<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><feed xml:lang="fr-fr" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"><title type="text">Trésor-Info - Publications de la direction générale du Trésor - Buenos-Aires</title><subtitle type="text">Flux de publication de la direction générale du Trésor - Buenos-Aires</subtitle><id>FluxArticlesTag-Buenos-Aires</id><rights type="text">Copyright 2026</rights><updated>2018-11-28T00:00:00+01:00</updated><logo>/favicon.png</logo><author><name>Direction générale du Trésor</name><uri>https://localhost/sitepublic/</uri><email>contact@dgtresor.gouv.fr</email></author><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Flux/Atom/Articles/Tags/Buenos-Aires" /><entry><id>46b8010b-2af6-4c65-afe2-36c84ac57abb</id><title type="text">Sommet du G20 à Buenos Aires : la défense du multilatéralisme au cœur de l’ambition française</title><summary type="text">L’Argentine exerce la présidence du G20 depuis le 1er décembre 2017 et organise le Sommet des chefs d’État et de gouvernement à Buenos Aires les 30 novembre et 1er décembre 2018. Celui-ci marque le 10e anniversaire du premier sommet des chefs d’États, qui avait eu lieu en 2008 en réponse à la crise financière mondiale.En 2018, la présidence argentine a souhaité porter un accent particulier sur trois sujets : les questions liés à l’emploi, à l’éducation et l’innovation, sous l’angle de l’avenir du travail à l’heure du numérique ; le financement de projets d’infrastructures en faveur du développement ; et l’agriculture durable et la sécurité alimentaire.A l’occasion de ce sommet, la France défendra une approche collective des grands enjeux globaux.</summary><updated>2018-11-28T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/11/28/sommet-du-g20-a-buenos-aires-la-defense-du-multilateralisme-au-coeur-de-l-ambition-francaise" /><content type="html">&lt;p&gt;L&amp;rsquo;Argentine exerce la pr&amp;eacute;sidence du G20 depuis le 1er d&amp;eacute;cembre 2017 et organise le Sommet des chefs d&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat et de gouvernement &amp;agrave; Buenos Aires les 30 novembre et 1er d&amp;eacute;cembre 2018. Celui-ci marque le 10e anniversaire du premier sommet des chefs d&amp;rsquo;&amp;Eacute;tats, qui avait eu lieu en 2008 en r&amp;eacute;ponse &amp;agrave; la crise financi&amp;egrave;re mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2018, la pr&amp;eacute;sidence argentine a souhait&amp;eacute; porter un accent particulier sur trois sujets&amp;nbsp;: les questions li&amp;eacute;s &amp;agrave; &lt;strong&gt;l&amp;rsquo;emploi, &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;ducation et l&amp;rsquo;innovation&lt;/strong&gt;, sous l&amp;rsquo;angle de l&amp;rsquo;avenir du travail &amp;agrave; l&amp;rsquo;heure du num&amp;eacute;rique&amp;nbsp;; le &lt;strong&gt;financement de projets d&amp;rsquo;infrastructures en faveur du d&amp;eacute;veloppement&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;; et &lt;strong&gt;l&amp;rsquo;agriculture durable et la s&amp;eacute;curit&amp;eacute; alimentaire&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l&amp;rsquo;occasion de ce sommet, la France d&amp;eacute;fendra une approche collective des grands enjeux globaux.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/46b8010b-2af6-4c65-afe2-36c84ac57abb/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>0be78369-9530-40ca-a201-c5fb4b8b5e87</id><title type="text">Brèves de l'OMC de Décembre 2017 : Edition spéciale Buenos-Aires - Don’t cry for me Argentina</title><summary type="text">La conférence de Buenos-Aires est un échec : aucun résultat concret n’y a été atteint. Seulement des engagements à poursuivre le travail sur la pêche, l’agriculture, le commerce électronique. Pas non plus de déclaration politique, essentiellement du fait d’un refus américain de réendosser les formules, qui étaient devenues presque rituelles, sur le rôle du système multilatéral, sa contribution à la croissance économique mondiale et à la cause du développement. Les Etats-Unis pensent que l’OMC doit abandonner le programme de développement de Doha, se réformer pour retrouver une efficacité, se mettre à jour pour refléter la réalité de la diversification des pays en développement et prendre en compte la spécificité de l’économie chinoise. Les pays en développement revendiquent au contraire la conservation des cadres actuels et la réalisation effective des engagements pris en leur faveur dans l’enceinte de l’OMC. Il n’existe donc plus, à cette heure, de vision politique partagée sur la r</summary><updated>2017-12-15T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2017/12/15/breves-de-l-omc-de-decembre-2017-edition-speciale-buenos-aires-don-t-cry-for-me-argentina" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La conf&amp;eacute;rence de Buenos-Aires est un &amp;eacute;chec : aucun r&amp;eacute;sultat concret n&amp;rsquo;y a &amp;eacute;t&amp;eacute; atteint. Seulement des engagements &amp;agrave; poursuivre le travail sur la p&amp;ecirc;che, l&amp;rsquo;agriculture, le commerce &amp;eacute;lectronique. Pas non plus de d&amp;eacute;claration politique, essentiellement du fait d&amp;rsquo;un refus am&amp;eacute;ricain de r&amp;eacute;endosser les formules, qui &amp;eacute;taient devenues presque rituelles, sur le r&amp;ocirc;le du syst&amp;egrave;me multilat&amp;eacute;ral, sa contribution &amp;agrave; la croissance &amp;eacute;conomique mondiale et &amp;agrave; la cause du d&amp;eacute;veloppement. Les Etats-Unis pensent que l&amp;rsquo;OMC doit abandonner le programme de d&amp;eacute;veloppement de Doha, se r&amp;eacute;former pour retrouver une efficacit&amp;eacute;, se mettre &amp;agrave; jour pour refl&amp;eacute;ter la r&amp;eacute;alit&amp;eacute; de la diversification des pays en d&amp;eacute;veloppement et prendre en compte la sp&amp;eacute;cificit&amp;eacute; de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie chinoise. Les pays en d&amp;eacute;veloppement revendiquent au contraire la conservation des cadres actuels et la r&amp;eacute;alisation effective des engagements pris en leur faveur dans l&amp;rsquo;enceinte de l&amp;rsquo;OMC. Il n&amp;rsquo;existe donc plus, &amp;agrave; cette heure, de vision politique partag&amp;eacute;e sur la raison d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre de l&amp;rsquo;organisation. Une grande d&amp;eacute;ception en a &amp;eacute;t&amp;eacute; manifest&amp;eacute;e par tous les membres.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;La rencontre de Buenos-Aires a-t-elle n&amp;eacute;anmoins pu poser des jalons qui permettraient &amp;agrave; l&amp;rsquo;organisation de se r&amp;eacute;former et rebondir? On veut en identifier trois.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;Buenos-Aires a repr&amp;eacute;sent&amp;eacute; un v&amp;eacute;ritable moment d&amp;rsquo;&amp;eacute;change politique, celui d&amp;rsquo;une confrontation sans fard de visions divergentes de l&amp;rsquo;avenir de l&amp;rsquo;OMC. Les Etats-Unis, pourtant implacables dans leur d&amp;eacute;termination &amp;agrave; refuser tout compromis, n&amp;rsquo;en ont pas moins r&amp;eacute;affirm&amp;eacute; la consid&amp;eacute;ration qu&amp;rsquo;ils gardaient pour l&amp;rsquo;institution. Avec le Japon et l&amp;rsquo;Union Europ&amp;eacute;enne, ils se sont engag&amp;eacute;s &amp;agrave; y travailler sur la question des subventions entrainant des surcapacit&amp;eacute;s de production. Un forum de dialogue entre ministres, engag&amp;eacute; de mani&amp;egrave;re in&amp;eacute;dite par la pr&amp;eacute;sidence argentine, a r&amp;eacute;v&amp;eacute;l&amp;eacute; le besoin d&amp;rsquo;un espace d&amp;rsquo;&amp;eacute;change politique direct sur des questions fondamentales, trop souvent st&amp;eacute;rilis&amp;eacute; par les r&amp;eacute;p&amp;eacute;titions pavloviennes de postures diplomatiques convenues. Plusieurs membres ont appel&amp;eacute; &amp;agrave; une forme de poursuite du dialogue politique ainsi engag&amp;eacute;, en parall&amp;egrave;le de la reprise des travaux techniques &amp;agrave; Gen&amp;egrave;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;La conf&amp;eacute;rence a aussi confirm&amp;eacute; qu&amp;rsquo;une grande majorit&amp;eacute; de membres de l&amp;rsquo;OMC souhaitait mettre &amp;agrave; jour l&amp;rsquo;activit&amp;eacute;, pour suivre les &amp;eacute;volutions structurantes de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie mondiale, en embrassant les th&amp;egrave;mes de la facilitation de l&amp;rsquo;investissement, du commerce &amp;eacute;lectronique, de la promotion des PME, voire, de la mobilisation du commerce au service de l&amp;rsquo;&amp;eacute;galit&amp;eacute; des genres, sujets ayant fait l&amp;rsquo;objet de d&amp;eacute;clarations souscrites par de nombreux groupes. Cette dynamique entrainera vraisemblablement une diversification des discussions, suivant des rythmes propres &amp;agrave; chaque membre : une OMC &amp;agrave; plusieurs vitesses et g&amp;eacute;ographies d&amp;rsquo;engagement (accords plurilat&amp;eacute;raux, groupes de travail visant l&amp;rsquo;&amp;eacute;change de meilleures pratiques) pourrait ainsi naitre de l&amp;rsquo;impossibilit&amp;eacute; d&amp;rsquo;atteindre un consensus &amp;agrave; 164 pays.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Enfin, l&amp;rsquo;enjeu central pour le futur de l&amp;rsquo;organisation sera sans doute sa capacit&amp;eacute; &amp;agrave; orienter davantage son activit&amp;eacute; vers la r&amp;eacute;alisation de l&amp;rsquo;objectif du d&amp;eacute;veloppement durable, que depuis les accords de Marrakech lui assignent ses statuts. De ce point de vue, le revers subi par l&amp;rsquo;absence d&amp;rsquo;accord temporaire sur l&amp;rsquo;&amp;eacute;limination des subventions &amp;agrave; la p&amp;ecirc;che ill&amp;eacute;gale et &amp;agrave; la surp&amp;ecirc;che (requis de l&amp;rsquo;organisation &amp;agrave; &amp;eacute;ch&amp;eacute;ance de 2020 par les d&amp;eacute;cisions adopt&amp;eacute;es en 2015 &amp;agrave; l&amp;rsquo;ONU) a &amp;eacute;t&amp;eacute; tr&amp;egrave;s d&amp;eacute;cevant. Encore faut-il reconnaitre que l&amp;rsquo;absence d&amp;rsquo;accord a &amp;eacute;t&amp;eacute; largement motiv&amp;eacute;e par le refus de ses promoteurs d&amp;rsquo;en accepter un compromis aux ambitions trop faibles : plut&amp;ocirc;t pas d&amp;rsquo;accord qu&amp;rsquo;un mauvais accord. La n&amp;eacute;gociation reprendra d&amp;egrave;s 2018. Prometteur aussi, apparait le d&amp;eacute;bat engag&amp;eacute; par la Finlande, la Su&amp;egrave;de et la Nouvelle-Z&amp;eacute;lande, avec le soutien de la France, sur l&amp;rsquo;&amp;eacute;limination des subventions aux &amp;eacute;nergies fossiles.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;Sans s&amp;rsquo;attarder &amp;agrave; l&amp;rsquo;autopsie d&amp;rsquo;un &amp;eacute;chec, dont depuis le temps du GATT l&amp;rsquo;organisation s&amp;rsquo;est d&amp;eacute;j&amp;agrave; relev&amp;eacute;e plus d&amp;rsquo;une fois, il est &amp;agrave; souhaiter que ces trois dynamiques d&amp;eacute;tect&amp;eacute;es &amp;agrave; Buenos-Aires contribuent rapidement &amp;agrave; tourner l&amp;rsquo;organisation vers l&amp;rsquo;avenir.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/0be78369-9530-40ca-a201-c5fb4b8b5e87/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>dc283ec1-d5de-4436-9c51-c9ce3530a0b6</id><title type="text">Brèves de l'OMC n°11 : Mauvaise passe</title><summary type="text">Nul ne sait ce que l’OMC va conclure à Buenos-Aires. Les États-Unis ont bloqué à Genève la rédaction d’une déclaration ministérielle, rouvrant ainsi le débat sur le multilatéralisme qu’ils avaient précédemment porté au G20 et au G7: à ce jour, ils refusent de reconnaitre à l’OMC sa caractérisation, pourtant traditionnelle, en tant que « système commercial régi par le droit», ou son rôle pour le «développement». La  grande majorité des PED, emmenés en particulier par l’Inde, en réaffirment au contraire la centralité. Côté négociations techniques, aucune perspective d’accord concret ne se dessine. Que ce soit en matière de sécurité alimentaire, de pêche, d’agriculture, ou sur les autres sujets de «nouvelle économie» (services, investissement, commerce électronique), les ministres convoqués en Argentine auront fort à faire pour démêler l’écheveau.S’agira-il d’un instant de vérité? Pour le cycle de Doha, peut-être, après bientôt 18 ans de discussions n’ayant pas permis sa résolution et</summary><updated>2017-12-04T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2017/12/04/breves-de-l-omc-n-11-mauvaise-passe" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Nul ne sait ce que l&amp;rsquo;OMC va conclure &amp;agrave; Buenos-Aires. Les &amp;Eacute;tats-Unis ont bloqu&amp;eacute; &amp;agrave; Gen&amp;egrave;ve la r&amp;eacute;daction d&amp;rsquo;une d&amp;eacute;claration minist&amp;eacute;rielle, rouvrant ainsi le d&amp;eacute;bat sur le multilat&amp;eacute;ralisme qu&amp;rsquo;ils avaient pr&amp;eacute;c&amp;eacute;demment port&amp;eacute; au G20 et au G7: &amp;agrave; ce jour, ils refusent de reconnaitre &amp;agrave; l&amp;rsquo;OMC sa caract&amp;eacute;risation, pourtant traditionnelle, en tant que &amp;laquo;&amp;nbsp;syst&amp;egrave;me commercial r&amp;eacute;gi par le droit&amp;raquo;, ou son r&amp;ocirc;le pour le &amp;laquo;d&amp;eacute;veloppement&amp;raquo;. La &amp;nbsp;grande majorit&amp;eacute; des PED, emmen&amp;eacute;s en particulier par l&amp;rsquo;Inde, en r&amp;eacute;affirment au contraire la centralit&amp;eacute;. C&amp;ocirc;t&amp;eacute; n&amp;eacute;gociations techniques, aucune perspective d&amp;rsquo;accord concret ne se dessine. Que ce soit en mati&amp;egrave;re de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; alimentaire, de p&amp;ecirc;che, d&amp;rsquo;agriculture, ou sur les autres sujets de &amp;laquo;nouvelle &amp;eacute;conomie&amp;raquo; (services, investissement, commerce &amp;eacute;lectronique), les ministres convoqu&amp;eacute;s en Argentine auront fort &amp;agrave; faire pour d&amp;eacute;m&amp;ecirc;ler l&amp;rsquo;&amp;eacute;cheveau.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;S&amp;rsquo;agira-il d&amp;rsquo;un instant de v&amp;eacute;rit&amp;eacute;? Pour le cycle de Doha, peut-&amp;ecirc;tre, apr&amp;egrave;s bient&amp;ocirc;t 18 ans de discussions n&amp;rsquo;ayant pas permis sa r&amp;eacute;solution et, &lt;em&gt;de facto&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;de jure,&lt;/em&gt; l&amp;rsquo;abandon progressif de la plupart de ses grandes ambitions. Pour le syst&amp;egrave;me multilat&amp;eacute;ral lui-m&amp;ecirc;me? Certainement une mauvaise passe.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le point commun &amp;agrave; ceux qui expriment des r&amp;eacute;serves bloquantes pour les n&amp;eacute;gociations, qu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;agisse par exemple des &amp;Eacute;tats-Unis, de l&amp;rsquo;Inde ou du groupe africain, proc&amp;egrave;de d&amp;rsquo;une volont&amp;eacute; de pr&amp;eacute;server ou d&amp;rsquo;am&amp;eacute;liorer leurs marges de man&amp;oelig;uvre souveraines (ce que les membres de l&amp;rsquo;OMC d&amp;eacute;signent comme &amp;laquo;l&amp;rsquo;&amp;rsquo;espace politique&amp;raquo;) au regard des disciplines multilat&amp;eacute;rales, existantes ou futures. Ils emm&amp;egrave;nent ainsi deux questions &amp;agrave; Buenos-Aires.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La premi&amp;egrave;re est la plus apparente: a-t-on besoin, veut-on plus de r&amp;egrave;gles multilat&amp;eacute;rales pour g&amp;eacute;rer la mondialisation ou faut-il cantonner sa r&amp;eacute;gulation au niveau national souverain? En soi la question est l&amp;eacute;gitime. Encore la r&amp;eacute;ponse devrait-elle varier selon les enjeux&amp;nbsp;: dans de nombreux domaines, le risque est que l&amp;rsquo;affaiblissement de la coop&amp;eacute;ration globale ne p&amp;eacute;nalise les objectifs de d&amp;eacute;veloppement durable ou favorise des barri&amp;egrave;res injustifi&amp;eacute;es au commerce et l&amp;rsquo;exercice de rapports de force bilat&amp;eacute;raux. A cette question, Buenos-Aires ne r&amp;eacute;pondra que la v&amp;eacute;rit&amp;eacute; d&amp;rsquo;un instant: l&amp;rsquo;Europe pense qu&amp;rsquo;une avanc&amp;eacute;e des r&amp;egrave;gles serait positive, elle s&amp;rsquo;y emploiera de son mieux, mais, &amp;agrave; d&amp;eacute;faut, l&amp;rsquo;ouvrage reviendra simplement sur le m&amp;eacute;tier.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L&amp;rsquo;autre interrogation, sous-jacente, n&amp;rsquo;est pos&amp;eacute;e que par un seul des membres de l&amp;rsquo;OMC: veut-on encore garder ce syst&amp;egrave;me multilat&amp;eacute;ral et les r&amp;egrave;gles d&amp;eacute;j&amp;agrave; &amp;eacute;tablies pour r&amp;eacute;gir les relations commerciales entre &amp;Eacute;tats? Tout en soulevant la question, les &amp;Eacute;tats-Unis y apportent, &amp;agrave; ce stade, une r&amp;eacute;ponse tr&amp;egrave;s ambig&amp;uuml;e : une sorte de &amp;laquo;oui, mais&amp;raquo;, &amp;laquo;&amp;nbsp;&amp;agrave; condition que le syst&amp;egrave;me se r&amp;eacute;forme pour mieux fonctionner&amp;raquo;, tout en &amp;eacute;limant les capacit&amp;eacute;s contraignantes du syst&amp;egrave;me de r&amp;egrave;glement des diff&amp;eacute;rends... Le reste du monde r&amp;eacute;pond lui de mani&amp;egrave;re unanime: le recul du syst&amp;egrave;me n&amp;rsquo;est pas une option. Mais aussit&amp;ocirc;t les avis divergent sur la mani&amp;egrave;re d&amp;rsquo;am&amp;eacute;liorer son efficacit&amp;eacute; pour l&amp;rsquo;avenir. La forme et la direction que prendra ce d&amp;eacute;bat &amp;agrave; Buenos-Aires repr&amp;eacute;sente la plus importante inconnue de la conf&amp;eacute;rence.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/dc283ec1-d5de-4436-9c51-c9ce3530a0b6/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>2e1aea8d-ad32-478e-9eb1-c6bf5ce927cf</id><title type="text">Brèves de l'OMC n°10 : « Le jardin aux sentiers qui bifurquent » (ou, « la route de Buenos-Aires» - 2ème partie)</title><summary type="text">« Le jardin aux sentiers qui bifurquent » (ou, « la route de Buenos-Aires» - 2ème partie)Dans sa célèbre nouvelle, l’argentin Borges évoque la coexistence de plusieurs futurs possibles au sein d’une même intrigue. À l’approche de la conférence ministérielle de Buenos-Aires, la négociation agricole ressemble à ce jardin: de ses bifurcations dépendra le sort de la conférence. Une majorité de pays en développement, principalement emmenés par l’Indonésie, l’Inde et la Chine, s’oppose à l’Union européenne, aux grands exportateurs agricoles (autrefois rassemblés dans le «groupe de Cairns») et à des États-Unis toujours très silencieux, tant sur les conditions de mise en oeuvre d’un engagement pris à Bali (2014) pour autoriser à titre pérenne la mise en place de programmes publics de stockage de sécurité alimentaire, que sur la responsabilité d’une réduction des subventions agricoles dites «distortives» (car influençant directement la formation des prix ou des quantités produites).Si le pr</summary><updated>2017-11-06T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2017/11/06/breves-de-l-omc-n-10-le-jardin-aux-sentiers-qui-bifurquent-ou-la-route-de-buenos-aires-2eme-partie" /><content type="html">&lt;h2&gt;&amp;laquo; Le jardin aux sentiers qui bifurquent &amp;raquo; (ou, &amp;laquo; la route de Buenos-Aires&amp;raquo; - 2&amp;egrave;me partie)&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans sa c&amp;eacute;l&amp;egrave;bre nouvelle, l&amp;rsquo;argentin Borges &amp;eacute;voque la coexistence de plusieurs futurs possibles au sein d&amp;rsquo;une m&amp;ecirc;me intrigue. &amp;Agrave; l&amp;rsquo;approche de la conf&amp;eacute;rence minist&amp;eacute;rielle de Buenos-Aires, la n&amp;eacute;gociation agricole ressemble &amp;agrave; ce jardin: de ses bifurcations d&amp;eacute;pendra le sort de la conf&amp;eacute;rence. Une majorit&amp;eacute; de pays en d&amp;eacute;veloppement, principalement emmen&amp;eacute;s par l&amp;rsquo;Indon&amp;eacute;sie, l&amp;rsquo;Inde et la Chine, s&amp;rsquo;oppose &amp;agrave; l&amp;rsquo;Union europ&amp;eacute;enne, aux grands exportateurs agricoles (autrefois rassembl&amp;eacute;s dans le &amp;laquo;groupe de Cairns&amp;raquo;) et &amp;agrave; des &amp;Eacute;tats-Unis toujours tr&amp;egrave;s silencieux, tant sur les conditions de mise en oeuvre d&amp;rsquo;un engagement pris &amp;agrave; Bali (2014) pour autoriser &amp;agrave; titre p&amp;eacute;renne la mise en place de programmes publics de stockage de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; alimentaire, que sur la responsabilit&amp;eacute; d&amp;rsquo;une r&amp;eacute;duction des subventions agricoles dites &amp;laquo;distortives&amp;raquo; (car influen&amp;ccedil;ant directement la formation des prix ou des quantit&amp;eacute;s produites).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Si le probl&amp;egrave;me agricole trouve sa solution, Buenos-Aires pourra d&amp;eacute;boucher sur un succ&amp;egrave;s d&amp;rsquo;&amp;eacute;tape, avec quelques d&amp;eacute;cisions orientant l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; future de l&amp;rsquo;OMC. En premier lieu, avec une chance assez solide, un accord de base pourra &amp;ecirc;tre atteint pour l&amp;rsquo;&amp;eacute;limination des subventions &amp;agrave; la p&amp;ecirc;che ill&amp;eacute;gale, non r&amp;eacute;gul&amp;eacute;e et non report&amp;eacute;e: ce serait une premi&amp;egrave;re pierre pour la r&amp;eacute;alisation de l&amp;rsquo;un des objectifs du d&amp;eacute;veloppement durable, qui &amp;agrave; terme, exigerait l&amp;rsquo;encadrement de toute forme de subventions conduisant &amp;agrave; une surp&amp;ecirc;che. En second lieu, &amp;agrave; probabilit&amp;eacute; m&amp;eacute;diane, de nouvelles r&amp;egrave;gles pourraient &amp;ecirc;tre formul&amp;eacute;es pour favoriser la transparence et la rationalit&amp;eacute; &amp;eacute;conomique des r&amp;eacute;glementations nationales applicables aux activit&amp;eacute;s de service. En troisi&amp;egrave;me lieu, mais avec une incertitude encore tr&amp;egrave;s forte, les ministres pourraient d&amp;eacute;cider d&amp;rsquo;engager de nouveaux travaux sur le commerce &amp;eacute;lectronique, la facilitation des investissements, les PMEs.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Au niveau le plus politique, la conf&amp;eacute;rence de Buenos-Aires fournira aussi l&amp;rsquo;occasion de discussions strat&amp;eacute;giques, que les &amp;Eacute;tats-Unis r&amp;eacute;clament sur un ton parfois inqui&amp;eacute;tant, concernant le r&amp;ocirc;le et le fonctionnement de l&amp;rsquo;organisation, sa contribution &amp;agrave; la stabilit&amp;eacute; de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie internationale et au d&amp;eacute;veloppement, &amp;agrave; la promotion d&amp;rsquo;une croissance inclusive et de l&amp;rsquo;environnement, &amp;agrave; la question de l&amp;rsquo;&amp;eacute;quit&amp;eacute; entre les genres.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;Agrave; six semaines de l&amp;rsquo;ouverture de la r&amp;eacute;union minist&amp;eacute;rielle, les travaux s&amp;rsquo;intensifient sur fond de divergences encore tr&amp;egrave;s profondes et d&amp;rsquo;une volont&amp;eacute; d&amp;eacute;j&amp;agrave; palpable d&amp;rsquo;en d&amp;eacute;dramatiser les r&amp;eacute;sultats. Dans cette ann&amp;eacute;e paradoxale, o&amp;ugrave; son r&amp;ocirc;le producteur de bien public n&amp;rsquo;a jamais &amp;eacute;t&amp;eacute; aussi reconnu que depuis que des menaces protectionnistes la mettent en cause, l&amp;rsquo;OMC peut encore bifurquer vers un scenario d&amp;rsquo;&amp;eacute;chec &amp;agrave; Buenos-Aires, ou y accoucher de r&amp;eacute;sultats si peu pertinents pour l&amp;rsquo;avenir de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie mondiale que la perception de sa raison d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre en serait alt&amp;eacute;r&amp;eacute;e. Comme elle peut r&amp;eacute;ussir &amp;agrave; se tourner vers l&amp;rsquo;avenir, en s&amp;rsquo;engageant dans un programme de travail, m&amp;ecirc;me timide, mais par&amp;eacute; des couleurs de l&amp;rsquo;innovation et du d&amp;eacute;veloppement durable.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="Voir la carte sur le site de l'OMC" href="https://www.wto.org/french/thewto_f/countries_f/org6_map_f.htm" target="_blank" rel="noopener noreferrer"&gt;&lt;img style="margin-right: auto; margin-left: auto; display: block;" src="/Articles/2e1aea8d-ad32-478e-9eb1-c6bf5ce927cf/images/c22f341e-1da8-4172-9550-6b33438f4c44" alt="Carte des membres de l'OMC" width="781" height="446" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class="focus"&gt;
&lt;p&gt;La d&amp;eacute;l&amp;eacute;gation permanente de la France aupr&amp;egrave;s de l&amp;rsquo;Organisation mondiale du commerce (OMC) est charg&amp;eacute;e d&amp;rsquo;exprimer et de relayer au sein de la communaut&amp;eacute; diplomatique genevoise - OMC, instances communautaires, missions de pays tiers voire autres organismes internationaux pr&amp;eacute;sents &amp;agrave; Gen&amp;egrave;ve presse et Organisations non gouvernementales (ONG) - &amp;nbsp;la position de la France sur les enjeux de la politique commerciale multilat&amp;eacute;rale. Elle&amp;nbsp;publie des br&amp;egrave;ves mensuelles ainsi que des notes ponctuelles.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2e1aea8d-ad32-478e-9eb1-c6bf5ce927cf/images/visuel" xmlns="media" /></entry></feed>