<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><feed xml:lang="fr-fr" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"><title type="text">Trésor-Info - Publications de la direction générale du Trésor - Conjoncture</title><subtitle type="text">Flux de publication de la direction générale du Trésor - Conjoncture</subtitle><id>FluxArticlesTag-Conjoncture</id><rights type="text">Copyright 2026</rights><updated>2026-09-21T00:00:00+02:00</updated><logo>/favicon.png</logo><author><name>Direction générale du Trésor</name><uri>https://localhost/sitepublic/</uri><email>contact@dgtresor.gouv.fr</email></author><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Flux/Atom/Articles/Tags/Conjoncture" /><entry><id>a80483e7-119f-4dd4-8cea-df009bc5b6c5</id><title type="text">Ralentissement économique confirmé au deuxième trimestre 2026</title><summary type="text">Au deuxième trimestre 2026, selon les données de l’Office des statistiques slovaque, l’économie slovaque a progressé de 0,8 % après 0,9 % au premier trimestre. Au premier semestre 2026, la croissance n’a ainsi atteint que 0,8 %. Pour mémoire, les prévisions du ministère des Finances tablent sur une croissance de 0,8 % en 2026 et celle de la Banque centrale de 0,5 %.</summary><updated>2026-09-21T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/09/21/ralentissement-economique-confirme-au-deuxieme-trimestre-2026" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A] La production automobile baisse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La croissance de la valeur ajout&amp;eacute;e s&amp;rsquo;est &amp;eacute;tablie &amp;agrave; 0,9 % au deuxi&amp;egrave;me trimestre&lt;/strong&gt;. Huit de dix secteurs &amp;eacute;conomiques ont connu une hausse de leur valeur ajout&amp;eacute;e. &lt;strong&gt;L&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;e secteur du commerce, du transport, de l&amp;rsquo;h&amp;eacute;bergement et de la restauration est devenu le premier secteur &amp;eacute;conomique au T2 2026, d&amp;eacute;passant l&amp;rsquo;industrie. &lt;/strong&gt;Sa valeur ajout&amp;eacute;e a atteint 5 234,2 M&amp;euro; (en prix constants), en hausse de 2,3 % en g.a. ; tandis que l&amp;rsquo;industrie, avec une valeur ajout&amp;eacute;e de 4 718,9 M&amp;euro; n&amp;rsquo;a progress&amp;eacute; que de 0,3 %. Plus en d&amp;eacute;tails, l&amp;rsquo;industrie a &amp;eacute;t&amp;eacute; tir&amp;eacute;e par la fabrication de machine (+7,7 %), d&amp;rsquo;appareils &amp;eacute;lectriques (+5,9 %), de produits en bois (+5 %), mais sept autres secteurs industriels de treize ont vu la baisse de leur valeur ajout&amp;eacute;e, en particulier la fabrication de produits informatiques (-8,7 %), d&amp;rsquo;aliments (-2,1 %), mais aussi de v&amp;eacute;hicules (-0,6 % au T2).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux autres secteurs &amp;eacute;conomiques, croissent : les activit&amp;eacute;s immobili&amp;egrave;res (1,3 %), professionnelles, scientifiques et techniques (0,6 %) ou encore dans la construction (1,3 %). Par contre, l&amp;rsquo;agriculture (-2,3 %) et les arts et loisirs (-0,2 %) connaissent une r&amp;eacute;cession.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au premier semestre 2026, la valeur ajout&amp;eacute;e a ainsi progress&amp;eacute; de 0,5 % pour atteindre 45 708,8 M&amp;euro;. &lt;/strong&gt;Gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; sa performance au deuxi&amp;egrave;me trimestre, &lt;strong&gt;le secteur du commerce, du transport, de l&amp;rsquo;h&amp;eacute;bergement et de la restauration est devenu le premier secteur &amp;eacute;conomique avec une valeur ajout&amp;eacute;e de 10 026,2 M&amp;euro; et une croissance de 1,9 %. L&amp;rsquo;industrie, avec 9 974,1 M&amp;euro; ne s&amp;rsquo;est pas compl&amp;eacute;tement redress&amp;eacute;e, apr&amp;egrave;s son recul au T1.&lt;/strong&gt; Elle s&amp;rsquo;est contract&amp;eacute;e de 0,2 %, tout comme sa principale composante &amp;ndash; la production automobile (-0,2 %). L&amp;rsquo;administration publique, la d&amp;eacute;fense, l&amp;rsquo;&amp;eacute;ducation et la sant&amp;eacute; ont cr&amp;ucirc; de 0,6 %. Par contre, l&amp;rsquo;agriculture (-1,3 %), les arts et loisirs (-1,1 %) et les activit&amp;eacute;s financi&amp;egrave;res et d&amp;rsquo;assurance (-3,9 %) se trouvent dans des zones n&amp;eacute;gatives, au premier semestre 2026.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;B] Bonne consommation de l&amp;rsquo;administration au deuxi&amp;egrave;me trimestre mais les investissements&amp;nbsp;reculent&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&amp;ocirc;t&amp;eacute; demande, la &lt;strong&gt;demande domestique a renou&amp;eacute; avec la croissance au T2 (+1,4%),&lt;/strong&gt; apr&amp;egrave;s sa contraction de 0,2 % au T1. La consommation finale a progress&amp;eacute; de 0,8 %, tir&amp;eacute;e par la consommation de l&amp;rsquo;administration publique (+1,7 % au T2 apr&amp;egrave;s le recul de 0,4 % au T1) et, dans une moindre mesure, par la consommation des m&amp;eacute;nages (+0,6 %) ; &lt;strong&gt;tandis que les investissements continuent de diminuer&lt;/strong&gt; (-0,3 % au T2 et -6,4 % au T1).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&amp;rsquo;agissant de la &lt;strong&gt;demande ext&amp;eacute;rieure, les exportations ont connu une hausse de 3 %&lt;/strong&gt; (apr&amp;egrave;s une l&amp;eacute;g&amp;egrave;re baisse de 0,1 % au T1) et les importations ont cr&amp;ucirc; de 3,7 % (apr&amp;egrave;s -1,3 % au T1).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au premier semestre 2026, la demande domestique a cr&amp;ucirc; de 0,6 %&lt;/strong&gt; et se refl&amp;egrave;te dans la consommation finale (0,7 %) ; les investissements &amp;eacute;tant en r&amp;eacute;cession (-2,9 %). La consommation finale a &amp;eacute;t&amp;eacute; tir&amp;eacute;e tant par la consommation des m&amp;eacute;nages (+0,8 %) que celle de l&amp;rsquo;administration publique (+0,7 %).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La demande ext&amp;eacute;rieure demeure l&amp;rsquo;un des principaux moteurs de la croissance &lt;/strong&gt;gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; la dynamique des exportations (+1,5 %), devan&amp;ccedil;ant celle des importations (1,2 %).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C] La croissance des salaires ne suffit plus &amp;agrave; compenser l&amp;rsquo;inflation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au deuxi&amp;egrave;me trimestre 2026, les salaires nominaux se sont &amp;eacute;tablis en moyenne &amp;agrave; 1 707 &amp;euro;, en hausse de 3,2 %, soit la hausse trimestrielle la plus faible de ces six derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es.&lt;/strong&gt; Elle n&amp;rsquo;a pas &amp;eacute;t&amp;eacute; suffisante pour compenser l&amp;rsquo;inflation, &lt;strong&gt;entrainant une contraction des salaires r&amp;eacute;els de 0,5 %, &lt;/strong&gt;pour la premi&amp;egrave;re fois depuis les dix derniers trimestres&lt;strong&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au T2, la hausse des salaires nominaux a oscill&amp;eacute; entre 1,8 % (services administratifs) et 9,8 % (activit&amp;eacute;s immobili&amp;egrave;res).&lt;/strong&gt; Parmi les trois secteurs en baisse, on trouve l&amp;rsquo;administration publique (-4,8 %), l&amp;rsquo;&amp;eacute;ducation (- 0,2 %) et la fourniture de l&amp;rsquo;eau (-0,1 %). Les salaires les plus &amp;eacute;lev&amp;eacute;s concernent les activit&amp;eacute;s financi&amp;egrave;res et d&amp;rsquo;assurance (2 960 &amp;euro;), la fourniture d&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute;, de gaz et de vapeur (2 949 &amp;euro;) et les TIC (2 806 &amp;euro;). Le seul secteur &amp;agrave; ne pas franchir le seuil de 1 000 &amp;euro; est celui des services d&amp;rsquo;h&amp;eacute;bergement et de restauration (974 &amp;euro;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &amp;agrave; la r&amp;eacute;partition r&amp;eacute;gionale, la r&amp;eacute;gion de Bratislava (2 012 &amp;euro;, +2,7 %) est la seule r&amp;eacute;gion &amp;agrave; avoir d&amp;eacute;pass&amp;eacute; tant la moyenne nationale que le seuil de 2 000 &amp;euro;, au deuxi&amp;egrave;me trimestre 2026. Elle est suivie par Kosice avec un salaire moyen de 1 643 &amp;euro;. Les salaires les plus bas sont pay&amp;eacute;s &amp;agrave; Presov (1 359 &amp;euro;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au premier semestre 2026, le salaire moyen s&amp;rsquo;est &amp;eacute;tabli &amp;agrave; 1 659 &amp;euro;, en augmentation de 4,6 % (apr&amp;egrave;s 6,9 % au premier semestre 2025)&lt;/strong&gt;. A part l&amp;rsquo;administration publique (-1,2 %), tous les secteurs ont connu une hausse nominale des salaires. Les salaires r&amp;eacute;els ont maintenu une croissance moyenne de 0,9 %, m&amp;ecirc;me si les salaires r&amp;eacute;els ont baiss&amp;eacute; dans l&amp;rsquo;administration publique (-4,7 %), les services administratifs (-1,6 %), la fourniture d&amp;rsquo;eau (-1,5 %), les TIC (-1 %), la fourniture d&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute;, de gaz et de vapeur (-0,6 %).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D] Le march&amp;eacute; du travail fait face &amp;agrave; la mont&amp;eacute;e du ch&amp;ocirc;mage, notamment issu de l&amp;rsquo;industrie et de la construction&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au T2 2026, &lt;strong&gt;le nombre de ch&amp;ocirc;meurs s&amp;rsquo;est &amp;eacute;tabli &amp;agrave; 152 600, en hausse de 5,8 % en g.a.&lt;/strong&gt; Nous observons une progression du nombre de ch&amp;ocirc;meurs de longue dur&amp;eacute;e (12 mois et plus) qui s&amp;rsquo;&amp;eacute;tablit &amp;agrave; 98 700 (+11,4 %) soit 64,6 % du total. Le plus grand nombre de ch&amp;ocirc;meurs a auparavant travaill&amp;eacute; dans l&amp;rsquo;industrie (29 500, +26,5 %), le commerce (13 900, -2,6 %) et la construction (11 900, +44,9 %), tandis que 42 800 n&amp;rsquo;ont jamais travaill&amp;eacute; auparavant (42 800, -5,3 %).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quant au taux de ch&amp;ocirc;mage, il a atteint 5,6 % au T2 2026 (+0,3 point en g.a.).&lt;/strong&gt; Au premier semestre, il s&amp;rsquo;&amp;eacute;tablit &amp;agrave; 5,7 %, soit +0,4 point en g.a. Au premier semestre, le taux le plus &amp;eacute;lev&amp;eacute; se situe dans les r&amp;eacute;gions de Banska Bystrica (9,8 %) et de Kosice (9,4 %), tandis qu&amp;rsquo;il &amp;eacute;tait le plus bas concerne les r&amp;eacute;gions de Trnava (2,8 %), Zilina (2,8 %) et Bratislava (2,9 %).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le nombre d&amp;rsquo;actifs salari&amp;eacute;s diminue de 0 ,5%, pour s&amp;rsquo;&amp;eacute;tablir &amp;agrave; 2 593 500 au T2.&lt;/strong&gt; Les services emploient 1 653 900 personnes (+0,6 %) &amp;ndash; dont le commerce (301 200, -11,5 %), l&amp;rsquo;&amp;eacute;ducation (235 700, +15,2 %) et l&amp;rsquo;administration publique (+0,2 %). L&amp;rsquo;industrie emploie 622 900 personnes (-4,5 %) et la construction 246 600 (+0,6 %).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;S&amp;rsquo;agissant du taux d&amp;rsquo;emploi, il atteint 78,1 % au deuxi&amp;egrave;me trimestre 2026 (+0,1 point) et 78 % au premier semestre 2026 (stagnation).&lt;/strong&gt; Au premier semestre, il culmine &amp;agrave; 84% dans la r&amp;eacute;gion de Bratislava et atteint seulement 72% dans la r&amp;eacute;gion de Kosice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img class="marge" title="PIB" src="/Articles/a80483e7-119f-4dd4-8cea-df009bc5b6c5/images/1c3fa466-5553-42fd-bd9d-f3903c9c84c4" alt="pib" width="503" height="302" /&gt;&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/a80483e7-119f-4dd4-8cea-df009bc5b6c5/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>5a3e4608-a73c-4a73-8a44-9d59599c4ed1</id><title type="text">Flash Conjoncture Pays avancés - Un rebond du commerce extérieur allemand qui ne doit pas masquer les fragilités structurelles</title><summary type="text">Le commerce extérieur a nettement soutenu la croissance en Allemagne au 1er semestre 2026. Au-delà de ces fluctuations conjoncturelles, les perspectives du commerce extérieur restent néanmoins pénalisées par des fragilités structurelles.</summary><updated>2026-09-18T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/09/18/flash-conjoncture-pays-avances-un-rebond-du-commerce-exterieur-allemand-qui-ne-doit-pas-masquer-les-fragilites-structurelles" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Apr&amp;egrave;s avoir fortement pes&amp;eacute; sur l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; en 2025, le commerce ext&amp;eacute;rieur allemand a surpris favorablement au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;semestre 2026, port&amp;eacute;e par un rebond des exportations.&lt;/strong&gt; Le commerce ext&amp;eacute;rieur contribue ainsi &amp;agrave; hauteur de +0,5&amp;nbsp;pt &amp;agrave; l&amp;rsquo;acquis de croissance &amp;agrave; l&amp;rsquo;issue du 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre (+0,9&amp;nbsp;%). La hausse des exportations au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre concerne &amp;agrave; la fois les biens et les services tandis qu&amp;rsquo;elle a &amp;eacute;t&amp;eacute; uniquement port&amp;eacute;e par les biens au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre.&lt;/p&gt;
&lt;div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette am&amp;eacute;lioration pourrait toutefois refl&amp;eacute;ter en partie des facteurs temporaires.&lt;/strong&gt; Le redressement des exportations de biens a &amp;eacute;t&amp;eacute; transversal aux grandes cat&amp;eacute;gories de biens avec un dynamisme marqu&amp;eacute; pour certains secteurs&amp;nbsp;: &amp;eacute;nergie et biens &amp;eacute;lectriques et &amp;eacute;lectroniques sur l&amp;rsquo;ensemble du semestre et chimie au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre. Le dynamisme des &amp;eacute;quipements &amp;eacute;lectriques et &amp;eacute;lectroniques (+3,7&amp;nbsp;% au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre apr&amp;egrave;s +2,7&amp;nbsp;% au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre) pourrait avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; soutenu par l&amp;rsquo;essor des &amp;eacute;changes mondiaux de biens li&amp;eacute;s &amp;agrave; l&amp;rsquo;intelligence artificielle&lt;a title="" href="#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt;. Par ailleurs, la Bundesbank souligne plusieurs facteurs conjoncturels susceptibles d&amp;rsquo;avoir stimul&amp;eacute; les exportations&amp;nbsp;: l&amp;rsquo;industrie chimique (dont les exportations ont progress&amp;eacute; de +7,8&amp;nbsp;% au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre) aurait temporairement b&amp;eacute;n&amp;eacute;fici&amp;eacute; des perturbations li&amp;eacute;es au conflit au Proche et Moyen-Orient, qui ont davantage affect&amp;eacute; certains concurrents &amp;eacute;trangers&lt;a title="" href="#_ftn2" name="_ftnref2"&gt;[2]&lt;/a&gt;, tandis que les biens interm&amp;eacute;diaires ont pu b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficier d&amp;rsquo;achats anticip&amp;eacute;s face aux risques de p&amp;eacute;nuries et de hausse des prix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;img class="marge" src="/Articles/5a3e4608-a73c-4a73-8a44-9d59599c4ed1/images/00385a30-0575-4d36-b586-71b4d29243fe" alt="Graphique 1&amp;amp;2" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div id="ftn1"&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le soutien du commerce ext&amp;eacute;rieur &amp;agrave; l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; devrait s&amp;rsquo;att&amp;eacute;nuer au 2&lt;sup&gt;nd&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;semestre.&lt;/strong&gt; La disparition progressive des facteurs temporaires identifi&amp;eacute;s au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;semestre pourrait entra&amp;icirc;ner un contrecoup. En outre, l&amp;rsquo;ass&amp;egrave;chement exceptionnel du Rhin durant l&amp;rsquo;&amp;eacute;t&amp;eacute; a fortement r&amp;eacute;duit les capacit&amp;eacute;s de chargement des barges et rench&amp;eacute;ri le co&amp;ucirc;t du fret fluvial, jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; le quadrupler&amp;nbsp;sur certains trajets. Ce choc affecte particuli&amp;egrave;rement les branches industrielles fortement d&amp;eacute;pendantes du transport fluvial, au premier rang desquelles la chimie, dont la production a recul&amp;eacute; de &amp;minus;3,9&amp;nbsp;% en juillet et les exportations de &amp;minus;3,4&amp;nbsp;% (&lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt; graphique 2). Si la remont&amp;eacute;e des niveaux du Rhin depuis la fin ao&amp;ucirc;t devrait limiter la dur&amp;eacute;e du choc, celui-ci devrait n&amp;eacute;anmoins peser ponctuellement sur les exportations et la production industrielle au 3&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
&lt;div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au-del&amp;agrave; de ces fluctuations conjoncturelles, les perspectives du commerce ext&amp;eacute;rieur restent p&amp;eacute;nalis&amp;eacute;es par des fragilit&amp;eacute;s structurelles.&lt;/strong&gt; Le mod&amp;egrave;le industriel allemand, historiquement tr&amp;egrave;s tourn&amp;eacute; vers l&amp;rsquo;exportation, est confront&amp;eacute; &amp;agrave; une &amp;eacute;rosion de ses avantages comp&amp;eacute;titifs, amorc&amp;eacute;e avant la crise sanitaire. La mont&amp;eacute;e en gamme de la Chine dans plusieurs secteurs au c&amp;oelig;ur de la sp&amp;eacute;cialisation allemande &amp;ndash; automobile, machines, &amp;eacute;quipements &amp;eacute;lectriques ou encore chimie &amp;ndash; accentue cette pression sur les parts de march&amp;eacute; allemandes (&lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt; graphique 3). Entre 2015 et 2024, la part de march&amp;eacute; mondiale de l&amp;rsquo;Allemagne dans les biens est ainsi pass&amp;eacute;e de 7,8&amp;nbsp;%, &amp;agrave; 6,6&amp;nbsp;%, soit un recul de &amp;minus;1,2&amp;nbsp;pt. Ce recul est particuli&amp;egrave;rement marqu&amp;eacute; dans l&amp;rsquo;automobile (&amp;minus;3,2&amp;nbsp;pts), o&amp;ugrave; la Chine gagne +6,6&amp;nbsp;pts, mais &amp;eacute;galement dans la chimie, autre secteur historique de sp&amp;eacute;cialisation allemande. La Bundesbank&lt;a title="" href="#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[3]&lt;/a&gt; souligne que la d&amp;eacute;gradation de la comp&amp;eacute;titivit&amp;eacute;-prix, li&amp;eacute;e &amp;agrave; des co&amp;ucirc;ts de production &amp;eacute;lev&amp;eacute;s, notamment dans les branches &amp;eacute;nergo-intensives, et la hausse des co&amp;ucirc;ts unitaires du travail, expliquerait un quart du ralentissement des exportations depuis 2022, tandis que le moindre dynamisme de l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; et des importations chez ses principaux partenaires commerciaux en expliquerait jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; un quart suppl&amp;eacute;mentaire. La Bundesbank consid&amp;egrave;re que des difficult&amp;eacute;s plus profondes et moins quantifiables, comme la faiblesse de l&amp;rsquo;investissement et de la productivit&amp;eacute;, les p&amp;eacute;nuries de main-d&amp;rsquo;&amp;oelig;uvre qualifi&amp;eacute;e, les contraintes r&amp;eacute;glementaires&lt;a title="" href="#_ftn2" name="_ftnref2"&gt;[4]&lt;/a&gt; p&amp;eacute;nalisent &amp;eacute;galement l&amp;rsquo;appareil exportateur allemand.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img class="marge" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="/Articles/5a3e4608-a73c-4a73-8a44-9d59599c4ed1/images/2cf5ea19-8e5f-451d-952e-e92f053758c3" alt="Graphique 3 : &amp;Eacute;volution des parts de march&amp;eacute;s entre 2015 et 2024" width="495" height="455" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;
&lt;div id="ftn2"&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id="ftn1"&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; Bundesbank, &lt;a href="https://publikationen.bundesbank.de/publikationen-en/reports-studies/monthly-reports/monthly-report-august-2026-1004736?article=the-german-economy-1004738"&gt;Monthly report&lt;/a&gt;, ao&amp;ucirc;t 2026.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id="ftn2"&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref2" name="_ftn2"&gt;[2]&lt;/a&gt; La fermeture du d&amp;eacute;troit d&amp;rsquo;Ormuz a en effet fortement p&amp;eacute;nalis&amp;eacute; la livraison de certains intrants p&amp;eacute;trochimiques utilis&amp;eacute;s par les producteurs asiatiques, comme le naphta, dont &lt;a href="https://www.spglobal.com/energy/en/news-research/special-reports/chemicals/emerging-stronger-apic-2026/asia-petrochemicals-face-middle-east-war-challenges"&gt;60&amp;nbsp;% &amp;agrave; 70&amp;nbsp;%&lt;/a&gt; des importations asiatiques transitaient par le d&amp;eacute;troit d&amp;rsquo;Ormuz. L&amp;rsquo;Allemagne appara&amp;icirc;t relativement moins expos&amp;eacute;e &amp;agrave; ces perturbations, gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; une production domestique significative de naphta issue de ses raffineries et &amp;agrave; des approvisionnements plus diversifi&amp;eacute;s.&lt;/p&gt;
&lt;div id="ftn1"&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[3]&lt;/a&gt; Bundesbank (2026), &amp;laquo; What contribution has diminished price competitiveness made to the recent weakness in German exports? &amp;raquo;, &lt;a href="https://publikationen.bundesbank.de/publikationen-en/reports-studies/monthly-reports/monthly-report-july-2026-1003480?article=what-contribution-has-diminished-price-competitiveness-made-to-the-recent-weakness-in-german-exports--1003536"&gt;Monthly Report&lt;/a&gt;, juillet 2026.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id="ftn2"&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref2" name="_ftn2"&gt;[4]&lt;/a&gt; La Bundesbank estime que les co&amp;ucirc;ts li&amp;eacute;s &amp;agrave; la bureaucratie ont fortement progress&amp;eacute; entre 2022 et 2024, passant de 5 % du chiffre d&amp;rsquo;affaires &amp;agrave; 7 %.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/5a3e4608-a73c-4a73-8a44-9d59599c4ed1/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>8cbc0bdc-9c94-4bbe-a472-8b0834496862</id><title type="text">Flash conjoncture France – Échanges touristiques : un solde toujours largement excédentaire au 2e trimestre malgré les tensions géopolitiques</title><summary type="text">Le solde des échanges touristiques est resté largement excédentaire au T2 2026, malgré les perturbations du trafic aérien liées au conflit au Proche et Moyen-Orient. Selon les comptes nationaux trimestriels, le solde touristique s’est établi à +4,9 Md€ (en volume, −3,5 % par rapport au T1), l’acquis de la contribution du tourisme à la croissance reste toutefois positif à l’issue du T2, à +0,1 pt. Au T3 2026, les premiers indicateurs suggèrent une activité touristique en progression.</summary><updated>2026-09-18T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/09/18/flash-conjoncture-france-echanges-touristiques-un-solde-toujours-largement-excedentaire-au-2e-trimestre-malgre-les-tensions-geopolitiques" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le solde des &amp;eacute;changes touristiques est rest&amp;eacute; largement exc&amp;eacute;dentaire au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre 2026, malgr&amp;eacute; les perturbations du trafic a&amp;eacute;rien li&amp;eacute;es au conflit au Proche et Moyen-Orient.&lt;/strong&gt; Il s&amp;rsquo;est toutefois repli&amp;eacute; pour la premi&amp;egrave;re fois depuis le 4&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre 2024, qui avait &amp;eacute;t&amp;eacute; affect&amp;eacute; par le contrecoup des Jeux Olympiques de Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les &lt;a href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/9039499"&gt;comptes nationaux trimestriels&lt;/a&gt;, le solde touristique s&amp;rsquo;est ainsi &amp;eacute;tabli &amp;agrave; +4,9&amp;nbsp;Md&amp;euro; (en volume), soit une baisse de &amp;minus;3,5&amp;nbsp;% par rapport au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre. Cette diminution s&amp;rsquo;explique par un recul plus marqu&amp;eacute; des exportations de tourisme en volume (cf. graphique 1), correspondant aux d&amp;eacute;penses des r&amp;eacute;sidents &amp;eacute;trangers en France (&amp;minus;1,3&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s +1,9&amp;nbsp;% au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre), que des importations, correspondant aux d&amp;eacute;penses des r&amp;eacute;sidents fran&amp;ccedil;ais &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;tranger (&amp;minus;0,5&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s +0,2&amp;nbsp;%). L&amp;rsquo;acquis de la contribution du tourisme &amp;agrave; la croissance reste toutefois positif &amp;agrave; l&amp;rsquo;issue du 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre, &amp;agrave; +0,1&amp;nbsp;pt (cf. graphique 2).&lt;/p&gt;
&lt;p align="center"&gt;&lt;u&gt;Graphique 1&amp;nbsp;: &amp;eacute;changes touristiques (en volume)&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align="center"&gt;&lt;u&gt;&lt;img class="marge" src="/Articles/8cbc0bdc-9c94-4bbe-a472-8b0834496862/images/f32fc890-4cb7-4c3a-b99d-e0cec7379d1f" alt="&amp;eacute;changes touristiques (en volume)" /&gt;&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le conflit au Proche et Moyen-Orient a perturb&amp;eacute; les flux touristiques, notamment les liaisons a&amp;eacute;riennes avec l'Asie. Selon la &lt;a href="https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/documents/dta_note_conjoncture_trimestrielle_trafic_aerien_T2-2026.pdf"&gt;Direction g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale de l&amp;rsquo;Aviation civile&lt;/a&gt; (DGAC), le trafic a&amp;eacute;rien dans les a&amp;eacute;roports fran&amp;ccedil;ais a recul&amp;eacute; de &amp;minus;1,9&amp;nbsp;% sur un an au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre, principalement en raison du conflit et, dans une moindre mesure, de la r&amp;eacute;fection de la piste principale de B&amp;acirc;le-Mulhouse. Depuis 1990, une baisse de trafic d&amp;rsquo;une telle ampleur n&amp;rsquo;a &amp;eacute;t&amp;eacute; observ&amp;eacute;e qu&amp;rsquo;&amp;agrave; six reprises&amp;nbsp;: lors de la guerre du Golfe en 1990, des attentats du 11&amp;nbsp;septembre 2001, de la guerre en Irak en 2003, de la crise financi&amp;egrave;re de 2008, de l&amp;rsquo;&amp;eacute;ruption du volcan islandais Eyjafjallaj&amp;ouml;kull en 2010 et de la pand&amp;eacute;mie de Covid-19 en 2020. Ces perturbations ont pu peser sur les d&amp;eacute;penses des touristes &amp;eacute;trangers en France, m&amp;ecirc;me si des reports vers la France de touristes &amp;eacute;trangers ayant &amp;eacute;t&amp;eacute; emp&amp;ecirc;ch&amp;eacute;s de voyager ailleurs ont pu en att&amp;eacute;nuer les effets. De m&amp;ecirc;me, certains voyageurs fran&amp;ccedil;ais ont pu privil&amp;eacute;gier d'autres destinations &amp;agrave; l'&amp;eacute;tranger plut&amp;ocirc;t que d'annuler leur s&amp;eacute;jour, limitant ainsi le recul des importations touristiques. Ces effets de report restent toutefois difficiles &amp;agrave; quantifier.&lt;/p&gt;
&lt;p align="center"&gt;&lt;u&gt;Graphique 2&amp;nbsp;: contribution du commerce ext&amp;eacute;rieur &amp;agrave; la croissance, d&amp;eacute;compos&amp;eacute;e par produits&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align="center"&gt;&lt;u&gt;&lt;img class="marge" src="/Articles/8cbc0bdc-9c94-4bbe-a472-8b0834496862/images/b489c427-27fd-4075-8a04-653d3ece2241" alt=" contribution du commerce ext&amp;eacute;rieur &amp;agrave; la croissance, d&amp;eacute;compos&amp;eacute;e par produits" /&gt;&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au 3&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre, les premiers indicateurs sugg&amp;egrave;rent une activit&amp;eacute; touristique en progression.&lt;/strong&gt; En juillet, le solde des services de voyages dans la &lt;a href="https://www.banque-france.fr/fr/statistiques/balance-des-paiements/balance-des-paiements-de-la-france-2026-07"&gt;balance des paiements&lt;/a&gt; est rest&amp;eacute; quasiment stable &amp;agrave; 2,1&amp;nbsp;Md&amp;euro; apr&amp;egrave;s 2,2&amp;nbsp;Md&amp;euro;. Selon &lt;a href="https://www.atout-france.fr/fr/actualites/un-premier-bilan-encourageant-de-lactivite-touristique-cet-ete"&gt;Atout France&lt;/a&gt;, les recettes du tourisme international sont en hausse de +3,7&amp;nbsp;% sur un an en juillet, port&amp;eacute;es notamment par les client&amp;egrave;les britannique, allemande et n&amp;eacute;erlandaise. Les enqu&amp;ecirc;tes de conjoncture donnent &amp;eacute;galement un signal d'am&amp;eacute;lioration de l'activit&amp;eacute; dans l'h&amp;eacute;bergement-restauration au 3&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre. Le &lt;a href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/8955037"&gt;climat des affaires&lt;/a&gt; de l&amp;rsquo;Insee dans l'h&amp;eacute;bergement-restauration, qui r&amp;eacute;agit &amp;agrave; la fois aux d&amp;eacute;penses de tourisme international et domestique, a augment&amp;eacute; de +2&amp;nbsp;pts en ao&amp;ucirc;t, pour s&amp;rsquo;&amp;eacute;tablir &amp;agrave; 102 et d&amp;eacute;passer sa moyenne de long terme (100). La canicule a n&amp;eacute;anmoins pu avoir des effets diff&amp;eacute;renci&amp;eacute;s selon les territoires et les activit&amp;eacute;s&amp;nbsp;: &lt;a href="https://www.atout-france.fr/fr/actualites/un-premier-bilan-encourageant-de-lactivite-touristique-cet-ete"&gt;Atout France&lt;/a&gt; rel&amp;egrave;ve notamment une moindre performance des locations touristiques dans le Sud, tandis que la montagne a b&amp;eacute;n&amp;eacute;fici&amp;eacute; d'une hausse de son taux d'occupation en juillet.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/8cbc0bdc-9c94-4bbe-a472-8b0834496862/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>23deb046-8a9f-4151-9913-8c1a373193fa</id><title type="text">Flash conjoncture France – La consommation des ménages accélère au 3e trimestre</title><summary type="text">Après un début d’année en demi-teinte (+0,3 % au 2e trimestre, après −0,3 % au 1er trimestre), la consommation des ménages accélère au 3e trimestre. La consommation en biens des ménages a de nouveau augmenté en juillet (+0,5 %, après +0,6 %), portant son acquis de croissance pour le 3e trimestre à +1,1 %. Cette hausse en juillet est portée par le rebond de la consommation automobile (+2,0 %, après −1,5 %) et la poursuite de la hausse de la consommation de carburants (+1,7 % après +1,5 %). </summary><updated>2026-09-11T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/09/11/flash-conjoncture-france-la-consommation-des-menages-accelere-au-3e-trimestre" /><content type="html">&lt;div&gt;Apr&amp;egrave;s un d&amp;eacute;but d&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e en demi-teinte (+0,3 % au 2e trimestre, apr&amp;egrave;s &amp;minus;0,3 % au 1er trimestre), la consommation des m&amp;eacute;nages acc&amp;eacute;l&amp;egrave;re au 3e trimestre. La consommation en biens des m&amp;eacute;nages a de nouveau augment&amp;eacute; en juillet (+0,5 %, apr&amp;egrave;s +0,6 %), portant son acquis de croissance pour le 3e trimestre &amp;agrave; +1,1 %. Cette hausse en juillet est port&amp;eacute;e par le rebond de la consommation automobile (+2,0 %, apr&amp;egrave;s &amp;minus;1,5 %) et la poursuite de la hausse de la consommation de carburants (+1,7 % apr&amp;egrave;s +1,5 %). La consommation alimentaire a &amp;eacute;galement progress&amp;eacute; (+0,2 %, apr&amp;egrave;s +0,7 %), comme celle des autres biens durables (+1,7 %, apr&amp;egrave;s +3,0 %), tandis que les achats d&amp;rsquo;&amp;eacute;quipements du logement (&amp;minus;1,5 %, apr&amp;egrave;s +1,9 %) et de textile se sont repli&amp;eacute;es (&amp;minus;0,2 %, apr&amp;egrave;s &amp;minus;1,2 %).&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;La consommation d&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie du logement (gaz-&amp;eacute;lectricit&amp;eacute;, eau, d&amp;eacute;chets) est particuli&amp;egrave;rement dynamique. Elle pr&amp;eacute;sente un acquis de +3,6 % &amp;agrave; fin juillet, en fort rebond apr&amp;egrave;s un hiver tr&amp;egrave;s cl&amp;eacute;ment.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Pour ao&amp;ucirc;t, les premiers&amp;nbsp;indicateurs disponibles sugg&amp;egrave;rent une poursuite de la croissance des achats automobiles. Les immatriculations de voitures particuli&amp;egrave;res neuves pour les m&amp;eacute;nages, publi&amp;eacute;es par le SDES, ont de nouveau progress&amp;eacute;e (+0,8 %, apr&amp;egrave;s +4,0 %), port&amp;eacute;es par les achats de v&amp;eacute;hicules &amp;eacute;lectriques. L&amp;rsquo;acquis de croissance pour le 3e trimestre des immatriculations de voitures neuves atteint 5,4 % (apr&amp;egrave;s +8,0 % au 2e trimestre). Par ailleurs, les enqu&amp;ecirc;tes aupr&amp;egrave;s des entreprises sont proches de leur moyenne de longue p&amp;eacute;riode (100), avec une am&amp;eacute;lioration des climats des affaires dans les services (+1 pt &amp;agrave; 100) et dans le commerce de d&amp;eacute;tail (+3 pts &amp;agrave; 99). En revanche, la confiance des m&amp;eacute;nages reste d&amp;eacute;grad&amp;eacute;e (&amp;agrave; 86), tandis que le climat de l&amp;rsquo;&amp;eacute;pargne progresse encore et se situe &amp;agrave; un niveau &amp;eacute;lev&amp;eacute; (+1 pt &amp;agrave; 125).&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;img class="marge" src="/Articles/23deb046-8a9f-4151-9913-8c1a373193fa/images/0df55fa1-402a-4af5-8357-b3ff8114a84e" alt="Contributions &amp;agrave; la croissance de la consommation des m&amp;eacute;nages en biens" width="478" height="311" /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: left;"&gt;Dans sa Note de conjoncture du 10 septembre, l&amp;rsquo;Insee pr&amp;eacute;voit une croissance de la consommation des m&amp;eacute;nages de +0,3 % au 3e trimestre.&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/23deb046-8a9f-4151-9913-8c1a373193fa/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>963e3d7f-16bd-4f03-ae5a-1cd58b584e6a</id><title type="text">Flash Conjoncture Pays avancés - La croissance économique au Royaume-Uni a surpris à la hausse au 1er semestre</title><summary type="text">Le dynamisme de l'activité au Royaume-Uni  au 1er semestre a surpris alors que la majorité des prévisionnistes anticipait un ralentissement de l'activité en 2026 après le déclenchement du conflit au Moyen-Orient. La consommation privée et l'investissement des entreprises ont notamment porté la croissance économique. </summary><updated>2026-09-11T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/09/11/flash-conjoncture-pays-avances-la-croissance-economique-au-royaume-uni-a-surpris-a-la-hausse-au-1er-semestre" /><content type="html">&lt;div&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;La croissance britannique a atteint +0,6&amp;nbsp;% au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre 2026 puis +0,4&amp;nbsp;% au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;cf&lt;/em&gt;. Graphiques&amp;nbsp;1). Ainsi, l&amp;rsquo;acquis de croissance pour 2026 s&amp;rsquo;&amp;eacute;l&amp;egrave;ve &amp;agrave; 1,1&amp;nbsp;% &amp;agrave; l&amp;rsquo;issue du 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre, apr&amp;egrave;s une croissance de +1,3&amp;nbsp;% en 2025. Le dynamisme de l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;semestre a surpris, alors que la majorit&amp;eacute; des pr&amp;eacute;visionnistes anticipait un net ralentissement de l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; en 2026 apr&amp;egrave;s le d&amp;eacute;clenchement du conflit au Moyen-Orient, compte tenu de la d&amp;eacute;pendance au gaz de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie britannique. La demande int&amp;eacute;rieure a port&amp;eacute; la croissance, en particulier la consommation au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre et l&amp;rsquo;investissement au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre. En revanche, le commerce ext&amp;eacute;rieur net de la variation des stocks a p&amp;eacute;nalis&amp;eacute; la croissance au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;semestre.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img class="marge" title="Graphique 1a" src="/Articles/963e3d7f-16bd-4f03-ae5a-1cd58b584e6a/images/8f38549a-35eb-418f-b84c-683f73188509" alt="contributions trimestrielles" width="606" height="395" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img class="marge" title="Graphique 1b" src="/Articles/963e3d7f-16bd-4f03-ae5a-1cd58b584e6a/images/48b88052-bffd-41fc-8fc7-278a61844205" alt="Contributions annuelles" width="579" height="377" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;La consommation priv&amp;eacute;e a progress&amp;eacute; de +0,6&amp;nbsp;% au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre puis de +0,3&amp;nbsp;% au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre.&lt;/strong&gt; La hausse de la consommation au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; trimestre s&amp;rsquo;est accompagn&amp;eacute;e d&amp;rsquo;une baisse du taux d&amp;rsquo;&amp;eacute;pargne qui est pass&amp;eacute; de 9,6&amp;nbsp;% au 4&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre 2025 &amp;agrave; 8,9&amp;nbsp;% au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre 2026. Au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre, la consommation est rest&amp;eacute;e r&amp;eacute;siliente malgr&amp;eacute; la hausse des prix &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tiques mondiaux. Celle-ci ne s&amp;rsquo;est pas r&amp;eacute;percut&amp;eacute;e sur l&amp;rsquo;inflation au Royaume-Uni au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre, qui a m&amp;ecirc;me diminu&amp;eacute; (+2,7&amp;nbsp;% au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre en glissement annuel, apr&amp;egrave;s +3,1&amp;nbsp;% au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre). Cette absence de hausse de l&amp;rsquo;inflation au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre s&amp;rsquo;explique par la baisse des prix r&amp;eacute;gul&amp;eacute;s de l&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre, qui avait &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;cid&amp;eacute;e avant le d&amp;eacute;clenchement du conflit, et par les mesures de soutien au co&amp;ucirc;t de la vie adopt&amp;eacute;es par le Gouvernement. Par ailleurs, des facteurs conjoncturels ont pu soutenir la consommation des m&amp;eacute;nages sur le trimestre&amp;nbsp;: d&amp;rsquo;apr&amp;egrave;s l&amp;rsquo;Office for National Statistics, l&amp;rsquo;&amp;eacute;pisode de chaleur en juin a eu un effet positif pour les ventes au d&amp;eacute;tail concernant certains produits (ventilateurs, v&amp;ecirc;tements) et les boissons alcoolis&amp;eacute;es et non alcoolis&amp;eacute;es&lt;a title="" href="#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt;, tandis que Barclays note une forte augmentation de la fr&amp;eacute;quentation des pubs en juin, attribu&amp;eacute;e &amp;agrave; la tenue de la coupe du monde de football&lt;a title="" href="#_ftn2" name="_ftnref2"&gt;[2]&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;L&amp;rsquo;investissement des entreprises a enregistr&amp;eacute; une croissance de +0,9&amp;nbsp;% au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre et de +1,7&amp;nbsp;% au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre.&lt;/strong&gt; L&amp;rsquo;acc&amp;eacute;l&amp;eacute;ration de l&amp;rsquo;investissement au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre a &amp;eacute;t&amp;eacute; port&amp;eacute;e par les technologies de l&amp;rsquo;information et de la communication et les autres &amp;eacute;quipements (plus particuli&amp;egrave;rement le mat&amp;eacute;riel informatique), qui ont contribu&amp;eacute; &amp;agrave; hauteur de +1,9&amp;nbsp;pt &amp;agrave; la croissance totale de l&amp;rsquo;investissement.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Les derniers indicateurs conjoncturels restent favorables&lt;/strong&gt; malgr&amp;eacute; des risques baissiers li&amp;eacute;s &amp;agrave; la persistance du conflit au Moyen-Orient et &amp;agrave; une reprise de l&amp;rsquo;inflation attendue &amp;agrave; partir de juillet. L&amp;rsquo;indicateur de confiance des m&amp;eacute;nages et le PMI composite sont orient&amp;eacute;s &amp;agrave; la hausse pour les mois de juillet et d&amp;rsquo;ao&amp;ucirc;t (&lt;em&gt;cf&lt;/em&gt;. Graphique&amp;nbsp;2) et le PIB a progress&amp;eacute; de +0,4&amp;nbsp;% en juillet (contre des anticipations de march&amp;eacute; &amp;agrave; +0,0&amp;nbsp;%).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;img class="marge" title="Graphique 2" src="/Articles/963e3d7f-16bd-4f03-ae5a-1cd58b584e6a/images/2dcfa75b-3e66-4009-b1bc-02c25d23fede" alt="indicateurs conjoncturels" width="603" height="392" /&gt;&lt;hr align="left" size="1" width="33%" /&gt;
&lt;div id="ftn1"&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; &lt;a href="https://www.ons.gov.uk/businessindustryandtrade/retailindustry/bulletins/retailsales/july2026"&gt;&lt;em&gt;Cf&lt;/em&gt;.&amp;nbsp;&amp;laquo;&amp;nbsp;Retail sales, Great Britain&amp;nbsp;&amp;raquo;, Office for National Statistics, ao&amp;ucirc;t 2026.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id="ftn2"&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref2" name="_ftn2"&gt;[2]&lt;/a&gt; &lt;a href="https://home.barclays/insights/2026/07/June-2026-Spend-Trends/"&gt;&lt;em&gt;Cf&lt;/em&gt;. &amp;laquo;&amp;nbsp;June&amp;rsquo;s Spending Trends: World Cup fever and summer sunshine drive spending growth&amp;nbsp;&amp;raquo;, Barclays, juillet 2026.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/963e3d7f-16bd-4f03-ae5a-1cd58b584e6a/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>0f02f709-2a5b-47c4-bbf1-a5387c50405d</id><title type="text">Perspectives mondiales à l’automne 2026 : La poursuite du conflit au Proche et Moyen-Orient pèse sur la croissance mondiale</title><summary type="text">La poursuite du conflit au Proche et Moyen-Orient pèse sur l’économie mondiale. La croissance mondiale ralentirait à +3,0 % en 2026, après +3,4 % en 2025. Un léger rebond est attendu en 2027, à +3,2 %, mais les risques restent orientés à la baisse en raison d’aléas persistants sur le plan géopolitique, financier, commercial et climatique.</summary><updated>2026-09-11T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/09/11/perspectives-mondiales-a-l-automne-2026-la-poursuite-du-conflit-au-proche-et-moyen-orient-pese-sur-la-croissance-mondiale" /><content type="html">&lt;p&gt;L'activit&amp;eacute; mondiale ralentirait en 2026 (+3,0 % apr&amp;egrave;s +3,4 %), p&amp;eacute;nalis&amp;eacute;e par le conflit au Proche et Moyen-Orient, avant de rebondir l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement en 2027 (+3,2 %). La croissance mondiale pour 2026 est revue en baisse par rapport aux pr&amp;eacute;visions de printemps (&amp;ndash;0,2 pt), principalement en raison d'un impact plus marqu&amp;eacute; qu'anticip&amp;eacute; du conflit dans les &amp;eacute;conomies les plus directement expos&amp;eacute;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sein des &amp;eacute;conomies avanc&amp;eacute;es, la croissance se stabiliserait aux &amp;Eacute;tats-Unis, dans un mod&amp;egrave;le de croissance en &amp;laquo; K &amp;raquo; o&amp;ugrave; la demande int&amp;eacute;rieure est port&amp;eacute;e par le dynamisme de l&amp;rsquo;investissement dans l'intelligence artificielle (IA) et la consommation des m&amp;eacute;nages les plus ais&amp;eacute;s. En zone euro, l'activit&amp;eacute; ralentirait en 2026 avant de rebondir l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement, avec des dynamiques nationales h&amp;eacute;t&amp;eacute;rog&amp;egrave;nes : l'activit&amp;eacute; reculerait fortement en Irlande, mais acc&amp;eacute;l&amp;eacute;rerait en Allemagne sous l'effet de la relance budg&amp;eacute;taire, serait stable en Italie, et ralentirait progressivement en Espagne, tout en restant dynamique. Au Royaume-Uni, la croissance serait stable en 2026 et en 2027 : la demande int&amp;eacute;rieure ralentirait mais l'activit&amp;eacute; serait moins p&amp;eacute;nalis&amp;eacute;e par le commerce ext&amp;eacute;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les grandes &amp;eacute;conomies &amp;eacute;mergentes, l'activit&amp;eacute; ralentirait en 2026 et en 2027 notamment sous l'effet des pressions inflationnistes li&amp;eacute;es au conflit au Proche et Moyen-Orient qui p&amp;eacute;naliseraient la consommation. Pour la Chine, la baisse de la croissance sur 2026 et 2027 s'expliquerait par les d&amp;eacute;s&amp;eacute;quilibres structurels du mod&amp;egrave;le &amp;eacute;conomique, marqu&amp;eacute; par la persistance d'une consommation peu dynamique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La croissance du commerce mondial resterait forte en 2026 (&amp;agrave; +4,7 %), port&amp;eacute;e par le dynamisme des &amp;eacute;changes li&amp;eacute;s &amp;agrave; l'investissement dans l'IA et par un rel&amp;egrave;vement des droits de douane am&amp;eacute;ricains moindre qu'anticip&amp;eacute; au printemps. Elle diminuerait en 2027 (+3,1 %) mais resterait sup&amp;eacute;rieure &amp;agrave; sa moyenne pr&amp;eacute;pand&amp;eacute;mique (+2,8 % entre 2015 et 2019).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&amp;eacute;quilibre des risques demeure orient&amp;eacute; &amp;agrave; la baisse, en raison des al&amp;eacute;as persistants sur le plan g&amp;eacute;opolitique, financier, commercial et climatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img class="marge" title="TE-400" src="/Articles/0f02f709-2a5b-47c4-bbf1-a5387c50405d/images/222f0a2b-bc92-46d4-8dc8-d3ecbfeaeea2" alt="TE-400" width="629" height="511" /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;&lt;strong&gt;+ T&amp;eacute;l&amp;eacute;charger l'&amp;eacute;tude compl&amp;egrave;te &lt;a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/0f02f709-2a5b-47c4-bbf1-a5387c50405d/files/42a3c467-4c6f-4f15-b92e-1dfc01d474ed" target="_blank" rel="noopener noreferrer"&gt;Tr&amp;eacute;sor-&amp;Eacute;co n&amp;deg; 400&amp;gt;&amp;gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;h4&gt;&lt;strong&gt;+ Autres publications &amp;agrave; consulter sur le sujet :&lt;/strong&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;OCDE (2026), &amp;laquo;&amp;nbsp;&lt;a href="https://www.oecd.org/fr/publications/perspectives-economiques-de-l-ocde-volume-2026-numero-1_0688e261-fr.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer"&gt;Sous pression&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&amp;raquo;, &lt;em&gt;Perspectives &amp;eacute;conomiques de l&amp;rsquo;OCDE, &lt;/em&gt;Volume 2026 Num&amp;eacute;ro 1.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;FMI (2026), &amp;laquo;&amp;nbsp;&lt;a href="https://www.imf.org/en/publications/weo/issues/2026/07/08/world-economic-outlook-update-july-2026" target="_blank" rel="noopener noreferrer"&gt;Global Economy in Crosscurrents of War and Technology&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&amp;raquo;, &lt;em&gt;World Economic Outlook Update.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Insee (2026),&amp;nbsp; &amp;laquo;&amp;nbsp;&lt;a href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/9050757" target="_blank" rel="noopener noreferrer"&gt;Vigilance orange sur la croissance&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&amp;raquo;, &lt;em&gt;Note de conjoncture.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;DG Tr&amp;eacute;sor (2026), &amp;laquo;&amp;nbsp;&lt;a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/04/03/perspectives-mondiales-au-printemps-2026-l-economie-mondiale-a-l-epreuve-d-un-nouveau-choc-energetique" target="_blank" rel="noopener noreferrer"&gt;Perspectives mondiales au printemps 2026 : L'&amp;eacute;conomie mondiale &amp;agrave; l'&amp;eacute;preuve d'un nouveau choc &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&amp;raquo;, &lt;em&gt;Tr&amp;eacute;sor-&amp;Eacute;co&lt;/em&gt;, n&amp;deg; 385.&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;h4&gt;&lt;strong&gt;+ Voir toute la collection des &amp;eacute;tudes Tr&amp;eacute;sor-&amp;Eacute;co : &lt;a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/tags/Tresor-Eco" target="_blank" rel="noopener noreferrer"&gt;Fran&amp;ccedil;ais&lt;/a&gt; / &lt;a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/tags/Tresor-Economics" target="_blank" rel="noopener noreferrer"&gt;English&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;h4&gt;+ S&amp;rsquo;abonner &amp;agrave; la collection Tr&amp;eacute;sor-&amp;Eacute;co&amp;nbsp;: &lt;a href="https://dc50840c.sibforms.com/serve/MUIFAGqHfbjmbLpSncMeIHQnkLpZZYlSzNR3GgO6OZCISCH8HED1aA_KUjWR0ORwfU_8NgLE9fJsicR164RiMj_K8QFe1wm3nuznGuDbwVRjW4eNm1d_SSNcmNMrAIeuzeU0vgpUgnv8Kir3Z2go5oaLai-1dTgs52TYxczZzwY-Zfs6_tgiYy5kV2PaXxESkQPJX2ckyGixYCM=" target="_blank" rel="noopener noreferrer"&gt;bit.ly/Tr&amp;eacute;sor-Eco&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/0f02f709-2a5b-47c4-bbf1-a5387c50405d/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>20726efc-e41f-482e-b2dd-9ff61ad1527c</id><title type="text">Flash conjoncture France - Une divergence encore marquée entre l’inflation perçue et l’inflation mesurée</title><summary type="text">L’épisode inflationniste de 2022-2023 aurait laissé des séquelles sur les consommateurs français selon une étude de la Banque de France publiée mi-juillet. Cette étude tente d’expliquer pourquoi l’écart entre l’inflation perçue par les ménages et l’inflation mesurée s’est accru depuis 2025, et ce que cela implique sur les comportements de consommation et d’épargne des ménages.</summary><updated>2026-09-04T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/09/04/flash-conjoncture-france-une-divergence-encore-marquee-entre-l-inflation-percue-et-l-inflation-mesuree" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&amp;rsquo;&amp;eacute;pisode inflationniste de 2022-2023 aurait laiss&amp;eacute; des s&amp;eacute;quelles sur les consommateurs fran&amp;ccedil;ais selon &lt;/strong&gt;&lt;a href="https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/les-francais-et-linflation-les-sequelles-de-lepisode-inflationniste-de-2022-2023"&gt;&lt;strong&gt;une &amp;eacute;tude de la Banque de France&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt; publi&amp;eacute;e mi-juillet&lt;a title="" href="#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt; Cette &amp;eacute;tude tente d&amp;rsquo;expliquer pourquoi l&amp;rsquo;&amp;eacute;cart entre l&amp;rsquo;inflation per&amp;ccedil;ue par les m&amp;eacute;nages et l&amp;rsquo;inflation mesur&amp;eacute;e s&amp;rsquo;est accru depuis 2025, et ce que cela implique sur les comportements de consommation et d&amp;rsquo;&amp;eacute;pargne des m&amp;eacute;nages&lt;a title="" href="#_ftn2" name="_ftnref2"&gt;[2]&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;inflation ressentie par les m&amp;eacute;nages a diminu&amp;eacute; plus lentement que l&amp;rsquo;inflation mesur&amp;eacute;e depuis 2023, entrainant un &amp;eacute;cart croissant entre les deux indicateurs (de 4&amp;nbsp;pt en 2022 &amp;agrave; 8&amp;nbsp;pt en 2025), alors m&amp;ecirc;me que l&amp;rsquo;inflation s&amp;rsquo;est &amp;eacute;tablie &amp;agrave; moins de 1&amp;nbsp;% en moyenne en 2025. Cet &amp;eacute;cart croissant s&amp;rsquo;explique par&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(i)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;La temporalit&amp;eacute; de la formation des perceptions d&amp;rsquo;inflation&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt; les m&amp;eacute;nages forment leurs perceptions d&amp;rsquo;inflation sur un horizon qui d&amp;eacute;passe g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralement un an. Les sond&amp;eacute;s sont ainsi meilleurs pour estimer l&amp;rsquo;inflation cumul&amp;eacute;e depuis 2021 que l&amp;rsquo;inflation en glissement annuel. En cons&amp;eacute;quence, ils ont tendance &amp;agrave; inclure l&amp;rsquo;&amp;eacute;pisode inflationniste de 2022-2023 dans leur perception de l&amp;rsquo;inflation en glissement annuel&amp;nbsp;;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(ii)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;La surpond&amp;eacute;ration des produits achet&amp;eacute;s fr&amp;eacute;quemment&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt; les m&amp;eacute;nages tendent &amp;agrave; accorder plus d&amp;rsquo;importance &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution des prix des produits achet&amp;eacute;s fr&amp;eacute;quemment, comme les produits alimentaires et les carburants. Pour ces prix, le point (i) est particuli&amp;egrave;rement marqu&amp;eacute;&amp;nbsp;: 80&amp;nbsp;% des m&amp;eacute;nages consid&amp;egrave;rent que l&amp;rsquo;inflation alimentaire &amp;eacute;tait encore forte en 2024 et 2025 tandis qu&amp;rsquo;elle s&amp;rsquo;est &amp;eacute;tablie autour de 1&amp;nbsp;% en 2024 et 2025 d&amp;rsquo;apr&amp;egrave;s les donn&amp;eacute;es de l&amp;rsquo;Insee&amp;nbsp;;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(iii)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;L&amp;rsquo;asym&amp;eacute;trie entre hausses et baisses de l&amp;rsquo;inflation&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt; une s&amp;eacute;rie de questions sur l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution de certaines cat&amp;eacute;gories du panier de l&amp;rsquo;IPC permet d&amp;rsquo;observer que les m&amp;eacute;nages s&amp;rsquo;aper&amp;ccedil;oivent davantage des hausses de prix que des baisses. Par exemple, moins de 5&amp;nbsp;% des m&amp;eacute;nages indiquent que les prix de l&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; ont baiss&amp;eacute; en 2025 alors qu&amp;rsquo;ils ont diminu&amp;eacute; d&amp;rsquo;environ 15&amp;nbsp;%.&lt;/p&gt;
&lt;div&gt;
&lt;div id="ftn1"&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id="ftn2"&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img class="marge" src="/Articles/20726efc-e41f-482e-b2dd-9ff61ad1527c/images/5a9980a0-bdc5-44a9-8593-e26f28c3aa1c" alt="inflation" width="460" height="565" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&amp;rsquo;&amp;eacute;cart entre la perception de l&amp;rsquo;inflation des m&amp;eacute;nages et l&amp;rsquo;inflation r&amp;eacute;alis&amp;eacute;e entraine un &amp;eacute;cart entre la perception des &amp;eacute;volutions du pouvoir d&amp;rsquo;achat et les &amp;eacute;volutions mesur&amp;eacute;es du pouvoir d&amp;rsquo;achat, ce qui peut expliquer le niveau &amp;eacute;lev&amp;eacute; du taux d&amp;rsquo;&amp;eacute;pargne ces derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es.&lt;/strong&gt; 80&amp;nbsp;% des m&amp;eacute;nages estiment que leur revenu a augment&amp;eacute; moins vite que les prix entre 2021 et 2025, alors qu&amp;rsquo;il a en moyenne stagn&amp;eacute; sur la p&amp;eacute;riode. Cela implique une modification des comportements de consommation pour quasiment deux tiers des sond&amp;eacute;s (telle qu&amp;rsquo;une attention plus grande accord&amp;eacute;e aux changements de prix, un renoncement ou un report de certaines d&amp;eacute;penses, etc.), en particulier pour ceux qui surestiment l&amp;rsquo;inflation ces derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es. Cependant, les m&amp;eacute;nages qui consid&amp;egrave;rent que leur revenu a augment&amp;eacute; plus vite que les prix indiquent qu&amp;rsquo;ils ont eu tendance &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;pargner, ce qui a &amp;eacute;galement pu contribuer au maintien d&amp;rsquo;un taux d&amp;rsquo;&amp;eacute;pargne agr&amp;eacute;g&amp;eacute; &amp;eacute;lev&amp;eacute;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;div id="ftn1"&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; L&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;te a &amp;eacute;t&amp;eacute; men&amp;eacute;e par la Banque de France avec l&amp;rsquo;institut CSA aupr&amp;egrave;s de 4 000 m&amp;eacute;nages fran&amp;ccedil;ais entre le 4 novembre et le 5 d&amp;eacute;cembre 2025.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id="ftn2"&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref2" name="_ftn2"&gt;[2]&lt;/a&gt; Le questionnaire comporte plusieurs questions sur leur estimation de l&amp;rsquo;inflation totale et par composante sur les 12 derniers mois et cumul&amp;eacute;e depuis 2021 et de l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution du revenu et du pouvoir d&amp;rsquo;achat, ainsi que des questions sur leurs comportements de consommation, d&amp;rsquo;&amp;eacute;pargne et d&amp;rsquo;emprunt.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/20726efc-e41f-482e-b2dd-9ff61ad1527c/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>8ccdb187-7fce-443f-bcde-a09b64d5a57d</id><title type="text">Flash Conjoncture Pays avancés – La croissance américaine a été portée par l’IA au 1er semestre 2026</title><summary type="text">Après une année 2025 résiliente, portée par la demande intérieure privée, l’économie américaine est restée dynamique sur le 1er semestre 2026, portée par l'essor de l'intelligence artificielle et le soutien de la politique budgétaire.</summary><updated>2026-09-04T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/09/04/flash-conjoncture-pays-avances-la-croissance-americaine-a-ete-portee-par-l-ia-au-1er-semestre-2026" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Apr&amp;egrave;s une ann&amp;eacute;e 2025 r&amp;eacute;siliente (+2,1&amp;nbsp;%), port&amp;eacute;e par la demande int&amp;eacute;rieure priv&amp;eacute;e&lt;a title="" href="#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt;, l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie am&amp;eacute;ricaine est rest&amp;eacute;e dynamique sur les deux premiers trimestres en 2026 (respectivement +0,5&amp;nbsp;% et +0,4&amp;nbsp;% pour un acquis de croissance &amp;agrave; +1,7&amp;nbsp;%&lt;/strong&gt;, &lt;em&gt;cf&lt;/em&gt;. Graphique 1). Au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;semestre 2026, la demande int&amp;eacute;rieure priv&amp;eacute;e est demeur&amp;eacute;e le principal moteur de la croissance, de plus en plus concentr&amp;eacute;e autour du secteur technologique, mais &amp;eacute;galement soutenue par le One Big Beautiful Bill Act (OBBBA).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le dynamisme de l&amp;rsquo;investissement des entreprises (+2,6&amp;nbsp;%, puis +2,1&amp;nbsp;%), tir&amp;eacute; par l&amp;rsquo;essor de l&amp;rsquo;IA, a port&amp;eacute; la croissance de l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;semestre 2026&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;cf&lt;/em&gt;. Graphique 2). En particulier, l&amp;rsquo;investissement dans les secteurs li&amp;eacute;s au boom de l&amp;rsquo;IA contribue &amp;agrave; l&amp;rsquo;essentiel de la croissance du PIB aux 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; et 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestres 2026 (respectivement &amp;agrave; hauteur de +0,4&amp;nbsp;pt sur une croissance du PIB de +0,5&amp;nbsp;%, et +0,2&amp;nbsp;pt sur +0,4&amp;nbsp;%).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img class="marge" src="/Articles/8ccdb187-7fce-443f-bcde-a09b64d5a57d/images/37a69ace-3e37-4d7b-aff6-be80b7ce2314" alt="Contributions &amp;agrave; la croissance du PIB am&amp;eacute;ricain" width="675" height="417" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;img class="marge" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="/Articles/8ccdb187-7fce-443f-bcde-a09b64d5a57d/images/2b536808-33fa-44e7-b668-1968fe93b0cf" alt="Contribution de l'investissement priv&amp;eacute; li&amp;eacute; &amp;agrave; l'IA la croissance trimestrielle du PIB am&amp;eacute;ricain" width="675" height="439" /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le commerce ext&amp;eacute;rieur a pes&amp;eacute; sur la croissance du PIB aux 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; et 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre 2026 (&amp;minus;0,1&amp;nbsp;pt puis &amp;minus;0,3&amp;nbsp;pt), dans un contexte de forte hausse des importations li&amp;eacute;es &amp;agrave; l&amp;rsquo;IA,&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;malgr&amp;eacute; le dynamisme des exportations soutenues par la d&amp;eacute;pr&amp;eacute;ciation pass&amp;eacute;e du dollar.&lt;/strong&gt; Contrepartie &amp;agrave; la forte hausse de l&amp;rsquo;investissement des entreprises, les importations li&amp;eacute;es &amp;agrave; l&amp;rsquo;IA ont bondi au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;semestre 2026 (+30&amp;nbsp;% par rapport au 2&lt;sup&gt;nd&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;semestre 2025, contre &amp;minus;1&amp;nbsp;% pour les biens hors IA, donn&amp;eacute;es en valeur non-cvs).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: left;"&gt;&lt;strong&gt;La consommation des m&amp;eacute;nages, quasi atone au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre, a fortement rebondi au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre, &amp;agrave; la faveur des remboursements exceptionnels d&amp;rsquo;imp&amp;ocirc;ts f&amp;eacute;d&amp;eacute;raux qui ont permis d&amp;rsquo;att&amp;eacute;nuer l&amp;rsquo;impact de la hausse des prix de l&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;cf&lt;/em&gt;. Graphique 3)&lt;strong&gt;.&lt;/strong&gt; &lt;u&gt;Au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre&lt;/u&gt;, la consommation des m&amp;eacute;nages avait cal&amp;eacute; (+0,1&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s +0,5&amp;nbsp;% au 4&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre 2025). Cette contreperformance s&amp;rsquo;explique par une progression nulle des salaires r&amp;eacute;els pour le 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre d&amp;rsquo;affil&amp;eacute;e et un regain de l&amp;rsquo;inflation en mars (+3,3&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s +2,4&amp;nbsp;% en f&amp;eacute;vrier) li&amp;eacute; &amp;agrave; la hausse brutale des prix de l&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie en raison du conflit au Proche et au Moyen-Orient. &lt;u&gt;Au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre&lt;/u&gt;, la consommation des m&amp;eacute;nages s&amp;rsquo;est nettement redress&amp;eacute;e (+0,9&amp;nbsp;%), soutenue par une hausse ponctuelle des remboursements d&amp;rsquo;imp&amp;ocirc;ts f&amp;eacute;d&amp;eacute;raux au titre de l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dente pr&amp;eacute;vue dans l&amp;rsquo;OBBBA (en hausse de +18,1&amp;nbsp;% au 8&amp;nbsp;mai par rapport &amp;agrave; la m&amp;ecirc;me p&amp;eacute;riode cumul&amp;eacute;e en 2025, &amp;agrave; 325&amp;nbsp;Md$, soit 1,1&amp;nbsp;% du PIB annuel en valeur en 2025&lt;a title="" href="#_ftn2" name="_ftnref2"&gt;[2]&lt;/a&gt;). Essentiellement vers&amp;eacute;s au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; trimestre, ils ont contribu&amp;eacute; pour pr&amp;egrave;s du tiers &amp;agrave; la hausse du revenu disponible brut des m&amp;eacute;nages et ainsi permis de soutenir la consommation, malgr&amp;eacute; la hausse de l&amp;rsquo;inflation.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: left;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img class="marge" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="/Articles/8ccdb187-7fce-443f-bcde-a09b64d5a57d/images/aacffe89-bf00-4d38-94fc-c71902ea0e3d" alt="&amp;Eacute;volution mensuelle du pouvoir d'achat, des d&amp;eacute;penses de consommation et du taux d'&amp;eacute;pargne des m&amp;eacute;nages am&amp;eacute;ricains" width="675" height="440" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par ailleurs, les remboursements de droits de douane indument per&amp;ccedil;us par l&amp;rsquo;administration f&amp;eacute;d&amp;eacute;rale, suite &amp;agrave; l&amp;rsquo;annulation par la Cour supr&amp;ecirc;me en f&amp;eacute;vrier 2026 des mesures tarifaires adopt&amp;eacute;es sous l&amp;rsquo;&amp;eacute;gide de l&amp;rsquo;IEEPA, pourraient repr&amp;eacute;senter un autre facteur de soutien &amp;agrave; la demande int&amp;eacute;rieure aux &amp;Eacute;tats-Unis, d&amp;eacute;gradant n&amp;eacute;anmoins en miroir les finances publiques.&lt;/strong&gt; Selon les rapports mensuels du Tr&amp;eacute;sor am&amp;eacute;ricain&lt;a title="" href="#_ftn3" name="_ftnref3"&gt;[3]&lt;/a&gt;, les autorit&amp;eacute;s f&amp;eacute;d&amp;eacute;rales ont rembours&amp;eacute; 104&amp;nbsp;Md$ aux importateurs am&amp;eacute;ricains entre mai et juillet (sur un total &amp;eacute;ligible d&amp;rsquo;environ 165&amp;nbsp;Md$, soit 0,5&amp;nbsp;% du PIB annuel 2025). L&amp;rsquo;impact de ce revenu suppl&amp;eacute;mentaire sur l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; d&amp;eacute;pendra des strat&amp;eacute;gies des entreprises, ces derni&amp;egrave;res pouvant l&amp;rsquo;utiliser pour reconstituer des marges comprim&amp;eacute;es par l&amp;rsquo;absorption partielle du choc tarifaire, pour augmenter leurs investissements ou encore baisser leurs prix de vente. Selon une estimation d&amp;rsquo;Apollo Global Management&lt;a title="" href="#_ftn4" name="_ftnref4"&gt;[4]&lt;/a&gt;, ces remboursements contribueraient &amp;agrave; hauteur de +0,05&amp;nbsp;pt sur les +1,1&amp;nbsp;% de croissance pr&amp;eacute;vue au 3&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre 2026 par le GDP Now de la Fed d&amp;rsquo;Atlanta (r&amp;eacute;vis&amp;eacute;e &amp;agrave; +1,2&amp;nbsp;% depuis).&lt;/p&gt;
&lt;hr align="left" size="1" width="33%" /&gt;
&lt;div id="ftn1"&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; Mathieu Pellerin, &amp;laquo;&amp;nbsp;&lt;em&gt;Les facteurs de la r&amp;eacute;silience de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie am&amp;eacute;ricaine en 2025&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&amp;raquo;, &lt;a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/04/13/flash-conjoncture-pays-avances-les-facteurs-de-la-resilience-de-l-economie-americaine-en-2025"&gt;DG Tr&amp;eacute;sor&lt;/a&gt;, 13&amp;nbsp;avril 2026.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id="ftn2"&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref2" name="_ftn2"&gt;&lt;strong&gt;[2]&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &lt;em&gt;Filing season statistics by year&lt;/em&gt;, &lt;a href="https://www.irs.gov/newsroom/filing-season-statistics-by-year"&gt;IRS&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id="ftn3"&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref3" name="_ftn3"&gt;&lt;strong&gt;[3]&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &lt;em&gt;Monthly Treasury Statement (MTS)&lt;/em&gt;, &lt;a href="https://fiscaldata.treasury.gov/datasets/monthly-treasury-statement/monthly-receipts-outlays-and-deficit-surplus-amounts"&gt;FiscalData&lt;/a&gt;, juillet 2026.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id="ftn4"&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref4" name="_ftn4"&gt;&lt;strong&gt;[4]&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; Torsten Slok,&lt;em&gt; &amp;laquo;&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&lt;em&gt;Tariff Refunds Boosting Growth&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;, &lt;a href="https://www.apollo.com/wealth/insights-news/insights/daily-spark/tariff-refunds-boosting-growth"&gt;Apollo Global Management&lt;/a&gt;, 15&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t 2026.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/8ccdb187-7fce-443f-bcde-a09b64d5a57d/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>93612e3b-8d62-49a6-84d9-173270d71cbe</id><title type="text">Flash conjoncture France - Que retenir de la baisse de l’investissement en construction au 2e trimestre ?</title><summary type="text">Au 2e trimestre, la baisse de l’investissement en construction s’est nettement atténuée (−0,2 % après −2,1 %). Cette baisse est tirée par les administrations publiques (−1,7 %, après −2,7 %). Le recul de l’investissement public en construction s’inscrit dans la dynamique attendue du cycle des élections municipales, avec un investissement des collectivités qui tend à accélérer en amont du scrutin puis à diminuer ensuite.</summary><updated>2026-08-28T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/08/28/flash-conjoncture-france-que-retenir-de-la-baisse-de-l-investissement-en-construction-au-2e-trimestre" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre, la baisse de l&amp;rsquo;investissement en construction s&amp;rsquo;est nettement att&amp;eacute;nu&amp;eacute;e (&amp;minus;0,2&amp;nbsp;% apr&amp;egrave;s &amp;minus;2,1&amp;nbsp;%)&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;cf&lt;/em&gt;. Graphique 1).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Cette baisse est tir&amp;eacute;e par les administrations publiques (&amp;minus;1,7&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s &amp;minus;2,7&amp;nbsp;%). Le recul de l&amp;rsquo;investissement public en construction s&amp;rsquo;inscrit dans la dynamique attendue du cycle des &amp;eacute;lections municipales, avec un investissement des collectivit&amp;eacute;s qui tend &amp;agrave; acc&amp;eacute;l&amp;eacute;rer en amont du scrutin puis &amp;agrave; diminuer ensuite.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;En parall&amp;egrave;le, l&amp;rsquo;investissement en construction des entreprises rebondit (+0,4&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s &amp;minus;2,0&amp;nbsp;%) et celui des m&amp;eacute;nages est presque stable (&amp;minus;0,1&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s &amp;minus;2,2&amp;nbsp;%). Au total, l&amp;rsquo;acquis de croissance de l&amp;rsquo;investissement en construction pour 2026 &amp;agrave; l&amp;rsquo;issue du 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre s&amp;rsquo;&amp;eacute;l&amp;egrave;ve &amp;agrave; &amp;minus;1,9&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s &amp;minus;2,2&amp;nbsp;% en 2025.&lt;/p&gt;
&lt;p align="center"&gt;&lt;u&gt;Graphique 1&amp;nbsp;: Investissement en construction par secteur institutionnel, base 100 en 2014&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align="center"&gt;&lt;img class="marge" src="/Articles/93612e3b-8d62-49a6-84d9-173270d71cbe/images/a5eb60a2-ebab-471f-8ac0-a65919ed2db3" alt="investissement" width="785" height="476" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Par type de construction, le repli de l'investissement reste surtout prononc&amp;eacute; dans les travaux publics (&amp;minus;3,3&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s &amp;minus;5,9&amp;nbsp;%).&lt;/strong&gt; Les travaux publics d&amp;eacute;signent ici une cat&amp;eacute;gorie d&amp;rsquo;ouvrages, comme la construction d&amp;rsquo;une route ou la pose d&amp;rsquo;un r&amp;eacute;seau de fibre optique, qui peuvent &amp;ecirc;tre command&amp;eacute;s aussi bien par des administrations publiques que par des entreprises priv&amp;eacute;es. La baisse des travaux publics au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre est n&amp;eacute;anmoins largement tir&amp;eacute;e par les administrations publiques (&amp;minus;4,2&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s &amp;minus;6,5&amp;nbsp;%).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Pour les m&amp;eacute;nages, les indicateurs disponibles sugg&amp;egrave;rent des &amp;eacute;volutions diff&amp;eacute;renci&amp;eacute;es entre le neuf et l&amp;rsquo;entretien-am&amp;eacute;lioration.&lt;/strong&gt; La construction neuve de logements poursuit sa hausse au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre. Elle devrait continuer de b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficier de la hausse des mises en chantiers observ&amp;eacute;e au cours des trimestres pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dents, dont les effets sur l&amp;rsquo;investissement en comptabilit&amp;eacute; nationale se diffusent progressivement. Celles-ci avaient progress&amp;eacute; pendant trois trimestres cons&amp;eacute;cutifs avant de se replier l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre 2026. Elles sont en hausse en juillet 2026 (+8,9&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s +0,0&amp;nbsp;%), portant leur acquis &amp;agrave; juillet &amp;agrave; +25,0&amp;nbsp;% pour 2026, apr&amp;egrave;s &amp;minus;0,9&amp;nbsp;% en 2025 (&lt;em&gt;cf&lt;/em&gt;. Graphique 2).&lt;/p&gt;
&lt;p align="center"&gt;&lt;u&gt;Graphique 2&amp;nbsp;: Permis de construire et mises en chantier dans le r&amp;eacute;sidentiel&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align="center"&gt;&lt;u&gt;&lt;img class="marge" src="/Articles/93612e3b-8d62-49a6-84d9-173270d71cbe/images/3272dd8d-5b11-4a41-b1aa-c850ff5d0dd9" alt="graph 2" /&gt;&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;Agrave; l&amp;rsquo;inverse, l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; en entretien-am&amp;eacute;lioration aurait continu&amp;eacute; de se replier au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre, mais nettement moins qu&amp;rsquo;au trimestre pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dent. Cette &amp;eacute;volution peut &amp;ecirc;tre d&amp;eacute;duite du ralentissement marqu&amp;eacute; de la baisse de l&amp;rsquo;investissement en construction des m&amp;eacute;nages&amp;nbsp;: alors que la construction neuve progresse et que l&amp;rsquo;entretien-am&amp;eacute;lioration repr&amp;eacute;sente la majeure partie de cet investissement, cette derni&amp;egrave;re composante a n&amp;eacute;cessairement recul&amp;eacute;. Toutefois, ce repli aurait &amp;eacute;t&amp;eacute; moins prononc&amp;eacute; qu&amp;rsquo;au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/93612e3b-8d62-49a6-84d9-173270d71cbe/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>e36f0189-d3a4-49b6-a30f-aa649bd3e0ce</id><title type="text">Flash Conjoncture Pays Avancés - Italie : une transmission limitée du choc énergétique aux prix et aux salaires</title><summary type="text">Après avoir augmenté au printemps 2026 sous l’effet du renchérissement de l’énergie lié au conflit au Proche et Moyen-Orient, l’inflation en Italie reflue depuis son pic de mai. La baisse des accises sur les carburants a atténué la hausse des prix à la pompe. Les effets de second tour resteraient contenus : les entreprises indiquent une répercussion limitée des surcoûts sur leurs prix de vente, tandis que les tensions sur les prix à la production et les salaires négociés se modèrent.</summary><updated>2026-08-28T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/08/28/flash-conjoncture-pays-avances-italie-une-transmission-limitee-du-choc-energetique-aux-prix-et-aux-salaires" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Comme dans les autres pays, l&amp;rsquo;inflation en Italie a nettement progress&amp;eacute; au printemps 2026, sous l&amp;rsquo;effet de la hausse des prix de l&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie provoqu&amp;eacute;e par le conflit au Proche et Moyen-Orient.&lt;/strong&gt; L&amp;rsquo;inflation totale est pass&amp;eacute;e de +1,6&amp;nbsp;% en mars (en glissement annuel) &amp;agrave; +2,8&amp;nbsp;% en avril, avant d&amp;rsquo;atteindre un pic de +3,2&amp;nbsp;% en mai [&lt;em&gt;cf&lt;/em&gt;.&amp;nbsp;Graphique&amp;nbsp;1&amp;nbsp;(a)]. Cette progression s&amp;rsquo;explique principalement par la contribution des prix de l&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie et plus particuli&amp;egrave;rement celle des carburants [&lt;em&gt;cf&lt;/em&gt;.&amp;nbsp;Graphique&amp;nbsp;1&amp;nbsp;(b)].&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;strong&gt;Graphique 1&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img class="marge" src="/Articles/e36f0189-d3a4-49b6-a30f-aa649bd3e0ce/images/38bb70df-a53f-42ee-aab0-6c6052202523" alt="Contribution &amp;agrave; l'inflation totale" width="550" height="358" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img class="marge" src="/Articles/e36f0189-d3a4-49b6-a30f-aa649bd3e0ce/images/53b82213-6495-43d4-846b-1f4ec22502a3" alt="Contribution de l'inflation &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique &amp;agrave; l'inflation totale" width="549" height="357" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Face &amp;agrave; la hausse des prix des carburants, les autorit&amp;eacute;s italiennes ont mis en place, &amp;agrave; compter du 18&amp;nbsp;mars&amp;nbsp;2026, une r&amp;eacute;duction des accises sur les carburants dans le cadre du d&amp;eacute;cret-loi &amp;laquo;&amp;nbsp;Carburanti&amp;nbsp;&amp;raquo;.&lt;/strong&gt; Initialement fix&amp;eacute;e &amp;agrave; 0,2&amp;nbsp;&amp;euro;/l pour l&amp;rsquo;essence comme pour le gazole et pr&amp;eacute;vue pour une dur&amp;eacute;e de vingt jours, la baisse des accises a &amp;eacute;t&amp;eacute; renouvel&amp;eacute;e &amp;agrave; plusieurs reprises, tout en &amp;eacute;tant progressivement r&amp;eacute;duite jusqu&amp;rsquo;au d&amp;eacute;but du mois de juillet. Apr&amp;egrave;s une interruption entre le 3 et le 27&amp;nbsp;juillet, une r&amp;eacute;duction cibl&amp;eacute;e de 0,14&amp;nbsp;&amp;euro;/l sur le gazole a &amp;eacute;t&amp;eacute; r&amp;eacute;tablie et prolong&amp;eacute;e jusqu&amp;rsquo;au 25&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t. Au total, le co&amp;ucirc;t cumul&amp;eacute; de ces mesures est estim&amp;eacute;, au 2&amp;nbsp;juillet 2026, &amp;agrave; environ 2&amp;nbsp;Md&amp;euro;, selon l&amp;rsquo;&lt;a href="https://www.ansa.it/canale_motori/notizie/mondo_motori/2026/07/02/stop-allo-sconto-sulle-accise-aumento-di-3-euro-a-pieno_701f3840-29fd-4f8d-b89c-168bbe1bbc3a.html"&gt;ANSA&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;La baisse des accises a permis d&amp;rsquo;amortir partiellement la transmission de la hausse des prix des carburants hors taxes aux prix &amp;agrave; la pompe.&lt;/strong&gt; Entre le 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; et le 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre 2026, le prix &amp;agrave; la pompe du gazole a augment&amp;eacute; de +13,0&amp;nbsp;% avec une contribution n&amp;eacute;gative des accises de &amp;minus;5,5&amp;nbsp;pts et pour l&amp;rsquo;essence, le prix &amp;agrave; la pompe a progress&amp;eacute; de +10,0&amp;nbsp;%, avec une contribution n&amp;eacute;gative de &amp;minus;3,3&amp;nbsp;pts des accises (&lt;em&gt;cf&lt;/em&gt;.&amp;nbsp;Graphique&amp;nbsp;2).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;strong&gt;Graphique 2&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img class="marge" src="/Articles/e36f0189-d3a4-49b6-a30f-aa649bd3e0ce/images/a4eaea1b-63fa-4ea1-9baf-e46270eb11e1" alt="Variation trimestrielle (T1 - T2 2026) du prix &amp;agrave; la pompe (%) et contributions (pts)" width="550" height="358" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Depuis son pic en mai 2026, l&amp;rsquo;inflation totale reflue l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement&lt;/strong&gt; pour atteindre +2,9&amp;nbsp;% en juillet (apr&amp;egrave;s +3,0&amp;nbsp;% en juin et +3,2&amp;nbsp;% en mai). En juin 2026, les prix de l&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie ont continu&amp;eacute; d&amp;rsquo;acc&amp;eacute;l&amp;eacute;rer (&amp;agrave; +12,9&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s +12,0&amp;nbsp;%), tandis que les autres grandes composantes ont ralenti. En juillet, les &amp;eacute;volutions sont plus contrast&amp;eacute;es. L&amp;rsquo;inflation de l&amp;rsquo;alimentation, de l&amp;rsquo;alcool et du tabac ainsi que celle des services sont rest&amp;eacute;es stables, tandis que l&amp;rsquo;inflation &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique a diminu&amp;eacute; &amp;agrave; +11,0&amp;nbsp;%. &amp;Agrave; l&amp;rsquo;inverse, l&amp;rsquo;inflation des biens industriels hors &amp;eacute;nergie a l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement augment&amp;eacute; &amp;agrave; +0,7&amp;nbsp;% (apr&amp;egrave;s +0,5&amp;nbsp;%).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Les effets de second tour devraient rester contenus en 2026.&lt;/strong&gt; L&amp;rsquo;inflation sous-jacente demeure mod&amp;eacute;r&amp;eacute;e, malgr&amp;eacute; un l&amp;eacute;ger rebond au printemps. Elle s&amp;rsquo;est &amp;eacute;tablie autour de +1,8&amp;nbsp;% en moyenne entre mars et juin apr&amp;egrave;s un pic &amp;agrave; +2,7&amp;nbsp;% en f&amp;eacute;vrier, port&amp;eacute; notamment par le dynamisme des prix des services. &lt;u&gt;Cette &amp;eacute;volution ne fait pas appara&amp;icirc;tre, &amp;agrave; ce stade, de transmission marqu&amp;eacute;e de la hausse des prix de l&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie aux autres composantes de l&amp;rsquo;IPCH&lt;/u&gt;. Selon une enqu&amp;ecirc;te men&amp;eacute;e par la Banque d&amp;rsquo;Italie, si les entreprises interrog&amp;eacute;es d&amp;eacute;clarent avoir d&amp;eacute;j&amp;agrave; r&amp;eacute;percut&amp;eacute;, ou pr&amp;eacute;voir de r&amp;eacute;percuter, sur leurs prix de vente une partie des surco&amp;ucirc;ts li&amp;eacute;s &amp;agrave; la hausse des co&amp;ucirc;ts des intrants de production dans le contexte du conflit au Proche et Moyen-Orient, la plupart indiquent que cette r&amp;eacute;percussion demeure limit&amp;eacute;e. Par ailleurs, selon Istat, la hausse des prix &amp;agrave; la production s&amp;rsquo;est mod&amp;eacute;r&amp;eacute;e en juin &amp;agrave; +5,8&amp;nbsp;% (apr&amp;egrave;s +7,3&amp;nbsp;% en mai). &lt;u&gt;Enfin, la progression des salaires n&amp;eacute;goci&amp;eacute;s ne semble pas non plus acc&amp;eacute;l&amp;eacute;rer&lt;/u&gt;. Selon Istat, l&amp;rsquo;indice des salaires horaires n&amp;eacute;goci&amp;eacute;s dans le cadre des conventions collectives nationales a augment&amp;eacute; de +2,5&amp;nbsp;% g.a. au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre 2026 (contre +3,2&amp;nbsp;% au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre&amp;nbsp;2025). Cette progression est inf&amp;eacute;rieure &amp;agrave; l&amp;rsquo;inflation totale sur la m&amp;ecirc;me p&amp;eacute;riode (+3,0&amp;nbsp;%). Par ailleurs, les anticipations d&amp;rsquo;inflation apparaissent contenues. Selon l&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;te de la Banque d&amp;rsquo;Italie men&amp;eacute;e au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre 2026, les anticipations d&amp;rsquo;inflation des entreprises s&amp;rsquo;&amp;eacute;tablissent &amp;agrave; +2,8&amp;nbsp;% &amp;agrave; l&amp;rsquo;horizon de six&amp;nbsp;mois, +2,7&amp;nbsp;% &amp;agrave; un&amp;nbsp;an et +2,5&amp;nbsp;% &amp;agrave; deux&amp;nbsp;ans.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Dans ce contexte, selon les pr&amp;eacute;visions de la Banque d&amp;rsquo;Italie de juin, l&amp;rsquo;inflation totale devrait augmenter &amp;agrave; +3,1&amp;nbsp;% en 2026 (apr&amp;egrave;s +1,6&amp;nbsp;% en 2025), avant un net repli en 2027 &amp;agrave; +2,0&amp;nbsp;%.&lt;/strong&gt; L&amp;rsquo;inflation sous-jacente serait quant &amp;agrave; elle stable &amp;agrave; +2,0&amp;nbsp;% en 2026 et 2027, apr&amp;egrave;s +1,9&amp;nbsp;% en 2025.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/e36f0189-d3a4-49b6-a30f-aa649bd3e0ce/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>c1aaea64-ef40-4319-b5e4-db9df7a0226b</id><title type="text">Flash conjoncture France - L’activité française a rebondi au 2e trimestre</title><summary type="text">Le PIB a rebondi de +0,2 % au 2e trimestre 2026, après s’être replié de −0,1 % au 1er trimestre (inchangé à l'arrondi), d’après la première estimation des comptes trimestriels de l'Insee. L'acquis de croissance pour 2026 (i.e. la croissance annuelle qui serait obtenue si le PIB demeurait, au cours du 2nd semestre 2026, au niveau atteint au 2e trimestre) s’établit à +0,5 %.</summary><updated>2026-07-31T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/07/31/flash-conjoncture-france-l-activite-francaise-a-rebondi-au-2e-trimestre" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le PIB a rebondi de +0,2&amp;nbsp;% au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre 2026,&lt;/strong&gt; apr&amp;egrave;s s&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre repli&amp;eacute; de &amp;minus;0,1&amp;nbsp;% au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre (inchang&amp;eacute; &amp;agrave; l'arrondi), d&amp;rsquo;apr&amp;egrave;s la &lt;a href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/9033097"&gt;premi&amp;egrave;re estimation&lt;/a&gt;&amp;nbsp;des comptes trimestriels de l'Insee. L'acquis de croissance pour 2026 (&lt;em&gt;i.e. &lt;/em&gt;la croissance annuelle qui serait obtenue si le PIB demeurait, au cours du 2nd semestre 2026, au niveau atteint au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre) s&amp;rsquo;&amp;eacute;tablit &amp;agrave; +0,5&amp;nbsp;%.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img class="marge" src="/Articles/c1aaea64-ef40-4319-b5e4-db9df7a0226b/images/3a256424-ba97-4e38-a0b7-c8a103ee6188" alt="Evolution trimestrielle du PIB et ses contributions" width="562" height="364" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La contribution de la demande int&amp;eacute;rieure hors stocks est redevenue positive (contribution de +0,1 pt &amp;agrave; la croissance, apr&amp;egrave;s &amp;minus;0,2&amp;nbsp;pt au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre) &lt;/strong&gt;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La consommation des m&amp;eacute;nages a rebondi (+0,2&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s &amp;minus;0,3&amp;nbsp;%)&lt;/strong&gt;. La consommation en services a acc&amp;eacute;l&amp;eacute;r&amp;eacute; (+0,2 %, apr&amp;egrave;s +0,1 %), tandis que la consommation en biens s'est stabilis&amp;eacute;e (&amp;minus;0,1&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s &amp;minus;0,7&amp;nbsp;%), la hausse de&amp;nbsp;la consommation en mat&amp;eacute;riels de transport (+2,4 %, apr&amp;egrave;s +0,9 %), tout particuli&amp;egrave;rement les achats de voitures, contrebalan&amp;ccedil;ant la poursuite de la baisse&amp;nbsp;de&amp;nbsp;la consommation en &amp;eacute;nergie eau et d&amp;eacute;chets (&amp;minus;0,5 %, apr&amp;egrave;s &amp;minus;2,4 %).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L&amp;rsquo;investissement total a poursuivi son repli (&amp;minus;0,3&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s &amp;minus;0,8&amp;nbsp;%)&lt;/strong&gt;, sous l&amp;rsquo;effet d&amp;rsquo;une nouvelle baisse de l&amp;rsquo;investissement en construction, p&amp;eacute;nalis&amp;eacute; par le g&amp;eacute;nie civil. L&amp;rsquo;investissement public s'est contract&amp;eacute; (&amp;minus;1,0&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s &amp;minus;1,4&amp;nbsp;%), mais dans une moindre ampleur qu&amp;rsquo;au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre, tout&amp;nbsp;comme celui des m&amp;eacute;nages (&amp;minus;0,6&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s &amp;minus;1,7&amp;nbsp;%). L&amp;rsquo;investissement des entreprises s'est stabilis&amp;eacute;, malgr&amp;eacute; l'incertitude engendr&amp;eacute;e par le conflit au Proche et Moyen-Orient, port&amp;eacute; par la livraison d&amp;rsquo;un voilier de croisi&amp;egrave;re &amp;agrave; un armateur r&amp;eacute;sident (+0,1&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s &amp;minus;0,5&amp;nbsp;%).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La consommation des administrations publiques a continu&amp;eacute; de progresser (+0,4&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s +0,3&amp;nbsp;%).&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le commerce ext&amp;eacute;rieur a &amp;eacute;galement contribu&amp;eacute; positivement &amp;agrave; la croissance du PIB au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre (+0,6 pt, apr&amp;egrave;s &amp;minus;0,8 pt). &lt;/strong&gt;Les exportations se sont nettement redress&amp;eacute;es (+2,6&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s &amp;minus;3,1&amp;nbsp;%), en lien avec le red&amp;eacute;collage des exportations de mat&amp;eacute;riels de transport. Les importations ont &amp;eacute;galement rebondi, mais moins fortement (+0,8&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s &amp;minus;0,7&amp;nbsp;%).&lt;strong&gt; En miroir de la contribution du commerce ext&amp;eacute;rieur, les variations de stocks ont contribu&amp;eacute; n&amp;eacute;gativement &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution du PIB (&amp;minus;0,6 pt, apr&amp;egrave;s +0,9 pt)&lt;/strong&gt;. Ce mouvement concerne principalement l&amp;rsquo;a&amp;eacute;ronautique, o&amp;ugrave; l&amp;rsquo;accumulation de produits non livr&amp;eacute;s en d&amp;eacute;but d&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e s&amp;rsquo;est en partie r&amp;eacute;sorb&amp;eacute;e.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img class="marge" src="/Articles/c1aaea64-ef40-4319-b5e4-db9df7a0226b/images/976c3ad1-668c-46b1-a9fd-6b3aff815fa4" alt="EVolution du PIB et contributions c&amp;ocirc;t&amp;eacute; offre" width="529" height="316" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C&amp;ocirc;t&amp;eacute; offre, le rebond (+0,3&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s +0,0&amp;nbsp;%)&amp;nbsp;a avant tout &amp;eacute;t&amp;eacute; port&amp;eacute; par les services marchands (+0,6&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s +0,1&amp;nbsp;%)&lt;/strong&gt;, tandis que la production a ralenti dans l&amp;rsquo;industrie manufacturi&amp;egrave;re (+0,1&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s +0,5&amp;nbsp;%). La production en &amp;eacute;nergie, eau, d&amp;eacute;chets s'est stabilis&amp;eacute;e (&amp;minus;0,1&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s &amp;minus;1,8&amp;nbsp;%), tandis que la production agricole a diminu&amp;eacute; pour le deuxi&amp;egrave;me trimestre cons&amp;eacute;cutif (&amp;minus;0,9&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s &amp;minus;1,0&amp;nbsp;%). La production est rest&amp;eacute;e mal orient&amp;eacute;e dans la construction (&amp;minus;0,5&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s &amp;minus;1,7&amp;nbsp;%), p&amp;eacute;nalis&amp;eacute;e par les travaux publics.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/c1aaea64-ef40-4319-b5e4-db9df7a0226b/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>97bef167-ce77-4419-b573-01f0eecd230b</id><title type="text">Flash Conjoncture Pays avancés – L’écart de croissance entre le Royaume-Uni et la France s’explique notamment par une plus forte immigration</title><summary type="text">Entre 2000 et 2024, l'écart de croissance entre le Royaume-Uni (+1,5 %) et la France (+1,2 %) est notamment imputable à la contribution de la démographie, supérieure de +0,3 pt au Royaume-Uni. Le dynamisme démographique au Royaume-Uni résulte d'un solde migratoire plus élevé alors que le solde naturel y est plus faible qu'en France. En particulier, les années 2022 et 2023 ont été marquées par une forte accélération des flux migratoires au Royaume-Uni.</summary><updated>2026-07-31T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/07/31/flash-conjoncture-pays-avances-l-ecart-de-croissance-entre-le-royaume-uni-et-la-france-s-explique-notamment-par-une-plus-forte-immigration" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Sur la p&amp;eacute;riode 2000-2024, la croissance &amp;eacute;conomique a &amp;eacute;t&amp;eacute; plus dynamique au Royaume-Uni &lt;/strong&gt;(taux de croissance annuel moyen de +1,5&amp;nbsp;%)&lt;strong&gt; qu&amp;rsquo;en France &lt;/strong&gt;(+1,2&amp;nbsp;%). Afin d&amp;rsquo;identifier les facteurs &amp;agrave; l&amp;rsquo;origine de cet &amp;eacute;cart, une d&amp;eacute;composition par facteurs de production (&lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt; Graphique 1) permet de faire ressortir que l&amp;rsquo;&amp;eacute;cart de croissance entre les deux pays (0,3&amp;nbsp;pt) est int&amp;eacute;gralement imputable &amp;agrave; la contribution de la d&amp;eacute;mographie&lt;a title="" href="#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt;. Les contributions de la productivit&amp;eacute; horaire et du march&amp;eacute; du travail sont en revanche tr&amp;egrave;s proches entre les deux pays&amp;nbsp;: la premi&amp;egrave;re est l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement plus &amp;eacute;lev&amp;eacute;e au Royaume-Uni (+0,1&amp;nbsp;pt), tandis que la seconde est l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement plus &amp;eacute;lev&amp;eacute;e en France (+0,1&amp;nbsp;pt).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style="color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-size: medium;"&gt;&lt;img class="marge" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" title="Graphique 1a" src="/Articles/97bef167-ce77-4419-b573-01f0eecd230b/images/1d02e995-3d83-47fc-a901-8ca1fe5f86de" alt="Contribution facteurs production" width="523" height="341" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;La&amp;nbsp;croissance d&amp;eacute;mographique plus dynamique au Royaume-Uni (+0,7&amp;nbsp;% en moyenne annuelle entre 2000 et 2024&lt;a title="" href="#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[2]&lt;/a&gt;, contre +0,5&amp;nbsp;% en France)&amp;nbsp;r&amp;eacute;sulte essentiellement d&amp;rsquo;un solde migratoire plus &amp;eacute;lev&amp;eacute; (&lt;em&gt;cf&lt;/em&gt;. Graphique 2).&lt;/strong&gt; En effet, malgr&amp;eacute; une population de taille comparable (69,3 millions d&amp;rsquo;habitants au Royaume-Uni contre 68,4 millions en France mi-2024), le solde migratoire a &amp;eacute;t&amp;eacute; pr&amp;egrave;s de trois fois sup&amp;eacute;rieur au Royaume-Uni (+291&amp;nbsp;000 en moyenne par an entre 2000 et 2024 contre +99&amp;nbsp;000 en France), ce qui a plus que compens&amp;eacute; un solde naturel sensiblement plus faible au Royaume-Uni qu&amp;rsquo;en France (+133&amp;nbsp;000 contre +205 000). Cette contribution de la d&amp;eacute;mographie s'est accompagn&amp;eacute;e d'une forte insertion des personnes immigr&amp;eacute;es sur le march&amp;eacute; du travail&amp;nbsp;: le nombre d&amp;rsquo;emplois occup&amp;eacute;s par des personnes non-n&amp;eacute;es au Royaume-Uni a tripl&amp;eacute; entre fin 1999 et fin 2024, soit une hausse de +4,9&amp;nbsp;millions d&amp;rsquo;emplois, contre +1,7&amp;nbsp;million pour les personnes n&amp;eacute;es au Royaume-Uni.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;img class="marge" title="Graphique 2a" src="/Articles/97bef167-ce77-4419-b573-01f0eecd230b/images/63494611-8624-49c3-a4da-00a3700e96e7" alt="Population fr" width="411" height="267" /&gt;&lt;img class="marge" title="Graphique 2b" src="/Articles/97bef167-ce77-4419-b573-01f0eecd230b/images/22d79235-5538-480b-a753-9a18ddc4d25f" alt="Population R-U" width="404" height="263" /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
&lt;div&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;em&gt;Note : Le point 2024 pour le Royaume-Uni correspond &amp;agrave; ma mi-2024 (derni&amp;egrave;res donn&amp;eacute;es disponibles). &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Si la&amp;nbsp;contribution de l&amp;rsquo;immigration &amp;agrave; la croissance au Royaume-Uni s&amp;rsquo;inscrit dans une tendance de long terme, les ann&amp;eacute;es 2022 et 2023 constituent toutefois un &amp;eacute;pisode exceptionnel, marqu&amp;eacute; par une forte acc&amp;eacute;l&amp;eacute;ration des flux migratoires. &lt;/strong&gt;Le solde migratoire est en effet pass&amp;eacute; de +216&amp;nbsp;000 en 2021 &amp;agrave; +624&amp;nbsp;000 en 2022, puis +906&amp;nbsp;000 en 2023. Cette hausse s&amp;rsquo;inscrit dans un contexte caract&amp;eacute;ris&amp;eacute; par la lev&amp;eacute;e des restrictions li&amp;eacute;es &amp;agrave; la crise sanitaire et, surtout, par l&amp;rsquo;entr&amp;eacute;e en vigueur en 2021 d&amp;rsquo;un nouveau syst&amp;egrave;me migratoire combinant la fin de la libre circulation pour les ressortissants de l&amp;rsquo;Union europ&amp;eacute;enne et un assouplissement des conditions d&amp;rsquo;admission sur le territoire pour certains profils. Selon l&amp;rsquo;ONS, cette augmentation (i) a &amp;eacute;t&amp;eacute; tr&amp;egrave;s largement port&amp;eacute;e par des ressortissants de pays hors Union europ&amp;eacute;enne (la part des ressortissants UE dans les flux d&amp;rsquo;immigration chutant de 52&amp;nbsp;% au 4&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; trimestre 2020 &amp;agrave; 8&amp;nbsp;% au 4&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; trimestre 2023) et (ii) est constitu&amp;eacute;e de personnes venant travailler &amp;minus; notamment dans les secteurs de la sant&amp;eacute; et du m&amp;eacute;dico-social&lt;span style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&amp;minus;&lt;/span&gt;, &amp;eacute;tudier ou pour des raisons humanitaires (en provenance d&amp;rsquo;Ukraine et de Hong-Kong). Le solde migratoire a toutefois diminu&amp;eacute; d&amp;egrave;s le 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; semestre 2024 (&amp;minus;18&amp;nbsp;%), sous l&amp;rsquo;effet d&amp;rsquo;un durcissement des r&amp;egrave;gles migratoires &amp;agrave; partir de f&amp;eacute;vrier 2024. Ces restrictions concernent notamment les conditions d&amp;rsquo;obtention des visas pour les travailleurs qualifi&amp;eacute;s (salaire minimum requis, liste des professions &amp;eacute;ligibles) ainsi que les autorisations permettant de faire venir des membres de la famille.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;hr align="left" size="1" width="33%" /&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; Cet effet comprend les &amp;eacute;volutions de la population et de la structure d&amp;eacute;mographique (part des 15-64 ans dans la population totale). La contribution du march&amp;eacute; du travail comprend le taux de ch&amp;ocirc;mage, le taux d&amp;rsquo;activit&amp;eacute;, une correction pour l&amp;rsquo;emploi des plus de 65 ans et le nombre d&amp;rsquo;heures par travailleur.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
&lt;div id="ftn1"&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[2]&lt;/a&gt; Ces donn&amp;eacute;es ne sont disponibles que jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; mi-2024 pour le Royaume-Uni. Les moyennes 2000-2024 calcul&amp;eacute;es dans ce paragraphe correspondent &amp;agrave; la fin d&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e 2024 pour la France et la mi-2024 pour le Royaume-Uni. Ces chiffres sont n&amp;eacute;anmoins inchang&amp;eacute;s si on restreint l&amp;rsquo;horizon temporel &amp;agrave; 2000-2023.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/97bef167-ce77-4419-b573-01f0eecd230b/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>32775942-4634-46f4-b3fd-e795f1af6bb7</id><title type="text">Washington Wall Street Watch: Rétrospective Premier semestre 2026  </title><summary type="text">Réflexions sur les principaux évènements financiers, institutionnels ou règlementaires américains pour le premier semestre 2026</summary><updated>2026-07-31T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/07/31/washington-wall-street-watch-retrospective-premier-semestre-2026" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conjoncture&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul type="disc"&gt;
&lt;li&gt;Selon les donn&amp;eacute;es publi&amp;eacute;es par le Bureau of Economic Analysis (BEA) le 30 juillet 2026, la croissance du produit int&amp;eacute;rieur brut (PIB) am&amp;eacute;ricain s'&amp;eacute;tablit &amp;agrave; +0,90 % au premier semestre 2026, en repli par rapport au second semestre 2025 (+1,21 %), sous l'effet notamment d'un rebond des importations.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Apr&amp;egrave;s une stabilisation en janvier et f&amp;eacute;vrier, l'inflation CPI et PCE a acc&amp;eacute;l&amp;eacute;r&amp;eacute; &amp;agrave; partir de mars en r&amp;eacute;action au choc &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique provoqu&amp;eacute; par le conflit en Iran, l'inflation CPI sur douze mois glissants atteignant +3,5 % en juin 2026 apr&amp;egrave;s un pic &amp;agrave; +4,2 % en mai.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le taux de ch&amp;ocirc;mage est demeur&amp;eacute; globalement stable au cours du premier semestre 2026, autour de 4,3 %, tandis que les cr&amp;eacute;ations d'emplois ont rebondi &amp;agrave; +92 000 par mois en moyenne, dans un contexte de normalisation progressive du march&amp;eacute; du travail.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&amp;not;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Politiques macro&amp;eacute;conomiques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul type="disc"&gt;
&lt;li&gt;&amp;Agrave; l'issue des quatre r&amp;eacute;unions du comit&amp;eacute; de politique mon&amp;eacute;taire (FOMC) du premier semestre 2026, la Fed a maintenu la fourchette du taux fed funds inchang&amp;eacute;e &amp;agrave; [3,50 % - 3,75 %], dans un contexte inflationniste et marqu&amp;eacute; par la transition institutionnelle entre Jerome Powell et Kevin Warsh &amp;agrave; la pr&amp;eacute;sidence de l'institution.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le 13 mai 2026, le S&amp;eacute;nat a confirm&amp;eacute; Kevin Warsh &amp;agrave; la pr&amp;eacute;sidence de la Fed par 54 voix contre 45, soit la marge la plus faible jamais enregistr&amp;eacute;e pour un pr&amp;eacute;sident de la Fed, au terme d'un processus institutionnellement tendu.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les 22 et 23 juin 2026, le S&amp;eacute;nat et la Chambre des repr&amp;eacute;sentants ont adopt&amp;eacute; une version de compromis bicam&amp;eacute;rale du 21st Century ROAD to Housing Act, destin&amp;eacute;e &amp;agrave; r&amp;eacute;duire les blocages r&amp;eacute;glementaires et &amp;agrave; stimuler la construction, dont Donald Trump a conditionn&amp;eacute; la signature &amp;agrave; l'adoption du SAVE AMERICA Act.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&amp;not;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Services Financiers&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul type="disc"&gt;
&lt;li&gt;Le 19 mars 2026, les trois agences bancaires am&amp;eacute;ricaines (Fed, FDIC, OCC) ont valid&amp;eacute; la publication d'un paquet de r&amp;eacute;formes des exigences en capital des banques, comprenant la finalisation de B&amp;acirc;le III, la r&amp;eacute;forme du coussin syst&amp;eacute;mique GSIB et une r&amp;eacute;vision des exigences pour les autres banques.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Depuis le 17 f&amp;eacute;vrier 2026, la SEC engage une s&amp;eacute;rie de r&amp;eacute;formes visant &amp;agrave; all&amp;eacute;ger le r&amp;eacute;gime f&amp;eacute;d&amp;eacute;ral d'information des soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s cot&amp;eacute;es afin de faciliter les introductions en bourse et d'inciter les entreprises &amp;agrave; y demeurer.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La Commodity Futures Trading Commission (CFTC) a retir&amp;eacute; une proposition de r&amp;egrave;gle initi&amp;eacute;e sous l'administration Biden en 2024 visant &amp;agrave; interdire les contrats li&amp;eacute;s aux &amp;eacute;v&amp;eacute;nements sportifs et politiques sur les march&amp;eacute;s pr&amp;eacute;dictifs.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La Fed et la SEC avancent en parall&amp;egrave;le sur l'int&amp;eacute;gration r&amp;eacute;glementaire des acteurs crypto, la Fed ayant publi&amp;eacute; un appel &amp;agrave; commentaires sur les &lt;em&gt;skinny accounts&lt;/em&gt; et la SEC ayant &amp;eacute;tabli, avec la CFTC, une taxonomie en cinq cat&amp;eacute;gories des cryptoactifs.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le 12 juin 2026, SpaceX a fait son entr&amp;eacute;e au Nasdaq au terme de la plus importante introduction en bourse jamais r&amp;eacute;alis&amp;eacute;e, avec une lev&amp;eacute;e de 85,7 Md USD et une valorisation initiale d'environ 1 800 Md USD.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&amp;not;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Situation des march&amp;eacute;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul type="disc"&gt;
&lt;li&gt;Les march&amp;eacute;s actions am&amp;eacute;ricains ont poursuivi leur progression au premier semestre 2026 malgr&amp;eacute; l'instabilit&amp;eacute; g&amp;eacute;opolitique, le S&amp;amp;P 500 &amp;eacute;quipond&amp;eacute;r&amp;eacute; progressant de +12,1 % et le Nasdaq Composite de +12,8 %.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les tensions g&amp;eacute;opolitiques et l'&amp;eacute;volution des anticipations de politique mon&amp;eacute;taire ont entra&amp;icirc;n&amp;eacute; un net recul des Treasuries, les rendements des obligations &amp;agrave; deux ans et &amp;agrave; dix ans ayant respectivement progress&amp;eacute; de 54 et 49 points de base au cours du premier mois du conflit au Moyen-Orient.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/32775942-4634-46f4-b3fd-e795f1af6bb7/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>0b8ea820-62d6-419e-b652-f51853653d69</id><title type="text">Flash conjoncture France - Les immatriculations d'automobiles progressent au 2e trimestre, portées par les ménages</title><summary type="text">Au 2e trimestre, les immatriculations de voitures particulières neuves (VPN) ont rebondi de +2,6 % en variation trimestrielle CVS-CJO, après −2,2 % au 1er trimestre, selon le service des données et études statistiques (SDES) du ministère chargé de la transition écologique. Au 1er semestre 2026, 841 000 VPN ont été immatriculées, soit autant qu’au 1er semestre 2025 (cf. graphique 2), mais avec des évolutions très contrastées entre ménages et entreprises.</summary><updated>2026-07-24T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/07/24/flash-conjoncture-france-les-immatriculations-d-automobiles-progressent-au-2e-trimestre-portees-par-les-menages" /><content type="html">&lt;p style="text-align: left;" align="center"&gt;&lt;strong&gt;Au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre, les immatriculations de voitures particuli&amp;egrave;res neuves (VPN) ont rebondi de +2,6&amp;nbsp;%&lt;/strong&gt; en variation trimestrielle CVS-CJO, apr&amp;egrave;s &amp;minus;2,2&amp;nbsp;% au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre, selon le service des donn&amp;eacute;es et &amp;eacute;tudes statistiques (SDES) du minist&amp;egrave;re charg&amp;eacute; de la transition &amp;eacute;cologique. &lt;strong&gt;Ce rebond a&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;eacute;t&amp;eacute; int&amp;eacute;gralement port&amp;eacute; par les m&amp;eacute;nages&lt;/strong&gt;, dont les immatriculations ont progress&amp;eacute; de +7,7&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s &amp;minus;2,9&amp;nbsp;% au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre. &amp;Agrave; l&amp;rsquo;inverse, les immatriculations des entreprises ont poursuivi leur repli (&amp;minus;2,1&amp;nbsp;% apr&amp;egrave;s &amp;minus;1,4&amp;nbsp;%).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les immatriculations ont toutefois recul&amp;eacute; en juin&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;cf&lt;/em&gt;. graphique 1). Apr&amp;egrave;s leur forte hausse en mai (+3,9&amp;nbsp;%), les immatriculations se sont repli&amp;eacute;es en juin (&amp;minus;2,6&amp;nbsp;%), ce qui implique un acquis de &amp;minus;0,5&amp;nbsp;% pour le 3&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre. En particulier, les immatriculations des m&amp;eacute;nages ont reflu&amp;eacute; en juin (&amp;minus;4,2&amp;nbsp;%) apr&amp;egrave;s une forte hausse en mai (+11,0&amp;nbsp;%).&lt;/p&gt;
&lt;p align="center"&gt;&lt;u&gt;Graphique 1&amp;nbsp;: Immatriculations de voitures particuli&amp;egrave;res neuves par mois depuis 2021 &amp;minus; Tendance en pointill&amp;eacute;s&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img class="marge" src="/Articles/0b8ea820-62d6-419e-b652-f51853653d69/images/398c2332-941e-4ca4-bcd4-577298b92b40" alt="graph 1" width="831" height="541" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;semestre 2026, 841&amp;nbsp;000&amp;nbsp;VPN ont &amp;eacute;t&amp;eacute; immatricul&amp;eacute;es, soit autant qu&amp;rsquo;au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;semestre 2025 (&lt;em&gt;cf&lt;/em&gt;. graphique 2), mais avec des &amp;eacute;volutions tr&amp;egrave;s contrast&amp;eacute;es entre m&amp;eacute;nages et entreprises&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;426&amp;nbsp;000&amp;nbsp;voitures ont &amp;eacute;t&amp;eacute; immatricul&amp;eacute;es par les entreprises, contre 458&amp;nbsp;000 l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e derni&amp;egrave;re, soit une baisse de &amp;minus;7,0&amp;nbsp;%&amp;nbsp;;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;415&amp;nbsp;000&amp;nbsp;voitures ont &amp;eacute;t&amp;eacute; immatricul&amp;eacute;es par les m&amp;eacute;nages, contre 383&amp;nbsp;000 l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e derni&amp;egrave;re, soit une hausse de +8,3&amp;nbsp;%.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p align="center"&gt;&lt;u&gt;Graphique 2&amp;nbsp;: Immatriculations cumul&amp;eacute;es par mois de 2024 &amp;agrave; 2026&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align="center"&gt;&lt;img class="marge" src="/Articles/0b8ea820-62d6-419e-b652-f51853653d69/images/005a77fd-d787-4036-9051-9e5f19dc1555" alt="invest" /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les immatriculations de v&amp;eacute;hicules &amp;eacute;lectriques ont fortement progress&amp;eacute;.&lt;/strong&gt; Au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre, les ventes de VPN &amp;eacute;lectriques ont augment&amp;eacute; de +13,7&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s d&amp;eacute;j&amp;agrave; +10,1&amp;nbsp;% au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre. Cette dynamique est particuli&amp;egrave;rement marqu&amp;eacute;e chez les m&amp;eacute;nages, dont les immatriculations &amp;eacute;lectriques ont fortement acc&amp;eacute;l&amp;eacute;r&amp;eacute; au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre (+19,4&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s +2,7&amp;nbsp;%). Les entreprises continuent elles aussi d&amp;rsquo;accro&amp;icirc;tre leurs achats de v&amp;eacute;hicules &amp;eacute;lectriques, malgr&amp;eacute; le recul de leurs immatriculations totales (+7,8&amp;nbsp;% au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre, apr&amp;egrave;s +19,3&amp;nbsp;%). La part de l&amp;rsquo;&amp;eacute;lectrique augmente ainsi tr&amp;egrave;s fortement dans les immatriculations neuves totales en 2026. Entre janvier et juin, 28,1&amp;nbsp;% des VPN immatricul&amp;eacute;es sont &amp;eacute;lectriques, contre 17,6&amp;nbsp;% en 2025.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/0b8ea820-62d6-419e-b652-f51853653d69/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>95a26ed5-871c-4b60-97c3-4228b75f5b4f</id><title type="text">Flash Conjoncture Pays avancés – Le pouvoir d’achat des ménages espagnols soutenu par l’amélioration du marché du travail</title><summary type="text">Après le choc inflationniste de 2022, l'économie espagnole a fait preuve d'une forte résilience, portée par le dynamisme de l'emploi, la progression des revenus et le ralentissement de l'inflation, même si celle-ci a maintenu un différentiel de près d’un point de plus par rapport à la moyenne de la zone euro. Cette amélioration du contexte économique s'est traduite par un redressement progressif du pouvoir d'achat des ménages à partir de 2023.</summary><updated>2026-07-24T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/07/24/flash-conjoncture-pays-avances-le-pouvoir-d-achat-des-menages-espagnols-soutenu-par-l-amelioration-du-marche-du-travail" /><content type="html">&lt;div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Apr&amp;egrave;s la perte de pouvoir d&amp;rsquo;achat enregistr&amp;eacute;e en 2022 sous l&amp;rsquo;effet du choc inflationniste, les m&amp;eacute;nages espagnols ont progressivement retrouv&amp;eacute; des gains de revenu r&amp;eacute;el, m&amp;ecirc;me si ceux-ci apparaissent plus limit&amp;eacute;s lorsqu&amp;rsquo;ils sont rapport&amp;eacute;s &amp;agrave; une population en forte croissance.&lt;/strong&gt; Mesur&amp;eacute; par le revenu disponible brut r&amp;eacute;el (RDB r&amp;eacute;el, calcul&amp;eacute; comme le ratio entre le RDB nominal et le d&amp;eacute;flateur de la consommation des m&amp;eacute;nages), le pouvoir d&amp;rsquo;achat s&amp;rsquo;est contract&amp;eacute; de &amp;minus;1,2&amp;nbsp;% en 2022 (&lt;em&gt;cf&lt;/em&gt;&amp;nbsp;Graphique&amp;nbsp;1), avant un fort rebond depuis 2023 gr&amp;acirc;ce au ralentissement de l'inflation, &amp;agrave; la progression de l'emploi et &amp;agrave; l'augmentation des revenus nominaux, qui ont favoris&amp;eacute; une am&amp;eacute;lioration progressive du revenu r&amp;eacute;el des m&amp;eacute;nages. Cette am&amp;eacute;lioration appara&amp;icirc;t toutefois plus mod&amp;eacute;r&amp;eacute;e lorsqu&amp;rsquo;elle est rapport&amp;eacute;e &amp;agrave; la population, en forte croissance&amp;nbsp;: si le RDB r&amp;eacute;el &amp;eacute;tait sup&amp;eacute;rieur de +10,8&amp;nbsp;% en 2025 par rapport &amp;agrave; son niveau de 2019, le pouvoir d&amp;rsquo;achat par habitant ne d&amp;eacute;passe son niveau de 2019 que de +5,8&amp;nbsp;% en 2025 (&lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt;&amp;nbsp;Graphique&amp;nbsp;2). Parmi les &amp;eacute;conomies avanc&amp;eacute;es l&amp;rsquo;Espagne est le pays o&amp;ugrave; le pouvoir d&amp;rsquo;achat par habitant a le plus progress&amp;eacute; par rapport &amp;agrave; 2019, suivie par la France (+5,7&amp;nbsp;%), l&amp;rsquo;Italie (+4,5&amp;nbsp;%) et l&amp;rsquo;Allemagne (+4,2&amp;nbsp;%).&lt;/p&gt;
&lt;table style="width: 916px;"&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td style="width: 474px;"&gt;&lt;img class="marge" src="/Articles/95a26ed5-871c-4b60-97c3-4228b75f5b4f/images/f0756f49-976d-4639-9cd8-e0b5ff195a70" alt="Graphique 1 : &amp;Eacute;volution du pouvoir d'achat en Espagne entre 2021 et 2025" width="445" height="290" /&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td style="width: 440px;"&gt;&lt;img class="marge" src="/Articles/95a26ed5-871c-4b60-97c3-4228b75f5b4f/images/72038523-612a-48f1-9e26-c881cad12917" alt="Graphique 2 : &amp;Eacute;volution du pouvoir d'achat et du pouvoir d'achat par habitant en Espagne" width="440" height="287" /&gt;&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La bonne tenue du march&amp;eacute; du travail a jou&amp;eacute; un r&amp;ocirc;le d&amp;eacute;terminant dans le redressement du pouvoir d&amp;rsquo;achat des m&amp;eacute;nages espagnols depuis 2023.&lt;/strong&gt; La forte progression de la r&amp;eacute;mun&amp;eacute;ration des salari&amp;eacute;s (&lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt;&amp;nbsp;Graphique&amp;nbsp;3) refl&amp;egrave;te des cr&amp;eacute;ations d'emplois dynamiques, favoris&amp;eacute;es notamment par les flux migratoires, ainsi qu&amp;rsquo;une forte hausse des salaires. La baisse du ch&amp;ocirc;mage (&amp;agrave; 10,3&amp;nbsp;% en mai 2026, son niveau le plus bas depuis 2008), les tensions de recrutement dans plusieurs secteurs et la plus grande stabilit&amp;eacute; de l'emploi apr&amp;egrave;s la r&amp;eacute;forme de 2022 ont favoris&amp;eacute; ces hausses de salaires, renforc&amp;eacute;es par les revalorisations du salaire minimum. Apr&amp;egrave;s une forte hausse de +5,4&amp;nbsp;% en 2023, le salaire moyen par t&amp;ecirc;te per&amp;ccedil;u par les m&amp;eacute;nages a maintenu une croissance soutenue en 2024 (+4,6&amp;nbsp;%) et 2025 (+4,5&amp;nbsp;%), bien qu&amp;rsquo;en ralentissement dans le sillage de l&amp;rsquo;inflation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les prestations sociales ont &amp;eacute;galement fortement soutenu le revenu des m&amp;eacute;nages en 2023,&lt;/strong&gt; notamment en raison de la revalorisation des pensions de retraite sur l&amp;rsquo;inflation de l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dente&lt;a style="background-color: #ffffff;" title="" href="#_ftn2" name="_ftnref2"&gt;&lt;span style="font-size: 12px; line-height: 0; position: relative; vertical-align: baseline; top: -0.5em;"&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, mais leur croissance s&amp;rsquo;est mod&amp;eacute;r&amp;eacute;e en 2024 et 2025 avec la diminution de l&amp;rsquo;inflation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De m&amp;ecirc;me, apr&amp;egrave;s avoir constitu&amp;eacute; un important soutien au revenu disponible en 2023 sous l&amp;rsquo;effet de la hausse des taux d'int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t, les revenus de la propri&amp;eacute;t&amp;eacute; ont vu leur contribution diminuer en 2024 et 2025&lt;/strong&gt; avec l&amp;rsquo;assouplissement de la politique mon&amp;eacute;taire de la BCE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;Agrave; l&amp;rsquo;inverse, l'augmentation des pr&amp;eacute;l&amp;egrave;vements sociaux et fiscaux a partiellement compens&amp;eacute; les gains de pouvoir d&amp;rsquo;achat en r&amp;eacute;duisant le revenu disponible des m&amp;eacute;nages.&lt;/strong&gt; La mise en &amp;oelig;uvre de la seconde partie de la r&amp;eacute;forme des retraites &amp;agrave; partir de 2023, qui a introduit une hausse g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralis&amp;eacute;e des cotisations pour garantir la soutenabilit&amp;eacute; du syst&amp;egrave;me (m&amp;eacute;canisme d&amp;rsquo;&amp;eacute;quit&amp;eacute; interg&amp;eacute;n&amp;eacute;rationnelle), a r&amp;eacute;duit le pouvoir d&amp;rsquo;achat des m&amp;eacute;nages. L&amp;rsquo;imp&amp;ocirc;t sur le revenu a &amp;eacute;galement contribu&amp;eacute; &amp;agrave; limiter la progression du RDB, en raison de la hausse rapide des revenus nominaux combin&amp;eacute;e &amp;agrave; une indexation incompl&amp;egrave;te du bar&amp;egrave;me sur l&amp;rsquo;inflation&lt;a title="" href="#_ftn2" name="_ftnref2"&gt;&lt;sup&gt;[2]&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
&lt;div id="ftn1"&gt;
&lt;p&gt;&lt;img class="marge" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="/Articles/95a26ed5-871c-4b60-97c3-4228b75f5b4f/images/c825ffdc-e1ac-456e-90cc-0ba5f3132e8f" alt="Graphique 3 : &amp;Eacute;volution du RDB nominal en Espagne entre 2021 et 2025" width="477" height="311" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les b&amp;eacute;n&amp;eacute;fices de cette reprise restent in&amp;eacute;galement r&amp;eacute;partis&lt;/strong&gt;. Les m&amp;eacute;nages &amp;agrave; faibles revenus, les jeunes et les m&amp;eacute;nages fortement endett&amp;eacute;s demeurent les plus expos&amp;eacute;s &amp;agrave; la hausse du co&amp;ucirc;t de la vie et aux variations des taux d'int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t&lt;a style="background-color: #ffffff;" title="" href="#_ftn2" name="_ftnref2"&gt;&lt;span style="font-size: 12px; line-height: 0; position: relative; vertical-align: baseline; top: -0.5em;"&gt;[3]&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Par ailleurs, les prix &amp;eacute;lev&amp;eacute;s de l'immobilier, dans un contexte d&amp;rsquo;offre insuffisante, continuent de peser sur le budget des m&amp;eacute;nages, en particulier dans les grandes agglom&amp;eacute;rations.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;hr align="left" size="1" width="33%" /&gt;
&lt;div id="ftn1"&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; La r&amp;eacute;forme des retraites de 2021 a r&amp;eacute;introduit l&amp;rsquo;indexation des pensions sur l&amp;rsquo;inflation, supprimant le m&amp;eacute;canisme instaur&amp;eacute; en 2013 qui, en raison des d&amp;eacute;ficits du syst&amp;egrave;me, avait limit&amp;eacute; &lt;em&gt;de facto&lt;/em&gt; la revalorisation des retraites &amp;agrave; +0,25&amp;nbsp;% par an.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id="ftn2"&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref2" name="_ftn2"&gt;[2]&lt;/a&gt; &lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt; Sof&amp;iacute;a Balladares y Esteban Garc&amp;iacute;a-Miralles, &amp;laquo;&amp;nbsp;&lt;a href="https://doi.org/10.53479/36733"&gt;Progresividad en fr&amp;iacute;o: el impacto heterog&amp;eacute;neo de la inflaci&amp;oacute;n sobre la recaudaci&amp;oacute;n por IRPF&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;raquo;, Documentos Ocasionales / Banco de Espa&amp;ntilde;a, 2422, juin 2024.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id="ftn3"&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref3" name="_ftn3"&gt;[3]&lt;/a&gt; &lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt; &amp;laquo;&amp;nbsp;&lt;a href="https://repositorio.bde.es/handle/123456789/43025?locale=es"&gt;Encuesta Financiera de las Familias (EFF) 2024: m&amp;eacute;todos, resultados y cambios desde 2022&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&amp;raquo;, Documentos Ocasionales Banco de Espa&amp;ntilde;a, 2610, avril 2026.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/95a26ed5-871c-4b60-97c3-4228b75f5b4f/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>40931661-8dd6-4d7d-b065-ab45b451b8a8</id><title type="text">Flash conjoncture France - Quelle orientation du commerce extérieur au 2e trimestre au regard des dernières données disponibles ?</title><summary type="text">Les dernières données disponibles suggèrent une probable amélioration du commerce extérieur au 2e trimestre. Si les échanges de biens en valeur sont affectés par le renchérissement des prix de l’énergie, plusieurs évolutions sectorielles apportent un signal  favorable sur les volumes exportés. Les échanges de services apportent également un signal positif. Du côté des enquêtes, les signaux indiquent une orientation globalement favorable des carnets de commandes étrangers dans l’industrie.</summary><updated>2026-07-17T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/07/17/flash-conjoncture-france-quelle-orientation-du-commerce-exterieur-au-2e-trimestre-au-regard-des-dernieres-donnees-disponibles" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les derni&amp;egrave;res donn&amp;eacute;es disponibles sugg&amp;egrave;rent une probable am&amp;eacute;lioration du commerce ext&amp;eacute;rieur au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre.&lt;/strong&gt; Cette am&amp;eacute;lioration interviendrait apr&amp;egrave;s un 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre marqu&amp;eacute; par une forte contribution n&amp;eacute;gative du commerce ext&amp;eacute;rieur (&amp;minus;0,9&amp;nbsp;pt), presque enti&amp;egrave;rement compens&amp;eacute;e par les variations de stocks (+1,0&amp;nbsp;pt), principalement en lien avec des retards de livraisons a&amp;eacute;ronautiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les &amp;eacute;changes de biens sont affect&amp;eacute;s par le rench&amp;eacute;rissement des prix de l&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie.&lt;/strong&gt; Les donn&amp;eacute;es douani&amp;egrave;res font appara&amp;icirc;tre une hausse des exportations de biens de +2,4&amp;nbsp;% en valeur en acquis au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre &amp;agrave; fin mai, contre +5,3&amp;nbsp;% pour les importations (donn&amp;eacute;es FAB/FAB, cvs)*. Cet &amp;eacute;cart ne pr&amp;eacute;juge toutefois pas directement de la contribution du commerce ext&amp;eacute;rieur &amp;agrave; la croissance, qui est mesur&amp;eacute;e en volume. En effet, le rench&amp;eacute;rissement de l&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie li&amp;eacute; au conflit au Proche et Moyen-Orient gonfle fortement la valeur des importations, notamment celles de produits de la cok&amp;eacute;faction-raffinage et d&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie. La progression des importations sera donc sensiblement plus faible en volume.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au-del&amp;agrave; de ces effets de valorisation, plusieurs &amp;eacute;volutions sectorielles apportent un signal plus directement favorable sur les volumes export&amp;eacute;s&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul type="disc"&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Les exportations nettes d&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; ont progress&amp;eacute; sur le trimestre&lt;/strong&gt; (27&amp;nbsp;TWh en donn&amp;eacute;es brutes, apr&amp;egrave;s 24&amp;nbsp;TWh au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre). Le solde est rest&amp;eacute; exportateur chaque mois et les &amp;eacute;changes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; exc&amp;eacute;dentaires avec tous les pays frontaliers. Ce solde se hisse au plus haut niveau historique pour un 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre d&amp;rsquo;apr&amp;egrave;s les donn&amp;eacute;es disponibles RTE**.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Les livraisons a&amp;eacute;ronautiques devraient &amp;eacute;galement fortement soutenir les exportations au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre, malgr&amp;eacute; la persistance de goulets d&amp;rsquo;&amp;eacute;tranglement.&lt;/strong&gt; Si les difficult&amp;eacute;s d&amp;rsquo;approvisionnement en moteurs ont particuli&amp;egrave;rement pes&amp;eacute; au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre, les livraisons ont acc&amp;eacute;l&amp;eacute;r&amp;eacute; au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre. Ainsi, Airbus a livr&amp;eacute; 237&amp;nbsp;engins sur le trimestre, contre 114 au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre. Le nombre de livraisons au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;semestre atteint 351, contre 306 sur la m&amp;ecirc;me p&amp;eacute;riode en 2025. Par ailleurs, lors de la pr&amp;eacute;sentation de ses r&amp;eacute;sultats trimestriels le 28&amp;nbsp;avril, Airbus a maintenu son objectif de livraison d&amp;rsquo;&amp;laquo;&amp;nbsp;environ 870&amp;nbsp;avions&amp;nbsp;&amp;raquo; en 2026, en hausse de 77&amp;nbsp;avions par rapport aux livraisons r&amp;eacute;alis&amp;eacute;es en 2025.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les &amp;eacute;changes de services apportent &amp;eacute;galement un signal favorable.&lt;/strong&gt; D&amp;rsquo;apr&amp;egrave;s les donn&amp;eacute;es de la balance des paiements de mai, publi&amp;eacute;es par la Banque de France, les services restent tr&amp;egrave;s exc&amp;eacute;dentaires (+4,6&amp;nbsp;Md&amp;euro; en avril puis +6,4&amp;nbsp;Md&amp;euro; en mai, contre une moyenne d&amp;rsquo;environ +4,2&amp;nbsp;Md&amp;euro; par mois au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; trimestre), avec notamment une progression du solde des services de voyage et des transports malgr&amp;eacute; le conflit au Proche et Moyen-Orient (&lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt; graphique 1).&lt;/p&gt;
&lt;p align="center"&gt;&lt;u&gt;Graphique 1&amp;nbsp;: &amp;Eacute;changes touristiques (en valeur, cvs)&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align="center"&gt;&lt;img src="/Articles/40931661-8dd6-4d7d-b065-ab45b451b8a8/images/3a4e58da-9f93-4611-8eab-5bbcbd93fba3" alt="&amp;eacute;changes touristiques" width="704" height="459" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Du c&amp;ocirc;t&amp;eacute; des enqu&amp;ecirc;tes, les signaux indiquent une orientation globalement favorable des carnets de commandes &amp;eacute;trangers dans l&amp;rsquo;industrie.&lt;/strong&gt; Dans les enqu&amp;ecirc;tes de l&amp;rsquo;Insee et de la Banque de France, le solde correspondant se situe au-dessus de sa moyenne de long terme pour tous les mois du trimestre (&lt;em&gt;cf&lt;/em&gt;. graphique&amp;nbsp;2). Ces orientations doivent n&amp;eacute;anmoins &amp;ecirc;tre lues avec pr&amp;eacute;caution car une partie de la bonne tenue observ&amp;eacute;e au d&amp;eacute;but du trimestre pourrait relever de commandes anticip&amp;eacute;es visant &amp;agrave; devancer d'&amp;eacute;ventuelles hausses de prix et tensions d'approvisionnement. Le maintien de carnets bien orient&amp;eacute;s en juin sugg&amp;egrave;re toutefois que ce facteur n&amp;rsquo;explique probablement pas, &amp;agrave; lui seul, la bonne orientation des enqu&amp;ecirc;tes.&lt;/p&gt;
&lt;p align="center"&gt;&lt;u&gt;Graphique 2&amp;nbsp;: Carnets de commande &amp;eacute;trangers&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align="center"&gt;&lt;img src="/Articles/40931661-8dd6-4d7d-b065-ab45b451b8a8/images/70d1b959-7912-446c-b1dd-faa7e7544a14" alt="carnets de commandes &amp;eacute;trangers" width="685" height="446" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Le solde commercial FAB/FAB correspond &amp;agrave; des &amp;eacute;changes de biens comptabilis&amp;eacute;s &amp;laquo;&amp;nbsp;franco &amp;agrave; bord&amp;nbsp;&amp;raquo;, c&amp;rsquo;est-&amp;agrave;-dire &amp;agrave; la valeur des marchandises elles-m&amp;ecirc;mes, hors co&amp;ucirc;ts de transport et d&amp;rsquo;assurance. Cette convention permet de comparer importations et exportations &amp;agrave; valeur homog&amp;egrave;ne, sans que les frais internationaux de fret et d&amp;rsquo;assurance ne gonflent artificiellement les importations, qui sont usuellement enregistr&amp;eacute;es en douane en CAF (&amp;laquo;&amp;nbsp;co&amp;ucirc;t, assurance, fret&amp;nbsp;&amp;raquo;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;** Les donn&amp;eacute;es RTE sont disponibles &amp;agrave; partir de janvier 2005.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/40931661-8dd6-4d7d-b065-ab45b451b8a8/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>9dab7452-ab4b-4d55-a537-4df172c60ece</id><title type="text">Flash Conjoncture Pays avancés – Conflit au Proche et Moyen-Orient : un choc énergétique davantage pétrolier et mondialisé qu’en 2022</title><summary type="text">Le conflit au Proche et Moyen-Orient a entraîné une forte hausse des prix énergétiques dans les mois qui ont suivi son déclenchement, le 28 février. Néanmoins, à ce stade, le choc énergétique de 2026 a été davantage pétrolier que gazier, et plus mondialisé qu’en 2022, où le choc portait davantage sur le gaz européen. </summary><updated>2026-07-17T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/07/17/flash-conjoncture-pays-avances-conflit-au-proche-et-moyen-orient-un-choc-energetique-davantage-petrolier-et-mondialise-qu-en-2022" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le conflit au Proche et Moyen-Orient a entra&amp;icirc;n&amp;eacute; une forte hausse des prix &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tiques dans les mois qui ont suivi son d&amp;eacute;clenchement, le 28&amp;nbsp;f&amp;eacute;vrier.&lt;/strong&gt; Les prix ont fortement r&amp;eacute;agi &amp;agrave; la fermeture du d&amp;eacute;troit d&amp;rsquo;Ormuz, passage maritime cl&amp;eacute; par lequel transite environ 20&amp;nbsp;% de la production mondiale de p&amp;eacute;trole, ainsi qu&amp;rsquo;aux frappes visant des infrastructures &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tiques de la r&amp;eacute;gion. Les prix du p&amp;eacute;trole (baril de Brent) et du gaz europ&amp;eacute;en (TTF) ont bondi de respectivement +43&amp;nbsp;% et +45&amp;nbsp;% en mars par rapport &amp;agrave; f&amp;eacute;vrier et atteint des niveaux moyens relativement &amp;eacute;lev&amp;eacute;s entre mars et mai&amp;nbsp;: 102&amp;nbsp;$/b pour le p&amp;eacute;trole et 48&amp;nbsp;&amp;euro;/MWh pour le gaz contre 62&amp;nbsp;$/b et 28&amp;nbsp;&amp;euro;/MWh en moyenne en d&amp;eacute;cembre 2025, dernier mois avant la remont&amp;eacute;e des tensions.&lt;/p&gt;
&lt;div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alors que le directeur de l&amp;rsquo;Agence internationale de l&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie (AIE) alertait sur l&amp;rsquo;ampleur exceptionnelle de cette crise &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique, les prix du p&amp;eacute;trole et du gaz sont n&amp;eacute;anmoins rest&amp;eacute;s plus contenus qu&amp;rsquo;en 2022 et, &amp;agrave; ce stade, le choc a &amp;eacute;t&amp;eacute; de plus courte dur&amp;eacute;e.&lt;/strong&gt; Si l&amp;rsquo;on compare les niveaux de prix atteints en 2026 avec ceux de 2022 (&lt;em&gt;cf&lt;/em&gt;. Graphique 1), on constate qu&amp;rsquo;ils sont rest&amp;eacute;s inf&amp;eacute;rieurs cette ann&amp;eacute;e, en particulier pour le gaz europ&amp;eacute;en. Le niveau atteint par les prix du gaz n&amp;rsquo;a en effet aucune commune mesure avec celui de 2022, o&amp;ugrave; ils avaient atteint 227&amp;nbsp;&amp;euro;/MWh &amp;agrave; leur pic le 7&amp;nbsp;mars. Si les niveaux de prix du p&amp;eacute;trole ont temporairement atteint ceux de 2022 fin mars et fin avril, ils n&amp;rsquo;ont jamais &amp;eacute;gal&amp;eacute; le pic de 2022 (133&amp;nbsp;$/b le 23&amp;nbsp;juin) et sont redescendus nettement plus vite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img class="marge" src="/Articles/9dab7452-ab4b-4d55-a537-4df172c60ece/images/a03ce0e6-0b55-4775-8a27-9c9a1b2d498e" alt="Graphique 1 - Evolution des prix en niveau" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les prix s&amp;rsquo;&amp;eacute;tablissaient en d&amp;eacute;but d&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e &amp;agrave; des niveaux plus faibles qu&amp;rsquo;avant le d&amp;eacute;clenchement de l&amp;rsquo;invasion russe en Ukraine.&lt;/strong&gt; Le d&amp;eacute;clenchement du conflit en 2022 est intervenu dans un contexte o&amp;ugrave; la reprise &amp;eacute;conomique post-Covid exer&amp;ccedil;ait d&amp;eacute;j&amp;agrave; de fortes pressions sur les march&amp;eacute;s de l&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie. En ramenant les prix de la veille du d&amp;eacute;clenchement des deux conflits &amp;agrave; une m&amp;ecirc;me r&amp;eacute;f&amp;eacute;rence (base 100), cette comparaison montre une r&amp;eacute;alit&amp;eacute; diff&amp;eacute;rente (&lt;em&gt;cf&lt;/em&gt;. Graphique 2)&amp;nbsp;: en variation, les prix du p&amp;eacute;trole et du gaz ont davantage augment&amp;eacute; cette ann&amp;eacute;e qu&amp;rsquo;en 2022, mais sur une p&amp;eacute;riode plus courte &amp;agrave; ce stade, malgr&amp;eacute; leur remont&amp;eacute;e ces derniers jours. Cela est particuli&amp;egrave;rement visible sur les prix du p&amp;eacute;trole, qui ont nettement d&amp;eacute;pass&amp;eacute; leurs variations de 2022 entre le 10&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;et le 100&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;jour du conflit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img class="marge" src="/Articles/9dab7452-ab4b-4d55-a537-4df172c60ece/images/b65098f1-16c2-4b4b-b112-97f916705378" alt="Graphique 2 - Evolution des prix en base 100" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Enfin, la volatilit&amp;eacute; annualis&amp;eacute;e&lt;a title="" href="#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt; a &amp;eacute;t&amp;eacute; nettement plus &amp;eacute;lev&amp;eacute;e pour le gaz en 2022 qu&amp;rsquo;en 2026&lt;/strong&gt; (+131&amp;nbsp;% contre +98&amp;nbsp;%) alors qu&amp;rsquo;&amp;agrave; l&amp;rsquo;inverse, le p&amp;eacute;trole a enregistr&amp;eacute; une volatilit&amp;eacute; plus forte en 2026 (+64&amp;nbsp;% contre +48&amp;nbsp;%).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Combin&amp;eacute;e aux &amp;eacute;volutions des prix, cette mesure permet de montrer que le conflit au Proche et Moyen-Orient a pour l&amp;rsquo;instant provoqu&amp;eacute; un choc davantage p&amp;eacute;trolier que gazier, et plus mondialis&amp;eacute; qu&amp;rsquo;en 2022, o&amp;ugrave; le choc portait davantage sur le gaz europ&amp;eacute;en.&lt;/strong&gt; Cette diff&amp;eacute;rence tient &amp;agrave; la nature des march&amp;eacute;s concern&amp;eacute;s&amp;nbsp;: le p&amp;eacute;trole est &amp;eacute;chang&amp;eacute; sur un march&amp;eacute; mondial, dont pr&amp;egrave;s d&amp;rsquo;un quart de l&amp;rsquo;offre provient des pays du Golfe, tandis que le march&amp;eacute; du gaz demeure encore aujourd&amp;rsquo;hui davantage r&amp;eacute;gionalis&amp;eacute;. En outre, alors que l&amp;rsquo;invasion russe en Ukraine avait directement menac&amp;eacute; la source d&amp;rsquo;approvisionnement principale de gaz de l&amp;rsquo;Europe (le gaz russe &lt;em&gt;via&lt;/em&gt; les gazoducs), difficilement substituable &amp;agrave; court terme, les tensions cette ann&amp;eacute;e ont davantage aliment&amp;eacute; une prime de risque sur les march&amp;eacute;s gaziers, sans provoquer de rupture durable d&amp;rsquo;approvisionnement en Europe, dont l&amp;rsquo;approvisionnement est d&amp;eacute;sormais davantage diversifi&amp;eacute;. Enfin, la hausse des prix du p&amp;eacute;trole est &amp;eacute;galement rest&amp;eacute;e limit&amp;eacute;e par le recul anticip&amp;eacute; de la demande mondiale cons&amp;eacute;cutif au conflit au Proche et Moyen-Orient, notamment en Chine. Dans son rapport de juillet, l&amp;rsquo;AIE anticipe une baisse de la demande mondiale de &amp;minus;1,0&amp;nbsp;million de barils par jour (Mb/j) en 2026 par rapport &amp;agrave; 2025, soit une r&amp;eacute;vision de &amp;minus;1,9&amp;nbsp;Mb/j par rapport &amp;agrave; son dernier rapport pr&amp;eacute;-crise. En comparaison, les cons&amp;eacute;quences de l&amp;rsquo;invasion russe en Ukraine en 2022 n&amp;rsquo;avaient conduit qu'&amp;agrave; une r&amp;eacute;vision de &amp;minus;0,9&amp;nbsp;Mb/j de la demande mondiale, laquelle demeurait n&amp;eacute;anmoins en hausse sur l'ann&amp;eacute;e.&lt;/p&gt;
&lt;div&gt;
&lt;div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Malgr&amp;eacute; le protocole d&amp;rsquo;accord annonc&amp;eacute; le 14&amp;nbsp;juin et sign&amp;eacute; le 19&amp;nbsp;juin par Washington et T&amp;eacute;h&amp;eacute;ran, les tensions restent vives alors que les deux parties s&amp;rsquo;accusent mutuellement de violations du cessez-le-feu.&lt;/strong&gt; Apr&amp;egrave;s une forte baisse dans les semaines qui ont suivi l&amp;rsquo;accord (&amp;minus;23&amp;nbsp;% entre le 14&amp;nbsp;juin et le 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;juillet), les prix du p&amp;eacute;trole sont remont&amp;eacute;s &amp;agrave; 84&amp;nbsp;$/b en moyenne la semaine du 13&amp;nbsp;juillet tandis que ceux du gaz ont atteint 53&amp;nbsp;&amp;euro;/MWh. Ils restent n&amp;eacute;anmoins &amp;agrave; ce stade &amp;agrave; des niveaux encore inf&amp;eacute;rieurs &amp;agrave; ceux connus ces derniers mois.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;hr align="left" size="1" width="33%" /&gt;
&lt;div id="ftn1"&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; Calcul&amp;eacute;e comme la moyenne sur l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e des &amp;eacute;carts de rendement &amp;agrave; la moyenne annuelle.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/9dab7452-ab4b-4d55-a537-4df172c60ece/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>5c6d7f29-67e5-4d05-8538-ba4676487cf6</id><title type="text">Retour sur les prévisions économiques du Gouvernement pour 2025</title><summary type="text">Dans le PLF 2025 élaboré à l’été 2024, le Gouvernement anticipait une croissance du PIB de +1,1 % dans un contexte d’accalmie macroéconomique, avec un desserrement des principaux freins à l’activité (baisse de l’inflation, assouplissement monétaire et accélération du commerce mondial). Les incertitudes causées par la censure du gouvernement Barnier et les décisions économiques de l’administration Trump ont pénalisé la croissance en 2025 qui a été résiliente, mais plus faible que prévu (+0,8 %).</summary><updated>2026-07-13T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/07/13/tresor-eco-n-395-juillet-2026-retour-sur-les-previsions-economiques-du-gouvernement-pour-2025" /><content type="html">&lt;p&gt;Lors de l&amp;rsquo;&amp;eacute;laboration du sc&amp;eacute;nario macro&amp;eacute;conomique du projet de loi de finances (PLF) 2025, en octobre 2024, le contexte &amp;eacute;tait globalement porteur pour l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; fran&amp;ccedil;aise, avec un desserrement des principaux freins qui l&amp;rsquo;avaient ralentie les ann&amp;eacute;es pass&amp;eacute;es (baisse de l&amp;rsquo;inflation et assouplissement mon&amp;eacute;taire, acc&amp;eacute;l&amp;eacute;ration du commerce mondial). Une croissance de 1,1 % &amp;eacute;tait attendue, port&amp;eacute;e par la consommation des m&amp;eacute;nages et, dans une moindre mesure, le commerce ext&amp;eacute;rieur. La possible &amp;eacute;lection de Donald Trump &amp;eacute;tait n&amp;eacute;anmoins identifi&amp;eacute;e comme l&amp;rsquo;un des principaux al&amp;eacute;as pesant sur ce sc&amp;eacute;nario.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &amp;eacute;lection, puis les d&amp;eacute;cisions &amp;eacute;conomiques de l&amp;rsquo;administration Trump une fois entr&amp;eacute;e en fonction &amp;ndash; en particulier sur le plan commercial, ont en effet accru l&amp;rsquo;incertitude internationale. En parall&amp;egrave;le, au niveau national, l&amp;rsquo;adoption d&amp;rsquo;une motion de censure le 2 d&amp;eacute;cembre 2024 a accru l&amp;rsquo;incertitude domestique. La consommation des m&amp;eacute;nages a p&amp;acirc;ti de ce double choc. L&amp;rsquo;investissement priv&amp;eacute; a mieux r&amp;eacute;sist&amp;eacute;, restant globalement stable. Les mesures adopt&amp;eacute;es &lt;em&gt;in fine&lt;/em&gt; dans la loi de finances initiale pour 2025 se sont par ailleurs traduites par une plus forte croissance de la demande publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au total, malgr&amp;eacute; l&amp;rsquo;incertitude, l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; a fait preuve de r&amp;eacute;silience. Selon les comptes annuels de l&amp;rsquo;Insee, publi&amp;eacute;s en mai 2026, la croissance fran&amp;ccedil;aise s&amp;rsquo;est &amp;eacute;tablie &amp;agrave; +0,8 %, soit un &amp;eacute;cart de &amp;minus;0,3 pt avec les pr&amp;eacute;visions du Gouvernement (&lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt; Graphique). Si la contribution du commerce ext&amp;eacute;rieur est sensiblement plus faible que pr&amp;eacute;vu au PLF 2025, cela s&amp;rsquo;explique principalement par les difficult&amp;eacute;s d&amp;rsquo;approvisionnement rencontr&amp;eacute;es par le secteur a&amp;eacute;ronautique. Ces difficult&amp;eacute;s n&amp;rsquo;ont toutefois qu&amp;rsquo;un effet modeste sur la croissance, les avions en production non livr&amp;eacute;s expliquant la forte contribution des stocks.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img class="marge" src="/Articles/5c6d7f29-67e5-4d05-8538-ba4676487cf6/images/2fa533ef-12ec-4046-9f73-0bac89177400" alt="Visuel TE-396" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;&lt;strong&gt;+ T&amp;eacute;l&amp;eacute;charger l'&amp;eacute;tude compl&amp;egrave;te &lt;a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/5c6d7f29-67e5-4d05-8538-ba4676487cf6/files/05cb7026-f2c7-4bbb-a58c-f0c40708e6a6" target="_blank" rel="noopener noreferrer"&gt;Tr&amp;eacute;sor-&amp;Eacute;co n&amp;deg; 395&amp;gt;&amp;gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;h4&gt;&lt;strong&gt;+ Autres publications &amp;agrave; consulter sur le sujet :&lt;/strong&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Direction g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale du Tr&amp;eacute;sor (2024), &lt;a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2024/10/14/publication-du-rapport-economique-social-et-financier-plf-pour-2025" target="_blank" rel="noopener noreferrer"&gt;Rapport &amp;eacute;conomique, social et financier - PLF pour 2025.&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Le Chevallier J., Lindegaard L., Neau M. (2025), &amp;laquo;&amp;nbsp;&lt;a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2025/08/28/retour-sur-les-previsions-economiques-du-gouvernement-pour-2024" target="_blank" rel="noopener noreferrer"&gt;Retour sur les pr&amp;eacute;visions &amp;eacute;conomiques du Gouvernement pour 2024&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;raquo;, &lt;em&gt;Tr&amp;eacute;sor-&amp;Eacute;co&lt;/em&gt;, n&amp;deg; 368.&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Insee (2026), &lt;a href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/8988934" target="_blank" rel="noopener noreferrer"&gt;Les comptes de la Nation en 2025&lt;/a&gt;, &lt;em&gt;Insee R&amp;eacute;sultats.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;h4&gt;&lt;strong&gt;+ Voir toute la collection des &amp;eacute;tudes Tr&amp;eacute;sor-&amp;Eacute;co : &lt;a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/tags/Tresor-Eco" target="_blank" rel="noopener noreferrer"&gt;Fran&amp;ccedil;ais&lt;/a&gt; / &lt;a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/tags/Tresor-Economics" target="_blank" rel="noopener noreferrer"&gt;English&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;h4&gt;+ S&amp;rsquo;abonner &amp;agrave; la collection Tr&amp;eacute;sor-&amp;Eacute;co&amp;nbsp;: &lt;a href="https://dc50840c.sibforms.com/serve/MUIFAGqHfbjmbLpSncMeIHQnkLpZZYlSzNR3GgO6OZCISCH8HED1aA_KUjWR0ORwfU_8NgLE9fJsicR164RiMj_K8QFe1wm3nuznGuDbwVRjW4eNm1d_SSNcmNMrAIeuzeU0vgpUgnv8Kir3Z2go5oaLai-1dTgs52TYxczZzwY-Zfs6_tgiYy5kV2PaXxESkQPJX2ckyGixYCM=" target="_blank" rel="noopener noreferrer"&gt;bit.ly/Tr&amp;eacute;sor-Eco&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/5c6d7f29-67e5-4d05-8538-ba4676487cf6/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>d0099db3-b42f-4b87-82b9-362f602dc269</id><title type="text">Flash conjoncture France - Un solde record pour les exportations nettes d’électricité au 1er semestre 2026</title><summary type="text">Au 1er semestre 2026, la France a enregistré un solde record pour les exportations nettes d’électricité. Cette performance s'explique par le retour à un haut niveau de production d’électricité, soutenu par la montée en cadence du parc nucléaire, tandis que la consommation nationale restait contenue. Ce record confirme que la France dispose d’un avantage énergétique important grâce à son mix électrique largement décarboné, dominé par le nucléaire et complété par les énergies renouvelables.</summary><updated>2026-07-10T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/07/10/flash-conjoncture-france-un-solde-record-pour-les-exportations-nettes-d-electricite-au-1er-semestre-2026" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; semestre 2026, la France a enregistr&amp;eacute; un nouveau record d'exportations nettes d&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute;, &amp;agrave; 51 TWh&lt;/strong&gt;, soit presque autant que sur toute l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e 2019 (55,7 TWh). Le solde se hisse ainsi au plus haut niveau historique pour un 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;semestre. Le solde total est rest&amp;eacute; exportateur chaque mois, et les &amp;eacute;changes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; exc&amp;eacute;dentaires avec la plupart des pays frontaliers, &amp;agrave; l&amp;rsquo;exception de l&amp;rsquo;Espagne sur les trois premiers mois de l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e. &lt;strong&gt;L&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e 2026 semble donc bien engag&amp;eacute;e, dans le prolongement du record atteint en 2025&lt;/strong&gt; avec un solde exportateur net d&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; de 92,3 TWh, d&amp;eacute;j&amp;agrave; sup&amp;eacute;rieur au pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dent record de 2024, &amp;agrave; 89 TWh.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;u&gt;Graphique 1&amp;nbsp;: Echanges d&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; au cours des premiers semestres&amp;nbsp;&lt;/u&gt;&lt;u&gt;en France (TWh)&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img class="marge" src="/Articles/d0099db3-b42f-4b87-82b9-362f602dc269/images/5e374316-a14d-4a96-91b1-3d149d43f1a8" alt="Echanges d&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; au cours des premiers semestres en France (TWh)" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette performance s'explique principalement par le retour &amp;agrave; un haut niveau de production d&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute;, soutenue par la mont&amp;eacute;e en cadence du parc nucl&amp;eacute;aire (&lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt; graphique 2). &lt;/strong&gt;Sur le 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; semestre 2026, la production d&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; s&amp;rsquo;est &amp;eacute;tablie &amp;agrave; 285 TWh, en hausse par rapport aux premiers semestres de 2025 et 2024 (respectivement 272 TWh et 274 TWh). Cette hausse a &amp;eacute;t&amp;eacute; permise par une am&amp;eacute;lioration de la disponibilit&amp;eacute; du parc nucl&amp;eacute;aire, dont la disponibilit&amp;eacute; moyenne (part moyenne de la puissance install&amp;eacute;e disponible) a atteint 73,8 % au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; semestre 2026, un niveau sup&amp;eacute;rieur &amp;agrave; ceux de 2025 (72,6 %) et de 2024 (69,7 %), mais toujours en retrait par rapport &amp;agrave; la moyenne observ&amp;eacute;e sur la p&amp;eacute;riode 2015-2019 (80,4 %). Si une hausse de la disponibilit&amp;eacute; du parc nucl&amp;eacute;aire ne se traduit pas m&amp;eacute;caniquement par une hausse &amp;eacute;quivalente de la production, la production d&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; d&amp;rsquo;origine nucl&amp;eacute;aire a bien augment&amp;eacute; par rapport aux semestres pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dents (190 TWh au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; semestre 2026, apr&amp;egrave;s 182 TWh en 2025 et 177 TWh en 2024). Par ailleurs, la hausse de la production a &amp;eacute;galement &amp;eacute;t&amp;eacute; soutenue, dans une moindre mesure, par la production solaire, qui a atteint 19,2 TWh au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; semestre 2026, apr&amp;egrave;s 16,2 TWh en 2025 et 12,0 TWh en 2024.&lt;/p&gt;
&lt;p align="center"&gt;&lt;u&gt;Graphique 2&amp;nbsp;: Production mensuelle brute d&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; nucl&amp;eacute;aire&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img class="marge" src="/Articles/d0099db3-b42f-4b87-82b9-362f602dc269/images/28bbb987-84e6-45e3-b04e-b093de1b8edf" alt="Production mensuelle brute d&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; nucl&amp;eacute;aire" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;u&gt;Note de lecture&amp;nbsp;:&lt;/u&gt; La production nucl&amp;eacute;aire de mai 2026 a &amp;eacute;t&amp;eacute; inf&amp;eacute;rieure de 7 % &amp;agrave; la moyenne des mois de mai 2017-2019, et celle de juin 2026 de 1 % &amp;agrave; celle des mois de juin 2017-2019. Toutefois, la mont&amp;eacute;e en puissance du photovolta&amp;iuml;que r&amp;eacute;duit les besoins de production nucl&amp;eacute;aire en journ&amp;eacute;e, notamment au printemps et en &amp;eacute;t&amp;eacute;, ce qui conduit &amp;agrave; une modulation plus importante du parc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette performance tient &amp;eacute;galement &amp;agrave; une consommation nationale toujours contenue.&lt;/strong&gt; La consommation &amp;eacute;lectrique reste en effet inf&amp;eacute;rieure &amp;agrave; ses niveaux d&amp;rsquo;avant-crise. RTE relevait ainsi qu&amp;rsquo;en 2025 la consommation &amp;eacute;lectrique (donn&amp;eacute;es brutes) s&amp;rsquo;&amp;eacute;levait &amp;agrave; 446 TWh (apr&amp;egrave;s 442 TWh en 2024), et contre une moyenne 2015-2019 de 477 TWh. Cette derni&amp;egrave;re s&amp;rsquo;&amp;eacute;tablit &amp;agrave; 229 TWh au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; semestre 2026.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce nouveau record confirme que la France dispose d&amp;rsquo;un avantage &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique important gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; son mix &amp;eacute;lectrique largement d&amp;eacute;carbon&amp;eacute;, domin&amp;eacute; par le nucl&amp;eacute;aire et compl&amp;eacute;t&amp;eacute; par les &amp;eacute;nergies renouvelables.&lt;/strong&gt; Cet avantage permet de r&amp;eacute;duire l&amp;rsquo;influence du prix du gaz sur les prix de gros de l&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; fran&amp;ccedil;ais, un avantage structurel par rapport aux autres pays europ&amp;eacute;ens, dans lesquels les prix de l'&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; sont encore largement corr&amp;eacute;l&amp;eacute;s aux co&amp;ucirc;ts de production des centrales &amp;agrave; gaz. Cette position contribue &amp;agrave; am&amp;eacute;liorer le solde ext&amp;eacute;rieur d&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; fran&amp;ccedil;ais.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/d0099db3-b42f-4b87-82b9-362f602dc269/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>c0cab042-d9ea-4a7c-9918-d6a94fd41b72</id><title type="text">Flash Conjoncture Pays avancés - À ce stade, l’industrie allemande fait preuve d'une résilience inattendue</title><summary type="text">En ce début 2026, l’économie allemande a été plus résiliente que prévue, portée par le commerce extérieur et par le rebond de l’industrie, notamment dans les branches énergo-intensives. Cette résilience pourrait néanmoins s’avérer temporaire, les effets du choc énergétique ne s’étant pas encore pleinement transmis à l’activité.</summary><updated>2026-07-10T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/07/10/flash-conjoncture-pays-avances-a-ce-stade-l-industrie-allemande-fait-preuve-d-une-resilience-inattendue" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&amp;rsquo;activit&amp;eacute; allemande a progress&amp;eacute; de +0,3&amp;nbsp;% (cvs-cjo) au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; trimestre 2026, port&amp;eacute;e principalement par le rebond du commerce ext&amp;eacute;rieur, dont la contribution &amp;agrave; la croissance s&amp;rsquo;est &amp;eacute;tablie &amp;agrave; +1,3&amp;nbsp;pt (&lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt; graphique 1).&lt;/strong&gt; Ce rebond provient avant tout des biens interm&amp;eacute;diaires&amp;nbsp;(notamment les m&amp;eacute;taux, les produits chimiques et pharmaceutiques), qui progressent de +9,9&amp;nbsp;% en valeur par rapport au 4&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre de 2025&lt;a href="#_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;img class="marge" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="/Articles/c0cab042-d9ea-4a7c-9918-d6a94fd41b72/images/f0f602a9-fee5-495f-9a9d-d6ab898c5813" alt="Contributions &amp;agrave; la croissance du PIB / PMI manufacturier et services" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les indicateurs conjoncturels pour le 2&lt;span style="font-size: 12px; line-height: 0; position: relative; vertical-align: baseline; top: -0.5em;"&gt;e&lt;/span&gt;&amp;nbsp;trimestre 2026 pointent vers une r&amp;eacute;silience de l&amp;rsquo;industrie face au choc &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique provoqu&amp;eacute; par le conflit au Moyen-Orient. &lt;/strong&gt;L&amp;rsquo;indice PMI manufacturier de S&amp;amp;P &amp;mdash; indicateur synth&amp;eacute;tique fond&amp;eacute; sur les r&amp;eacute;ponses des entreprises concernant la production, les nouvelles commandes, l&amp;rsquo;emploi, les d&amp;eacute;lais de livraison et les stocks &amp;mdash; avait fortement progress&amp;eacute; en mars 2026, atteingnant 52,2, son niveau le plus &amp;eacute;lev&amp;eacute; depuis mai 2022. Il reste n&amp;eacute;anmoins inf&amp;eacute;rieur &amp;agrave; sa moyenne sur la p&amp;eacute;riode 2015-2019 (&lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt; graphique 2). Alors que l&amp;rsquo;indice PMI sur les services s&amp;rsquo;est nettement d&amp;eacute;grad&amp;eacute; en avril et mai (&lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt; graphique 2) sous l&amp;rsquo;effet d&amp;rsquo;une baisse des commandes, le PMI manufacturier s&amp;rsquo;est maintenu &amp;agrave; un niveau plus &amp;eacute;lev&amp;eacute; que sur les trois derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es. Par ailleurs, &amp;agrave; fin mai, la production manufacturi&amp;egrave;re demeure toujours sup&amp;eacute;rieure &amp;agrave; son niveau de janvier &amp;mdash; bien qu'encore sensiblement inf&amp;eacute;rieure &amp;agrave; son niveau pr&amp;eacute;-Covid&lt;a href="#_ftn2" name="_ftnref1"&gt;[2]&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;mdash; , notamment sous l&amp;rsquo;effet du rebond des branches &amp;eacute;nergo-intensives (&lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt; graphique 3). La hausse de la production manufacturi&amp;egrave;re des &amp;eacute;nergo-intensifs est port&amp;eacute;e par le secteur de la chimie, dont la production a progress&amp;eacute; de +1,2&amp;nbsp;% en mars, de +1,8&amp;nbsp;% en avril puis de +1,0&amp;nbsp;%&amp;nbsp;en mai. Enfin, les nouvelles commandes adress&amp;eacute;es &amp;agrave; l&amp;rsquo;industrie progressent nettement depuis mars (cf. graphique 4), tir&amp;eacute;e par les commandes &amp;eacute;trang&amp;egrave;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Plusieurs facteurs sont avanc&amp;eacute;s pour expliquer cette r&amp;eacute;silience&lt;/strong&gt;. D&amp;rsquo;une part, des effets d&amp;rsquo;anticipation li&amp;eacute;s au choc &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique et aux risques de perturbations des cha&amp;icirc;nes d&amp;rsquo;approvisionnement ont pu soutenir temporairement certaines commandes, en particulier dans les secteurs &amp;eacute;nergo-intensifs et les biens interm&amp;eacute;diaires. Ce facteur est mis en avant par la Bundesbank et l&amp;rsquo;institut de recherche Ifo pour expliquer la bonne surprise sur l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; trimestre 2026.&amp;nbsp; De m&amp;ecirc;me, dans son &lt;a href="https://www.pmi.spglobal.com/Public/Home/PressRelease/7bc61f70eb31435c9a90a3e5a5bc9698"&gt;communiqu&amp;eacute;&lt;/a&gt; de mars, S&amp;amp;P &amp;eacute;voque une hausse des commandes attribuable &amp;agrave; des clients cherchant &amp;agrave; se pr&amp;eacute;munir contre de futures perturbations des cha&amp;icirc;nes&amp;nbsp;d&amp;rsquo;approvisionnement. La contribution positive des &amp;eacute;nergo-intensifs &amp;agrave; la r&amp;eacute;silience de la production manufacturi&amp;egrave;re serait &amp;eacute;galement coh&amp;eacute;rente avec cette hypoth&amp;egrave;se. D&amp;rsquo;autre part, l&amp;rsquo;industrie allemande est surtout expos&amp;eacute;e aux prix du gaz, dont&amp;nbsp;les niveaux atteints&amp;nbsp;sur les march&amp;eacute;s europ&amp;eacute;ens (indice TTF) sont demeur&amp;eacute;s sensiblement plus contenus qu&amp;rsquo;en 2022&lt;a href="#_ftn3" name="_ftnref2"&gt;[3]&lt;/a&gt; et dont la transmission aux prix pay&amp;eacute;s par les industriels pourrait &amp;ecirc;tre diff&amp;eacute;r&amp;eacute;e dans le temps en raison de la structure des contrats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;img class="marge" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="/Articles/c0cab042-d9ea-4a7c-9918-d6a94fd41b72/images/79bd4252-88cc-4b3e-9cd9-cf835e178dce" alt="Contributions &amp;agrave; l'IPI manufacturier / Nouvelles commandes &amp;agrave; l'industrie par origine" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;div&gt;&lt;br clear="all" /&gt;
&lt;div id="ftn1"&gt;
&lt;p&gt;&lt;a style="background-color: #ffffff;" href="#_ftn1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; Donn&amp;eacute;es en valeur fournies par les statistiques douani&amp;egrave;res, pouvant ainsi diff&amp;eacute;rer des chiffres de la comptabilit&amp;eacute; nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="#_ftn2" name="_ftn1"&gt;[2]&lt;/a&gt; &amp;Agrave; fin mai 2026, la production manufacturi&amp;egrave;re reste inf&amp;eacute;rieure de 8,6 % &amp;agrave; son niveau pr&amp;eacute;-pand&amp;eacute;mique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id="ftn2"&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="#_ftn3" name="_ftn2"&gt;[3]&lt;/a&gt; Si la hausse en pourcentage des prix du gaz est comparable, le niveau atteint en 2026 est demeur&amp;eacute; tr&amp;egrave;s inf&amp;eacute;rieur &amp;agrave; celui observ&amp;eacute; en 2022 : le prix du gaz a culmin&amp;eacute; autour de 62 &amp;euro;/MWh en 2026, contre pr&amp;egrave;s de 340 &amp;euro;/MWh en 2022, en raison d&amp;rsquo;un point de d&amp;eacute;part nettement plus haut avant le choc en 2022.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
&lt;div id="ftn1"&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/c0cab042-d9ea-4a7c-9918-d6a94fd41b72/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>aaee730c-8b91-49a6-a711-c47873e7c18d</id><title type="text">Impact des vagues de chaleur : l’éclairage de la Direction générale du Trésor</title><summary type="text">Après la canicule historique de juin 2026, marquée par la journée la plus chaude jamais mesurée en France le 24 juin, un nouvel épisode de fortes chaleurs touche le pays depuis le 6 juillet. Cette succession d'épisodes est l’occasion de remettre en lumière plusieurs travaux récents de la DG Trésor sur l'impact des vagues de chaleur sur l'activité économique, l'adaptation des logements et celle des conditions de travail.</summary><updated>2026-07-06T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/07/06/impact-des-vagues-de-chaleur-l-eclairage-de-la-direction-generale-du-tresor" /><content type="html">&lt;p style="text-align: right;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;img class="marge" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="/Articles/aaee730c-8b91-49a6-a711-c47873e7c18d/images/2971a3c0-78b3-4efb-9e2f-140bfaf2c7c9" alt="thermom&amp;egrave;tre" /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;a title="&amp;copy;martinprague - stock.adobe.com: " href="https://minefi.piwigo.com/picture?/45449/search/psk-20260625-iQwWjuYvTL" target="_blanc"&gt;&amp;copy;martinprague - stock.adobe.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 style="text-align: left;"&gt;&lt;strong&gt;Un choc qui p&amp;egrave;se sur l'activit&amp;eacute; &amp;eacute;conomique&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans un Flash conjoncture publi&amp;eacute; en juillet 2025, la DG Tr&amp;eacute;sor a document&amp;eacute; l'impact des vagues de chaleur sur l'&amp;eacute;conomie fran&amp;ccedil;aise. L'agriculture est le secteur le plus directement touch&amp;eacute;, avec des pertes de rendement pouvant atteindre 10 % sur le bl&amp;eacute; lors des &amp;eacute;pisodes les plus s&amp;eacute;v&amp;egrave;res. La production &amp;eacute;lectrique est &amp;eacute;galement sensible &amp;agrave; la chaleur, le nucl&amp;eacute;aire et l'hydraulique reculant lorsque les ressources en eau se rar&amp;eacute;fient, tandis que la demande d&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; peut augmenter l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement sous l'effet d&amp;rsquo;un recours accru &amp;agrave; la climatisation. Des travaux &amp;eacute;conom&amp;eacute;triques montrent par ailleurs qu'au-del&amp;agrave; de 38 &amp;deg;C, la dur&amp;eacute;e quotidienne de travail peut diminuer d'environ une heure dans les secteurs les plus expos&amp;eacute;s au stress thermique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce choc conjoncturel se double d'un enjeu plus structurel, celui de l'adaptation de nos logements aux vagues de chaleur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;&lt;strong&gt;Adapter les logements &amp;agrave; la chaleur&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="https://meteofrance.com/presse/bilan-climatique-printemps-2026"&gt;Le printemps 2026 a &amp;eacute;t&amp;eacute; le plus chaud jamais enregistr&amp;eacute; en France&lt;/a&gt;, avec une anomalie de +1,7 &amp;deg;C et une temp&amp;eacute;rature moyenne de 13,8 &amp;deg;C. Les sols ass&amp;eacute;ch&amp;eacute;s et les infrastructures urbaines existantes amplifient les chocs thermiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En octobre 2025, la Direction g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale du Tr&amp;eacute;sor a co-organis&amp;eacute; avec la Direction g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale de l'&amp;eacute;nergie et du climat un&lt;a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Evenements/2025/10/16/6eme-edition-du-seminaire-transition"&gt; s&amp;eacute;minaire d'expertise&lt;/a&gt; sur ce sujet. Les travaux ont mis en lumi&amp;egrave;re une tension centrale : comment garantir le confort thermique des logements face aux vagues de chaleur tout en maitrisant leur empreinte carbone et leur consommation &amp;eacute;lectrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Environ 80 % des logements qui existeront en 2050 sont d&amp;eacute;j&amp;agrave; construits. La majorit&amp;eacute; ne dispose pas actuellement d'&amp;eacute;quipements ou d'am&amp;eacute;liorations thermiques suffisantes pour offrir un confort d'&amp;eacute;t&amp;eacute; satisfaisant. Les m&amp;eacute;nages les plus modestes, notamment ceux r&amp;eacute;sidant en immeubles collectifs mal isol&amp;eacute;s en zones urbaines denses, sont particuli&amp;egrave;rement expos&amp;eacute;s aux pics de chaleur prolong&amp;eacute;s. Cette configuration soul&amp;egrave;ve une question de politique publique : comment assurer une adaptation territorialement &amp;eacute;quitable ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le recours &amp;agrave; la climatisation est indispensable dans certains cas, sa g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralisation comme seule solution pr&amp;eacute;sente toutefois des limites. Les rejets thermiques des climatiseurs augmentent en effet la temp&amp;eacute;rature de l'air ext&amp;eacute;rieur de 1 &amp;agrave; 3 &amp;deg;C &amp;agrave; proximit&amp;eacute; imm&amp;eacute;diate des b&amp;acirc;timents, amplifiant les &amp;icirc;lots de chaleur urbains. En outre, une strat&amp;eacute;gie fond&amp;eacute;e exclusivement sur la climatisation pourrait, &amp;agrave; mesure qu'elle se g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralise, accentuer la pointe &amp;eacute;lectrique de fin de journ&amp;eacute;e et de soir&amp;eacute;e, lorsque le solaire ne produit plus et que les moyens mobilis&amp;eacute;s &amp;agrave; la marge sont aujourd&amp;rsquo;hui plus carbon&amp;eacute;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les intervenants du s&amp;eacute;minaire Transition ont sugg&amp;eacute;r&amp;eacute; plusieurs pistes d'&amp;eacute;volution de l'action publique : une am&amp;eacute;lioration du cadre de diagnostic, avec un indicateur de confort d'&amp;eacute;t&amp;eacute; du DPE mieux &amp;agrave; m&amp;ecirc;me d'identifier les logements vuln&amp;eacute;rables ; une adaptation du cadre r&amp;eacute;glementaire, la RE2020 imposant d&amp;eacute;j&amp;agrave; des seuils pour le neuf, l'enjeu portant d&amp;eacute;sormais sur le parc existant ; une r&amp;eacute;orientation des aides publiques (MaPrimeR&amp;eacute;nov', Certificats d'&amp;Eacute;conomie d'&amp;Eacute;nergie) vers les protections solaires, la ventilation nocturne et les syst&amp;egrave;mes de climatisation efficaces conditionn&amp;eacute;s &amp;agrave; des solutions passives ; enfin une gouvernance partag&amp;eacute;e avec les collectivit&amp;eacute;s, &amp;agrave; travers la v&amp;eacute;g&amp;eacute;talisation urbaine et la coordination des investissements. Certaines de ces pistes font &amp;eacute;cho au plan &amp;laquo; Renforcer notre endurance face aux vagues de chaleur &amp;raquo; pr&amp;eacute;sent&amp;eacute; par le Gouvernement en juin 2026.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&amp;agrave; du logement, la chaleur transforme aussi les conditions d'exercice de nombreux m&amp;eacute;tiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;&lt;strong&gt;Adapter le travail &amp;agrave; la chaleur&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En mars 2025, le s&amp;eacute;minaire Politiques de l'emploi, co-organis&amp;eacute; par la Direction G&amp;eacute;n&amp;eacute;rale du Tr&amp;eacute;sor et le minist&amp;egrave;re du Travail, de la Sant&amp;eacute;, des Solidarit&amp;eacute;s et des Familles, a consacr&amp;eacute; une s&amp;eacute;ance &amp;agrave; l'adaptation du travail au changement climatique. Les intervenants ont soulign&amp;eacute; que les vagues de chaleur affectent directement la sant&amp;eacute; et la productivit&amp;eacute; des travailleurs. Sant&amp;eacute; publique France a recens&amp;eacute; 48 d&amp;eacute;c&amp;egrave;s li&amp;eacute;s &amp;agrave; la chaleur au travail entre 2018 et 2023. Une &amp;eacute;tude de France strat&amp;eacute;gie (2023) estime qu&amp;rsquo;entre 14 % et 36 % des travailleurs sont expos&amp;eacute;s &amp;agrave; la chaleur en France, notamment dans l'agriculture, la construction et le tourisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cadre juridique fran&amp;ccedil;ais ne fixe pas de temp&amp;eacute;rature maximale l&amp;eacute;gale, mais impose aux employeurs une obligation g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale de s&amp;eacute;curit&amp;eacute;, avec une &amp;eacute;valuation des risques, notamment ceux li&amp;eacute;s &amp;agrave; la chaleur, qui doivent &amp;ecirc;tre retranscrits dans le document unique d&amp;rsquo;&amp;eacute;valuation des risques professionnels (DUERP). Sur le terrain, le dialogue et la n&amp;eacute;gociation locale sont essentiels pour trouver des solutions adapt&amp;eacute;es au contexte sp&amp;eacute;cifique de chaque entreprise&amp;nbsp;: sur la p&amp;eacute;riode 2022-2024, 400 accords d'entreprise ont int&amp;eacute;gr&amp;eacute; l'adaptation aux fortes chaleurs, pr&amp;eacute;voyant une mise &amp;agrave; disposition d&amp;rsquo;eau, un am&amp;eacute;nagement des horaires de travail ou des &amp;eacute;quipements de protection.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;&lt;strong&gt;Un sujet trait&amp;eacute; par la DG Tr&amp;eacute;sor sous plusieurs angles&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'ampleur de l'&amp;eacute;pisode caniculaire de juin 2026 rappelle que l'adaptation au changement climatique est un enjeu majeur pour l&amp;rsquo;action publique. Qu'il s'agisse de mesurer l'impact des vagues de chaleur sur l'activit&amp;eacute; &amp;eacute;conomique, d'examiner les moyens d&amp;rsquo;accompagner la r&amp;eacute;novation du parc de logements ou de r&amp;eacute;fl&amp;eacute;chir &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution des conditions de travail, les travaux de la DG Tr&amp;eacute;sor visent &amp;agrave; contribuer &amp;agrave; construire une action publique coh&amp;eacute;rente, &amp;eacute;quitable et document&amp;eacute;e face &amp;agrave; un ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;ne appel&amp;eacute; &amp;agrave; s'intensifier.&lt;/p&gt;
&lt;div class="focus"&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour aller plus loin, consultez &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;le &lt;/strong&gt;&lt;a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2025/07/11/flash-conjoncture-france-impact-des-vagues-de-chaleur-sur-l-activite-en-france"&gt;Flash conjoncture&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;, &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;le compte rendu du &lt;/strong&gt;&lt;a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Evenements/2025/10/16/6eme-edition-du-seminaire-transition"&gt;s&amp;eacute;minaire Transition &lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;et la synth&amp;egrave;se du &lt;/strong&gt;&lt;a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Evenements/2025/03/05/seminaire-emploi-l-adaptation-du-travail-au-changement-climatique"&gt;s&amp;eacute;minaire Politiques de l'emploi &lt;/a&gt;&lt;strong&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/aaee730c-8b91-49a6-a711-c47873e7c18d/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>3115ad3d-0350-494b-89b6-fa1a892f0b07</id><title type="text">Brèves économiques des Balkans occidentaux du 3 juillet 2026</title><summary type="text">Toute l'actualité économique des Balkans occidentaux</summary><updated>2026-07-06T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/07/06/breves-economiques-des-balkans-occidentaux-du-3-juillet-2026" /><content type="html">&lt;h4&gt;R&amp;eacute;gion&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;R&amp;eacute;allocation envisag&amp;eacute;e de 330 M EUR des fonds du Plan de Croissance pour les Balkans Occidentaux&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Albanie&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Pr&amp;ecirc;t de 15 M EUR du Fonds Vert pour la Croissance &amp;agrave; Vega Energy&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Croissance de 3,7 % au T1 2026&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Une r&amp;eacute;vision budg&amp;eacute;taire orient&amp;eacute;e vers la d&amp;eacute;fense, avec un effet neutre sur le d&amp;eacute;ficit (2,3 % du PIB)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;h4&gt;Bosnie-Herz&amp;eacute;govine&lt;/h4&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Attribution &amp;agrave; un consortium chinois du contrat pour la construction de la centrale solaire Trebinje 3&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Creusement du d&amp;eacute;ficit commercial au S1 2026&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;h4&gt;Kosovo&lt;/h4&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;L&amp;rsquo;expansion bancaire continue en 2025&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;h4&gt;Mac&amp;eacute;doine du Nord&lt;/h4&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Deux subventions de la Banque mondiale dans les secteurs de l&amp;rsquo;eau et du transport ferroviaire&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Une r&amp;eacute;vision budg&amp;eacute;taire augmentant le d&amp;eacute;ficit &amp;agrave; 4,1 % du PIB&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Ouverture du centre national d&amp;rsquo;intelligence artificielle &amp;laquo; Vezilka &amp;raquo;, int&amp;eacute;gr&amp;eacute; au r&amp;eacute;seau EuroHPC JU&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;h4&gt;Mont&amp;eacute;n&amp;eacute;gro&lt;/h4&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Poursuite de l&amp;rsquo;alignement de la Banque centrale mont&amp;eacute;n&amp;eacute;grine sur les normes europ&amp;eacute;ennes&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;R&amp;eacute;ouverture du complexe de Sveti Stefan par Aman Resorts&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;h4&gt;Serbie&lt;/h4&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Le salaire moyen brut &amp;agrave; 1 430 EUR en avril&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;R&amp;eacute;duction du d&amp;eacute;ficit commercial serbe de 22,9 % en g.a. entre janvier et mai&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/3115ad3d-0350-494b-89b6-fa1a892f0b07/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>73b08646-9800-4523-b810-d6af3e4f335c</id><title type="text">Flash conjoncture France - Les nouveaux indicateurs de climat des affaires à la Banque de France : des signaux plus réactifs pour le diagnostic conjoncturel</title><summary type="text">La Banque de France a rénové les indicateurs du climat des affaires qu’elle publie à partir de son enquête mensuelle de conjoncture. L’objectif est de disposer d’indicateurs résumant les informations contenues dans l’enquête mais davantage directement liés à l’évolution de l’activité, plus lisibles dans leur construction et moins inertiels. Par rapport aux anciens indicateurs de climat des affaires, ils permettent notamment de détecter plus rapidement les inflexions de l’activité.</summary><updated>2026-07-03T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/07/03/flash-conjoncture-france-les-nouveaux-indicateurs-de-climat-des-affaires-a-la-banque-de-france-des-signaux-plus-reactifs-pour-le-diagnostic-conjoncturel" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Banque de France a r&amp;eacute;nov&amp;eacute; les indicateurs du climat des affaires qu&amp;rsquo;elle publie &amp;agrave; partir de son enqu&amp;ecirc;te mensuelle de conjoncture.&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;L&amp;rsquo;objectif est de disposer d&amp;rsquo;indicateurs r&amp;eacute;sumant les informations contenues dans l&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;te mais&amp;nbsp;&lt;span xml:lang="FR-FR"&gt;davantage&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span xml:lang="FR-FR"&gt;directement li&amp;eacute;s &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution de l&amp;rsquo;activit&amp;eacute;, plus lisibles dans leur construction et moins inertiels. Par rapport aux anciens indicateurs de climat des affaires, ils permettent notamment de d&amp;eacute;tecter plus rapidement les inflexions de l&amp;rsquo;activit&amp;eacute;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les climats des affaires de la Banque de France sont calcul&amp;eacute;s pour les trois grands secteurs (industrie, services marchands, b&amp;acirc;timent).&lt;/strong&gt; Ils reposent sur les soldes d&amp;rsquo;opinion issus de l&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;te mensuelle de conjoncture, men&amp;eacute;e entre la derni&amp;egrave;re semaine d&amp;rsquo;un mois et la premi&amp;egrave;re semaine du mois suivant aupr&amp;egrave;s de 8&amp;nbsp;500&amp;nbsp;dirigeants d&amp;rsquo;entreprises. Ces derniers sont interrog&amp;eacute;s sur l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution de leur production, de leur tr&amp;eacute;sorerie, de leur carnet de commandes, de leurs effectifs, de leurs prix, mais aussi sur leurs anticipations pour le mois &amp;agrave; venir et sur les contraintes rencontr&amp;eacute;es (approvisionnement, recrutement, etc.). Pour chaque question, un solde d&amp;rsquo;opinion est calcul&amp;eacute; comme la diff&amp;eacute;rence entre la part des entreprises d&amp;eacute;clarant une am&amp;eacute;lioration et celle d&amp;eacute;clarant une d&amp;eacute;gradation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La principale &amp;eacute;volution m&amp;eacute;thodologique concerne la mani&amp;egrave;re dont les soldes d&amp;rsquo;opinion sont agr&amp;eacute;g&amp;eacute;s en un indicateur synth&amp;eacute;tique&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'ancienne m&amp;eacute;thode reposait sur une analyse en composantes principales (ACP), qui consistait &amp;agrave; extraire, parmi les diff&amp;eacute;rents soldes d&amp;rsquo;opinion de l&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;te, le facteur commun qui r&amp;eacute;sume le mieux leurs mouvements d&amp;rsquo;ensemble.&lt;/strong&gt; Autrement dit, l&amp;rsquo;indicateur cherchait avant tout &amp;agrave; synth&amp;eacute;tiser l&amp;rsquo;information contenue dans l&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;te elle-m&amp;ecirc;me. L&amp;rsquo;ancienne approche pr&amp;eacute;sentait deux limites pour l&amp;rsquo;analyse conjoncturelle&amp;nbsp;: les pond&amp;eacute;rations issues de l'ACP &amp;eacute;taient peu lisibles, en faisant intervenir des soldes parfois peu li&amp;eacute;s &amp;agrave; l'activit&amp;eacute; &amp;eacute;conomique imm&amp;eacute;diate, et le lissage des donn&amp;eacute;es d&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;tes sur cinq mois tendait &amp;agrave; att&amp;eacute;nuer et &amp;agrave; retarder les retournements de cycle.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul type="disc"&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La nouvelle m&amp;eacute;thode vise d&amp;eacute;sormais, pour l&amp;rsquo;industrie et les services, &amp;agrave; construire un indicateur en retenant les soldes d&amp;rsquo;opinion les plus utiles pour rendre compte de l&amp;rsquo;activit&amp;eacute;.&lt;/strong&gt; Concr&amp;egrave;tement, la Banque de France ne cherche plus seulement &amp;agrave; r&amp;eacute;sumer l&amp;rsquo;information commune contenue dans les enqu&amp;ecirc;tes, mais s&amp;eacute;lectionne et pond&amp;egrave;re les soldes d'opinion en fonction de leur capacit&amp;eacute; &amp;agrave; &amp;eacute;clairer l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution de l'activit&amp;eacute; r&amp;eacute;elle, mesur&amp;eacute;e par l&amp;rsquo;indice de production industrielle (IPI) pour l&amp;rsquo;industrie et par l&amp;rsquo;indice de production des services (IPS) pour les services marchands&lt;a title="" href="#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;&lt;sup&gt;[1]&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Pour le b&amp;acirc;timent, faute d'indicateur mensuel de r&amp;eacute;f&amp;eacute;rence suffisamment adapt&amp;eacute;, la m&amp;eacute;thode ant&amp;eacute;rieure par ACP est conserv&amp;eacute;e, mais le lissage sur cinq mois est supprim&amp;eacute;. Par ailleurs, les nouveaux indicateurs se lisent comme les anciens&amp;nbsp;: 100 correspond &amp;agrave; une situation normale, au voisinage de la moyenne de long terme, avec un &amp;eacute;cart type de 10 (inchang&amp;eacute;). En revanche, les nouveaux indicateurs r&amp;eacute;agissent davantage aux &amp;eacute;volutions d&amp;rsquo;un mois &amp;agrave; l&amp;rsquo;autre, car ils ne sont plus liss&amp;eacute;s (&lt;em&gt;cf&lt;/em&gt;. graphique&amp;nbsp;1). Ils peuvent donc mieux signaler une inflexion rapide de l&amp;rsquo;activit&amp;eacute;, mais aussi appara&amp;icirc;tre un peu plus volatils &amp;agrave; court terme. Pour compl&amp;eacute;ter ces&amp;nbsp;&lt;span xml:lang="FR-FR"&gt;indicateurs&lt;/span&gt;&lt;span xml:lang="FR-FR"&gt;&amp;nbsp;bruts qui refl&amp;egrave;tent des signaux conjoncturels imm&amp;eacute;diats, la Banque de France publie &amp;eacute;galement leurs tendances qui d&amp;eacute;crivent davantage le cycle &amp;eacute;conomique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;div&gt;
&lt;div id="ftn1"&gt;
&lt;p&gt;&lt;img class="marge" src="/Articles/73b08646-9800-4523-b810-d6af3e4f335c/images/4455da24-a3ea-4a74-8f9a-bf7108d0c375" alt="climat des affaires par secteur &amp;ndash; Banque de France" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;u&gt;Graphique 1&amp;nbsp;: Climats des affaires&amp;nbsp;sectoriels de la Banque de France&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&amp;rsquo;autre nouveaut&amp;eacute; cl&amp;eacute; est la parution d&amp;rsquo;un indicateur agr&amp;eacute;g&amp;eacute; du climat des affaires, qui synth&amp;eacute;tise l'information issue des trois enqu&amp;ecirc;tes de conjoncture sectorielles de la Banque de France&lt;/strong&gt; (industrie, services marchands, b&amp;acirc;timent), alors que jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; pr&amp;eacute;sent, ils &amp;eacute;taient disponibles s&amp;eacute;par&amp;eacute;ment. Il est construit comme une moyenne pond&amp;eacute;r&amp;eacute;e des trois indices sectoriels r&amp;eacute;nov&amp;eacute;s et h&amp;eacute;rite ainsi directement des propri&amp;eacute;t&amp;eacute;s de ses composantes, soit une moyenne de 100 et une plus grande r&amp;eacute;activit&amp;eacute; aux inflexions mensuelles de l&amp;rsquo;activit&amp;eacute;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet indicateur agr&amp;eacute;g&amp;eacute; semble mieux refl&amp;eacute;ter les variations du PIB trimestriel en comparaison de l&amp;rsquo;indice calcul&amp;eacute; auparavant par la DG Tr&amp;eacute;sor comme un indice composite de deux indicateurs sectoriels (services et industrie), notamment au regard des trimestres de croissance soutenue en 2017, les fortes variations de l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; en 2020, ainsi que la croissance qu&amp;rsquo;a connue la France au cours des derniers trimestres, alors que l&amp;rsquo;ancien indicateur &amp;eacute;tait tr&amp;egrave;s d&amp;eacute;grad&amp;eacute; (cf. graphique 2).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img class="marge" src="/Articles/73b08646-9800-4523-b810-d6af3e4f335c/images/6207f3a5-8cd2-4ce0-a323-5d95c7261e04" alt="Nouveau climat des affaires agr&amp;eacute;g&amp;eacute; et ancien indice composite de la Banque de France, compar&amp;eacute;s &amp;agrave; la croissance trimestrielle du PIB" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;u&gt;Graphique 2&amp;nbsp;: Nouveau climat des affaires agr&amp;eacute;g&amp;eacute; et ancien indice composite de la Banque de France, compar&amp;eacute;s &amp;agrave; la croissance trimestrielle du PIB&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align="center"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;div id="ftn1"&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; La m&amp;eacute;thode utilis&amp;eacute;e est celle des moindres carr&amp;eacute;s partiels. Comme l&amp;rsquo;ACP, elle construit une composante synth&amp;eacute;tique &amp;agrave; partir de plusieurs soldes d&amp;rsquo;opinion corr&amp;eacute;l&amp;eacute;s entre eux. Mais la diff&amp;eacute;rence centrale est que l&amp;rsquo;ACP cherche la composante qui r&amp;eacute;sume le mieux les variations communes des soldes d&amp;rsquo;opinion, sans tenir compte d&amp;rsquo;une variable ext&amp;eacute;rieure, tandis que les moindres carr&amp;eacute;s partiels cherchent une moyenne pond&amp;eacute;r&amp;eacute;e des soldes qui explique le mieux la variable cible.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/73b08646-9800-4523-b810-d6af3e4f335c/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>d4da25df-29dd-4bb5-a8f3-8ea22452b5f9</id><title type="text">Flash Conjoncture Pays avancés - Nette hausse des créations d’emplois aux États-Unis au 1er semestre 2026</title><summary type="text">Les fortes créations d'emploi salarié non agricole aux États-Unis au 1er semestre 2026 a été notamment porté par l’arrêt des destructions d’emploi dans la fonction publique et la résilience du secteur de la santé. Le dynamisme de l'emploi salarié non agricole au 1er semestre, selon l’enquête des entreprises, est difficile à réconcilier avec la stabilité du taux de chômage et le fort déclin de la population active, estimés à partir de l’enquête auprès des ménages. </summary><updated>2026-07-03T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/07/03/flash-conjoncture-pays-avances-nette-hausse-des-creations-d-emplois-aux-etats-unis-au-1er-semestre-2026" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&amp;rsquo;emploi salari&amp;eacute; non agricole a fortement augment&amp;eacute; au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;semestre 2026 aux &amp;Eacute;tats-Unis, apr&amp;egrave;s un 2&lt;sup&gt;nd&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;semestre 2025 marqu&amp;eacute; par une stagnation&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt; Graphique 1). Les cr&amp;eacute;ations nettes d&amp;rsquo;emploi au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;semestre 2026 (+92&amp;nbsp;000 en moyenne mensuelle) atteignent leur plus haut niveau depuis le 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;semestre 2024 (+140&amp;nbsp;000). Ce rebond est d&amp;rsquo;autant plus notable qu&amp;rsquo;il fait suite &amp;agrave; un 2&lt;sup&gt;nd&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;semestre 2025 ayant connu de l&amp;eacute;g&amp;egrave;res destructions nettes d&amp;rsquo;emplois (&amp;minus;8&amp;nbsp;000), sans pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dent depuis 2008 hors p&amp;eacute;riode de r&amp;eacute;cession, et qu&amp;rsquo;il met fin &amp;agrave; huit semestres d&amp;rsquo;affil&amp;eacute;e de ralentissement de l&amp;rsquo;emploi non agricole.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img class="marge" src="/Articles/d4da25df-29dd-4bb5-a8f3-8ea22452b5f9/images/f21f3a79-f069-4e73-b63f-9470f890dca6" alt="Variation mensuelle de l'emploi non agricole aux Etats-Unis" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le dynamisme de l&amp;rsquo;emploi salari&amp;eacute; non agricole est notamment port&amp;eacute; par l&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;t des destructions d&amp;rsquo;emploi dans la fonction publique et la r&amp;eacute;silience du secteur de la sant&amp;eacute;.&lt;/strong&gt; Alors que l&amp;rsquo;emploi dans la &lt;u&gt;fonction publique&lt;/u&gt; s&amp;rsquo;&amp;eacute;tait fortement contract&amp;eacute; au 2&lt;sup&gt;nd&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;semestre 2025 (&amp;minus;40&amp;nbsp;000 en moyenne mensuelle), en lien avec la r&amp;eacute;duction des effectifs f&amp;eacute;d&amp;eacute;raux impuls&amp;eacute;e par l&amp;rsquo;administration Trump-II, elles repartent en l&amp;eacute;g&amp;egrave;re hausse en 2026 (+4&amp;nbsp;000), port&amp;eacute;es par la progression de l&amp;rsquo;emploi dans les &amp;Eacute;tats f&amp;eacute;d&amp;eacute;r&amp;eacute;s et les collectivit&amp;eacute;s locales. Le secteur des &lt;u&gt;services professionnels&lt;/u&gt; (conseils, informatique, services aux entreprises) voit l&amp;rsquo;emploi progresser (passant de &amp;minus;8&amp;nbsp;000 &amp;agrave; +23&amp;nbsp;000), en lien avec une forte reprise des offres d&amp;rsquo;emploi apr&amp;egrave;s un point historiquement bas depuis 2012 atteint en d&amp;eacute;cembre 2025. Le &lt;u&gt;transport et stockage&lt;/u&gt; voit &amp;eacute;galement ses cr&amp;eacute;ations d&amp;rsquo;emploi augmenter (de &amp;minus;17&amp;nbsp;000 &amp;agrave; +8&amp;nbsp;000). Le secteur de la &lt;u&gt;sant&amp;eacute; et de l&amp;rsquo;action sociale&lt;/u&gt; est r&amp;eacute;silient au 2&lt;sup&gt;nd&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;semestre (avec +53&amp;nbsp;000 cr&amp;eacute;ations nettes d&amp;rsquo;emploi en moyenne mensuelle, apr&amp;egrave;s +52&amp;nbsp;000).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les cr&amp;eacute;ations d&amp;rsquo;emplois non agricoles font l&amp;rsquo;objet de r&amp;eacute;visions jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; un an apr&amp;egrave;s leur premi&amp;egrave;re publication&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt; Graphique 2a). Depuis la p&amp;eacute;riode post-Covid, les cr&amp;eacute;ations d&amp;rsquo;emplois sont r&amp;eacute;guli&amp;egrave;rement et substantiellement r&amp;eacute;vis&amp;eacute;es. Et depuis 2023, celles-ci sont syst&amp;eacute;matiquement revues &amp;agrave; la baisse. En particulier, pour l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e 2025, les premi&amp;egrave;res estimations mensuelles ont &amp;eacute;t&amp;eacute; r&amp;eacute;vis&amp;eacute;es de &amp;minus;91&amp;nbsp;000 cr&amp;eacute;ations nettes d&amp;rsquo;emplois en moyenne par mois (dont &amp;minus;58&amp;nbsp;000 lors des r&amp;eacute;visions op&amp;eacute;r&amp;eacute;es durant les deux mois suivants la primo-publication et &amp;minus;33&amp;nbsp;000 dans le cadre du &lt;em&gt;Benchmark&lt;/em&gt; annuel d&amp;eacute;finitif publi&amp;eacute; par le BLS en f&amp;eacute;vrier 2026&lt;sup&gt;[1]&lt;/sup&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le dynamisme des cr&amp;eacute;ations d&amp;rsquo;emplois salari&amp;eacute;s au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;semestre, selon l&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;te des entreprises, est difficile &amp;agrave; r&amp;eacute;concilier avec la stabilit&amp;eacute; du taux de ch&amp;ocirc;mage&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;et le fort d&amp;eacute;clin de la population active, estim&amp;eacute;s &amp;agrave; partir de l&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;te aupr&amp;egrave;s des m&amp;eacute;nages&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt; Graphique 2b)&lt;sup&gt;[2]&lt;/sup&gt;. Deux facteurs pourraient expliquer la d&amp;eacute;connexion sur le 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;semestre 2026 entre la baisse de l&amp;rsquo;emploi total selon l&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;te aupr&amp;egrave;s des m&amp;eacute;nages et la hausse de l&amp;rsquo;emploi salari&amp;eacute; non-agricole selon l&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;te aupr&amp;egrave;s des entreprises. D&amp;rsquo;une part, le BLS r&amp;eacute;alise annuellement une r&amp;eacute;vision des estimations de population active qui sont int&amp;eacute;gralement imput&amp;eacute;es sur l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution de l&amp;rsquo;emploi au mois de janvier de l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e suivante. En excluant cette r&amp;eacute;vision, la contraction de la population active au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;semestre 2026 appara&amp;icirc;t nettement plus modeste (&amp;minus;120&amp;nbsp;000 en moyenne mensuelle, contre &amp;minus;356&amp;nbsp;000). D&amp;rsquo;autre part, selon certains &amp;eacute;conomistes, l&amp;rsquo;offre de travail pourrait &amp;ecirc;tre sous-estim&amp;eacute;e car sa mesure en temps r&amp;eacute;el est compliqu&amp;eacute;e par la forte variation des flux migratoires observ&amp;eacute;e en p&amp;eacute;riode post-Covid&lt;sup&gt;[3]&lt;/sup&gt;. Les r&amp;eacute;visions annuelles de population active avant 2019 &amp;eacute;taient ainsi moindres (de 417&amp;nbsp;000 personnes en moyenne absolue par an entre 2015 et 2019, contre &amp;minus;1,4&amp;nbsp;million pour 2025, et +2,1&amp;nbsp;millions pour 2024).&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;img class="marge" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="/Articles/d4da25df-29dd-4bb5-a8f3-8ea22452b5f9/images/bde93262-7658-4341-9bf8-9ba7214f8651" alt="R&amp;eacute;vision de la variation mensuelle moyenne de l'emploi non agricole " /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;img class="marge" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="/Articles/d4da25df-29dd-4bb5-a8f3-8ea22452b5f9/images/49edd02c-7d65-47be-965d-10eccb109502" alt="Variation mensuelle moyenne de l'emploi selon l'&amp;eacute;chantillon sond&amp;eacute;" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;sup&gt;[1] &lt;/sup&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;BLS Establishment Survey National Estimates Revised to Incorporate March 2025 Benchmarks&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;raquo;, &lt;/em&gt;&lt;a href="https://www.bls.gov/ces/publications/benchmark/ces-benchmark-revision-2025.pdf"&gt;&lt;em&gt;BLS&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;, f&amp;eacute;vrier 2026.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;sup&gt;[2] &lt;/sup&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;em&gt;Les donn&amp;eacute;es relatives au niveau de la population active et au taux de ch&amp;ocirc;mage sont &amp;eacute;tablies &amp;agrave; partir d&amp;rsquo;une enqu&amp;ecirc;te men&amp;eacute;e aupr&amp;egrave;s de m&amp;eacute;nages (&lt;/em&gt;Current Population Survey&lt;em&gt;) et incluent les travailleurs agricoles et les non-salari&amp;eacute;s. Ces estimations font l&amp;rsquo;objet d&amp;rsquo;une r&amp;eacute;vision annuelle appliqu&amp;eacute;e sur le mois de janvier de l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e suivante. L&amp;rsquo;indicateur des cr&amp;eacute;ations d&amp;rsquo;emplois salari&amp;eacute;s non agricoles provient quant &amp;agrave; lui d&amp;rsquo;une enqu&amp;ecirc;te r&amp;eacute;alis&amp;eacute;e aupr&amp;egrave;s d&amp;rsquo;un &amp;eacute;chantillon d&amp;rsquo;entreprises (&lt;/em&gt;Current Employment Statistics survey&lt;em&gt;). Celui-ci est r&amp;eacute;vis&amp;eacute; de mani&amp;egrave;re r&amp;eacute;troactive et plus fr&amp;eacute;quente&amp;nbsp;: (i) lors des deux publications mensuelles suivantes et (ii) &amp;agrave; l&amp;rsquo;occasion du &lt;/em&gt;benchmark&lt;em&gt; annuel, dont les r&amp;eacute;sultats d&amp;eacute;finitifs, couvrant l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e &amp;eacute;coul&amp;eacute;e, sont connus en f&amp;eacute;vrier.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;sup&gt;[3]&lt;/sup&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt; &amp;laquo;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;The Great American Job-Creation Machine Comes Back to Life&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;raquo;, &lt;/em&gt;&lt;a href="https://www.wsj.com/economy/jobs/us-jobs-report-hiring-surge-why-4a372522"&gt;&lt;em&gt;The Wall Street Journal&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;, juin 2026&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/d4da25df-29dd-4bb5-a8f3-8ea22452b5f9/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>50b84869-1b22-4b1a-a45b-c45932fe0137</id><title type="text">Flash Conjoncture Pays avancés - La confiance des ménages érodée depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient</title><summary type="text">Le conflit au Moyen-Orient a provoqué un choc énergétique qui a ravivé les pressions inflationnistes dans les principales économies avancées (zone euro, Royaume-Uni, États-Unis) et accru l’incertitude, conduisant à un décrochage quasi-généralisé des enquêtes de confiance des ménages au sein de ces pays, à l’exception notable des ménages américains.</summary><updated>2026-06-26T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/06/26/flash-conjoncture-pays-avances-la-confiance-des-menages-erodee-depuis-le-declenchement-du-conflit-au-moyen-orient" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le conflit au Moyen-Orient a provoqu&amp;eacute; un choc &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique qui a raviv&amp;eacute; les pressions inflationnistes dans les principales &amp;eacute;conomies avanc&amp;eacute;es (zone euro, Royaume-Uni, &amp;Eacute;tats-Unis) et accru l&amp;rsquo;incertitude, conduisant &amp;agrave; un d&amp;eacute;crochage quasi-g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralis&amp;eacute; des enqu&amp;ecirc;tes de confiance&lt;sup&gt;[1]&lt;/sup&gt; des m&amp;eacute;nages au sein de ces pays, &amp;agrave; l&amp;rsquo;exception notable des m&amp;eacute;nages am&amp;eacute;ricains&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt; Graphiques 1 et 2).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img class="marge" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="/Articles/50b84869-1b22-4b1a-a45b-c45932fe0137/images/40ce19ca-2933-419e-a292-715869997fda" alt="Indice de confiance des m&amp;eacute;nages en zone euro" /&gt;&amp;nbsp;&lt;img class="marge" src="/Articles/50b84869-1b22-4b1a-a45b-c45932fe0137/images/065c2498-e953-4a9b-b16b-0e67dc071934" alt="Indice de confiance des m&amp;eacute;nages en zone euro" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En zone euro, la confiance des m&amp;eacute;nages s&amp;rsquo;est fortement d&amp;eacute;grad&amp;eacute;e pour s&amp;rsquo;&amp;eacute;tablir &amp;minus;8&amp;nbsp;pts en-de&amp;ccedil;&amp;agrave; de sa moyenne 2015-2019 &lt;/strong&gt;(selon l&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;te &lt;em&gt;Business and consumer survey&lt;/em&gt; de la Commission europ&amp;eacute;enne). Parmi les principaux pays de la zone euro, la confiance se d&amp;eacute;grade nettement en Allemagne par rapport &amp;agrave; sa moyenne historique, tandis que la baisse a &amp;eacute;t&amp;eacute; plus mod&amp;eacute;r&amp;eacute;e en Espagne, en Italie et en France. &amp;Agrave; l'&amp;eacute;chelle de la zone euro, comme au niveau national, le d&amp;eacute;crochage de l&amp;rsquo;indice s&amp;rsquo;explique essentiellement par le pessimisme des personnes interrog&amp;eacute;es quant &amp;agrave; la situation &amp;eacute;conomique g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale &amp;agrave; horizon douze mois. Les composantes relatives &amp;agrave; la situation financi&amp;egrave;re des m&amp;eacute;nages des douze derniers/prochains mois se d&amp;eacute;gradent &amp;eacute;galement pour tous les pays, mais dans une moindre mesure, tandis que les intentions d&amp;rsquo;achats majeurs dans les douze prochains mois ne d&amp;eacute;crochent qu&amp;rsquo;en Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au Royaume-Uni, la confiance des m&amp;eacute;nages se contracte &amp;eacute;galement, quoique plus mod&amp;eacute;r&amp;eacute;ment.&lt;/strong&gt; Selon l&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;te GfK, les m&amp;eacute;nages britanniques anticipent un rebond de l'inflation en lien avec l'augmentation des tarifs de l'&amp;eacute;nergie, l&amp;rsquo;annonce de nouvelles mesures douani&amp;egrave;res de la part des &amp;Eacute;tats-Unis, ainsi que la hausse attendue ces prochains mois des prix administr&amp;eacute;s de l&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie et de la taxe sur les carburants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;Agrave; l&amp;rsquo;inverse, la confiance des m&amp;eacute;nages am&amp;eacute;ricains appara&amp;icirc;t plus r&amp;eacute;siliente face aux cons&amp;eacute;quences du conflit, selon l&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;te du Conference Board.&lt;/strong&gt; Le dynamisme du march&amp;eacute; du travail, les mesures de soutien au revenu des m&amp;eacute;nages (remboursements d&amp;rsquo;imp&amp;ocirc;ts li&amp;eacute;s &amp;agrave; la mise en &amp;oelig;uvre du&amp;nbsp;&lt;em&gt;One Big Beautiful Bill Act&lt;/em&gt;), ainsi que la poursuite du cycle d&amp;rsquo;investissements li&amp;eacute;s &amp;agrave; l&amp;rsquo;intelligence artificielle (effet de richesse li&amp;eacute; &amp;agrave; la valorisation des actifs financiers), semblent &amp;agrave; ce stade compenser les effets du choc &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique. Cette r&amp;eacute;silience doit toutefois &amp;ecirc;tre nuanc&amp;eacute;e&amp;nbsp;: un indicateur alternatif produit par la Michigan University sugg&amp;egrave;re un plus grand pessimisme des m&amp;eacute;nages am&amp;eacute;ricains. En effet, alors que ces deux enqu&amp;ecirc;tes &amp;eacute;voluaient de mani&amp;egrave;re relativement proche avant la crise sanitaire, elles divergent depuis 2020. Cet &amp;eacute;cart s&amp;rsquo;est accentu&amp;eacute; &amp;agrave; la suite du choc &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique de 2022, et atteint un niveau in&amp;eacute;dit en mai 2026 &amp;agrave; la suite du conflit au Moyen-Orient (&lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt; Graphique 3).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img class="marge" src="/Articles/50b84869-1b22-4b1a-a45b-c45932fe0137/images/abe1b554-8622-443d-bbbe-3856a092170f" alt="Indicateurs de confiance des m&amp;eacute;nages aux Etats-Unis" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La d&amp;eacute;gradation de la confiance observ&amp;eacute;e en zone euro et au Royaume-Uni en 2026 demeure sensiblement plus limit&amp;eacute;e que celle observ&amp;eacute;e apr&amp;egrave;s l'invasion de l'Ukraine en f&amp;eacute;vrier 2022.&lt;/strong&gt; Deux facteurs principaux y contribuent&amp;nbsp;: d'une part, alors que l&amp;rsquo;&amp;eacute;pisode inflationniste de 2022 &amp;eacute;tait port&amp;eacute; par une hausse conjointe des prix du p&amp;eacute;trole et du gaz europ&amp;eacute;en (indice TTF), le choc actuel se limite davantage au p&amp;eacute;trole et est d&amp;rsquo;une ampleur sensiblement moindre. D'autre part, le point de d&amp;eacute;part de l&amp;rsquo;inflation pr&amp;eacute;-conflit est plus favorable, le niveau d'inflation initial en 2026 &amp;eacute;tant nettement inf&amp;eacute;rieur &amp;agrave; celui de 2022, avant la guerre en Ukraine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;sup&gt;[1]&lt;/sup&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;Afin de faciliter les comparaisons internationales, les indicateurs de confiance ont &amp;eacute;t&amp;eacute; centr&amp;eacute;s-r&amp;eacute;duits sur la p&amp;eacute;riode 2015-2019. Cette transformation permet de comparer l&amp;rsquo;ampleur relative des variations observ&amp;eacute;es dans chaque pays. Les comparaisons avec les &amp;Eacute;tats-Unis et le Royaume-Uni doivent n&amp;eacute;anmoins &amp;ecirc;tre interpr&amp;eacute;t&amp;eacute;es avec prudence : si les enqu&amp;ecirc;tes de la Commission europ&amp;eacute;enne sont harmonis&amp;eacute;es au sein de l&amp;rsquo;Union europ&amp;eacute;enne, les indicateurs britanniques et am&amp;eacute;ricains reposent sur des m&amp;eacute;thodologies, des questionnaires et des syst&amp;egrave;mes de pond&amp;eacute;ration diff&amp;eacute;rents.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/50b84869-1b22-4b1a-a45b-c45932fe0137/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>0a6e34ec-b4c6-4767-a3bd-8a648105d4a2</id><title type="text">Flash conjoncture France - L’investissement en construction : un mauvais départ en 2026, mais des signaux d’amélioration</title><summary type="text">Le recul de l’activité dans la construction a fortement pesé sur le PIB au 1er trimestre 2026. L'investissement en construction a diminué aussi bien pour les ménages et les entreprises, que pour les administrations publiques. Ce recul pourrait être en partie compensé au cours des prochains trimestres, avec des mises en chantiers toujours bien orientées, dans le résidentiel comme le non-résidentiel. Les données d’enquêtes de juin ne signalent toutefois pas encore de reprise franche à ce stade.</summary><updated>2026-06-26T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/06/26/flash-conjoncture-france-l-investissement-en-construction-un-mauvais-depart-en-2026-mais-des-signaux-d-amelioration" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le recul de l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; dans la construction a fortement pes&amp;eacute; sur le PIB au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre 2026.&lt;/strong&gt; La valeur ajout&amp;eacute;e de la branche a diminu&amp;eacute; de &amp;minus;1,5&amp;nbsp;% (apr&amp;egrave;s +0,3&amp;nbsp;%), alors que la construction repr&amp;eacute;sente environ 5&amp;nbsp;% du PIB. Ce repli se retrouve dans l&amp;rsquo;investissement en construction, qui a baiss&amp;eacute; de &amp;minus;1,7&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s +0,4&amp;nbsp;% (c&lt;em&gt;f. Graphique 1&lt;/em&gt;), aussi bien pour les m&amp;eacute;nages (&amp;minus;2,2&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s +0,0&amp;nbsp;%&amp;nbsp;; 35&amp;nbsp;% de l&amp;rsquo;investissement total en construction), pour les entreprises (&amp;minus;1,8&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s +0,6&amp;nbsp;%&amp;nbsp;; 34&amp;nbsp;%) que pour les administrations publiques (&amp;minus;1,6&amp;nbsp;% apr&amp;egrave;s +1,0&amp;nbsp;%&amp;nbsp;; 26&amp;nbsp;%). L&amp;rsquo;acquis de croissance pour 2026 de l&amp;rsquo;investissement total en construction s&amp;rsquo;&amp;eacute;tablit &amp;agrave; &amp;minus;1,3&amp;nbsp;% (apr&amp;egrave;s &amp;minus;2,2&amp;nbsp;% en 2025).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;u&gt;Graphique 1&amp;nbsp;: Investissement dans la construction par secteur institutionnel&amp;nbsp;; base 100 en 2014&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img class="marge" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="/Articles/0a6e34ec-b4c6-4767-a3bd-8a648105d4a2/images/cc1c95c5-73ff-44d5-828a-2e82aed5e3b6" alt="Investissement dans la construction par secteur institutionnel ; base 100 en 2014" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le recul du 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre pourrait &amp;ecirc;tre en partie compens&amp;eacute; au cours des prochains trimestres&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul type="disc"&gt;
&lt;li&gt;Concernant les m&amp;eacute;nages, la r&amp;eacute;ouverture du guichet MaPrimeR&amp;eacute;nov le 23&amp;nbsp;f&amp;eacute;vrier 2026 devrait contribuer &amp;agrave; soutenir l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; d&amp;rsquo;entretien-am&amp;eacute;lioration au cours des prochains mois, une partie des travaux de r&amp;eacute;novation ayant pu &amp;ecirc;tre diff&amp;eacute;r&amp;eacute;e dans l&amp;rsquo;attente du red&amp;eacute;ploiement de l&amp;rsquo;aide. L&amp;rsquo;indice de chiffre d&amp;rsquo;affaires dans l&amp;rsquo;entretien am&amp;eacute;lioration s&amp;rsquo;est d&amp;rsquo;ailleurs redress&amp;eacute; en mars &amp;agrave; +0,5&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s&amp;ndash;1,2&amp;nbsp;% en janvier et &amp;ndash;0,5&amp;nbsp;% en f&amp;eacute;vrier. Par ailleurs, les mises en chantier restent orient&amp;eacute;es positivement dans le r&amp;eacute;sidentiel (&lt;em&gt;cf. Graphique 2&lt;/em&gt;), avec un acquis de croissance de +0,6&amp;nbsp;% pour le 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre &amp;agrave; fin avril, apr&amp;egrave;s +11,0&amp;nbsp;% au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre. Surtout, les fortes hausses enregistr&amp;eacute;es tout au long de 2025 devraient progressivement se traduire dans l&amp;rsquo;investissement en construction des m&amp;eacute;nages, compte tenu des d&amp;eacute;lais entre le d&amp;eacute;marrage des chantiers et l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; effectivement r&amp;eacute;alis&amp;eacute;e. Enfin, le dispositif Jeanbrun pourrait progressivement soutenir l&amp;rsquo;investissement dans le logement neuf, en recr&amp;eacute;ant une incitation fiscale &amp;agrave; l&amp;rsquo;investissement locatif priv&amp;eacute; dans les immeubles collectifs.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;u&gt;Graphique 2&amp;nbsp;: Permis de construire et mises en chantier dans le r&amp;eacute;sidentiel&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img class="marge" src="/Articles/0a6e34ec-b4c6-4767-a3bd-8a648105d4a2/images/cc7a2570-053e-4f21-b7b8-fc6f6fb8fde6" alt="Permis de construire et mises en chantier dans le r&amp;eacute;sidentiel." /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Du c&amp;ocirc;t&amp;eacute; des entreprises, l&amp;rsquo;investissement en construction devrait &amp;ecirc;tre soutenu par l&amp;rsquo;am&amp;eacute;lioration des mises en chantier, qui progressent depuis mi-2024, notamment pour les surfaces commerciales. L&amp;rsquo;acquis de croissance des mises en chantier dans le non-r&amp;eacute;sidentiel s&amp;rsquo;&amp;eacute;l&amp;egrave;ve &amp;agrave; +5,9&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s &amp;minus;2,9&amp;nbsp;% au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Enfin, l&amp;rsquo;investissement en construction des administrations publiques devrait continuer d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre frein&amp;eacute; par le recul des travaux publics en lien avec le cycle &amp;eacute;lectoral.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les donn&amp;eacute;es d&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;tes de juin ne signalent toutefois pas encore de reprise franche &amp;agrave; ce stade.&lt;/strong&gt; Le &lt;a href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/9010738"&gt;climat des affaires de l&amp;rsquo;Insee&lt;/a&gt; dans le b&amp;acirc;timent reste sous sa moyenne de long terme en juin (&amp;agrave; 96, apr&amp;egrave;s 97 en mai&amp;nbsp;; moyenne de 100), avec le solde relatif &amp;agrave; l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; pr&amp;eacute;vue qui reste &amp;eacute;galement sous sa moyenne, malgr&amp;eacute; un l&amp;eacute;ger redressement. &lt;a href="https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/enquete-mensuelle-de-conjoncture-debut-juin-2026"&gt;L&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;te Banque de France&lt;/a&gt; &amp;agrave; d&amp;eacute;but juin va dans le m&amp;ecirc;me sens&amp;nbsp;: apr&amp;egrave;s un l&amp;eacute;ger recul de l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; en mai dans le b&amp;acirc;timent, les chefs d&amp;rsquo;entreprise anticipent une stabilisation en juin. Ces enqu&amp;ecirc;tes sugg&amp;egrave;rent ainsi que l&amp;rsquo;am&amp;eacute;lioration r&amp;eacute;cente des mises en chantier ne s&amp;rsquo;est pas encore pleinement diffus&amp;eacute;e &amp;agrave; l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; courante, mais pourrait soutenir progressivement le secteur au cours des prochains trimestres.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/0a6e34ec-b4c6-4767-a3bd-8a648105d4a2/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>0b78040f-30f3-41b2-ad9c-f86145f36d88</id><title type="text">Flash Conjoncture Pays avancés - Une forte baisse de l’immigration nette attendue aux États-Unis en 2025 et 2026</title><summary type="text">Les années 2022-2024 ont été marquées aux États-Unis par une immigration exceptionnellement forte. Mais depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier 2025, D. Trump a engagé un durcissement majeur de la politique migratoire. Dans ce contexte, la plupart des prévisionnistes anticipent une forte baisse de l’immigration nette en 2025, qui se prolongerait en 2026.</summary><updated>2026-06-19T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/06/19/flash-conjoncture-pays-avances-une-forte-baisse-de-l-immigration-nette-attendue-aux-etats-unis-en-2025-et-2026" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les ann&amp;eacute;es 2022-2024 ont &amp;eacute;t&amp;eacute; marqu&amp;eacute;es aux &amp;Eacute;tats-Unis par une immigration exceptionnellement forte.&lt;/strong&gt; Selon le Congressional Budget Office (CBO), l&amp;rsquo;immigration nette, calcul&amp;eacute;e comme la variation de la population r&amp;eacute;sidente des &amp;Eacute;tats-Unis imputable aux migrations internationales sur l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e, a atteint des niveaux sans pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dent depuis la fin des ann&amp;eacute;es 1990 en 2022 (+3,1&amp;nbsp;millions), 2023 (+3,5&amp;nbsp;millions) et 2024 (+2,3&amp;nbsp;millions). En comparaison, la d&amp;eacute;cennie 2010 a enregistr&amp;eacute; une immigration nette en moyenne annuelle de +0,9&amp;nbsp;million (&lt;em&gt;cf&lt;/em&gt;. Graphique 1).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;img class="marge" src="/Articles/0b78040f-30f3-41b2-ad9c-f86145f36d88/images/a44c393f-7650-42dd-8f98-a235f22313fe" alt="Immigration nette, en millions" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Historiquement, les personnes n&amp;eacute;es &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;tranger ont un taux de participation&lt;a title="" href="#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt; sensiblement sup&amp;eacute;rieur &amp;agrave; celui des personnes n&amp;eacute;es aux &amp;Eacute;tats-Unis, un taux de ch&amp;ocirc;mage inf&amp;eacute;rieur et un taux d&amp;rsquo;emploi plus &amp;eacute;lev&amp;eacute;&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;cf&lt;/em&gt;. Graphiques 2a, 2b et 2c). Sur la p&amp;eacute;riode 2010-2019, le taux de ch&amp;ocirc;mage des immigr&amp;eacute;s s&amp;rsquo;&amp;eacute;tablissait en moyenne &amp;agrave; 5,9&amp;nbsp;%, contre 6,3&amp;nbsp;% pour les personnes n&amp;eacute;es aux &amp;Eacute;tats-Unis. Cet &amp;eacute;cart s&amp;rsquo;est r&amp;eacute;duit sur la p&amp;eacute;riode 2022-2024 tout en demeurant l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement favorable &amp;agrave; la population immigr&amp;eacute;e (3,7&amp;nbsp;% contre 3,8&amp;nbsp;%). L&amp;rsquo;avantage de la population immigr&amp;eacute;e en mati&amp;egrave;re de participation au march&amp;eacute; du travail et de taux d&amp;rsquo;emploi, d&amp;eacute;j&amp;agrave; visible entre 2010 et 2019 (environ +3,4&amp;nbsp;pts par rapport &amp;agrave; la population native), s&amp;rsquo;est renforc&amp;eacute; entre 2022 et 2024, atteignant +4,7&amp;nbsp;pts pour la participation et +4,5&amp;nbsp;pts pour l&amp;rsquo;emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Deux facteurs principaux contribuent &amp;agrave; ces &amp;eacute;carts&amp;nbsp;: une plus forte concentration de la population immigr&amp;eacute;e aux &amp;acirc;ges les plus actifs, ainsi qu&amp;rsquo;une surrepr&amp;eacute;sentation dans les secteurs &amp;agrave; forte demande de travail.&lt;/strong&gt; En 2024, les 25-54 ans repr&amp;eacute;sentaient 58&amp;nbsp;% de la population immigr&amp;eacute;e de plus de 16&amp;nbsp;ans, contre 48&amp;nbsp;% pour la population n&amp;eacute;e aux &amp;Eacute;tats-Unis. En outre, les secteurs intensifs en main d&amp;rsquo;&amp;oelig;uvre &amp;eacute;trang&amp;egrave;re sont globalement des secteurs connaissant de fortes tensions de recrutement, comme la construction (avec 33&amp;nbsp;% de salari&amp;eacute;s immigr&amp;eacute;s), les transports (24&amp;nbsp;%) et l&amp;rsquo;h&amp;ocirc;tellerie (23&amp;nbsp;%). N&amp;eacute;anmoins, l&amp;rsquo;immigration ne se concentre pas uniquement dans les m&amp;eacute;tiers peu qualifi&amp;eacute;s&amp;nbsp;: les immigr&amp;eacute;s repr&amp;eacute;sentent 21&amp;nbsp;% des emplois dans les domaines de l&amp;rsquo;informatique et des math&amp;eacute;matiques, refl&amp;eacute;tant l&amp;rsquo;attractivit&amp;eacute; du pays pour les talents universitaires internationaux.&lt;/p&gt;
&lt;div id="ftn1"&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;img class="marge" src="/Articles/0b78040f-30f3-41b2-ad9c-f86145f36d88/images/b009ae1b-e07d-4b6e-b7a0-b8d2b87efb64" alt="Taux de ch&amp;ocirc;mage, taux de participation, taux d'emploi" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Depuis son retour &amp;agrave; la Maison-Blanche en janvier 2025, D.&amp;nbsp;Trump a engag&amp;eacute; un durcissement majeur de la politique migratoire.&lt;/strong&gt; Le programme f&amp;eacute;d&amp;eacute;ral de r&amp;eacute;installation des r&amp;eacute;fugi&amp;eacute;s a &amp;eacute;t&amp;eacute; suspendu, tandis que les proc&amp;eacute;dures d&amp;rsquo;asile ont &amp;eacute;t&amp;eacute; fortement restreintes. En parall&amp;egrave;le, plusieurs mesures administratives ont entra&amp;icirc;n&amp;eacute; un ralentissement marqu&amp;eacute; du traitement des demandes d&amp;rsquo;immigration l&amp;eacute;gale, notamment pour l&amp;rsquo;obtention de cartes de r&amp;eacute;sident permanent ou de visas &amp;eacute;tudiant ou de travail &lt;em&gt;via&lt;/em&gt; des proc&amp;eacute;dures d&amp;rsquo;examen ou de v&amp;eacute;rification renforc&amp;eacute;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img class="marge" src="/Articles/0b78040f-30f3-41b2-ad9c-f86145f36d88/images/0d503fdf-aaa1-45c8-8543-8a455447b232" alt="Estimation d'immigration nette par institut pour 2025 et 2026" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans ce contexte, la plupart des pr&amp;eacute;visionnistes anticipent une forte baisse de l&amp;rsquo;immigration nette en 2025, qui se prolongerait en 2026. Ce recul r&amp;eacute;sulterait principalement d&amp;rsquo;une diminution des entr&amp;eacute;es plut&amp;ocirc;t que d&amp;rsquo;une hausse des sorties, ainsi que d&amp;rsquo;une forte baisse de l&amp;rsquo;immigration ill&amp;eacute;gale.&lt;/strong&gt; Selon les instituts (&lt;em&gt;cf&lt;/em&gt;. Graphique 3), les estimations d&amp;rsquo;immigration nette pour 2025 s&amp;rsquo;&amp;eacute;chelonnent entre &amp;minus;0,3 et +0,5&amp;nbsp;million, tandis que les estimations pour 2026 varient encore davantage (&amp;minus;0,7 et +0,6&amp;nbsp;million). Ces &amp;eacute;carts refl&amp;egrave;tent la difficult&amp;eacute; d&amp;rsquo;estimer l&amp;rsquo;ensemble des flux migratoires. En particulier, la Fed de Dallas et Brookings, parmi les pr&amp;eacute;visionnistes les plus pessimistes, estiment une immigration nette ill&amp;eacute;gale de &amp;minus;0,5&amp;nbsp;million en 2025, contre +1,6&amp;nbsp;million et +1,3&amp;nbsp;million respectivement en 2024. Le passage de l&amp;rsquo;immigration nette en territoire n&amp;eacute;gatif constituerait un &amp;eacute;v&amp;eacute;nement in&amp;eacute;dit aux &amp;Eacute;tats-Unis depuis plus de 50&amp;nbsp;ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; Le taux de participation au march&amp;eacute; du travail est calcul&amp;eacute; comme le ratio entre la population active et la population civile non-institutionnalis&amp;eacute;e en &amp;acirc;ge de travailler (incluant toute personne &amp;acirc;g&amp;eacute;e de plus de 16 ans, qu&amp;rsquo;elle soit active, &amp;eacute;tudiante ou retrait&amp;eacute;e, sauf les militaires en service actif). Cette m&amp;eacute;trique diff&amp;egrave;re du taux d&amp;rsquo;activit&amp;eacute; au sens europ&amp;eacute;en, qui se rapporte aux 15-64 ans seulement.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/0b78040f-30f3-41b2-ad9c-f86145f36d88/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>81521e9a-57c6-43a5-8daa-53bebd5e4a68</id><title type="text">Flash conjoncture France - Industrie automobile : un léger mieux en avril</title><summary type="text">Après une contraction marquée au 1er trimestre 2026 (−3,2 %), l’industrie automobile a connu un début de 2e trimestre plus favorable avec un rebond de la production en avril. Les enquêtes de conjoncture dressent néanmoins un diagnostic contrasté, entre demande encore fragile et contraintes d’offre persistantes, mais les stocks de produits finis demeurent contenus.</summary><updated>2026-06-19T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/06/19/flash-conjoncture-france-industrie-automobile-un-leger-mieux-en-avril" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;L&amp;rsquo;activit&amp;eacute; dans l&amp;rsquo;industrie automobile s&amp;rsquo;&amp;eacute;tait contract&amp;eacute;e au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; trimestre 2026. &lt;/strong&gt;Au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; trimestre 2026, l&amp;rsquo;indice de production industrielle (IPI) automobile avait recul&amp;eacute; de &amp;minus;3,2 %, apr&amp;egrave;s &amp;minus;0,3 % au 4&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; trimestre 2025. L&amp;rsquo;automobile reste ainsi l&amp;rsquo;une des branches les plus en difficult&amp;eacute; de l&amp;rsquo;industrie manufacturi&amp;egrave;re fran&amp;ccedil;aise, &amp;agrave; rebours notamment de l&amp;rsquo;a&amp;eacute;ronautique (+1,8 % au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; trimestre, apr&amp;egrave;s +0,7 %) et des secteurs li&amp;eacute;s &amp;agrave; la d&amp;eacute;fense, qui continuent de b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficier de carnets de commandes fournis. Au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; trimestre 2026, l&amp;rsquo;IPI de l&amp;rsquo;industrie automobile restait inf&amp;eacute;rieur de &amp;minus;19,7 % &amp;agrave; son niveau du 4&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; trimestre 2019 (&lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt; graphique 1).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Le d&amp;eacute;but du 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; trimestre a toutefois &amp;eacute;t&amp;eacute; mieux orient&amp;eacute;. &lt;/strong&gt;L&amp;rsquo;IPI automobile a progress&amp;eacute; de +1,5 % en avril (apr&amp;egrave;s +1,2 % en mars), portant l&amp;rsquo;acquis &amp;agrave; +1,7 % pour le 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; trimestre[1]. Dans le m&amp;ecirc;me temps, le taux d&amp;rsquo;utilisation des capacit&amp;eacute;s de production (TUC) de l&amp;rsquo;industrie automobile a atteint 77,3 % en avril, au-dessus de sa moyenne historique (76 % ; &lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt; graphique 1), avant de se replier en mai (75,4 %). Ce repli est coh&amp;eacute;rent avec la d&amp;eacute;gradation des enqu&amp;ecirc;tes de conjoncture de mai dans l&amp;rsquo;automobile, qui signalent un ralentissement de l&amp;rsquo;activit&amp;eacute;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img class="marge" src="/Articles/81521e9a-57c6-43a5-8daa-53bebd5e4a68/images/da09b2d9-0cbb-44b3-9dd0-c3b9e114ea88" alt="Taux d'utilisation des capacit&amp;eacute;s de production et indice de production industrielle de l'industrie automobile" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Les enqu&amp;ecirc;tes de conjoncture sugg&amp;egrave;rent en effet un diagnostic mixte pour l&amp;rsquo;industrie automobile, entre demande fragile et contraintes d&amp;rsquo;offre persistantes. &lt;/strong&gt;Le solde du climat des affaires de l&amp;rsquo;Insee relatif aux carnets de commandes globaux s&amp;rsquo;est am&amp;eacute;lior&amp;eacute;, d&amp;eacute;passant m&amp;ecirc;me l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement sa moyenne ces derniers mois (&lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt; graphique 2). &amp;Agrave; l&amp;rsquo;inverse, le solde sur les difficult&amp;eacute;s de demande, qui progresse tendanciellement depuis fin 2023, reste encore inf&amp;eacute;rieur &amp;agrave; sa moyenne de long terme. Par ailleurs, dans l&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;te de la Banque de France &amp;agrave; d&amp;eacute;but juin, les entreprises de l&amp;rsquo;industrie automobile rapportent des co&amp;ucirc;ts d&amp;rsquo;intrants &amp;eacute;lev&amp;eacute;s et des difficult&amp;eacute;s d&amp;rsquo;approvisionnement persistantes.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;img class="marge" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="/Articles/81521e9a-57c6-43a5-8daa-53bebd5e4a68/images/da530f14-47e5-44be-9ae3-10c3cc0cb549" alt="Soldes Insee des carnets de commandes globaux et des difficult&amp;eacute;s de demande seulement pour l'industrie automobile" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Les stocks ne signalent toutefois pas d&amp;rsquo;accumulation g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralis&amp;eacute;e d&amp;rsquo;invendus. &lt;/strong&gt;Le solde de l&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;te Insee relatif aux stocks de produits finis s&amp;rsquo;&amp;eacute;tablit &amp;agrave; des niveaux inf&amp;eacute;rieurs &amp;agrave; sa moyenne de long terme depuis plusieurs mois (&lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt; graphique 3). Cela signifie que les industriels de l&amp;rsquo;automobile jugent le plus souvent que leurs niveaux de stocks ne sont pas sup&amp;eacute;rieurs &amp;agrave; la normale. Cette situation contraste avec celle observ&amp;eacute;e dans l&amp;rsquo;industrie manufacturi&amp;egrave;re dans son ensemble, o&amp;ugrave; les stocks demeurent au-dessus de leurs niveaux historiques selon les enqu&amp;ecirc;tes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img class="marge" src="/Articles/81521e9a-57c6-43a5-8daa-53bebd5e4a68/images/0cf15330-d187-4eb8-a4d1-56a88922cc71" alt="Soldes Insee des stocks de produits finis dans l'industrie automobile et l'industrie manufacturi&amp;egrave;re" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;[1] L&amp;rsquo;acquis de croissance &amp;agrave; fin avril correspond &amp;agrave; la croissance qui serait observ&amp;eacute;e au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; trimestre si la production restait, en mai et en juin, au niveau atteint en avril.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/81521e9a-57c6-43a5-8daa-53bebd5e4a68/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>e7f97080-bec8-4386-b37f-6247ba1fdfcb</id><title type="text">Brèves économiques des Balkans occidentaux du 19 juin 2026</title><summary type="text">Toute l'actualité économique des Balkans occidentaux</summary><updated>2026-06-19T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/06/19/breves-economiques-des-balkans-occidentaux-du-19-juin-2026" /><content type="html">&lt;h4&gt;R&amp;eacute;gion&lt;/h4&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Ouverture des n&amp;eacute;gociations pour la r&amp;eacute;duction des frais d&amp;rsquo;itin&amp;eacute;rance entre l&amp;rsquo;UE et les BO&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;BERD et l&amp;rsquo;UE &amp;eacute;tendent leur programme r&amp;eacute;gional pour les PME&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;h4&gt;Albanie&lt;/h4&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Appel &amp;agrave; manifestation d&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t pour exploiter la ligne ferroviaire commerciale entre Durres, Tirana et l&amp;rsquo;A&amp;eacute;roport de Tirana&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Inflation &amp;agrave; 3 % en mai, dans la cible de la BoA&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;h4&gt;Bosnie-Herz&amp;eacute;govine&lt;/h4&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Rectificatif budg&amp;eacute;taire et r&amp;eacute;formes sociales en Republika Srpska&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Echec de l&amp;rsquo;adoption du Budget 2026 de l&amp;rsquo;Etat de BIH&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Une loi pour la restructuration de l&amp;rsquo;aci&amp;eacute;rie de Zenica vot&amp;eacute;e au Parlement de FBIH&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;h4&gt;Kosovo&lt;/h4&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Croissance de 5,4 % au T1 2026 soutenue par la d&amp;eacute;pense publique&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;h4&gt;Mac&amp;eacute;doine du Nord&lt;/h4&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Subvention de 2,4 M USD de la Banque mondiale pour pr&amp;eacute;parer la transformation de la centrale de Bitola-REK&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La Banque centrale rel&amp;egrave;ve son taux directeur &amp;agrave; 4,25 % (+25 pdb)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Appel d&amp;rsquo;offres relatif &amp;agrave; la conception pr&amp;eacute;liminaire et &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;tude de faisabilit&amp;eacute; de la section autorouti&amp;egrave;re A3&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;h4&gt;Mont&amp;eacute;n&amp;eacute;gro&lt;/h4&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Appel d&amp;rsquo;offres pour le projet du boulevard Velje Brdo &amp;agrave; Podgorica&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le Parlement europ&amp;eacute;en constate les progr&amp;egrave;s du Mont&amp;eacute;n&amp;eacute;gro en mati&amp;egrave;re de r&amp;eacute;formes li&amp;eacute;es &amp;agrave; l&amp;rsquo;UE&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;h4&gt;Serbie&lt;/h4&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Interdiction des importations de cuivre serbe aux Etats-Unis en raison du recours au travail forc&amp;eacute;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Signature d&amp;rsquo;un accord entre le groupe MOL et le gouvernement serbe&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Troisi&amp;egrave;me examen de l&amp;rsquo;Instrument de coordination des politiques (FMI)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/e7f97080-bec8-4386-b37f-6247ba1fdfcb/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>4383749d-bc42-415b-97c1-06c413ef42e7</id><title type="text">Flash conjoncture France - Malgré des difficultés au 1er trimestre, le secteur aéronautique devrait continuer de soutenir le commerce extérieur français</title><summary type="text">Selon les résultats détaillés du 1er trimestre, la contribution du commerce extérieur à la croissance du PIB a fortement reculé. Cette contribution négative s’explique par la forte baisse des exportations, en lien notamment avec les retards de livraisons aéronautiques. Plusieurs éléments laissent désormais attendre une accélération des livraisons aéronautiques, qui soutiendraient les exportations sur le reste de l’année et contribueraient positivement à la croissance.</summary><updated>2026-06-12T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/06/12/flash-conjoncture-france-malgre-des-difficultes-au-1er-trimestre-le-secteur-aeronautique-devrait-continuer-de-soutenir-le-commerce-exterieur-francais" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Selon les r&amp;eacute;sultats d&amp;eacute;taill&amp;eacute;s du 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre, la contribution du commerce ext&amp;eacute;rieur &amp;agrave; la croissance du PIB a fortement recul&amp;eacute; (&amp;minus;0,9&amp;nbsp;pt), &lt;/strong&gt;apr&amp;egrave;s avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; fortement positive au 2&lt;sup&gt;nd&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;semestre 2025 (+0,7&amp;nbsp;pt au 4&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre, apr&amp;egrave;s +0,6&amp;nbsp;pt au 3&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre). Cette contribution n&amp;eacute;gative a toutefois eu pour contrepartie une contribution tr&amp;egrave;s positive des variations de stocks (+1,0&amp;nbsp;pt), si bien que l&amp;rsquo;effet net sur la croissance du PIB a &amp;eacute;t&amp;eacute; l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement positif. L&amp;rsquo;acquis de contribution du commerce ext&amp;eacute;rieur &amp;agrave; la croissance du PIB pour 2026 est n&amp;eacute;gatif (&amp;minus;0,2&amp;nbsp;pt, apr&amp;egrave;s &amp;minus;0,2&amp;nbsp;pt en 2025).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La contribution n&amp;eacute;gative du commerce ext&amp;eacute;rieur au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre s&amp;rsquo;explique par la forte baisse des exportations (&amp;minus;3,5&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s +0,9&amp;nbsp;%), en lien notamment avec les retards de livraisons a&amp;eacute;ronautiques.&lt;/strong&gt; Les exportations de mat&amp;eacute;riels de transports ont notamment recul&amp;eacute; de &amp;minus;18,8&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s +4,6&amp;nbsp;%. Les difficult&amp;eacute;s d&amp;rsquo;approvisionnement en moteurs[1] ont conduit &amp;agrave; des reports de livraisons&amp;nbsp;: seuls 114&amp;nbsp;avions ont &amp;eacute;t&amp;eacute; livr&amp;eacute;s au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre 2026, contre 136 sur la m&amp;ecirc;me p&amp;eacute;riode en 2025. Il s&amp;rsquo;agit du chiffre le bas sur un trimestre depuis au moins 2016 (2020 y compris). Or, en comptabilit&amp;eacute; nationale, la production d&amp;rsquo;un avion est enregistr&amp;eacute;e comme une hausse des stocks jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; sa livraison. Lors de la livraison des avions &amp;agrave; des non-r&amp;eacute;sidents, cela se traduit par une hausse des exportations accompagn&amp;eacute;e par une baisse &amp;eacute;quivalente des stocks.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Plusieurs &amp;eacute;l&amp;eacute;ments laissent d&amp;eacute;sormais attendre une acc&amp;eacute;l&amp;eacute;ration des livraisons a&amp;eacute;ronautiques, qui soutiendraient les exportations sur le reste de l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e.&lt;/strong&gt; D&amp;rsquo;abord, les chiffres d&amp;rsquo;avril et de mai sont meilleurs, avec 81&amp;nbsp;livraisons en mai apr&amp;egrave;s 67 en avril (cf. graphique 1), permettant &amp;agrave; Airbus de rattraper d&amp;egrave;s mai les livraisons cumul&amp;eacute;es depuis le d&amp;eacute;but d&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e par rapport &amp;agrave; 2024. Ensuite, les &lt;a href="https://www.airbus.com/en/newsroom/press-releases/2025-12-airbus-updates-2025-commercial-aircraft-delivery-target-maintains"&gt;probl&amp;egrave;mes de fuselage&lt;/a&gt; rencontr&amp;eacute;s fin 2025 devraient &amp;eacute;galement arr&amp;ecirc;ter de peser sur les livraisons d&amp;rsquo;ici la fin du 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre. Par ailleurs, les contraintes administratives qui emp&amp;ecirc;chaient la livraison d&amp;rsquo;une vingtaine d&amp;rsquo;appareils vers la Chine ont &amp;eacute;t&amp;eacute; lev&amp;eacute;es. Enfin, malgr&amp;eacute; des difficult&amp;eacute;s d&amp;rsquo;approvisionnement qui devraient &amp;laquo;&amp;nbsp;se lever progressivement jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; fin 2027&amp;nbsp;&amp;raquo;, l&amp;rsquo;avionneur a confirm&amp;eacute; lors de la pr&amp;eacute;sentation de ses &lt;a href="https://www.airbus.com/en/newsroom/press-releases/2026-04-airbus-reports-first-quarter-q1-2026-results"&gt;r&amp;eacute;sultats trimestriels&lt;/a&gt;, son objectif de livrer environ 870 appareils en 2026 (cf. graphique 2).&lt;/p&gt;
&lt;p align="center"&gt;&lt;u&gt;Graphique 1&amp;nbsp;: Livraisons d&amp;rsquo;Airbus dans le monde (nombre d&amp;rsquo;avions, cumul sur l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e)&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align="center"&gt;&lt;img class="marge" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="/Articles/4383749d-bc42-415b-97c1-06c413ef42e7/images/3a03ac02-84e6-4c11-a17c-8e4c73937c52" alt="Graphique 1 : Livraisons d&amp;rsquo;Airbus dans le Monde (nombre d&amp;rsquo;avions, cumul sur l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e)" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align="center"&gt;&lt;u&gt;Graphique 2&amp;nbsp;: Livraisons mondiales d&amp;rsquo;avions civils par Airbus&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img class="marge" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="/Articles/4383749d-bc42-415b-97c1-06c413ef42e7/images/aa271b20-abe5-4ea6-a998-53c773f5eb99" alt="Graphique 2 : Livraisons mondiales d&amp;rsquo;avions civils par Airbus" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: left;"&gt;&lt;strong&gt;Ainsi, apr&amp;egrave;s&lt;/strong&gt; le coup d&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;t marqu&amp;eacute; par l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie fran&amp;ccedil;aise au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre 2026 (&amp;minus;0,1&amp;nbsp;%)&lt;strong&gt; et les mauvaises performances du commerce ext&amp;eacute;rieur, les exportations a&amp;eacute;ronautiques devraient d&amp;eacute;sormais soutenir le commerce ext&amp;eacute;rieur fran&amp;ccedil;ais et contribuer positivement &amp;agrave; la croissance.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: left;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup&gt;[1]&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;Depuis la d&amp;eacute;couverte en 2023 de d&amp;eacute;fauts de qualit&amp;eacute; sur ses moteurs, le motoriste am&amp;eacute;ricain Pratt &amp;amp; Whitney peine &amp;agrave; tenir ses engagements de livraisons en raison des inspections r&amp;eacute;p&amp;eacute;t&amp;eacute;es et des r&amp;eacute;parations n&amp;eacute;cessaires.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/4383749d-bc42-415b-97c1-06c413ef42e7/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>b3f0f6f5-8c8a-455f-978e-c72b85d6fd98</id><title type="text">Flash Conjoncture Pays avancés - La persistance de l’inflation en Allemagne ravivée par la hausse des prix de l’énergie</title><summary type="text">Alors que l’inflation restait légèrement au-dessus de la cible de 2 % en début d’année 2026, portée par la contribution des services, le conflit au Moyen-Orient pourrait raviver les tensions inflationnistes en Allemagne.</summary><updated>2026-06-12T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/06/12/flash-conjoncture-pays-avances-la-persistance-de-l-inflation-en-allemagne-ravivee-par-la-hausse-des-prix-de-l-energie" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alors que l&amp;rsquo;inflation restait l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement au-dessus de la cible de 2,0&amp;nbsp;% en d&amp;eacute;but d&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e 2026, port&amp;eacute;e par la contribution des services, le conflit au Moyen-Orient a entra&amp;icirc;n&amp;eacute; une forte hausse des prix de l&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie qui s&amp;rsquo;est r&amp;eacute;percut&amp;eacute;e sur l&amp;rsquo;inflation totale en mars et en avril (&lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt; graphiques 1 et 2).&lt;/strong&gt; L&amp;rsquo;inflation totale (au sens de l&amp;rsquo;IPCH) a augment&amp;eacute; &amp;agrave; +2,9&amp;nbsp;% (en glissement annuel) en avril, apr&amp;egrave;s +2,8&amp;nbsp;% en mars et +2,0&amp;nbsp;% en f&amp;eacute;vrier. L&amp;rsquo;acc&amp;eacute;l&amp;eacute;ration des prix provient presque exclusivement de la composante &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique (+6,3&amp;nbsp;% en mars, soit +0,5&amp;nbsp;pt de contribution &amp;agrave; l&amp;rsquo;inflation totale, et +8,9&amp;nbsp;% en avril en g.a., soit +0,8&amp;nbsp;pt de contribution). Les carburants et les combustibles liquides ont port&amp;eacute; la forte hausse de l&amp;rsquo;inflation &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique&amp;nbsp;: ils contribuent &amp;agrave; hauteur de +11,8&amp;nbsp;pts &amp;agrave; son &amp;eacute;volution en avril, alors que le gaz et l&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; contribuent n&amp;eacute;gativement (&lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt; graphique 2). La hausse des cours mondiaux du p&amp;eacute;trole s&amp;rsquo;est rapidement r&amp;eacute;percut&amp;eacute;e sur les prix &amp;agrave; la pompe, tandis que les prix du gaz, g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralement fix&amp;eacute;s contractuellement, s'ajustent plus graduellement aux fluctuations des march&amp;eacute;s de gros.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;img class="marge" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="/Articles/b3f0f6f5-8c8a-455f-978e-c72b85d6fd98/images/fc824836-106e-4c65-bb53-e89b39cb82ca" alt="Contributions &amp;agrave; l'inflation" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: left;"&gt;&lt;strong&gt;Les mesures mises en &amp;oelig;uvre par le gouvernement allemand ont permis d&amp;rsquo;enrayer la hausse de l&amp;rsquo;inflation &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique en mai.&lt;/strong&gt; L&amp;rsquo;inflation totale a diminu&amp;eacute; &amp;agrave; +2,7&amp;nbsp;% en mai en raison d&amp;rsquo;une plus faible contribution de l&amp;rsquo;inflation &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique (qui progresse de +5,6&amp;nbsp;% en g.a., soit une contribution de +0,5&amp;nbsp;pt). L&amp;rsquo;entr&amp;eacute;e en vigueur au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;mai 2026 d&amp;rsquo;une r&amp;eacute;duction pour une dur&amp;eacute;e de deux mois de la fiscalit&amp;eacute; sur les carburants, de l&amp;rsquo;ordre de 14&amp;nbsp;c&amp;euro;/L &amp;agrave; 17&amp;nbsp;c&amp;euro;/L, a fortement att&amp;eacute;nu&amp;eacute; la progression de la composante p&amp;eacute;troli&amp;egrave;re (dont la contribution &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution de l&amp;rsquo;inflation &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique passe de +10,8&amp;nbsp;pts &amp;agrave; +7,4&amp;nbsp;pts). Selon la Bundesbank, cette mesure temporaire r&amp;eacute;duirait l&amp;rsquo;inflation totale de &amp;minus;0,25&amp;nbsp;pt en mai et en juin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La hausse des prix de l&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie intervient dans un contexte de normalisation tr&amp;egrave;s progressive de l&amp;rsquo;inflation des services.&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Depuis la sortie du choc &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique de 2022, l&amp;rsquo;inflation sous-jacente est persistante, port&amp;eacute;e par la contribution des services (&lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt; graphique 3).&lt;/strong&gt; La progression du prix des services a &amp;eacute;t&amp;eacute; notamment entretenue par la croissance soutenue des salaires&amp;nbsp;: en 2025, le salaire moyen par t&amp;ecirc;te (SMPT) a progress&amp;eacute; de +4,5&amp;nbsp;% (apr&amp;egrave;s +5,2&amp;nbsp;% en 2024, contre +2,8&amp;nbsp;% en moyenne sur la p&amp;eacute;riode 2015-2019). La hausse des prix de l&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie pourrait se diffuser et raviver les tensions sur l&amp;rsquo;inflation sous-jacente. Il est n&amp;eacute;anmoins encore pr&amp;eacute;matur&amp;eacute; de conclure &amp;agrave; des effets indirects marqu&amp;eacute;s, compte tenu des d&amp;eacute;lais de transmission de la hausse des prix de l&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie aux autres secteurs de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie. En mai, la l&amp;eacute;g&amp;egrave;re hausse de l&amp;rsquo;inflation sous-jacente serait davantage attribuable &amp;agrave; un effet de calendrier li&amp;eacute; aux vacances de P&amp;acirc;ques qu'&amp;agrave; de v&amp;eacute;ritables premiers effets de second tour&lt;a title="" href="#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img class="marge" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="/Articles/b3f0f6f5-8c8a-455f-978e-c72b85d6fd98/images/8354db89-0249-4682-8131-eb3a43ac2fe4" alt="Contributions &amp;agrave; l'inflation" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr align="left" size="1" width="33%" /&gt;
&lt;div id="ftn1"&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; En effet, comme les vacances de P&amp;acirc;ques se sont &amp;eacute;tal&amp;eacute;es entre la fin du mois de mars et le d&amp;eacute;but du mois d&amp;rsquo;avril (tandis qu&amp;rsquo;elles ont uniquement eu lieu en avril en 2025), la composante forfaits touristiques et h&amp;eacute;bergements a fortement recul&amp;eacute; en avril en glissement annuel. Un l&amp;eacute;ger contre-coup est donc attendu pour le mois de mai.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/b3f0f6f5-8c8a-455f-978e-c72b85d6fd98/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>4b66b405-f03e-4d05-9bdb-48ec8a16fa4c</id><title type="text">Flash Conjoncture Pays avancés - La dépréciation de l’euro en 2026 ne compense que très partiellement son appréciation de 2025</title><summary type="text">Le taux de change effectif de la zone euro a nettement augmenté depuis le début d’année 2025, malgré un léger recul suite au déclenchement du conflit au Moyen-Orient. Le dollar et les  pays asiatiques ont le plus contribué à cette hausse. </summary><updated>2026-06-05T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/06/05/flash-conjoncture-pays-avances-la-depreciation-de-l-euro-en-2026-ne-compense-que-tres-partiellement-son-appreciation-de-2025" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Depuis d&amp;eacute;but 2025,&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;le taux de change effectif nominal (TCEN) de la zone euro&lt;/strong&gt;, qui correspond &amp;agrave; une moyenne pond&amp;eacute;r&amp;eacute;e des taux de change bilat&amp;eacute;raux vis-&amp;agrave;-vis des partenaires commerciaux, &lt;strong&gt;a connu une nette hausse tandis qu&amp;rsquo;il a diminu&amp;eacute; pour les &amp;Eacute;tats-Unis et le Japon (&lt;em&gt;cf&lt;/em&gt;. Graphique 1).&lt;/strong&gt; Le TCEN de la &lt;u&gt;zone euro&lt;/u&gt; a augment&amp;eacute; entre d&amp;eacute;cembre 2024 et septembre 2025 (+6,2&amp;nbsp;%), port&amp;eacute; par son r&amp;ocirc;le d&amp;rsquo;actif de r&amp;eacute;serve dans un contexte d&amp;rsquo;incertitudes provoqu&amp;eacute; notamment par la politique &amp;eacute;conomique des &amp;Eacute;tats-Unis et des facteurs internes de soutien (r&amp;eacute;silience de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie de la zone euro, relance budg&amp;eacute;taire en Allemagne, etc.). Il a ensuite l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement diminu&amp;eacute; (&amp;minus;1,9&amp;nbsp;%) depuis septembre 2025. Le TCEN du &lt;u&gt;dollar&lt;/u&gt; a fortement baiss&amp;eacute; entre d&amp;eacute;cembre 2024 et juillet 2025 (&amp;minus;6,4&amp;nbsp;%) en raison de la d&amp;eacute;gradation de la perception des march&amp;eacute;s &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;gard de la politique am&amp;eacute;ricaine&lt;a title="" href="#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt;. Il a ensuite baiss&amp;eacute; plus l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement entre juillet 2025 et mai 2026 (&amp;minus;1,1&amp;nbsp;%). Apr&amp;egrave;s une augmentation en d&amp;eacute;but d&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e 2025 gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; son statut de valeur refuge, le &lt;u&gt;yen&lt;/u&gt; s&amp;rsquo;est fortement d&amp;eacute;pr&amp;eacute;ci&amp;eacute; depuis avril 2025 (&amp;minus;13,1&amp;nbsp;% entre avril 2025 et mai 2026), en lien avec (i) le maintien d&amp;rsquo;un &amp;eacute;cart de taux &amp;eacute;lev&amp;eacute; avec la FED qui encourage les strat&amp;eacute;gies de &lt;em&gt;carry trade&lt;/em&gt; et (ii) des inqui&amp;eacute;tudes sur la soutenabilit&amp;eacute; des finances publiques accentu&amp;eacute;es par l&amp;rsquo;orientation budg&amp;eacute;taire plus expansionniste du gouvernement de S.&amp;nbsp;Takaichi. Alors qu&amp;rsquo;il suivait une &amp;eacute;volution proche du dollar, le TCEN du &lt;u&gt;yuan&lt;/u&gt; s&amp;rsquo;est progressivement appr&amp;eacute;ci&amp;eacute; depuis juillet 2025 (+5,8&amp;nbsp;% entre juillet 2025 et mai 2026) du fait de l&amp;rsquo;assouplissement du r&amp;eacute;gime de &amp;laquo;&amp;nbsp;flottement contr&amp;ocirc;l&amp;eacute;&amp;nbsp;&amp;raquo; face au dollar. Enfin, le TCEN de la &lt;u&gt;livre&lt;/u&gt; britannique a diminu&amp;eacute; &amp;agrave; partir du deuxi&amp;egrave;me semestre 2025 (&amp;minus;2,0&amp;nbsp;%), suite au ravivement de tensions sur les finances publiques.&lt;/p&gt;
&lt;div id="ftn1"&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;img class="marge" src="/Articles/4b66b405-f03e-4d05-9bdb-48ec8a16fa4c/images/5d3c9306-9803-4aa3-86fe-cf93eea8915a" alt="Taux de change effectifs nominaux" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les &amp;Eacute;tats-Unis et les pays asiatiques ont le plus contribu&amp;eacute; &amp;agrave; la hausse du TCEN de l&amp;rsquo;euro, de +4,1&amp;nbsp;pts depuis le d&amp;eacute;but d&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e 2025 (Cf. Graphiques 2a et 2b).&lt;/strong&gt; Les premiers contributeurs &amp;agrave; cette hausse du TCEN de l&amp;rsquo;euro sont les pays asiatiques hors Chine et Japon (contribution de +2,1&amp;nbsp;pts en cumul depuis d&amp;eacute;cembre 2024), notamment la Cor&amp;eacute;e du Sud, l&amp;rsquo;Inde et l&amp;rsquo;Indon&amp;eacute;sie. Ces pays ont aussi &amp;eacute;t&amp;eacute; fortement impact&amp;eacute;s par les annonces de politique commerciale am&amp;eacute;ricaine et leurs perspectives de croissance ont &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;grad&amp;eacute;es au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;semestre 2025. Les contributions des &amp;Eacute;tats-Unis (contribution cumul&amp;eacute;e de +1,2&amp;nbsp;pt), de la Chine et du Japon (+0,8&amp;nbsp;pt pour chacun des deux pays) sont aussi &amp;eacute;lev&amp;eacute;es. La contribution de la Chine est n&amp;eacute;anmoins en net recul depuis juillet 2025 o&amp;ugrave; elle s&amp;rsquo;&amp;eacute;levait &amp;agrave; +1,9&amp;nbsp;pt.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;img class="marge" src="/Articles/4b66b405-f03e-4d05-9bdb-48ec8a16fa4c/images/9841c8b0-aee7-4768-bd68-ec0b8dfe7d0f" alt="Contribution &amp;agrave; la variation du taux de change effectif nominal de l'euro" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;img class="marge" src="/Articles/4b66b405-f03e-4d05-9bdb-48ec8a16fa4c/images/24bcacb1-aac3-4cb1-816e-5d00cd216acc" alt="Contribution &amp;agrave; la variation cumul&amp;eacute;e du taux de change effectif nominal de l'euro" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le d&amp;eacute;clenchement du conflit au Moyen-Orient a eu pour effet d&amp;rsquo;inverser en partie certaines tendances observ&amp;eacute;es sur la premi&amp;egrave;re partie d&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e 2025.&lt;/strong&gt; Il a contribu&amp;eacute; &amp;agrave; une baisse du TCEN de l&amp;rsquo;euro (&amp;minus;1,1&amp;nbsp;% entre f&amp;eacute;vrier 2026 et mai 2026), du yen (&amp;minus;1,6&amp;nbsp;%) et de la livre (&amp;minus;0,2&amp;nbsp;%), du fait de l&amp;rsquo;exposition de ces &amp;eacute;conomies au choc &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique. Au contraire, il a contribu&amp;eacute; &amp;agrave; une hausse du TCEN du dollar (+0,5&amp;nbsp;% sur cette p&amp;eacute;riode), qui a b&amp;eacute;n&amp;eacute;fici&amp;eacute; de son statut de valeur refuge et compte tenu (i) du statut d&amp;rsquo;exportateur net de produits p&amp;eacute;troliers des &amp;Eacute;tats-Unis et (ii) de la relative d&amp;eacute;connexion du march&amp;eacute; gazier am&amp;eacute;ricain avec le reste du monde. Ces mouvements sont cependant d&amp;rsquo;ampleur limit&amp;eacute;e et ne compensent que tr&amp;egrave;s partiellement les &amp;eacute;volutions observ&amp;eacute;es depuis 2025 sur l&amp;rsquo;euro et le dollar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; &lt;em&gt;Cf&lt;/em&gt;. &lt;a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2025/05/06/flash-conjoncture-pays-avances-baisse-du-dollar-suite-aux-annonces-de-droits-de-douane-par-les-etats-unis"&gt;Flash Conjoncture Pays Avanc&amp;eacute;s du 06/05/2025&lt;/a&gt;. Cette baisse du TCEN du dollar &amp;eacute;tait inattendue car l&amp;rsquo;introduction de droits de douane par un pays tend &amp;agrave; appr&amp;eacute;cier sa devise. Les incertitudes qu&amp;rsquo;a suscit&amp;eacute;es la politique &amp;eacute;conomique de l&amp;rsquo;administration Trump ont pu cependant conduire les investisseurs &amp;eacute;trangers &amp;agrave; r&amp;eacute;duire leur exposition aux actifs am&amp;eacute;ricains, provoquant des sorties de capitaux et pesant sur le dollar.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/4b66b405-f03e-4d05-9bdb-48ec8a16fa4c/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>a658e9ac-9f15-42db-873c-00ba28c9a011</id><title type="text">Flash conjoncture France - Enquêtes de conjoncture au printemps : le conflit au Moyen-Orient pèse surtout sur la demande, tandis que l’industrie résiste</title><summary type="text">Les enquêtes indiquent une activité qui devrait évoluer au ralenti au 2e trimestre. La dégradation se concentre sur les secteurs les plus directement liés à la consommation des ménages, tandis que l'industrie manufacturière résiste. Le renchérissement des biens énergétiques se diffuse progressivement au sein de l’économie, mais les enquêtes montrent un report encore limité sur les prix de vente à ce stade.</summary><updated>2026-06-05T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/06/05/flash-conjoncture-france-enquetes-de-conjoncture-au-printemps-le-conflit-au-moyen-orient-pese-surtout-sur-la-demande-tandis-que-l-industrie-resiste" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre, les enqu&amp;ecirc;tes n&amp;rsquo;avaient pas permis d&amp;rsquo;anticiper le fl&amp;eacute;chissement du PIB (&amp;minus;0,1&amp;nbsp;%). &lt;/strong&gt;Les principaux indicateurs disponibles jusqu&amp;rsquo;en mars restaient encore peu d&amp;eacute;grad&amp;eacute;s&amp;nbsp;: l&amp;rsquo;indicateur synth&amp;eacute;tique du climat des affaires de l&amp;rsquo;Insee se situait proche de sa moyenne de long terme (100), les indices PMI, de leur seuil d&amp;rsquo;expansion th&amp;eacute;orique (50) et les enqu&amp;ecirc;tes de la Banque de France n'envoyaient pas davantage de signal d'inflexion. Surtout, ce repli ne doit gu&amp;egrave;re au conflit au Moyen-Orient, d&amp;eacute;clench&amp;eacute; seulement fin f&amp;eacute;vrier&amp;nbsp;: ce dernier ne concerne donc que les cinq derni&amp;egrave;res semaines du trimestre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une situation comparable s&amp;rsquo;&amp;eacute;tait produite en 2022. Les indicateurs conjoncturels &amp;eacute;voluaient &amp;agrave; un niveau &amp;eacute;lev&amp;eacute; (&lt;em&gt;cf. graphique 1&lt;/em&gt;), dans un contexte de reprise postpand&amp;eacute;mie, mais le PIB avait stagn&amp;eacute; au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre (+0,0&amp;nbsp;%), avec le d&amp;eacute;clenchement d&amp;rsquo;un conflit fin f&amp;eacute;vrier (invasion de l&amp;rsquo;Ukraine en 2022 et guerre au Moyen-Orient en 2026). Dans les deux cas, les signaux conjoncturels &amp;agrave; la fin du trimestre ont pu &amp;ecirc;tre brouill&amp;eacute;s par un choc d&amp;rsquo;incertitude, qui joue dans deux sens&amp;nbsp;: il conduit les m&amp;eacute;nages et les entreprises &amp;agrave; reporter ou annuler leurs d&amp;eacute;penses de consommation et d&amp;rsquo;investissement, mais il peut aussi, par crainte d&amp;rsquo;une r&amp;eacute;surgence de l&amp;rsquo;inflation ou de tensions d&amp;rsquo;approvisionnement, inciter &amp;agrave; anticiper certains achats ou commandes, dopant temporairement l&amp;rsquo;activit&amp;eacute;. Ces forces oppos&amp;eacute;es rendent les enqu&amp;ecirc;tes moins lisibles et diff&amp;egrave;rent l'essentiel de l'impact macro&amp;eacute;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;Graphique 1&lt;/span&gt; : comparaison de l&amp;rsquo;impact des conflits en Ukraine (2022) et au Moyen-Orient (2026) sur les indices synth&amp;eacute;tiques des enqu&amp;ecirc;tes de conjoncture&lt;a title="" href="#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img class="marge" src="/Articles/a658e9ac-9f15-42db-873c-00ba28c9a011/images/36ea4ff4-0820-48b6-92e0-38160290c7d1" alt="Comparaison de l&amp;rsquo;impact des conflits en Ukraine (2022) et au Moyen-Orient (2026) sur les indices synth&amp;eacute;tiques des enqu&amp;ecirc;tes de conjoncture" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;a title="" href="#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align="center"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;div&gt;
&lt;div id="ftn1"&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce printemps, les enqu&amp;ecirc;tes indiquent d&amp;eacute;sormais une activit&amp;eacute; qui devrait &amp;eacute;voluer au ralenti au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre.&lt;/strong&gt; Le signal synth&amp;eacute;tique se d&amp;eacute;grade dans les enqu&amp;ecirc;tes&amp;nbsp;: le PMI composite a recul&amp;eacute; en avril (&amp;minus;1,2&amp;nbsp;pt), puis en mai (&amp;minus;2,7&amp;nbsp;pt, &amp;agrave; 44,9), s&amp;rsquo;&amp;eacute;tablissant ainsi au seuil empirique de contraction estim&amp;eacute; &amp;agrave; 45&lt;a title="" href="#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[2]&lt;/a&gt;. L&amp;rsquo;indicateur synth&amp;eacute;tique du climat des affaires de l&amp;rsquo;Insee s&amp;rsquo;est repli&amp;eacute; en avril (&amp;minus;3&amp;nbsp;pt, &amp;agrave; 94) avant d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre stable en mai.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans ces deux enqu&amp;ecirc;tes, la d&amp;eacute;gradation se concentre sur les secteurs les plus directement li&amp;eacute;s &amp;agrave; la consommation des m&amp;eacute;nages.&lt;/strong&gt; C&amp;ocirc;t&amp;eacute; PMI, elle vient surtout des services, dont le PMI a poursuivi sa baisse en mai (&amp;minus;2,2&amp;nbsp;pt &amp;agrave; 44,3, apr&amp;egrave;s &amp;minus;2,3&amp;nbsp;pt en avril). C&amp;ocirc;t&amp;eacute; Insee, le repli est le marqu&amp;eacute; dans le commerce de d&amp;eacute;tail (&amp;minus;6&amp;nbsp;pt en avril, puis &amp;minus;5&amp;nbsp;pt en mai, &amp;agrave; 89) et les services (&amp;minus;2&amp;nbsp;pt, puis &amp;minus;1&amp;nbsp;pt, &amp;agrave; 93). Cette orientation est coh&amp;eacute;rente avec la d&amp;eacute;gradation de la confiance des m&amp;eacute;nages (&amp;minus;5&amp;nbsp;pt, puis &amp;minus;2&amp;nbsp;pt, &amp;agrave; 82).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&amp;rsquo;industrie manufacturi&amp;egrave;re fait, &amp;agrave; l&amp;rsquo;inverse, figure d&amp;rsquo;exception.&lt;/strong&gt; Le PMI industrie s&amp;rsquo;&amp;eacute;tait bien port&amp;eacute; en avril (+2,8&amp;nbsp;pt), avant un repli en mai (&amp;minus;3,1&amp;nbsp;pt &amp;agrave; 49,7), tandis que le climat des affaires de l&amp;rsquo;Insee s&amp;rsquo;est am&amp;eacute;lior&amp;eacute; dans l&amp;rsquo;industrie (+1&amp;nbsp;pt en avril, puis +2&amp;nbsp;pt en mai, &amp;agrave; 102), gr&amp;acirc;ce au solde d&amp;rsquo;opinion relatif &amp;agrave; la production pass&amp;eacute;e, qui a bondi au printemps (de &amp;minus;2 en mars &amp;agrave; +14 en mai, contre une moyenne historique de 4). L&amp;rsquo;indice de production industrielle (IPI) confirme ce redressement&amp;nbsp;: la production manufacturi&amp;egrave;re est en hausse depuis le d&amp;eacute;but du conflit au Moyen-Orient (+1,3&amp;nbsp;% en mars, puis +0,4&amp;nbsp;% en avril). Cette am&amp;eacute;lioration pourrait provenir de ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;nes d&amp;rsquo;anticipations de commandes et de constitution de stocks de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; pour se pr&amp;eacute;munir de hausses de prix futures et d&amp;rsquo;&amp;eacute;ventuelles p&amp;eacute;nuries. Le solde d&amp;rsquo;opinion relatif aux perspectives g&amp;eacute;n&amp;eacute;rales dans l&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;te Insee est d&amp;rsquo;ailleurs en recul dans l&amp;rsquo;industrie (de &amp;minus;6 en f&amp;eacute;vrier &amp;agrave; &amp;minus;17 en mai, contre une moyenne historique de &amp;minus;8), comme dans les autres secteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&amp;rsquo;autre cons&amp;eacute;quence de la guerre au Moyen-Orient est un rench&amp;eacute;rissement des biens &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tiques qui se diffuse progressivement au sein de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie.&lt;/strong&gt; L&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;te PMI souligne ainsi que les pressions sur les co&amp;ucirc;ts des entreprises se sont fortement renforc&amp;eacute;es au printemps, en particulier dans le secteur manufacturier (&lt;em&gt;cf. graphique 2&lt;/em&gt;). Le solde relatif aux prix des intrants pay&amp;eacute;s dans l&amp;rsquo;industrie manufacturi&amp;egrave;re s&amp;rsquo;&amp;eacute;l&amp;egrave;ve &amp;agrave; 78,0 en mai (+23,5&amp;nbsp;pt depuis f&amp;eacute;vrier), au plus haut depuis mai 2022, indiquant qu&amp;rsquo;une large majorit&amp;eacute; d&amp;rsquo;industriels voit le prix de leurs consommations interm&amp;eacute;diaires augmenter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Toutefois,&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;les enqu&amp;ecirc;tes montrent un report encore limit&amp;eacute; sur les prix de vente &amp;agrave; ce stade.&lt;/strong&gt; Dans l&amp;rsquo;industrie, le solde PMI relatif aux prix de vente n&amp;rsquo;atteint que 60,0 en mai (+7&amp;nbsp;pt depuis f&amp;eacute;vrier). Ce ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;ne est similaire dans les services, bien que moins touch&amp;eacute;s directement par les hausses de prix. Les entreprises n&amp;rsquo;ont donc pas imm&amp;eacute;diatement r&amp;eacute;percut&amp;eacute; la hausse des intrants et en ont absorb&amp;eacute; une partie en comprimant leurs marges. Le taux de marge des soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s non financi&amp;egrave;res s&amp;rsquo;est d&amp;eacute;j&amp;agrave; repli&amp;eacute; au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre, &amp;agrave; 31,7&amp;nbsp;% (&amp;minus;0,8&amp;nbsp;pt par rapport au T4 2025), pour des raisons toutefois en partie ant&amp;eacute;rieures au choc de co&amp;ucirc;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;Graphique 2&lt;/span&gt; : soldes PMI relatifs aux prix dans l'industrie et les services&lt;br /&gt;&lt;img class="marge" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="/Articles/a658e9ac-9f15-42db-873c-00ba28c9a011/images/981bb8c4-dc14-4753-819e-6281bb50c3a3" alt="Soldes PMI relatifs aux prix dans l'industrie et les services" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p align="center"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: left;" align="center"&gt;&lt;a style="background-color: #ffffff;" title="" href="#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; Le climat global de la Banque de France est calcul&amp;eacute; par la DG Tr&amp;eacute;sor comme une moyenne pond&amp;eacute;r&amp;eacute;e des climats dans l&amp;rsquo;industrie et les services. Les poids utilis&amp;eacute;s sont les m&amp;ecirc;mes que ceux de l&amp;rsquo;institut Markit pour le calcul du PMI composite (80 % pour les services et 20 % pour l&amp;rsquo;industrie).&lt;/p&gt;
&lt;div id="ftn1"&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[2]&lt;/a&gt; Si le seuil de 50 est traditionnellement interpr&amp;eacute;t&amp;eacute; comme le seuil th&amp;eacute;orique d&amp;rsquo;expansion de l&amp;rsquo;activit&amp;eacute;, en France, ce niveau est en r&amp;eacute;alit&amp;eacute; corr&amp;eacute;l&amp;eacute; avec une &amp;eacute;volution du PIB de l&amp;rsquo;ordre de +0,2&amp;nbsp;% par trimestre et le point de bascule se situerait plut&amp;ocirc;t autour d&amp;rsquo;un PMI composite &amp;agrave; 45 (voir &amp;laquo;&amp;nbsp;Guide pratique des enqu&amp;ecirc;tes de conjonctures &amp;amp; protocole de pr&amp;eacute;vision en temps r&amp;eacute;el&amp;nbsp;&amp;raquo;, Documents de travail n&amp;deg;2023/2, octobre 2023).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/a658e9ac-9f15-42db-873c-00ba28c9a011/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>755bfb4c-6c79-40b9-a033-fcbb7f1f02b0</id><title type="text">Flash Conjoncture Pays avancés - Des exportations énergétiques records aux États-Unis</title><summary type="text">Dans un contexte de production énergétique record et de consommation intérieure stable depuis 20 ans, les États-Unis ont réduit leur dépendance extérieure pour devenir exportateurs nets depuis 2019. Les tensions géopolitiques récentes (guerres en Ukraine et au Moyen-Orient) ont stimulé la demande extérieure en produits énergétiques adressée aux États-Unis.</summary><updated>2026-05-29T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/05/29/flash-conjoncture-pays-avances-des-exportations-energetiques-records-aux-etats-unis" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La production d&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie primaire aux &lt;a name="_Hlk230938696"&gt;&lt;/a&gt;&amp;Eacute;tats-Unis, dont la structure s&amp;rsquo;est profond&amp;eacute;ment transform&amp;eacute;e en 20&amp;nbsp;ans, atteint des niveaux records&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt;&amp;nbsp;Graphique&amp;nbsp;1). En 2025 et pour la quatri&amp;egrave;me ann&amp;eacute;e d&amp;rsquo;affil&amp;eacute;e, la production d&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie aux &lt;a name="_Hlk230977092"&gt;&lt;/a&gt;&amp;Eacute;tats-Unis a atteint un niveau record, progressant de +3,4&amp;nbsp;%, &amp;agrave; 107&amp;nbsp;000&amp;nbsp;milliards d&amp;rsquo;unit&amp;eacute;s thermiques britanniques (Md&amp;nbsp;BTU). Le dynamisme de la production de gaz naturel, qui a contribu&amp;eacute; aux deux tiers de la hausse de la production totale en 2025, est une tendance observable depuis la fin des ann&amp;eacute;es 2000. Elle a permis, de concert avec celle de p&amp;eacute;trole brut, et plus modestement de la production d&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie issue des &amp;eacute;nergies renouvelables, de pleinement compenser la baisse de plus de moiti&amp;eacute; de la production de charbon sur la m&amp;ecirc;me p&amp;eacute;riode.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;img class="marge" src="/Articles/755bfb4c-6c79-40b9-a033-fcbb7f1f02b0/images/9ff0d532-1b63-4410-b7d8-17ab6861e952" alt="Production d'&amp;eacute;nergie primaire des Etats-Unis, par type, et consommation totale" width="793" height="517" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: left;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: left;"&gt;&lt;strong&gt;Dans un contexte de consommation &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique int&amp;eacute;rieure stable depuis 20&amp;nbsp;ans, les &amp;Eacute;tats-Unis ont r&amp;eacute;duit leur d&amp;eacute;pendance ext&amp;eacute;rieure pour devenir exportateurs nets depuis 2019.&lt;/strong&gt; Alors qu&amp;rsquo;ils enregistraient un d&amp;eacute;ficit &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique de &amp;minus;32&amp;nbsp;000&amp;nbsp;Md&amp;nbsp;BTU en 2005, les &amp;Eacute;tats-Unis affichent d&amp;eacute;sormais un exc&amp;eacute;dent de +11&amp;nbsp;000&amp;nbsp;Md&amp;nbsp;BTU. En 2025, ils sont exportateurs nets de produits p&amp;eacute;troliers (+8&amp;nbsp;000&amp;nbsp;Md&amp;nbsp;BTU), de gaz naturel (+6&amp;nbsp;000&amp;nbsp;Md&amp;nbsp;BTU) et de charbon (+2&amp;nbsp;000&amp;nbsp;Md&amp;nbsp;BTU), tout en restant importateurs nets de p&amp;eacute;trole brut (&amp;minus;5&amp;nbsp;000&amp;nbsp;Md&amp;nbsp;BTU).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les tensions g&amp;eacute;opolitiques r&amp;eacute;centes ont stimul&amp;eacute; la demande ext&amp;eacute;rieure en produits &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tiques adress&amp;eacute;e aux &amp;Eacute;tats-Unis.&lt;/strong&gt; &lt;u&gt;D&amp;rsquo;une part, les exportations am&amp;eacute;ricaines ont b&amp;eacute;n&amp;eacute;fici&amp;eacute; des efforts entrepris par les pays de l&amp;rsquo;Union europ&amp;eacute;enne afin de substituer les approvisionnements &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tiques en provenance de Russie depuis l&amp;rsquo;invasion de l&amp;rsquo;Ukraine en 2022.&lt;/u&gt; Concomitamment au d&amp;eacute;clin du poids de la Russie dans les importations europ&amp;eacute;ennes d&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie, passant de 27&amp;nbsp;% en 2021 &amp;agrave; 4&amp;nbsp;% en 2025, la part des &amp;Eacute;tats-Unis a augment&amp;eacute;, passant de 9&amp;nbsp;% &amp;agrave; 17&amp;nbsp;% sur la m&amp;ecirc;me p&amp;eacute;riode. &lt;u&gt;D&amp;rsquo;autre part, les &amp;Eacute;tats-Unis ont &amp;eacute;tabli un nouveau record d&amp;rsquo;exportation de p&amp;eacute;trole en avril 2026, dans un contexte de tension sur l&amp;rsquo;offre mondiale li&amp;eacute; &amp;agrave; la fermeture du d&amp;eacute;troit d&amp;rsquo;Ormuz et de l&amp;eacute;ger recul de la consommation int&amp;eacute;rieure am&amp;eacute;ricaine de produits p&amp;eacute;troliers, en raison de la hausse des prix&lt;/u&gt; (&lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt;&amp;nbsp;Graphique&amp;nbsp;2a). L&amp;rsquo;Agence am&amp;eacute;ricaine d&amp;rsquo;information sur l&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie (EIA) a revu &amp;agrave; la hausse en mai ses pr&amp;eacute;visions de production de p&amp;eacute;trole brut par rapport &amp;agrave; celles publi&amp;eacute;es en f&amp;eacute;vrier, de +0,4&amp;nbsp;% pour 2026, &amp;agrave; 13,65&amp;nbsp;millions de barils par jour (mb/j), et de +5,9&amp;nbsp;% en 2027, &amp;agrave; 14,10&amp;nbsp;mb/j&lt;a title="" href="#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;&lt;sup&gt;[1]&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; (&lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt;&amp;nbsp;Graphique&amp;nbsp;2b), mais a globalement maintenu ses pr&amp;eacute;visions de consommation de produits p&amp;eacute;troliers. Avant le conflit&lt;a title="" href="#_ftn2" name="_ftnref2"&gt;&lt;sup&gt;[2]&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;, l&amp;rsquo;EIA anticipait une stabilisation de la production en 2026 avant une baisse de &amp;minus;2,1&amp;nbsp;% en 2027, et une quasi-stagnation de la consommation.&lt;/p&gt;
&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img class="marge" src="/Articles/755bfb4c-6c79-40b9-a033-fcbb7f1f02b0/images/228c79dc-2d76-4f45-8532-fcee38f1644d" alt="Consommation et exportations de p&amp;eacute;trole par les Etats-Unis" width="721" height="470" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img class="marge" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="/Articles/755bfb4c-6c79-40b9-a033-fcbb7f1f02b0/images/8ec8c65e-dbd5-4707-8c3b-180ea96d6099" alt="Comparaison des pr&amp;eacute;visions de l'EIA de consommation et production de p&amp;eacute;trole par les Etats-Unis" width="741" height="483" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br clear="all" /&gt;&lt;hr align="left" size="1" width="33%" /&gt;
&lt;div id="ftn1"&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; &amp;laquo;&amp;nbsp;&lt;em&gt;Short-Term Energy Outlook&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&amp;raquo;, &lt;a href="https://www.eia.gov/outlooks/steo/archives/may26.pdf"&gt;US Energy Information Administration&lt;/a&gt;, 12&amp;nbsp;mai 2026.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id="ftn2"&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref2" name="_ftn2"&gt;[2]&lt;/a&gt; &amp;laquo;&amp;nbsp;&lt;em&gt;Short-Term Energy Outlook&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&amp;raquo;, &lt;a href="https://www.eia.gov/outlooks/steo/archives/feb26.pdf"&gt;US Energy Information Administration&lt;/a&gt;, 10&amp;nbsp;f&amp;eacute;vrier 2026.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/755bfb4c-6c79-40b9-a033-fcbb7f1f02b0/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>3448b38c-6bac-4b1c-8886-0ca38edcebd8</id><title type="text">Flash Conjoncture Pays avancés - Espagne : une croissance post-Covid encore largement extensive, mais de premiers signes de reprise des gains de productivité horaire</title><summary type="text">L’économie espagnole a affiché une croissance particulièrement dynamique depuis la sortie de la crise Covid, avec une progression du PIB supérieure à celle de nombreuses économies européennes. Cette performance repose toutefois principalement sur une croissance extensive, c’est-à-dire fondée sur la création d’emplois, davantage que sur des gains de productivité par tête. </summary><updated>2026-05-22T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/05/22/flash-conjoncture-pays-avances-espagne-une-croissance-post-covid-encore-largement-extensive-mais-de-premiers-signes-de-reprise-des-gains-de-productivite-horaire" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le PIB par habitant a nettement augment&amp;eacute; depuis la p&amp;eacute;riode pr&amp;eacute;pand&amp;eacute;mique, port&amp;eacute;e par plusieurs facteurs&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt; effets de rattrapage apr&amp;egrave;s une d&amp;eacute;cennie marqu&amp;eacute;e par les stigmates de la crise des dettes souveraines, rebond du tourisme en sortie de crise de Covid, fort dynamisme d&amp;eacute;mographique li&amp;eacute; &amp;agrave; &lt;a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/02/20/flash-conjoncture-pays-avances-en-espagne-la-population-immigree-a-largement-contribue-a-la-progression-de-l-emploi-depuis-2019"&gt;l&amp;rsquo;immigration de personnes qualifi&amp;eacute;es&lt;/a&gt;&lt;a title="" href="#_edn1" name="_ednref1"&gt;[i]&lt;/a&gt; provenant d&amp;rsquo;Am&amp;eacute;rique du Sud, qui s&amp;rsquo;int&amp;egrave;grent plut&amp;ocirc;t facilement sur le march&amp;eacute; du travail, et moindre exposition aux chocs exog&amp;egrave;nes que ses principaux partenaires europ&amp;eacute;ens (crise &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique de 2022 et forte hausse des droits de douane am&amp;eacute;ricains en 2025). Au T1&amp;nbsp;2026, le PIB par habitant se situe ainsi +5,9&amp;nbsp;pts au-dessus de son niveau du T4&amp;nbsp;2019 (&lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt; graphique&amp;nbsp;1).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;img class="marge" src="/Articles/3448b38c-6bac-4b1c-8886-0ca38edcebd8/images/bde89422-9cd8-4bc9-ac43-142f8f339b16" alt="Evolution du PIB et de la productivit&amp;eacute; en Espagne" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div id="edn1"&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette croissance repose toutefois principalement sur d&amp;rsquo;importantes cr&amp;eacute;ations d&amp;rsquo;emplois, davantage que sur des gains de productivit&amp;eacute; par t&amp;ecirc;te. La productivit&amp;eacute; par travailleur stagne et a &amp;agrave; peine retrouv&amp;eacute; son niveau pr&amp;eacute;-Covid.&lt;/strong&gt; Cette performance limit&amp;eacute;e de la productivit&amp;eacute; par travailleur s&amp;rsquo;explique par plusieurs facteurs structurels&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&lt;a name="_Hlk230362968"&gt;&lt;/a&gt;la taille relativement r&amp;eacute;duite des entreprises, un effort d&amp;rsquo;investissement en R&amp;amp;D encore limit&amp;eacute; et une diffusion incompl&amp;egrave;te des technologies num&amp;eacute;riques freinent les gains d&amp;rsquo;efficacit&amp;eacute;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Depuis mi-2023, une l&amp;eacute;g&amp;egrave;re am&amp;eacute;lioration de la productivit&amp;eacute; horaire (PIB horaire) est n&amp;eacute;anmoins perceptible.&lt;/strong&gt; Celle-ci se situe au T1&amp;nbsp;2026 +2,6&amp;nbsp;pts au-dessus de son niveau du T4&amp;nbsp;2019 (&lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt; graphique&amp;nbsp;2). Cette am&amp;eacute;lioration n&amp;rsquo;est pas homog&amp;egrave;ne dans tous les secteurs. Elle est plus marqu&amp;eacute;e dans le secteur manufacturier ou les services li&amp;eacute;s aux activit&amp;eacute;s professionnelles, scientifiques, techniques et administratives, davantage tourn&amp;eacute;s vers l&amp;rsquo;exportation et se caract&amp;eacute;risant par une taille d&amp;rsquo;entreprise plus importante. Elle a &amp;eacute;galement augment&amp;eacute; dans le secteur du commerce, transport, h&amp;ocirc;tellerie. Toutefois, cette am&amp;eacute;lioration est principalement li&amp;eacute;e &amp;agrave; une baisse des heures travaill&amp;eacute;es par t&amp;ecirc;te.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;img class="marge" src="/Articles/3448b38c-6bac-4b1c-8886-0ca38edcebd8/images/20e3cf6e-aaa5-4138-9dc4-53934af91e66" alt="Evolution de la productivit&amp;eacute; horaire par principaux secteurs en Espagne" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En effet, depuis le T4&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;2019, les heures travaill&amp;eacute;es par travailleur ont diminu&amp;eacute; de &lt;/strong&gt;&amp;minus;&lt;strong&gt;2,6&amp;nbsp;%.&lt;/strong&gt; Cette baisse des heures travaill&amp;eacute;es est principalement due au secteur du commerce, transport, h&amp;ocirc;tellerie qui contribue &amp;agrave; hauteur de 16,7&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;% &amp;agrave; la hausse des emplois mais seulement &amp;agrave; 8,0&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;% de la hausse des heures travaill&amp;eacute;es. L&amp;rsquo;Espagne fait face &amp;agrave; une forte hausse des arr&amp;ecirc;ts maladie. Par ailleurs, le vieillissement de la population contribuerait &amp;agrave; la baisse des heures travaill&amp;eacute;es par travailleur. Enfin, la mesure des heures travaill&amp;eacute;es est plus sujette &amp;agrave; des erreurs de mesure que le nombre de travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;hr align="left" size="1" width="33%" /&gt;
&lt;div id="edn1"&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="" href="#_ednref1" name="_edn1"&gt;[i]&lt;/a&gt; &lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt; &lt;a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/02/20/flash-conjoncture-pays-avances-en-espagne-la-population-immigree-a-largement-contribue-a-la-progression-de-l-emploi-depuis-2019"&gt;Flash Conjoncture Pays avanc&amp;eacute;s n&amp;deg;1115 - &amp;laquo; En Espagne, la population immigr&amp;eacute;e a largement contribu&amp;eacute; &amp;agrave; la progression de l&amp;rsquo;emploi depuis 2019 &amp;raquo;, 20 f&amp;eacute;vrier 2026&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/3448b38c-6bac-4b1c-8886-0ca38edcebd8/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>55fa338a-91c3-414a-988b-ba82ed8b0635</id><title type="text">Flash conjoncture France - L’industrie progresse au 1er trimestre, portée par les matériels de transport malgré le recul de l’énergie</title><summary type="text">Au 1er trimestre 2026, la production industrielle au sens de la comptabilité nationale a progressé (+0,2 %, après −0,1 %), portée par le manufacturier (+0,7 %, après −0,3 %), tandis que l’énergie, eau et déchets reculait nettement (−1,8 %, après +0,7 %) sous l’effet de températures douces. L’industrie aborde le 2e trimestre avec un acquis favorable, mais les enquêtes de mai envoient des signaux plus contrastés après un bon mois d’avril, notamment dans les PMI.</summary><updated>2026-05-22T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/05/22/flash-conjoncture-france-l-industrie-progresse-au-1er-trimestre-portee-par-les-materiels-de-transport-malgre-le-recul-de-l-energie" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; trimestre 2026, la production des branches industrielles au sens de la comptabilit&amp;eacute; nationale a progress&amp;eacute; de +0,2 %, apr&amp;egrave;s &amp;minus;0,1 % au 4&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; trimestre 2025 (cf. graphique). Ce rebond a principalement repos&amp;eacute; sur les branches manufacturi&amp;egrave;res (+0,7 %, apr&amp;egrave;s &amp;minus;0,3 %), tandis que la production d&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie, eau et d&amp;eacute;chets a nettement recul&amp;eacute; (&amp;minus;1,8 %, apr&amp;egrave;s +0,7 %), dans un contexte de temp&amp;eacute;ratures particuli&amp;egrave;rement douces ayant pes&amp;eacute; sur la demande &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique. Au sein de l&amp;rsquo;industrie manufacturi&amp;egrave;re, la progression a surtout &amp;eacute;t&amp;eacute; port&amp;eacute;e par les mat&amp;eacute;riels de transport (+1,5 %, apr&amp;egrave;s &amp;minus;0,7 %) ainsi que, dans une moindre mesure, par les biens d&amp;rsquo;&amp;eacute;quipement (+0,5 %, apr&amp;egrave;s &amp;minus;0,2 %) et l&amp;rsquo;agroalimentaire (+0,7 %, apr&amp;egrave;s +0,6 %). Les autres branches industrielles ont progress&amp;eacute; plus mod&amp;eacute;r&amp;eacute;ment (+0,3 %, apr&amp;egrave;s &amp;minus;0,5 %).&lt;strong&gt; L&amp;rsquo;activit&amp;eacute; industrielle est ainsi rest&amp;eacute;e bien orient&amp;eacute;e en d&amp;eacute;but d&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e, port&amp;eacute;e par une progression assez diffuse des branches manufacturi&amp;egrave;res, qui a plus que contrebalanc&amp;eacute; le repli de la production d&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;img class="marge" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="/Articles/55fa338a-91c3-414a-988b-ba82ed8b0635/images/cfd6c448-595c-41ce-9222-28b0327565d9" alt="Contributions sectorielles &amp;agrave; la croissance de la production industrielle" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;La hausse des mat&amp;eacute;riels de transport recouvre des dynamiques tr&amp;egrave;s contrast&amp;eacute;es : l&amp;rsquo;a&amp;eacute;ronautique reste bien orient&amp;eacute;e, tandis que l&amp;rsquo;automobile continue de reculer.&lt;/strong&gt; Les donn&amp;eacute;es de l&amp;rsquo;indice de production industrielle [1] (IPI &amp;ndash; cf. tableau) montrent que la progression observ&amp;eacute;e dans les comptes nationaux au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; trimestre a &amp;eacute;t&amp;eacute; principalement port&amp;eacute;e par la branche des autres mat&amp;eacute;riels de transport, constitu&amp;eacute;e principalement par l&amp;rsquo;a&amp;eacute;ronautique, dont la production a progress&amp;eacute; de +2,9 %, apr&amp;egrave;s +1,2 % au 4&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; trimestre. Cette bonne orientation refl&amp;egrave;te notamment des carnets de commandes toujours &amp;eacute;lev&amp;eacute;s et la poursuite de la mont&amp;eacute;e en cadence des usines Airbus. &amp;Agrave; l&amp;rsquo;inverse, la branche automobile a recul&amp;eacute; de &amp;minus;3,6 %, apr&amp;egrave;s &amp;minus;0,4 %, dans un contexte de demande peu dynamique.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;L&amp;rsquo;industrie aborde le 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; trimestre avec un acquis favorable, mais les enqu&amp;ecirc;tes de mai envoient des signaux contrast&amp;eacute;s apr&amp;egrave;s un bon mois d&amp;rsquo;avril. &lt;/strong&gt;&amp;Agrave; fin mars, l&amp;rsquo;acquis de croissance de la production industrielle pour le 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; trimestre (cf. tableau) atteint +0,4 %, port&amp;eacute; par l&amp;rsquo;industrie manufacturi&amp;egrave;re (+0,7 %), malgr&amp;eacute; un acquis n&amp;eacute;gatif pour la production d&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie (&amp;minus;1,0 %). Ce dernier pourrait toutefois se redresser au cours du trimestre, la disponibilit&amp;eacute; nucl&amp;eacute;aire restant &amp;eacute;lev&amp;eacute;e en avril (70,5 %) malgr&amp;eacute; le d&amp;eacute;but des arr&amp;ecirc;ts pour maintenance, tandis que les exportations d&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; demeurent particuli&amp;egrave;rement soutenues. Les enqu&amp;ecirc;tes de conjoncture livrent un signal plus contrast&amp;eacute; pour les mois suivants. L&amp;rsquo;industrie &amp;eacute;tait bien orient&amp;eacute;e en avril, en partie gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; des commandes anticip&amp;eacute;es et &amp;agrave; la constitution de stocks de s&amp;eacute;curit&amp;eacute;, mais le PMI manufacturier flash s&amp;rsquo;est nettement repli&amp;eacute; en mai (&amp;minus;3,9 pt &amp;agrave; 48,9, apr&amp;egrave;s +2,8 pt en avril), dans un contexte de hausse des co&amp;ucirc;ts &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tiques li&amp;eacute;es au conflit au Moyen-Orient. Les enqu&amp;ecirc;tes de l&amp;rsquo;Insee envoient un signal plus favorable : le climat des affaires dans l&amp;rsquo;industrie a continu&amp;eacute; de progresser en mai (+2 pt &amp;agrave; 102), au-dessus de sa moyenne de long terme, port&amp;eacute; notamment par l&amp;rsquo;am&amp;eacute;lioration des soldes de production pass&amp;eacute;e. Selon la Banque de France, la production industrielle serait en particulier rest&amp;eacute;e bien orient&amp;eacute;e dans les secteurs li&amp;eacute;s &amp;agrave; la d&amp;eacute;fense (a&amp;eacute;ronautique, &amp;eacute;quipements &amp;eacute;lectriques et produits informatiques, &amp;eacute;lectroniques et optiques).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;img class="marge" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="/Articles/55fa338a-91c3-414a-988b-ba82ed8b0635/images/e1fdc5ae-6e0f-4997-8079-75a090753c2f" alt="Graphique 2" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;[1] Le d&amp;eacute;tail de la production par sous-secteur des &amp;laquo;&amp;nbsp;mat&amp;eacute;riels de transport&amp;nbsp;&amp;raquo; n&amp;rsquo;est pas disponible au sens de la comptabilit&amp;eacute; nationale.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/55fa338a-91c3-414a-988b-ba82ed8b0635/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>90557582-8053-4095-bf91-9acb0c46cffe</id><title type="text">Flash conjoncture France - Le commerce extérieur pèse sur la croissance française au 1er trimestre</title><summary type="text">Après une fin d’année marquée par les bonnes performances du commerce extérieur, la contribution de ce dernier recule nettement au 1er trimestre (contribution de −0,7 pt, après +0,6 pt à chacun des deux derniers trimestres 2025). Néanmoins, cette contribution négative du commerce extérieur est à mettre au regard de celle des variations de stocks qui contribuent positivement à l’évolution du PIB au 1er trimestre (+0,8 pt, après −0,7 pt).</summary><updated>2026-05-13T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/05/13/flash-conjoncture-france-le-commerce-exterieur-pese-sur-la-croissance-francaise-au-1er-trimestre" /><content type="html">&lt;p&gt;Apr&amp;egrave;s une fin d&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e marqu&amp;eacute;e par les bonnes performances du commerce ext&amp;eacute;rieur, la &lt;strong&gt;contribution de ce dernier recule nettement au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre &lt;/strong&gt;(contribution de &amp;minus;0,7&amp;nbsp;pt, apr&amp;egrave;s +0,6&amp;nbsp;pt &amp;agrave; chacun des deux derniers trimestres 2025). L&amp;rsquo;acquis de croissance de la contribution du commerce ext&amp;eacute;rieur &amp;agrave; la fin du 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre s&amp;rsquo;&amp;eacute;tablit &amp;agrave; &amp;minus;0,1&amp;nbsp;pt pour 2026.&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;u&gt;Graphique 1&amp;nbsp;: contribution du commerce ext&amp;eacute;rieur et des stocks &amp;agrave; la croissance trimestrielle&amp;nbsp;&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;u&gt;&lt;img class="sans-marge" src="/Articles/90557582-8053-4095-bf91-9acb0c46cffe/images/78bb68da-cc22-4095-abdd-e5140d1b449f" alt="contribution du commerce ext&amp;eacute;rieur et des stocks &amp;agrave; la croissance trimestrielle" width="751" height="474" /&gt;&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: left;"&gt;&lt;strong&gt;Au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre, les exportations se sont nettement repli&amp;eacute;es&lt;/strong&gt; (&amp;minus;3,8&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s +0,8&amp;nbsp;%), p&amp;eacute;nalis&amp;eacute;es par la chute des exportations de mat&amp;eacute;riels de transport (&amp;minus;20,1&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s +4,7 %), en particulier dans l&amp;rsquo;a&amp;eacute;ronautique, apr&amp;egrave;s deux trimestres dynamiques. Si les exportations de produits agroalimentaires ont acc&amp;eacute;l&amp;eacute;r&amp;eacute; (+1,7&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s +0,3 %), les exportations de produits agricoles ont poursuivi leur recul (&amp;minus;2,3&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s &amp;minus;1,7 %).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les importations ont continu&amp;eacute; de se replier au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre&lt;/strong&gt; (&amp;minus;1,7&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s &amp;minus;0,8&amp;nbsp;%). Les importations en &amp;eacute;nergie, eau et d&amp;eacute;chets ont fortement recul&amp;eacute; (&amp;minus;6,5&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s +0,2&amp;nbsp;%), notamment celles de produits p&amp;eacute;troliers bruts et de gaz naturel. Les importations en produits manufactur&amp;eacute;s ont &amp;eacute;galement recul&amp;eacute; (&amp;minus;2,1&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s &amp;minus;1,1&amp;nbsp;%), p&amp;eacute;nalis&amp;eacute;es par les importations a&amp;eacute;ronautiques et navales (&amp;minus;19,4&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s &amp;minus;0,3&amp;nbsp;%) et celles d&amp;rsquo;autres produits manufactur&amp;eacute;s (&amp;minus;1,1&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s &amp;minus;2,8&amp;nbsp;%). En ce qui concerne les services, les exportations comme les importations ont diminu&amp;eacute; (respectivement de &amp;minus;0,7&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s &amp;minus;0,3&amp;nbsp;%, et de &amp;minus;1,1&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s &amp;minus;0,4&amp;nbsp;%).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;N&amp;eacute;anmoins, cette contribution n&amp;eacute;gative du commerce ext&amp;eacute;rieur est &amp;agrave; mettre au regard de celle des variations de stocks&lt;/strong&gt; qui contribuent positivement &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution du PIB au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre (+0,8&amp;nbsp;pt, apr&amp;egrave;s &amp;minus;0,7&amp;nbsp;pt). La contribution positive des stocks est marqu&amp;eacute;e dans l&amp;rsquo;a&amp;eacute;ronautique, apr&amp;egrave;s un fort d&amp;eacute;stockage les deux trimestres pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dents. Les mouvements de stocks &amp;eacute;voluent souvent en miroir des mouvements du solde ext&amp;eacute;rieur. Ce ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;ne appara&amp;icirc;t clairement lors de grandes op&amp;eacute;rations commerciales (livraisons de paquebots ou de tr&amp;egrave;s gros porteurs dans l&amp;rsquo;aviation) qui se traduisent par un pic d&amp;rsquo;exportations et un d&amp;eacute;stockage simultan&amp;eacute;. &lt;strong&gt;Les retards de livraisons a&amp;eacute;ronautiques observ&amp;eacute;s au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre illustrent ce ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;ne.&lt;/strong&gt; En effet, si Airbus a &lt;a href="https://www.airbus.com/en/newsroom/press-releases/2026-02-airbus-reports-full-year-fy-2025-results"&gt;annonc&amp;eacute;&lt;/a&gt; l&amp;rsquo;objectif &amp;laquo;&amp;nbsp;d&amp;rsquo;environ 870&amp;nbsp;&amp;raquo; livraisons d&amp;rsquo;avions pour l'ensemble de l'ann&amp;eacute;e 2026, soit 77&amp;nbsp;avions suppl&amp;eacute;mentaires par rapport aux livraisons r&amp;eacute;alis&amp;eacute;es en 2025, l&amp;rsquo;entreprise fait toujours face &amp;agrave; d&amp;rsquo;importants probl&amp;egrave;mes d&amp;rsquo;approvisionnement en moteurs qui p&amp;eacute;nalisent ses livraisons. Sur le trimestre Airbus a livr&amp;eacute; 114&amp;nbsp;appareils, le chiffre le plus bas sur un trimestre depuis au moins 2016 (hors 2020).&lt;/p&gt;
&lt;p align="center"&gt;&lt;u&gt;Graphique 2&amp;nbsp;: livraisons mondiales d&amp;rsquo;avions civils par Airbus&lt;/u&gt;&lt;img class="marge" src="/Articles/90557582-8053-4095-bf91-9acb0c46cffe/images/ad2a2e76-bfea-4a60-9ea4-834ceb67b377" alt="Graphique 2 : livraisons mondiales d&amp;rsquo;avions civils par Airbus" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: left;"&gt;N&amp;eacute;anmoins, malgr&amp;eacute; la persistance de goulets d&amp;rsquo;&amp;eacute;tranglement sur la cha&amp;icirc;ne de production, Airbus a &lt;a href="https://www.airbus.com/en/newsroom/press-releases/2026-04-airbus-reports-first-quarter-q1-2026-results"&gt;maintenu ses objectifs&lt;/a&gt; de livraisons sur l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e lors de la pr&amp;eacute;sentation de ses r&amp;eacute;sultats annuels le 28&amp;nbsp;avril, laissant entrevoir une poursuite du soutien du secteur au commerce ext&amp;eacute;rieur fran&amp;ccedil;ais sur l&amp;rsquo;ensemble de l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/90557582-8053-4095-bf91-9acb0c46cffe/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>4bd2adf2-71d6-496b-a69d-bfd73e206959</id><title type="text">Flash Conjoncture Pays avancés - État des lieux du PNRR italien à l’approche de son échéance</title><summary type="text">Le plan national de relance et de résilience italien, le plus important en termes de montant en valeur au niveau de l’Union européenne, a été révisé en septembre 2025 afin de répondre aux exigences européennes d'atteindre l'ensemble des objectifs du plan d'ici août 2026. Il contribuerait à soutenir l’activité à court terme mais son effet sur l'investissement dépendra désormais du relais assuré par le soutien prévu dans le cadre du plan budgétaire et structurel à moyen terme.</summary><updated>2026-05-13T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/05/13/flash-conjoncture-pays-avances-etat-des-lieux-du-pnrr-italien-a-l-approche-de-son-echeance" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le plan national de relance et de r&amp;eacute;silience (PNRR) italien est le plus important (en valeur absolue) au sein de l&amp;rsquo;Union europ&amp;eacute;enne&lt;/strong&gt;, avec une enveloppe globale de 238&amp;nbsp;Md&amp;euro;, soit environ 11&amp;nbsp;% du PIB italien de 2025, dont un tiers sous forme de subventions. Adopt&amp;eacute; en 2021, il est financ&amp;eacute; &amp;agrave; pr&amp;egrave;s de 82&amp;nbsp;% par la Facilit&amp;eacute; pour la reprise et la r&amp;eacute;silience (FRR), programme phare du plan de relance europ&amp;eacute;en &lt;em&gt;NextGenerationEU&lt;/em&gt; (NGEU), pour un montant de 194,4&amp;nbsp;Md&amp;euro;, le solde provenant de ressources nationales ainsi que du programme REACT-EU&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;. Le PNRR a trois principales priorit&amp;eacute;s&amp;nbsp;: la transition verte, la transition num&amp;eacute;rique et la r&amp;eacute;silience &amp;eacute;conomique et sociale, afin de r&amp;eacute;pondre aux enjeux structurels de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie italienne et rehausser sa croissance potentielle. Ces priorit&amp;eacute;s sont structur&amp;eacute;es autour de sept grandes missions (&lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt;&amp;nbsp;Graphique&amp;nbsp;1). &amp;Agrave; quelques mois de l&amp;rsquo;&amp;eacute;ch&amp;eacute;ance finale, l&amp;rsquo;&amp;eacute;tat d&amp;rsquo;avancement de sa mise en &amp;oelig;uvre ainsi que l&amp;rsquo;&amp;eacute;valuation de son impact macro&amp;eacute;conomique suscitent un int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t accru.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;img class="marge" src="/Articles/4bd2adf2-71d6-496b-a69d-bfd73e206959/images/f6ad20d1-21e9-434f-907d-ecf7a17de88d" alt="Montants allou&amp;eacute;s au PNRR italien" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Afin de r&amp;eacute;pondre aux exigences de la FRR de r&amp;eacute;aliser l&amp;rsquo;ensemble des objectifs du PNRR d&amp;rsquo;ici fin ao&amp;ucirc;t 2026, l&amp;rsquo;Italie a propos&amp;eacute; en septembre&amp;nbsp;2025 une 6&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;r&amp;eacute;vision de son PNRR.&lt;/strong&gt; Approuv&amp;eacute;e en novembre&amp;nbsp;2025, cette r&amp;eacute;vision s&amp;rsquo;articule autour de quatre axes. Elle vise d&amp;rsquo;abord &amp;agrave; clarifier les objectifs afin d&amp;rsquo;en faciliter le suivi. Les moyens sont ensuite r&amp;eacute;orient&amp;eacute;s vers les mesures les plus porteuses. Un recentrage est par ailleurs op&amp;eacute;r&amp;eacute; en r&amp;eacute;duisant ou en supprimant les dispositifs les plus contraints ou faiblement sollicit&amp;eacute;s. Enfin, de nouveaux instruments financiers sont mis en place afin d&amp;rsquo;assurer la continuit&amp;eacute; des projets au-del&amp;agrave; de l&amp;rsquo;&amp;eacute;ch&amp;eacute;ance officielle du PNRR.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ces ajustements ont &amp;eacute;t&amp;eacute; suivis d&amp;rsquo;un signal favorable au niveau europ&amp;eacute;en.&lt;/strong&gt; La Commission a valid&amp;eacute; fin avril 2026 le versement de la 9&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et avant-derni&amp;egrave;re tranche du PNRR italien, d&amp;rsquo;un montant de 12,8&amp;nbsp;Md&amp;euro;. Ce d&amp;eacute;caissement, conditionn&amp;eacute; &amp;agrave; la r&amp;eacute;alisation de 50&amp;nbsp;objectifs (16&amp;nbsp;jalons et 34&amp;nbsp;cibles), porte &amp;agrave; 166&amp;nbsp;Md&amp;euro; le total des fonds per&amp;ccedil;us par l&amp;rsquo;Italie au titre de la FRR, soit pr&amp;egrave;s de 85&amp;nbsp;% de l&amp;rsquo;enveloppe du programme. Avec ce 9&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;d&amp;eacute;caissement, l&amp;rsquo;Italie a r&amp;eacute;alis&amp;eacute; 73&amp;nbsp;% des objectives du PNRR.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;Agrave; court-terme, le PNRR aurait un effet positif et significatif sur l&amp;rsquo;activit&amp;eacute;, d&amp;rsquo;apr&amp;egrave;s le minist&amp;egrave;re italien de l&amp;rsquo;&amp;Eacute;conomie et des Finances (MEF).&lt;/strong&gt; &lt;a name="_Hlk229501218"&gt;&lt;/a&gt;Selon les estimations du MEF d&amp;rsquo;avril&amp;nbsp;2026, le niveau du PIB serait rehauss&amp;eacute; de +1,3&amp;nbsp;% en 2025 par rapport &amp;agrave; un sc&amp;eacute;nario contrefactuel, sous l&amp;rsquo;effet des investissements d&amp;eacute;j&amp;agrave; r&amp;eacute;alis&amp;eacute;s dans le cadre du PNRR&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;. En 2026, les investissements pr&amp;eacute;vus porteraient cet &amp;eacute;cart &amp;agrave; +2,0&amp;nbsp;%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&amp;rsquo;impact du PNRR sur l&amp;rsquo;investissement d&amp;eacute;pendra d&amp;eacute;sormais du relais assur&amp;eacute; par le soutien pr&amp;eacute;vu dans le cadre du plan budg&amp;eacute;taire et structurel &amp;agrave; moyen terme (PSMT).&lt;/strong&gt; Dans le secteur de la construction, le dispositif du Superbonus, dont une partie du financement a &amp;eacute;t&amp;eacute; int&amp;eacute;gr&amp;eacute; au PNRR italien en 2021, a soutenu l&amp;rsquo;investissement en construction r&amp;eacute;sidentielle en sortie de crise sanitaire. &amp;Agrave; la suite de sa r&amp;eacute;duction progressive, puis de sa suppression, les travaux publics financ&amp;eacute;s dans le cadre du PNRR ont soutenu l&amp;rsquo;investissement dans la construction non r&amp;eacute;sidentielle en 2024 et au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;semestre 2025, att&amp;eacute;nuant la contraction de la construction r&amp;eacute;sidentielle. La contribution de l&amp;rsquo;investissement non r&amp;eacute;sidentiel &amp;agrave; la croissance de l&amp;rsquo;investissement total en construction a atteint un pic en 2024 (&lt;em&gt;cf&lt;/em&gt;.&amp;nbsp;Graphique&amp;nbsp;2). Des premiers signes d&amp;rsquo;essoufflement apparaissent toutefois. Au 4&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre&amp;nbsp;2025, l&amp;rsquo;investissement total en construction a progress&amp;eacute; de +6,9&amp;nbsp;% en glissement annuel (g.a.), apr&amp;egrave;s +5,9&amp;nbsp;% au 3&lt;sup&gt;e&amp;nbsp;&lt;/sup&gt;trimestre. Cette &amp;eacute;volution refl&amp;egrave;te une contribution &amp;agrave; nouveau positive de la composante r&amp;eacute;sidentielle (+8,3&amp;nbsp;pts, apr&amp;egrave;s +3,6&amp;nbsp;pts), tandis que la composante non r&amp;eacute;sidentielle contribue n&amp;eacute;gativement (&amp;minus;1,4&amp;nbsp;pt, apr&amp;egrave;s +2,3&amp;nbsp;pts). Dans ce contexte, les dispositifs pr&amp;eacute;vus dans le cadre du PSMT, destin&amp;eacute;s &amp;agrave; assurer la continuit&amp;eacute; des projets au-del&amp;agrave; de l&amp;rsquo;&amp;eacute;ch&amp;eacute;ance du PNRR pourraient prendre le relai et soutenir l&amp;rsquo;activit&amp;eacute;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;img class="marge" src="/Articles/4bd2adf2-71d6-496b-a69d-bfd73e206959/images/cb06e38f-83b3-4f47-9569-2adab967652e" alt="Contribution &amp;agrave; la croissance de l'investissement en construction" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup&gt;1 &lt;/sup&gt;REACT-EU est &amp;eacute;galement un programme du plan de relance europ&amp;eacute;en NGEU et soutient plus sp&amp;eacute;cifiquement les r&amp;eacute;gions pour att&amp;eacute;nuer les effets de la pand&amp;eacute;mie de Covid-19 en renfor&amp;ccedil;ant l&amp;rsquo;emploi, les PME et les services essentiels, tout en assurant la transition entre urgence et reprise de moyen terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup&gt;2 &lt;/sup&gt;Ces estimations &amp;agrave; court-terme ne portent que sur l&amp;rsquo;impact des investissements. Les effets des r&amp;eacute;formes sont davantage observables &amp;agrave; moyen et long terme.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/4bd2adf2-71d6-496b-a69d-bfd73e206959/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>3131e1a9-b77b-42ec-a4f9-9bf6a1fdf6c4</id><title type="text">Flash Conjoncture Pays avancés - Le retrait des EAU de l’OPEP+ accentue le recul de l’influence de l’organisation</title><summary type="text">Les Émirats arabes unis ont annoncé leur retrait de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) à partir du 1er mai. Cette décision accélère le déclin de l’influence relative de l’OPEP déjà engagé depuis plusieurs années, comme en témoigne la baisse de sa part dans la production mondiale de pétrole.</summary><updated>2026-05-07T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/05/07/flash-conjoncture-pays-avances-le-retrait-des-eau-de-l-opep-accentue-le-recul-de-l-influence-de-l-organisation" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le 25&amp;nbsp;avril 2026, les &amp;Eacute;mirats arabes unis (EAU) ont annonc&amp;eacute; leur retrait de l&amp;rsquo;Organisation des pays exportateurs de p&amp;eacute;trole (OPEP), qui regroupe d&amp;eacute;sormais 11&amp;nbsp;pays, et plus largement de l&amp;rsquo;alliance OPEP+.&lt;/strong&gt; Ce retrait marque un tournant dans l&amp;rsquo;histoire de l&amp;rsquo;organisation, fond&amp;eacute;e en 1960 dans le but de renforcer le contr&amp;ocirc;le des pays producteurs de p&amp;eacute;trole sur leurs ressources face &amp;agrave; la domination des &amp;laquo;&amp;nbsp;majors&amp;nbsp;&amp;raquo; occidentales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Selon l&amp;rsquo;Agence internationale de l&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie, les EAU repr&amp;eacute;sentaient en 2025 le 4&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;producteur de l&amp;rsquo;OPEP avec une production atteignant 3,5&amp;nbsp;millions de barils de p&amp;eacute;trole par jour (Mb/j)&lt;/strong&gt;, soit 3,3&amp;nbsp;% de l&amp;rsquo;offre mondiale de p&amp;eacute;trole et une part significative (8,2&amp;nbsp;%) de la production totale de l&amp;rsquo;OPEP+. Cette d&amp;eacute;cision intervient dans un contexte tendu sur les march&amp;eacute;s p&amp;eacute;troliers en lien avec le blocage persistant du d&amp;eacute;troit d&amp;rsquo;Ormuz et alors que le pays avait d&amp;eacute;j&amp;agrave; exprim&amp;eacute; &amp;agrave; plusieurs reprises son m&amp;eacute;contentement vis-&amp;agrave;-vis des quotas de production appliqu&amp;eacute;s par l&amp;rsquo;OPEP+. Le pays conna&amp;icirc;t en effet un d&amp;eacute;calage important entre ses quotas de production (3,4&amp;nbsp;Mb/j) et ses capacit&amp;eacute;s r&amp;eacute;elles de production, &amp;eacute;valu&amp;eacute;es &amp;agrave; 4,3&amp;nbsp;Mb/j (&lt;em&gt;cf&lt;/em&gt;. Graphique 1).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;img class="marge" src="/Articles/3131e1a9-b77b-42ec-a4f9-9bf6a1fdf6c4/images/fba06e9e-802f-4bea-a982-db990eddebbc" alt="Production effective, quotas th&amp;eacute;oriques et capacit&amp;eacute;s r&amp;eacute;elles de production au T4 2025" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les march&amp;eacute;s ont peu r&amp;eacute;agi &amp;agrave; cette annonce, restant davantage attentifs &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution de la situation dans le d&amp;eacute;troit d&amp;rsquo;Ormuz et aux dommages inflig&amp;eacute;s par les frappes iraniennes sur un certain nombre d&amp;rsquo;infrastructures p&amp;eacute;troli&amp;egrave;res.&lt;/strong&gt; Apr&amp;egrave;s l&amp;rsquo;annonce, les cours ont poursuivi leur tendance haussi&amp;egrave;re (&amp;agrave; 111,2&amp;nbsp;$ au soir du 28&amp;nbsp;avril). Si l&amp;rsquo;impact imm&amp;eacute;diat de cette d&amp;eacute;cision sur les march&amp;eacute;s p&amp;eacute;troliers devrait rester limit&amp;eacute;, elle pourrait n&amp;eacute;anmoins contribuer, &amp;agrave; moyen terme, &amp;agrave; un accroissement de l&amp;rsquo;offre post-crise. Les cours pourraient dans ce sc&amp;eacute;nario &amp;ecirc;tre orient&amp;eacute;s &amp;agrave; la baisse, m&amp;ecirc;me si cet impact est aujourd&amp;rsquo;hui difficile &amp;agrave; quantifier et d&amp;eacute;pendra des investissements effectivement r&amp;eacute;alis&amp;eacute;s par les EAU pour stimuler leur production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La d&amp;eacute;cision &amp;eacute;mirienne acc&amp;eacute;l&amp;egrave;re le d&amp;eacute;clin de l&amp;rsquo;influence de l&amp;rsquo;OPEP d&amp;eacute;j&amp;agrave; engag&amp;eacute; depuis plusieurs ann&amp;eacute;es, comme en t&amp;eacute;moigne la baisse de sa part dans la production mondiale de p&amp;eacute;trole&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;: en 2024, la part de l&amp;rsquo;OPEP dans la production mondiale ne s&amp;rsquo;&amp;eacute;levait plus qu&amp;rsquo;&amp;agrave; 34&amp;nbsp;% (&lt;em&gt;cf&lt;/em&gt;. Graphique 2), contre 54&amp;nbsp;% &amp;agrave; son apog&amp;eacute;e en 1973 et 38&amp;nbsp;% lors de sa cr&amp;eacute;ation, l&amp;rsquo;OPEP &amp;eacute;tant alors limit&amp;eacute;e &amp;agrave; cinq pays. La perte de parts de march&amp;eacute;, notamment au profit de producteurs tels que les &amp;Eacute;tats-Unis ou le Br&amp;eacute;sil, et les d&amp;eacute;passements de quotas de certains membres ont progressivement affaibli l&amp;rsquo;organisation et entam&amp;eacute; sa cr&amp;eacute;dibilit&amp;eacute;. D&amp;egrave;s lors, l&amp;rsquo;op&amp;eacute;rationnalit&amp;eacute; de l&amp;rsquo;OPEP+ est de plus en plus remise en question, soulevant par extension des interrogations croissantes quant &amp;agrave; sa p&amp;eacute;rennit&amp;eacute;.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;img class="marge" src="/Articles/3131e1a9-b77b-42ec-a4f9-9bf6a1fdf6c4/images/7d128845-fd04-4a68-b5bc-1b867ad81962" alt="Evolution des parts de march&amp;eacute; de l'OPEP et OPEP+ dans la production mondiale" /&gt;&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/3131e1a9-b77b-42ec-a4f9-9bf6a1fdf6c4/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>464d30a3-e570-49e2-b49c-354ba0f73a17</id><title type="text">Flash conjoncture France - L’inflation poursuit sa hausse en avril</title><summary type="text">La forte hausse des prix des hydrocarbures suite au déclenchement du conflit au Moyen-Orient s’est répercutée sur l’inflation dès le mois de mars : L'IPC est passé de +0,9 % sur un an en février à +1,7 % en mars et +2,2 % en avril.</summary><updated>2026-05-07T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/05/07/flash-conjoncture-france-l-inflation-poursuit-sa-hausse-en-avril" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La forte hausse des prix des hydrocarbures suite au d&amp;eacute;clanchement du conflit au Moyen-Orient s&amp;rsquo;est r&amp;eacute;percut&amp;eacute;e sur l&amp;rsquo;inflation d&amp;egrave;s le mois de mars.&lt;/strong&gt; D&amp;rsquo;apr&amp;egrave;s le &lt;a href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/8974213#:~:text=L%27inflation%20sous%2Djacente%20sur%20un%20an%20s%27%C3%A9tablit,0%2C7%20%25%20en%20f%C3%A9vrier."&gt;chiffre d&amp;eacute;finitif&lt;/a&gt; de l&amp;rsquo;Insee, l&amp;rsquo;inflation a atteint +1,7&amp;nbsp;% sur un an, apr&amp;egrave;s +0,9&amp;nbsp;% en f&amp;eacute;vrier. Cette forte hausse s&amp;rsquo;explique essentiellement par le net rebond des prix de l&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie sur un an, tir&amp;eacute; par celui des prix des produits p&amp;eacute;troliers (+17,1&amp;nbsp;% sur un mois) dans le sillage de l&amp;rsquo;envol&amp;eacute;e des cours du Brent, tandis qu&amp;rsquo;ils se repliaient un an plus t&amp;ocirc;t. En comparaison, la hausse des prix des produits p&amp;eacute;troliers &amp;eacute;tait de +16,9&amp;nbsp;% sur un mois en mars 2022. Dans une moindre mesure, les prix des services de transports a&amp;eacute;riens ont &amp;eacute;galement contribu&amp;eacute; &amp;agrave; la hausse de l&amp;rsquo;inflation&amp;nbsp;: ils ont augment&amp;eacute; de +2,2&amp;nbsp;% sur un mois &amp;ndash; entrain&amp;eacute;s par l&amp;rsquo;envol&amp;eacute;e des prix du k&amp;eacute;ros&amp;egrave;ne, plus sensibles aux tensions au Moyen-Orient &amp;ndash; tandis qu&amp;rsquo;ils baissaient de &amp;minus;6,4&amp;nbsp;% un an plus t&amp;ocirc;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En avril, l&amp;rsquo;inflation a poursuivi sa hausse, pour atteindre +2,2&amp;nbsp;% sur un an.&lt;/strong&gt; Cette hausse s&amp;rsquo;explique en particulier par l&amp;rsquo;acc&amp;eacute;l&amp;eacute;ration des prix de l&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie, tir&amp;eacute;e par la nouvelle hausse sur un mois des prix des produits p&amp;eacute;troliers, tandis qu&amp;rsquo;ils se repliaient un an plus t&amp;ocirc;t. Inversement, les prix de l&amp;rsquo;alimentation ont ralenti, en raison d&amp;rsquo;un effet de base n&amp;eacute;gatif&amp;nbsp;: ils avaient fortement augment&amp;eacute; sur un mois en avril 2025 dans un contexte de flamb&amp;eacute;e des denr&amp;eacute;es tropicales.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img class="marge" src="/Articles/464d30a3-e570-49e2-b49c-354ba0f73a17/images/32a85035-80de-465f-9a31-f4ffa3fe82d0" alt="Indice des prix &amp;agrave; la consommation et contributions" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Depuis deux mois, la hausse rapide de l&amp;rsquo;inflation est quasiment exclusivement due au net rebond des prix des produits p&amp;eacute;troliers, majoritairement compos&amp;eacute;s des carburants.&lt;/strong&gt; Le prix du gazole TTC est ainsi pass&amp;eacute; de 1,67&amp;nbsp;&amp;euro;/L en moyenne en f&amp;eacute;vrier &amp;agrave; 2,07&amp;nbsp;&amp;euro;/L en mars et 2,24&amp;nbsp;&amp;euro;/L en avril. Celui de l&amp;rsquo;essence (SP-95) est pass&amp;eacute; de 1,69&amp;nbsp;&amp;euro;/L en f&amp;eacute;vrier &amp;agrave; 1,89&amp;nbsp;&amp;euro;/L en mars et 1,98&amp;nbsp;&amp;euro;/L en avril. Ces hausses s&amp;rsquo;expliquent en premier lieu par celle des cours du Brent, pass&amp;eacute;s de 69,4&amp;nbsp;$ (soit 58,7&amp;nbsp;&amp;euro;) en moyenne en f&amp;eacute;vrier &amp;agrave; 98,9&amp;nbsp;$ (85,6&amp;nbsp;&amp;euro;) en mars et 102,3&amp;nbsp;$ (87,4&amp;nbsp;&amp;euro;) en avril. Le prix physique de livraison du Brent, qui correspond au prix des cargaisons achet&amp;eacute;es et vendues au jour le jour en mer du Nord et donc qui refl&amp;egrave;te davantage le prix effectivement pay&amp;eacute; par les importateurs, a atteint 101,5&amp;nbsp;&amp;euro;/baril en moyenne en avril.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/464d30a3-e570-49e2-b49c-354ba0f73a17/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>84ff3375-8226-4ec4-8006-0b53308a8e22</id><title type="text">Flash Conjoncture Pays avancés - Comparaison des PMI entre la France et l’Allemagne : des retraitements nécessaires</title><summary type="text">Le PMI composite constitue un indicateur conjoncturel pertinent pour anticiper la croissance trimestrielle en zone euro, mais il n’est pas directement comparable entre pays. Des retraitements, ainsi qu’une analyse croisée avec d’autres indicateurs, sont nécessaires pour évaluer les écarts d’activité entre économies.</summary><updated>2026-04-30T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/04/30/flash-conjoncture-pays-avances-comparaison-des-pmi-entre-la-france-et-l-allemagne-des-retraitements-necessaires" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&amp;rsquo;indice composite des directeurs d&amp;rsquo;achat de S&amp;amp;P Global (&lt;em&gt;Purchasing Managers&amp;rsquo; Index&lt;/em&gt; &amp;ndash; PMI) est un indicateur conjoncturel performant pour pr&amp;eacute;voir la croissance trimestrielle de l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; en zone euro.&lt;/strong&gt; Il couvre &amp;agrave; la fois l&amp;rsquo;industrie et les services, &amp;agrave; partir d&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;tes mensuelles men&amp;eacute;es aupr&amp;egrave;s d&amp;rsquo;entreprises, qui indiquent qualitativement si leur activit&amp;eacute; s&amp;rsquo;est am&amp;eacute;lior&amp;eacute;e, d&amp;eacute;grad&amp;eacute;e ou est rest&amp;eacute;e stable par rapport au mois pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dent. En l&amp;rsquo;absence d&amp;rsquo;informations sur l&amp;rsquo;intensit&amp;eacute; de ces variations, S&amp;amp;P interpr&amp;egrave;te un PMI sup&amp;eacute;rieur &amp;agrave; 50 comme un signal d&amp;rsquo;expansion de l&amp;rsquo;activit&amp;eacute;, et inversement. L&amp;rsquo;indice PMI composite est ainsi couramment utilis&amp;eacute; dans les approches dites &amp;laquo;&amp;nbsp;directes&amp;nbsp;&amp;raquo; de pr&amp;eacute;visions en temps r&amp;eacute;el (&lt;em&gt;nowcasting&lt;/em&gt;)&lt;a title="" href="#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En d&amp;eacute;pit de leur pouvoir pr&amp;eacute;dictif, les PMI composites ne sont toutefois pas directement comparables entre pays, et le niveau donn&amp;eacute; d&amp;rsquo;un PMI peut correspondre &amp;agrave; des taux de croissance de l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; diff&amp;eacute;rents.&lt;/strong&gt; Depuis 2023, le PMI composite allemand est r&amp;eacute;guli&amp;egrave;rement sup&amp;eacute;rieur &amp;agrave; celui de la France alors m&amp;ecirc;me que la conjoncture est nettement moins favorable outre-Rhin (&lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt; graphique 1). Plus largement, depuis 2021, la croissance trimestrielle fran&amp;ccedil;aise a &amp;eacute;t&amp;eacute; dans la majorit&amp;eacute; des cas sup&amp;eacute;rieure &amp;agrave; celle allemande, alors que le PMI fran&amp;ccedil;ais moyen a &amp;eacute;t&amp;eacute; majoritairement inf&amp;eacute;rieur au PMI allemand. Cette divergence sugg&amp;egrave;re l&amp;rsquo;existence d&amp;rsquo;effets sp&amp;eacute;cifiques &amp;agrave; chaque pays (&amp;laquo;&amp;nbsp;effets fixes&amp;nbsp;&amp;raquo;), qui peuvent d&amp;eacute;couler de diff&amp;eacute;rences dans&amp;nbsp;: (i) les comportements de r&amp;eacute;ponse aux enqu&amp;ecirc;tes, qui peuvent traduire un biais national optimiste ou pessimiste&amp;nbsp;; (ii) la composition des &amp;eacute;chantillons d&amp;rsquo;entreprises, dont le poids dans l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; &amp;eacute;conomique n&amp;rsquo;est pas n&amp;eacute;cessairement aussi repr&amp;eacute;sentatif&amp;nbsp;; (iii) des diff&amp;eacute;rences de structure sectorielle, le poids relatif de l&amp;rsquo;industrie manufacturi&amp;egrave;re et des services variant d&amp;rsquo;un pays &amp;agrave; l&amp;rsquo;autre (l&amp;rsquo;industrie manufacturi&amp;egrave;re compte pour 10,7&amp;nbsp;% de la valeur ajout&amp;eacute;e totale en France, contre 19,9&amp;nbsp;% en Allemagne d&amp;rsquo;apr&amp;egrave;s Eurostat pour 2024).&lt;/p&gt;
&lt;div id="ftn1"&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;img class="marge" src="/Articles/84ff3375-8226-4ec4-8006-0b53308a8e22/images/8603078b-3e80-4df1-b900-30c09cec57c1" alt="PMI composites et croissances trimestrielles du PIB" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La standardisation des s&amp;eacute;ries de PMI composites permet de comparer les pays en &amp;eacute;cart &amp;agrave; leurs moyennes historiques et de neutraliser ainsi les effets fixes propres &amp;agrave; chaque pays.&lt;/strong&gt; Concr&amp;egrave;tement, elle consiste &amp;agrave; exprimer chaque observation en &amp;eacute;cart &amp;agrave; sa moyenne de long terme, rapport&amp;eacute;e &amp;agrave; sa volatilit&amp;eacute; (&amp;eacute;cart-type). Un niveau donn&amp;eacute; de PMI traduit ainsi une position relative &amp;agrave; la moyenne propre &amp;agrave; chaque &amp;eacute;conomie, plut&amp;ocirc;t qu&amp;rsquo;un niveau absolu difficilement comparable entre pays. Un tel retraitement met notamment en &amp;eacute;vidence une conjoncture d&amp;eacute;favorable en France comme en Allemagne en comparaison &amp;agrave; leur propre moyenne historique, les PMI standardis&amp;eacute;s se situant r&amp;eacute;guli&amp;egrave;rement en-de&amp;ccedil;&amp;agrave; de ces moyennes (&lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt; graphique 2)&amp;nbsp;: en 2024 et 2025 la croissance trimestrielle moyenne s&amp;rsquo;est &amp;eacute;lev&amp;eacute;e &amp;agrave; +0,2&amp;nbsp;% en France et +0,0&amp;nbsp;% en Allemagne, contre +0,4&amp;nbsp;% et +0,2&amp;nbsp;% entre 2015 et 2023.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&amp;ecirc;me une fois rendu comparable entre pays et dans le temps, le PMI composite demeure un indicateur incomplet de l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; &amp;eacute;conomique, en particulier pour l&amp;rsquo;Allemagne.&lt;/strong&gt; L&amp;rsquo;exclusion du secteur de la construction du champ du PMI composite a pu contribuer &amp;agrave; un d&amp;eacute;calage dans la lecture de la conjoncture, alors m&amp;ecirc;me que ce secteur a jou&amp;eacute; un r&amp;ocirc;le d&amp;eacute;terminant dans la r&amp;eacute;cession r&amp;eacute;cente&amp;nbsp;: depuis 2019, sa valeur ajout&amp;eacute;e a recul&amp;eacute; d&amp;rsquo;environ &amp;minus;20&amp;nbsp;%, tandis que la valeur ajout&amp;eacute;e totale est rest&amp;eacute;e en l&amp;eacute;g&amp;egrave;re progression (+1,0&amp;nbsp;%). Plus largement, la structure productive allemande &amp;mdash; caract&amp;eacute;ris&amp;eacute;e par un poids &amp;eacute;lev&amp;eacute; de l&amp;rsquo;industrie et par des cycles sectoriels h&amp;eacute;t&amp;eacute;rog&amp;egrave;nes &amp;mdash; est susceptible de brouiller le signal conjoncturel transmis par le PMI composite. Dans ce contexte, la prise en compte d&amp;rsquo;indicateurs compl&amp;eacute;mentaires appara&amp;icirc;t pertinente, en particulier l&amp;rsquo;indice IFO&lt;a title="" href="#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[2]&lt;/a&gt;, dont la couverture sectorielle est plus large, incluant notamment la construction. La lecture de la conjoncture allemande depuis 2019 appara&amp;icirc;t ainsi plus coh&amp;eacute;rente &amp;agrave; travers cet indicateur, avec des &amp;eacute;carts significatifs &amp;agrave; sa moyenne historique en 2023 et 2024, signalant une contraction de l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; plus marqu&amp;eacute;e que ne le sugg&amp;egrave;re le PMI (&lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt; graphique 2).&lt;/p&gt;
&lt;div id="ftn1"&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img class="marge" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="/Articles/84ff3375-8226-4ec4-8006-0b53308a8e22/images/916ff2b8-6631-4226-9269-41cd4056c107" alt="PMI standardis&amp;eacute;s et indicateurs conjoncturels allemands" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; La Banque centrale europ&amp;eacute;enne montre, qu&amp;rsquo;&amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;chelle de la zone euro, le PMI composite agr&amp;eacute;g&amp;eacute; constitue un bon pr&amp;eacute;dicteur de la croissance du PIB. Banque centrale europ&amp;eacute;enne (2024), Economic Bulletin, Box &amp;ldquo;PMI and GDP relationship&amp;rdquo;, n&amp;deg;1.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[2]&lt;/a&gt; L&amp;rsquo;indice IFO du climat des affaires est un indicateur mensuel publi&amp;eacute; par l&amp;rsquo;institut IFO. Il synth&amp;eacute;tise les r&amp;eacute;sultats d&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;tes men&amp;eacute;es aupr&amp;egrave;s de 9&amp;nbsp;000 entreprises allemandes des secteurs de l&amp;rsquo;industrie de la construction, du commerce et des services, sur leur situation actuelle et leurs anticipations &amp;agrave; six mois.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/84ff3375-8226-4ec4-8006-0b53308a8e22/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>fd2a7d52-07e9-4e1c-9f78-59cc81477c1f</id><title type="text">Flash conjoncture France - La croissance marque le pas au 1er trimestre</title><summary type="text">Le PIB de la France a marqué le pas au 1er trimestre (0,0 %), après avoir crû de +0,2 % au 4e trimestre 2025 (non révisé), d’après la première estimation par l’Insee des comptes trimestriels. L'acquis de croissance pour 2026 (i.e. la croissance qui serait obtenue si le PIB demeurait, au cours des prochains trimestres 2026, au niveau atteint au 1er trimestre) s’établit à +0,5 %.</summary><updated>2026-04-30T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/04/30/flash-conjoncture-france-la-croissance-marque-le-pas-au-1er-trimestre" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le PIB de la France a marqu&amp;eacute; le pas au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre (0,0&amp;nbsp;%)&lt;/strong&gt;, apr&amp;egrave;s avoir cr&amp;ucirc; de +0,2&amp;nbsp;% au 4&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre 2025 (non r&amp;eacute;vis&amp;eacute;), d&amp;rsquo;apr&amp;egrave;s la &lt;a href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/8986227"&gt;premi&amp;egrave;re estimation&lt;/a&gt; par l&amp;rsquo;Insee des comptes trimestriels. L'acquis de croissance pour 2026 (&lt;em&gt;i.e. &lt;/em&gt;la croissance qui serait obtenue si le PIB demeurait, au cours des prochains trimestres 2026, au niveau atteint au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre) s&amp;rsquo;&amp;eacute;tablit &amp;agrave; +0,5&amp;nbsp;%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img class="marge" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="/Articles/fd2a7d52-07e9-4e1c-9f78-59cc81477c1f/images/881f5796-c624-43dd-a0c1-570a2494a996" alt="Evolution trimestrielle du PIB et ses contributions" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La contribution de la demande int&amp;eacute;rieure hors stocks marque le pas au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre&lt;/strong&gt; (contribution de +0,0&amp;nbsp;pt &amp;agrave; la croissance, apr&amp;egrave;s +0,4&amp;nbsp;pt au 4&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La consommation des m&amp;eacute;nages se contracte l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement (&amp;minus;0,1&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s +0,4&amp;nbsp;%)&lt;/strong&gt;, p&amp;eacute;nalis&amp;eacute;e par le recul de la consommation en produits alimentaires et surtout en &amp;eacute;nergie. Les d&amp;eacute;penses des m&amp;eacute;nages en produits fabriqu&amp;eacute;s restent stables, tandis que celles en services sont en l&amp;eacute;g&amp;egrave;re hausse.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul type="disc"&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L&amp;rsquo;investissement total fl&amp;eacute;chit (&amp;minus;0,4&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s +0,3&amp;nbsp;%).&lt;/strong&gt; Cette baisse s&amp;rsquo;observe particuli&amp;egrave;rement aupr&amp;egrave;s des m&amp;eacute;nages et des administrations publiques, apr&amp;egrave;s un investissement dynamique au 4&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre. L&amp;rsquo;investissement des entreprises se contracte l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement apr&amp;egrave;s un 4&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre stable.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La contribution du commerce ext&amp;eacute;rieur chute au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre&lt;/strong&gt; (contribution de &amp;minus;0,7&amp;nbsp;pt, apr&amp;egrave;s +0,6&amp;nbsp;pt au 4&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre). Cela s&amp;rsquo;explique par un fort recul des exportations (&amp;minus;3,8&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s +0,8&amp;nbsp;%), en lien avec des exportations de mat&amp;eacute;riels de transport qui chutent. Les importations continuent de reculer (&amp;minus;1,7&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s &amp;minus;0,8&amp;nbsp;%), avec des reculs marqu&amp;eacute;s pour l&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie, les mat&amp;eacute;riels de transport et les autres produits manufactur&amp;eacute;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En miroir de la contribution du commerce ext&amp;eacute;rieur, les variations de stocks contribuent fortement&lt;/strong&gt; &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution du PIB au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre (+0,8&amp;nbsp;pt, apr&amp;egrave;s &amp;minus;0,7&amp;nbsp;pt), en particulier dans l&amp;rsquo;a&amp;eacute;ronautique, apr&amp;egrave;s un fort d&amp;eacute;stockage les deux trimestres pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C&amp;ocirc;t&amp;eacute; offre, la production totale progresse mod&amp;eacute;r&amp;eacute;ment au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre&lt;/strong&gt; (+0,1&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s +0,2 %). La production de services marchands ralentit l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement (+0,2&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s +0,3&amp;nbsp;%), tir&amp;eacute;e &amp;agrave; la baisse par les services de transport (&amp;minus;0,6&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s &amp;minus;0,2&amp;nbsp;%). La production dans l&amp;rsquo;industrie manufacturi&amp;egrave;re rebondit (+0,7&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s &amp;minus;0,3&amp;nbsp;%). &amp;Agrave; l&amp;rsquo;inverse, la production d&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie, eau et d&amp;eacute;chets recule fortement (&amp;minus;1,8&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s +0,7&amp;nbsp;%), en raison d&amp;rsquo;un hiver marqu&amp;eacute; par des temp&amp;eacute;ratures plus cl&amp;eacute;mentes qu&amp;rsquo;attendu. La production chute dans la construction (&amp;minus;1,3&amp;nbsp;% apr&amp;egrave;s +0,3&amp;nbsp;%), tant en b&amp;acirc;timent qu&amp;rsquo;en travaux publics.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/fd2a7d52-07e9-4e1c-9f78-59cc81477c1f/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>35c9530d-031f-47a6-ba20-e673115eeada</id><title type="text">Flash conjoncture France - Quelle évolution du climat des affaires et du commerce de détail au printemps ?</title><summary type="text">En avril, l’indicateur synthétique du climat des affaires de l’Insee se dégrade (−3 pt, à 94, cf. graphique 1). En mars, le volume des ventes du commerce de détail rebondit, portée par le fort rebond dans les ventes de voitures et véhicules automobiles légers et des produits manufacturés. Ainsi, au 1er trimestre 2026, les ventes dans le commerce de détail progressent de +0,5 %, après une hausse de +0,4 % au 4e trimestre 2025.</summary><updated>2026-04-27T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/04/27/flash-conjoncture-france-quelle-evolution-du-climat-des-affaires-et-du-commerce-de-detail-au-printemps" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En avril, l&amp;rsquo;indicateur synth&amp;eacute;tique du climat des affaires de l&amp;rsquo;Insee se d&amp;eacute;grade (&amp;minus;3&amp;nbsp;pt, &amp;agrave; 94, &lt;em&gt;cf&lt;/em&gt;. graphique 1)&lt;/strong&gt;. Le climat des affaires rebondit l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement dans l&amp;rsquo;industrie (+1&amp;nbsp;pt &amp;agrave; 100, apr&amp;egrave;s &amp;minus;3&amp;nbsp;pt en mars). Il est de nouveau stable dans le b&amp;acirc;timent (&amp;agrave; 96). Il recule dans les services (&amp;minus;2&amp;nbsp;pt &amp;agrave; 94, apr&amp;egrave;s avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; stable en mars) et diminue nettement dans le commerce de d&amp;eacute;tail (&amp;minus;6&amp;nbsp;pt &amp;agrave; 94, apr&amp;egrave;s +2&amp;nbsp;pt en mars).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;em&gt;&lt;u&gt;Graphique 1&amp;nbsp;: Climat des affaires sectoriels - Insee&lt;/u&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img class="marge" src="/Articles/35c9530d-031f-47a6-ba20-e673115eeada/images/0b004774-8cf4-4f69-b941-84d631809c7f" alt="Climat des affaires sectoriels - Insee" /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: left;"&gt;&lt;strong&gt;En mars, le volume des ventes du commerce de d&amp;eacute;tail rebondit&lt;/strong&gt; (+0,4&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s &amp;ndash;0,5&amp;nbsp;% en donn&amp;eacute;es CVS-CJO), d&amp;rsquo;apr&amp;egrave;s les &lt;a href="https://www.banque-france.fr/fr/statistiques/commerce-de-detail/commerce-de-detail-2026-03"&gt;chiffres de la Banque de France&lt;/a&gt;. L'&amp;eacute;volution des ventes du commerce de d&amp;eacute;tail ne refl&amp;egrave;te qu&amp;rsquo;imparfaitement celle de la consommation totale des m&amp;eacute;nages, qui comprend d'autres postes tels que la sant&amp;eacute;, l'&amp;eacute;ducation et les loyers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette hausse dans le commerce de d&amp;eacute;tail est port&amp;eacute;e par le fort rebond dans les ventes de voitures et v&amp;eacute;hicules automobiles l&amp;eacute;gers (+1,5&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s &amp;ndash;1,4&amp;nbsp;%)&lt;/strong&gt; et des produits manufactur&amp;eacute;s (+0,7&amp;nbsp;% apr&amp;egrave;s &amp;ndash;1,6&amp;nbsp;%). Les ventes de produits alimentaires restent stables (apr&amp;egrave;s +1,0&amp;nbsp;% en f&amp;eacute;vrier).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ainsi, au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre 2026, les ventes dans le commerce de d&amp;eacute;tail progressent de +0,5&amp;nbsp;%&lt;/strong&gt;, apr&amp;egrave;s une hausse de +0,4&amp;nbsp;% au 4&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre 2025 (&lt;em&gt;cf&lt;/em&gt;. graphique 2). Cette hausse est port&amp;eacute;e par les produits alimentaires (+1,8&amp;nbsp;% apr&amp;egrave;s &amp;ndash;0,2&amp;nbsp;%), tandis que les voitures restent stables et que les produits industriels baissent (&amp;ndash;0,5&amp;nbsp;% apr&amp;egrave;s +0,9&amp;nbsp;%). Les ventes dans le commerce de d&amp;eacute;tail restent toutefois toujours inf&amp;eacute;rieures &amp;agrave; leur niveau de 2019 (&amp;ndash;3,3&amp;nbsp;% par rapport au 4&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre 2019).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;em&gt;&lt;u&gt;Graphique 2&amp;nbsp;: Ventes de commerce de d&amp;eacute;tail (base 100 = moyenne 2019)&lt;/u&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img class="marge" src="/Articles/35c9530d-031f-47a6-ba20-e673115eeada/images/17405942-7ad2-4d56-84c8-2c5acdb29b6a" alt="Ventes de commerce de d&amp;eacute;tail (base 100 = moyenne 2019)" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette hausse au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; trimestre ne s&amp;rsquo;observe pas dans tous les modes de distribution (&lt;em&gt;cf&lt;/em&gt;. graphique 3).&lt;/strong&gt; Les hypermarch&amp;eacute;s, qui en constituent la moiti&amp;eacute;, rebondissent nettement (+2,2&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s &amp;ndash;0,6&amp;nbsp;% au 4&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; trimestre 2025) et les supermarch&amp;eacute;s acc&amp;eacute;l&amp;egrave;rent (+1,4 %, apr&amp;egrave;s +0,5 %). Les petits commerces progressent l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement (+0,3 % apr&amp;egrave;s &amp;ndash;0,1 %).&amp;nbsp;Les ventes &amp;agrave; distances ont un acquis de croissance de +1,5 % apr&amp;egrave;s 0,8 % &amp;agrave; f&amp;eacute;vrier&lt;a title="" href="#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;&lt;sup&gt;[1]&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. &amp;Agrave; l'inverse, les grands magasins se replient (&amp;ndash;4,3 %, apr&amp;egrave;s +1,9 %).&lt;/p&gt;
&lt;div id="ftn1"&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;em&gt;&lt;u&gt;Graphique 3&amp;nbsp;: Ventes de commerce de d&amp;eacute;tail par circuit de distribution (base 100 = moyenne 2019)&lt;/u&gt;&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&lt;img class="marge" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="/Articles/35c9530d-031f-47a6-ba20-e673115eeada/images/a3cf1f92-d676-4c15-8a60-ebc2268ae4cc" alt="Ventes de commerce de d&amp;eacute;tail par circuit de distribution (base 100 = moyenne 2019)" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="" href="#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;[1]&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt; Les donn&amp;eacute;es d&amp;eacute;taill&amp;eacute;es relatives aux ventes &amp;agrave; distance en mars n&amp;rsquo;ont pas encore &amp;eacute;t&amp;eacute; publi&amp;eacute;es.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/35c9530d-031f-47a6-ba20-e673115eeada/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>c1dca3de-ba0a-4028-b889-7d2987ff6c62</id><title type="text">Flash Conjoncture Pays avancés - L’économie britannique est relativement plus exposée au choc énergétique</title><summary type="text">L’économie britannique est relativement plus exposée au conflit au Moyen-Orient et au choc énergétique associé, en raison du poids élevé du gaz dans son mix énergétique et dans le chauffage des ménages. Ce choc assombrit les perspectives alors même que l'économie montrait des signes d'amélioration.</summary><updated>2026-04-24T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/04/24/flash-conjoncture-pays-avances-l-economie-britannique-est-relativement-plus-exposee-au-choc-energetique" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avant le d&amp;eacute;clenchement du conflit au Moyen-Orient, l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie britannique montrait des signes d&amp;rsquo;am&amp;eacute;lioration.&lt;/strong&gt; L&amp;rsquo;inflation &amp;ndash; quoiqu&amp;rsquo;encore &amp;eacute;lev&amp;eacute;e &amp;minus; refluait graduellement, &amp;agrave; +3,0&amp;nbsp;% en f&amp;eacute;vrier, apr&amp;egrave;s un pic &amp;agrave; 3,9&amp;nbsp;% en juillet 2025, &amp;agrave; la faveur d&amp;rsquo;un reflux de l&amp;rsquo;inflation des services et d&amp;rsquo;une baisse des prix de l&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie. Parall&amp;egrave;lement, le PIB mensuel a surpris par son dynamisme en f&amp;eacute;vrier (+0,5&amp;nbsp;% contre des anticipations de march&amp;eacute; de +0,1&amp;nbsp;%, &lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt;&amp;nbsp;Graphique 1), port&amp;eacute; par les services (commerce, information et communication, transport et stockage) et une reprise du secteur industriel apr&amp;egrave;s des perturbations li&amp;eacute;es &amp;agrave; une cyber-attaque dans le secteur automobile fin ao&amp;ucirc;t 2025. L&amp;rsquo;indice PMI composite a aussi atteint en f&amp;eacute;vrier son niveau le plus &amp;eacute;lev&amp;eacute; depuis septembre 2024 (&amp;agrave; 53,7). L&amp;rsquo;activit&amp;eacute; devrait ainsi acc&amp;eacute;l&amp;eacute;rer au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre 2026 apr&amp;egrave;s trois trimestres de croissance modeste (+0,2&amp;nbsp;% au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre 2025 et +0,1&amp;nbsp;% aux 3&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et 4&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestres).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;img class="marge" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="/Articles/c1dca3de-ba0a-4028-b889-7d2987ff6c62/images/99601bd4-8068-4ef7-823b-eba0207f2201" alt="Croissance mensuelle du PIB" width="798" height="520" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie britannique est relativement plus expos&amp;eacute;e au conflit au Moyen-Orient et au choc &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique associ&amp;eacute;.&lt;/strong&gt; Parmi les pays du G7, le Royaume-Uni est celui dont les perspectives de croissance pour 2026 ont &amp;eacute;t&amp;eacute; le plus fortement abaiss&amp;eacute;es dans les derni&amp;egrave;res pr&amp;eacute;visions de l&amp;rsquo;OCDE et du FMI (&amp;minus;0,5&amp;nbsp;pt chacun, &amp;agrave; respectivement +0,7&amp;nbsp;% et +0,8&amp;nbsp;%). Selon le FMI, l&amp;rsquo;ampleur de cette r&amp;eacute;vision s&amp;rsquo;explique par le poids &amp;eacute;lev&amp;eacute; du gaz dans le mix &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique britannique et dans le chauffage des m&amp;eacute;nages et une croissance en-de&amp;ccedil;&amp;agrave; des attentes au 2&lt;sup&gt;nd&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;semestre 2025. Les indicateurs conjoncturels les plus r&amp;eacute;cents sont contrast&amp;eacute;s. Les co&amp;ucirc;ts de production du secteur manufacturier et des services ont connu leur plus forte hausse mensuelle depuis 30&amp;nbsp;ans en avril, selon S&amp;amp;P. L&amp;rsquo;indice PMI composite a cependant augment&amp;eacute; en avril et reste au-dessus du seuil expansionniste (&amp;agrave; 52,0 apr&amp;egrave;s 50,3 en mars), ce qui pourrait s&amp;rsquo;expliquer par une augmentation temporaire des achats des entreprises par anticipation d&amp;rsquo;une hausse des prix et d&amp;rsquo;&amp;eacute;ventuels probl&amp;egrave;mes d&amp;rsquo;approvisionnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La hausse des prix mondiaux de l&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie devrait &amp;eacute;galement alimenter l&amp;rsquo;inflation britannique, d&amp;eacute;sormais attendue &amp;agrave; +3,2&amp;nbsp;% en 2026 selon le FMI&lt;/strong&gt; (contre +2,5&amp;nbsp;% dans ses pr&amp;eacute;visions d&amp;rsquo;octobre). Cette hausse serait toutefois graduelle, dans la mesure o&amp;ugrave; (i) les prix administr&amp;eacute;s de l&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie ont &amp;eacute;t&amp;eacute; fix&amp;eacute;s pour le 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;semestre 2026 avant le d&amp;eacute;clenchement du conflit et (ii) des mesures annonc&amp;eacute;es lors du budget d&amp;rsquo;automne 2025, entr&amp;eacute;es en vigueur le 1er avril, devraient contenir l&amp;rsquo;inflation (prise en charge d&amp;rsquo;une partie des factures d&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie des m&amp;eacute;nages, extension du gel de la taxe sur les carburants jusqu&amp;rsquo;en septembre 2026, gel des prix des billets de train). L&amp;rsquo;inflation en mars (+3,3&amp;nbsp;%) a rebondi comme anticip&amp;eacute;, mais l&amp;rsquo;impact de la crise &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique sur l&amp;rsquo;inflation ne devrait pleinement se mat&amp;eacute;rialiser qu&amp;rsquo;&amp;agrave; partir de la r&amp;eacute;vision des prix administr&amp;eacute;s de l&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie en juillet. Dans ce contexte, les march&amp;eacute;s ont r&amp;eacute;vis&amp;eacute; leurs anticipations de politique mon&amp;eacute;taire, int&amp;eacute;grant d&amp;eacute;sormais pr&amp;egrave;s de deux hausses de taux directeur de la Banque d&amp;rsquo;Angleterre (BoE) sur l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e, l&amp;agrave; o&amp;ugrave; deux baisses &amp;eacute;taient anticip&amp;eacute;es auparavant. Le gouverneur de la BoE, Andrew Bailey, a n&amp;eacute;anmoins appel&amp;eacute; &amp;agrave; la prudence compte tenu des incertitudes encourant la trajectoire de l&amp;rsquo;inflation et sa transmission &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img class="marge" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="/Articles/c1dca3de-ba0a-4028-b889-7d2987ff6c62/images/2712f6ec-4295-4e73-a4a1-68b9be6a9351" alt="Evolution du rendement du gilt &amp;agrave; 10 ans et 30 ans" width="838" height="546" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Parall&amp;egrave;lement, le conflit au Moyen-Orient a raviv&amp;eacute; les tensions sur les taux souverains, portant le rendement du gilt&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;&amp;agrave; 10&amp;nbsp;ans &amp;agrave; son plus haut niveau depuis 2008&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt; Graphique 2). Cette hausse rench&amp;eacute;rit le co&amp;ucirc;t de financement de l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat et r&amp;eacute;duit significativement les marges de man&amp;oelig;uvre budg&amp;eacute;taires, dans un contexte o&amp;ugrave; le service de la dette atteindrait environ 110&amp;nbsp;Md&amp;pound; sur l&amp;rsquo;exercice budg&amp;eacute;taire 2026-27 selon les derni&amp;egrave;res estimations de l&amp;rsquo;OBR n&amp;rsquo;int&amp;eacute;grant pas le conflit au Moyen-Orient, pour une marge budg&amp;eacute;taire estim&amp;eacute;e &amp;agrave; 24&amp;nbsp;Md&amp;pound; &amp;agrave; horizon 2029-30. Dans ce cadre contraint, la chanceli&amp;egrave;re de l&amp;rsquo;&amp;Eacute;chiquier, Rachel Reeves, a indiqu&amp;eacute; que le gouvernement consid&amp;egrave;rerait seulement des mesures cibl&amp;eacute;es en faveur des m&amp;eacute;nages les plus vuln&amp;eacute;rables, si des mesures devaient &amp;ecirc;tre mises en place. L&amp;rsquo;&amp;eacute;ch&amp;eacute;ance de septembre 2026, &amp;agrave; laquelle le gouvernement a pr&amp;eacute;vu de relever la taxe sur les carburants, constituera un test cl&amp;eacute; de la r&amp;eacute;ponse budg&amp;eacute;taire face au choc inflationniste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/c1dca3de-ba0a-4028-b889-7d2987ff6c62/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>aeed9dad-f287-400f-9b6b-2e26b6f0a3c9</id><title type="text">Flash conjoncture France - Consommation de gaz dans l’industrie manufacturière au 1er trimestre 2026</title><summary type="text">La consommation de gaz des secteurs énergo-intensifs de l’industrie manufacturière, corrigée des variations saisonnières et des effets de jours ouvrables (cvs-cjo), présente un profil heurté au 1er trimestre 2026, avec une hausse en janvier (+4,2 % par rapport au mois précédent), suivie d’un net recul en février (−7,4 %) puis d’une légère progression en mars (+2,8 %). Sur l’ensemble du trimestre, la consommation est stable (−0,0 %, après +1,4 % au 4e trimestre 2025).</summary><updated>2026-04-17T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/04/17/flash-conjoncture-france-consommation-de-gaz-dans-l-industrie-manufacturiere-au-1er-trimestre-2026" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;La consommation de gaz des secteurs &amp;eacute;nergo-intensifs de l&amp;rsquo;industrie manufacturi&amp;egrave;re, corrig&amp;eacute;e des variations saisonni&amp;egrave;res et des effets de jours ouvrables (cvs-cjo)&lt;a title="" href="#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt;, pr&amp;eacute;sente un profil heurt&amp;eacute; au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre 2026 (&lt;em&gt;cf&lt;/em&gt;. graphique 1)&lt;/strong&gt;, avec une hausse en janvier (+4,2&amp;nbsp;% par rapport au mois pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dent), suivie d&amp;rsquo;un net recul en f&amp;eacute;vrier (&amp;minus;7,4&amp;nbsp;%) puis d&amp;rsquo;une l&amp;eacute;g&amp;egrave;re progression en mars (+2,8&amp;nbsp;%). Sur l&amp;rsquo;ensemble du trimestre, la consommation est stable (&amp;minus;0,0&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s +1,4 % au 4&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre 2025). Le conflit r&amp;eacute;cent au Moyen-Orient ne semble pas, &amp;agrave; ce stade, avoir pes&amp;eacute; sur la consommation de gaz des industriels, dont les &amp;eacute;volutions s&amp;rsquo;expliquent plut&amp;ocirc;t par des ajustements rapides d&amp;rsquo;intrants, li&amp;eacute;s notamment aux conditions de fonctionnement des installations, aux arr&amp;ecirc;ts techniques et aux conditions climatiques particuli&amp;egrave;res, avec un mois de f&amp;eacute;vrier tr&amp;egrave;s doux ayant pes&amp;eacute; sur les besoins en gaz pour le chauffage des locaux industriels.&lt;/p&gt;
&lt;div id="ftn1"&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img class="marge" src="/Articles/aeed9dad-f287-400f-9b6b-2e26b6f0a3c9/images/c1fa0358-b521-4add-9a8e-c95b10fd2d9a" alt="Consommation de gaz des industries intensives en &amp;eacute;nergie depuis 2025" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Dans les secteurs industriels relativement plus intensifs en gaz (chimie, m&amp;eacute;tallurgie, raffinage-p&amp;eacute;trochimie), ces mouvements se retrouvent avec des amplitudes marqu&amp;eacute;es. Apr&amp;egrave;s un mois de janvier plut&amp;ocirc;t dynamique (chimie&amp;nbsp;: +1,8&amp;nbsp;%&amp;nbsp;; m&amp;eacute;tallurgie&amp;nbsp;: +24,0&amp;nbsp;%&amp;nbsp;; raffinage-p&amp;eacute;trochimie&amp;nbsp;: &amp;minus;2,4&amp;nbsp;%), la consommation recule nettement en f&amp;eacute;vrier (chimie&amp;nbsp;: &amp;minus;4,6&amp;nbsp;%&amp;nbsp;; m&amp;eacute;tallurgie&amp;nbsp;: &amp;minus;12,5&amp;nbsp;%&amp;nbsp;; raffinage-p&amp;eacute;trochimie&amp;nbsp;: &amp;minus;1,2&amp;nbsp;%), avant de rebondir en mars (chimie&amp;nbsp;: +2,6&amp;nbsp;%&amp;nbsp;; m&amp;eacute;tallurgie&amp;nbsp;: +7,7&amp;nbsp;%&amp;nbsp;; raffinage-p&amp;eacute;trochimie&amp;nbsp;: +1,6&amp;nbsp;%). Ces &amp;eacute;volutions tiennent au fonctionnement des installations dans ces secteurs intensifs en &amp;eacute;nergie, qui doivent &amp;ecirc;tre maintenues en temp&amp;eacute;rature et peuvent conduire &amp;agrave; ajuster rapidement la consommation de gaz.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Dans les secteurs industriels relativement moins intensifs en gaz, les dynamiques apparaissent moins homog&amp;egrave;nes. Dans les mat&amp;eacute;riaux (non-m&amp;eacute;talliques et porcelaines), le papier-carton et l&amp;rsquo;agroalimentaire, l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution de la consommation est contrast&amp;eacute;e en janvier (respectivement +15,6&amp;nbsp;%, +8,7&amp;nbsp;% et &amp;minus;2,2&amp;nbsp;%), chute en f&amp;eacute;vrier (&amp;minus;4,1&amp;nbsp;%, &amp;minus;6,5&amp;nbsp;% et &amp;minus;15,4&amp;nbsp;%) puis rebondit en mars (+3,6&amp;nbsp;%, +0,4&amp;nbsp;% et +1,0&amp;nbsp;%). Dans l&amp;rsquo;automobile, la consommation fluctue fortement (+16,2&amp;nbsp;%, &amp;minus;18,2&amp;nbsp;%, puis &amp;minus;0,7&amp;nbsp;%). Ces variations refl&amp;egrave;tent notamment des effets de composition, des ajustements d&amp;rsquo;intrants et des contraintes propres aux processus productifs, dans des secteurs o&amp;ugrave; le gaz occupe une place plus limit&amp;eacute;e.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L&amp;rsquo;indice de production industrielle (IPI) manufacturier (cvs-cjo) confirme une dynamique peu soutenue en d&amp;eacute;but d&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e, avec une hausse limit&amp;eacute;e en janvier (+0,2&amp;nbsp;%) suivie d&amp;rsquo;une stabilit&amp;eacute; en f&amp;eacute;vrier (+0,0&amp;nbsp;%), portant l&amp;rsquo;acquis de croissance du trimestre &amp;agrave; &amp;minus;0,2&amp;nbsp;% &amp;agrave; fin f&amp;eacute;vrier. Les &amp;eacute;volutions restent contrast&amp;eacute;es selon les secteurs (&lt;em&gt;cf&lt;/em&gt;. graphique 2)&amp;nbsp;: la production progresse dans la chimie (+2,9&amp;nbsp;% en janvier puis +0,5&amp;nbsp;% en f&amp;eacute;vrier), est stable dans la m&amp;eacute;tallurgie (&amp;minus;0,3&amp;nbsp;% puis +0,0&amp;nbsp;%) et rebondit partiellement dans le raffinage apr&amp;egrave;s un recul en janvier (&amp;minus;3,1&amp;nbsp;% puis +1,8&amp;nbsp;%). &amp;Agrave; l&amp;rsquo;inverse, elle se d&amp;eacute;grade dans les branches des mat&amp;eacute;riaux (&amp;minus;5,5&amp;nbsp;% dans le ciment, chaux et pl&amp;acirc;tre en f&amp;eacute;vrier apr&amp;egrave;s &amp;minus;0,1&amp;nbsp;% en janvier et &amp;minus;2,0&amp;nbsp;% dans le caoutchouc-plastique en f&amp;eacute;vrier apr&amp;egrave;s +0,1&amp;nbsp;% en janvier) ainsi que dans l&amp;rsquo;automobile (&amp;minus;1,6&amp;nbsp;% apr&amp;egrave;s &amp;minus;5,9&amp;nbsp;%). La baisse de la consommation de gaz en f&amp;eacute;vrier ne s&amp;rsquo;accompagne pas d&amp;rsquo;un recul g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralis&amp;eacute; de la production &amp;agrave; court terme. Ce d&amp;eacute;calage sugg&amp;egrave;re que les fluctuations de consommation de gaz tiennent &amp;agrave; la fois aux conditions climatiques et &amp;agrave; des ajustements op&amp;eacute;rationnels propres aux processus industriels, tandis que les volumes produits &amp;eacute;voluent plus graduellement&lt;a title="" href="#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[2]&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div id="ftn1"&gt;
&lt;p&gt;&lt;img class="marge" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="/Articles/aeed9dad-f287-400f-9b6b-2e26b6f0a3c9/images/272c54be-6c3f-4a68-b21f-a10a4206c9e9" alt="IPI des secteurs intensifs en gaz en &amp;eacute;cart &amp;agrave; la moyenne de 2019" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La fin du trimestre est aussi marqu&amp;eacute;e par un contexte g&amp;eacute;opolitique d&amp;eacute;grad&amp;eacute;. Selon l&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;te mensuelle de conjoncture de la Banque de France &amp;agrave; d&amp;eacute;but avril, le conflit au Moyen-Orient accro&amp;icirc;t l&amp;rsquo;incertitude et g&amp;eacute;n&amp;egrave;re des tensions sur les prix de l&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie, les co&amp;ucirc;ts de transport et les conditions d&amp;rsquo;approvisionnement. Les entreprises signalent en particulier des difficult&amp;eacute;s sur certains intrants d&amp;eacute;riv&amp;eacute;s du p&amp;eacute;trole, notamment dans la chimie et les secteurs industriels les plus expos&amp;eacute;s. Malgr&amp;eacute; ces tensions, l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; industrielle r&amp;eacute;siste &amp;agrave; ce stade selon les enqu&amp;ecirc;tes dans l&amp;rsquo;industrie dont les climats restent proches de leur moyenne de long terme (le PMI se stabilise autour de 50 en mars&amp;nbsp;; le climat des affaires de l&amp;rsquo;Insee recule de 3&amp;nbsp;points &amp;agrave; 99&amp;nbsp;; l&amp;rsquo;indicateur de la Banque de France progresse d&amp;rsquo;un point &amp;agrave; 99). Dans ce contexte, les ajustements de consommation de gaz peuvent &amp;ecirc;tre rapides, notamment dans les secteurs intensifs, sans que cela ne se traduise imm&amp;eacute;diatement dans les niveaux d&amp;rsquo;activit&amp;eacute;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;a style="background-color: #ffffff;" title="" href="#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt;&amp;nbsp;Source&amp;nbsp;: NaTran/ODR&amp;Eacute;, donn&amp;eacute;es brutes de consommation mensuelle de gaz naturel des clients industriels. Correction cvs-cjo DG Tr&amp;eacute;sor.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;a style="background-color: #ffffff;" title="" href="#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[2]&lt;/a&gt;&amp;nbsp;L&amp;rsquo;IPI mesure l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution en volume de la production industrielle &amp;agrave; partir d&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;tes mensuelles aupr&amp;egrave;s des entreprises. Il s&amp;rsquo;appuie sur des indicateurs de production (quantit&amp;eacute;s produites ou donn&amp;eacute;es d&amp;rsquo;activit&amp;eacute; d&amp;eacute;flat&amp;eacute;es) et non sur les consommations interm&amp;eacute;diaires comme l&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie. Il est construit comme un indice agr&amp;eacute;g&amp;eacute; de s&amp;eacute;ries repr&amp;eacute;sentatives des branches industrielles, pond&amp;eacute;r&amp;eacute;es en fonction de leur valeur ajout&amp;eacute;e.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/aeed9dad-f287-400f-9b6b-2e26b6f0a3c9/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>b331bc40-6862-409e-9637-2cfa127e124d</id><title type="text">Flash Conjoncture Pays avancés - Italie : la diminution du risque de pauvreté ou d’exclusion sociale en 2025 est-elle durable ?</title><summary type="text">En Italie, la part de la population exposée au risque de pauvreté ou d’exclusion sociale diminue en 2025, sous l’effet du recul des ménages à très faible intensité de travail. Cette amélioration demeure toutefois fragile et pourrait être remise en cause par le regain des tensions sur les prix de l’énergie, en particulier du gaz.</summary><updated>2026-04-17T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/04/17/flash-conjoncture-pays-avances-italie-la-diminution-du-risque-de-pauvrete-ou-d-exclusion-sociale-en-2025-est-elle-durable" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En Italie, la part de la population expos&amp;eacute;e au risque de pauvret&amp;eacute; ou d&amp;rsquo;exclusion sociale&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt; a diminu&amp;eacute; en 2025&lt;/strong&gt; (&amp;agrave; 22,6&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s 23,1&amp;nbsp;% en 2024), atteignant ainsi son niveau le plus bas depuis la crise sanitaire. Cette am&amp;eacute;lioration au niveau national masque toutefois des disparit&amp;eacute;s territoriales marqu&amp;eacute;es. Dans le Mezzogiorno (Sud et &amp;icirc;les m&amp;eacute;diterran&amp;eacute;ennes), le taux de pauvret&amp;eacute; ou d&amp;rsquo;exclusion sociale demeure nettement sup&amp;eacute;rieur &amp;agrave; la moyenne nationale, &amp;agrave; pr&amp;egrave;s de 40&amp;nbsp;% de la population, alors que seulement environ 11&amp;nbsp;% de la population est concern&amp;eacute;e dans le Nord-Est (&lt;em&gt;cf&lt;/em&gt;.&amp;nbsp;Graphique&amp;nbsp;1).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;img class="marge" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="/Articles/b331bc40-6862-409e-9637-2cfa127e124d/images/df5b35d7-36f0-42cf-b77f-7cfa836beb0c" alt="Part de la population &amp;agrave; risque de pauvret&amp;eacute; ou d'exclusion sociale-Europe 2030" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: left;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: left;" align="center"&gt;&lt;strong&gt;Cette am&amp;eacute;lioration refl&amp;egrave;te principalement le recul de la part des personnes vivant dans des m&amp;eacute;nages &amp;agrave; tr&amp;egrave;s faible intensit&amp;eacute; de travail,&lt;/strong&gt; qui s&amp;rsquo;&amp;eacute;tablit &amp;agrave; 8,2&amp;nbsp;% (apr&amp;egrave;s 9,2&amp;nbsp;% en 2024), en lien avec le dynamisme du march&amp;eacute; du travail observ&amp;eacute; ces derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es. Selon l&amp;rsquo;OCDE, la cr&amp;eacute;ation soutenue d&amp;rsquo;emplois permanents &amp;agrave; temps plein a port&amp;eacute; le taux d&amp;rsquo;activit&amp;eacute; des 15-74&amp;nbsp;ans &amp;agrave; un niveau historiquement &amp;eacute;lev&amp;eacute;. Il atteint 58,2&amp;nbsp;% en 2025, son plus haut niveau depuis 1964. Dans le m&amp;ecirc;me temps, le taux de risque de pauvret&amp;eacute; demeure globalement stable (18,6&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s 18,9&amp;nbsp;%), tandis que la part de la population en situation de privation mat&amp;eacute;rielle et sociale s&amp;eacute;v&amp;egrave;re progresse (5,2&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s 4,6&amp;nbsp;%).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des signes de fragilit&amp;eacute; des m&amp;eacute;nages apparaissent n&amp;eacute;anmoins en 2025 et pourraient s&amp;rsquo;accentuer en 2026 avec le choc &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique mondial provoqu&amp;eacute; par le conflit au Moyen-Orient.&lt;/strong&gt; D&amp;rsquo;une part, la progression de la privation mat&amp;eacute;rielle et sociale s&amp;eacute;v&amp;egrave;re en 2025 s&amp;rsquo;accompagne d&amp;rsquo;une d&amp;eacute;gradation des indicateurs de pauvret&amp;eacute; &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique. Selon le &lt;em&gt;Energy Poverty Advisory Hub&lt;/em&gt; (EPAH) de la Commission europ&amp;eacute;enne, la part de la population italienne d&amp;eacute;clarant des arri&amp;eacute;r&amp;eacute;s de paiement des factures de chauffage, d&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute;, de gaz et d&amp;rsquo;eau du logement principal au cours des douze derniers mois progresse de 4,5&amp;nbsp;% en 2024 &amp;agrave; 5,9&amp;nbsp;% en 2025, son niveau le plus haut depuis la crise sanitaire (&lt;em&gt;cf&lt;/em&gt;.&amp;nbsp;Graphique&amp;nbsp;2). D&amp;rsquo;autre part, apr&amp;egrave;s trois mois de hausses cons&amp;eacute;cutives, l&amp;rsquo;indice de confiance des m&amp;eacute;nages se replie en mars&amp;nbsp;2026 &amp;agrave; 92,6 (apr&amp;egrave;s 97,4 en f&amp;eacute;vrier), avec une baisse g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralis&amp;eacute;e de toutes ses composantes tant sur la situation actuelle que sur les perspectives futures, dans le contexte du conflit au Moyen-Orient.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;img class="marge" src="/Articles/b331bc40-6862-409e-9637-2cfa127e124d/images/bde7b11f-e9ae-4167-9edd-d6e0afbe8ff9" alt="M&amp;eacute;nages d&amp;eacute;clarant des arri&amp;eacute;r&amp;eacute;s de paiement sur les factures d'&amp;eacute;nergie et d'eau" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les cons&amp;eacute;quences du choc &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique sur les m&amp;eacute;nages italiens d&amp;eacute;pendront de l&amp;rsquo;ampleur et de la persistance des tensions sur les prix de l&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie, en particulier du gaz.&lt;/strong&gt; L&amp;rsquo;Italie est fortement expos&amp;eacute;e aux prix du gaz, en raison d&amp;rsquo;une d&amp;eacute;pendance quasi int&amp;eacute;grale aux importations (95&amp;nbsp;% de l&amp;rsquo;offre totale) et du r&amp;ocirc;le central du gaz naturel dans le mix &amp;eacute;lectrique (44&amp;nbsp;% de la production, mais avec un r&amp;ocirc;le central dans la formation des prix de l&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute;, du fait de la tarification marginale) ainsi que dans les usages r&amp;eacute;sidentiels. Par ailleurs, les m&amp;eacute;nages sont expos&amp;eacute;s aux variations de prix, en lien avec la part importante des contrats &amp;agrave; prix variables, qui atteint 45&amp;nbsp;% pour l&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; et 71&amp;nbsp;% le gaz en 2024.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La poursuite du conflit au Moyen-Orient pourrait enrayer la dynamique positive de r&amp;eacute;duction de l&amp;rsquo;exposition des m&amp;eacute;nages italiens au risque de pauvret&amp;eacute; ou d&amp;rsquo;exclusion sociale.&lt;/strong&gt; Selon les estimations de &lt;em&gt;Confcommercio&lt;/em&gt;&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;, dans son sc&amp;eacute;nario de base, les tensions &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tiques li&amp;eacute;es au conflit au Moyen-Orient se traduiraient, en 2026 et 2027, par un surco&amp;ucirc;t combin&amp;eacute; de 434&amp;nbsp;&amp;euro; par m&amp;eacute;nage (environ 11&amp;nbsp;% de la facture annuelle moyenne)&lt;sup&gt;3&lt;/sup&gt;. La persistance des tensions &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tiques devrait directement impacter deux des treize crit&amp;egrave;res de la privation mat&amp;eacute;rielle et sociale s&amp;eacute;v&amp;egrave;re, &amp;agrave; savoir l&amp;rsquo;incapacit&amp;eacute; &amp;agrave; faire face &amp;agrave; des d&amp;eacute;penses impr&amp;eacute;vues et celle &amp;agrave; &amp;eacute;viter des arri&amp;eacute;r&amp;eacute;s de paiement, ce qui contribuerait &amp;agrave; la d&amp;eacute;t&amp;eacute;rioration des conditions de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt; Il s&amp;rsquo;agit des personnes se trouvant dans au moins l&amp;rsquo;une des trois situations suivantes&amp;nbsp;: (1) exposition au risque de pauvret&amp;eacute;, (2) privation mat&amp;eacute;rielle et sociale s&amp;eacute;v&amp;egrave;re, ou (3) appartenance &amp;agrave; un m&amp;eacute;nage &amp;agrave; tr&amp;egrave;s faible intensit&amp;eacute; de travail. Le &lt;strong&gt;risque de pauvret&amp;eacute;&lt;/strong&gt; concerne les personnes vivant dans des m&amp;eacute;nages dont le revenu disponible net (hors imputations et avantages en nature), mesur&amp;eacute; sur l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dant l&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;te est inf&amp;eacute;rieur &amp;agrave; 60&amp;nbsp;% du revenu m&amp;eacute;dian. La &lt;strong&gt;privation mat&amp;eacute;rielle et sociale s&amp;eacute;v&amp;egrave;re&lt;/strong&gt; correspond &amp;agrave; la situation des personnes subissant au moins sept des treize crit&amp;egrave;res d&amp;eacute;finis par le cadre europ&amp;eacute;en &amp;agrave; l&amp;rsquo;horizon 2030. La &lt;strong&gt;tr&amp;egrave;s&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;faible intensit&amp;eacute; de travail&lt;/strong&gt; caract&amp;eacute;rise enfin les m&amp;eacute;nages dans lesquels les personnes &amp;acirc;g&amp;eacute;es de 18 &amp;agrave; 64&amp;nbsp;ans ont mobilis&amp;eacute; moins de 20&amp;nbsp;% de leur potentiel de travail au cours de l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dente.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt; La Conf&amp;eacute;d&amp;eacute;ration g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale italienne des entreprises, des activit&amp;eacute;s professionnelles et de l&amp;rsquo;auto-emploi.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;sup&gt;3&lt;/sup&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt; L&amp;rsquo;hypoth&amp;egrave;se structurante repose sur un maintien du prix du p&amp;eacute;trole autour de 100&amp;nbsp;$ le baril jusqu&amp;rsquo;au 31&amp;nbsp;mai 2026. Dans le sc&amp;eacute;nario le plus d&amp;eacute;favorable, caract&amp;eacute;ris&amp;eacute; par un maintien de ce niveau de prix jusqu&amp;rsquo;en f&amp;eacute;vrier 2027, le surco&amp;ucirc;t est estim&amp;eacute; &amp;agrave; presque 1&amp;nbsp;000&amp;nbsp;&amp;euro; &amp;agrave; l&amp;rsquo;horizon 2027. &amp;Agrave; titre de contexte, selon le minist&amp;egrave;re italien de l&amp;rsquo;Environnement et de la S&amp;eacute;curit&amp;eacute; &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique (MASE), en 2023, les d&amp;eacute;penses &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tiques d&amp;rsquo;un m&amp;eacute;nage type ont atteint 4&amp;nbsp;008&amp;nbsp;&amp;euro;. Elles ont &amp;eacute;t&amp;eacute; constitu&amp;eacute;es pour 46&amp;nbsp;% de d&amp;eacute;penses de carburants, pour 33&amp;nbsp;% de d&amp;eacute;penses de gaz et pour 22&amp;nbsp;% de d&amp;eacute;penses d&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/b331bc40-6862-409e-9637-2cfa127e124d/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>2cf3a665-744e-44fd-9158-2c5bc14038b8</id><title type="text">Flash Conjoncture Pays avancés - Les facteurs de la résilience de l’économie américaine en 2025</title><summary type="text">La résilience de la croissance américaine en 2025 (+2,1 %, après +2,8 % en 2024) s'explique par l'impact plus limité qu’anticipé de la politique commerciale, la dépréciation du dollar, le boom du secteur technologique en lien avec l’intelligence artificielle, le maintien des gains de productivité à un niveau élevé, l’assouplissement monétaire de la Fed et l’adoption de la loi budgétaire One Big Beautiful Bill Act en juillet 2025.</summary><updated>2026-04-13T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/04/13/flash-conjoncture-pays-avances-les-facteurs-de-la-resilience-de-l-economie-americaine-en-2025" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie am&amp;eacute;ricaine s&amp;rsquo;est montr&amp;eacute;e plus r&amp;eacute;siliente qu&amp;rsquo;anticip&amp;eacute; (+2,1&amp;nbsp;%, apr&amp;egrave;s +2,8&amp;nbsp;% en 2024, &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt; Graphique 1&lt;strong&gt;), en d&amp;eacute;pit de la hausse prononc&amp;eacute;e des droits de douane, du regain d&amp;rsquo;incertitude li&amp;eacute; &amp;agrave; la politique am&amp;eacute;ricaine et du fort ralentissement de la demande publique.&lt;/strong&gt; Le dynamisme de la consommation priv&amp;eacute;e, qui repr&amp;eacute;sente 68&amp;nbsp;% du PIB am&amp;eacute;ricain en 2024, a particuli&amp;egrave;rement surpris (contribution de +1,8&amp;nbsp;pt &amp;agrave; la croissance). En outre, en d&amp;eacute;pit d&amp;rsquo;une forte hausse des importations au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;trimestre 2025 en anticipation de la hausse des droits de douane, la contribution du commerce ext&amp;eacute;rieur &amp;agrave; la croissance a &amp;eacute;t&amp;eacute; moins n&amp;eacute;gative que pr&amp;eacute;vu (&amp;minus;0,2&amp;nbsp;pt). Enfin, la robustesse de l&amp;rsquo;investissement des entreprises (+0,6 pt de contribution &amp;agrave; la croissance) a &amp;eacute;galement surpris.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;img class="marge" src="/Articles/2cf3a665-744e-44fd-9158-2c5bc14038b8/images/70835872-611a-4d2d-9f57-dcf099ebe1e3" alt="D&amp;eacute;composition de la croissance du PIB des &amp;Eacute;tats-Unis par composante " /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette r&amp;eacute;silience s&amp;rsquo;explique tout d&amp;rsquo;abord par un impact plus limit&amp;eacute; qu&amp;rsquo;anticip&amp;eacute; de la politique commerciale am&amp;eacute;ricaine&lt;/strong&gt;, en raison notamment d&amp;rsquo;exemptions &amp;eacute;largies et des accords bilat&amp;eacute;raux sign&amp;eacute;s, qui ont conduit &amp;agrave; une baisse du taux effectif moyen. Par ailleurs, certaines strat&amp;eacute;gies des entreprises am&amp;eacute;ricaines (stockage pr&amp;eacute;ventif, effort de marge, diversification de leurs fournisseurs, recours accru aux exemptions et aux taux r&amp;eacute;duits permis par les accords commerciaux pr&amp;eacute;f&amp;eacute;rentiels) ont permis de limiter l&amp;rsquo;impact des mesures tarifaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En outre, la forte d&amp;eacute;pr&amp;eacute;ciation du dollar en 2025 li&amp;eacute;e &amp;agrave; l&amp;rsquo;incertitude sur la politique am&amp;eacute;ricaine a soutenu les exportations et p&amp;eacute;nalis&amp;eacute; les importations.&lt;/strong&gt; Cette d&amp;eacute;pr&amp;eacute;ciation inattendue, &amp;agrave; rebours des pr&amp;eacute;visions de la th&amp;eacute;orie &amp;eacute;conomique, a permis de soutenir les exportations am&amp;eacute;ricaines. En outre, la stabilit&amp;eacute; de l&amp;rsquo;indice des prix &amp;agrave; l&amp;rsquo;importation aux &amp;Eacute;tats-Unis, qui inclut l&amp;rsquo;effet change mais n&amp;rsquo;inclut pas les droits de douane, indique que les exportateurs &amp;eacute;trangers n&amp;rsquo;ont absorb&amp;eacute; qu&amp;rsquo;une partie du double choc de comp&amp;eacute;titivit&amp;eacute;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans un mod&amp;egrave;le de &amp;laquo;&amp;nbsp;croissance en K&amp;nbsp;&amp;raquo; de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie am&amp;eacute;ricaine, le boom du secteur technologique en lien avec l&amp;rsquo;intelligence artificielle (IA) a soutenu la demande int&amp;eacute;rieure.&lt;/strong&gt; Selon les services du FMI&lt;sup&gt;[1]&lt;/sup&gt;, le dynamisme des investissements technologiques, dont ceux tir&amp;eacute;s par l&amp;rsquo;IA en 2025 (&lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt; Graphique 2), ont contribu&amp;eacute; &amp;agrave; hauteur de +0,5&amp;nbsp;pt &amp;agrave; la croissance. Par ailleurs, la consommation priv&amp;eacute;e, qui d&amp;eacute;pend de plus en plus des m&amp;eacute;nages les plus ais&amp;eacute;s depuis la reprise post-Covid, a &amp;eacute;t&amp;eacute; soutenue par un effet de richesse b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficiant aux d&amp;eacute;tenteurs d&amp;rsquo;actifs financiers, alors que les valorisations boursi&amp;egrave;res des entreprises de la Tech se sont envol&amp;eacute;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;img class="marge" src="/Articles/2cf3a665-744e-44fd-9158-2c5bc14038b8/images/224c3349-41bb-42e2-8e3a-961d5d946a49" alt="Investissements des entreprises li&amp;eacute;s aux nouvelles technologies aux &amp;Eacute;tats-Unis " /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le maintien des gains de productivit&amp;eacute; &amp;agrave; un niveau sup&amp;eacute;rieur &amp;agrave; leur tendance pr&amp;eacute;-Covid aux &amp;Eacute;tats-Unis soutient &amp;eacute;galement l&amp;rsquo;activit&amp;eacute;.&lt;/strong&gt; Selon les donn&amp;eacute;es du BLS, en cumul sur les trois derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es, la productivit&amp;eacute; aurait progress&amp;eacute; de +2,4&amp;nbsp;% par an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Enfin d&amp;rsquo;autres facteurs ont soutenu la demande int&amp;eacute;rieure aux &amp;Eacute;tats-Unis&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt; (i) &lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;l&lt;/span&gt;&lt;u&gt;&amp;rsquo;assouplissement mon&amp;eacute;taire de la Fed &lt;/u&gt;et (ii) &lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;l&lt;/span&gt;&lt;u&gt;&amp;rsquo;adoption de la loi budg&amp;eacute;taire &lt;em&gt;One Big Beautiful Bill Act&lt;/em&gt; en juillet 2025&lt;/u&gt;, qui a soutenu l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; d&amp;egrave;s le 2&lt;sup&gt;nd&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;semestre 2025, en p&amp;eacute;rennisant et renfor&amp;ccedil;ant plusieurs dispositions du &lt;em&gt;Tax Cuts and Jobs Act&lt;/em&gt; de 2017.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;sup&gt;[1]&lt;/sup&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;Article IV &amp;Eacute;tats-Unis, FMI, avril 2026.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2cf3a665-744e-44fd-9158-2c5bc14038b8/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>71167450-e1f6-443f-8235-acd6913811bf</id><title type="text">Flash conjoncture France - Quels impacts du conflit au Moyen-Orient sur le tourisme ?</title><summary type="text">Le conflit au Moyen-Orient a des répercussions directes et indirectes sur le tourisme français, tant du côté des exportations que des importations. Sur l'ensemble de l’année 2026, si les redirections de flux de touristes pourraient avoir peu d’effet au total, l’effet indirect des prix pourrait être plus significatif.</summary><updated>2026-04-10T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/04/10/flash-conjoncture-france-quels-impacts-du-conflit-au-moyen-orient-sur-le-tourisme" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Les exportations de tourisme en volume, c&amp;rsquo;est-&amp;agrave;-dire les d&amp;eacute;penses des r&amp;eacute;sidents &amp;eacute;trangers en France, ont progress&amp;eacute; de +7,9 % en 2025 (apr&amp;egrave;s +6,5 % en 2024), tandis que les importations de tourisme, c&amp;rsquo;est-&amp;agrave;-dire les d&amp;eacute;penses des r&amp;eacute;sidents fran&amp;ccedil;ais &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;tranger, ont progress&amp;eacute; de +3,7 % (apr&amp;egrave;s +4,4 %). Le solde touristique s&amp;rsquo;est &amp;eacute;tabli &amp;agrave; +17,0 Md&amp;euro;, en nette hausse par rapport &amp;agrave; 2024 (+3,1 Md&amp;euro;).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le conflit au Moyen-Orient a des r&amp;eacute;percussions directes et indirectes sur le tourisme fran&amp;ccedil;ais, tant du c&amp;ocirc;t&amp;eacute; des exportations que des importations. D&amp;rsquo;un point de vue s&amp;eacute;curitaire, les restrictions de vol toujours en vigueur au Moyen-Orient entra&amp;icirc;nent une une baisse de la fr&amp;eacute;quentation des touristes en provenance de la zone et en transit &lt;em&gt;via&lt;/em&gt; cette zone. En revanche, cette baisse de fr&amp;eacute;quentation pourrait &amp;ecirc;tre compens&amp;eacute;e par le report de destination des autres voyageurs au profit de la France, notamment certains touristes europ&amp;eacute;ens ou am&amp;eacute;ricains contraints d&amp;rsquo;annuler leur s&amp;eacute;jour initialement pr&amp;eacute;vu. Du c&amp;ocirc;t&amp;eacute; des importations, pour les m&amp;ecirc;mes raisons s&amp;eacute;curitaires, certains fran&amp;ccedil;ais se voient contraints d&amp;rsquo;annuler ou reporter leur voyage au Moyen-Orient ou en Asie. N&amp;eacute;anmoins, par ce m&amp;ecirc;me canal de report, il est possible que ces voyageurs changent de destination au lieu d&amp;rsquo;annuler compl&amp;eacute;tement leur voyage, ce qui impacterait peu les importations &lt;em&gt;in fine&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Sur l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e, si ces cons&amp;eacute;quences directes pourraient avoir peu d&amp;rsquo;effet au total, l&amp;rsquo;effet indirect des prix pourrait &amp;ecirc;tre plus significatif. En effet, le choc &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique cons&amp;eacute;cutif &amp;agrave; la fermeture du d&amp;eacute;troit d&amp;rsquo;Ormuz se r&amp;eacute;percute tr&amp;egrave;s rapidement sur l&amp;rsquo;indice des prix &amp;agrave; la consommation (IPC) &lt;em&gt;via&lt;/em&gt; la hausse des prix des carburants et de la facture de gaz. En particulier, les prix des services de transports a&amp;eacute;riens sont particuli&amp;egrave;rement affect&amp;eacute;s, comme en t&amp;eacute;moignent la hausse des prix de billets de certaines compagnies. Cette hausse des prix pourrait &amp;eacute;galement se diffuser &amp;agrave; d&amp;rsquo;autres composantes de l&amp;rsquo;inflation, affectant le pouvoir d&amp;rsquo;achat des m&amp;eacute;nages. Ce contexte de hausse des prix pourrait alors impacter &amp;agrave; la fois les importations et les exportations de tourisme, il est n&amp;eacute;anmoins difficile de quantifier l&amp;rsquo;ampleur de cet effet &amp;agrave; ce stade.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Du c&amp;ocirc;t&amp;eacute; de l&amp;rsquo;offre, le &lt;a href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/8955037"&gt;climat&lt;/a&gt; de l&amp;rsquo;Insee dans le secteur de l'h&amp;eacute;bergement et de la restauration, qui r&amp;eacute;agit &amp;agrave; la fois aux d&amp;eacute;penses de tourisme international et domestique, a augment&amp;eacute; de +3&amp;nbsp;pt en mars, pour s&amp;rsquo;&amp;eacute;tablir &amp;agrave; 98. Il reste ainsi tr&amp;egrave;s proche &amp;agrave; sa moyenne de long terme (100). Cette am&amp;eacute;lioration r&amp;eacute;sulte &amp;agrave; la fois de l&amp;rsquo;am&amp;eacute;lioration du solde sur l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; pr&amp;eacute;vue, qui traduit les anticipations des entreprises sur leur chiffre d&amp;rsquo;affaires, et de celui sur la demande pr&amp;eacute;vue, qui refl&amp;egrave;te leurs attentes concernant la fr&amp;eacute;quentation ou les r&amp;eacute;servations &amp;agrave; venir.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p align="center"&gt;&lt;em&gt;Graphique&amp;nbsp;: &amp;eacute;changes de tourisme et enqu&amp;ecirc;te de conjoncture dans les services d&amp;rsquo;h&amp;eacute;bergement et restauration&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align="center"&gt;&lt;em&gt;&lt;img class="marge" src="/Articles/71167450-e1f6-443f-8235-acd6913811bf/images/852b8220-d4d1-4ea6-8d8c-eeb52597ec7a" alt="Echanges de tourisme et enqu&amp;ecirc;te de conjoncture dans les services d&amp;rsquo;h&amp;eacute;bergement et restauration" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/71167450-e1f6-443f-8235-acd6913811bf/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>46d974e2-ee62-42cc-8ed1-d930f54a32e7</id><title type="text">Flash Conjoncture Pays avancés - Détroit d’Ormuz : le conflit au Moyen-Orient exerce une forte pression haussière sur les prix de l’énergie</title><summary type="text">Le conflit au Moyen-Orient exerce une forte pression haussière sur les prix de l’énergie compte tenu du poids de la région dans la production mondiale et du rôle stratégique du détroit d'Ormuz dans les flux maritimes d'hydrocarbures.</summary><updated>2026-04-08T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/04/08/flash-conjoncture-pays-avances-detroit-d-ormuz-le-conflit-au-moyen-orient-exerce-une-forte-pression-haussiere-sur-les-prix-de-l-energie" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le 28&amp;nbsp;f&amp;eacute;vrier, les &amp;Eacute;tats-Unis et Isra&amp;euml;l ont men&amp;eacute; une intervention militaire conjointe contre la R&amp;eacute;publique islamique d&amp;rsquo;Iran, en visant notamment des installations nucl&amp;eacute;aires iraniennes&lt;/strong&gt;. L&amp;rsquo;Iran a imm&amp;eacute;diatement ripost&amp;eacute;, visant &amp;agrave; la fois Isra&amp;euml;l, les bases am&amp;eacute;ricaines du Golfe et les infrastructures &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tiques de la r&amp;eacute;gion. Avant m&amp;ecirc;me le 28&amp;nbsp;f&amp;eacute;vrier, les cours p&amp;eacute;troliers &amp;eacute;taient d&amp;eacute;j&amp;agrave; orient&amp;eacute;s &amp;agrave; la hausse (+18&amp;nbsp;% entre le 8&amp;nbsp;janvier et le 27&amp;nbsp;f&amp;eacute;vrier, atteignant 73,0&amp;nbsp;$), refl&amp;eacute;tant l&amp;rsquo;int&amp;eacute;gration progressive d&amp;rsquo;une prime de risque g&amp;eacute;opolitique, tandis que les prix du gaz europ&amp;eacute;en (TTF) avaient atteint un point haut fin janvier en raison des temp&amp;eacute;ratures froides avant de refluer &amp;agrave; 32,0&amp;nbsp;&amp;euro;/MWh la veille du conflit. L'op&amp;eacute;ration militaire a entra&amp;icirc;n&amp;eacute; une nette hausse des prix du p&amp;eacute;trole et du gaz europ&amp;eacute;ens en raison de la paralysie du d&amp;eacute;troit d&amp;rsquo;Ormuz&amp;nbsp;: le prix du baril a augment&amp;eacute; de +49&amp;nbsp;% &amp;agrave; 108,4&amp;nbsp;$ entre le 27&amp;nbsp;f&amp;eacute;vrier et le 2 avril, apr&amp;egrave;s avoir atteint des pics infra-journaliers autour de 119&amp;nbsp;$ les 9 et 18 mars, tandis que les prix du gaz ont augment&amp;eacute; de +57 % sur la m&amp;ecirc;me p&amp;eacute;riode pour s&amp;rsquo;&amp;eacute;tablir &amp;agrave; 50,0 &amp;euro; le 2 avril (&lt;em&gt;cf&lt;/em&gt;. Graphiques 1 et 2).&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;img class="marge" src="/Articles/46d974e2-ee62-42cc-8ed1-d930f54a32e7/images/12fc8ad8-08c5-48b8-b9ab-0040da206260" alt="Cours du baril de Brent" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;img class="marge" src="/Articles/46d974e2-ee62-42cc-8ed1-d930f54a32e7/images/6d13874c-cc92-4df3-b1c8-21d277707ee4" alt="Cours du gaz europ&amp;eacute;en et am&amp;eacute;ricain" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: left;"&gt;&lt;strong&gt;L&amp;rsquo;intensification du conflit et ses r&amp;eacute;percussions sur les infrastructures &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tiques clefs r&amp;eacute;gionales continuent d&amp;rsquo;exercer une pression fortement haussi&amp;egrave;re sur les prix&lt;/strong&gt;, alors que la r&amp;eacute;gion repr&amp;eacute;sente environ 25&amp;nbsp;% de la production mondiale de p&amp;eacute;trole brut et que 20&amp;nbsp;% des exportations mondiales de gaz naturel liqu&amp;eacute;fi&amp;eacute; (GNL) passent par le d&amp;eacute;troit d&amp;rsquo;Ormuz. Bien que sept pays (Arabie saoudite, EAU, Irak, Iran, Kowe&amp;iuml;t, Qatar, Bahre&amp;iuml;n) d&amp;eacute;pendent du d&amp;eacute;troit pour tout ou partie de leurs exportations d&amp;rsquo;hydrocarbures, seules deux routes alternatives, permettant de transporter 7,0&amp;nbsp;Mb/j depuis l&amp;rsquo;Arabie saoudite et 1,8&amp;nbsp;Mb/j depuis les EAU, existent pour contourner le d&amp;eacute;troit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les pays ayant la plus forte exposition directe aux exportations de p&amp;eacute;trole brut transitant par Ormuz&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;cf&lt;/em&gt;. Graphiques 3 et 4) &lt;strong&gt;sont situ&amp;eacute;s en Asie&lt;/strong&gt; (90&amp;nbsp;% du total des exportations) avec la Chine (38&amp;nbsp;%), l&amp;rsquo;Inde (15&amp;nbsp;%), la Cor&amp;eacute;e du sud (12&amp;nbsp;%) et le Japon (11&amp;nbsp;%). Les exportations de GNL qui transitent par le d&amp;eacute;troit d&amp;rsquo;Ormuz sont &amp;eacute;galement principalement destin&amp;eacute;es vers l&amp;rsquo;Asie (86&amp;nbsp;%), mais aussi vers l&amp;rsquo;Italie (6&amp;nbsp;%).&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&lt;img class="marge" src="/Articles/46d974e2-ee62-42cc-8ed1-d930f54a32e7/images/322c6de9-e18e-4603-8ce6-568e391b972b" alt="P&amp;eacute;trole brut transitant par Ormuz par destination" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;img class="marge" src="/Articles/46d974e2-ee62-42cc-8ed1-d930f54a32e7/images/10a13d90-6a49-403e-b3f5-eddd354e5dd5" alt="GNL transitant par Ormuz par destination" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: left;"&gt;&lt;strong&gt;Plusieurs infrastructures &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tiques ont &amp;eacute;t&amp;eacute; touch&amp;eacute;es dans la r&amp;eacute;gion&lt;/strong&gt;. Certaines raffineries ont m&amp;ecirc;me annonc&amp;eacute; un arr&amp;ecirc;t temporaire total ou partiel de production (en Iran, Arabie saoudite, Irak ou Bahre&amp;iuml;n). Le complexe gazier qatari de Ras Laffan, le plus important site de GNL au monde, a &amp;eacute;t&amp;eacute; fortement endommag&amp;eacute; par des frappes iraniennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mardi 10&amp;nbsp;mars, afin d&amp;rsquo;apaiser les craintes sur l&amp;rsquo;offre de p&amp;eacute;trole, les pays membres de l&amp;rsquo;Agence internationale de l&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie (AIE) ont annonc&amp;eacute; le d&amp;eacute;blocage d&amp;rsquo;environ 400&amp;nbsp;millions de barils&lt;/strong&gt; issus de leurs r&amp;eacute;serves strat&amp;eacute;giques, repr&amp;eacute;sentant environ 20&amp;nbsp;% des r&amp;eacute;serves strat&amp;eacute;giques totales. Les premiers volumes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; mis sur les march&amp;eacute;s le 19&amp;nbsp;mars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Donal Trump a annonc&amp;eacute; mardi 7 avril un cessez-le-feu de deux semaines avec T&amp;eacute;h&amp;eacute;ran, qui devrait selon les conditions de l'accord r&amp;eacute;ouvrir le d&amp;eacute;troit. &lt;/strong&gt;Cette annonce a entra&amp;icirc;n&amp;eacute; une forte baisse des prix du p&amp;eacute;trole le lendemain de l'annonce (&amp;minus;13 % sur la journ&amp;eacute;e pour atteindre 94,7 $) mais le d&amp;eacute;troit d&amp;rsquo;Ormuz demeure encore en grande partie bloqu&amp;eacute;.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/46d974e2-ee62-42cc-8ed1-d930f54a32e7/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>d190cc67-21b5-45f3-98e0-9a05cec6ba46</id><title type="text">Perspectives mondiales au printemps 2026 : L'économie mondiale à l'épreuve d'un nouveau choc énergétique</title><summary type="text">L’économie mondiale est fortement affectée par le conflit au Moyen-Orient et le nouveau choc énergétique qui s’en est ensuivi. Son impact sur les perspectives de croissance dépendra de sa durée et de son intensité et devrait être hétérogène entre pays selon leur intensité et leur mix énergétique. Les perspectives mondiales sont néanmoins revues en hausse par rapport aux prévisions d’automne 2025 en raison d’un moindre impact qu’anticipé du choc tarifaire américain. </summary><updated>2026-04-07T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/04/03/perspectives-mondiales-au-printemps-2026-l-economie-mondiale-a-l-epreuve-d-un-nouveau-choc-energetique" /><content type="html">&lt;p&gt;Le conflit au Moyen-Orient d&amp;eacute;grade les perspectives &amp;eacute;conomiques internationales et provoque un regain d'incertitude. Son impact d&amp;eacute;pendra toutefois de sa dur&amp;eacute;e et de son intensit&amp;eacute;, et sera h&amp;eacute;t&amp;eacute;rog&amp;egrave;ne entre pays selon leur intensit&amp;eacute; et leur mix &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique et leur d&amp;eacute;pendance aux importations d'hydrocarbures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les perspectives mondiales sont n&amp;eacute;anmoins revues en hausse par rapport aux pr&amp;eacute;visions d'automne en raison du moindre impact qu'anticip&amp;eacute; du choc tarifaire am&amp;eacute;ricain. La croissance mondiale atteindrait +3,2 % en 2026 et en 2027, apr&amp;egrave;s +3,3 % en 2025.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les &amp;eacute;conomies avanc&amp;eacute;es, l'activit&amp;eacute; acc&amp;eacute;l&amp;egrave;rerait l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement aux &amp;Eacute;tats-Unis en 2026, soutenue par la d&amp;eacute;pr&amp;eacute;ciation pass&amp;eacute;e du dollar et sa situation d&amp;rsquo;exportateur net de produits p&amp;eacute;troliers et de gaz naturel, avant de ralentir en 2027. L'activit&amp;eacute; ralentirait en zone euro et au Royaume-Uni, davantage p&amp;eacute;nalis&amp;eacute;s par le choc &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique, et resterait h&amp;eacute;t&amp;eacute;rog&amp;egrave;ne entre pays notamment du fait de l'orientation de la politique budg&amp;eacute;taire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les grandes &amp;eacute;conomies &amp;eacute;mergentes, l'activit&amp;eacute; ralentirait l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement en 2026 et en 2027. Les cons&amp;eacute;quences du conflit au Moyen-Orient seraient contrast&amp;eacute;es selon que les &amp;eacute;conomies sont importatrices nettes d'hydrocarbures (Inde, Chine, Turquie) ou exportatrices nettes (Br&amp;eacute;sil).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le commerce mondial ralentirait nettement en 2026 (&amp;agrave; +2,2 % apr&amp;egrave;s +4,3 %) sous l'effet de la pleine mat&amp;eacute;rialisation du choc tarifaire am&amp;eacute;ricain ainsi que du choc &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique cons&amp;eacute;cutif au conflit au Moyen-Orient. Sa croissance se redresserait &amp;agrave; +2,8 % en 2027, au niveau de sa moyenne pr&amp;eacute;pand&amp;eacute;mique (+2,8 % entre 2015 et 2019). En particulier, le commerce de biens li&amp;eacute;s &amp;agrave; l'intelligence artificielle continuerait de soutenir la croissance du commerce mondial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sc&amp;eacute;nario international pr&amp;eacute;sent&amp;eacute; est entour&amp;eacute; d'une forte incertitude, en particulier sur l'ann&amp;eacute;e 2027. L'impact du conflit au Moyen-Orient d&amp;eacute;pendra de la dur&amp;eacute;e et de l'intensit&amp;eacute; du conflit, ainsi que des r&amp;eacute;ponses de politiques publiques adopt&amp;eacute;es par les autres pays (seules les mesures annonc&amp;eacute;es &amp;agrave; date ont &amp;eacute;t&amp;eacute; prises en compte). En outre, la politique commerciale am&amp;eacute;ricaine demeure une source d'incertitude persistante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;img class="marge" title="TE-385" src="/Articles/d190cc67-21b5-45f3-98e0-9a05cec6ba46/images/3b270391-a33c-4d09-9190-ee7977a93921" alt="TE-385" width="663" height="511" /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;&lt;strong&gt;+ T&amp;eacute;l&amp;eacute;charger l'&amp;eacute;tude compl&amp;egrave;te &lt;a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/d190cc67-21b5-45f3-98e0-9a05cec6ba46/files/478fb4fd-2a6c-4cc6-9783-eedc508da3d7" target="_blank" rel="noopener noreferrer"&gt;Tr&amp;eacute;sor-&amp;Eacute;co n&amp;deg; 385&amp;gt;&amp;gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;h4&gt;&lt;strong&gt;+ Autres publications &amp;agrave; consulter sur le sujet :&lt;/strong&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;OCDE (2026),&amp;nbsp; &amp;laquo;&amp;nbsp;&lt;a href="https://www.oecd.org/fr/publications/perspectives-economiques-de-l-ocde-rapport-intermediaire-mars-2026_b961ba49-fr.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer"&gt;La r&amp;eacute;silience &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;preuve&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&amp;raquo;, &lt;em&gt;Perspectives &amp;eacute;conomiques de l&amp;rsquo;OCDE&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Rapport interm&amp;eacute;diaire&lt;/em&gt;. &lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;FMI (2026), &amp;laquo;&amp;nbsp;&lt;a href="https://www.imf.org/-/media/files/publications/weo/2026/january/english/text.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer"&gt;Global Economy&amp;nbsp;: Steady amid Divergent Forces&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&amp;raquo;, &lt;em&gt;World Economic Outlook Update.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Insee (2025), &amp;laquo;&amp;nbsp;&lt;a href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/8684437" target="_blank" rel="noopener noreferrer"&gt;Consolidation mod&amp;eacute;r&amp;eacute;e, croissance raviv&amp;eacute;e&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&amp;raquo;, &lt;em&gt;Note de conjoncture.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;h4&gt;&lt;strong&gt;+ Voir toute la collection des &amp;eacute;tudes Tr&amp;eacute;sor-&amp;Eacute;co : &lt;a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/tags/Tresor-Eco" target="_blank" rel="noopener noreferrer"&gt;Fran&amp;ccedil;ais&lt;/a&gt; / &lt;a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/tags/Tresor-Economics" target="_blank" rel="noopener noreferrer"&gt;English&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/h4&gt;
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