizon 2020 ne sera donc tr&amp;egrave;s probablement pas atteint, tout comme celui de porter le lin&amp;eacute;aire routier bitum&amp;eacute; de 5&amp;nbsp;250 km en 2010 &amp;agrave; 8&amp;nbsp;500 km (6&amp;nbsp;760 km en 2016).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;De m&amp;ecirc;me, dans le secteur de l&amp;rsquo;eau et de l&amp;rsquo;assainissement, le rythme actuel de mise en &amp;oelig;uvre des projets ne devrait pas &amp;ecirc;tre suffisant pour atteindre l&amp;rsquo;objectif d&amp;rsquo;un taux d&amp;rsquo;acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l&amp;rsquo;eau potable de 75&amp;nbsp;% en 2020. Ce taux n&amp;rsquo;a en effet progress&amp;eacute; que de trois points en cinq ans, passant de 62,1&amp;nbsp;% en 2010 &amp;agrave; 65,3&amp;nbsp;% en 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Dans le secteur ferroviaire, le Plan directeur national des chemins de fer adopt&amp;eacute; en 2011 dans la continuit&amp;eacute; du DSCE pr&amp;eacute;voyait la r&amp;eacute;novation de la ligne Douala-Ngaound&amp;eacute;r&amp;eacute; ainsi que la construction de plusieurs milliers de kilom&amp;egrave;tres de voies d&amp;rsquo;ici 2020 pour un co&amp;ucirc;t total estim&amp;eacute; &amp;agrave; 15&amp;nbsp;000 Mds FCFA, soit 120&amp;nbsp;% du PIB de l&amp;rsquo;&amp;eacute;poque. Ce plan n&amp;rsquo;a jamais &amp;eacute;t&amp;eacute; suivi d&amp;rsquo;effet.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Enfin, les investissements r&amp;eacute;alis&amp;eacute;s en vue de l&amp;rsquo;organisation de la Coupe d&amp;rsquo;Afrique des nations 2019 p&amp;egrave;sent lourdement sur le budget de l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat et ne devraient avoir qu&amp;rsquo;un impact limit&amp;eacute; sur la croissance et la comp&amp;eacute;titivit&amp;eacute; de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie camerounaise. Le montant de ces investissements est difficile &amp;agrave; chiffrer mais le co&amp;ucirc;t de la construction ou de la r&amp;eacute;novation des stades devrait &amp;agrave; lui seul repr&amp;eacute;senter pr&amp;egrave;s de 400 Mds FCFA. A titre de comparaison, le stade Anyama-Ebimp&amp;eacute;, actuellement en construction en C&amp;ocirc;te d&amp;rsquo;Ivoire en pr&amp;eacute;vision de la CAN 2021, devrait co&amp;ucirc;ter 67 Mds FCFA, soit un montant 2,5 fois inf&amp;eacute;rieur &amp;agrave; celui d&amp;rsquo;Olemb&amp;eacute; (163 Mds FCFA) alors que les deux enceintes offriront la m&amp;ecirc;me capacit&amp;eacute; d&amp;rsquo;accueil.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Le retard du Cameroun expliqu&amp;eacute; par la faible qualit&amp;eacute; des d&amp;eacute;penses d&amp;rsquo;investissement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Au total, apr&amp;egrave;s quasiment une d&amp;eacute;cennie d&amp;rsquo;investissements, le Cameroun n&amp;rsquo;a pas rattrap&amp;eacute; son retard. Entre 2010 et 2017, il a m&amp;ecirc;me recul&amp;eacute; de la 121&lt;sup&gt;&amp;egrave;me&lt;/sup&gt; &amp;agrave; la 125&lt;sup&gt;&amp;egrave;me&lt;/sup&gt; place mondiale au classement GCI. L&amp;rsquo;effet de ces investissements sur la croissance est rest&amp;eacute; faible en dehors de l&amp;rsquo;impact transitoire induit par la r&amp;eacute;alisation de ces infrastructures. Selon une &amp;eacute;tude r&amp;eacute;cente du FMI, le multiplicateur des d&amp;eacute;penses d&amp;rsquo;investissement au Cameroun est quasiment nul, ce qui signifie que pour 1 Md FCFA investi par l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat, l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; g&amp;eacute;n&amp;eacute;r&amp;eacute;e par l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie dans son ensemble n&amp;rsquo;est que de 1,1 Md FCFA.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Une des explications &amp;agrave; ces r&amp;eacute;sultats d&amp;eacute;cevants est donn&amp;eacute;e par une &amp;eacute;tude de la Banque mondiale portant sur la qualit&amp;eacute; de la d&amp;eacute;pense publique au Cameroun. Celle-ci pointe l&amp;rsquo;inefficacit&amp;eacute; du syst&amp;egrave;me de gestion des investissements publics qui se traduit par un co&amp;ucirc;t extr&amp;ecirc;mement &amp;eacute;lev&amp;eacute; ainsi que des retards importants dans la livraison des grands projets structurants. En effet, une revue ex-post de cinq projets a d&amp;eacute;montr&amp;eacute; que les d&amp;eacute;lais d&amp;rsquo;ex&amp;eacute;cution &amp;eacute;taient pass&amp;eacute;s de 3 &amp;agrave; 4 ans initialement pr&amp;eacute;vus, &amp;agrave; 7 &amp;agrave; 10 ans, et que leurs co&amp;ucirc;ts &amp;eacute;taient de 2 &amp;agrave; 6 fois sup&amp;eacute;rieurs en comparaison de projets similaires men&amp;eacute;s dans des pays de niveau de d&amp;eacute;veloppement comparable.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;En outre, la Banque mondiale estime que pr&amp;egrave;s de la moiti&amp;eacute; du budget d&amp;rsquo;investissement ne se rapporterait en fait pas &amp;agrave; des d&amp;eacute;penses en capital&amp;nbsp;: plus d&amp;rsquo;un quart serait constitu&amp;eacute; de d&amp;eacute;penses de consommation et plus d&amp;rsquo;un cinqui&amp;egrave;me engloberait des d&amp;eacute;penses n&amp;rsquo;entrant pas dans la d&amp;eacute;finition stricte de ce qu&amp;rsquo;est un investissement.&lt;/p&gt;
&lt;br clear="all" /&gt;&lt;hr align="left" size="1" width="33%" /&gt;
&lt;div id="ftn1" style="text-align: justify;"&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; Escribano A. &lt;em&gt;et al.&lt;/em&gt;, 2010, &amp;laquo;&amp;nbsp;Assessing the Impact of Infrastructure Quality on Firm Productivity in Africa.&amp;nbsp;&amp;raquo; Policy Research Working Paper 5191, World Bank, Washington, DC.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id="ftn2" style="text-align: justify;"&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref2" name="_ftn2"&gt;[2]&lt;/a&gt; Classement &amp;eacute;tabli chaque ann&amp;eacute;e par le Forum &amp;eacute;conomique mondial.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id="ftn3"&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref3" name="_ftn3"&gt;[3]&lt;/a&gt; A titre d&amp;rsquo;exemple, le taux d&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t de l&amp;rsquo;Eurobond est de 10&amp;nbsp;%.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/824f3b5c-bd55-419d-bea5-d77bfdbf5062/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>f41fa4d0-a96d-4a52-bb6c-f425468066a8</id><title type="text">Lettre d'Afrique centrale n°12</title><summary type="text">Transport, énergie, communication, les pays de la région doivent investir. Les projets ambitieux n’ont pas manqué au fil des années. Et pour autant le bilan qu’on peut faire aujourd’hui a quelque chose de décourageant. Les besoins essentiels ne sont pas satisfaits et les pays de la région sont restés à la queue des classements correspondants. Dans le même temps, à l’exception de la RDC, qui a certes d’autres problèmes, ils ont accumulé des niveaux d’endettement trop élevés. Il y a donc aujourd’hui un double enjeu : stabiliser la situation macroéconomique ; trouver les méthodes efficaces pour réaliser les investissements nécessaires.Sur le premier point, le message qui vient des capitales des pays de la CEMAC est clair. Une partie du chemin a été faite, mais la charge de la dette augmente encore et les réserves de change ne sont pas au niveau minimal. Pour retrouver une situation financière soutenable les efforts doivent être poursuivis, collectifs et partagés. Les chefs d’État de la </summary><updated>2018-11-21T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/11/21/lettre-d-afrique-centrale-n-12" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Transport, &amp;eacute;nergie, communication, les pays de la r&amp;eacute;gion doivent investir. Les projets ambitieux n&amp;rsquo;ont pas manqu&amp;eacute; au fil des ann&amp;eacute;es. Et pour autant le bilan qu&amp;rsquo;on peut faire aujourd&amp;rsquo;hui a quelque chose de d&amp;eacute;courageant. Les besoins essentiels ne sont pas satisfaits et les pays de la r&amp;eacute;gion sont rest&amp;eacute;s &amp;agrave; la queue des classements correspondants. Dans le m&amp;ecirc;me temps, &amp;agrave; l&amp;rsquo;exception de la RDC, qui a certes d&amp;rsquo;autres probl&amp;egrave;mes, ils ont accumul&amp;eacute; des niveaux d&amp;rsquo;endettement trop &amp;eacute;lev&amp;eacute;s. Il y a donc aujourd&amp;rsquo;hui un double enjeu : stabiliser la situation macro&amp;eacute;conomique ; trouver les m&amp;eacute;thodes efficaces pour r&amp;eacute;aliser les investissements n&amp;eacute;cessaires.&lt;br /&gt;Sur le premier point, le message qui vient des capitales des pays de la CEMAC est clair. Une partie du chemin a &amp;eacute;t&amp;eacute; faite, mais la charge de la dette augmente encore et les r&amp;eacute;serves de change ne sont pas au niveau minimal. Pour retrouver une situation financi&amp;egrave;re soutenable les efforts doivent &amp;ecirc;tre poursuivis, collectifs et partag&amp;eacute;s. Les chefs d&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat de la CEMAC l&amp;rsquo;ont dit &amp;agrave; N&amp;rsquo;Djamena le 25 octobre et la BEAC a relev&amp;eacute; son taux d&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t. La RDC a &amp;eacute;galement pris des mesures d&amp;rsquo;ajustement. Le taux de change est stabilis&amp;eacute;, au moins provisoirement, et l&amp;rsquo;inflation, toujours tr&amp;egrave;s &amp;eacute;lev&amp;eacute;e, a n&amp;eacute;anmoins baiss&amp;eacute; par rapport &amp;agrave; l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dente. &lt;br /&gt;La croissance (1,7 % attendus pour 2018 pour les pays de la CEMAC) est encore trop faible. Mais le rythme des grands projets n&amp;rsquo;est pas celui de la conjoncture. La corniche &amp;agrave; Brazzaville, le port de Kribi, auront un impact durable. Les d&amp;eacute;cisions concernant la centrale hydraulique de Nachtigal ont tard&amp;eacute;, mais elles sont maintenant prises et la construction pourrait commencer rapidement. Ce sera &amp;ndash; esp&amp;eacute;rons-le en tout cas &amp;ndash; une bonne illustration d&amp;rsquo;une coop&amp;eacute;ration r&amp;eacute;ussie entre tous les acteurs et du potentiel des partenariats public-priv&amp;eacute;.&lt;br /&gt;En d&amp;rsquo;autres termes la priorit&amp;eacute; est encore &amp;agrave; retrouver un sentier de croissance soutenable &amp;ndash; le travail sur ce terrain n&amp;rsquo;est pas achev&amp;eacute;. Mais on peut commencer &amp;agrave; entrevoir les sc&amp;eacute;narios d&amp;rsquo;apr&amp;egrave;s-crise qui permettraient d&amp;rsquo;avancer sur les dossiers les plus structurants.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/f41fa4d0-a96d-4a52-bb6c-f425468066a8/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>055617d4-4154-457f-9fff-65c56bbd9d70</id><title type="text">La Chine, premier partenaire économique du Cameroun, est également son premier créancier</title><summary type="text">Échanges Chine-Cameroun : une relation commerciale déséquilibrée en faveur de PékinLa Chine représente depuis 2013 le premier fournisseur du Cameroun. Le montant des produits importés par le Cameroun depuis la Chine s’élevait à plus de 1 Md USD en 2016 (plus d’un cinquième du total), soit quasiment le double du montant atteint en 2010. A l’inverse, la Chine ne représente que le cinquième client du Cameroun avec un total de 150 M USD de produits exportés en 2016 (soit 7 % des exportations du pays). La structure des échanges est donc très déséquilibrée, au profit de la Chine.Les importations chinoises se concentrent essentiellement sur les matières premières : les deux tiers d’entre elles concernent le bois, le coton et le cacao. En échange, la Chine exporte principalement des appareils électroniques (téléphones, télévisions, panneaux solaires), des matériaux ferreux (barres, produits laminés) et des engins mécaniques (notamment des turbines hydrauliques).Outre le commerce bilaté</summary><updated>2018-10-04T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/10/04/la-chine-premier-partenaire-economique-du-cameroun-est-egalement-son-premier-creancier" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&amp;Eacute;changes Chine-Cameroun&amp;nbsp;: une relation commerciale d&amp;eacute;s&amp;eacute;quilibr&amp;eacute;e en faveur de P&amp;eacute;kin&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La Chine repr&amp;eacute;sente depuis 2013 le premier fournisseur du Cameroun. Le montant des produits import&amp;eacute;s par le Cameroun depuis la Chine s&amp;rsquo;&amp;eacute;levait &amp;agrave; plus de 1 Md USD en 2016 (plus d&amp;rsquo;un cinqui&amp;egrave;me du total), soit quasiment le double du montant atteint en 2010. A l&amp;rsquo;inverse, la Chine ne repr&amp;eacute;sente que le cinqui&amp;egrave;me client du Cameroun avec un total de 150 M USD de produits export&amp;eacute;s en 2016 (soit 7&amp;nbsp;% des exportations du pays). La structure des &amp;eacute;changes est donc tr&amp;egrave;s d&amp;eacute;s&amp;eacute;quilibr&amp;eacute;e, au profit de la Chine.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Les importations chinoises se concentrent essentiellement sur les mati&amp;egrave;res premi&amp;egrave;res&amp;nbsp;: les deux tiers d&amp;rsquo;entre elles concernent le bois, le coton et le cacao. En &amp;eacute;change, la Chine exporte principalement des appareils &amp;eacute;lectroniques (t&amp;eacute;l&amp;eacute;phones, t&amp;eacute;l&amp;eacute;visions, panneaux solaires), des mat&amp;eacute;riaux ferreux (barres, produits lamin&amp;eacute;s) et des engins m&amp;eacute;caniques (notamment des turbines hydrauliques).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Outre le commerce bilat&amp;eacute;ral, la Chine affirme sa pr&amp;eacute;sence au Cameroun par l&amp;rsquo;interm&amp;eacute;diaire de ses nombreuses soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s qui m&amp;egrave;nent de grands projets d&amp;rsquo;infrastructures ou sont positionn&amp;eacute;es sur des secteurs strat&amp;eacute;giques. C&amp;rsquo;est le cas du p&amp;eacute;trolier Addax Petroleum (filiale du g&amp;eacute;ant Sinopec), deuxi&amp;egrave;me producteur de brut du Cameroun avec 30&amp;nbsp;% des parts de march&amp;eacute;, ou du constructeur China Harbour Engineering Corporation (CHEC), b&amp;acirc;tisseur du port de Kribi et &amp;eacute;galement adjudicataire du terminal &amp;agrave; conteneur dans le consortium compos&amp;eacute; avec Bollor&amp;eacute; Africa Logistics et de CMA-CGM depuis 2015. Selon le dernier recensement de l&amp;rsquo;Institut national de la statistique publi&amp;eacute;e en 2018, 172 entreprises chinoises sont install&amp;eacute;es au Cameroun, ce qui fait de la Chine le pays non continental le plus repr&amp;eacute;sent&amp;eacute; en nombre d&amp;rsquo;implantations.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img class="marge" title=" " src="/Articles/055617d4-4154-457f-9fff-65c56bbd9d70/images/c4ae6477-36a7-4759-bcd7-c4534e397d27" alt=" " width="632" height="277" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;La Chine, premier bailleur de fonds du Cameroun, finance des projets d&amp;rsquo;envergure dans tous les secteurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La Cameroun a b&amp;eacute;n&amp;eacute;fici&amp;eacute; d&amp;rsquo;une annulation de dette dans le cadre de l&amp;rsquo;initiative Pays Pauvres Tr&amp;egrave;s Endett&amp;eacute;s en 2006. Entre 2007 et 2017, le montant des financements chinois a atteint 3&amp;nbsp;282 Mds FCFA (soit 5 Mds EUR) selon le minist&amp;egrave;re camerounais de l&amp;rsquo;&amp;Eacute;conomie, de la Planification et de l&amp;rsquo;Am&amp;eacute;nagement du territoire (MINEPAT), faisant de la Chine le premier bailleur de fonds du pays. Ce montant se r&amp;eacute;partit en 459 Mds FCFA de pr&amp;ecirc;ts concessionnels, 1&amp;nbsp;092 Mds FCFA de pr&amp;ecirc;ts commerciaux, et 1&amp;nbsp;732 Mds FCFA de pr&amp;ecirc;ts &amp;laquo;&amp;nbsp;pr&amp;eacute;f&amp;eacute;rentiels&amp;nbsp;&amp;raquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le montant des march&amp;eacute;s remport&amp;eacute;s par la Chine s&amp;rsquo;est accru &amp;agrave; partir de 2010 gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; la conclusion de contrats d&amp;rsquo;envergure visant la construction de grandes infrastructures dans les secteurs de l&amp;rsquo;hydro&amp;eacute;lectricit&amp;eacute;, des transports et des t&amp;eacute;l&amp;eacute;communications. Le sch&amp;eacute;ma de financement privil&amp;eacute;gi&amp;eacute; par la Chine est l&amp;rsquo;intervention d&amp;rsquo;une de ses banques d&amp;rsquo;export (Eximbank, ICBC, Bank of China) pour l&amp;rsquo;apport de la quasi-totalit&amp;eacute; des fonds n&amp;eacute;cessaires &amp;agrave; la r&amp;eacute;alisation des projets.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L&amp;rsquo;hydro&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; fait figure de secteur cl&amp;eacute; pour les soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s chinoises qui ont assur&amp;eacute; la construction de plusieurs &amp;eacute;difices. Le barrage r&amp;eacute;servoir de Lom Pangar, le plus grand de ce type au Cameroun, a &amp;eacute;t&amp;eacute; b&amp;acirc;ti par l&amp;rsquo;entreprise China Water and Electricity (CWE) et mis en service en 2015. Une centrale de pied est actuellement en construction sur ce site, les travaux sont r&amp;eacute;alis&amp;eacute;s par le chinois Camc Engineering. Le barrage de Mekin, attribu&amp;eacute; en 2010 &amp;agrave; l&amp;rsquo;entreprise China National Electric Engineering Group et financ&amp;eacute; &amp;agrave; hauteur de 85&amp;nbsp;% par la banque chinoise Eximbank, devait &amp;ecirc;tre achev&amp;eacute; en 2017. N&amp;eacute;anmoins, les premiers tests ont r&amp;eacute;v&amp;eacute;l&amp;eacute; des dysfonctionnements et la mise en service a &amp;eacute;t&amp;eacute; retard&amp;eacute;e. Le barrage de Memv&amp;eacute;&amp;rsquo;&amp;eacute;l&amp;eacute;, cens&amp;eacute; &amp;ecirc;tre op&amp;eacute;rationnel en 2018 ne le sera pas avant 2019 en raison des retards pris dans l&amp;rsquo;installation des lignes de transport d&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute;. L&amp;rsquo;infrastructure a &amp;eacute;t&amp;eacute; r&amp;eacute;alis&amp;eacute;e par le chinois Sinohydro sur un financement de l&amp;rsquo;Eximbank (50&amp;nbsp;% du montant total).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Les soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s chinoises construisent &amp;eacute;galement des infrastructures de transport, notamment des autoroutes comme celle reliant Yaound&amp;eacute; et l&amp;rsquo;a&amp;eacute;roport de Nsimalen, dont la construction a d&amp;eacute;but&amp;eacute; en 2013 ou encore celle entre Kribi et Lolab&amp;eacute; (emplacement du port) qui devrait &amp;ecirc;tre achev&amp;eacute;e en 2018. Le port en eau profonde de Kribi a &amp;eacute;galement &amp;eacute;t&amp;eacute; financ&amp;eacute; &amp;agrave; hauteur de 85&amp;nbsp;% par l&amp;rsquo;Eximbank.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Dans le secteur des t&amp;eacute;l&amp;eacute;communications, le groupement China Unicom, Huawei Marine et Camtel a achev&amp;eacute; la pose du premier c&amp;acirc;ble sous-marin de fibre optique reliant le Br&amp;eacute;sil au Cameroun en septembre 2018.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Dans l&amp;rsquo;assainissement des eaux, le projet PAEPYS (Projet d&amp;rsquo;adduction en eau potable de la ville de Yaound&amp;eacute;), d&amp;rsquo;un montant total de 400 Mds FCFA (soit 600 M EUR) a &amp;eacute;t&amp;eacute; financ&amp;eacute; par la Chine &amp;agrave; hauteur de 85&amp;nbsp;%. Enfin, Huawei technologies installe actuellement des syst&amp;egrave;mes solaires photovolta&amp;iuml;ques dans plus de 350 localit&amp;eacute;s du Cameroun. La premi&amp;egrave;re phase du projet avait &amp;eacute;t&amp;eacute; financ&amp;eacute;e &amp;agrave; hauteur de 85&amp;nbsp;% par le groupe chinois. La deuxi&amp;egrave;me phase du projet, dont l&amp;rsquo;accord de pr&amp;ecirc;t a &amp;eacute;t&amp;eacute; sign&amp;eacute; en juin 2017, atteint un montant total de 68 Mds FCFA, financ&amp;eacute; int&amp;eacute;gralement par la Bank of China.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Le degr&amp;eacute; d&amp;rsquo;endettement du Cameroun parait peu compatible avec une poursuite du lancement de nouveaux projets &amp;agrave; un rythme aussi soutenu&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;En cons&amp;eacute;quence, la Chine est d&amp;eacute;sormais de loin le premier cr&amp;eacute;ancier du Cameroun. Selon les donn&amp;eacute;es communiqu&amp;eacute;es par la Caisse autonome d&amp;rsquo;amortissement, en charge de la gestion de la dette au Cameroun, l&amp;rsquo;encours de la dette chinoise s&amp;rsquo;&amp;eacute;levait &amp;agrave; 1&amp;nbsp;600,6 Mds FCFA au mois d&amp;rsquo;ao&amp;ucirc;t 2018 (soit plus de 30&amp;nbsp; de l&amp;rsquo;encours total de la dette ext&amp;eacute;rieure), en hausse de 17,2&amp;nbsp;% par rapport &amp;agrave; fin 2016 et de 10,0&amp;nbsp;% par rapport &amp;agrave; fin 2017. Bien que le Cameroun fasse preuve d&amp;rsquo;une meilleure capacit&amp;eacute; de r&amp;eacute;sistance que les autres pays de la CEMAC, il a accumul&amp;eacute; d&amp;rsquo;importants arri&amp;eacute;r&amp;eacute;s sur sa dette int&amp;eacute;rieure et le service de la dette a atteint un niveau difficilement soutenable. Le FMI a class&amp;eacute; le pays en risque &amp;eacute;lev&amp;eacute; de surendettement.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Les derni&amp;egrave;res visites du pr&amp;eacute;sident Biya en Chine (mars 2018, septembre 2018) ont &amp;eacute;t&amp;eacute; l&amp;rsquo;occasion d&amp;rsquo;aborder les questions de ren&amp;eacute;gociation de la dette. Des discussions ont d&amp;rsquo;ores et d&amp;eacute;j&amp;agrave; &amp;eacute;t&amp;eacute; entam&amp;eacute;es avec Eximbank China pour l&amp;rsquo;annulation de la moiti&amp;eacute; de la dette due &amp;agrave; cette banque et le r&amp;eacute;&amp;eacute;chelonnement de l&amp;rsquo;autre moiti&amp;eacute;. Le montant global de cette dette serait d&amp;rsquo;environ 400 Mds FCFA. Aucune confirmation officielle n&amp;rsquo;a cependant &amp;eacute;t&amp;eacute; communiqu&amp;eacute;e.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/055617d4-4154-457f-9fff-65c56bbd9d70/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>b3997a78-6f9b-48b8-8212-9226e6c4b7b3</id><title type="text">Guide de l’évaluation socioéconomique des investissements publics</title><summary type="text">France Stratégie et le Commissariat général à l’investissement ont demandé début 2017 au professeur Roger Guesnerie de réunir un comité d’experts des méthodes d’évaluation socioéconomique des investissements publics. Ce comité a souhaité publier un guide de l’évaluation socioéconomique des investissements publics, dont la rédaction a été préparée par la Direction générale du Trésor et France Stratégie.Les investissements publics représentent, en France comme dans les autres pays développés, une part significative des investissements nationaux et concernent des secteurs aussi divers que le transport, l’énergie, la santé, la culture, l’éducation ou la justice. Ils façonnent à long terme - parfois pour plusieurs siècles - le pays, sa croissance, la qualité de son environnement et sa capacité à affronter les défis futurs.L’évaluation socioéconomique des investissements publics a pour objectif d’apprécier et de comparer les gains de bien-être pour la collectivité d’un investissement e</summary><updated>2017-12-05T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2017/12/05/guide-de-l-evaluation-socioeconomique-des-investissements-publics" /><content type="html">&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;France Strat&amp;eacute;gie et le Commissariat g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral &amp;agrave; l&amp;rsquo;investissement ont demand&amp;eacute; d&amp;eacute;but 2017 au professeur Roger Guesnerie de r&amp;eacute;unir un comit&amp;eacute; d&amp;rsquo;experts des m&amp;eacute;thodes d&amp;rsquo;&amp;eacute;valuation socio&amp;eacute;conomique des investissements publics. Ce comit&amp;eacute; a souhait&amp;eacute; publier un guide de l&amp;rsquo;&amp;eacute;valuation socio&amp;eacute;conomique des investissements publics, dont la r&amp;eacute;daction a &amp;eacute;t&amp;eacute; pr&amp;eacute;par&amp;eacute;e par la Direction g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale du Tr&amp;eacute;sor et France Strat&amp;eacute;gie.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Les investissements publics repr&amp;eacute;sentent, en France comme dans les autres pays d&amp;eacute;velopp&amp;eacute;s, une part significative des investissements nationaux et concernent des secteurs aussi divers que le transport, l&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie, la sant&amp;eacute;, la culture, l&amp;rsquo;&amp;eacute;ducation ou la justice. Ils fa&amp;ccedil;onnent &amp;agrave; long terme - parfois pour plusieurs si&amp;egrave;cles - le pays, sa croissance, la qualit&amp;eacute; de son environnement et sa capacit&amp;eacute; &amp;agrave; affronter les d&amp;eacute;fis futurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;&amp;eacute;valuation socio&amp;eacute;conomique des investissements publics a pour objectif d&amp;rsquo;appr&amp;eacute;cier et de comparer les gains de bien-&amp;ecirc;tre pour la collectivit&amp;eacute; d&amp;rsquo;un investissement et ses co&amp;ucirc;ts. Elle constitue un &amp;eacute;clairage indispensable pour le d&amp;eacute;cideur public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le guide s'adresse aux porteurs de projet et aux d&amp;eacute;cideurs publics. Il pr&amp;eacute;sente les principes et m&amp;eacute;thodes permettant d&amp;rsquo;&amp;eacute;valuer un investissement d&amp;rsquo;un point de vue socio&amp;eacute;conomique, et permet d&amp;rsquo;appliquer un cadre d&amp;rsquo;analyse commun &amp;agrave; tous les investissements publics m&amp;ecirc;me si chaque secteur a ses caract&amp;eacute;ristiques propres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&amp;eacute;valuation socio&amp;eacute;conomique est obligatoire depuis 2013 pour tout projet dont le financement apport&amp;eacute; par l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat et ses &amp;eacute;tablissements publics est sup&amp;eacute;rieur &amp;agrave; 20 millions d&amp;rsquo;euros. Le Commissariat g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral &amp;agrave; l'investissement pilote une contre-expertise ind&amp;eacute;pendante des projets pour lesquels les financements apport&amp;eacute;s par l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat et ses &amp;eacute;tablissements publics d&amp;eacute;passent 100 millions d&amp;rsquo;euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&amp;eacute;alablement &amp;agrave; la validation par le comit&amp;eacute; d&amp;rsquo;experts, le Guide de l&amp;rsquo;&amp;eacute;valuation socio&amp;eacute;conomique des investissements publics a &amp;eacute;t&amp;eacute; transmis en consultation aux minist&amp;egrave;res et &amp;eacute;tablissements publics, et tient compte des observations recueillies aupr&amp;egrave;s des utilisateurs. Il sera r&amp;eacute;guli&amp;egrave;rement enrichi par des compl&amp;eacute;ments m&amp;eacute;thodologiques et des annexes techniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est accessible sur les sites de &lt;a title="France Strat&amp;eacute;gie" href="http://www.strategie.gouv.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"&gt;France Strat&amp;eacute;gie&lt;/a&gt;, de la Direction g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale du Tr&amp;eacute;sor, et du &lt;a title="Commissariat g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral &amp;agrave; l&amp;rsquo;investissement" href="http://www.gouvernement.fr/le-commissariat-general-a-l-investissement" target="_blank" rel="noopener noreferrer"&gt;Commissariat g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral &amp;agrave; l&amp;rsquo;investissement&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style="margin-right: auto; margin-left: auto; display: block;" src="/Articles/b3997a78-6f9b-48b8-8212-9226e6c4b7b3/images/d4d9b41e-f803-48ea-95b4-010db9993428" alt="*" width="658" height="588" /&gt;&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/b3997a78-6f9b-48b8-8212-9226e6c4b7b3/images/visuel" xmlns="media" /></entry></feed>