<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><feed xml:lang="fr-fr" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"><title type="text">Trésor-Info - Publications de la direction générale du Trésor - Comite-du-commerce-et-du-developpement</title><subtitle type="text">Flux de publication de la direction générale du Trésor - Comite-du-commerce-et-du-developpement</subtitle><id>FluxArticlesTag-Comite-du-commerce-et-du-developpement</id><rights type="text">Copyright 2026</rights><updated>2018-04-03T00:00:00+02:00</updated><logo>/favicon.png</logo><author><name>Direction générale du Trésor</name><uri>https://localhost/sitepublic/</uri><email>contact@dgtresor.gouv.fr</email></author><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Flux/Atom/Articles/Tags/Comite-du-commerce-et-du-developpement" /><entry><id>66d5b724-4e41-4e84-a89b-76acde3e0179</id><title type="text">Brèves de l'OMC n°3 - Mars 2018 : Breaking bad</title><summary type="text">Ce mois de mars 2018 aura consacré une rupture : les Etats-Unis s’annoncent désormais prêts à agir hors des règles de l’OMC, chose qu’ils avaient soigneusement évitée jusqu’ici. Retour sur un glissement vers l’illégalité, entamé depuis plusieurs mois. Acte 1, février 2017 : les Etats-Unis bloquent le processus de recrutement de nouveaux membres de l’organe d’appel de l’OMC, position confirmée depuis plus d’un an. Corrosive et potentiellement destructrice pour un système multilatéral fondé sur le droit, cette politique n’est pas pour autant illégale puisque l’organisation fonctionne au consensus. Les Etats-Unis la justifient en outre par la formulation de griefs précis – sinon établis-, à portée systémique, tant sur les règles de travail de l’organe d’appel que le fond de certaines de ses décisions. Acte 2, début mars 2018 : les Etats-Unis annoncent et adoptent des droits de douanes destinés à restreindre leurs importations d’acier et d’aluminium, en invoquant leur sécurité nation</summary><updated>2018-04-03T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/04/03/breves-de-l-omc-n-3-mars-2018-breaking-bad" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Ce mois de mars 2018 aura consacr&amp;eacute; une rupture : les Etats-Unis s&amp;rsquo;annoncent d&amp;eacute;sormais pr&amp;ecirc;ts &amp;agrave; agir hors des r&amp;egrave;gles de l&amp;rsquo;OMC, chose qu&amp;rsquo;ils avaient soigneusement &amp;eacute;vit&amp;eacute;e jusqu&amp;rsquo;ici. Retour sur un glissement vers l&amp;rsquo;ill&amp;eacute;galit&amp;eacute;, entam&amp;eacute; depuis plusieurs mois.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;Acte 1, f&amp;eacute;vrier 2017&amp;nbsp;: les Etats-Unis bloquent le processus de recrutement de nouveaux membres de l&amp;rsquo;organe d&amp;rsquo;appel de l&amp;rsquo;OMC, position confirm&amp;eacute;e depuis plus d&amp;rsquo;un an. Corrosive et potentiellement destructrice pour un syst&amp;egrave;me multilat&amp;eacute;ral fond&amp;eacute; sur le droit, cette politique n&amp;rsquo;est pas pour autant ill&amp;eacute;gale puisque l&amp;rsquo;organisation fonctionne au consensus. Les Etats-Unis la justifient en outre par la formulation de griefs pr&amp;eacute;cis &amp;ndash; sinon &amp;eacute;tablis-, &amp;agrave; port&amp;eacute;e syst&amp;eacute;mique, tant sur les r&amp;egrave;gles de travail de l&amp;rsquo;organe d&amp;rsquo;appel que le fond de certaines de ses d&amp;eacute;cisions.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;Acte 2, d&amp;eacute;but mars 2018&amp;nbsp;: les Etats-Unis annoncent et adoptent des droits de douanes destin&amp;eacute;s &amp;agrave; restreindre leurs importations d&amp;rsquo;acier et d&amp;rsquo;aluminium, en invoquant leur s&amp;eacute;curit&amp;eacute; nationale, suite &amp;agrave; une enqu&amp;ecirc;te men&amp;eacute;e au titre de leur loi interne (section 232 du trade expansion act de 1962). Certes, une majorit&amp;eacute; de membres de l&amp;rsquo;OMC&amp;nbsp; consid&amp;egrave;re que cette motivation n&amp;rsquo;est pas &amp;eacute;tay&amp;eacute;e et proc&amp;egrave;de d&amp;rsquo;une interpr&amp;eacute;tation abusive de l&amp;rsquo;exception de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; nationale (la Chine entend de ce fait engager un contentieux &amp;agrave; l&amp;rsquo;OMC contre les Etats-Unis sur ce point). Du moins cette disposition existe-t-elle dans les textes de l&amp;rsquo;OMC (article XXI du GATT), m&amp;ecirc;me si les opinions divergent quant aux conditions dans lesquelles elle peut &amp;ecirc;tre employ&amp;eacute;e. D&amp;rsquo;ailleurs cette question n&amp;rsquo;a jamais fait l&amp;rsquo;objet d&amp;rsquo;une d&amp;eacute;cision contentieuse (voir notre &amp;eacute;dito de juillet 2018).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;Acte 3, fin mars 2018&amp;nbsp;: les Etats-Unis annoncent leur intention de prendre des mesures de r&amp;eacute;torsion contre la Chine, suite &amp;agrave; une enqu&amp;ecirc;te men&amp;eacute;e au titre d&amp;rsquo;une autre loi interne (section 301 du trade act de 1974), reprochant &amp;agrave; cette derni&amp;egrave;re des pratiques de transferts forc&amp;eacute;s de propri&amp;eacute;t&amp;eacute; intellectuelle impos&amp;eacute;es aux &amp;eacute;trangers et d&amp;rsquo;approche intrusive des investisseurs chinois dans les secteurs de haute technologie. En r&amp;eacute;action, les Etats-Unis annoncent &amp;agrave; la fois vouloir porter l&amp;rsquo;affaire au contentieux devant l&amp;rsquo;OMC et prendre des mesures unilat&amp;eacute;rales de restriction aux investissements ainsi qu&amp;rsquo;un rel&amp;egrave;vement de leurs droits de douanes sur certaines exportations chinoises (a&amp;eacute;ronautique, spatial, armement, informatique..). S&amp;rsquo;ils passaient effectivement &amp;agrave; l&amp;rsquo;acte sur ce dernier point, ils auraient toute chance de commettre une ill&amp;eacute;galit&amp;eacute; flagrante au regard des r&amp;egrave;gles l&amp;rsquo;OMC. Ils reviendraient ce faisant sur l&amp;rsquo;un de leurs engagements majeurs, pris &amp;agrave; l&amp;rsquo;occasion d&amp;rsquo;un contentieux engag&amp;eacute; en 1998 par l&amp;rsquo;UE devant l&amp;rsquo;OMC (DS152), d&amp;eacute;j&amp;agrave; sur la l&amp;eacute;galit&amp;eacute; de la fameuse &amp;laquo;section 301&amp;raquo;&amp;nbsp;: les Etats-Unis s&amp;rsquo;y &amp;eacute;taient engag&amp;eacute;s, de mani&amp;egrave;re inconditionnelle, &amp;agrave; ne pas l&amp;rsquo;employer pour adopter des mesures unilat&amp;eacute;rales de r&amp;eacute;torsion, hors du cadre du r&amp;egrave;glement des diff&amp;eacute;rends. En d&amp;rsquo;autres termes, pour &amp;ecirc;tre employ&amp;eacute;e l&amp;eacute;galement au regard de l&amp;rsquo;OMC, la&amp;nbsp;&amp;laquo;section 301&amp;raquo; ne peut d&amp;eacute;boucher que sur une proc&amp;eacute;dure devant l&amp;rsquo;organe de r&amp;egrave;glement des diff&amp;eacute;rends, &amp;agrave; charge pour ce dernier d&amp;rsquo;autoriser d&amp;rsquo;&amp;eacute;ventuelles r&amp;eacute;torsions contre un partenaire commercial.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/66d5b724-4e41-4e84-a89b-76acde3e0179/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>93e293a6-ee6f-42c8-917e-ecd3f5712fed</id><title type="text">Brèves  de l'OMC n°2  - Février 2018 : “Per correr miglior acque alza le vele”</title><summary type="text">Editorial : Purgatoire ? Depuis Buenos-Aires un certain décalage s’est instauré entre deux lignes de perception de l’OMC. En forçant le trait, on pourrait dire que les pessimistes y voient un système du passé déjà à l’agonie, les autres, sans doute plus nombreux, une architecture en cours de transition.Les premiers anatomisent les fonctions vitales de l’organisation. L’élaboration de règles pour le commerce mondial ? L’OMC n’y parviendrait plus : programme de Doha enlisé, discussions perdant pied avec la numérisation de l’économie, clivage idéologique «nord-sud» aux accents surannés… La mise en œuvre des disciplines ? Chacun sait qu’elles sont mal respectées, particulièrement les obligations de notification et de transparence en matière de subventions : américains et européens le dénoncent, non sans raison. Règlement des différends ? C’était ce qui marchait le mieux, mais la fin n’approche-t-elle pas puisque les Etats-Unis semblent avoir juré la mort de l’organe d’appel ?Les seco</summary><updated>2018-03-05T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/03/05/breves-de-l-omc-n-2-fevrier-2018-per-correr-miglior-acque-alza-le-vele" /><content type="html">&lt;p&gt;Editorial : Purgatoire ? Depuis Buenos-Aires un certain d&amp;eacute;calage s&amp;rsquo;est instaur&amp;eacute; entre deux lignes de perception de l&amp;rsquo;OMC. En for&amp;ccedil;ant le trait, on pourrait dire que les pessimistes y voient un syst&amp;egrave;me du pass&amp;eacute; d&amp;eacute;j&amp;agrave; &amp;agrave; l&amp;rsquo;agonie, les autres, sans doute plus nombreux, une architecture en cours de transition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premiers anatomisent les fonctions vitales de l&amp;rsquo;organisation. L&amp;rsquo;&amp;eacute;laboration de r&amp;egrave;gles pour le commerce mondial ? L&amp;rsquo;OMC n&amp;rsquo;y parviendrait plus : programme de Doha enlis&amp;eacute;, discussions perdant pied avec la num&amp;eacute;risation de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie, clivage id&amp;eacute;ologique &amp;laquo;nord-sud&amp;raquo; aux accents surann&amp;eacute;s&amp;hellip; La mise en &amp;oelig;uvre des disciplines ? Chacun sait qu&amp;rsquo;elles sont mal respect&amp;eacute;es, particuli&amp;egrave;rement les obligations de notification et de transparence en mati&amp;egrave;re de subventions : am&amp;eacute;ricains et europ&amp;eacute;ens le d&amp;eacute;noncent, non sans raison. R&amp;egrave;glement des diff&amp;eacute;rends ? C&amp;rsquo;&amp;eacute;tait ce qui marchait le mieux, mais la fin n&amp;rsquo;approche-t-elle pas puisque les Etats-Unis semblent avoir jur&amp;eacute; la mort de l&amp;rsquo;organe d&amp;rsquo;appel ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les seconds lisent le contraire dans les entrailles ainsi ouvertes. Certes, on ne parvient plus &amp;agrave; adopter de r&amp;egrave;gles par consensus multilat&amp;eacute;ral, mais on va d&amp;eacute;sormais pouvoir le faire sur la base de coalition de volontaires (&amp;laquo;plurilat&amp;eacute;rales&amp;raquo;) : c&amp;rsquo;est ainsi que l&amp;rsquo;organisation va retrouver son efficacit&amp;eacute; ! La chose n&amp;rsquo;est d&amp;rsquo;ailleurs pas si nouvelle et, puisque l&amp;rsquo;on parle du pass&amp;eacute;, le cycle de Tokyo (1973-1979) s&amp;rsquo;&amp;eacute;tait fond&amp;eacute; sur la m&amp;ecirc;me approche&amp;nbsp;; m&amp;ecirc;me l&amp;rsquo;accord multilat&amp;eacute;ral sur la facilitation des &amp;eacute;changes, conclu &amp;agrave; Bali en 1994, laisse en r&amp;eacute;alit&amp;eacute; beaucoup de marge &amp;agrave; l&amp;rsquo;engagement volontaire des membres. S&amp;rsquo;agissant de l&amp;rsquo;application des accords, l&amp;rsquo;OMC r&amp;eacute;alise au quotidien un travail remarquable et la plupart du temps inaper&amp;ccedil;u, comme par exemple dans son obscur comit&amp;eacute; sur les obstacles techniques au commerce. Mais il est vrai qu&amp;rsquo;il faut am&amp;eacute;liorer la situation : commen&amp;ccedil;ons par des objectifs concrets, comme par exemple remettre &amp;agrave; jour les bases de travail en mati&amp;egrave;re de subventions, en particulier pour l&amp;rsquo;agriculture. Enfin, ce sont tous les membres, sauf un, qui veulent pr&amp;eacute;server le r&amp;egrave;glement des diff&amp;eacute;rends, lequel ne se r&amp;eacute;sume pas &amp;agrave; son organe d&amp;rsquo;appel : plusieurs solutions existent potentiellement pour en assurer la p&amp;eacute;rennit&amp;eacute;, malgr&amp;eacute; la position am&amp;eacute;ricaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le verre fut-il &amp;agrave; moiti&amp;eacute; vide ou &amp;agrave; moiti&amp;eacute; plein les deux camps reconnaissent qu&amp;rsquo;il faut en changer le liquide. De vieux mythes ont fait long feu. Le libre-&amp;eacute;change &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;chelle mondiale ? Une fable colport&amp;eacute;e par les &amp;eacute;conomistes des ann&amp;eacute;es 1990 : en r&amp;eacute;alit&amp;eacute;, depuis sa cr&amp;eacute;ation &amp;agrave; la fin du cycle d&amp;rsquo;Uruguay, l&amp;rsquo;OMC n&amp;rsquo;a jamais conclu d&amp;rsquo;accord multilat&amp;eacute;ral de lib&amp;eacute;ralisation (l&amp;rsquo;accord sur les technologies de l&amp;rsquo;information est plurilat&amp;eacute;ral). Sa mission statutaire n&amp;rsquo;a jamais &amp;eacute;t&amp;eacute; le &amp;laquo;&lt;em&gt;free-trade&lt;/em&gt;&amp;raquo; mais de favoriser, par le commerce, l&amp;rsquo;&amp;eacute;l&amp;eacute;vation des niveaux de vie, le plein emploi et le d&amp;eacute;veloppement durable. La preuve par Buenos-Aires : la seule n&amp;eacute;gociation multilat&amp;eacute;rale encore active porte sur la r&amp;eacute;forme des subventions &amp;agrave; la p&amp;ecirc;che qui nuisent &amp;agrave; la conservation des oc&amp;eacute;ans. Le commerce pour le d&amp;eacute;veloppement ? Certes, mais l&amp;rsquo;approche &amp;agrave; &amp;laquo;taille unique&amp;raquo; d&amp;rsquo;un traitement sp&amp;eacute;cial et diff&amp;eacute;renci&amp;eacute; con&amp;ccedil;u comme exception syst&amp;eacute;matique aux r&amp;egrave;gles g&amp;eacute;n&amp;eacute;rales ne r&amp;eacute;pond plus &amp;agrave; la diversit&amp;eacute; &amp;eacute;conomique des &amp;laquo;pays du Sud&amp;raquo;. Ce sont d&amp;rsquo;ailleurs des pays comme la Chine, l&amp;rsquo;Argentine et le Br&amp;eacute;sil qui plaident aujourd&amp;rsquo;hui avec vigueur pour des r&amp;egrave;gles de facilitation de l&amp;rsquo;investissement. Une vaste majorit&amp;eacute; de PED, y compris certains pays africains, a d&amp;eacute;cid&amp;eacute; de s&amp;rsquo;engager dans la n&amp;eacute;gociation sur le commerce &amp;eacute;lectronique. On veut parler services, &amp;nbsp;PMEs&amp;hellip;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;Plut&amp;ocirc;t sain en soi, le d&amp;eacute;bat sur l&amp;rsquo;avenir de l&amp;rsquo;organisation ne fait que commencer. A travers lui, l&amp;rsquo;OMC hissera la voile pour naviguer vers des eaux meilleures. A ses membres de lui fournir la boussole.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/93e293a6-ee6f-42c8-917e-ecd3f5712fed/images/visuel" xmlns="media" /></entry></feed>