<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><feed xml:lang="fr-fr" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"><title type="text">Trésor-Info - Publications de la direction générale du Trésor - Accords-commerciaux-regionaux</title><subtitle type="text">Flux de publication de la direction générale du Trésor - Accords-commerciaux-regionaux</subtitle><id>FluxArticlesTag-Accords-commerciaux-regionaux</id><rights type="text">Copyright 2026</rights><updated>2019-10-11T00:00:00+02:00</updated><logo>/favicon.png</logo><author><name>Direction générale du Trésor</name><uri>https://localhost/sitepublic/</uri><email>contact@dgtresor.gouv.fr</email></author><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Flux/Atom/Articles/Tags/Accords-commerciaux-regionaux" /><entry><id>511510f6-4e25-437b-bd4d-dff194b394f9</id><title type="text">Entreprises et changement climatique : quel rôle pour l’OMC ?</title><summary type="text">Dans le cadre du Forum public de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), la Délégation permanente de la France auprès de l’OMC, en collaboration avec la Mission permanente du Canada et l’International Chamber of Commerce, a organisé un séminaire de travail sur le thème : "Entreprises et changement climatique : quel rôle pour l’OMC ?". Retour sur l'événement, qui s'est tenu à Genève le jeudi 10 octobre.</summary><updated>2019-10-11T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2019/10/11/entreprises-et-changement-climatique-quel-role-pour-l-omc" /><content type="html">&lt;div class="focus"&gt;Les &amp;eacute;quipes de la DG Tr&amp;eacute;sor &amp;eacute;taient mobilis&amp;eacute;es &amp;agrave; Gen&amp;egrave;ve pour le Forum public de l&amp;rsquo;OMC, le 10 octobre. Le s&amp;eacute;minaire de travail organis&amp;eacute; par la D&amp;eacute;l&amp;eacute;gation permanente de la France &amp;agrave; l'OMC,&amp;nbsp;sur le th&amp;egrave;me "Entreprises et changement climatique : quel r&amp;ocirc;le pour l&amp;rsquo;OMC ?", a rassembl&amp;eacute; plus de 250 participants. Il s&amp;rsquo;agit du 3&amp;egrave;me s&amp;eacute;minaire de travail organis&amp;eacute; par la France et le Canada sur la question du commerce et du changement climatique. Il s&amp;rsquo;agit de la mise en &amp;oelig;uvre d&amp;rsquo;un engagement concret pris par le Gouvernement fran&amp;ccedil;ais dans le cadre du plan d&amp;rsquo;actions CETA &amp;eacute;tabli en octobre 2017.&lt;/div&gt;
&lt;p style="text-align: left;"&gt;&lt;img class="marge" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" title="Forum public de l&amp;rsquo;OMC" src="/Articles/511510f6-4e25-437b-bd4d-dff194b394f9/images/63ad0698-8c24-4ef9-a80d-e32ee5539ab3" alt="Forum public de l&amp;rsquo;OMC" width="533" height="400" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce s&amp;eacute;minaire &amp;eacute;tait anim&amp;eacute; par Joost Pauwelyn, professeur de droit international au Graduate Institute (Institut de Hautes &amp;eacute;tudes internationales et du d&amp;eacute;veloppement) &amp;agrave; Gen&amp;egrave;ve, et comptait quatre intervenants :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li style="text-align: left;"&gt;Jacques G&amp;eacute;rault, Conseiller institutionnel, CMA-CGM ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Sarah F. Thorn, Directrice, Global Government Affairs, Walmart ;&lt;/li&gt;
&lt;li style="text-align: left;"&gt;Denis Leclerc, Pr&amp;eacute;sident directeur g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral, Ecotech Qu&amp;eacute;bec ;&lt;/li&gt;
&lt;li style="text-align: left;"&gt;Marc Vanheukelen, Conseiller et Ambassadeur pour le climat, Service europ&amp;eacute;en pour l&amp;rsquo;action ext&amp;eacute;rieure (SEAE), ancien Ambassadeur et repr&amp;eacute;sentant permanent de l&amp;rsquo;UE &amp;agrave; l&amp;rsquo;OMC.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;img class="marge" style="float: left;" title="programme" src="/Articles/511510f6-4e25-437b-bd4d-dff194b394f9/images/bf42c269-2fa8-439e-abf5-906a6468f415" alt="programme s&amp;eacute;minaire &amp;quot;entreprises et changement climatique&amp;quot;" width="408" height="261" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Retour sur les &amp;eacute;changes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&amp;eacute;bats ont port&amp;eacute; sur les contributions que pouvaient apporter tant l&amp;rsquo;OMC, les accords commerciaux r&amp;eacute;gionaux, et notamment ceux entre l&amp;rsquo;UE et des pays tiers comme le CETA, que directement les entreprises &amp;agrave; la lutte contre le changement climatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le groupe fran&amp;ccedil;ais CMA-CGM&lt;/strong&gt;, 3&amp;egrave;me armateur mondial, a pr&amp;eacute;sent&amp;eacute; sa politique en mati&amp;egrave;re de lutte contre le changement climatique : investissements de l&amp;rsquo;ordre de 2 milliards d&amp;rsquo;euros dans l&amp;rsquo;&amp;eacute;quipement d&amp;rsquo;une flotte de navires GNL, refus de transiter par la route Nord.... Alors que le transport maritime repr&amp;eacute;sente 90% du commerce international, le d&amp;eacute;fi est majeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&amp;rsquo;entreprise canadienne Ecotech&lt;/strong&gt; a pour sa part soulign&amp;eacute; l&amp;rsquo;importance du d&amp;eacute;veloppement des technologies vertes et de la n&amp;eacute;cessit&amp;eacute; de d&amp;eacute;velopper leur commerce pour lutter efficacement contre le changement climatique. Elle a &amp;eacute;galement mis en avant le r&amp;ocirc;le positif jou&amp;eacute; par le CETA dans l&amp;rsquo;exp&amp;eacute;rience de l&amp;rsquo;entreprise fran&amp;ccedil;aise Derichebourg, contribuant &amp;agrave; lui permettre d&amp;rsquo;acqu&amp;eacute;rir une technologie canadienne innovante et permettant une r&amp;eacute;duction de ses &amp;eacute;missions de gaz &amp;agrave; effet de serre (voir interview ci-dessous - en anglais)&lt;/p&gt;
&lt;h5 class="title style-scope ytd-video-primary-info-renderer"&gt;Interview with Thomas Derichebourg CETA: Taking Action for Trade and Climate event&lt;/h5&gt;
&lt;center&gt;&lt;iframe src="https://www.youtube.com/embed/XYQG2iBtrr0" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen=""&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Service europ&amp;eacute;en pour l&amp;rsquo;action ext&amp;eacute;rieure (SEAE)&lt;/strong&gt; a rappel&amp;eacute; les dispositions existantes dans les accords commerciaux r&amp;eacute;gionaux n&amp;eacute;goci&amp;eacute;s par l&amp;rsquo;UE. Notamment la possibilit&amp;eacute;, dans le cadre de leurs chapitres consacr&amp;eacute;s au d&amp;eacute;veloppement durable, de mener des consultations puis de constituer un panel d&amp;rsquo;arbitres en cas de non-respect des engagements pris par les pays tiers. Le SEAE a &amp;eacute;galement soulign&amp;eacute; l&amp;rsquo;enjeu que repr&amp;eacute;sentent aujourd&amp;rsquo;hui les fuites de carbone et la n&amp;eacute;cessit&amp;eacute;, soulign&amp;eacute;e par la Commission entrante, de mettre en place des dispositifs pour lutter contre. &amp;Agrave; cet &amp;eacute;gard, la mise en place d&amp;rsquo;un m&amp;eacute;canisme d&amp;rsquo;inclusion carbone aux fronti&amp;egrave;res, compatible avec les r&amp;egrave;gles de l&amp;rsquo;OMC, est la piste concr&amp;egrave;tement &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;tude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La s&amp;eacute;ance de questions-r&amp;eacute;ponses qui a suivi ces pr&amp;eacute;sentations a notamment permis de souligner la n&amp;eacute;cessit&amp;eacute; d&amp;rsquo;une meilleure coordination entre les institutions internationales charg&amp;eacute;es de ces questions, par exemple entre l&amp;rsquo;OMC et l&amp;rsquo;Organisation maritime internationale, ainsi que sur la n&amp;eacute;cessit&amp;eacute; que l&amp;rsquo;OMC utilise davantage les outils fournis par la mise en &amp;oelig;uvre de l&amp;rsquo;Accord de Paris, notamment en mati&amp;egrave;re de reporting des &amp;eacute;missions de CO2.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;&lt;a title="Programme de travail du s&amp;eacute;minaire " href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/511510f6-4e25-437b-bd4d-dff194b394f9/files/2bf866e9-a051-45c0-a4bb-3d5bce9b2e4f" target="_blank" rel="noopener noreferrer"&gt;Retrouvez le programme de travail du s&amp;eacute;minaire &lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/511510f6-4e25-437b-bd4d-dff194b394f9/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>05707205-a15f-45b5-b93b-f0bb678833f7</id><title type="text">Brèves de l'OMC n°9 - Septembre 2018 : Réforme de l'OMC : objectif Buenos-Aires ? </title><summary type="text">Extrait de l'éditorial :En soulignant l’urgence de «trouver les moyens d’améliorer l’OMC», les ministres du commerce du G20 réunis en septembre à Mar de Plata viennent de faire rebondir la balle de la réforme de l’OMC, lancée par la France, guidée par l’UE et désormais poussée aussi par un groupe d’«amis du système» qu’entraine le Canada. Sous l’impulsion de l’Union Européenne, première à publier un papier de propositions, les discussions se déroulent désormais via plusieurs canaux parallèles, dont le Président Français a souhaité qu’ils puissent converger pour l’adoption d’une feuille de route de la réforme, au Sommet du G20 fin novembre à Buenos-Aires. Mais de quoi parle-t-on exactement dans les discussions sur la réforme de l’OMC, qui se déroulent de septembre à Genève, à Ottawa en octobre, à Paris en novembre, pour essayer de gagner l’Argentine avant décembre ?Pour les uns, les promoteurs de l’idée, réaliser la réforme de l’OMC est un enjeu stratégique, qui doit permettre de </summary><updated>2018-10-01T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/10/01/breves-de-l-omc-n-9-septembre-2018-reforme-de-l-omc-objectif-buenos-aires" /><content type="html">&lt;p&gt;Extrait de l'&amp;eacute;ditorial :&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;En soulignant l&amp;rsquo;urgence de &amp;laquo;trouver les moyens d&amp;rsquo;am&amp;eacute;liorer l&amp;rsquo;OMC&amp;raquo;, les ministres du commerce du G20 r&amp;eacute;unis en septembre &amp;agrave; Mar de Plata viennent de faire rebondir la balle de la r&amp;eacute;forme de l&amp;rsquo;OMC, lanc&amp;eacute;e par la France, guid&amp;eacute;e par l&amp;rsquo;UE et d&amp;eacute;sormais pouss&amp;eacute;e aussi par un groupe d&amp;rsquo;&amp;laquo;amis du syst&amp;egrave;me&amp;raquo; qu&amp;rsquo;entraine le Canada. Sous l&amp;rsquo;impulsion de l&amp;rsquo;Union Europ&amp;eacute;enne, premi&amp;egrave;re &amp;agrave; publier un papier de propositions, les discussions se d&amp;eacute;roulent d&amp;eacute;sormais via plusieurs canaux parall&amp;egrave;les, dont le Pr&amp;eacute;sident Fran&amp;ccedil;ais a souhait&amp;eacute; qu&amp;rsquo;ils puissent converger pour l&amp;rsquo;adoption d&amp;rsquo;une feuille de route de la r&amp;eacute;forme, au Sommet du G20 fin novembre &amp;agrave; Buenos-Aires. Mais de quoi parle-t-on exactement dans les discussions sur la r&amp;eacute;forme de l&amp;rsquo;OMC, qui se d&amp;eacute;roulent de septembre &amp;agrave; Gen&amp;egrave;ve, &amp;agrave; Ottawa en octobre, &amp;agrave; Paris en novembre, pour essayer de gagner l&amp;rsquo;Argentine avant d&amp;eacute;cembre ?&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Pour les uns, les promoteurs de l&amp;rsquo;id&amp;eacute;e, r&amp;eacute;aliser la r&amp;eacute;forme de l&amp;rsquo;OMC est un enjeu strat&amp;eacute;gique, qui doit permettre de conserver une &amp;eacute;conomie mondiale ouverte face aux mouvements protectionnistes et au risque de guerre commerciale g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralis&amp;eacute;e. Il faut pour cela mettre &amp;agrave; jour les r&amp;egrave;gles de l&amp;rsquo;OMC, afin de pr&amp;eacute;server l&amp;rsquo;&amp;eacute;quit&amp;eacute; des conditions concurrentielles mondiales, d&amp;eacute;s&amp;eacute;quilibr&amp;eacute;es en particulier par la mont&amp;eacute;e en puissance plan&amp;eacute;taire du capitalisme d&amp;rsquo;Etat qu&amp;rsquo;incarne le mod&amp;egrave;le chinois : des n&amp;eacute;gociations sur de nouvelles disciplines de transparence, des r&amp;egrave;gles r&amp;eacute;gissant les subventions industrielles, un fonctionnement &amp;agrave; conditions de march&amp;eacute; des entreprises d&amp;rsquo;Etat, sont indispensables pour restaurer les conditions d&amp;rsquo;un commerce sain et se pr&amp;eacute;munir contre le choc possible d&amp;rsquo;une &amp;laquo;d&amp;eacute;mondialisation&amp;raquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;Pour les autres, la r&amp;eacute;forme de l&amp;rsquo;OMC proc&amp;egrave;de d&amp;rsquo;une vision plut&amp;ocirc;t tacticienne recouvrant des priorit&amp;eacute;s souvent divergentes. A la base, tous partagent globalement trois objectifs imm&amp;eacute;diats&amp;nbsp;: permettre une d&amp;eacute;sescalade de la politique unilat&amp;eacute;raliste am&amp;eacute;ricaine et des mesures de r&amp;eacute;torsion qu&amp;rsquo;elle suscite, trouver une solution au blocage du syst&amp;egrave;me de r&amp;egrave;glement des diff&amp;eacute;rends et favoriser une reprise des n&amp;eacute;gociations commerciales &amp;agrave; l&amp;rsquo;OMC. Mais c&amp;rsquo;est ici que les choses se fragmentent entre&amp;nbsp;: ceux qui accepteraient de parler r&amp;egrave;glement des diff&amp;eacute;rends mais ne veulent pas parler subventions ni propri&amp;eacute;t&amp;eacute; intellectuelle&amp;nbsp;; ceux qui veulent bien parler industrie mais &amp;agrave; condition que l&amp;rsquo;on parle aussi d&amp;rsquo;agriculture et de commerce &amp;eacute;lectronique ; ceux qui ne veulent parler que d&amp;rsquo;agriculture&amp;nbsp;; ceux qui ne veulent parler de rien, car ils rejettent toute incursion de l&amp;rsquo;OMC en dehors d&amp;rsquo;un agenda de Doha d&amp;eacute;sormais sub-claquant et de la r&amp;egrave;gle du consensus de tous les membres...&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/05707205-a15f-45b5-b93b-f0bb678833f7/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>a35e7a8b-b2c3-46ba-ade0-b23d91d2612b</id><title type="text">Brèves de l'OMC n°4 - Avril 2018 : Vents contraires</title><summary type="text">Extrait de l'Editorial : L’OMC est aujourd’hui traversée par trois forces à l’incohérence apparente. La première résulte du grand affrontement qu’ont engagé les Etats-Unis avec leurs partenaires commerciaux, au premier rang desquels la Chine, en recourant à des mesures unilatérales à la légalité contestée. Sans surprise, les risques de guerre commerciale qui en découlent viennent bousculer toute l’activité de l’organisation, formelle comme informelle. Dans ses comités techniques tels que celui des sauvegardes (où Chine, Union Européenne puis Russie ont mis en cause les restrictions américaines sur l’acier et l’aluminium), ou devant le mécanisme de règlement des différends : deux nouveaux contentieux y ont été engagés par la Chine contre les Etats-Unis (mesures annoncées ou prises au titre des « sections » 232 et 301) et, réciproquement, par ces derniers au titre de la propriété intellectuelle. La seconde force, est celle que les Etats-Unis exercent pour obtenir une réforme de l’O</summary><updated>2018-07-02T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/07/02/breves-de-l-omc-n-4-avril-2018-vents-contraires" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;em&gt;Extrait de l'Editorial : &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L&amp;rsquo;OMC est aujourd&amp;rsquo;hui travers&amp;eacute;e par trois forces &amp;agrave; l&amp;rsquo;incoh&amp;eacute;rence apparente. La premi&amp;egrave;re r&amp;eacute;sulte du grand affrontement qu&amp;rsquo;ont engag&amp;eacute; les Etats-Unis avec leurs partenaires commerciaux, au premier rang desquels la Chine, en recourant &amp;agrave; des mesures unilat&amp;eacute;rales &amp;agrave; la l&amp;eacute;galit&amp;eacute; contest&amp;eacute;e. Sans surprise, les risques de guerre commerciale qui en d&amp;eacute;coulent viennent bousculer toute l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; de l&amp;rsquo;organisation, formelle comme informelle. Dans ses comit&amp;eacute;s techniques tels que celui des sauvegardes (o&amp;ugrave; Chine, Union Europ&amp;eacute;enne puis Russie ont mis en cause les restrictions am&amp;eacute;ricaines sur l&amp;rsquo;acier et l&amp;rsquo;aluminium), ou devant le m&amp;eacute;canisme de r&amp;egrave;glement des diff&amp;eacute;rends&amp;nbsp;: deux nouveaux contentieux y ont &amp;eacute;t&amp;eacute; engag&amp;eacute;s par la Chine contre les Etats-Unis (mesures annonc&amp;eacute;es ou prises au titre des &amp;laquo;&amp;nbsp;sections&amp;nbsp;&amp;raquo; 232 et 301) et, r&amp;eacute;ciproquement, par ces derniers au titre de la propri&amp;eacute;t&amp;eacute; intellectuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;La seconde force, est celle que les Etats-Unis exercent pour obtenir une r&amp;eacute;forme de l&amp;rsquo;OMC, esp&amp;eacute;rant ainsi mettre fin &amp;agrave; ce qu&amp;rsquo;ils d&amp;eacute;noncent comme une longue p&amp;eacute;riode de d&amp;eacute;rive de l&amp;rsquo;organisation, dans chacune de ses fonctions. Mise en &amp;oelig;uvre d&amp;eacute;fectueuse des disciplines, notamment en mati&amp;egrave;re de transparence, puisque de nombreux membres de l&amp;rsquo;OMC - et non des moindres - ne s&amp;rsquo;acquittent pas de leurs obligations minimales de notification, par exemple en mati&amp;egrave;re de subventions ou de licences &amp;agrave; l&amp;rsquo;importation. Paralysie de la fonction de n&amp;eacute;gociation, entrav&amp;eacute;e par la r&amp;egrave;gle du consensus. Expansion estim&amp;eacute;e abusive de la fonction contentieuse, que l&amp;rsquo;organe d&amp;rsquo;appel aurait progressivement transform&amp;eacute; en une forme de source de droit &amp;laquo;jurisprudentiel&amp;raquo;, aboutissant &amp;agrave; changer l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie des trait&amp;eacute;s conclus (en particulier dans le domaine des instruments de d&amp;eacute;fense commerciale). Les Etats-Unis estiment devoir contrer ces tendances en bloquant le processus de renouvellement des membres de l&amp;rsquo;organe d&amp;rsquo;appel apr&amp;egrave;s leur fin de mandat. Or, si aucune solution n&amp;rsquo;est trouv&amp;eacute;e l&amp;rsquo;instance cessera de fonctionner en d&amp;eacute;cembre 2019. Faute de pouvoir rendre des d&amp;eacute;cisions d&amp;rsquo;appels, le m&amp;eacute;canisme de r&amp;egrave;glement des diff&amp;eacute;rends de l&amp;rsquo;OMC, grand acquis du cycle d&amp;rsquo;Uruguay, reviendra donc de facto au temps de celui du GATT, en se limitant &amp;agrave; la production de &amp;laquo;&amp;nbsp;panels&amp;nbsp;&amp;raquo; aux recommandations non contraignantes...&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/a35e7a8b-b2c3-46ba-ade0-b23d91d2612b/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>9d909fd6-9d78-40c9-a2e1-1828507102bd</id><title type="text">Brèves de l'OMC n°4 - Avril 2018 : Vents contraires</title><summary type="text">Extrait de l'Editorial :"L’OMC est aujourd’hui traversée par trois forces à l’incohérence apparente.La première résulte du grand affrontement qu’ont engagé les Etats-Unis avec leurs partenaires commerciaux, au premier rang desquels la Chine, en recourant à des mesures unilatérales à la légalité contestée. Sans surprise, les risques de guerre commerciale qui en découlent viennent bousculer toute l’activité de l’organisation, formelle comme informelle. Dans ses comités techniques tels que celui des sauvegardes (où Chine, Union Européenne puis Russie ont mis en cause les restrictions américaines sur l’acier et l’aluminium), ou devant le mécanisme de règlement des différends : deux nouveaux contentieux y ont été engagés par la Chine contre les Etats-Unis (mesures annoncées ou prises au titre des « sections » 232 et 301) et, réciproquement, par ces derniers au titre de la propriété intellectuelle.La seconde force, est celle que les Etats-Unis exercent pour obtenir une réforme de l’O</summary><updated>2018-04-27T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/04/27/breves-de-l-omc-n-4-avril-2018-vents-contraires" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Extrait de l'Editorial :&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;"L&amp;rsquo;OMC est aujourd&amp;rsquo;hui travers&amp;eacute;e par trois forces &amp;agrave; l&amp;rsquo;incoh&amp;eacute;rence apparente.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La premi&amp;egrave;re r&amp;eacute;sulte du grand affrontement qu&amp;rsquo;ont engag&amp;eacute; les Etats-Unis avec leurs partenaires commerciaux, au premier rang desquels la Chine, en recourant &amp;agrave; des mesures unilat&amp;eacute;rales &amp;agrave; la l&amp;eacute;galit&amp;eacute; contest&amp;eacute;e. Sans surprise, les risques de guerre commerciale qui en d&amp;eacute;coulent viennent bousculer toute l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; de l&amp;rsquo;organisation, formelle comme informelle. Dans ses comit&amp;eacute;s techniques tels que celui des sauvegardes (o&amp;ugrave; Chine, Union Europ&amp;eacute;enne puis Russie ont mis en cause les restrictions am&amp;eacute;ricaines sur l&amp;rsquo;acier et l&amp;rsquo;aluminium), ou devant le m&amp;eacute;canisme de r&amp;egrave;glement des diff&amp;eacute;rends&amp;nbsp;: deux nouveaux contentieux y ont &amp;eacute;t&amp;eacute; engag&amp;eacute;s par la Chine contre les Etats-Unis (mesures annonc&amp;eacute;es ou prises au titre des &amp;laquo;&amp;nbsp;sections&amp;nbsp;&amp;raquo; 232 et 301) et, r&amp;eacute;ciproquement, par ces derniers au titre de la propri&amp;eacute;t&amp;eacute; intellectuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La seconde force, est celle que les Etats-Unis exercent pour obtenir une r&amp;eacute;forme de l&amp;rsquo;OMC, esp&amp;eacute;rant ainsi mettre fin &amp;agrave; ce qu&amp;rsquo;ils d&amp;eacute;noncent comme une longue p&amp;eacute;riode de d&amp;eacute;rive de l&amp;rsquo;organisation, dans chacune de ses fonctions. Mise en &amp;oelig;uvre d&amp;eacute;fectueuse des disciplines, notamment en mati&amp;egrave;re de transparence, puisque de nombreux membres de l&amp;rsquo;OMC - et non des moindres - ne s&amp;rsquo;acquittent pas de leurs obligations minimales de notification, par exemple en mati&amp;egrave;re de subventions ou de licences &amp;agrave; l&amp;rsquo;importation. Paralysie de la fonction de n&amp;eacute;gociation, entrav&amp;eacute;e par la r&amp;egrave;gle du consensus. Expansion estim&amp;eacute;e abusive de la fonction contentieuse, que l&amp;rsquo;organe d&amp;rsquo;appel aurait progressivement transform&amp;eacute; en une forme de source de droit &amp;laquo;jurisprudentiel&amp;raquo;, aboutissant &amp;agrave; changer l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie des trait&amp;eacute;s conclus (en particulier dans le domaine des instruments de d&amp;eacute;fense commerciale). Les Etats-Unis estiment devoir contrer ces tendances en bloquant le processus de renouvellement des membres de l&amp;rsquo;organe d&amp;rsquo;appel apr&amp;egrave;s leur fin de mandat. Or, si aucune solution n&amp;rsquo;est trouv&amp;eacute;e l&amp;rsquo;instance cessera de fonctionner en d&amp;eacute;cembre 2019. Faute de pouvoir rendre des d&amp;eacute;cisions d&amp;rsquo;appels, le m&amp;eacute;canisme de r&amp;egrave;glement des diff&amp;eacute;rends de l&amp;rsquo;OMC, grand acquis du cycle d&amp;rsquo;Uruguay, reviendra donc &lt;em&gt;de facto&lt;/em&gt; au temps de celui du GATT, en se limitant &amp;agrave; la production de &amp;laquo;&amp;nbsp;panels&amp;nbsp;&amp;raquo; aux recommandations non contraignantes..."&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/9d909fd6-9d78-40c9-a2e1-1828507102bd/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>dc283ec1-d5de-4436-9c51-c9ce3530a0b6</id><title type="text">Brèves de l'OMC n°11 : Mauvaise passe</title><summary type="text">Nul ne sait ce que l’OMC va conclure à Buenos-Aires. Les États-Unis ont bloqué à Genève la rédaction d’une déclaration ministérielle, rouvrant ainsi le débat sur le multilatéralisme qu’ils avaient précédemment porté au G20 et au G7: à ce jour, ils refusent de reconnaitre à l’OMC sa caractérisation, pourtant traditionnelle, en tant que « système commercial régi par le droit», ou son rôle pour le «développement». La  grande majorité des PED, emmenés en particulier par l’Inde, en réaffirment au contraire la centralité. Côté négociations techniques, aucune perspective d’accord concret ne se dessine. Que ce soit en matière de sécurité alimentaire, de pêche, d’agriculture, ou sur les autres sujets de «nouvelle économie» (services, investissement, commerce électronique), les ministres convoqués en Argentine auront fort à faire pour démêler l’écheveau.S’agira-il d’un instant de vérité? Pour le cycle de Doha, peut-être, après bientôt 18 ans de discussions n’ayant pas permis sa résolution et</summary><updated>2017-12-04T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2017/12/04/breves-de-l-omc-n-11-mauvaise-passe" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Nul ne sait ce que l&amp;rsquo;OMC va conclure &amp;agrave; Buenos-Aires. Les &amp;Eacute;tats-Unis ont bloqu&amp;eacute; &amp;agrave; Gen&amp;egrave;ve la r&amp;eacute;daction d&amp;rsquo;une d&amp;eacute;claration minist&amp;eacute;rielle, rouvrant ainsi le d&amp;eacute;bat sur le multilat&amp;eacute;ralisme qu&amp;rsquo;ils avaient pr&amp;eacute;c&amp;eacute;demment port&amp;eacute; au G20 et au G7: &amp;agrave; ce jour, ils refusent de reconnaitre &amp;agrave; l&amp;rsquo;OMC sa caract&amp;eacute;risation, pourtant traditionnelle, en tant que &amp;laquo;&amp;nbsp;syst&amp;egrave;me commercial r&amp;eacute;gi par le droit&amp;raquo;, ou son r&amp;ocirc;le pour le &amp;laquo;d&amp;eacute;veloppement&amp;raquo;. La &amp;nbsp;grande majorit&amp;eacute; des PED, emmen&amp;eacute;s en particulier par l&amp;rsquo;Inde, en r&amp;eacute;affirment au contraire la centralit&amp;eacute;. C&amp;ocirc;t&amp;eacute; n&amp;eacute;gociations techniques, aucune perspective d&amp;rsquo;accord concret ne se dessine. Que ce soit en mati&amp;egrave;re de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; alimentaire, de p&amp;ecirc;che, d&amp;rsquo;agriculture, ou sur les autres sujets de &amp;laquo;nouvelle &amp;eacute;conomie&amp;raquo; (services, investissement, commerce &amp;eacute;lectronique), les ministres convoqu&amp;eacute;s en Argentine auront fort &amp;agrave; faire pour d&amp;eacute;m&amp;ecirc;ler l&amp;rsquo;&amp;eacute;cheveau.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;S&amp;rsquo;agira-il d&amp;rsquo;un instant de v&amp;eacute;rit&amp;eacute;? Pour le cycle de Doha, peut-&amp;ecirc;tre, apr&amp;egrave;s bient&amp;ocirc;t 18 ans de discussions n&amp;rsquo;ayant pas permis sa r&amp;eacute;solution et, &lt;em&gt;de facto&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;de jure,&lt;/em&gt; l&amp;rsquo;abandon progressif de la plupart de ses grandes ambitions. Pour le syst&amp;egrave;me multilat&amp;eacute;ral lui-m&amp;ecirc;me? Certainement une mauvaise passe.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le point commun &amp;agrave; ceux qui expriment des r&amp;eacute;serves bloquantes pour les n&amp;eacute;gociations, qu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;agisse par exemple des &amp;Eacute;tats-Unis, de l&amp;rsquo;Inde ou du groupe africain, proc&amp;egrave;de d&amp;rsquo;une volont&amp;eacute; de pr&amp;eacute;server ou d&amp;rsquo;am&amp;eacute;liorer leurs marges de man&amp;oelig;uvre souveraines (ce que les membres de l&amp;rsquo;OMC d&amp;eacute;signent comme &amp;laquo;l&amp;rsquo;&amp;rsquo;espace politique&amp;raquo;) au regard des disciplines multilat&amp;eacute;rales, existantes ou futures. Ils emm&amp;egrave;nent ainsi deux questions &amp;agrave; Buenos-Aires.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La premi&amp;egrave;re est la plus apparente: a-t-on besoin, veut-on plus de r&amp;egrave;gles multilat&amp;eacute;rales pour g&amp;eacute;rer la mondialisation ou faut-il cantonner sa r&amp;eacute;gulation au niveau national souverain? En soi la question est l&amp;eacute;gitime. Encore la r&amp;eacute;ponse devrait-elle varier selon les enjeux&amp;nbsp;: dans de nombreux domaines, le risque est que l&amp;rsquo;affaiblissement de la coop&amp;eacute;ration globale ne p&amp;eacute;nalise les objectifs de d&amp;eacute;veloppement durable ou favorise des barri&amp;egrave;res injustifi&amp;eacute;es au commerce et l&amp;rsquo;exercice de rapports de force bilat&amp;eacute;raux. A cette question, Buenos-Aires ne r&amp;eacute;pondra que la v&amp;eacute;rit&amp;eacute; d&amp;rsquo;un instant: l&amp;rsquo;Europe pense qu&amp;rsquo;une avanc&amp;eacute;e des r&amp;egrave;gles serait positive, elle s&amp;rsquo;y emploiera de son mieux, mais, &amp;agrave; d&amp;eacute;faut, l&amp;rsquo;ouvrage reviendra simplement sur le m&amp;eacute;tier.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L&amp;rsquo;autre interrogation, sous-jacente, n&amp;rsquo;est pos&amp;eacute;e que par un seul des membres de l&amp;rsquo;OMC: veut-on encore garder ce syst&amp;egrave;me multilat&amp;eacute;ral et les r&amp;egrave;gles d&amp;eacute;j&amp;agrave; &amp;eacute;tablies pour r&amp;eacute;gir les relations commerciales entre &amp;Eacute;tats? Tout en soulevant la question, les &amp;Eacute;tats-Unis y apportent, &amp;agrave; ce stade, une r&amp;eacute;ponse tr&amp;egrave;s ambig&amp;uuml;e : une sorte de &amp;laquo;oui, mais&amp;raquo;, &amp;laquo;&amp;nbsp;&amp;agrave; condition que le syst&amp;egrave;me se r&amp;eacute;forme pour mieux fonctionner&amp;raquo;, tout en &amp;eacute;limant les capacit&amp;eacute;s contraignantes du syst&amp;egrave;me de r&amp;egrave;glement des diff&amp;eacute;rends... Le reste du monde r&amp;eacute;pond lui de mani&amp;egrave;re unanime: le recul du syst&amp;egrave;me n&amp;rsquo;est pas une option. Mais aussit&amp;ocirc;t les avis divergent sur la mani&amp;egrave;re d&amp;rsquo;am&amp;eacute;liorer son efficacit&amp;eacute; pour l&amp;rsquo;avenir. La forme et la direction que prendra ce d&amp;eacute;bat &amp;agrave; Buenos-Aires repr&amp;eacute;sente la plus importante inconnue de la conf&amp;eacute;rence.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/dc283ec1-d5de-4436-9c51-c9ce3530a0b6/images/visuel" xmlns="media" /></entry></feed>