<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><feed xml:lang="fr-fr" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"><title type="text">Trésor-Info - Publications de la direction générale du Trésor - Commerce-developpement</title><subtitle type="text">Flux de publication de la direction générale du Trésor - Commerce-developpement</subtitle><id>FluxArticlesTag-Commerce-developpement</id><rights type="text">Copyright 2026</rights><updated>2019-05-02T00:00:00+02:00</updated><logo>/favicon.png</logo><author><name>Direction générale du Trésor</name><uri>https://localhost/sitepublic/</uri><email>contact@dgtresor.gouv.fr</email></author><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Flux/Atom/Articles/Tags/Commerce-developpement" /><entry><id>63212981-8375-43bc-9248-527c9d57e417</id><title type="text">Brèves de l'OMC n°4 - Avril 2019 : Pleins feux sur l'arbitre</title><summary type="text">Extrait de l'Editorial :Bien malmené par le blocage des recrutements de son Organe d’appel, le système de règlement des différends de l’OMC n’en déploie pas moins une activité très intense, actuellement associée à des enjeux commerciaux et systémiques de premier plan. Florilège.D’autres contentieux majeurs, encore pendants, viendront nourrir cette actualité. La sécurité nationale encore, avec, en ligne de mire, les mesures protectionnistes américaines visant les importations d’acier et d’aluminium. Le statut d’économie de marché de la Chine, dont certaines indélicatesses de presse ont évoqué le travail du panel, mis en place à la demande de cette dernière, contre l’ancien règlement antidumping européen : ses conclusions seront officialisées à l’été. Au fil de ces épreuves du feu, l’élément rassurant pour le mécanisme de règlement des différends pourrait paradoxalement provenir de la diversité et des contradictions entre les critiques qu’il suscite: qu’il décide ou ne décide pas, </summary><updated>2019-05-02T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2019/05/02/breves-de-l-omc-n-4-avril-2019-pleins-feux-sur-l-arbitre" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;em&gt;Extrait de l'Editorial&lt;/em&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Bien malmen&amp;eacute; par le blocage des recrutements de son Organe d&amp;rsquo;appel, le syst&amp;egrave;me de r&amp;egrave;glement des diff&amp;eacute;rends de l&amp;rsquo;OMC n&amp;rsquo;en d&amp;eacute;ploie pas moins une activit&amp;eacute; tr&amp;egrave;s intense, actuellement associ&amp;eacute;e &amp;agrave; des enjeux commerciaux et syst&amp;eacute;miques de premier plan. Floril&amp;egrave;ge.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;D&amp;rsquo;autres contentieux majeurs, encore pendants, viendront nourrir cette actualit&amp;eacute;. La s&amp;eacute;curit&amp;eacute; nationale encore, avec, en ligne de mire, les mesures protectionnistes am&amp;eacute;ricaines visant les importations d&amp;rsquo;acier et d&amp;rsquo;aluminium. Le statut d&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie de march&amp;eacute; de la Chine, dont certaines ind&amp;eacute;licatesses de presse ont &amp;eacute;voqu&amp;eacute; le travail du panel, mis en place &amp;agrave; la demande de cette derni&amp;egrave;re, contre l&amp;rsquo;ancien r&amp;egrave;glement antidumping europ&amp;eacute;en&amp;nbsp;: ses conclusions seront officialis&amp;eacute;es &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;t&amp;eacute;. Au fil de ces &amp;eacute;preuves du feu, l&amp;rsquo;&amp;eacute;l&amp;eacute;ment rassurant pour le m&amp;eacute;canisme de r&amp;egrave;glement des diff&amp;eacute;rends pourrait paradoxalement provenir de la diversit&amp;eacute; et des contradictions entre les critiques qu&amp;rsquo;il suscite:&amp;nbsp;qu&amp;rsquo;il d&amp;eacute;cide ou ne d&amp;eacute;cide pas, que ses d&amp;eacute;cisions aient ou non force de pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dent, il cr&amp;eacute;e des insatisfactions&amp;hellip; Les optimistes pourraient y voir la meilleure preuve de son ind&amp;eacute;pendance, &amp;agrave; laquelle l&amp;rsquo;Union Europ&amp;eacute;enne est particuli&amp;egrave;rement attach&amp;eacute;e. Les pessimistes y d&amp;eacute;c&amp;egrave;lent aussi d&amp;eacute;j&amp;agrave; les risques d&amp;rsquo;&amp;eacute;volution incoh&amp;eacute;rente des d&amp;eacute;cisions, en cas de paralysie future de l&amp;rsquo;Organe d&amp;rsquo;appel.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/63212981-8375-43bc-9248-527c9d57e417/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>c8b8ac51-5b40-48cb-b4e4-8056d9d3333f</id><title type="text">Brèves de l'OMC n° 2 - Février 2019 : Le développement : totem et tabou</title><summary type="text"> Extrait de l'éditorial :Totem : le statut (auto-déclaré) de pays en développement (PED), qui donne droit à ses détenteurs(*) aux avantages du «traitement spécial et différencié» (TSD), c’est-à-dire un allégement des disciplines. Tabou : celui que vient briser la toute récente proposition américaine consistant en une déchéance automatique de ce même statut, pour les pays devenant membres de l’OCDE, ceux catégorisés en «haut-revenu» par la Banque Mondiale, les membres du G20, ou ceux qui disposeraient d’une part de 0,5% du commerce mondial. En pratique, la proposition américaine aboutirait à sortir 35 pays de la catégorie des PED. Dix-huit ans après le lancement de « l’agenda de Doha pour le développement» que penser de ce «pavé dans la mare»?Sur le fond, le refus radical de toute différenciation des PED entre eux ne résiste pas à l’analyse. Juridiquement, le texte fondateur du statut des PED à l’OMC (clause d’habilitation de 1979) n’a jamais eu vocation à rendre ce dernier irrévo</summary><updated>2019-03-05T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2019/03/05/breves-de-l-omc-n-2-fevrier-2019-le-developpement-totem-et-tabou" /><content type="html">&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;em&gt;Extrait de l'&amp;eacute;ditorial&lt;/em&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Totem&amp;nbsp;: le statut (auto-d&amp;eacute;clar&amp;eacute;) de pays en d&amp;eacute;veloppement (PED), qui donne droit &amp;agrave; ses d&amp;eacute;tenteurs&lt;sup&gt;(*)&lt;/sup&gt; aux avantages du &amp;laquo;traitement sp&amp;eacute;cial et diff&amp;eacute;renci&amp;eacute;&amp;raquo; (TSD), c&amp;rsquo;est-&amp;agrave;-dire un all&amp;eacute;gement des disciplines. Tabou&amp;nbsp;: celui que vient briser la toute r&amp;eacute;cente proposition am&amp;eacute;ricaine consistant en une d&amp;eacute;ch&amp;eacute;ance automatique de ce m&amp;ecirc;me statut, pour les pays devenant membres de l&amp;rsquo;OCDE, ceux cat&amp;eacute;goris&amp;eacute;s en &amp;laquo;haut-revenu&amp;raquo; par la Banque Mondiale, les membres du G20, ou ceux qui disposeraient d&amp;rsquo;une part de 0,5% du commerce mondial. En pratique, la proposition am&amp;eacute;ricaine aboutirait &amp;agrave; sortir 35 pays de la cat&amp;eacute;gorie des PED. Dix-huit ans apr&amp;egrave;s le lancement de &amp;laquo;&amp;nbsp;l&amp;rsquo;agenda de Doha pour le d&amp;eacute;veloppement&amp;raquo; que penser de ce &amp;laquo;pav&amp;eacute; dans la mare&amp;raquo;?&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Sur le fond, le refus radical de toute diff&amp;eacute;renciation des PED entre eux ne r&amp;eacute;siste pas &amp;agrave; l&amp;rsquo;analyse. Juridiquement, le texte fondateur du statut des PED &amp;agrave; l&amp;rsquo;OMC (clause d&amp;rsquo;habilitation de 1979) n&amp;rsquo;a jamais eu vocation &amp;agrave; rendre ce dernier irr&amp;eacute;vocable, mais au contraire en faire une &amp;eacute;tape vers une prise de responsabilit&amp;eacute; enti&amp;egrave;re au sein de l&amp;rsquo;organisation. Economiquement, plus un pays converge vers les niveaux de commerce et de richesse du monde d&amp;eacute;velopp&amp;eacute;, plus son comportement commercial exerce d&amp;rsquo;impact sur celui des autres&amp;nbsp;: il est donc normal que ces &amp;laquo;externalit&amp;eacute;s&amp;raquo; soit davantage encadr&amp;eacute;es par l&amp;rsquo;application pleine des disciplines. Socialement, en refusant la diff&amp;eacute;renciation, les &amp;laquo;grands &amp;eacute;mergents&amp;nbsp;&amp;raquo; p&amp;eacute;nalisent &lt;em&gt;de facto&lt;/em&gt; les pays les plus pauvres, qui auraient besoin d&amp;rsquo;adaptations op&amp;eacute;rationnelles des r&amp;egrave;gles de l&amp;rsquo;OMC &amp;agrave; leurs besoins sp&amp;eacute;cifiques,&amp;nbsp;pour mieux lutter contre la pauvret&amp;eacute;: c&amp;rsquo;&amp;eacute;tait bien l&amp;agrave; l&amp;rsquo;objectif initial du mandat de Doha...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/c8b8ac51-5b40-48cb-b4e4-8056d9d3333f/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>6d2be650-ea8b-4f3e-8610-f2bb3bc35a65</id><title type="text">Brèves de l'OMC n°11 - Novembre 2018 : Quitte ou double ?</title><summary type="text">Extrait de l'éditorial :Le sommet du G20 à Buenos-Aires s’est préparé dans un contexte de nouveau durcissement des affrontements commerciaux, notamment lors du récent sommet de l’APEC. L’épreuve de force sino-américaine pourrait bientôt déboucher sur une aggravation de la «guerre commerciale», si les Etats-Unis mettaient à exécution leurs  menaces, en particulier celle de porter de 10 à 25% les droits de douanes infligés unilatéralement à près de 250 milliards de dollars de produits chinois et d’en élargir l’assiette à la totalité des importations, soit plus du double. Dans un tel scénario, les Etats-Unis s’affranchiraient à nouveau du cadre des règles multilatérales, raison pour laquelle les mesures qu’ils ont déjà adoptées pour protéger leurs secteurs de l’acier et l’aluminium, au nom de la «sécurité nationale», ont été attaquées devant les arbitres de l’OMC par les plus importantes puissances commerçantes, dont l’Union européenne, le Canada, le Mexique, la Turquie, la Russie, l’</summary><updated>2018-11-30T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/11/30/breves-de-l-omc-n-11-novembre-2018-quitte-ou-double" /><content type="html">&lt;p&gt;Extrait de l'&amp;eacute;ditorial :&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le sommet du G20 &amp;agrave; Buenos-Aires s&amp;rsquo;est pr&amp;eacute;par&amp;eacute; dans un contexte de nouveau durcissement des affrontements commerciaux, notamment lors du r&amp;eacute;cent sommet de l&amp;rsquo;APEC. L&amp;rsquo;&amp;eacute;preuve de force sino-am&amp;eacute;ricaine pourrait bient&amp;ocirc;t d&amp;eacute;boucher sur une aggravation de la &amp;laquo;guerre commerciale&amp;raquo;, si les Etats-Unis mettaient &amp;agrave; ex&amp;eacute;cution leurs&amp;nbsp; menaces, en particulier celle de porter de 10 &amp;agrave; 25% les droits de douanes inflig&amp;eacute;s unilat&amp;eacute;ralement &amp;agrave; pr&amp;egrave;s de 250 milliards de dollars de produits chinois et d&amp;rsquo;en &amp;eacute;largir l&amp;rsquo;assiette &amp;agrave; la totalit&amp;eacute; des importations, soit plus du double. Dans un tel sc&amp;eacute;nario, les Etats-Unis s&amp;rsquo;affranchiraient &amp;agrave; nouveau du cadre des r&amp;egrave;gles multilat&amp;eacute;rales, raison pour laquelle les mesures qu&amp;rsquo;ils ont d&amp;eacute;j&amp;agrave; adopt&amp;eacute;es pour prot&amp;eacute;ger leurs secteurs de l&amp;rsquo;acier et l&amp;rsquo;aluminium, au nom de la &amp;laquo;s&amp;eacute;curit&amp;eacute; nationale&amp;raquo;, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; attaqu&amp;eacute;es devant les arbitres de l&amp;rsquo;OMC par les plus importantes puissances commer&amp;ccedil;antes, dont l&amp;rsquo;Union europ&amp;eacute;enne, le Canada, le Mexique, la Turquie, la Russie, l&amp;rsquo;Inde et la Chine.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;Or, tous les indicateurs &amp;eacute;conomiques montrent que cette escalade des mesures et contre-mesures &amp;laquo;mord&amp;raquo; d&amp;eacute;sormais fortement sur le r&amp;eacute;el. Pour les seules &amp;eacute;conomies du G20, l&amp;rsquo;OMC rapporte au cours du dernier semestre un accroissement tr&amp;egrave;s significatif du volume de commerce touch&amp;eacute; par les restrictions (481 milliards d&amp;rsquo;USD, soit 6 fois plus que sur le semestre pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dent et le niveau le plus &amp;eacute;lev&amp;eacute; depuis la cr&amp;eacute;ation de l&amp;rsquo;Organisation). La cons&amp;eacute;quence sur le commerce mondial est perceptible d&amp;egrave;s maintenant, avec une r&amp;eacute;vision &amp;agrave; la baisse des pr&amp;eacute;visions de progression des &amp;eacute;changes pour 2018 (3,9%) et 2019 (3,7%). Sachant que l&amp;rsquo;impact le plus n&amp;eacute;gatif pour la croissance mondiale r&amp;eacute;sulte probablement des effets d&amp;rsquo;incertitude associ&amp;eacute;s pour les entreprises &amp;agrave; l&amp;rsquo;accroissement des menaces&amp;nbsp;: or ces dernier sont par d&amp;eacute;finition tr&amp;egrave;s difficiles &amp;agrave; mesurer...&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/6d2be650-ea8b-4f3e-8610-f2bb3bc35a65/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>2a5faa95-3ee8-4ae3-876d-0c3f56f60781</id><title type="text">Brèves de l'OMC n°3 - Mars 2018 : Breaking bad</title><summary type="text">Extrait de l'Editorial :Ce mois de mars 2018 aura consacré une rupture : les Etats-Unis s’annoncent désormais prêts à agir hors des règles de l’OMC, chose qu’ils avaient soigneusement évitée jusqu’ici. Retour sur un glissement vers l’illégalité, entamé depuis plusieurs mois. Acte 1, février 2017 : les Etats-Unis bloquent le processus de recrutement de nouveaux membres de l’organe d’appel de l’OMC, position confirmée depuis plus d’un an. Corrosive et potentiellement destructrice pour un système multilatéral fondé sur le droit, cette politique n’est pas pour autant illégale puisque l’organisation fonctionne au consensus. Les Etats-Unis la justifient en outre par la formulation de griefs précis – sinon établis-, à portée systémique, tant sur les règles de travail de l’organe d’appel que le fond de certaines de ses décisions. Acte 2, début mars 2018 : les Etats-Unis annoncent et adoptent des droits de douanes destinés à restreindre leurs importations d’acier et d’aluminium, en invo</summary><updated>2018-07-03T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/07/03/breves-de-l-omc-n-3-mars-2018-breaking-bad" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;em&gt;Extrait de l'Editorial :&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Ce mois de mars 2018 aura consacr&amp;eacute; une rupture : les Etats-Unis s&amp;rsquo;annoncent d&amp;eacute;sormais pr&amp;ecirc;ts &amp;agrave; agir hors des r&amp;egrave;gles de l&amp;rsquo;OMC, chose qu&amp;rsquo;ils avaient soigneusement &amp;eacute;vit&amp;eacute;e jusqu&amp;rsquo;ici. Retour sur un glissement vers l&amp;rsquo;ill&amp;eacute;galit&amp;eacute;, entam&amp;eacute; depuis plusieurs mois.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;Acte 1, f&amp;eacute;vrier 2017&amp;nbsp;: les Etats-Unis bloquent le processus de recrutement de nouveaux membres de l&amp;rsquo;organe d&amp;rsquo;appel de l&amp;rsquo;OMC, position confirm&amp;eacute;e depuis plus d&amp;rsquo;un an. Corrosive et potentiellement destructrice pour un syst&amp;egrave;me multilat&amp;eacute;ral fond&amp;eacute; sur le droit, cette politique n&amp;rsquo;est pas pour autant ill&amp;eacute;gale puisque l&amp;rsquo;organisation fonctionne au consensus. Les Etats-Unis la justifient en outre par la formulation de griefs pr&amp;eacute;cis &amp;ndash; sinon &amp;eacute;tablis-, &amp;agrave; port&amp;eacute;e syst&amp;eacute;mique, tant sur les r&amp;egrave;gles de travail de l&amp;rsquo;organe d&amp;rsquo;appel que le fond de certaines de ses d&amp;eacute;cisions.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;Acte 2, d&amp;eacute;but mars 2018&amp;nbsp;: les Etats-Unis annoncent et adoptent des droits de douanes destin&amp;eacute;s &amp;agrave; restreindre leurs importations d&amp;rsquo;acier et d&amp;rsquo;aluminium, en invoquant leur s&amp;eacute;curit&amp;eacute; nationale, suite &amp;agrave; une enqu&amp;ecirc;te men&amp;eacute;e au titre de leur loi interne (section 232 du trade expansion act de 1962). Certes, une majorit&amp;eacute; de membres de l&amp;rsquo;OMC&amp;nbsp; consid&amp;egrave;re que cette motivation n&amp;rsquo;est pas &amp;eacute;tay&amp;eacute;e et proc&amp;egrave;de d&amp;rsquo;une interpr&amp;eacute;tation abusive de l&amp;rsquo;exception de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; nationale (la Chine entend de ce fait engager un contentieux &amp;agrave; l&amp;rsquo;OMC contre les Etats-Unis sur ce point). Du moins cette disposition existe-t-elle dans les textes de l&amp;rsquo;OMC (article XXI du GATT), m&amp;ecirc;me si les opinions divergent quant aux conditions dans lesquelles elle peut &amp;ecirc;tre employ&amp;eacute;e. D&amp;rsquo;ailleurs cette question n&amp;rsquo;a jamais fait l&amp;rsquo;objet d&amp;rsquo;une d&amp;eacute;cision contentieuse (voir notre &amp;eacute;dito de juillet 2018).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;Acte3, fin mars 2018&amp;nbsp;: les Etats-Unis annoncent leur intention de prendre des mesures de r&amp;eacute;torsion contre la Chine, suite &amp;agrave; une enqu&amp;ecirc;te men&amp;eacute;e au titre d&amp;rsquo;une autre loi interne (section 301 du trade act de 1974), reprochant &amp;agrave; cette derni&amp;egrave;re des pratiques de transferts forc&amp;eacute;s de propri&amp;eacute;t&amp;eacute; intellectuelle impos&amp;eacute;es aux &amp;eacute;trangers et d&amp;rsquo;approche intrusive des investisseurs chinois dans les secteurs de haute technologie. En r&amp;eacute;action, les Etats-Unis annoncent &amp;agrave; la fois vouloir porter l&amp;rsquo;affaire au contentieux devant l&amp;rsquo;OMC et prendre des mesures unilat&amp;eacute;rales de restriction aux investissements ainsi qu&amp;rsquo;un rel&amp;egrave;vement de leurs droits de douanes sur certaines exportations chinoises (a&amp;eacute;ronautique, spatial, armement, informatique..). S&amp;rsquo;ils passaient effectivement &amp;agrave; l&amp;rsquo;acte sur ce dernier point, ils auraient toute chance de commettre une ill&amp;eacute;galit&amp;eacute; flagrante au regard des r&amp;egrave;gles l&amp;rsquo;OMC. Ils reviendraient ce faisant sur l&amp;rsquo;un de leurs engagements majeurs, pris &amp;agrave; l&amp;rsquo;occasion d&amp;rsquo;un contentieux engag&amp;eacute; en 1998 par l&amp;rsquo;UE devant l&amp;rsquo;OMC (DS152), d&amp;eacute;j&amp;agrave; sur la l&amp;eacute;galit&amp;eacute; de la fameuse &amp;laquo;section 301&amp;raquo;&amp;nbsp;: les Etats-Unis s&amp;rsquo;y &amp;eacute;taient engag&amp;eacute;s, de mani&amp;egrave;re inconditionnelle, &amp;agrave; ne pas l&amp;rsquo;employer pour adopter des mesures unilat&amp;eacute;rales de r&amp;eacute;torsion, hors du cadre du r&amp;egrave;glement des diff&amp;eacute;rends. En d&amp;rsquo;autres termes, pour &amp;ecirc;tre employ&amp;eacute;e l&amp;eacute;galement au regard de l&amp;rsquo;OMC, la &amp;laquo;301&amp;raquo; ne peut d&amp;eacute;boucher que sur une proc&amp;eacute;dure devant l&amp;rsquo;organe de r&amp;egrave;glement des diff&amp;eacute;rends, &amp;agrave; charge pour ce dernier d&amp;rsquo;autoriser d&amp;rsquo;&amp;eacute;ventuelles r&amp;eacute;torsions contre un partenaire commercial...&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2a5faa95-3ee8-4ae3-876d-0c3f56f60781/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>a35e7a8b-b2c3-46ba-ade0-b23d91d2612b</id><title type="text">Brèves de l'OMC n°4 - Avril 2018 : Vents contraires</title><summary type="text">Extrait de l'Editorial : L’OMC est aujourd’hui traversée par trois forces à l’incohérence apparente. La première résulte du grand affrontement qu’ont engagé les Etats-Unis avec leurs partenaires commerciaux, au premier rang desquels la Chine, en recourant à des mesures unilatérales à la légalité contestée. Sans surprise, les risques de guerre commerciale qui en découlent viennent bousculer toute l’activité de l’organisation, formelle comme informelle. Dans ses comités techniques tels que celui des sauvegardes (où Chine, Union Européenne puis Russie ont mis en cause les restrictions américaines sur l’acier et l’aluminium), ou devant le mécanisme de règlement des différends : deux nouveaux contentieux y ont été engagés par la Chine contre les Etats-Unis (mesures annoncées ou prises au titre des « sections » 232 et 301) et, réciproquement, par ces derniers au titre de la propriété intellectuelle. La seconde force, est celle que les Etats-Unis exercent pour obtenir une réforme de l’O</summary><updated>2018-07-02T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/07/02/breves-de-l-omc-n-4-avril-2018-vents-contraires" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;em&gt;Extrait de l'Editorial : &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L&amp;rsquo;OMC est aujourd&amp;rsquo;hui travers&amp;eacute;e par trois forces &amp;agrave; l&amp;rsquo;incoh&amp;eacute;rence apparente. La premi&amp;egrave;re r&amp;eacute;sulte du grand affrontement qu&amp;rsquo;ont engag&amp;eacute; les Etats-Unis avec leurs partenaires commerciaux, au premier rang desquels la Chine, en recourant &amp;agrave; des mesures unilat&amp;eacute;rales &amp;agrave; la l&amp;eacute;galit&amp;eacute; contest&amp;eacute;e. Sans surprise, les risques de guerre commerciale qui en d&amp;eacute;coulent viennent bousculer toute l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; de l&amp;rsquo;organisation, formelle comme informelle. Dans ses comit&amp;eacute;s techniques tels que celui des sauvegardes (o&amp;ugrave; Chine, Union Europ&amp;eacute;enne puis Russie ont mis en cause les restrictions am&amp;eacute;ricaines sur l&amp;rsquo;acier et l&amp;rsquo;aluminium), ou devant le m&amp;eacute;canisme de r&amp;egrave;glement des diff&amp;eacute;rends&amp;nbsp;: deux nouveaux contentieux y ont &amp;eacute;t&amp;eacute; engag&amp;eacute;s par la Chine contre les Etats-Unis (mesures annonc&amp;eacute;es ou prises au titre des &amp;laquo;&amp;nbsp;sections&amp;nbsp;&amp;raquo; 232 et 301) et, r&amp;eacute;ciproquement, par ces derniers au titre de la propri&amp;eacute;t&amp;eacute; intellectuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;La seconde force, est celle que les Etats-Unis exercent pour obtenir une r&amp;eacute;forme de l&amp;rsquo;OMC, esp&amp;eacute;rant ainsi mettre fin &amp;agrave; ce qu&amp;rsquo;ils d&amp;eacute;noncent comme une longue p&amp;eacute;riode de d&amp;eacute;rive de l&amp;rsquo;organisation, dans chacune de ses fonctions. Mise en &amp;oelig;uvre d&amp;eacute;fectueuse des disciplines, notamment en mati&amp;egrave;re de transparence, puisque de nombreux membres de l&amp;rsquo;OMC - et non des moindres - ne s&amp;rsquo;acquittent pas de leurs obligations minimales de notification, par exemple en mati&amp;egrave;re de subventions ou de licences &amp;agrave; l&amp;rsquo;importation. Paralysie de la fonction de n&amp;eacute;gociation, entrav&amp;eacute;e par la r&amp;egrave;gle du consensus. Expansion estim&amp;eacute;e abusive de la fonction contentieuse, que l&amp;rsquo;organe d&amp;rsquo;appel aurait progressivement transform&amp;eacute; en une forme de source de droit &amp;laquo;jurisprudentiel&amp;raquo;, aboutissant &amp;agrave; changer l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie des trait&amp;eacute;s conclus (en particulier dans le domaine des instruments de d&amp;eacute;fense commerciale). Les Etats-Unis estiment devoir contrer ces tendances en bloquant le processus de renouvellement des membres de l&amp;rsquo;organe d&amp;rsquo;appel apr&amp;egrave;s leur fin de mandat. Or, si aucune solution n&amp;rsquo;est trouv&amp;eacute;e l&amp;rsquo;instance cessera de fonctionner en d&amp;eacute;cembre 2019. Faute de pouvoir rendre des d&amp;eacute;cisions d&amp;rsquo;appels, le m&amp;eacute;canisme de r&amp;egrave;glement des diff&amp;eacute;rends de l&amp;rsquo;OMC, grand acquis du cycle d&amp;rsquo;Uruguay, reviendra donc de facto au temps de celui du GATT, en se limitant &amp;agrave; la production de &amp;laquo;&amp;nbsp;panels&amp;nbsp;&amp;raquo; aux recommandations non contraignantes...&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/a35e7a8b-b2c3-46ba-ade0-b23d91d2612b/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>ade38cdc-08db-4c1c-a767-a4ea4028d6db</id><title type="text">Brèves de l'OMC n°6 - Juin 2018 : Course de l'escalade</title><summary type="text">Extrait de l'éditorial :Les Etats-Unis ont déclenché une escalade tarifaire telle que l’on peut se demander, avec l’éditorialiste Robert Samuelson: « si ce n’est pas une guerre commerciale qu’est-ce que c’est ?» Que voit-on dans la dynamique actuelle ? Une réaction en chaine. Aux droits américains sur l’acier et l’aluminium, peut-être demain sur l’automobile, au nom de la «sécurité nationale», s’ajoutent les sanctions unilatérales prises contre la Chine, au titre de la propriété intellectuelle et de l’investissement. Canada, Chine, Inde, Japon, Mexique, Russie, Union Européenne et Turquie ont immédiatement engagé des «mesures de rééquilibrage». Des masses commerciales d’ampleur déjà macro-économique. Les ordres de grandeur des flux commerciaux couverts par la présente escalade dépassent optiquement ceux des «batailles» antérieures. Côté importations américaines: 48 Mds d’USD pour l’acier et l’aluminium (section 232) + 46Mds$ contre 1102 produits technologiques originaires de Ch</summary><updated>2018-07-02T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/07/02/breves-de-l-omc-n-6-juin-2018-course-de-l-escalade" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;em&gt;Extrait de l'&amp;eacute;ditorial&lt;/em&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Etats-Unis ont d&amp;eacute;clench&amp;eacute; une escalade tarifaire telle que l&amp;rsquo;on peut se demander, avec l&amp;rsquo;&amp;eacute;ditorialiste Robert Samuelson: &amp;laquo;&amp;nbsp;si ce n&amp;rsquo;est pas une guerre commerciale qu&amp;rsquo;est-ce que c&amp;rsquo;est&amp;nbsp;?&amp;raquo; Que voit-on dans la dynamique actuelle ?&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;Une r&amp;eacute;action en chaine. &lt;/strong&gt;Aux droits am&amp;eacute;ricains sur l&amp;rsquo;acier et l&amp;rsquo;aluminium, peut-&amp;ecirc;tre demain sur l&amp;rsquo;automobile, au nom de la &amp;laquo;s&amp;eacute;curit&amp;eacute; nationale&amp;raquo;, s&amp;rsquo;ajoutent les sanctions unilat&amp;eacute;rales prises contre la Chine, au titre de la propri&amp;eacute;t&amp;eacute; intellectuelle et de l&amp;rsquo;investissement. Canada, Chine, Inde, Japon, Mexique, Russie, Union Europ&amp;eacute;enne et Turquie ont imm&amp;eacute;diatement engag&amp;eacute; des &amp;laquo;mesures de r&amp;eacute;&amp;eacute;quilibrage&amp;raquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;Des masses commerciales d&amp;rsquo;ampleur d&amp;eacute;j&amp;agrave; macro-&amp;eacute;conomique. &lt;/strong&gt;Les ordres de grandeur des flux commerciaux couverts par la pr&amp;eacute;sente escalade d&amp;eacute;passent optiquement ceux des &amp;laquo;batailles&amp;raquo; ant&amp;eacute;rieures. C&amp;ocirc;t&amp;eacute; importations am&amp;eacute;ricaines: 48 Mds d&amp;rsquo;USD pour l&amp;rsquo;acier et l&amp;rsquo;aluminium (section 232) + 46Mds$ contre 1102 produits technologiques originaires de Chine, avec une possibilit&amp;eacute; de 200 Mds$ suppl&amp;eacute;mentaires, annonc&amp;eacute;e par le Pr&amp;eacute;sident Trump. Dans le reste du monde: l&amp;rsquo;UE vient de &amp;laquo;&amp;nbsp;r&amp;eacute;&amp;eacute;quilibrer&amp;nbsp;&amp;raquo; 2,8 Mds&amp;euro; d&amp;rsquo;exportations am&amp;eacute;ricaines et en r&amp;eacute;serve 3 Mds &amp;euro; suppl&amp;eacute;mentaires, la Chine en a frapp&amp;eacute; 45Mds $, le Canada 12,5 Mds etc&amp;hellip;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;Une crainte av&amp;eacute;r&amp;eacute;e pour la croissance mondiale&lt;/strong&gt;. La directrice g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale du FMI, les banques centrales ont averti contre le risque de surench&amp;egrave;re protectionniste. Outre l&amp;rsquo;impact direct des droits de douane sur le commerce des produits concern&amp;eacute;s, on doit redouter les &lt;em&gt;effets &amp;laquo;de second tour&amp;nbsp;&amp;raquo; (&lt;/em&gt;transmission des surco&amp;ucirc;ts vers la transformation en aval et les consommateurs finaux, r&amp;eacute;duction des commandes aux fournisseurs participant aux chaines de valeur internationales) et les &lt;em&gt;effets d&amp;rsquo;incertitude&lt;/em&gt;, li&amp;eacute;s aux r&amp;eacute;actions boursi&amp;egrave;res d&amp;eacute;j&amp;agrave; visibles, au possible report d&amp;rsquo;investissements des entreprises ou consommateurs se sentant menac&amp;eacute;s dans leur emploi. Deux estimations &amp;laquo;de coin de table&amp;raquo; convergent sur l&amp;rsquo;ampleur du risque en cas d&amp;rsquo;affrontement commercial g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralis&amp;eacute;. Le Pr. Paul Krugman, prix Nobel, retient&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt; la possibilit&amp;eacute; d&amp;rsquo;imposition globale d&amp;rsquo;une fourchette de tarifs allant de 30 &amp;agrave; 60%, qui engendrerait une diminution de 70% des flux commerciaux et une r&amp;eacute;duction du PIB mondial de 2 &amp;agrave; 3%. De mani&amp;egrave;re assez proche, le DG de l&amp;rsquo;OMC a imagin&amp;eacute;, pour l&amp;rsquo;exemple&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;, l&amp;rsquo;hypoth&amp;egrave;se d&amp;rsquo;un monde dont les droits de douanes reviendraient &amp;agrave; leur niveau d&amp;rsquo;avant la cr&amp;eacute;ation du syst&amp;egrave;me multilat&amp;eacute;ral: s&amp;rsquo;ensuivrait une possible r&amp;eacute;duction des flux commerciaux de l&amp;rsquo;ordre de 60% et une contraction de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie globale de 2,4%...&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/ade38cdc-08db-4c1c-a767-a4ea4028d6db/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>1d4ad2bb-e9f0-4599-9eb9-2751a0af634f</id><title type="text">Brèves de l'OMC n°1 - Janvier 2018 : La vie d'après...</title><summary type="text">Sonnée par son échec de Buenos-Aires, l’OMC peine à redémarrer son activité en ce début de 2018.La réunion ministérielle n’a véritablement donné d’indication que pour une seule des négociations à l’ordre du jour, celle des subventions à la pêche : elle a donc repris officiellement fin janvier. La perplexité règne sur la manière de relancer les autres sujets embourbés en Argentine. D’aucuns penchent pour un « temps de réflexion », permettant de reposer les bases d’une discussion saine, en particulier pour l’agriculture: à défaut, plaident-ils, les mêmes causes produiront les mêmes effets lors de la prochaine conférence dans deux ans. A court terme, la première question à résoudre va être celle de la sélection de nouveaux présidents pour trois groupes de négociation (agriculture, services et règles).Nombreux sont ceux qui affichent leur foi dans la bouée salvatrice du «plurilatéralisme », soit la négociation d’accords n’engageant pas tous les membres de l’OMC, à géographie variable</summary><updated>2018-02-02T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/02/02/breves-de-l-omc-n-1-janvier-2018-la-vie-d-apres" /><content type="html">&lt;p&gt;Sonn&amp;eacute;e par son &amp;eacute;chec de Buenos-Aires, l&amp;rsquo;OMC peine &amp;agrave; red&amp;eacute;marrer son activit&amp;eacute; en ce d&amp;eacute;but de 2018.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La r&amp;eacute;union minist&amp;eacute;rielle n&amp;rsquo;a v&amp;eacute;ritablement donn&amp;eacute; d&amp;rsquo;indication que pour une seule des n&amp;eacute;gociations &amp;agrave; l&amp;rsquo;ordre du jour, celle des subventions &amp;agrave; la p&amp;ecirc;che&amp;nbsp;: elle a donc repris officiellement fin janvier. La perplexit&amp;eacute; r&amp;egrave;gne sur la mani&amp;egrave;re de relancer les autres sujets embourb&amp;eacute;s en Argentine. D&amp;rsquo;aucuns penchent pour un &amp;laquo;&amp;nbsp;temps de r&amp;eacute;flexion&amp;nbsp;&amp;raquo;, permettant de reposer les bases d&amp;rsquo;une discussion saine, en particulier pour l&amp;rsquo;agriculture: &amp;agrave; d&amp;eacute;faut, plaident-ils, les m&amp;ecirc;mes causes produiront les m&amp;ecirc;mes effets lors de la prochaine conf&amp;eacute;rence dans deux ans. A court terme, la premi&amp;egrave;re question &amp;agrave; r&amp;eacute;soudre va &amp;ecirc;tre celle de la s&amp;eacute;lection de nouveaux pr&amp;eacute;sidents pour trois groupes de n&amp;eacute;gociation (agriculture, services et r&amp;egrave;gles).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Nombreux sont ceux qui affichent leur foi dans la bou&amp;eacute;e salvatrice du &amp;laquo;plurilat&amp;eacute;ralisme&amp;nbsp;&amp;raquo;, soit la n&amp;eacute;gociation d&amp;rsquo;accords n&amp;rsquo;engageant pas tous les membres de l&amp;rsquo;OMC, &amp;agrave; g&amp;eacute;ographie variable selon les sujets. Il est vrai qu&amp;rsquo;une majorit&amp;eacute; de pays veut aller ainsi de l&amp;rsquo;avant et a sign&amp;eacute; &amp;agrave; Buenos-Aires des d&amp;eacute;clarations d&amp;rsquo;intention pour de telles n&amp;eacute;gociations, sur le commerce &amp;eacute;lectronique, la facilitation de l&amp;rsquo;investissement, et la r&amp;eacute;glementation int&amp;eacute;rieure des services. L&amp;rsquo;inspiration est bonne, tous les pays n&amp;rsquo;ont pas n&amp;eacute;cessairement &amp;agrave; s&amp;rsquo;engager &amp;agrave; la m&amp;ecirc;me vitesse. Mais la d&amp;eacute;marche plurilat&amp;eacute;rale n&amp;rsquo;offre pas de baguette magique et soul&amp;egrave;ve toujours d&amp;rsquo;importantes questions de principe&amp;nbsp;: le b&amp;eacute;n&amp;eacute;fice des accords ainsi n&amp;eacute;goci&amp;eacute; devra-t-il &amp;ecirc;tre &amp;eacute;tendu &amp;agrave; tous par le jeu de la clause de la nation la plus favoris&amp;eacute;e ? Si oui, comment &amp;eacute;viter les comportements de &amp;laquo;passager clandestin&amp;raquo;? Les accords seront-ils ferm&amp;eacute;s ou ouverts &amp;agrave; une adh&amp;eacute;sion ult&amp;eacute;rieure de ceux qui n&amp;rsquo;y auront pas particip&amp;eacute; initialement&amp;nbsp;? Seront-ils n&amp;eacute;goci&amp;eacute;s au sein ou hors de l&amp;rsquo;OMC et soumis &amp;agrave; la comp&amp;eacute;tence du syst&amp;egrave;me de r&amp;egrave;glement des diff&amp;eacute;rends&amp;nbsp;? Quelles conditions doivent-ils remplir pour r&amp;eacute;unir la &amp;laquo;masse critique&amp;nbsp;&amp;raquo; de pays qui leur donneront un v&amp;eacute;ritable sens &amp;eacute;conomique&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Politiquement, le bilan de d&amp;eacute;but d&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e n&amp;rsquo;est pourtant pas mauvais pour l&amp;rsquo;organisation, si l&amp;rsquo;on en juge par la tonalit&amp;eacute; des discours tenus par les grands leaders r&amp;eacute;unis &amp;agrave; Davos. Ils tendent &amp;agrave; confirmer le constat d&amp;rsquo;un attachement universel &amp;agrave; l&amp;rsquo;institution, y compris de la part des Etats-Unis, m&amp;ecirc;me si ces derniers en exigent avec v&amp;eacute;h&amp;eacute;mence la r&amp;eacute;forme. Reste que cette valorisation politique du multilat&amp;eacute;ralisme ne se traduit gu&amp;egrave;re en recherche de compromis sur le terrain des n&amp;eacute;gociations. Pis, le blocage am&amp;eacute;ricain de la nomination de trois nouveaux membres de l&amp;rsquo;organe d&amp;rsquo;appel de l&amp;rsquo;OMC menace d&amp;eacute;j&amp;agrave; la capacit&amp;eacute; de l&amp;rsquo;institution &amp;agrave; r&amp;eacute;soudre les diff&amp;eacute;rends commerciaux et fait ainsi peser sur elle une menace vitale &amp;agrave; &amp;eacute;ch&amp;eacute;ance de fin 2018 (voir notre &amp;laquo;zoom&amp;raquo; dans le pr&amp;eacute;sent num&amp;eacute;ro).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;La principale surprise de cette reprise provient de l&amp;rsquo;Inde, qui a annonc&amp;eacute; l&amp;rsquo;organisation d&amp;rsquo;une r&amp;eacute;union minist&amp;eacute;rielle restreinte, &amp;agrave; New-Delhi, le 19 mars prochain. Venant de la puissance dont l&amp;rsquo;attitude intransigeante &amp;agrave; Buenos-Aires est consid&amp;eacute;r&amp;eacute;e comme portant une part substantielle de responsabilit&amp;eacute; de l&amp;rsquo;&amp;eacute;chec, ce mouvement de &amp;laquo;leadership&amp;raquo; a de quoi surprendre : s&amp;rsquo;agit-il juste de resserrer les rangs d&amp;rsquo;un monde en d&amp;eacute;veloppement qui s&amp;rsquo;interroge forc&amp;eacute;ment sur l&amp;rsquo;impasse strat&amp;eacute;gique dans laquelle il vient d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre conduit, 17 ans apr&amp;egrave;s le lancement du programme de Doha&amp;nbsp;? Ou, la r&amp;eacute;union de New-Delhi pourrait-elle marquer une inflexion, dont la r&amp;eacute;cente intervention du Premier Ministre Modi &amp;agrave; Davos ferait alors figure de signal avant-coureur ?&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/1d4ad2bb-e9f0-4599-9eb9-2751a0af634f/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>dc283ec1-d5de-4436-9c51-c9ce3530a0b6</id><title type="text">Brèves de l'OMC n°11 : Mauvaise passe</title><summary type="text">Nul ne sait ce que l’OMC va conclure à Buenos-Aires. Les États-Unis ont bloqué à Genève la rédaction d’une déclaration ministérielle, rouvrant ainsi le débat sur le multilatéralisme qu’ils avaient précédemment porté au G20 et au G7: à ce jour, ils refusent de reconnaitre à l’OMC sa caractérisation, pourtant traditionnelle, en tant que « système commercial régi par le droit», ou son rôle pour le «développement». La  grande majorité des PED, emmenés en particulier par l’Inde, en réaffirment au contraire la centralité. Côté négociations techniques, aucune perspective d’accord concret ne se dessine. Que ce soit en matière de sécurité alimentaire, de pêche, d’agriculture, ou sur les autres sujets de «nouvelle économie» (services, investissement, commerce électronique), les ministres convoqués en Argentine auront fort à faire pour démêler l’écheveau.S’agira-il d’un instant de vérité? Pour le cycle de Doha, peut-être, après bientôt 18 ans de discussions n’ayant pas permis sa résolution et</summary><updated>2017-12-04T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2017/12/04/breves-de-l-omc-n-11-mauvaise-passe" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Nul ne sait ce que l&amp;rsquo;OMC va conclure &amp;agrave; Buenos-Aires. Les &amp;Eacute;tats-Unis ont bloqu&amp;eacute; &amp;agrave; Gen&amp;egrave;ve la r&amp;eacute;daction d&amp;rsquo;une d&amp;eacute;claration minist&amp;eacute;rielle, rouvrant ainsi le d&amp;eacute;bat sur le multilat&amp;eacute;ralisme qu&amp;rsquo;ils avaient pr&amp;eacute;c&amp;eacute;demment port&amp;eacute; au G20 et au G7: &amp;agrave; ce jour, ils refusent de reconnaitre &amp;agrave; l&amp;rsquo;OMC sa caract&amp;eacute;risation, pourtant traditionnelle, en tant que &amp;laquo;&amp;nbsp;syst&amp;egrave;me commercial r&amp;eacute;gi par le droit&amp;raquo;, ou son r&amp;ocirc;le pour le &amp;laquo;d&amp;eacute;veloppement&amp;raquo;. La &amp;nbsp;grande majorit&amp;eacute; des PED, emmen&amp;eacute;s en particulier par l&amp;rsquo;Inde, en r&amp;eacute;affirment au contraire la centralit&amp;eacute;. C&amp;ocirc;t&amp;eacute; n&amp;eacute;gociations techniques, aucune perspective d&amp;rsquo;accord concret ne se dessine. Que ce soit en mati&amp;egrave;re de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; alimentaire, de p&amp;ecirc;che, d&amp;rsquo;agriculture, ou sur les autres sujets de &amp;laquo;nouvelle &amp;eacute;conomie&amp;raquo; (services, investissement, commerce &amp;eacute;lectronique), les ministres convoqu&amp;eacute;s en Argentine auront fort &amp;agrave; faire pour d&amp;eacute;m&amp;ecirc;ler l&amp;rsquo;&amp;eacute;cheveau.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;S&amp;rsquo;agira-il d&amp;rsquo;un instant de v&amp;eacute;rit&amp;eacute;? Pour le cycle de Doha, peut-&amp;ecirc;tre, apr&amp;egrave;s bient&amp;ocirc;t 18 ans de discussions n&amp;rsquo;ayant pas permis sa r&amp;eacute;solution et, &lt;em&gt;de facto&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;de jure,&lt;/em&gt; l&amp;rsquo;abandon progressif de la plupart de ses grandes ambitions. Pour le syst&amp;egrave;me multilat&amp;eacute;ral lui-m&amp;ecirc;me? Certainement une mauvaise passe.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le point commun &amp;agrave; ceux qui expriment des r&amp;eacute;serves bloquantes pour les n&amp;eacute;gociations, qu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;agisse par exemple des &amp;Eacute;tats-Unis, de l&amp;rsquo;Inde ou du groupe africain, proc&amp;egrave;de d&amp;rsquo;une volont&amp;eacute; de pr&amp;eacute;server ou d&amp;rsquo;am&amp;eacute;liorer leurs marges de man&amp;oelig;uvre souveraines (ce que les membres de l&amp;rsquo;OMC d&amp;eacute;signent comme &amp;laquo;l&amp;rsquo;&amp;rsquo;espace politique&amp;raquo;) au regard des disciplines multilat&amp;eacute;rales, existantes ou futures. Ils emm&amp;egrave;nent ainsi deux questions &amp;agrave; Buenos-Aires.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La premi&amp;egrave;re est la plus apparente: a-t-on besoin, veut-on plus de r&amp;egrave;gles multilat&amp;eacute;rales pour g&amp;eacute;rer la mondialisation ou faut-il cantonner sa r&amp;eacute;gulation au niveau national souverain? En soi la question est l&amp;eacute;gitime. Encore la r&amp;eacute;ponse devrait-elle varier selon les enjeux&amp;nbsp;: dans de nombreux domaines, le risque est que l&amp;rsquo;affaiblissement de la coop&amp;eacute;ration globale ne p&amp;eacute;nalise les objectifs de d&amp;eacute;veloppement durable ou favorise des barri&amp;egrave;res injustifi&amp;eacute;es au commerce et l&amp;rsquo;exercice de rapports de force bilat&amp;eacute;raux. A cette question, Buenos-Aires ne r&amp;eacute;pondra que la v&amp;eacute;rit&amp;eacute; d&amp;rsquo;un instant: l&amp;rsquo;Europe pense qu&amp;rsquo;une avanc&amp;eacute;e des r&amp;egrave;gles serait positive, elle s&amp;rsquo;y emploiera de son mieux, mais, &amp;agrave; d&amp;eacute;faut, l&amp;rsquo;ouvrage reviendra simplement sur le m&amp;eacute;tier.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L&amp;rsquo;autre interrogation, sous-jacente, n&amp;rsquo;est pos&amp;eacute;e que par un seul des membres de l&amp;rsquo;OMC: veut-on encore garder ce syst&amp;egrave;me multilat&amp;eacute;ral et les r&amp;egrave;gles d&amp;eacute;j&amp;agrave; &amp;eacute;tablies pour r&amp;eacute;gir les relations commerciales entre &amp;Eacute;tats? Tout en soulevant la question, les &amp;Eacute;tats-Unis y apportent, &amp;agrave; ce stade, une r&amp;eacute;ponse tr&amp;egrave;s ambig&amp;uuml;e : une sorte de &amp;laquo;oui, mais&amp;raquo;, &amp;laquo;&amp;nbsp;&amp;agrave; condition que le syst&amp;egrave;me se r&amp;eacute;forme pour mieux fonctionner&amp;raquo;, tout en &amp;eacute;limant les capacit&amp;eacute;s contraignantes du syst&amp;egrave;me de r&amp;egrave;glement des diff&amp;eacute;rends... Le reste du monde r&amp;eacute;pond lui de mani&amp;egrave;re unanime: le recul du syst&amp;egrave;me n&amp;rsquo;est pas une option. Mais aussit&amp;ocirc;t les avis divergent sur la mani&amp;egrave;re d&amp;rsquo;am&amp;eacute;liorer son efficacit&amp;eacute; pour l&amp;rsquo;avenir. La forme et la direction que prendra ce d&amp;eacute;bat &amp;agrave; Buenos-Aires repr&amp;eacute;sente la plus importante inconnue de la conf&amp;eacute;rence.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/dc283ec1-d5de-4436-9c51-c9ce3530a0b6/images/visuel" xmlns="media" /></entry></feed>