<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><feed xml:lang="fr-fr" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"><title type="text">Trésor-Info - Publications de la direction générale du Trésor - COASS</title><subtitle type="text">Flux de publication de la direction générale du Trésor - COASS</subtitle><id>FluxArticlesTag-COASS</id><rights type="text">Copyright 2026</rights><updated>2020-12-19T00:00:00+01:00</updated><logo>/favicon.png</logo><author><name>Direction générale du Trésor</name><uri>https://localhost/sitepublic/</uri><email>contact@dgtresor.gouv.fr</email></author><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Flux/Atom/Articles/Tags/COASS" /><entry><id>269bb4ea-b940-4f32-9409-5be03bebbbf6</id><title type="text">Brèves de l'OMC n° 12 - Décembre 2020 : Bilan d'ouverture </title><summary type="text">Brèves de l'OMC n° 12 - Décembre 2020 : Bilan d'ouverture </summary><updated>2020-12-19T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2020/12/19/breves-de-l-omc-n-12-decembre-2020-bilan-d-ouverture" /><content type="html">&lt;p&gt;Extrait de l'&amp;eacute;ditorial : &lt;strong&gt;Bilan d&amp;rsquo;ouverture&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L&amp;rsquo;administration Biden entrera en fonction fin janvier&amp;nbsp;: d&amp;eacute;bloquera-t-elle le processus de nomination de la directrice g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale de l&amp;rsquo;OMC&amp;nbsp;? Dans quelle situation cette derni&amp;egrave;re trouvera-t-elle alors l&amp;rsquo;organisation&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le passif est lourd. Blocage de son ex&amp;eacute;cutif. Blocage de son Organe d&amp;rsquo;appel. Blocage de la seule n&amp;eacute;gociation multilat&amp;eacute;rale active pour r&amp;eacute;former les subventions &amp;agrave; la p&amp;ecirc;che. Clivages profonds sur les enjeux des r&amp;egrave;gles commerciales en mati&amp;egrave;re de d&amp;eacute;veloppement, d&amp;rsquo;agriculture, de propri&amp;eacute;t&amp;eacute; intellectuelle, de subventions industrielles, de num&amp;eacute;rique, d&amp;rsquo;environnement. Manque de respect par les Membres de leurs obligations de base en mati&amp;egrave;re de transparence. Toutes les apparences d&amp;rsquo;une faillite potentielle, au terme pas si lointain...&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;A l&amp;rsquo;actif, les ferments d&amp;rsquo;un renouveau. L&amp;rsquo;administration am&amp;eacute;ricaine sortante aura eu au moins un m&amp;eacute;rite, en d&amp;eacute;pit de m&amp;eacute;thodes plus que discutables et d&amp;rsquo;objectifs souvent fluctuants, celui de faire prendre conscience des d&amp;eacute;fis syst&amp;eacute;miques auxquels est confront&amp;eacute;e l&amp;rsquo;OMC&amp;nbsp;: capacit&amp;eacute; &amp;agrave; r&amp;eacute;gir la relation entre capitalismes priv&amp;eacute; et d&amp;rsquo;Etat&amp;nbsp;; &amp;agrave; diff&amp;eacute;rencier les responsabilit&amp;eacute;s des pays en d&amp;eacute;veloppement&amp;nbsp;; &amp;agrave; mettre &amp;agrave; jour ses r&amp;egrave;gles d&amp;rsquo;&amp;eacute;quit&amp;eacute; concurrentielle en mati&amp;egrave;re de d&amp;eacute;fense commerciale et d&amp;rsquo;encadrement des subventions industrielles. Une majeure partie des Membres de l&amp;rsquo;OMC s&amp;rsquo;est engag&amp;eacute;e depuis trois ans dans la dynamique plurilat&amp;eacute;rale, celle d&amp;rsquo;une organisation &amp;agrave; plusieurs vitesses, au sein de laquelle certains entendent progresser plus rapidement sur des enjeux d&amp;rsquo;avenir&amp;nbsp;: la num&amp;eacute;risation de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie et la transition &amp;eacute;cologique. La crise de COVID-19 repr&amp;eacute;sentera sans doute un point de basculement&amp;nbsp;: elle a mis &amp;agrave; nu l&amp;rsquo;importance strat&amp;eacute;gique du commerce pour la s&amp;eacute;curit&amp;eacute; sanitaire et alimentaire des populations, du fait de l&amp;rsquo;imbrication des chaines de valeur qui les approvisionnent. Plus que jamais du fait de cette crise et pour conduire sa mission de r&amp;eacute;gulation du commerce, l&amp;rsquo;OMC devra se repenser comme force au service d&amp;rsquo;enjeux extra-&amp;eacute;conomiques, ceux du d&amp;eacute;veloppement durable. C&amp;rsquo;est le sens des propositions r&amp;eacute;centes de l&amp;rsquo;UE pour la sant&amp;eacute; et le climat.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/269bb4ea-b940-4f32-9409-5be03bebbbf6/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>2ae91d89-de7a-44aa-abcb-e90d8d53c073</id><title type="text">Brèves de l'OMC n°7 et 8 - Juillet et Août 2020 : Lost in Transition</title><summary type="text">été 2020</summary><updated>2020-07-30T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2020/07/30/breves-de-l-omc-n-7-et-8-juillet-et-aout-2020-lost-in-transition" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;em&gt;Extrait de l'Editorial :&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'OMC est toute enti&amp;egrave;re absorb&amp;eacute;e par la gestion de trois transitions.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La plus &amp;eacute;nergivore est celle de la succession du directeur g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral, Roberto Azev&amp;ecirc;do, qui quittera ses fonctions au dernier jour d&amp;rsquo;ao&amp;ucirc;t. Huit candidat(e)s sont propos&amp;eacute;s* pour lui succ&amp;eacute;der et ont &amp;eacute;t&amp;eacute; auditionn&amp;eacute;s par l&amp;rsquo;assembl&amp;eacute;e des membres. Nul, &amp;agrave; ce stade, ne semble avoir pris la t&amp;ecirc;te de la course. Les auditions ont laiss&amp;eacute; place &amp;agrave; des discours pour l&amp;rsquo;essentiel aussi prudents que convenus sur la substance, visant &amp;agrave; ne froisser personne. Sur les enjeux de gouvernance de l&amp;rsquo;OMC, chacun a affirm&amp;eacute; sa priorit&amp;eacute; &amp;agrave; la relance de la fonction de n&amp;eacute;gociation, tout en s&amp;rsquo;agenouillant respectueusement devant le &lt;em&gt;Credo &lt;/em&gt;de &amp;laquo;&amp;nbsp;l&amp;rsquo;organisation dirig&amp;eacute;e par les membres&amp;nbsp;&amp;raquo;, limitant le r&amp;ocirc;le principal du DG &amp;agrave; celui d&amp;rsquo;&amp;laquo;honn&amp;ecirc;te courtier&amp;raquo;. La phase d&amp;eacute;cisionnelle (ou &amp;laquo;construction de consensus&amp;raquo; en langage genevois), par &amp;eacute;limination progressive des candidatures ralliant le moins de pr&amp;eacute;f&amp;eacute;rences, commencera le 7 septembre 2020 et durera en principe quelques semaines. L&amp;rsquo;Europe s&amp;rsquo;efforcera d&amp;rsquo;y peser avec le poids des 27 voix de ses Etats-membres.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La seconde transition doit conduire l&amp;rsquo;OMC &amp;laquo;&amp;nbsp;de Noursultan &amp;agrave; Noursultan&amp;nbsp;&amp;raquo;, apr&amp;egrave;s le report de sa 12&amp;egrave;me conf&amp;eacute;rence minist&amp;eacute;rielle, qui devait se tenir avant l&amp;rsquo;&amp;eacute;t&amp;eacute;. Le Kazakhstan en resterait le pays h&amp;ocirc;te et l&amp;rsquo;&amp;eacute;v&amp;egrave;nement pourrait &amp;ecirc;tre programm&amp;eacute; du 21 au 24 juin 2021. Les candidats au poste de DG comme l&amp;rsquo;ensemble des membres affirment y voir une &amp;eacute;ch&amp;eacute;ance d&amp;eacute;cisive, presque vitale pour l&amp;rsquo;organisation. Ses r&amp;eacute;sultats devront prouver que l&amp;rsquo;OMC demeure pertinente. Dans quels domaines? Un accord sur les subventions &amp;agrave; la p&amp;ecirc;che y sera indispensable et serait d&amp;eacute;j&amp;agrave; tardif par rapport aux objectifs de d&amp;eacute;veloppement durable, qui en esp&amp;eacute;raient l&amp;rsquo;ach&amp;egrave;vement en 2020. Aussi, un effort de mise &amp;agrave; jour des r&amp;egrave;gles du commerce international, pour les adapter &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie digitale, la facilitation de l&amp;rsquo;investissement direct, la r&amp;eacute;glementation des &amp;eacute;changes de services. Des progr&amp;egrave;s dans la r&amp;eacute;forme de l&amp;rsquo;OMC, &amp;agrave; commencer par une restauration esp&amp;eacute;r&amp;eacute;e de son Organe d&amp;rsquo;appel et un meilleur ciblage des souplesses accord&amp;eacute;es aux pays en d&amp;eacute;veloppement.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2ae91d89-de7a-44aa-abcb-e90d8d53c073/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>f4ee1f2f-e06a-497b-8c49-5799f765498b</id><title type="text">Brèves de l'OMC n°5 - Mai 2020 : Obrigado, até amanha</title><summary type="text">Mai 2020</summary><updated>2020-05-29T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2020/05/29/breves-de-l-omc-n-5-mai-2020-obrigado-ate-amanha" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;em&gt;Extrait de l'Editorial : &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le directeur g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral de l&amp;rsquo;OMC va d&amp;eacute;missionner, le motivant par des raisons personnelles et afin de donner le temps &amp;agrave; la personne qui lui succ&amp;eacute;dera de proposer une nouvelle phase pour l&amp;rsquo;organisation. Que ces lignes lui fassent parvenir l&amp;rsquo;amiti&amp;eacute; de l&amp;rsquo;Allemagne et de la France.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L&amp;rsquo;OMC est mal en point. Sa future t&amp;ecirc;te aura &amp;agrave; r&amp;eacute;concilier les forces qui la traversent, qui pr&amp;eacute;existaient au Covid-19. La prochaine direction g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale devra essayer d&amp;rsquo;en faire converger les membres vers des objectifs d&amp;rsquo;avenir. Le mois de juin et d&amp;eacute;but juillet sera consacr&amp;eacute; &amp;agrave; l&amp;rsquo;introduction des candidatures : que les talents se l&amp;egrave;vent pour proposer &amp;agrave; l&amp;rsquo;organisation cette nouvelle phase. Quels en seront les enjeux&amp;nbsp;? &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le renforcement du multilat&amp;eacute;ralisme&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. Face &amp;agrave; la crise, plus que jamais il offre le seul chemin efficace. La coop&amp;eacute;ration multilat&amp;eacute;rale est apparue indispensable pour assurer la transparence et la proportionnalit&amp;eacute; des mesures prises en mati&amp;egrave;re de commerce des biens m&amp;eacute;dicaux, ainsi que l&amp;rsquo;ont recommand&amp;eacute; les chefs d&amp;rsquo;Etat du G20. En mati&amp;egrave;re alimentaire, 24 membres de l&amp;rsquo;OMC (repr&amp;eacute;sentant 63% de ce commerce) ont appel&amp;eacute; &amp;agrave; la retenue contre les restrictions aux exportations. Dans le domaine financier, des efforts d&amp;rsquo;aides et all&amp;egrave;gement de dette sont rendus n&amp;eacute;cessaires pour les pays les plus pauvres. Bien-s&amp;ucirc;r, au premier chef, en mati&amp;egrave;re sanitaire pour acc&amp;eacute;l&amp;eacute;rer la recherche de vaccins et traitements et &amp;eacute;changer les meilleures pratiques de lutte contre le virus. Les secr&amp;eacute;tariats des organisations concern&amp;eacute;es, OMC (commerce), OMS (sant&amp;eacute;), FAO (alimentation), OMD (douanes) ont engag&amp;eacute; de nouvelles formes de coop&amp;eacute;ration &amp;agrave; cette fin.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/f4ee1f2f-e06a-497b-8c49-5799f765498b/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>c35d4836-842b-436f-85e3-2ad74e9ff004</id><title type="text">Brèves de l'OMC n°02 de février 2020 : Avec nous, l'Albatros</title><summary type="text">Pêche</summary><updated>2020-03-02T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2020/03/02/breves-de-l-omc-n-02-de-fevrier-2020-avec-nous-l-albatros" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;em&gt;Extrait de l'Editorial&lt;/em&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Jusqu&amp;rsquo;ici l&amp;rsquo;on pensait en France que l&amp;rsquo;Albatros n&amp;rsquo;inspirait que Baudelaire. Mais nos chercheurs* ont &amp;eacute;quip&amp;eacute; le &amp;laquo;&amp;nbsp;prince des nu&amp;eacute;es&amp;nbsp;&amp;raquo; de balises et ainsi pu apporter une premi&amp;egrave;re estimation du nombre de bateaux de p&amp;ecirc;che qui &amp;eacute;teignent leurs syst&amp;egrave;mes d&amp;rsquo;identification &amp;eacute;lectronique, lorsqu&amp;rsquo;ils naviguent dans l'oc&amp;eacute;an Austral. R&amp;eacute;sultat&amp;nbsp;? L&amp;rsquo;affaire est loin d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre anecdotique : un tiers des navires arpentant ces eaux, sur plusieurs millions de kilom&amp;egrave;tres carr&amp;eacute;s, se rendraient ainsi anonymes. Pratiqueraient-ils une p&amp;ecirc;che ill&amp;eacute;gale ? Fort soup&amp;ccedil;on&amp;hellip;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Dans le cadre des objectifs plan&amp;eacute;taires du d&amp;eacute;veloppement durable, les chefs d&amp;rsquo;Etats et de gouvernements ont justement demand&amp;eacute; &amp;agrave; l&amp;rsquo;OMC de contribuer &amp;agrave; &amp;eacute;liminer de tels comportements : si des bateaux violent la loi, au risque de l&amp;rsquo;&amp;eacute;puisement des stocks, il faut leur retirer les subventions qu&amp;rsquo;ils re&amp;ccedil;oivent. Il y a plus : m&amp;ecirc;me si ces navires ont un comportement l&amp;eacute;gal, il faut arr&amp;ecirc;ter de subventionner le d&amp;eacute;veloppement de surcapacit&amp;eacute;s ou d&amp;rsquo;activit&amp;eacute;s de surp&amp;ecirc;che, pour respecter les seuils de renouvellement de la ressource.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L&amp;rsquo;OMC joue sa cr&amp;eacute;dibilit&amp;eacute; et peut-&amp;ecirc;tre son avenir sur sa capacit&amp;eacute; &amp;agrave; traiter ces questions. L&amp;rsquo;&amp;eacute;ch&amp;eacute;ance d&amp;rsquo;un accord, d&amp;rsquo;abord fix&amp;eacute;e &amp;agrave; fin 2019, a d&amp;eacute;j&amp;agrave; &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;pass&amp;eacute;e. La prochaine, sa douzi&amp;egrave;me conf&amp;eacute;rence minist&amp;eacute;rielle en juin 2020, ne laisse aucune &amp;eacute;chappatoire&amp;nbsp;: il faut r&amp;eacute;ussir.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;Cet enjeu vital est pourtant loin d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre encore atteint dans les discussions &amp;agrave; Gen&amp;egrave;ve. Les n&amp;eacute;gociations demeurent retranch&amp;eacute;es derri&amp;egrave;re des positions convenues. Celle de ceux qui accusent l&amp;rsquo;Europe de vouloir &amp;laquo;&amp;nbsp;verdir&amp;nbsp;&amp;raquo; &amp;agrave; bon compte &amp;agrave; l&amp;rsquo;OMC sa politique de p&amp;ecirc;che, pourtant massivement r&amp;eacute;gul&amp;eacute;e et pilot&amp;eacute;e au moyen des meilleurs syst&amp;egrave;mes de surveillance des stocks. Celle de ceux qui r&amp;eacute;clament des flexibilit&amp;eacute;s pour les pays en d&amp;eacute;veloppement, au nom du droit de la p&amp;ecirc;che artisanale, mais o&amp;ugrave; certains pourraient vouloir nicher des possibilit&amp;eacute;s de subventionnement incontr&amp;ocirc;l&amp;eacute; pour d&amp;eacute;velopper des flottes de bateaux usines&amp;hellip;&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/c35d4836-842b-436f-85e3-2ad74e9ff004/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>36187033-f435-4ede-9134-bf5b3cfabdb7</id><title type="text">Brèves de l'OMC de Janvier 2020 : 25 ans - démondialisation ou développement durable ? </title><summary type="text">25 ans de l'OMC</summary><updated>2020-02-07T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2020/02/07/breves-de-l-omc-de-janvier-2020-25-ans-demondialisation-ou-developpement-durable" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Extrait de l'Editorial :&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Les termes du dilemme sont aussi simples que radicaux: entrant dans sa 25&amp;egrave; ann&amp;eacute;e, depuis les accords de Marrakech, l&amp;rsquo;OMC doit se r&amp;eacute;inventer ou risquer de finir en coquille vide.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;Ses trois fonctions vitales sont d&amp;eacute;sormais &amp;ndash;presque- &amp;agrave; l&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;t. &amp;laquo;&amp;nbsp;L&amp;rsquo;ex&amp;eacute;cutive&amp;nbsp;&amp;raquo; (gestion des accords): les pays membres s&amp;rsquo;affranchissent trop de leurs obligations de transparence et ne parviennent que rarement &amp;agrave; la r&amp;eacute;solution amiable de leurs difficult&amp;eacute;s dans la mise en &amp;oelig;uvre. La &amp;laquo;l&amp;eacute;gislative&amp;raquo; (n&amp;eacute;gociation des accords)&amp;nbsp;: sans trait&amp;eacute; vraiment significatif conclu depuis 25 ans, le corpus actuel des r&amp;egrave;gles commerciales ne suffit plus pour embrasser les r&amp;eacute;alit&amp;eacute;s nouvelles, de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie digitale, des chaines de valeur internationales, du capitalisme d&amp;rsquo;Etat. Le r&amp;egrave;glement des diff&amp;eacute;rends est durablement affaibli par la r&amp;eacute;cente neutralisation de son organe d&amp;rsquo;appel, auquel les Etats-Unis reprochent fondamentalement un &amp;laquo;&amp;nbsp;suractivisme&amp;nbsp;&amp;raquo;, venu inopportun&amp;eacute;ment compenser les d&amp;eacute;faillances des deux premi&amp;egrave;res fonctions...&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/36187033-f435-4ede-9134-bf5b3cfabdb7/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>b818809c-0b3e-4aae-927d-5cd33da4f6f7</id><title type="text">Brèves de l'OMC n°11 - Novembre 2019 : Le nerf de la guerre commerciale</title><summary type="text">Brèves de l'OMC n° 11</summary><updated>2019-12-04T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2019/12/04/breves-de-l-omc-n-11-novembre-2019-le-nerf-de-la-guerre-commerciale" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;em&gt;Extrait de l'Editorial&lt;/em&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La guerre commerciale a trouv&amp;eacute; un nouveau terrain dans le budget de l&amp;rsquo;OMC, avec la politisation prise par des discussions d&amp;rsquo;ordinaire techniques. Elles portent sur des montants globaux relativement modestes &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;chelle des grandes organisations internationales&amp;nbsp;: on parle de 190 millions annuels de francs Suisse pour le fonctionnement de l&amp;rsquo;OMC, 7,5 millions additionnels pour celui de l&amp;rsquo;organe d&amp;rsquo;appel de son m&amp;eacute;canisme de r&amp;egrave;glement des diff&amp;eacute;rends.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Tout &amp;agrave; leur croisade contre cet organe d&amp;rsquo;appel (dont ils refusent depuis deux ans le renouvellement des membres au risque de son immobilisation d&amp;eacute;sormais attendue le 11 d&amp;eacute;cembre prochain) les Etats-Unis ont inspect&amp;eacute; minutieusement ses moyens de fonctionnement, pour conclure que ceux-ci &amp;eacute;taient excessifs, en particulier le niveau d&amp;rsquo;indemnisation des adjudicateurs, d&amp;eacute;fray&amp;eacute;s &amp;agrave; temps partiel pour leur travaux. Dans des circonstances normales, on pourrait&amp;nbsp; donner cr&amp;eacute;dit aux Etats-Unis de leur souci d&amp;rsquo;une saine rigueur financi&amp;egrave;re. Mais leur intention est avant tout politique car ils proposent de restreindre en 2020 la possibilit&amp;eacute; d&amp;rsquo;utilisation des cr&amp;eacute;dits pour les financements des travaux d&amp;rsquo;examen d&amp;rsquo;appels, jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; r&amp;eacute;solution de leur griefs contre l&amp;rsquo;institution. Ils s&amp;rsquo;opposent aussi &amp;agrave; ce que les moyens de l&amp;rsquo;organe d&amp;rsquo;appel puissent venir financer le m&amp;eacute;canisme conventionnel (dit de &amp;laquo;&amp;nbsp;l&amp;rsquo;article 25&amp;nbsp;&amp;raquo;), propos&amp;eacute; par l&amp;rsquo;Union Europ&amp;eacute;enne aux membres de l&amp;rsquo;OMC qui voudraient pouvoir continuer &amp;agrave; b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficier d&amp;rsquo;un double degr&amp;eacute; d&amp;rsquo;examen de leurs disputes, apr&amp;egrave;s l&amp;rsquo;interruption d&amp;rsquo;activit&amp;eacute; de l&amp;rsquo;organe institutionnel aujourd&amp;rsquo;hui &amp;eacute;tabli.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Une autre br&amp;egrave;che a &amp;eacute;t&amp;eacute; ouverte par l&amp;rsquo;Inde, qui demande que chaque membre de l&amp;rsquo;organisation puisse apposer un v&amp;eacute;to aux contributions volontaires apport&amp;eacute;es par d&amp;rsquo;autres (en sus de leur contribution r&amp;eacute;guli&amp;egrave;re obligatoire) pour le financement d&amp;rsquo;activit&amp;eacute;s de son secr&amp;eacute;tariat, au titre de l&amp;rsquo;assistance technique, ou tout autre service (recherche, organisation d&amp;rsquo;&amp;eacute;v&amp;egrave;nement&amp;hellip;). Sont ici vis&amp;eacute;es indirectement toutes les initiatives dites &amp;laquo;&amp;nbsp;plurilat&amp;eacute;rales&amp;nbsp;&amp;raquo;, c&amp;rsquo;est-&amp;agrave;-dire n&amp;rsquo;impliquant qu&amp;rsquo;une partie des membres de l&amp;rsquo;organisation, comme par exemple les n&amp;eacute;gociations engag&amp;eacute;es &amp;agrave; Buenos-Aires sur la facilitation de l&amp;rsquo;investissement ou le commerce &amp;eacute;lectronique...&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/b818809c-0b3e-4aae-927d-5cd33da4f6f7/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>d220806b-c068-4068-a19e-6be18686cccc</id><title type="text">Brèves de l'OMC n°10 - Octobre 2019 : Prises d'otages</title><summary type="text">Brèves d'octobre 2019</summary><updated>2019-11-01T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2019/11/01/breves-de-l-omc-n-10-octobre-2019-prises-d-otages" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;em&gt;Extrait de l'Editorial :&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Contraste saisissant entre le r&amp;eacute;el succ&amp;egrave;s du r&amp;eacute;cent Forum Public de l&amp;rsquo;OMC et la paralysie interne de l&amp;rsquo;organisation, entrav&amp;eacute;e par la multiplication des tactiques de &amp;laquo;prise d&amp;rsquo;otage&amp;raquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L&amp;rsquo;OMC b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficiait ce mois-ci d&amp;rsquo;une attention accrue et positive du public r&amp;eacute;uni par les quatre jours de d&amp;eacute;bats organis&amp;eacute;s durant son Forum. Participation accrue des entreprises (les fran&amp;ccedil;aises y &amp;eacute;tant notamment repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;es lors d&amp;rsquo;une table-ronde sur l&amp;rsquo;investissement organis&amp;eacute;e par le MEDEF), app&amp;eacute;tit des acad&amp;eacute;miques et du grand public pour d&amp;eacute;battre des interactions entre commerce international et grands sujets de gouvernance globale, tels que la recherche d&amp;rsquo;une croissance plus inclusive, les services et la digitalisation de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie, l&amp;rsquo;environnement, en particulier la lutte contre le changement climatique, th&amp;egrave;me promu notamment &amp;agrave; l&amp;rsquo;occasion d&amp;rsquo;un &amp;eacute;v&amp;egrave;nement organis&amp;eacute; par le Canada, la France et la chambre de commerce internationale (ICC-Monde).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Loin de la fraicheur de ces d&amp;eacute;bats, l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; de l&amp;rsquo;organisation r&amp;eacute;v&amp;eacute;lait au contraire sa face la plus st&amp;eacute;rile, avec une syst&amp;eacute;matisation des tactiques de paralysie des n&amp;eacute;gociations.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;Prise d&amp;rsquo;otage, les repr&amp;eacute;sailles commerciales imm&amp;eacute;diatement mises en place par les Etats-Unis contre l&amp;rsquo;UE dans l&amp;rsquo;affaire Airbus, &amp;agrave; hauteur de 7,5 milliards de dollars&amp;nbsp;: alors que l&amp;rsquo;on s&amp;rsquo;attend &amp;agrave; ce que l&amp;rsquo;Europe soit autoris&amp;eacute;e, d&amp;rsquo;ici quelques mois, &amp;agrave; adopter des mesures &amp;eacute;quivalentes dans le contentieux Boeing, le bon sens &amp;eacute;conomique e&amp;ucirc;t command&amp;eacute; l&amp;rsquo;engagement de n&amp;eacute;gociations bilat&amp;eacute;rales, propos&amp;eacute;es par l&amp;rsquo;UE mais rejet&amp;eacute;es par les am&amp;eacute;ricains. Les principales victimes de cette agression sont collat&amp;eacute;rales, producteurs de vins fran&amp;ccedil;ais, d&amp;rsquo;olives espagnoles, de Whisky &amp;eacute;cossais, ou de gaufres allemandes.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Prise d&amp;rsquo;otage, le rejet am&amp;eacute;ricain des propositions de compromis &amp;eacute;labor&amp;eacute;es au sein de l&amp;rsquo;OMC par l&amp;rsquo;ambassadeur de Nouvelle-Z&amp;eacute;lande pour r&amp;eacute;soudre la crise de l&amp;rsquo;Organe d&amp;rsquo;appel, dont le fonctionnement normal cessera le 11 d&amp;eacute;cembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/d220806b-c068-4068-a19e-6be18686cccc/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>8ceb9d93-b59f-4f5f-aeac-2196a99c662b</id><title type="text">Brèves de l'OMC n°9 - Septembre 2019 : "Notre maison brûle..."</title><summary type="text">Notre maison brûle...</summary><updated>2019-10-01T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2019/10/01/breves-de-l-omc-n-9-septembre-2019-notre-maison-brule" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le foss&amp;eacute; s&amp;rsquo;accroit entre un commerce mondial qui s&amp;rsquo;enfonce et une OMC perch&amp;eacute;e hors du temps. Le ralentissement &amp;eacute;conomique provoqu&amp;eacute; par les tensions sino-am&amp;eacute;ricaines n&amp;rsquo;est plus une menace mais une certitude&amp;nbsp;: la guerre commerciale exerce un effet r&amp;eacute;cessif sur l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie r&amp;eacute;elle, toutes les sources en attestent, OMC, OCDE, FMI. Les barri&amp;egrave;res tarifaires ont directement ralenti le commerce des biens (comme l&amp;rsquo;analyse en d&amp;eacute;tail l&amp;rsquo;&amp;eacute;tude du Tr&amp;eacute;sor fran&amp;ccedil;ais jointe &amp;agrave; la pr&amp;eacute;sente lettre), indirectement celui des services (dont l&amp;rsquo;OMC souligne la contraction au second semestre 2019), et les effets induits d&amp;rsquo;incertitude paralysent les d&amp;eacute;cisions d&amp;rsquo;investissement. Pour 2019 et 2020, l&amp;rsquo;OCDE redoute une croissance mondiale enregistrant sa pire performance depuis la crise de 2008. Malgr&amp;eacute; les propositions de n&amp;eacute;gociations formul&amp;eacute;es par l&amp;rsquo;Europe, les menaces am&amp;eacute;ricaines de r&amp;eacute;torsions commerciales dans l&amp;rsquo;affaire Airbus-Boeing et le possible choc d&amp;rsquo;un Brexit sans accord au 31 octobre en accroissent le risque. Une r&amp;eacute;organisation structurelle des chaines de valeur mondiale commence &amp;agrave; s&amp;rsquo;observer de mani&amp;egrave;re nette. Des gestes de bonne volont&amp;eacute; ont &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;mis (report am&amp;eacute;ricain du 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; au 15 octobre de l&amp;rsquo;imposition de droits nouveaux, all&amp;egrave;gement partiel des tarifs chinois), mais Chine et Etats-Unis ne sont par certains d&amp;rsquo;aboutir &amp;agrave; un accord. Or, les effets r&amp;eacute;cessifs frappent de mani&amp;egrave;re asym&amp;eacute;trique&amp;nbsp;: encore dop&amp;eacute;s par le stimulus budg&amp;eacute;taire, les Etats-Unis paraissent pour l&amp;rsquo;instant souffrir relativement moins que la Chine et d&amp;eacute;sormais la zone euro. A mesure que l&amp;rsquo;Am&amp;eacute;rique s&amp;rsquo;avancera dans la campagne pr&amp;eacute;sidentielle, sa propre capacit&amp;eacute; de r&amp;eacute;silience aux dommages &amp;eacute;conomiques qu&amp;rsquo;inflige sa politique commerciale deviendra une variable politique d&amp;eacute;terminante.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Face &amp;agrave; cela, l&amp;rsquo;OMC s&amp;rsquo;enferme dans une quasi-paralysie de ses principales n&amp;eacute;gociations. Incapable depuis plus de deux mois (du fait d&amp;rsquo;une opposition entre groupes asiatique et latino-am&amp;eacute;ricain) de d&amp;eacute;signer un pr&amp;eacute;sident pour conduire les n&amp;eacute;gociations sur les subventions &amp;agrave; la p&amp;ecirc;che&amp;nbsp;: or il s&amp;rsquo;agit d&amp;rsquo;un mandat assign&amp;eacute; &amp;agrave; l&amp;rsquo;OMC au titre des objectifs de d&amp;eacute;veloppement durable (ODD 14.6), avec &amp;eacute;ch&amp;eacute;ance en d&amp;eacute;cembre 2019. Chaque jour de retard renforce d&amp;eacute;sormais le scenario de l&amp;rsquo;&amp;eacute;chec sur ce sujet pourtant majeur pour la cr&amp;eacute;dibilit&amp;eacute; de l&amp;rsquo;organisation. Les discussions devant permettre le d&amp;eacute;blocage des recrutements &amp;agrave; l&amp;rsquo;organe d&amp;rsquo;appel sont encore dans l&amp;rsquo;impasse, faute d&amp;rsquo;implication des Etats-Unis, qui se bornent &amp;agrave; en rejeter la responsabilit&amp;eacute; politique sur les autres membres. Celles sur l&amp;rsquo;am&amp;eacute;lioration du fonctionnement ordinaire (notification, transparence) patinent tout autant...&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/8ceb9d93-b59f-4f5f-aeac-2196a99c662b/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>de603284-64d1-42ad-b2b7-d33f02ecdc08</id><title type="text">Brèves de l'OMC n°7 et 8 - Juillet et Août 2019 : 50 degrés, quelques nuances</title><summary type="text">Eté !</summary><updated>2019-07-30T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2019/07/30/breves-de-l-omc-n-7-et-8-juillet-et-aout-2019-50-degres-quelques-nuances" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Extrait de l'Editorial&lt;/em&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La canicule semble affecter aussi le commerce international. La temp&amp;eacute;rature reste tr&amp;egrave;s &amp;eacute;lev&amp;eacute;e entre la Chine et les Etats-Unis malgr&amp;eacute; la tr&amp;ecirc;ve arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;e au sommet du G20 d&amp;rsquo;Osaka et la reprise des n&amp;eacute;gociations bilat&amp;eacute;rales&amp;nbsp;: le passage &amp;agrave; la guerre tarifaire totale (25% sur la totalit&amp;eacute; des exportations chinoises) y a simplement &amp;eacute;t&amp;eacute; suspendu par les am&amp;eacute;ricains, les mesures pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dentes (25% sur 200 Milliards d&amp;rsquo;USD) &amp;eacute;tant maintenues. Les effets &amp;eacute;conomiques r&amp;eacute;els se font d&amp;eacute;sormais sentir&amp;nbsp;: une &amp;eacute;tude &amp;agrave; paraitre de la direction g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale du Tr&amp;eacute;sor fran&amp;ccedil;ais* observe une r&amp;eacute;duction significative et rapide des &amp;eacute;changes bilat&amp;eacute;raux des biens surtax&amp;eacute;s, entrainant un effet de freinage du commerce mondial, des risques induits pour la croissance et un choc d&amp;rsquo;incertitude global. La tension monte aussi tr&amp;egrave;s vite entre la Cor&amp;eacute;e (restrictions d&amp;rsquo;importations post Fukushima sur les produits de la p&amp;ecirc;che) et le Japon (durcissement du contr&amp;ocirc;le des exportations vers la Cor&amp;eacute;e pour plusieurs intrants de l&amp;rsquo;industrie de semi-conducteurs), dont la politique commerciale parait aussi se m&amp;acirc;tiner d&amp;rsquo;une teinte politique et s&amp;eacute;curitaire.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;Au sein de l&amp;rsquo;OMC, pourtant climatis&amp;eacute;e, de s&amp;eacute;rieux affrontements sont aussi engag&amp;eacute;s &amp;agrave; un an de sa prochaine r&amp;eacute;union minist&amp;eacute;rielle. La r&amp;eacute;union estivale du conseil g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral de l&amp;rsquo;organisation abritait des discussions substantielles, positives par leur vitalit&amp;eacute;, inqui&amp;eacute;tante par leur polarisation, d&amp;eacute;cevantes par leur manque de progr&amp;egrave;s concrets. D&amp;rsquo;abord sur le concept m&amp;ecirc;me de sa &amp;laquo;r&amp;eacute;forme&amp;raquo; qui oppose fondamentalement les partisans d&amp;rsquo;une &amp;laquo;mise &amp;agrave; jour&amp;raquo; des r&amp;egrave;gles commerciales internationales, soucieux de les adapter aux temps actuels (globalement l&amp;rsquo;UE, les Etats-Unis, une majorit&amp;eacute; de latino-am&amp;eacute;ricains, les pays d&amp;eacute;velopp&amp;eacute;s du &amp;laquo;&amp;nbsp;groupe d&amp;rsquo;Ottawa&amp;nbsp;&amp;raquo; et ceux Asie) et ceux d&amp;rsquo;un &amp;laquo;r&amp;eacute;&amp;eacute;quilibrage&amp;raquo; des disciplines existantes, demandeurs d&amp;rsquo;assouplissements en leur faveur (sch&amp;eacute;matiquement&amp;nbsp;: l&amp;rsquo;Inde, l&amp;rsquo;Afrique et les ACP, l&amp;rsquo;Asie moins d&amp;eacute;velopp&amp;eacute;e). Exemple concret: bien que relativement consensuelle dans son objectif, la modeste proposition de l&amp;rsquo;UE, des Etats-Unis et du Japon pour am&amp;eacute;liorer l&amp;rsquo;accomplissement effectif des obligations de transparence, si essentielles &amp;agrave; l&amp;rsquo;OMC (notification de mesures commerciales et subventions), rencontre beaucoup de critiques au niveau de ses modalit&amp;eacute;s op&amp;eacute;rationnelles&amp;nbsp;: beaucoup de PED se d&amp;eacute;clarent en incapacit&amp;eacute; administrative &amp;agrave; mettre en &amp;oelig;uvre de telles disciplines et rejettent par principe toute id&amp;eacute;e de sanction, m&amp;ecirc;me contre des multir&amp;eacute;cidivistes qui feraient d&amp;eacute;faut sans justification...&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/de603284-64d1-42ad-b2b7-d33f02ecdc08/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>d125bf25-a1f5-41d7-b68f-f8a52bccdcdf</id><title type="text">Brèves de l'OMC n°6 - Juin 2019 : "OMC 2.0" : quelque chose bougerait ?</title><summary type="text">Initiative post Buenos Aires sur le commerce électronique : plus de 78 membres de l'OMC participent aux négociations.</summary><updated>2019-07-01T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2019/07/01/breves-de-l-omc-n-6-juin-2019-omc-2-0-quelque-chose-bougerait" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Extrait de l'Editorial&lt;/em&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Radicalisation du conflit sino-am&amp;eacute;ricain dans l&amp;rsquo;attente d&amp;rsquo;une rencontre entre les Pr&amp;eacute;sidents, aggravations des tensions &amp;eacute;conomiques globales, discussions commerciales difficiles dans l&amp;rsquo;enceinte du G20, stagnation des n&amp;eacute;gociations sur la p&amp;ecirc;che, blocage persistant de l&amp;rsquo;organe d&amp;rsquo;appel&amp;hellip; Y a-t-il quelque chose qui progresse &amp;agrave; l&amp;rsquo;OMC et pour sa r&amp;eacute;forme? Oui&amp;nbsp;: l&amp;rsquo;initiative plurilat&amp;eacute;rale sur le commerce &amp;eacute;lectronique, lanc&amp;eacute;e il y a pr&amp;egrave;s de deux ans &amp;agrave; Buenos-Aires.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L&amp;rsquo;objectif en est de d&amp;eacute;finir les disciplines internationales qui devraient r&amp;eacute;gir les aspects commerciaux du commerce &amp;eacute;lectronique. Quelles sont sch&amp;eacute;matiquement les forces en pr&amp;eacute;sence&amp;nbsp;? Un premier camp, entrain&amp;eacute; par les Etats-Unis, promeut un accord porteur d&amp;rsquo;une ambition maximale de lib&amp;eacute;ralisation&amp;nbsp; (libert&amp;eacute; de circulation des donn&amp;eacute;es, non divulgation des codes source, interdiction des obligations de stockage)&amp;nbsp;: forts du monopole naturel de leur &amp;laquo;GAFAs*&amp;raquo;, ils s&amp;rsquo;estiment certains d&amp;rsquo;en tirer les b&amp;eacute;n&amp;eacute;fices, un peu comme le fameux &amp;laquo;renard libre dans le poulailler libre&amp;raquo;&amp;nbsp;; ils sont rejoints par des&amp;nbsp; pays, souvent petits, dont de nombreux europ&amp;eacute;ens, d&amp;eacute;sireux de se tailler une part du g&amp;acirc;teau via des strat&amp;eacute;gies de niche sur certains produits et services, dont la viabilit&amp;eacute; d&amp;eacute;pendra de leur acc&amp;egrave;s aux donn&amp;eacute;es des autres. Un camp oppos&amp;eacute; porte une perspective souverainiste. Soit en refusant de participer aux n&amp;eacute;gociations, telles l&amp;rsquo;Inde et l&amp;rsquo;Afrique du Sud qui rejettent par principe toute discipline internationale pouvant entraver l&amp;rsquo;autonomie de leur politique de d&amp;eacute;veloppement num&amp;eacute;rique. Soit en s&amp;rsquo;y engageant avec une ambition minimaliste, telle la Chine, dont les objectifs se limitent &amp;agrave; quelques sujets concrets de facilitation des transactions (paiements en ligne, signature &amp;eacute;lectronique&amp;hellip;), qui permettraient d&amp;rsquo;aider Ali Baba et d&amp;rsquo;autres &amp;agrave; &amp;eacute;tendre la port&amp;eacute;e de leurs activit&amp;eacute;s&amp;nbsp;: pour nombre de raisons, souvent peu commerciales, elle n&amp;rsquo;envisage pas&amp;nbsp; de laisser les donn&amp;eacute;es entrer et sortir librement de son territoire. Entre les deux, un troisi&amp;egrave;me p&amp;ocirc;le, emmen&amp;eacute; par l&amp;rsquo;UE, d&amp;eacute;veloppe une vision essentiellement lib&amp;eacute;rale de cette nouvelle forme de commerce, mais avec des exceptions fortes, comme, en particulier, la protection des donn&amp;eacute;es personnelles (vie priv&amp;eacute;e)...&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/d125bf25-a1f5-41d7-b68f-f8a52bccdcdf/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>ceafc1d2-91ea-475f-983e-bcf34954f698</id><title type="text">Brèves de l'OMC n°5 - "Les parages du vide" : Mai 2019</title><summary type="text">Comme les nuages dans le ciel genevois, les hypothèses les plus sombres d’aggravation des tensions commerciales internationales se sont accumulées au mois de mai. </summary><updated>2019-06-13T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2019/06/13/breves-de-l-omc-n-5-les-parages-du-vide-mai-2019" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Extrait de l'Editorial&lt;/em&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Entre Chine et Etats-Unis&amp;nbsp;: complication des n&amp;eacute;gociations bilat&amp;eacute;rales suivie d&amp;rsquo;une d&amp;eacute;cision am&amp;eacute;ricaine de porter les droits de douanes de 10 &amp;agrave; 25% sur la premi&amp;egrave;re tranche d&amp;rsquo;exportations chinoises (d&amp;eacute;cid&amp;eacute;e en 2018 &amp;agrave; hauteur de 200 Mds USD) et lancement de la proc&amp;eacute;dure pour en frapper 300 Mds USD suppl&amp;eacute;mentaires, soit la quasi-totalit&amp;eacute; du flux. Entre Etats-Unis et Union Europ&amp;eacute;enne&amp;nbsp;: la menace de r&amp;eacute;torsions douani&amp;egrave;res crois&amp;eacute;es au titre du contentieux Airbus-Boeing vient d&amp;rsquo;augmenter fortement suite aux condamnations miroirs prononc&amp;eacute;es par l&amp;rsquo;organe d&amp;rsquo;appel de l&amp;rsquo;OMC&amp;nbsp;; les Etats-Unis se donnent par ailleurs six mois pour obtenir de l&amp;rsquo;UE une limitation de ses exportations automobiles, sous menace de sanctions unilat&amp;eacute;rales au titre de la s&amp;eacute;curit&amp;eacute; nationale. Au Royaume-Uni, l&amp;rsquo;&amp;eacute;chec des n&amp;eacute;gociations entre partis conservateur et travailliste et la d&amp;eacute;mission annonc&amp;eacute;e de la Premi&amp;egrave;re Ministre, Mme May, font progresser l&amp;rsquo;hypoth&amp;egrave;se d&amp;rsquo;un Brexit sans accord. Ces tensions sont identifi&amp;eacute;es comme le premier risque pour la croissance mondiale en 2019.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Elles repr&amp;eacute;sentent aussi une menace consid&amp;eacute;rable pour l&amp;rsquo;OMC, que l&amp;rsquo;unilat&amp;eacute;ralisme am&amp;eacute;ricain, la perspective de paralysie de son organe d&amp;rsquo;appel, les pratiques distortives de la Chine, l&amp;rsquo;anachronisme du statut des pays en d&amp;eacute;veloppement, l&amp;rsquo;enkystement des n&amp;eacute;gociations multilat&amp;eacute;rales, pourraient potentiellement vider de tout r&amp;ocirc;le dans la r&amp;eacute;gulation des &amp;eacute;changes mondiaux. Plus que jamais la r&amp;eacute;forme de l&amp;rsquo;organisation s&amp;rsquo;impose, comme urgence face aux tensions &amp;eacute;conomique et seule perspective pour son salut existentiel. Pour l&amp;rsquo;Union Europ&amp;eacute;enne, on en connait les directions principales. Avant tout, une mise &amp;agrave; jour des disciplines encadrant la concurrence entre mod&amp;egrave;les &amp;eacute;conomiques diff&amp;eacute;rents&amp;nbsp;: sur les subventions industrielles, les transferts forc&amp;eacute;s de technologie. Une refondation de la l&amp;eacute;gitimit&amp;eacute; du m&amp;eacute;canisme de r&amp;egrave;glement des diff&amp;eacute;rends, visant &amp;agrave; surmonter le blocage de son organe d&amp;rsquo;appel par les Etats-Unis. Une restauration de l&amp;rsquo;efficacit&amp;eacute; des proc&amp;eacute;dures ordinaires de traitement amiable des obstacles commerciaux: transparence des interventions publiques (notifications de subventions et de normes r&amp;eacute;glementaires), recherche de solutions n&amp;eacute;goci&amp;eacute;es. Enfin, une prise de responsabilit&amp;eacute; des pays en d&amp;eacute;veloppement qui soit d&amp;eacute;sormais commensurable &amp;agrave; leurs capacit&amp;eacute;s &amp;eacute;conomiques : la n&amp;eacute;gociation pour r&amp;eacute;former les subventions contribuant &amp;agrave; la surp&amp;ecirc;che en repr&amp;eacute;sentera &amp;agrave; court-terme le premier test...&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/ceafc1d2-91ea-475f-983e-bcf34954f698/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>953f829f-6c75-4fe6-8f75-fea8245ab620</id><title type="text">Brèves de l'OMC n° 3 - mars 2019 : Le chemin… mais la volonté ?</title><summary type="text">Extrait de l'éditorial :Peu à peu, la « réforme de l’OMC » dessine ses contours et trouve ses chemins : un mélange d’initiatives de natures différentes qui contribueront ensemble à la modernisation des trois fonctions de l’organisation.Sur le front des négociations commerciales, les discussions sur les subventions à la pêche sont loin d’avoir percé mais s’intensifient avec de récentes propositions, notamment américaine et australienne : elles doivent en principe aboutir en décembre 2019. La négociation (plurilatérale) sur le commerce électronique a accéléré après Davos et on entrera « dans le dur » à partir de mai. Celle sur la facilitation de l’investissement est en maturation régulière. Etats-Unis, UE et Japon travaillent à formuler d’ici l’été une proposition de renforcement des disciplines applicables aux subventions industrielles et aux entreprises d’Etat. Sur le fonctionnement régulier de l’organisation, pour l’exécution des accords, des idées intéressantes sortent dans d</summary><updated>2019-04-02T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2019/04/02/breves-de-l-omc-n-3-mars-2019-le-chemin-mais-la-volonte" /><content type="html">&lt;p style="text-align: left;" align="center"&gt;&lt;em&gt;Extrait de l'&amp;eacute;ditorial&lt;/em&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Peu &amp;agrave; peu, la &amp;laquo;&amp;nbsp;r&amp;eacute;forme de l&amp;rsquo;OMC&amp;nbsp;&amp;raquo; dessine ses contours et trouve ses chemins&amp;nbsp;: un m&amp;eacute;lange d&amp;rsquo;initiatives de natures diff&amp;eacute;rentes qui contribueront ensemble &amp;agrave; la modernisation des trois fonctions de l&amp;rsquo;organisation.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Sur le front des n&amp;eacute;gociations commerciales, les discussions sur les subventions &amp;agrave; la p&amp;ecirc;che sont loin d&amp;rsquo;avoir perc&amp;eacute; mais s&amp;rsquo;intensifient avec de r&amp;eacute;centes propositions, notamment am&amp;eacute;ricaine et australienne&amp;nbsp;: elles doivent en principe aboutir en d&amp;eacute;cembre 2019. La n&amp;eacute;gociation (plurilat&amp;eacute;rale) sur le commerce &amp;eacute;lectronique a acc&amp;eacute;l&amp;eacute;r&amp;eacute; apr&amp;egrave;s Davos et on entrera &amp;laquo;&amp;nbsp;dans le dur&amp;nbsp;&amp;raquo; &amp;agrave; partir de mai. Celle sur la facilitation de l&amp;rsquo;investissement est en maturation r&amp;eacute;guli&amp;egrave;re. Etats-Unis, UE et Japon travaillent &amp;agrave; formuler d&amp;rsquo;ici l&amp;rsquo;&amp;eacute;t&amp;eacute; une proposition de renforcement des disciplines applicables aux subventions industrielles et aux entreprises d&amp;rsquo;Etat.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Sur le fonctionnement r&amp;eacute;gulier de l&amp;rsquo;organisation, pour l&amp;rsquo;ex&amp;eacute;cution des accords, des id&amp;eacute;es int&amp;eacute;ressantes sortent dans deux grands domaines&amp;nbsp;: l&amp;rsquo;am&amp;eacute;lioration de la transparence (en particulier notifications de subventions) et la recherche de syst&amp;egrave;mes de m&amp;eacute;diation destin&amp;eacute;s &amp;agrave; r&amp;eacute;soudre &amp;agrave; l&amp;rsquo;amiable des divergences discut&amp;eacute;es en mati&amp;egrave;re d&amp;rsquo;obstacles techniques au commerce (y inclus sanitaires et phytosanitaires). Ces fils de discussions pourraient d&amp;eacute;boucher sur des am&amp;eacute;liorations substantielles de l&amp;rsquo;efficacit&amp;eacute; de l&amp;rsquo;OMC.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le r&amp;egrave;glement des diff&amp;eacute;rends demeure un point de pr&amp;eacute;occupation central&amp;nbsp;: les griefs am&amp;eacute;ricains contre l&amp;rsquo;organe d&amp;rsquo;appel sont d&amp;eacute;sormais bien compris mais la solution qui les am&amp;egrave;nerait &amp;agrave; en lever leur blocage n&amp;rsquo;a pas encore &amp;eacute;t&amp;eacute; trouv&amp;eacute;e. Pis, le m&amp;eacute;canisme pourrait s&amp;rsquo;enrayer davantage si les membres de l&amp;rsquo;OMC c&amp;eacute;daient &amp;agrave; la tentation d&amp;rsquo;y importer leurs conflits purement politiques, comme menacent de le faire les Etats-Unis et le Venezuela sur un pur conflit d&amp;rsquo;ordre du jour...&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/953f829f-6c75-4fe6-8f75-fea8245ab620/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>c8b8ac51-5b40-48cb-b4e4-8056d9d3333f</id><title type="text">Brèves de l'OMC n° 2 - Février 2019 : Le développement : totem et tabou</title><summary type="text"> Extrait de l'éditorial :Totem : le statut (auto-déclaré) de pays en développement (PED), qui donne droit à ses détenteurs(*) aux avantages du «traitement spécial et différencié» (TSD), c’est-à-dire un allégement des disciplines. Tabou : celui que vient briser la toute récente proposition américaine consistant en une déchéance automatique de ce même statut, pour les pays devenant membres de l’OCDE, ceux catégorisés en «haut-revenu» par la Banque Mondiale, les membres du G20, ou ceux qui disposeraient d’une part de 0,5% du commerce mondial. En pratique, la proposition américaine aboutirait à sortir 35 pays de la catégorie des PED. Dix-huit ans après le lancement de « l’agenda de Doha pour le développement» que penser de ce «pavé dans la mare»?Sur le fond, le refus radical de toute différenciation des PED entre eux ne résiste pas à l’analyse. Juridiquement, le texte fondateur du statut des PED à l’OMC (clause d’habilitation de 1979) n’a jamais eu vocation à rendre ce dernier irrévo</summary><updated>2019-03-05T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2019/03/05/breves-de-l-omc-n-2-fevrier-2019-le-developpement-totem-et-tabou" /><content type="html">&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;em&gt;Extrait de l'&amp;eacute;ditorial&lt;/em&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Totem&amp;nbsp;: le statut (auto-d&amp;eacute;clar&amp;eacute;) de pays en d&amp;eacute;veloppement (PED), qui donne droit &amp;agrave; ses d&amp;eacute;tenteurs&lt;sup&gt;(*)&lt;/sup&gt; aux avantages du &amp;laquo;traitement sp&amp;eacute;cial et diff&amp;eacute;renci&amp;eacute;&amp;raquo; (TSD), c&amp;rsquo;est-&amp;agrave;-dire un all&amp;eacute;gement des disciplines. Tabou&amp;nbsp;: celui que vient briser la toute r&amp;eacute;cente proposition am&amp;eacute;ricaine consistant en une d&amp;eacute;ch&amp;eacute;ance automatique de ce m&amp;ecirc;me statut, pour les pays devenant membres de l&amp;rsquo;OCDE, ceux cat&amp;eacute;goris&amp;eacute;s en &amp;laquo;haut-revenu&amp;raquo; par la Banque Mondiale, les membres du G20, ou ceux qui disposeraient d&amp;rsquo;une part de 0,5% du commerce mondial. En pratique, la proposition am&amp;eacute;ricaine aboutirait &amp;agrave; sortir 35 pays de la cat&amp;eacute;gorie des PED. Dix-huit ans apr&amp;egrave;s le lancement de &amp;laquo;&amp;nbsp;l&amp;rsquo;agenda de Doha pour le d&amp;eacute;veloppement&amp;raquo; que penser de ce &amp;laquo;pav&amp;eacute; dans la mare&amp;raquo;?&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Sur le fond, le refus radical de toute diff&amp;eacute;renciation des PED entre eux ne r&amp;eacute;siste pas &amp;agrave; l&amp;rsquo;analyse. Juridiquement, le texte fondateur du statut des PED &amp;agrave; l&amp;rsquo;OMC (clause d&amp;rsquo;habilitation de 1979) n&amp;rsquo;a jamais eu vocation &amp;agrave; rendre ce dernier irr&amp;eacute;vocable, mais au contraire en faire une &amp;eacute;tape vers une prise de responsabilit&amp;eacute; enti&amp;egrave;re au sein de l&amp;rsquo;organisation. Economiquement, plus un pays converge vers les niveaux de commerce et de richesse du monde d&amp;eacute;velopp&amp;eacute;, plus son comportement commercial exerce d&amp;rsquo;impact sur celui des autres&amp;nbsp;: il est donc normal que ces &amp;laquo;externalit&amp;eacute;s&amp;raquo; soit davantage encadr&amp;eacute;es par l&amp;rsquo;application pleine des disciplines. Socialement, en refusant la diff&amp;eacute;renciation, les &amp;laquo;grands &amp;eacute;mergents&amp;nbsp;&amp;raquo; p&amp;eacute;nalisent &lt;em&gt;de facto&lt;/em&gt; les pays les plus pauvres, qui auraient besoin d&amp;rsquo;adaptations op&amp;eacute;rationnelles des r&amp;egrave;gles de l&amp;rsquo;OMC &amp;agrave; leurs besoins sp&amp;eacute;cifiques,&amp;nbsp;pour mieux lutter contre la pauvret&amp;eacute;: c&amp;rsquo;&amp;eacute;tait bien l&amp;agrave; l&amp;rsquo;objectif initial du mandat de Doha...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/c8b8ac51-5b40-48cb-b4e4-8056d9d3333f/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>62b66678-38bc-4f16-a5b9-41848cfdac91</id><title type="text">Brèves de l'OMC n°12 - Décembre 2018 : Réforme de l'OMC : fin du prologue</title><summary type="text">Extrait de l'Editorial :L’initiative pour «une réforme complète de l’OMC » engagée par la France et l’Union Européenne au second semestre est devenue une réalité politique centrale de l’organisation. Récapitulatif.Les chefs d’Etat et de gouvernement réunis au sommet du G20 à Buenos-Aires ont apporté leur soutien à ce chantier de réforme et indiqué vouloir en tirer un premier bilan lors de leur prochaine réunion, qui se tiendra en juin 2019, sous présidence japonaise. En écho, le thème a désormais pris une place cardinale dans les derniers débats du conseil général de l’OMC. Sur le fond que peut-on en attendre ?L’Europe propose trois efforts, portant sur chacune des fonctions vitales de l’organisation : application des règles, négociations de règles, règlement des différends. S’agissant de l’application, l’UE a déjà formulé (conjointement avec Etats-Unis et Japon, au sein du groupe dit de la «trilatérale») des propositions concrètes pour une meilleure exécution par les membres d</summary><updated>2018-12-21T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/12/21/breves-de-l-omc-n-12-decembre-2018-reforme-de-l-omc-fin-du-prologue" /><content type="html">&lt;p&gt;Extrait de l'Editorial :&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L&amp;rsquo;initiative pour &amp;laquo;une r&amp;eacute;forme compl&amp;egrave;te&amp;nbsp;de l&amp;rsquo;OMC&amp;nbsp;&amp;raquo; engag&amp;eacute;e par la France et l&amp;rsquo;Union Europ&amp;eacute;enne au second semestre est devenue une r&amp;eacute;alit&amp;eacute; politique centrale de l&amp;rsquo;organisation. R&amp;eacute;capitulatif.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Les chefs d&amp;rsquo;Etat et de gouvernement r&amp;eacute;unis au sommet du G20 &amp;agrave; Buenos-Aires ont apport&amp;eacute; leur soutien &amp;agrave; ce chantier de r&amp;eacute;forme et indiqu&amp;eacute; vouloir en tirer un premier bilan lors de leur prochaine r&amp;eacute;union, qui se tiendra en juin 2019, sous pr&amp;eacute;sidence japonaise. En &amp;eacute;cho, le th&amp;egrave;me a d&amp;eacute;sormais pris une place cardinale dans les derniers d&amp;eacute;bats du conseil g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral de l&amp;rsquo;OMC. Sur le fond que peut-on en attendre ?&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L&amp;rsquo;Europe propose trois efforts, portant sur chacune des fonctions vitales de l&amp;rsquo;organisation&amp;nbsp;: application des r&amp;egrave;gles, n&amp;eacute;gociations de r&amp;egrave;gles, r&amp;egrave;glement des diff&amp;eacute;rends. S&amp;rsquo;agissant de l&amp;rsquo;application, l&amp;rsquo;UE a d&amp;eacute;j&amp;agrave; formul&amp;eacute; (conjointement avec Etats-Unis et Japon, au sein du groupe dit de la &amp;laquo;trilat&amp;eacute;rale&amp;raquo;) des propositions concr&amp;egrave;tes pour une meilleure ex&amp;eacute;cution par les membres de leurs obligations de transparence, en particulier les notifications de subventions et r&amp;eacute;glementations, encore trop n&amp;eacute;glig&amp;eacute;es. D&amp;rsquo;autres id&amp;eacute;es d&amp;rsquo;am&amp;eacute;lioration du fonctionnement de l&amp;rsquo;organisation sont &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;tude, en particulier au sein du &amp;laquo;&amp;nbsp;groupe d&amp;rsquo;Ottawa&amp;raquo;, amis du syst&amp;egrave;me anim&amp;eacute; par le Canada. Le second enjeu est la mise &amp;agrave; jour des r&amp;egrave;gles garantissant l&amp;rsquo;&amp;eacute;quit&amp;eacute; concurrentielle, en particulier en mati&amp;egrave;re de subventions industrielles, de respect de la propri&amp;eacute;t&amp;eacute; intellectuelle et de comportement des entreprises d&amp;rsquo;Etat: des propositions sont en cours d&amp;rsquo;&amp;eacute;laboration au sein du groupe de la&amp;nbsp;&amp;laquo;trilat&amp;eacute;rale&amp;raquo;. Le troisi&amp;egrave;me est le m&amp;eacute;canisme de r&amp;egrave;glement des diff&amp;eacute;rends&amp;nbsp;: ici encore l&amp;rsquo;Europe, conjointement avec plusieurs autres membres de l&amp;rsquo;OMC, a introduit des propositions concr&amp;egrave;tes destin&amp;eacute;es &amp;agrave; d&amp;eacute;bloquer la situation en essayant de traiter les griefs entretenus par les Etats-Unis contre ce qu&amp;rsquo;ils qualifient de &amp;laquo;d&amp;eacute;rive&amp;raquo; du syst&amp;egrave;me, en particulier au niveau de l&amp;rsquo;Organe d&amp;rsquo;appel. Les Etats-Unis ont accept&amp;eacute; d&amp;rsquo;entrer dans une discussion de substance, qui s&amp;rsquo;engagera d&amp;egrave;s le d&amp;eacute;but 2019.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;Mais si la n&amp;eacute;cessit&amp;eacute; de la r&amp;eacute;forme s&amp;rsquo;est impos&amp;eacute;e peu &amp;agrave; peu dans les esprits, la vision europ&amp;eacute;enne de ses priorit&amp;eacute;s est encore loin d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre majoritairement partag&amp;eacute;e au sein de l&amp;rsquo;OMC. La question agricole, la critique de l&amp;rsquo;unilat&amp;eacute;ralisme am&amp;eacute;ricain et de l&amp;rsquo;emploi abusif de l&amp;rsquo;exception de &amp;laquo;&amp;nbsp;s&amp;eacute;curit&amp;eacute; nationale&amp;raquo;, le rejet du &amp;laquo;plurilat&amp;eacute;ralisme&amp;raquo;, le refus de toute &amp;eacute;volution du statut des pays en d&amp;eacute;veloppement, demeurent au c&amp;oelig;ur des pr&amp;eacute;occupations d&amp;rsquo;une majorit&amp;eacute; de membres...&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/62b66678-38bc-4f16-a5b9-41848cfdac91/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>6d2be650-ea8b-4f3e-8610-f2bb3bc35a65</id><title type="text">Brèves de l'OMC n°11 - Novembre 2018 : Quitte ou double ?</title><summary type="text">Extrait de l'éditorial :Le sommet du G20 à Buenos-Aires s’est préparé dans un contexte de nouveau durcissement des affrontements commerciaux, notamment lors du récent sommet de l’APEC. L’épreuve de force sino-américaine pourrait bientôt déboucher sur une aggravation de la «guerre commerciale», si les Etats-Unis mettaient à exécution leurs  menaces, en particulier celle de porter de 10 à 25% les droits de douanes infligés unilatéralement à près de 250 milliards de dollars de produits chinois et d’en élargir l’assiette à la totalité des importations, soit plus du double. Dans un tel scénario, les Etats-Unis s’affranchiraient à nouveau du cadre des règles multilatérales, raison pour laquelle les mesures qu’ils ont déjà adoptées pour protéger leurs secteurs de l’acier et l’aluminium, au nom de la «sécurité nationale», ont été attaquées devant les arbitres de l’OMC par les plus importantes puissances commerçantes, dont l’Union européenne, le Canada, le Mexique, la Turquie, la Russie, l’</summary><updated>2018-11-30T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/11/30/breves-de-l-omc-n-11-novembre-2018-quitte-ou-double" /><content type="html">&lt;p&gt;Extrait de l'&amp;eacute;ditorial :&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le sommet du G20 &amp;agrave; Buenos-Aires s&amp;rsquo;est pr&amp;eacute;par&amp;eacute; dans un contexte de nouveau durcissement des affrontements commerciaux, notamment lors du r&amp;eacute;cent sommet de l&amp;rsquo;APEC. L&amp;rsquo;&amp;eacute;preuve de force sino-am&amp;eacute;ricaine pourrait bient&amp;ocirc;t d&amp;eacute;boucher sur une aggravation de la &amp;laquo;guerre commerciale&amp;raquo;, si les Etats-Unis mettaient &amp;agrave; ex&amp;eacute;cution leurs&amp;nbsp; menaces, en particulier celle de porter de 10 &amp;agrave; 25% les droits de douanes inflig&amp;eacute;s unilat&amp;eacute;ralement &amp;agrave; pr&amp;egrave;s de 250 milliards de dollars de produits chinois et d&amp;rsquo;en &amp;eacute;largir l&amp;rsquo;assiette &amp;agrave; la totalit&amp;eacute; des importations, soit plus du double. Dans un tel sc&amp;eacute;nario, les Etats-Unis s&amp;rsquo;affranchiraient &amp;agrave; nouveau du cadre des r&amp;egrave;gles multilat&amp;eacute;rales, raison pour laquelle les mesures qu&amp;rsquo;ils ont d&amp;eacute;j&amp;agrave; adopt&amp;eacute;es pour prot&amp;eacute;ger leurs secteurs de l&amp;rsquo;acier et l&amp;rsquo;aluminium, au nom de la &amp;laquo;s&amp;eacute;curit&amp;eacute; nationale&amp;raquo;, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; attaqu&amp;eacute;es devant les arbitres de l&amp;rsquo;OMC par les plus importantes puissances commer&amp;ccedil;antes, dont l&amp;rsquo;Union europ&amp;eacute;enne, le Canada, le Mexique, la Turquie, la Russie, l&amp;rsquo;Inde et la Chine.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;Or, tous les indicateurs &amp;eacute;conomiques montrent que cette escalade des mesures et contre-mesures &amp;laquo;mord&amp;raquo; d&amp;eacute;sormais fortement sur le r&amp;eacute;el. Pour les seules &amp;eacute;conomies du G20, l&amp;rsquo;OMC rapporte au cours du dernier semestre un accroissement tr&amp;egrave;s significatif du volume de commerce touch&amp;eacute; par les restrictions (481 milliards d&amp;rsquo;USD, soit 6 fois plus que sur le semestre pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dent et le niveau le plus &amp;eacute;lev&amp;eacute; depuis la cr&amp;eacute;ation de l&amp;rsquo;Organisation). La cons&amp;eacute;quence sur le commerce mondial est perceptible d&amp;egrave;s maintenant, avec une r&amp;eacute;vision &amp;agrave; la baisse des pr&amp;eacute;visions de progression des &amp;eacute;changes pour 2018 (3,9%) et 2019 (3,7%). Sachant que l&amp;rsquo;impact le plus n&amp;eacute;gatif pour la croissance mondiale r&amp;eacute;sulte probablement des effets d&amp;rsquo;incertitude associ&amp;eacute;s pour les entreprises &amp;agrave; l&amp;rsquo;accroissement des menaces&amp;nbsp;: or ces dernier sont par d&amp;eacute;finition tr&amp;egrave;s difficiles &amp;agrave; mesurer...&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/6d2be650-ea8b-4f3e-8610-f2bb3bc35a65/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>c2dec021-a0bb-4c7e-8858-201c14453d10</id><title type="text">Brèves de l'OMC n°10 - Octobre 2018 : Chercher l'intersection des conversations parallèles...</title><summary type="text">Extrait de l'éditorial :Le thème de la réforme de l’OMC est devenu omniprésent dans les discussions de ce début d’automne.Hors de l’OMC, les enjeux de de la réforme ont fourni la matière principale des discussions qui se sont déroulées au sein de multiples canaux et fora de dialogue politique. Parmi les groupes dédiés qui se sont montrés les plus actifs, on doit retenir celui de la «trilatérale» (Etats-Unis/Japon/UE) qui avait communiqué en septembre depuis Bruxelles, le groupe de travail constitué entre l’UE et la Chine, tenu en octobre à Pékin, celui des «amis du système », parfois surnommés encore les «milieux de terrain», que le Canada vient de réunir à Ottawa autour d’une déclaration commune en faveur de la réforme.A Genève, au sein même de l’OMC, le thème s’est aussi imposé, de manière informelle, dans plusieurs des riches débats de son Forum Public, et plus formellement, lors de la discussion des chefs de délégation qui s’est tenue en milieu de mois (voir brève correspon</summary><updated>2018-11-06T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/11/06/breves-de-l-omc-n-10-octobre-2018-chercher-l-intersection-des-conversations-paralleles" /><content type="html">&lt;p&gt;Extrait de l'&amp;eacute;ditorial :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le th&amp;egrave;me de la r&amp;eacute;forme de l&amp;rsquo;OMC est devenu omnipr&amp;eacute;sent dans les discussions de ce d&amp;eacute;but d&amp;rsquo;automne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hors de l&amp;rsquo;OMC, les enjeux de de la r&amp;eacute;forme ont fourni la mati&amp;egrave;re principale des discussions qui se sont d&amp;eacute;roul&amp;eacute;es au sein de multiples canaux et fora de dialogue politique. Parmi les groupes d&amp;eacute;di&amp;eacute;s qui se sont montr&amp;eacute;s les plus actifs, on doit retenir celui de la &amp;laquo;trilat&amp;eacute;rale&amp;raquo; (Etats-Unis/Japon/UE) qui avait communiqu&amp;eacute; en septembre depuis Bruxelles, le groupe de travail constitu&amp;eacute; entre l&amp;rsquo;UE et la Chine, tenu en octobre &amp;agrave; P&amp;eacute;kin, celui des &amp;laquo;amis du syst&amp;egrave;me&amp;nbsp;&amp;raquo;, parfois surnomm&amp;eacute;s encore les &amp;laquo;milieux de terrain&amp;raquo;, que le Canada vient de r&amp;eacute;unir &amp;agrave; Ottawa autour d&amp;rsquo;une d&amp;eacute;claration commune en faveur de la r&amp;eacute;forme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Gen&amp;egrave;ve, au sein m&amp;ecirc;me de l&amp;rsquo;OMC, le th&amp;egrave;me s&amp;rsquo;est aussi impos&amp;eacute;, de mani&amp;egrave;re informelle, dans plusieurs des riches d&amp;eacute;bats de son Forum Public, et plus formellement, lors de la discussion des chefs de d&amp;eacute;l&amp;eacute;gation qui s&amp;rsquo;est tenue en milieu de mois (voir br&amp;egrave;ve correspondante). Que l&amp;rsquo;organisation commence &amp;agrave; s&amp;rsquo;approprier le d&amp;eacute;bat dont elle est l&amp;rsquo;objet doit &amp;ecirc;tre vu comme une bonne chose! Elle n&amp;rsquo;avait gu&amp;egrave;re su le faire lors de la r&amp;eacute;union minist&amp;eacute;rielle de Buenos-Aires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;Mais la tenue de ces discussions simultan&amp;eacute;es sur la r&amp;eacute;forme de l&amp;rsquo;organisation, ne signifie pas encore qu&amp;rsquo;elles aient trouv&amp;eacute; comment s&amp;rsquo;articuler entre elles, ni dans une vision commune, ni par une intention partag&amp;eacute;e. D&amp;rsquo;une part, parce que de nombreux membres de l&amp;rsquo;OMC y demeurent tr&amp;egrave;s sceptiques, voire r&amp;eacute;serv&amp;eacute;s, particuli&amp;egrave;rement ceux qui consid&amp;egrave;rent que toute r&amp;eacute;forme de l&amp;rsquo;organisation passe d&amp;rsquo;abord par la r&amp;eacute;alisation des objectifs de son mandat de Doha. D&amp;rsquo;autre part, parce que ces discussions se d&amp;eacute;roulent toujours sous l&amp;rsquo;&amp;eacute;p&amp;eacute;e de Damocl&amp;egrave;s et dans un climat de tension commerciale entretenu par les Etats-Unis, tant par l&amp;rsquo;exercice de rapports de force bilat&amp;eacute;raux pour extraire de leurs partenaires des concessions, que par la paralysie qu&amp;rsquo;ils imposent progressivement &amp;agrave; l&amp;rsquo;organe d&amp;rsquo;appel du m&amp;eacute;canisme de de r&amp;egrave;glement des diff&amp;eacute;rends...&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/c2dec021-a0bb-4c7e-8858-201c14453d10/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>05707205-a15f-45b5-b93b-f0bb678833f7</id><title type="text">Brèves de l'OMC n°9 - Septembre 2018 : Réforme de l'OMC : objectif Buenos-Aires ? </title><summary type="text">Extrait de l'éditorial :En soulignant l’urgence de «trouver les moyens d’améliorer l’OMC», les ministres du commerce du G20 réunis en septembre à Mar de Plata viennent de faire rebondir la balle de la réforme de l’OMC, lancée par la France, guidée par l’UE et désormais poussée aussi par un groupe d’«amis du système» qu’entraine le Canada. Sous l’impulsion de l’Union Européenne, première à publier un papier de propositions, les discussions se déroulent désormais via plusieurs canaux parallèles, dont le Président Français a souhaité qu’ils puissent converger pour l’adoption d’une feuille de route de la réforme, au Sommet du G20 fin novembre à Buenos-Aires. Mais de quoi parle-t-on exactement dans les discussions sur la réforme de l’OMC, qui se déroulent de septembre à Genève, à Ottawa en octobre, à Paris en novembre, pour essayer de gagner l’Argentine avant décembre ?Pour les uns, les promoteurs de l’idée, réaliser la réforme de l’OMC est un enjeu stratégique, qui doit permettre de </summary><updated>2018-10-01T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/10/01/breves-de-l-omc-n-9-septembre-2018-reforme-de-l-omc-objectif-buenos-aires" /><content type="html">&lt;p&gt;Extrait de l'&amp;eacute;ditorial :&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;En soulignant l&amp;rsquo;urgence de &amp;laquo;trouver les moyens d&amp;rsquo;am&amp;eacute;liorer l&amp;rsquo;OMC&amp;raquo;, les ministres du commerce du G20 r&amp;eacute;unis en septembre &amp;agrave; Mar de Plata viennent de faire rebondir la balle de la r&amp;eacute;forme de l&amp;rsquo;OMC, lanc&amp;eacute;e par la France, guid&amp;eacute;e par l&amp;rsquo;UE et d&amp;eacute;sormais pouss&amp;eacute;e aussi par un groupe d&amp;rsquo;&amp;laquo;amis du syst&amp;egrave;me&amp;raquo; qu&amp;rsquo;entraine le Canada. Sous l&amp;rsquo;impulsion de l&amp;rsquo;Union Europ&amp;eacute;enne, premi&amp;egrave;re &amp;agrave; publier un papier de propositions, les discussions se d&amp;eacute;roulent d&amp;eacute;sormais via plusieurs canaux parall&amp;egrave;les, dont le Pr&amp;eacute;sident Fran&amp;ccedil;ais a souhait&amp;eacute; qu&amp;rsquo;ils puissent converger pour l&amp;rsquo;adoption d&amp;rsquo;une feuille de route de la r&amp;eacute;forme, au Sommet du G20 fin novembre &amp;agrave; Buenos-Aires. Mais de quoi parle-t-on exactement dans les discussions sur la r&amp;eacute;forme de l&amp;rsquo;OMC, qui se d&amp;eacute;roulent de septembre &amp;agrave; Gen&amp;egrave;ve, &amp;agrave; Ottawa en octobre, &amp;agrave; Paris en novembre, pour essayer de gagner l&amp;rsquo;Argentine avant d&amp;eacute;cembre ?&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Pour les uns, les promoteurs de l&amp;rsquo;id&amp;eacute;e, r&amp;eacute;aliser la r&amp;eacute;forme de l&amp;rsquo;OMC est un enjeu strat&amp;eacute;gique, qui doit permettre de conserver une &amp;eacute;conomie mondiale ouverte face aux mouvements protectionnistes et au risque de guerre commerciale g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralis&amp;eacute;e. Il faut pour cela mettre &amp;agrave; jour les r&amp;egrave;gles de l&amp;rsquo;OMC, afin de pr&amp;eacute;server l&amp;rsquo;&amp;eacute;quit&amp;eacute; des conditions concurrentielles mondiales, d&amp;eacute;s&amp;eacute;quilibr&amp;eacute;es en particulier par la mont&amp;eacute;e en puissance plan&amp;eacute;taire du capitalisme d&amp;rsquo;Etat qu&amp;rsquo;incarne le mod&amp;egrave;le chinois : des n&amp;eacute;gociations sur de nouvelles disciplines de transparence, des r&amp;egrave;gles r&amp;eacute;gissant les subventions industrielles, un fonctionnement &amp;agrave; conditions de march&amp;eacute; des entreprises d&amp;rsquo;Etat, sont indispensables pour restaurer les conditions d&amp;rsquo;un commerce sain et se pr&amp;eacute;munir contre le choc possible d&amp;rsquo;une &amp;laquo;d&amp;eacute;mondialisation&amp;raquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;Pour les autres, la r&amp;eacute;forme de l&amp;rsquo;OMC proc&amp;egrave;de d&amp;rsquo;une vision plut&amp;ocirc;t tacticienne recouvrant des priorit&amp;eacute;s souvent divergentes. A la base, tous partagent globalement trois objectifs imm&amp;eacute;diats&amp;nbsp;: permettre une d&amp;eacute;sescalade de la politique unilat&amp;eacute;raliste am&amp;eacute;ricaine et des mesures de r&amp;eacute;torsion qu&amp;rsquo;elle suscite, trouver une solution au blocage du syst&amp;egrave;me de r&amp;egrave;glement des diff&amp;eacute;rends et favoriser une reprise des n&amp;eacute;gociations commerciales &amp;agrave; l&amp;rsquo;OMC. Mais c&amp;rsquo;est ici que les choses se fragmentent entre&amp;nbsp;: ceux qui accepteraient de parler r&amp;egrave;glement des diff&amp;eacute;rends mais ne veulent pas parler subventions ni propri&amp;eacute;t&amp;eacute; intellectuelle&amp;nbsp;; ceux qui veulent bien parler industrie mais &amp;agrave; condition que l&amp;rsquo;on parle aussi d&amp;rsquo;agriculture et de commerce &amp;eacute;lectronique ; ceux qui ne veulent parler que d&amp;rsquo;agriculture&amp;nbsp;; ceux qui ne veulent parler de rien, car ils rejettent toute incursion de l&amp;rsquo;OMC en dehors d&amp;rsquo;un agenda de Doha d&amp;eacute;sormais sub-claquant et de la r&amp;egrave;gle du consensus de tous les membres...&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/05707205-a15f-45b5-b93b-f0bb678833f7/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>971af429-2e24-479b-8f68-24a5a9f94ce7</id><title type="text">Brèves de l'OMC n°7-8 - Juillet-Août 2018 : Une idée qui fait son chemin ? </title><summary type="text">Extrait de l'Editorial :Sur fond de tambours de guerre commerciale, l’idée d’une réforme de l’OMC a été proposée par le Président de la République française et reprise à l’échelle de l’Union Européenne. Elle commence à être considérée, par une proportion croissante de membres de l’organisation, comme la voie possible d’une «sortie  par le haut» de l’affrontement engagé par les Etats-Unis contre le système multilatéral. Les contours précis d’un tel agenda de modernisation demeurent certes à délimiter. Mais on en parle de plus en plus et elle favorise l’apparition d’une géographie nouvelle au sein des membres et alliances de l’OMC.La Chine a fait un pas vers une plus grande responsabilité de «leader» de ce système multilatéral qui lui a tant bénéficié, dont elle se veut l’ardent défenseur contre l’unilatéralisme américain et pour la réforme duquel elle se déclare désormais prête à s’engager: ce message a été mis en scène avec force en juillet lors de la revue de la politique commer</summary><updated>2018-07-30T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/07/30/breves-de-l-omc-n-7-8-juillet-aout-2018-une-idee-qui-fait-son-chemin" /><content type="html">&lt;p&gt;Extrait de l'Editorial :&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Sur fond de tambours de guerre commerciale, l&amp;rsquo;id&amp;eacute;e d&amp;rsquo;une r&amp;eacute;forme de l&amp;rsquo;OMC a &amp;eacute;t&amp;eacute; propos&amp;eacute;e par le Pr&amp;eacute;sident de la R&amp;eacute;publique fran&amp;ccedil;aise et reprise &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;chelle de l&amp;rsquo;Union Europ&amp;eacute;enne. Elle commence &amp;agrave; &amp;ecirc;tre consid&amp;eacute;r&amp;eacute;e, par une proportion croissante de membres de l&amp;rsquo;organisation, comme la voie possible d&amp;rsquo;une &amp;laquo;sortie &amp;nbsp;par le haut&amp;raquo; de l&amp;rsquo;affrontement engag&amp;eacute; par les Etats-Unis contre le syst&amp;egrave;me multilat&amp;eacute;ral. Les contours pr&amp;eacute;cis d&amp;rsquo;un tel agenda de modernisation demeurent certes &amp;agrave; d&amp;eacute;limiter. Mais on en parle de plus en plus et elle favorise l&amp;rsquo;apparition d&amp;rsquo;une g&amp;eacute;ographie nouvelle au sein des membres et alliances de l&amp;rsquo;OMC.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La Chine a fait un pas vers une plus grande responsabilit&amp;eacute; de &amp;laquo;leader&amp;raquo; de ce syst&amp;egrave;me multilat&amp;eacute;ral qui lui a tant b&amp;eacute;n&amp;eacute;fici&amp;eacute;, dont elle se veut l&amp;rsquo;ardent d&amp;eacute;fenseur contre l&amp;rsquo;unilat&amp;eacute;ralisme am&amp;eacute;ricain et pour la r&amp;eacute;forme duquel elle se d&amp;eacute;clare d&amp;eacute;sormais pr&amp;ecirc;te &amp;agrave; s&amp;rsquo;engager: ce message a &amp;eacute;t&amp;eacute; mis en sc&amp;egrave;ne avec force en juillet lors de la revue de la politique commerciale chinoise.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;Les Etats-Unis lui ont r&amp;eacute;pondu en portant devant le conseil g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral de l&amp;rsquo;OMC une charge radicale, &amp;agrave; travers la diffusion d&amp;rsquo;un argumentaire implacable qui d&amp;eacute;nonce une incompatibilit&amp;eacute; syst&amp;eacute;mique entre les structures de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie chinoise et les principes lib&amp;eacute;raux inspirant l&amp;rsquo;OMC. Ils placent ainsi tr&amp;egrave;s haut la barre: une r&amp;eacute;forme de l&amp;rsquo;OMC n&amp;rsquo;aura d&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t pour eux que si elle accompagne une r&amp;eacute;forme fondamentale du comportement de la Chine dans le jeu &amp;eacute;conomique mondial.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Entre les deux, l&amp;rsquo;Union Europ&amp;eacute;enne a entrepris de b&amp;acirc;tir des ponts (en cr&amp;eacute;ant d&amp;rsquo;un c&amp;ocirc;t&amp;eacute; un groupe de travail avec la Chine, de l&amp;rsquo;autre, un groupe &amp;laquo;trilat&amp;eacute;ral&amp;raquo; avec le Japon et les Etats-Unis ainsi qu&amp;rsquo;un dialogue transatlantique ad hoc impuls&amp;eacute; lors de la visite de M. Juncker &amp;agrave; Washington) et a introduit des propositions de r&amp;eacute;forme d&amp;eacute;j&amp;agrave; pr&amp;eacute;cises: mise &amp;agrave; jour des r&amp;egrave;gles multilat&amp;eacute;rales concernant les subventions industrielles, les entreprises d&amp;rsquo;Etat et autres interventions publiques impactant les march&amp;eacute;s mondiaux, renforcement des disciplines de l&amp;rsquo;OMC relatives &amp;agrave; la transparence des politiques, &amp;eacute;volution du statut de droits et obligations des pays en d&amp;eacute;veloppement, modernisation du m&amp;eacute;canisme de r&amp;egrave;glement des diff&amp;eacute;rends sont les priorit&amp;eacute;s identifi&amp;eacute;es...&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/971af429-2e24-479b-8f68-24a5a9f94ce7/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>d126cb71-323f-46ec-9616-9b07bbd031bd</id><title type="text">Brèves de l'OMC n°5 - Mai 2018 : La politique, continuation de la guerre commerciale par d'autres moyens...</title><summary type="text">Extrait de l'Editorial :L’OMC est devenue le terrain d’un affrontement multiforme, mettant aux prises les trois premières puissances commerciales mondiales. Au Conseil Général, la Chine a engagé la charge contre les Etats-Unis pour les «trois coups» destructeurs que, selon elle, ces derniers assènent au système multilatéral : l’étouffement du mécanisme de règlement des différends ; le recours abusif à l’argument de sécurité nationale pour protéger leurs marchés de l’acier et l’aluminium ; l’annonce de sanctions unilatérales en matière de propriété intellectuelle. En réponse, les Etats-Unis plaident le fond contre la forme : ils ne feraient que réagir à une longue dérive de l’OMC et son règlement des différends, qui aurait abouti à une complète inversion des valeurs : la Chine (qualifiée de «pays le plus protectionniste et mercantiliste», de «pays du capitalisme d’Etat»), dont les subventions sont estimées à l’origine des surcapacités qui affligent le marché mondial, prétendrait a</summary><updated>2018-06-04T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/06/04/breves-de-l-omc-n-5-mai-2018-la-politique-continuation-de-la-guerre-commerciale-par-d-autres-moyens" /><content type="html">&lt;p&gt;Extrait de l'Editorial :&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L&amp;rsquo;OMC est devenue le terrain d&amp;rsquo;un affrontement multiforme, mettant aux prises les trois premi&amp;egrave;res puissances commerciales mondiales.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;Au Conseil G&amp;eacute;n&amp;eacute;ral, la Chine a engag&amp;eacute; la charge contre les Etats-Unis pour les &amp;laquo;trois coups&amp;raquo; destructeurs que, selon elle, ces derniers ass&amp;egrave;nent au syst&amp;egrave;me multilat&amp;eacute;ral&amp;nbsp;: l&amp;rsquo;&amp;eacute;touffement du m&amp;eacute;canisme de r&amp;egrave;glement des diff&amp;eacute;rends&amp;nbsp;; le recours abusif &amp;agrave; l&amp;rsquo;argument de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; nationale pour prot&amp;eacute;ger leurs march&amp;eacute;s de l&amp;rsquo;acier et l&amp;rsquo;aluminium&amp;nbsp;; l&amp;rsquo;annonce de sanctions unilat&amp;eacute;rales en mati&amp;egrave;re de propri&amp;eacute;t&amp;eacute; intellectuelle. En r&amp;eacute;ponse, les Etats-Unis plaident le fond contre la forme : ils ne feraient que r&amp;eacute;agir &amp;agrave; une longue d&amp;eacute;rive de l&amp;rsquo;OMC et son r&amp;egrave;glement des diff&amp;eacute;rends, qui aurait abouti &amp;agrave; une compl&amp;egrave;te inversion des valeurs&amp;nbsp;: la Chine (qualifi&amp;eacute;e de &amp;laquo;pays le plus protectionniste et mercantiliste&amp;raquo;, de &amp;laquo;pays du capitalisme d&amp;rsquo;Etat&amp;raquo;), dont les subventions sont estim&amp;eacute;es &amp;agrave; l&amp;rsquo;origine des surcapacit&amp;eacute;s qui affligent le march&amp;eacute; mondial, pr&amp;eacute;tendrait aujourd&amp;rsquo;hui se parer de vertu l&amp;eacute;gale pour donner des le&amp;ccedil;ons &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie la plus ouverte de la plan&amp;egrave;te.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/d126cb71-323f-46ec-9616-9b07bbd031bd/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>9d909fd6-9d78-40c9-a2e1-1828507102bd</id><title type="text">Brèves de l'OMC n°4 - Avril 2018 : Vents contraires</title><summary type="text">Extrait de l'Editorial :"L’OMC est aujourd’hui traversée par trois forces à l’incohérence apparente.La première résulte du grand affrontement qu’ont engagé les Etats-Unis avec leurs partenaires commerciaux, au premier rang desquels la Chine, en recourant à des mesures unilatérales à la légalité contestée. Sans surprise, les risques de guerre commerciale qui en découlent viennent bousculer toute l’activité de l’organisation, formelle comme informelle. Dans ses comités techniques tels que celui des sauvegardes (où Chine, Union Européenne puis Russie ont mis en cause les restrictions américaines sur l’acier et l’aluminium), ou devant le mécanisme de règlement des différends : deux nouveaux contentieux y ont été engagés par la Chine contre les Etats-Unis (mesures annoncées ou prises au titre des « sections » 232 et 301) et, réciproquement, par ces derniers au titre de la propriété intellectuelle.La seconde force, est celle que les Etats-Unis exercent pour obtenir une réforme de l’O</summary><updated>2018-04-27T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/04/27/breves-de-l-omc-n-4-avril-2018-vents-contraires" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Extrait de l'Editorial :&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;"L&amp;rsquo;OMC est aujourd&amp;rsquo;hui travers&amp;eacute;e par trois forces &amp;agrave; l&amp;rsquo;incoh&amp;eacute;rence apparente.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La premi&amp;egrave;re r&amp;eacute;sulte du grand affrontement qu&amp;rsquo;ont engag&amp;eacute; les Etats-Unis avec leurs partenaires commerciaux, au premier rang desquels la Chine, en recourant &amp;agrave; des mesures unilat&amp;eacute;rales &amp;agrave; la l&amp;eacute;galit&amp;eacute; contest&amp;eacute;e. Sans surprise, les risques de guerre commerciale qui en d&amp;eacute;coulent viennent bousculer toute l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; de l&amp;rsquo;organisation, formelle comme informelle. Dans ses comit&amp;eacute;s techniques tels que celui des sauvegardes (o&amp;ugrave; Chine, Union Europ&amp;eacute;enne puis Russie ont mis en cause les restrictions am&amp;eacute;ricaines sur l&amp;rsquo;acier et l&amp;rsquo;aluminium), ou devant le m&amp;eacute;canisme de r&amp;egrave;glement des diff&amp;eacute;rends&amp;nbsp;: deux nouveaux contentieux y ont &amp;eacute;t&amp;eacute; engag&amp;eacute;s par la Chine contre les Etats-Unis (mesures annonc&amp;eacute;es ou prises au titre des &amp;laquo;&amp;nbsp;sections&amp;nbsp;&amp;raquo; 232 et 301) et, r&amp;eacute;ciproquement, par ces derniers au titre de la propri&amp;eacute;t&amp;eacute; intellectuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La seconde force, est celle que les Etats-Unis exercent pour obtenir une r&amp;eacute;forme de l&amp;rsquo;OMC, esp&amp;eacute;rant ainsi mettre fin &amp;agrave; ce qu&amp;rsquo;ils d&amp;eacute;noncent comme une longue p&amp;eacute;riode de d&amp;eacute;rive de l&amp;rsquo;organisation, dans chacune de ses fonctions. Mise en &amp;oelig;uvre d&amp;eacute;fectueuse des disciplines, notamment en mati&amp;egrave;re de transparence, puisque de nombreux membres de l&amp;rsquo;OMC - et non des moindres - ne s&amp;rsquo;acquittent pas de leurs obligations minimales de notification, par exemple en mati&amp;egrave;re de subventions ou de licences &amp;agrave; l&amp;rsquo;importation. Paralysie de la fonction de n&amp;eacute;gociation, entrav&amp;eacute;e par la r&amp;egrave;gle du consensus. Expansion estim&amp;eacute;e abusive de la fonction contentieuse, que l&amp;rsquo;organe d&amp;rsquo;appel aurait progressivement transform&amp;eacute; en une forme de source de droit &amp;laquo;jurisprudentiel&amp;raquo;, aboutissant &amp;agrave; changer l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie des trait&amp;eacute;s conclus (en particulier dans le domaine des instruments de d&amp;eacute;fense commerciale). Les Etats-Unis estiment devoir contrer ces tendances en bloquant le processus de renouvellement des membres de l&amp;rsquo;organe d&amp;rsquo;appel apr&amp;egrave;s leur fin de mandat. Or, si aucune solution n&amp;rsquo;est trouv&amp;eacute;e l&amp;rsquo;instance cessera de fonctionner en d&amp;eacute;cembre 2019. Faute de pouvoir rendre des d&amp;eacute;cisions d&amp;rsquo;appels, le m&amp;eacute;canisme de r&amp;egrave;glement des diff&amp;eacute;rends de l&amp;rsquo;OMC, grand acquis du cycle d&amp;rsquo;Uruguay, reviendra donc &lt;em&gt;de facto&lt;/em&gt; au temps de celui du GATT, en se limitant &amp;agrave; la production de &amp;laquo;&amp;nbsp;panels&amp;nbsp;&amp;raquo; aux recommandations non contraignantes..."&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/9d909fd6-9d78-40c9-a2e1-1828507102bd/images/visuel" xmlns="media" /></entry></feed>