<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><feed xml:lang="fr-fr" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"><title type="text">Trésor-Info - Publications de la direction générale du Trésor - 2017</title><subtitle type="text">Flux de publication de la direction générale du Trésor - 2017</subtitle><id>FluxArticlesTag-2017</id><rights type="text">Copyright 2026</rights><updated>2019-01-21T00:00:00+01:00</updated><logo>/favicon.png</logo><author><name>Direction générale du Trésor</name><uri>https://localhost/sitepublic/</uri><email>contact@dgtresor.gouv.fr</email></author><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Flux/Atom/Articles/Tags/2017" /><entry><id>0505ebc3-3178-4dcd-9f5c-fcce80ef6aee</id><title type="text">Les investissements directs français au Tchad</title><summary type="text">Le stock d’investissements français au Tchad s’établit à 109,4 M EUR en 2017, en baisse de 0,6 % sur un an. Les investissements de la France au Tchad sont concentrés dans le commerce, et la réparation d’automobile, la santé, la construction et dans le secteur extractif. La France est un investisseur marginal au Tchad</summary><updated>2019-01-21T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2019/01/21/les-investissements-directs-francais-au-tchad" /><content type="html">&lt;div&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le stock d&amp;rsquo;investissements fran&amp;ccedil;ais au Tchad s&amp;rsquo;&amp;eacute;tablit &amp;agrave; 109,4 M EUR en 2017, en baisse de 0,6&amp;nbsp;% sur un an. Les investissements de la France au Tchad sont concentr&amp;eacute;s dans le commerce, et la r&amp;eacute;paration d&amp;rsquo;automobile, la sant&amp;eacute;, la construction et dans le secteur extractif. La France est un investisseur marginal au Tchad&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/0505ebc3-3178-4dcd-9f5c-fcce80ef6aee/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>215df684-0739-4d24-9ec7-1d36b5c83881</id><title type="text">Commerce bilatéral franco-algérien en 2017</title><summary type="text">Pour la deuxième année consécutive, les exportations françaises vers l'Algérie ont enregistré une baisse (de 1,8% en 2017 pour s'établir à 5 Mds EUR contre 5,1 Mds EUR en 2016), selon les douanes françaises. Composées à près de 95% de produits pétroliers et gaziers ou de leurs dérivés, la valeur des importations françaises en provenance d'Algérie ont évolué proportionnellement aux cours des hydrocarbures. Elles ont ainsi enregistré une augmentation de 13,1% au cours de l'année par rapport à 2016 et ont atteint 3,4 Mds EUR (contre 3 Mds EUR en 2016). Le prix moyen du Sahara Blend est en effet passé de 44,3 USD/bbl sur l'ensemble de l'année 2016 à 54,1 USD/bbl en moyenne en 2017. Au total, l'excédent commercial bilatéral de la France s'est contracté de 23,4% à 1,6 Md EUR malgré une augmentation des échanges de 3,7% en valeur   </summary><updated>2018-03-20T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/03/20/commerce-bilateral-franco-algerien-en-2017" /><content type="html">&lt;blockquote&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Pour la deuxi&amp;egrave;me ann&amp;eacute;e cons&amp;eacute;cutive, les exportations fran&amp;ccedil;aises vers l'Alg&amp;eacute;rie ont enregistr&amp;eacute; une baisse (de 1,8% en 2017 pour s'&amp;eacute;tablir &amp;agrave; 5 Mds EUR contre 5,1 Mds EUR en 2016), selon les douanes fran&amp;ccedil;aises. Compos&amp;eacute;es &amp;agrave; pr&amp;egrave;s de 95% de produits p&amp;eacute;troliers et gaziers ou de leurs d&amp;eacute;riv&amp;eacute;s, la valeur des importations fran&amp;ccedil;aises en provenance d'Alg&amp;eacute;rie ont &amp;eacute;volu&amp;eacute; proportionnellement aux cours des hydrocarbures. Elles ont ainsi enregistr&amp;eacute; une augmentation de 13,1% au cours de l'ann&amp;eacute;e par rapport &amp;agrave; 2016 et ont atteint 3,4 Mds EUR (contre 3 Mds EUR en 2016). Le prix moyen du Sahara Blend est en effet pass&amp;eacute; de 44,3 USD/bbl sur l'ensemble de l'ann&amp;eacute;e 2016 &amp;agrave; 54,1 USD/bbl en moyenne en 2017. Au total, l'exc&amp;eacute;dent commercial bilat&amp;eacute;ral de la France s'est contract&amp;eacute; de 23,4% &amp;agrave; 1,6 Md EUR malgr&amp;eacute; une augmentation des &amp;eacute;changes de 3,7% en valeur&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;img style="margin-right: auto; margin-left: auto; display: block;" src="/Articles/215df684-0739-4d24-9ec7-1d36b5c83881/images/bee94c9b-72e5-4d35-aa88-9424ee6e2183" alt="Commerce bilat&amp;eacute;ral entre la France et l'Alg&amp;eacute;rie" width="624" height="248" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/215df684-0739-4d24-9ec7-1d36b5c83881/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>87d50e96-c7c4-40f2-8d2c-66003300ed65</id><title type="text">Le commerce bilatéral franco-argentin en 2017</title><summary type="text">Panorama des échanges commerciaux franco-argentins en 2017</summary><updated>2018-02-23T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/02/23/le-commerce-bilateral-franco-argentin-en-2017" /><content type="html">&lt;p&gt;Panorama des &amp;eacute;changes commerciaux franco-argentins en 2017&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/87d50e96-c7c4-40f2-8d2c-66003300ed65/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>6d55b42c-072c-43a3-b03f-38b626c6e524</id><title type="text">Reprise des échanges commerciaux France-Côte d'Ivoire en 2017</title><summary type="text">En 2017, les échanges commerciaux entre la France et la Côte d’Ivoire sont en hausse. Après la légère baisse de 2016, les exportations françaises vers la Côte d’Ivoire ont augmenté de 10% (1181 M€) en 2017, grâce à la vente d’avions (112 M€), aux produits pharmaceutiques qui continuent leur progression (+3,9%, 182,5 M€) et au secteur des machines industrielles et agricoles (+6%, 122 M€). Dans la lignée de 2016, les ventes de blé poursuivent leur recul (-34,7%). Les importations françaises de la Côte d’Ivoire continuent de croître (+6,8% à 840 M€, après +2% en 2016). Les échanges demeurent favorables à la France, avec un excédent de 340 M€, et un taux de couverture des importations par les exportations de 140,4%.Depuis 2016, la Chine est le premier fournisseur de la Côte d’Ivoire devant la France. En Afrique sub-saharienne, la Côte d’Ivoire est devenue le deuxième marché français après l’Afrique du Sud et devant le Nigéria. Premier client de la France en Zone franc, la Côte d’Ivoire</summary><updated>2018-02-15T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/02/15/reprise-des-echanges-commerciaux-france-cote-d-ivoire-en-2017" /><content type="html">&lt;div&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;En 2017, les &amp;eacute;changes commerciaux entre la France et la C&amp;ocirc;te d&amp;rsquo;Ivoire sont en hausse.&lt;/strong&gt; Apr&amp;egrave;s la l&amp;eacute;g&amp;egrave;re baisse de 2016, les exportations fran&amp;ccedil;aises vers la C&amp;ocirc;te d&amp;rsquo;Ivoire ont augment&amp;eacute; de 10% (1181 M&amp;euro;) en 2017, gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; la vente d&amp;rsquo;avions (112 M&amp;euro;), aux produits pharmaceutiques qui continuent leur progression (+3,9%, 182,5 M&amp;euro;) et au secteur des machines industrielles et agricoles (+6%, 122 M&amp;euro;). Dans la lign&amp;eacute;e de 2016, les ventes de bl&amp;eacute; poursuivent leur recul (-34,7%). Les importations fran&amp;ccedil;aises de la C&amp;ocirc;te d&amp;rsquo;Ivoire continuent de cro&amp;icirc;tre (+6,8% &amp;agrave; 840 M&amp;euro;, apr&amp;egrave;s +2% en 2016). Les &amp;eacute;changes demeurent favorables &amp;agrave; la France, avec un exc&amp;eacute;dent de 340 M&amp;euro;, et un taux de couverture des importations par les exportations de 140,4%.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Depuis 2016, la Chine est le premier fournisseur de la C&amp;ocirc;te d&amp;rsquo;Ivoire devant la France. En Afrique sub-saharienne, la C&amp;ocirc;te d&amp;rsquo;Ivoire est devenue le deuxi&amp;egrave;me march&amp;eacute; fran&amp;ccedil;ais apr&amp;egrave;s l&amp;rsquo;Afrique du Sud et devant le Nig&amp;eacute;ria. Premier client de la France en Zone franc, la C&amp;ocirc;te d&amp;rsquo;Ivoire reste par ailleurs son premier fournisseur dans cette Zone.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/6d55b42c-072c-43a3-b03f-38b626c6e524/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>59cffca4-e52a-4efc-9813-0bfd122c3b14</id><title type="text">La croissance économique Philippine s’accélère au T3 2017</title><summary type="text">La croissance économique Philippine s’accélère grâce aux bonnes performances du secteur manufacturier et des servicesLe produit intérieur brut (PIB) a progressé de 6,9% au troisième trimestre 2017 (T3 2017), la croissance la plus rapide depuis quatre trimestres, mais légèrement moins élevée que le même trimestre en 2016 (7,1% au T3 2016). Le ministre de la Planification socio-économique, M. Ernesto Pernia, a attribué cette augmentation aux bonnes performances du secteur manufacturier et des services, eux-mêmes stimulés par la croissance soutenue des exportations et des dépenses publiques.La croissance cumulée des trois premiers trimestres a atteint 6,7%, soit 0.2 point de pourcentage supérieur à la tranche inférieure de l’objectif de croissance fixé par le gouvernement pour 2017 (6,5-7,5%).Au troisième trimestre la croissance philippine devance la croissance chinoise (6,8%), indonésienne (5,1%), et singapourienne (4,6%) et se place juste après celle du Vietnam (7,5%). Le se</summary><updated>2018-01-03T00:00:00+01:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2018/01/03/la-croissance-economique-philippine-s-accelere-au-t3-2017" /><content type="html">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;La croissance &amp;eacute;conomique Philippine s&amp;rsquo;acc&amp;eacute;l&amp;egrave;re gr&amp;acirc;ce aux bonnes performances du secteur manufacturier et des services&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le produit int&amp;eacute;rieur brut (PIB) a progress&amp;eacute; de 6,9% au troisi&amp;egrave;me trimestre 2017&lt;/strong&gt; (T3 2017), la croissance la plus rapide depuis quatre trimestres, mais l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement moins &amp;eacute;lev&amp;eacute;e que le m&amp;ecirc;me trimestre en 2016 (7,1% au T3 2016). Le ministre de la Planification socio-&amp;eacute;conomique, M. Ernesto Pernia, a attribu&amp;eacute; cette augmentation &lt;strong&gt;aux bonnes performances du secteur manufacturier et des services&lt;/strong&gt;, eux-m&amp;ecirc;mes stimul&amp;eacute;s par &lt;strong&gt;la croissance soutenue des exportations et des d&amp;eacute;penses publiques&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La croissance cumul&amp;eacute;e des trois premiers trimestres a atteint 6,7%,&lt;/strong&gt; soit 0.2 point de pourcentage sup&amp;eacute;rieur &amp;agrave; la tranche inf&amp;eacute;rieure de l&amp;rsquo;objectif de croissance fix&amp;eacute; par le gouvernement pour 2017 (6,5-7,5%).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au troisi&amp;egrave;me trimestre la croissance philippine devance la croissance chinoise (6,8%), indon&amp;eacute;sienne (5,1%), et singapourienne (4,6%) et se place juste apr&amp;egrave;s celle du Vietnam (7,5%).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;Le secteur des services repr&amp;eacute;sente pr&amp;egrave;s de 50% de la production nationale&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les services&lt;/strong&gt; ont continu&amp;eacute; &amp;agrave; &amp;ecirc;tre le moteur de la croissance en contribuant &lt;strong&gt;4,2 points de pourcentage &amp;agrave; la croissance du PIB&lt;/strong&gt; au troisi&amp;egrave;me trimestre. Ce secteur, qui &lt;strong&gt;repr&amp;eacute;sente 49,1% de la production nationale&lt;/strong&gt;, a progress&amp;eacute; de &lt;strong&gt;7,1% au T3 2017&lt;/strong&gt;, soit une am&amp;eacute;lioration par rapport &amp;agrave; la croissance de 6,3% au trimestre pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dent et de 6,8% au T3 2016. Sur les 9 premiers mois de l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e 2017, le secteur a progress&amp;eacute; de 6,7%, soit &amp;agrave; un rythme l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement inf&amp;eacute;rieur qu&amp;rsquo;&amp;agrave; la m&amp;ecirc;me p&amp;eacute;riode en 2016 (7,5%).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&amp;rsquo;industrie&lt;/strong&gt;, qui a contribu&amp;eacute; &amp;agrave; hauteur de &lt;strong&gt;27,8% au PIB&lt;/strong&gt; et de &lt;strong&gt;2,5 points de croissance&lt;/strong&gt;, a connu &lt;strong&gt;une croissance de 7,5%&lt;/strong&gt; au T3 2017 (par rapport aux 7,4% et 8,8% enregistr&amp;eacute;s au T2 2017 et au T3 2016 respectivement). Sur les 9 premiers mois de l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e la croissance du secteur (7,1%) est inf&amp;eacute;rieure &amp;agrave; celle enregistr&amp;eacute;e &amp;agrave; la m&amp;ecirc;me p&amp;eacute;riode en 2016 (8,5%).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La croissance du secteur de &lt;strong&gt;l&amp;rsquo;agriculture, de la chasse, de la sylviculture et de la p&amp;ecirc;che&lt;/strong&gt;, qui a repr&amp;eacute;sent&amp;eacute; &lt;strong&gt;6,6% du PIB&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;0,2 point de croissance&lt;/strong&gt; au T3 2017, &lt;strong&gt;a ralenti &amp;agrave; 2,5%&lt;/strong&gt; par rapport au trimestre pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dent et au T3 2016 (6,3% et 3% respectivement). Cependant, sur les 9 premiers mois de l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e, le secteur a vu sa croissance s&amp;rsquo;acc&amp;eacute;l&amp;eacute;rer (4,6%) par rapport &amp;agrave; la m&amp;ecirc;me p&amp;eacute;riode l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e derni&amp;egrave;re (1,3%).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;La croissance au troisi&amp;egrave;me trimestre 2017 par type de d&amp;eacute;penses&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La consommation des m&amp;eacute;nages est rest&amp;eacute;e un des &amp;eacute;l&amp;eacute;ments cl&amp;eacute;s de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie, repr&amp;eacute;sentant 55,7% du PIB&lt;/strong&gt; au troisi&amp;egrave;me trimestre 2017. La croissance des d&amp;eacute;penses des m&amp;eacute;nages a toutefois &lt;strong&gt;ralenti &amp;agrave; 4,5%&lt;/strong&gt;, par rapport au trimestre pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dent (5,9%) et au troisi&amp;egrave;me trimestre 2016 (7,2%). Sur les 9 premiers mois les d&amp;eacute;penses des m&amp;eacute;nages ont augment&amp;eacute; de 5,4%, par rapport aux 7,3% des 9 premiers mois de 2016. &lt;strong&gt;Ce ralentissement a &amp;eacute;t&amp;eacute; attribu&amp;eacute; &amp;agrave; l&amp;rsquo;augmentation des prix du p&amp;eacute;trole, de l&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; et des produits alimentaires&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les exportations&lt;/strong&gt; de biens et de services ont &amp;eacute;galement largement contribu&amp;eacute; aux performances de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie philippines au troisi&amp;egrave;me trimestre 2017, avec &lt;strong&gt;53,8% du PIB&lt;/strong&gt;. &lt;strong&gt;Les exportations ont augment&amp;eacute; de 17,2% &lt;/strong&gt;(la croissance la plus faible en trois trimestres), en hausse par rapport &amp;agrave; la croissance de 9,0% au T3 2016. Sur les 9 premiers mois de l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e la croissance des exportations a augment&amp;eacute; de 19,2% (compar&amp;eacute; aux 9,9% d&amp;rsquo;augmentation sur la m&amp;ecirc;me p&amp;eacute;riode en 2016).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La formation de capital a contribu&amp;eacute; 23,1% au PIB du T3 2017, et a augment&amp;eacute; de 6,6%&lt;/strong&gt; par rapport aux 8,5% du T2 2017 et aux 21,7% du T3 2016. Le ralentissement de la croissance a &amp;eacute;t&amp;eacute; caus&amp;eacute; par le &lt;strong&gt;ralentissement de la formation de capital dans le secteur de la construction&lt;/strong&gt; (+2,8% au T3 2017 par rapport aux +7,6% au T2 2017 et aux +18,8% au T3 2016).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, la croissance &lt;strong&gt;des d&amp;eacute;penses de consommation finale des administrations publiques&lt;/strong&gt;, qui ont repr&amp;eacute;sent&amp;eacute; 8,7% de la production nationale au T3 2017, &lt;strong&gt;s'est &amp;eacute;lev&amp;eacute;e &amp;agrave; 8,3%&lt;/strong&gt; par rapport aux 7,1% enregistr&amp;eacute;s au T2 2017 et aux 3,1% au T3 2016.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/59cffca4-e52a-4efc-9813-0bfd122c3b14/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>4e0f33d6-ff80-4b06-b4e3-36b08b1652df</id><title type="text">La situation économique et financière des Philippines en 2016 et sur les six premiers mois de 2017</title><summary type="text">Après avoir enregistré un rythme annuel moyen de 6% entre 2014 et 2015 (6,2% et 5,9% respectivement), la croissance de l’économie philippine a atteint 6,8% en 2016. Sur les six premiers mois de 2017, la croissance économique a légèrement ralenti par rapport à la même période en 2016 avec une croissance au S1 2017 de 6,4% par rapport à une croissance de 7% au S1 2016. Cette performance est notamment liée à la chute de la consommation privée au premier semestre 2017 (+5,8% par rapport à +7,3% au S1 2016). Suite à ce ralentissement, le FMI a revu à la baisse ses prévisions de croissance économique pour les Philippines pour les deux années à venir avec 6,6% (contre 6,8% initialement) pour 2017 et 6,8% (contre 6,9%) pour 2018. Les principaux facteurs de croissance sont la forte demande intérieure, l'augmentation des investissements et la stabilité de la croissance du secteur des services. Ces performances positionnent les Philippines au premier rang des pays de l’ASEAN en termes de croi</summary><updated>2017-09-20T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2017/09/20/la-situation-economique-et-financiere-des-philippines-en-2016-et-sur-les-six-premiers-mois-de-2017" /><content type="html">&lt;p&gt;Apr&amp;egrave;s avoir enregistr&amp;eacute; un rythme annuel moyen de 6% entre 2014 et 2015 (6,2% et 5,9% respectivement), &lt;strong&gt;la croissance de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie philippine a atteint 6,8% en 2016. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sur les six premiers mois de 2017, la croissance &amp;eacute;conomique a l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement ralenti &lt;/strong&gt;par rapport &amp;agrave; la m&amp;ecirc;me p&amp;eacute;riode en 2016 avec une croissance au S1 2017 de 6,4% par rapport &amp;agrave; une croissance de 7% au S1 2016. Cette performance est notamment li&amp;eacute;e &amp;agrave; la chute de la consommation priv&amp;eacute;e au premier semestre 2017 (+5,8% par rapport &amp;agrave; +7,3% au S1 2016). Suite &amp;agrave; ce ralentissement, le FMI a revu &amp;agrave; la baisse ses pr&amp;eacute;visions de croissance &amp;eacute;conomique pour les Philippines pour les deux ann&amp;eacute;es &amp;agrave; venir avec 6,6% (contre 6,8% initialement) pour 2017 et 6,8% (contre 6,9%) pour 2018. Les principaux facteurs de croissance sont la forte demande int&amp;eacute;rieure, l'augmentation des investissements et la stabilit&amp;eacute; de la croissance du secteur des services. Ces performances positionnent les Philippines au premier rang des pays de l&amp;rsquo;ASEAN en termes de croissance &amp;eacute;conomique.&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/4e0f33d6-ff80-4b06-b4e3-36b08b1652df/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>06fa4c03-dee4-454a-9c47-9790f31ba46d</id><title type="text">Ouverture commerciale, croissance et inégalités :  actes des Entretiens du Trésor 2017</title><summary type="text">L'édition 2017 des Entretiens du Trésor a  porté  sur le  thème « Ouverture commerciale, croissance et inégalités ».  Cette conférence a visé à alimenter de manière constructive, objective et nouvelle, le débat sur l’ouverture commerciale, à mettre en lumière ses conséquences sur l’accroissement des inégalités, et à nourrir les réflexions sur les politiques à entreprendre.</summary><updated>2017-05-29T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2017/05/29/ouverture-commerciale-croissance-et-inegalites-actes-des-entretiens-du-tresor-2017" /><content type="html">&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;L'&amp;eacute;dition 2017 des Entretiens du Tr&amp;eacute;sor a&amp;nbsp; port&amp;eacute; &amp;nbsp;sur&amp;nbsp;le&amp;nbsp; th&amp;egrave;me &amp;laquo; Ouverture commerciale, croissance et in&amp;eacute;galit&amp;eacute;s &amp;raquo;.&amp;nbsp; Cette conf&amp;eacute;rence a vis&amp;eacute; &amp;agrave; alimenter de mani&amp;egrave;re constructive, objective et nouvelle, le d&amp;eacute;bat sur l&amp;rsquo;ouverture commerciale,&amp;nbsp;&amp;agrave;&amp;nbsp;mettre en lumi&amp;egrave;re ses cons&amp;eacute;quences sur l&amp;rsquo;accroissement des in&amp;eacute;galit&amp;eacute;s, et&amp;nbsp;&amp;agrave; nourrir les r&amp;eacute;flexions sur les politiques &amp;agrave; entreprendre.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Joseph Stiglitz, professeur &amp;agrave; l&amp;rsquo;universit&amp;eacute; de Columbia et prix Nobel d&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie&lt;/strong&gt;, souligne que l&amp;rsquo;id&amp;eacute;e selon laquelle le commerce international serait un jeu &amp;agrave; somme positive est, lorsque ses externalit&amp;eacute;s n&amp;eacute;gatives ne sont pas trait&amp;eacute;es, remise en cause depuis une trentaine d&amp;rsquo;ann&amp;eacute;es dans le monde acad&amp;eacute;mique. En l&amp;rsquo;absence de plein emploi dans les pays d&amp;eacute;velopp&amp;eacute;s, le libre-&amp;eacute;change peut entrainer des destructions d&amp;rsquo;emplois &amp;agrave; un rythme plus rapide que les cr&amp;eacute;ations d&amp;rsquo;emplois. Ces gains limit&amp;eacute;s de l&amp;rsquo;ouverture commerciale sont de plus en plus in&amp;eacute;galement r&amp;eacute;partis : les travailleurs les moins qualifi&amp;eacute;s sont ceux qui en b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficient le moins. La r&amp;eacute;partition des richesses devient d&amp;rsquo;autant plus in&amp;eacute;galitaire que le pouvoir de n&amp;eacute;gociation des salari&amp;eacute;s s&amp;rsquo;amoindri. Des mesures sociales d&amp;rsquo;accompagnement sont donc n&amp;eacute;cessaires pour compenser les effets n&amp;eacute;gatifs du libre-&amp;eacute;change.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;M&amp;ecirc;me si les gains nets anticip&amp;eacute;s des nouveaux accords commerciaux sont faibles, Stiglitz d&amp;eacute;fend l&amp;rsquo;id&amp;eacute;e d&amp;rsquo;une int&amp;eacute;gration &amp;eacute;conomique approfondie. En raison de l&amp;rsquo;interconnexion des &amp;eacute;conomies par le biais de la division du processus de production, toute mesure protectionniste pourrait repr&amp;eacute;senter un co&amp;ucirc;t substantiel, tant au niveau national que pour l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La question qui se pose actuellement pour la communaut&amp;eacute; internationale est de savoir quelle r&amp;eacute;ponse apporter face &amp;agrave; la mont&amp;eacute;e du protectionnisme am&amp;eacute;ricain. Selon Joseph Stiglitz, il appartient au reste du monde de renforcer les r&amp;egrave;gles du droit commercial international pour r&amp;eacute;pondre &amp;agrave; ce repli outre-Atlantique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="Les Entretiens du Tr&amp;eacute;sor 2017" href="https://www.flickr.com/photos/dgtresor/31817109823/in/album-72157679797709595/" data-flickr-embed="true" data-header="true" data-footer="true"&gt;&lt;img style="margin-right: auto; margin-left: auto; display: block;" src="https://c1.staticflickr.com/1/695/31817109823_3c3f4b6987_c.jpg" alt="Les Entretiens du Tr&amp;eacute;sor 2017" width="800" height="533" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Roberto Azev&amp;ecirc;do, directeur g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral de l&amp;rsquo;Organisation mondiale du commerce&lt;/strong&gt;, a rappel&amp;eacute; que lors du sommet du G20, les chefs d&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat avaient exprim&amp;eacute; leurs inqui&amp;eacute;tudes sur les risques que peuvent repr&amp;eacute;senter l&amp;rsquo;ouverture commerciale mondiale. Ces difficult&amp;eacute;s objectives ne doivent pas faire oublier les b&amp;eacute;n&amp;eacute;fices de cette ouverture commerciale. Elle g&amp;eacute;n&amp;egrave;re des emplois (en France par exemple, 20% des emplois sont li&amp;eacute;s aux exportations), elle permet de maintenir les prix bas et soutient par cons&amp;eacute;quent la consommation. Elle a soutenu l&amp;rsquo;augmentation du niveau de vie des plus pauvres (1 milliard de personnes seraient sorties de la pauvret&amp;eacute; gr&amp;acirc;ce au commerce international).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L&amp;rsquo;ouverture commerciale est souvent identifi&amp;eacute;e comme la seule responsable de l&amp;rsquo;accroissement des in&amp;eacute;galit&amp;eacute;s. En r&amp;eacute;alit&amp;eacute;, 80% des emplois ont &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;truits ces derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es en raison du progr&amp;egrave;s technologique. Ce diagnostic est essentiel pour mener les politiques &amp;eacute;conomiques adapt&amp;eacute;es &amp;agrave; la lutte contre l&amp;rsquo;accroissement des in&amp;eacute;galit&amp;eacute;s. Sans une attention forte port&amp;eacute;e aux politiques redistributives, les gains induits par l&amp;rsquo;ouverture commerciale continueront d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre r&amp;eacute;partis de mani&amp;egrave;re in&amp;eacute;gale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="Les Entretiens du Tr&amp;eacute;sor 2017" href="https://www.flickr.com/photos/dgtresor/31817115163/in/album-72157679797709595/" data-flickr-embed="true" data-header="true" data-footer="true"&gt;&lt;img style="margin-right: auto; margin-left: auto; display: block;" src="https://c1.staticflickr.com/1/451/31817115163_55c357e33d_c.jpg" alt="Les Entretiens du Tr&amp;eacute;sor 2017" width="800" height="534" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Marie-Ange Debon, directrice g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale adjointe du groupe Suez&lt;/strong&gt;, souligne qu&amp;rsquo;il est important de ne pas limiter le d&amp;eacute;bat sur l&amp;rsquo;impact du libre-&amp;eacute;change au seul commerce des marchandises mais qu&amp;rsquo;il faut &amp;eacute;galement prendre en compte l&amp;rsquo;impact du commerce des services et des flux de capitaux.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le secteur des infrastructures, notamment les infrastructures environnementales sont un exemple de l&amp;rsquo;impact positif de l&amp;rsquo;int&amp;eacute;gration commerciale sur le d&amp;eacute;veloppement et la r&amp;eacute;duction des in&amp;eacute;galit&amp;eacute;s.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Par ailleurs, elle indique que la notion de pays n&amp;rsquo;est pas toujours la plus pertinente pour penser le commerce international ; il faut plut&amp;ocirc;t r&amp;eacute;fl&amp;eacute;chir en termes de territoires ce qui complexifi encore les n&amp;eacute;gociations internationales. La notion d&amp;rsquo;infrastructure en particulier doit &amp;ecirc;tre pens&amp;eacute;e plut&amp;ocirc;t multi-pays. Les territoires, mais aussi les villes prennent de plus en plus de poids par rapport aux pays dans ces &amp;eacute;changes.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Branko Milanovic, &amp;eacute;conomiste&lt;/strong&gt; et auteur de &lt;span class="s12"&gt;&lt;em&gt;Global inequality a new approach for the Age of Globalization, &lt;/em&gt;montre que parall&amp;egrave;lement au ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;ne de mondialisation depuis les ann&amp;eacute;es 1980, deux groupes sociaux se sont enrichis : les classes moyennes des pays &amp;eacute;mergents et les 1% les plus riches des pays d&amp;eacute;velopp&amp;eacute;s. Ceux qui en ont le moins b&amp;eacute;n&amp;eacute;fici&amp;eacute; sont les classes moyennes inf&amp;eacute;rieures des pays d&amp;eacute;velopp&amp;eacute;s. On observe donc deux ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;nes conjoints : d&amp;rsquo;un c&amp;ocirc;t&amp;eacute; une certaine convergence des niveaux de vie entre pays en voie de d&amp;eacute;veloppement et pays d&amp;eacute;velopp&amp;eacute;s, et de l&amp;rsquo;autre un accroissement des in&amp;eacute;galit&amp;eacute;s &amp;agrave; l&amp;rsquo;int&amp;eacute;rieur des pays d&amp;eacute;velopp&amp;eacute;s. Cela s&amp;rsquo;explique selon lui notamment par une redistribution pas assez plate des gains de l&amp;rsquo;ouverture commerciale&lt;em&gt;.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le fait que l&amp;rsquo;ouverture commerciale soit b&amp;eacute;n&amp;eacute;fique de mani&amp;egrave;re agr&amp;eacute;g&amp;eacute;e ne permet en aucun cas de r&amp;eacute;pondre au scepticisme de cette &amp;laquo; g&amp;eacute;n&amp;eacute;ration perdue &amp;raquo; qui a perdu son emploi et ne pourra en retrouver. La majeure partie du choc li&amp;eacute; &amp;agrave; cette ouverture commerciale semble cependant derri&amp;egrave;re nous, 15% des emplois &amp;eacute;tant touch&amp;eacute;s aujourd&amp;rsquo;hui contre 30% pour la p&amp;eacute;riode pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dente.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Philippe Jahshan, pr&amp;eacute;sident de l&amp;rsquo;ONG Coordination Sud&lt;/strong&gt;, se propose de relayer la perception de l&amp;rsquo;ouverture commerciale par la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; civile. Du point de vue du d&amp;eacute;veloppement durable on peut constater des effets plut&amp;ocirc;t n&amp;eacute;gatifs. L&amp;rsquo;ouverture commerciale a mis en concurrence les classes moyennes des pays en voie de d&amp;eacute;veloppement avec les classes moyennes des pays d&amp;eacute;velopp&amp;eacute;s, mettant par l&amp;agrave; m&amp;ecirc;me en concurrence les diff&amp;eacute;rents syst&amp;egrave;mes sociaux. Entre l&amp;rsquo;Occident et l&amp;rsquo;Asie, elle s&amp;rsquo;est faite au d&amp;eacute;triment des classes moyennes occidentales. Cette concurrence se fait bien souvent au b&amp;eacute;n&amp;eacute;fice des mod&amp;egrave;les sociaux les moins soutenables avec des risques de dumping fiscal accrus. Cela, ajout&amp;eacute; &amp;agrave; un contexte de fraude fiscale non jugul&amp;eacute;e, d&amp;eacute;t&amp;eacute;riore les finances publiques des pays partenaires et nuit &amp;agrave; la capacit&amp;eacute; des &amp;Eacute;tats &amp;agrave; mener des politiques sociales ambitieuses. L&amp;rsquo;impact est &amp;eacute;galement n&amp;eacute;gatif en ce qui concerne le climat, favorisant notamment l&amp;rsquo;accroissement des circuits longs et le poids du transport maritime par exemple, qui demeure tr&amp;egrave;s polluant. L&amp;rsquo;impact est encore plus net dans les pays en d&amp;eacute;veloppement, o&amp;ugrave; l&amp;rsquo;ouverture au commerce touche et appauvrit les paysans locaux et les agricultures familiales fondamentales pour la subsistance et la r&amp;eacute;silience de populations enti&amp;egrave;res. Toute lib&amp;eacute;ralisation commerciale produit des gagnants et des perdants. Or les moyens de compensations pour les perdants sont tr&amp;egrave;s insuffisants au regard des besoins et des in&amp;eacute;galit&amp;eacute;s massives par cons&amp;eacute;quent se d&amp;eacute;veloppent.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Les accords de nouvelle g&amp;eacute;n&amp;eacute;ration accentuent ces effets en voulant davantage s&amp;rsquo;attaquer aux volets r&amp;eacute;glementaires et en introduisant des instances juridiques priv&amp;eacute;es pour r&amp;eacute;gler les diff&amp;eacute;rends, empi&amp;egrave;tent sur la capacit&amp;eacute; des &amp;Eacute;tats &amp;agrave; r&amp;eacute;guler.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La d&amp;eacute;mocratie est la question la plus fondamentale mise en avant par la pol&amp;eacute;mique autour des accords commerciaux. Apr&amp;egrave;s une p&amp;eacute;riode o&amp;ugrave; le libre-&amp;eacute;change a pu produire de la lib&amp;eacute;ralisation politique, il y a &amp;agrave; craindre qu&amp;rsquo;une poursuite d&amp;rsquo;une mondialisation d&amp;eacute;r&amp;eacute;gul&amp;eacute;e ne produise d&amp;eacute;sormais un affaiblissement d&amp;eacute;mocratique et un retour autoritaire.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La fermeture n&amp;rsquo;est cependant pas la solution. Mais pour rester ouvert, il faut reconsid&amp;eacute;rer la politique commerciale non pas comme une fin mais comme un moyen d&amp;rsquo;atteindre des objectifs plus &amp;eacute;lev&amp;eacute;s, comme ceux du D&amp;eacute;veloppement durable (ODD). Le droit commercial ne doit pas prendre le dessus sur tous les autres. Par cons&amp;eacute;quent ces accords doivent &amp;ecirc;tre sign&amp;eacute;s en coh&amp;eacute;rence avec les diff&amp;eacute;rents accords internationaux ou normes sociales et environnementales (COP, OIT, &amp;hellip;) afin de s&amp;rsquo;assurer que le commerce est bien au service d&amp;rsquo;un projet politique juste et durable.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Paul Romer, chef &amp;eacute;conomiste de la Banque mondiale&lt;/strong&gt;, a expliqu&amp;eacute; que les d&amp;eacute;bats th&amp;eacute;oriques autour de l&amp;rsquo;impact &amp;eacute;conomique de l&amp;rsquo;ouverture commerciale, source de transformations socio-&amp;eacute;conomiques, suscitent des r&amp;eacute;actions ambivalentes. Il est essentiel de se concentrer plut&amp;ocirc;t sur ses effets concrets. Le commerce international a permis aux pays en voie de d&amp;eacute;veloppement, en aidant &amp;agrave; la diffusion des nouvelles technologies, l&amp;rsquo;am&amp;eacute;lioration de leur niveau de vie. Aucun pays n&amp;rsquo;est pr&amp;ecirc;t &amp;agrave; renoncer &amp;agrave; ces avanc&amp;eacute;es. Par cons&amp;eacute;quent, il y a fort &amp;agrave; parier que les pays en voie de d&amp;eacute;veloppement ne suivront pas la voie protectionniste vers laquelle se tournent certains pays d&amp;eacute;velopp&amp;eacute;s.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le commerce n&amp;rsquo;est pas seul responsable de l&amp;rsquo;accroissement des in&amp;eacute;galit&amp;eacute;s, et il existe une large palette de politiques publiques &amp;agrave; la disposition des &amp;Eacute;tats pour faire face &amp;agrave; ces dommages collat&amp;eacute;raux. Les &amp;Eacute;tats-Unis et le Danemark ont &amp;eacute;t&amp;eacute; confront&amp;eacute;s depuis les ann&amp;eacute;es 1990 aux m&amp;ecirc;mes mutations &amp;eacute;conomiques mais n&amp;rsquo;ont pourtant pas connu les m&amp;ecirc;mes &amp;eacute;volutions en mati&amp;egrave;re d&amp;rsquo;in&amp;eacute;galit&amp;eacute;s. Les in&amp;eacute;galit&amp;eacute;s ont baiss&amp;eacute; au Danemark (le coefficient Gini est pass&amp;eacute; de 31% &amp;agrave; 21%) alors qu&amp;rsquo;elles se sont accrues aux &amp;Eacute;tats-Unis (le coefficient Gini a cru de 43% &amp;agrave; 47%). En choisissant la voie du protectionnisme, les &amp;Eacute;tats renoncent &amp;agrave; affronter ces enjeux fiscaux de redistribution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="Les Entretiens du Tr&amp;eacute;sor 2017" href="https://www.flickr.com/photos/dgtresor/32506509901/in/album-72157679797709595/" data-flickr-embed="true" data-header="true" data-footer="true"&gt;&lt;img style="margin-right: auto; margin-left: auto; display: block;" src="https://c1.staticflickr.com/1/623/32506509901_b77b37a032_c.jpg" alt="Les Entretiens du Tr&amp;eacute;sor 2017" width="800" height="531" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Jean-Luc Demarty, directeur g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral du commerce &amp;agrave; la Commission europ&amp;eacute;enne&lt;/strong&gt;, indique que les accords commerciaux sont un moyen de r&amp;eacute;guler la mondialisation en int&amp;eacute;grant de nouveaux sujets comme les bonnes pratiques et la coop&amp;eacute;ration r&amp;eacute;glementaire, la dimension sociale et environnementale, la protection de la propri&amp;eacute;t&amp;eacute; intellectuelle et des investissements ou encore la concurrence. Dans une large mesure, contr&amp;ocirc;ler les normes revient &amp;agrave; contr&amp;ocirc;ler les march&amp;eacute;s (m&amp;ecirc;me si la coop&amp;eacute;ration r&amp;eacute;glementaire n&amp;rsquo;est pas de la co-l&amp;eacute;gislation), dont l&amp;rsquo;acc&amp;egrave;s reste un aspect d&amp;eacute;terminant des n&amp;eacute;gociations commerciales. Si le d&amp;eacute;veloppement du commerce fait des perdants, il est incontestablement un jeu &amp;agrave; somme positive et ce n&amp;rsquo;est pas le r&amp;ocirc;le de la politique commerciale de traiter cette question, qui doit toutefois l&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre par ailleurs par des politiques d&amp;rsquo;accompagnement cibl&amp;eacute;s en mati&amp;egrave;re de formation et de protection sociale. Les pr&amp;eacute;occupations d&amp;eacute;mocratiques des soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s civiles au regard de la transparence des n&amp;eacute;gociations commerciales doivent &amp;ecirc;tre &amp;eacute;galement prises en compte. La d&amp;eacute;fense de nos int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts dans les objectifs de politique commerciale se traduit par des effets positifs sur la croissance et l&amp;rsquo;emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;S&amp;eacute;bastien Jean, directeur g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral du CEPII&lt;/strong&gt;, interroge dans son propos la l&amp;eacute;gitimit&amp;eacute; des accords commerciaux, dits de &amp;laquo; nouvelle g&amp;eacute;n&amp;eacute;ration &amp;raquo; qui disposent de clauses non commerciales (clauses sociales, environnementales, fiscales). Ces clauses peuvent se justifier par la capacit&amp;eacute; du commerce &amp;agrave; &amp;ecirc;tre utilis&amp;eacute; comme levier pour accro&amp;icirc;tre la coop&amp;eacute;ration dans d&amp;rsquo;autres domaines, mais &amp;eacute;galement par le fait qu&amp;rsquo;une plus grande facilit&amp;eacute; de commerce entre deux pays tend &amp;agrave; rendre plus co&amp;ucirc;teux des &amp;eacute;carts de r&amp;eacute;gulation dans d&amp;rsquo;autres domaines. Cependant, ces clauses non commerciales peuvent pr&amp;eacute;senter l&amp;rsquo;inconv&amp;eacute;nient d&amp;rsquo;aboutir &amp;agrave; une surcharge voire &amp;agrave; une paralysie des n&amp;eacute;gociations &amp;ndash; notamment en renfor&amp;ccedil;ant le caract&amp;egrave;re non mixte des accords &amp;ndash;, et portent le risque d&amp;rsquo;une ing&amp;eacute;rence dans les affaires nationales. Il para&amp;icirc;t donc n&amp;eacute;cessaire de rechercher une meilleure int&amp;eacute;gration des clauses non commerciales dans les accords. Plusieurs pistes peuvent ainsi &amp;ecirc;tre explor&amp;eacute;es : privil&amp;eacute;gier une approche en termes de minima et de principes de base garantis ; s&amp;rsquo;accorder sur des &amp;eacute;l&amp;eacute;ments qui soient v&amp;eacute;rifiables ; adopter des engagements automatiques ; et accepter de renoncer &amp;agrave; des engagements commerciaux s&amp;rsquo;ils entrent en confrontation avec d&amp;rsquo;autres objectifs &amp;ndash;, le commerce n&amp;rsquo;&amp;eacute;tant qu&amp;rsquo;un outil et non une fin en soi.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Yann Delabri&amp;egrave;re, pr&amp;eacute;sident de Faurecia&lt;/strong&gt;, souligne l&amp;rsquo;importance de la pr&amp;eacute;servation des grands accords r&amp;eacute;gionaux, notamment de l&amp;rsquo;ALENA, au regard du contexte actuel : toute rupture des tarifs intrar&amp;eacute;gionaux aura des impacts dommageables sur l&amp;rsquo;industrie US : la Russie et le Br&amp;eacute;sil, protectionnistes pour leur march&amp;eacute; automobile afin de favoriser une industrie locale, ont abouti &amp;agrave; des &amp;eacute;checs. Or, 15-20% de la production automobile d&amp;rsquo;Am&amp;eacute;rique du Nord est d&amp;eacute;j&amp;agrave; r&amp;eacute;alis&amp;eacute;e au Mexique ainsi que 50% de la production de composants automobiles. Par ailleurs, la Grande-Bretagne&amp;nbsp;est un producteur automobile plus important que la France.. Les enjeux li&amp;eacute;s aux normes (&amp;eacute;lectriques, de connectivit&amp;eacute;&amp;hellip;) vont prendre &amp;eacute;galement de l&amp;rsquo;importance compte tenu du march&amp;eacute; en croissance des voitures connect&amp;eacute;es/autonomes.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Enfin, en termes de priorit&amp;eacute;s, l&amp;rsquo;essentiel de la croissance de l&amp;rsquo;industrie automobile a lieu d&amp;eacute;sormais en Asie du Sud-est (Philippines, Indon&amp;eacute;sie, Tha&amp;iuml;lande) et 60% du march&amp;eacute; des v&amp;eacute;hicules sera en Chine en 2030 : l&amp;rsquo;UE doit orienter ses r&amp;eacute;flexions vers l&amp;rsquo;Asie, notamment les pays d&amp;rsquo;Asie du Sud-est et l&amp;rsquo;ASEAN.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Yann Delabri&amp;egrave;re insiste &amp;eacute;galement sur le fait que le commerce international n&amp;rsquo;est pas la cause des diffcult&amp;eacute;s de secteurs manufacturiers&amp;nbsp;aux &amp;Eacute;tats-Unis et en&amp;nbsp;Grande-Bretagne&amp;nbsp;et que l&amp;rsquo;Allemagne ne doit pas &amp;ecirc;tre absente du d&amp;eacute;bat : au cours des 15 derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es , 1,5 millions de voitures ont &amp;eacute;t&amp;eacute; produites en moins en France, mais l&amp;rsquo;Allemagne en a produit autant en plus, avec pourtant les m&amp;ecirc;mes r&amp;egrave;gles de commerce international. Enfin, l&amp;rsquo;&amp;eacute;duction et l&amp;rsquo;interaction des recherches public-priv&amp;eacute; doivent &amp;ecirc;tre pris en compte.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Pervenche Ber&amp;egrave;s, d&amp;eacute;put&amp;eacute;e europ&amp;eacute;enne&lt;/strong&gt;, estime que le commerce international fonctionne par cycle : nous sommes aujourd&amp;rsquo;hui &amp;agrave; un changement de mod&amp;egrave;le. Elle ne se dit pas pr&amp;ecirc;te &amp;agrave; renoncer &amp;agrave; une certaine cr&amp;eacute;ation de richesses via le commerce, et &amp;agrave; sa distribution. Simplement, le contexte a profond&amp;eacute;ment chang&amp;eacute; : &lt;br /&gt;1/ l&amp;rsquo;OMC n&amp;rsquo;a pas traduit les espoirs initiaux m&amp;ecirc;me si cela ne condamne pas toutes les n&amp;eacute;gociations multilat&amp;eacute;rales &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;chec : la COP a &amp;eacute;t&amp;eacute; un succ&amp;egrave;s ; c&amp;rsquo;est une source d&amp;rsquo;espoir ; &lt;br /&gt;2/ l&amp;rsquo;enjeu de la d&amp;eacute;finition des normes : l&amp;rsquo;&amp;eacute;mergence de nouveaux acteurs comme la Chine a d&amp;eacute;j&amp;agrave; conduit depuis des ann&amp;eacute;es les pays d&amp;eacute;velopp&amp;eacute;s &amp;agrave; chercher au FMI, par exemple, &amp;agrave; d&amp;eacute;finir des normes accept&amp;eacute;es par les &amp;eacute;mergents avec un r&amp;eacute;sultat mitig&amp;eacute; ; &lt;br /&gt;3/ le d&amp;eacute;veloppement de nouveaux domaines d&amp;rsquo;&amp;eacute;changes commerciaux : les biens mat&amp;eacute;riels ou les donn&amp;eacute;es informatiques ne sont pas comparables : la question nouvelle de la protection des donn&amp;eacute;es personnelles est jusqu&amp;rsquo;ici sous-&amp;eacute;valu&amp;eacute;e ; &lt;br /&gt;4/ l&amp;rsquo;arriv&amp;eacute;e au pouvoir de Donald Trump va donner un coup de frein au commerce ; &lt;br /&gt;5/ le Brexit : Theresa May a &amp;eacute;t&amp;eacute; coh&amp;eacute;rente avec son camp : elle demande &amp;agrave; recouvrer sa capacit&amp;eacute; &amp;agrave; n&amp;eacute;gocier seule des ALE. &lt;br /&gt;Pascal Lamy estime qu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;agit du passage d&amp;rsquo;accords de protection &amp;agrave; des accords de pr&amp;eacute;caution. L&amp;rsquo;agenda offensif de l&amp;rsquo;Union, c&amp;rsquo;est celui des normes pour le secteur de l&amp;rsquo;automobile. La Commission europ&amp;eacute;enne doit prendre conscience de ce nouvel &amp;acirc;ge et proposer une nouvelle doctrine.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Celle-ci doit: &lt;br /&gt;1/ tenir compte des NSE, des IG, SPS ; &lt;br /&gt;2/ se saisir de la probl&amp;eacute;matique fiscale ;&lt;br /&gt;3/ exiger des listes positives de march&amp;eacute;s publics&amp;nbsp;; &lt;br /&gt;4/ disposer de m&amp;eacute;canismes de r&amp;egrave;glements des diff&amp;eacute;rends, cour permanente ou autres modalit&amp;eacute;s ; &lt;br /&gt;5/ le refus de la coop&amp;eacute;ration r&amp;eacute;glementaire car la capacit&amp;eacute; des &amp;Eacute;tats &amp;agrave; l&amp;eacute;gif&amp;eacute;rer est fondamentale. &lt;br /&gt;Ces conditions ne sont pas r&amp;eacute;unies dans le CETA. La question d&amp;rsquo;acc&amp;egrave;s au march&amp;eacute; n&amp;rsquo;est pas la seule : c&amp;rsquo;est une question qui int&amp;eacute;resse le l&amp;eacute;gislateur et la transparence est critique. Aussi, il faut refonder la doctrine du commerce international et r&amp;eacute;agir &amp;agrave; la menace de dumping fiscal du Royaume-Uni. Pervenche Ber&amp;egrave;s ajoute : &amp;laquo; il faut enfin faire vivre le concept de juste &amp;eacute;change, qui est un concept plus riche que celui de libre &amp;eacute;change &amp;raquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Guntram Wolff, directeur de l&amp;rsquo;institut Bruegel&lt;/strong&gt;, a indiqu&amp;eacute; que l&amp;rsquo;int&amp;eacute;gration &amp;eacute;conomique a b&amp;eacute;n&amp;eacute;fici&amp;eacute; &amp;agrave; de nombreux pays. En Europe par exemple, on a observ&amp;eacute; suite &amp;agrave; la dynamique d&amp;rsquo;int&amp;eacute;gration de l&amp;rsquo;Union europ&amp;eacute;enne et le rattrapage &amp;eacute;conomique des pays d&amp;rsquo;Europe de l&amp;rsquo;est, une r&amp;eacute;duction des in&amp;eacute;galit&amp;eacute;s entre pays et une convergence des niveaux de vie. Ce mod&amp;egrave;le social europ&amp;eacute;en a &amp;eacute;t&amp;eacute; plus efficace que le mod&amp;egrave;le anglo-saxon dans la r&amp;eacute;duction des in&amp;eacute;galit&amp;eacute;s.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Donald Trump semble vouloir revitaliser le vivier d&amp;rsquo;emplois dans le secteur manufacturier gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; des mesures protectionnistes. &amp;Agrave; long terme cette politique ne servira en r&amp;eacute;alit&amp;eacute; pas l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie am&amp;eacute;ricaine. Cela pourrait d&amp;rsquo;ailleurs avoir des cons&amp;eacute;quences dommageables pour l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie europ&amp;eacute;enne. La baisse des flux commerciaux entre les &amp;Eacute;tats-Unis et l&amp;rsquo;Europe pourrait conduire &amp;agrave; une contraction du PIB de 0,4% et la destruction de 240 000 emplois d&amp;rsquo;apr&amp;egrave;s l&amp;rsquo;&amp;eacute;tude r&amp;eacute;cente men&amp;eacute;e par Hylke Vandenbussche (ces chiffres semblent sous-estimer la vuln&amp;eacute;rabilit&amp;eacute; de l&amp;rsquo;Europe aux flux de capitaux am&amp;eacute;ricains, insuffisamment pris en compte par le mod&amp;egrave;le). L&amp;rsquo;OMC devrait concentrer ses efforts sur la lutte contre les risques croissants de l&amp;rsquo;augmentation des tarifs douaniers am&amp;eacute;ricains vis-&amp;agrave;-vis de l&amp;rsquo;Europe. Parall&amp;egrave;lement l&amp;rsquo;Europe devrait se doter de mesures notamment fiscales pour &amp;ecirc;tre pr&amp;ecirc;te &amp;agrave; faire face &amp;agrave; des politiques am&amp;eacute;ricaines non compatibles avec les r&amp;egrave;gles de l&amp;rsquo;OMC.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Philippe Aghion, professeur au Coll&amp;egrave;ge de France&lt;/strong&gt;, a pr&amp;eacute;sent&amp;eacute; synth&amp;eacute;tiquement son analyse &amp;eacute;conomique sur les relations entre le commerce, la croissance et l&amp;rsquo;innovation, fond&amp;eacute;e sur la th&amp;eacute;orie de la croissance schump&amp;eacute;t&amp;eacute;rienne. Dans les pays d&amp;eacute;velopp&amp;eacute;s, la croissance &amp;agrave; long terme est port&amp;eacute;e par l&amp;rsquo;innovation. Le commerce peut contribuer &amp;agrave; renforcer la croissance par l&amp;rsquo;innovation pour au moins trois raisons : il accro&amp;icirc;t le volume du march&amp;eacute; (effets de taille de march&amp;eacute;), augmentant ainsi le volume des rentes pour les innovateurs ; il stimule la concurrence (effet de concurrence) ; enfin il facilite les transferts de technologie (effet de diffusion des connaissances). D&amp;rsquo;un autre c&amp;ocirc;t&amp;eacute;, le commerce g&amp;eacute;n&amp;egrave;re de l&amp;rsquo;in&amp;eacute;galit&amp;eacute; et fragilise notamment les personnes peu qualifi&amp;eacute;es ou les personnes qui n&amp;rsquo;ont pas la possibilit&amp;eacute; de se r&amp;eacute;adapter. Il est de ce fait essentiel de veiller &amp;agrave; ce que la lib&amp;eacute;ralisation de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie et des &amp;eacute;changes s&amp;rsquo;appuie sur un syst&amp;egrave;me &amp;eacute;ducatif pleinement inclusif ainsi que sur une r&amp;eacute;forme du march&amp;eacute; du travail conduisant &amp;agrave; une v&amp;eacute;ritable s&amp;eacute;curisation des parcours professionnels. Ce serait une grave erreur que de ne pas accompagner la lib&amp;eacute;ralisation des &amp;eacute;changes de politiques actives d&amp;rsquo;&amp;eacute;ducation, de formation, et de protection des individus contre les risques li&amp;eacute;s au processus de destruction cr&amp;eacute;atrice. Les politiques de lib&amp;eacute;ralisation &amp;agrave; &amp;laquo; la Reagan &amp;raquo; ou &amp;agrave; &amp;laquo; la Thatcher &amp;raquo;, qui ont oubli&amp;eacute; la dimension inclusive, ont conduit &amp;agrave; des impasses populistes aux &amp;Eacute;tats-Unis (avec Trump) et en Grande-Bretagne (avec le Brexit).&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="Les Entretiens du Tr&amp;eacute;sor 2017" href="https://www.flickr.com/photos/dgtresor/31785735414/in/album-72157679797709595/" data-flickr-embed="true" data-header="true" data-footer="true"&gt;&lt;img style="margin-right: auto; margin-left: auto; display: block;" src="https://c1.staticflickr.com/1/727/31785735414_49ae0a3885_c.jpg" alt="Les Entretiens du Tr&amp;eacute;sor 2017" width="800" height="531" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Martin Kaufman, directeur adjoint du D&amp;eacute;partement de la strat&amp;eacute;gie, de la politique et d&amp;rsquo;examen au FMI&lt;/strong&gt;, a soulign&amp;eacute; que l&amp;rsquo;on s&amp;rsquo;est derni&amp;egrave;rement davantage concentr&amp;eacute; sur l&amp;rsquo;int&amp;eacute;gration commerciale, aussi bien au niveau r&amp;eacute;gional que mondial, compte tenu de barri&amp;egrave;res commerciales persistantes (e.g., barri&amp;egrave;res non tarifaires, harmonisation r&amp;eacute;glementaire, la protection des investissements), l&amp;rsquo;av&amp;egrave;nement des chaines de valeur mondiales, et du d&amp;eacute;fi pos&amp;eacute; par le d&amp;eacute;veloppement des flux de services. L&amp;rsquo;enjeu majeur est aujourd&amp;rsquo;hui celui de poursuivre l&amp;rsquo;int&amp;eacute;gration commerciale dans un nouveau contexte de d&amp;eacute;fiance vis-&amp;agrave;- vis de la mondialisation dans de nombreux pays, et d&amp;rsquo;&amp;eacute;viter l&amp;rsquo;escalade des tensions commerciales. Cela pousse &amp;agrave; remettre certaines questions en perspective : comment rendre le commerce plus inclusif ? Comment endiguer les potentielles fragmentations commerciales ? Comment faciliter une r&amp;eacute;allocation plus efficace des travailleurs et des ressources dans les secteurs en expansion ? Comment ins&amp;eacute;rer ces probl&amp;eacute;matiques dans nos futures initiatives en mati&amp;egrave;re commerciale ?&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Liina Carr, secr&amp;eacute;taire conf&amp;eacute;d&amp;eacute;rale &amp;agrave; la conf&amp;eacute;d&amp;eacute;ration europ&amp;eacute;enne des syndicats&lt;/strong&gt;, a expliqu&amp;eacute; que le CES n&amp;rsquo;est pas anti-commerce. Toutefois les n&amp;eacute;gociations commerciales ne peuvent pas &amp;ecirc;tre soutenues par le monde syndical dans leur forme actuelle et ce pour deux principales raisons : i) les n&amp;eacute;gociations commerciales sont conduites en secret en particulier TiSA et CETA et malgr&amp;eacute; les avanc&amp;eacute;es s&amp;rsquo;agissant de la n&amp;eacute;gociation du TTIP, il n&amp;rsquo;est toujours pas possible d&amp;rsquo;avoir acc&amp;egrave;s aux positions am&amp;eacute;ricaines ; ii) les n&amp;eacute;gociations commerciales, qui vont aujourd&amp;rsquo;hui bien au-del&amp;agrave; de la lev&amp;eacute;e des droits de douanes, ne tiennent pas compte des besoins et aspirations des syndicats et des citoyens en particulier s&amp;rsquo;agissant de la protection des services publics et de la protection du droit &amp;agrave; r&amp;eacute;guler des &amp;Eacute;tats (les droits des travailleurs et les conditions de travail, les normes sociales et environnementales, sant&amp;eacute; et protection des consommateurs) qui est mis &amp;agrave; mal par les m&amp;eacute;canismes sp&amp;eacute;ciaux de r&amp;egrave;glement des diff&amp;eacute;rends investisseurs/&amp;Eacute;tats (ISDS) qui supposent la mise en place d&amp;rsquo;un syst&amp;egrave;me juridictionnel s&amp;eacute;par&amp;eacute;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;De mani&amp;egrave;re plus transversale elle sugg&amp;egrave;re une coop&amp;eacute;ration plus &amp;eacute;troite entre l&amp;rsquo;OMC et l&amp;rsquo;OIT. En effet la mondialisation doit aussi tenir compte des questions relatives aux droits de l&amp;rsquo;homme, droits environnementaux et sociaux. Mme Carr souligne &amp;eacute;galement l&amp;rsquo;importance d&amp;rsquo;une coh&amp;eacute;rence et d&amp;rsquo;une meilleure articulation entre le commerce international, les besoins sp&amp;eacute;cifiques et le mod&amp;egrave;le social de chaque pays, en particulier les pays les moins avanc&amp;eacute;s (PMA). Mme Carr &amp;eacute;voque enfin les questions fiscales qui, m&amp;ecirc;me si elles sont r&amp;eacute;gul&amp;eacute;es au niveau national, elles ont des implications internationales touchant directement les travailleurs et peuvent mettre &amp;agrave; mal la concurrence &amp;eacute;quitable d&amp;egrave;s lors que les multinationales peuvent obtenir des avantages fiscaux.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Sur la base de l&amp;rsquo;exp&amp;eacute;rience du Mexique, &lt;strong&gt;Juan Manuel Gomez Robledo, ambassadeur du Mexique en France&lt;/strong&gt;, a expliqu&amp;eacute; en quoi l&amp;rsquo;articulation entre le syst&amp;egrave;me commercial multilat&amp;eacute;ral et les accords r&amp;eacute;gionaux est satisfaisante et facilite la r&amp;eacute;gulation des conflits commerciaux. Le Mexique a adh&amp;eacute;r&amp;eacute; au GATT en 1986 et a ensuite conclu de nombreux accords de libre-&amp;eacute;change r&amp;eacute;gionaux et bilat&amp;eacute;raux (46), tandis que des n&amp;eacute;gociations sont en cours avec la Jordanie, la Turquie, le Br&amp;eacute;sil et l&amp;rsquo;Argentine. Le Mexique a aussi n&amp;eacute;goci&amp;eacute; des accords de protection des investissements, qui ont permis de renforcer la cr&amp;eacute;dibilit&amp;eacute; et l&amp;rsquo;attractivit&amp;eacute; du pays pour les investisseurs internationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L&amp;rsquo;ambassadeur estime que les approches multilat&amp;eacute;rale et r&amp;eacute;gionale sont compl&amp;eacute;mentaires. D&amp;rsquo;une part, les accords r&amp;eacute;gionaux permettent une croissance plus rapide des flux commerciaux mais ne vont pas &amp;agrave; l&amp;rsquo;encontre des r&amp;egrave;gles de l&amp;rsquo;OMC. &amp;Agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;poque, certains juristes avaient le sentiment que la multiplication des accords allait conduire &amp;agrave; un d&amp;eacute;sordre juridique. Dans la pratique, ce risque ne s&amp;rsquo;est pas r&amp;eacute;alis&amp;eacute;. Le Mexique, qui a eu recours de nombreuses fois aux proc&amp;eacute;dures de r&amp;egrave;glement des diff&amp;eacute;rends comme plaignant ou d&amp;eacute;fendeur &amp;ndash; &amp;agrave; l&amp;rsquo;OMC ou dans les accords r&amp;eacute;gionaux - estime que ces m&amp;eacute;canismes sont tr&amp;egrave;s efficaces et offrent des solutions stables aux conflits commerciaux.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Hendrik Bourgeois, directeur des affaires publiques de General Electric Europe&lt;/strong&gt;, estime que si l&amp;rsquo;ouverture commerciale et la mondialisation favorisent bien l&amp;rsquo;innovation, l&amp;rsquo;entreprenariat, la concurrence et la croissance, on assiste n&amp;eacute;anmoins &amp;agrave; une recrudescence des demandes de retour des barri&amp;egrave;res commerciales. Il semble que le commerce international serve aujourd&amp;rsquo;hui de bouc &amp;eacute;missaire face aux critiques sur la croissance, l&amp;rsquo;emploi et la mont&amp;eacute;e des in&amp;eacute;galit&amp;eacute;s alors que le probl&amp;egrave;me central reste celui de la productivit&amp;eacute;. Longtemps consid&amp;eacute;r&amp;eacute;e comme une mati&amp;egrave;re technique (r&amp;eacute;duction des barri&amp;egrave;res tarifaires), la question du commerce international est d&amp;eacute;sormais &amp;eacute;minemment politique, et donc pol&amp;eacute;mique. Cela tient notamment au fait que les accords commerciaux traitent d&amp;eacute;sormais les questions de r&amp;egrave;glementation, d&amp;rsquo;environnement, etc. Dans ce contexte, il est crucial que l&amp;rsquo;UE repense la gouvernance et les m&amp;eacute;canismes r&amp;eacute;gissant sa politique commerciale. La position de la Commission, qui d&amp;eacute;tient une comp&amp;eacute;tence exclusive sur la question, est en effet d&amp;eacute;licate : elle a besoin d&amp;rsquo;un mandat politique solide pour conduire les n&amp;eacute;gociations commerciales de mani&amp;egrave;re plus l&amp;eacute;gitime et plus inclusive, notamment au service de nos PME.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Si le diagnostic est tr&amp;egrave;s largement partag&amp;eacute; sur le fait que le commerce international cr&amp;eacute;e de la richesse&lt;strong&gt;, Philippe Martin, professeur d&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie &amp;agrave; Sciences Po&lt;/strong&gt;, indique qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;en va pas de m&amp;ecirc;me s&amp;rsquo;agissant des moyens de r&amp;eacute;duire les in&amp;eacute;galit&amp;eacute;s induites par la mondialisation. Les politiques publiques n&amp;rsquo;ont pas su redistribuer efficacement les b&amp;eacute;n&amp;eacute;fices du commerce au profit des &amp;laquo; perdants &amp;raquo; de la mondialisation que ce soit via les politiques fiscales ou par les politiques de formation professionnelle ou d&amp;rsquo;&amp;eacute;ducation. La mondialisation n&amp;rsquo;est pas soutenable politiquement si au m&amp;ecirc;me moment o&amp;ugrave; elle contribue &amp;agrave; augmenter les in&amp;eacute;galit&amp;eacute;s les gouvernements voient leur base taxable se d&amp;eacute;localiser et le financement de leurs politiques publiques se r&amp;eacute;duire. L&amp;rsquo;acceptation de la mondialisation commerciale passe donc par la ma&amp;icirc;trise de la mondialisation financi&amp;egrave;re, via une lutte affirm&amp;eacute;e contre les pratiques fiscales non-coop&amp;eacute;ratives et l&amp;rsquo;&amp;eacute;vasion fiscale. L&amp;rsquo;UE doit utiliser le levier des accords commerciaux pour promouvoir la coop&amp;eacute;ration fiscale. Cette question du lien entre commerce et fiscalit&amp;eacute; se pose d&amp;rsquo;autant plus fortement aujourd&amp;rsquo;hui dans le contexte de la mise en place du nouveau gouvernement am&amp;eacute;ricain qui entend remettre &amp;agrave; plat la fiscalit&amp;eacute; des affaires mais &amp;eacute;galement dans les futures n&amp;eacute;gociations autour du Brexit.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Angel Gurria, Secr&amp;eacute;taire g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral de l&amp;rsquo;OCDE&lt;/strong&gt;, souligne que nous connaissons une p&amp;eacute;riode critique o&amp;ugrave; l&amp;rsquo;on constate une perte de confiance g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale et une forte aggravation des in&amp;eacute;galit&amp;eacute;s de revenu et de patrimoine en une g&amp;eacute;n&amp;eacute;ration au sein de la zone OCDE (le revenu des 10% les plus riches est autour de 10 fois sup&amp;eacute;rieur &amp;agrave; celui des 10% les plus pauvres, contre un ratio de 7 dans les ann&amp;eacute;es 1980 ). Si les causes du rejet de la mondialisation sont nombreuses, les cons&amp;eacute;quences en sont claires alors que les tendances protectionnistes s&amp;rsquo;am- plifient. Il faut donc cr&amp;eacute;er une mondialisation &amp;laquo; plus inclusive &amp;raquo;, qui int&amp;egrave;gre notamment les concepts de coop&amp;eacute;ration et d&amp;rsquo;engagements partag&amp;eacute;s et &amp;eacute;galement rechercher une productivit&amp;eacute; plus inclusive. Dans un contexte pr&amp;eacute;occupant de ralentissement marqu&amp;eacute; de la croissance de la productivit&amp;eacute; et d&amp;rsquo;aggravation des in&amp;eacute;galit&amp;eacute;s, l&amp;rsquo;OCDE a lanc&amp;eacute; des travaux pour &amp;eacute;tudier la relation entre la productivit&amp;eacute; et les in&amp;eacute;galit&amp;eacute;s (sujet notamment discut&amp;eacute; lors de la r&amp;eacute;union minist&amp;eacute;rielle de l&amp;rsquo;OCDE de 2016, et a publi&amp;eacute; l&amp;rsquo;&amp;eacute;tude intitul&amp;eacute;e : &amp;laquo; l&amp;rsquo;articulation entre productivit&amp;eacute; et inclusivit&amp;eacute; &amp;raquo;). Les pouvoirs publics doivent reconna&amp;icirc;tre les changements mais aussi les risques li&amp;eacute;s &amp;agrave; l&amp;rsquo;automatisation pour une certaine partie de la population (&amp;eacute;tude PIAAC de l&amp;rsquo;OCDE ; ainsi qu&amp;rsquo;un nouveau projet horizontal de l&amp;rsquo;OCDE sur la transformation num&amp;eacute;rique au service de la croissance inclusive et du bien-&amp;ecirc;tre). L&amp;rsquo;OCDE m&amp;egrave;ne une v&amp;eacute;ritable r&amp;eacute;forme fiscale pour plus de justice et de transparence. La coop&amp;eacute;ration internationale en mati&amp;egrave;re fiscale, notamment avec le projet BEPS ( &amp;laquo; Base Erosion and Profit Shifting) &amp;raquo; et l&amp;rsquo;&amp;eacute;change automatique d&amp;lsquo; informations, est essentielle. La r&amp;eacute;union minist&amp;eacute;rielle de l&amp;rsquo;OCDE qui se tiendra d&amp;eacute;but juin 2017 aura pour th&amp;egrave;me &amp;laquo; Faire de la Mondialisation l&amp;rsquo;instrument d&amp;rsquo;une vie meilleure pour tous &amp;raquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: left; line-height: 10pt; text-indent: 0pt;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: center; line-height: 10pt; text-indent: 0pt;"&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;➡️ &lt;a title="Les Entretiens du Tr&amp;eacute;sor 2017" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Evenements/2017/01/31/les-entretiens-du-tresor-ouverture-commerciale-croissance-et-inegalites-entretienstresor-31-janvier-2017"&gt;Les Entretiens du Tr&amp;eacute;sor 2017&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/06fa4c03-dee4-454a-9c47-9790f31ba46d/images/visuel" xmlns="media" /></entry><entry><id>08e1ff06-e135-4801-968f-f4b063b323a7</id><title type="text">France-Chine : 4ème dialogue économique et financier de haut niveau</title><summary type="text">Le 14 novembre 2016, M. Michel SAPIN, ministre de l’Economie et des Finances, accompagné de M. Christophe SIRUGUE, secrétaire d’Etat à l’Industrie, et M. MA Kai, Vice-Premier ministre de la République populaire de Chine, ont co-présidé à Bercy la 4ème édition du dialogue économique et financier de haut niveau franco-chinois, une enceinte désormais traditionnelle et centrale de la relation bilatérale. La 1ère édition de ce dialogue avait eu lieu à Pékin en novembre 2013, suivant la volonté des présidents XI Jinping et François HOLLANDE de donner une nouvelle impulsion aux relations franco-chinoises. Depuis, cette échéance régulière permet d’aborder chaque année un grand nombre de sujets, aussi bien dans le champ multilatéral que bilatéral, dans un esprit constructif et de réciprocité.Ainsi, une première partie de cette 4ème édition du dialogue a été consacrée à différents sujets ayant trait à la gouvernance mondiale Les situations économiques française, européenne et chinoise ont </summary><updated>2017-03-29T00:00:00+02:00</updated><link rel="alternate" href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2017/03/29/france-chine-4eme-dialogue-economique-et-financier-de-haut-niveau" /><content type="html">&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le 14 novembre 2016, M. Michel SAPIN, ministre de l&amp;rsquo;Economie et des Finances, accompagn&amp;eacute; de M. Christophe SIRUGUE, secr&amp;eacute;taire d&amp;rsquo;Etat &amp;agrave; l&amp;rsquo;Industrie, et M. MA Kai, Vice-Premier ministre de la R&amp;eacute;publique populaire de Chine, ont co-pr&amp;eacute;sid&amp;eacute; &amp;agrave; Bercy la 4&lt;sup&gt;&amp;egrave;me&lt;/sup&gt; &amp;eacute;dition du dialogue &amp;eacute;conomique et financier de haut niveau franco-chinois, une enceinte d&amp;eacute;sormais traditionnelle et centrale de la relation bilat&amp;eacute;rale. La 1&lt;sup&gt;&amp;egrave;re&lt;/sup&gt; &amp;eacute;dition de ce dialogue avait eu lieu &amp;agrave; P&amp;eacute;kin en novembre 2013, suivant la volont&amp;eacute; des pr&amp;eacute;sidents XI Jinping et Fran&amp;ccedil;ois HOLLANDE de donner une nouvelle impulsion aux relations franco-chinoises. Depuis, cette &amp;eacute;ch&amp;eacute;ance r&amp;eacute;guli&amp;egrave;re permet d&amp;rsquo;aborder chaque ann&amp;eacute;e un grand nombre de sujets, aussi bien dans le champ multilat&amp;eacute;ral que bilat&amp;eacute;ral, dans un esprit constructif et de r&amp;eacute;ciprocit&amp;eacute;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style="float: right;" title="R&amp;eacute;union entre Michel Sapin et Ma Kai, novembre 2016, cr&amp;eacute;dit Patrick V&amp;eacute;drune" src="/Articles/08e1ff06-e135-4801-968f-f4b063b323a7/images/15ed5121-f90f-4a5e-8c78-996d94a75ee5" alt="R&amp;eacute;union Sapin, Ma Kai, cr&amp;eacute;dit Patrick V&amp;eacute;drune " width="297" height="198" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;&lt;strong&gt;Ainsi, une premi&amp;egrave;re partie de cette 4&lt;sup&gt;&amp;egrave;me&lt;/sup&gt; &amp;eacute;dition du dialogue a &amp;eacute;t&amp;eacute; consacr&amp;eacute;e &amp;agrave; diff&amp;eacute;rents sujets ayant trait &amp;agrave; la gouvernance mondiale&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;Les situations &amp;eacute;conomiques fran&amp;ccedil;aise, europ&amp;eacute;enne et chinoise ont &amp;eacute;t&amp;eacute; discut&amp;eacute;es par les deux parties, ainsi que les r&amp;eacute;sultats de la pr&amp;eacute;sidence chinoise du G20, en particulier au regard des priorit&amp;eacute;s fran&amp;ccedil;aises comme la lutte contre le financement du terrorisme et la lutte contre l&amp;rsquo;&amp;eacute;vasion fiscale. Enfin, les moyens de renforcer la promotion d&amp;rsquo;une croissance r&amp;eacute;siliente au changement climatique, dans la dynamique cr&amp;eacute;&amp;eacute;e par l&amp;rsquo;Accord de Paris, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;galement &amp;eacute;voqu&amp;eacute;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;&lt;strong&gt;Un deuxi&amp;egrave;me axe fort a concern&amp;eacute; les liens commerciaux et industriels entre la France et la Chine&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;Agrave; cet &amp;eacute;gard, Michel SAPIN a rappel&amp;eacute; l&amp;rsquo;importance pour la France que nos relations soient guid&amp;eacute;es par les principes de r&amp;eacute;ciprocit&amp;eacute; et de b&amp;eacute;n&amp;eacute;fices mutuels. Cette attention est pleinement coh&amp;eacute;rente avec la position de l&amp;rsquo;Union europ&amp;eacute;enne, qui conf&amp;egrave;re une place centrale au principe de r&amp;eacute;ciprocit&amp;eacute; avec ses partenaires commerciaux, avec l&amp;rsquo;objectif de cr&amp;eacute;ation d&amp;rsquo;un cadre de concurrence juste et &amp;eacute;quitable entre entreprises, aussi bien en Europe qu&amp;rsquo;en Chine.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Les coop&amp;eacute;rations en cours ou &amp;agrave; venir ont fait l&amp;rsquo;objet d&amp;rsquo;&amp;eacute;changes nourris. Une attention particuli&amp;egrave;re a &amp;eacute;t&amp;eacute; port&amp;eacute;e au secteur nucl&amp;eacute;aire, dans l&amp;rsquo;objectif de constituer un nouveau partenariat financier et industriel &amp;eacute;quilibr&amp;eacute; et respectueux des int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts des deux pays. Par ailleurs, la convergence entre les plans &amp;laquo;&amp;nbsp;Industrie du futur&amp;nbsp;&amp;raquo; en France et &amp;laquo;&amp;nbsp;Designed in China 2025&amp;nbsp;&amp;raquo; en Chine a &amp;eacute;galement &amp;eacute;t&amp;eacute; discut&amp;eacute;e, en pr&amp;eacute;sence du directeur g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral des entreprises et de son homologue chinois. Enfin, les progr&amp;egrave;s des partenariats franco-chinois en march&amp;eacute;s tiers, une initiative in&amp;eacute;dite qui t&amp;eacute;moigne du grand niveau de confiance &amp;eacute;tabli au plus haut niveau de l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat entre la France et la Chine, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; particuli&amp;egrave;rement soulign&amp;eacute;s. En effet, le m&amp;ecirc;me jour ont &amp;eacute;t&amp;eacute; sign&amp;eacute;s deux accords qui scellent le d&amp;eacute;veloppement op&amp;eacute;rationnel de cette initiative : celui liant CDC International Capital au fonds souverain CIC pour la cr&amp;eacute;ation d&amp;rsquo;un dispositif de co-investissement en pays tiers, et celui mettant en place le comit&amp;eacute; de pilotage des partenariats franco-chinois en march&amp;eacute;s tiers. Ce comit&amp;eacute; de pilotage animera les partenariats et en suivra la mise en pratique.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style="float: left;" title="Michel Sapin et Ma Kai &amp;agrave; la sortie de la r&amp;eacute;union, novembre 2016, cr&amp;eacute;dit Patrick v&amp;eacute;drune" src="/Articles/08e1ff06-e135-4801-968f-f4b063b323a7/images/e83395d0-6526-47d0-9e5b-677a22bd8bcf" alt="Sortie de la r&amp;eacute;union France-Chine, cr&amp;eacute;dit Patrick V&amp;eacute;drune" width="312" height="207" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;&lt;strong&gt;La coop&amp;eacute;ration financi&amp;egrave;re a &amp;eacute;t&amp;eacute; au c&amp;oelig;ur de la troisi&amp;egrave;me phase du dialogue&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;En &amp;eacute;cho aux fortes ambitions de la place de Paris, notamment en mati&amp;egrave;re d&amp;rsquo;internationalisation du renminbi, dans un contexte international marqu&amp;eacute; par la perspective du Brexit.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Une d&amp;eacute;claration conjointe publique, n&amp;eacute;goci&amp;eacute;e et approuv&amp;eacute;e par les deux parties, consigne les principaux r&amp;eacute;sultats du dialogue et constitue la feuille de route pour 2017 des relations bilat&amp;eacute;rales franco-chinoises dans le domaine &amp;eacute;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title="Communiqu&amp;eacute; de presse" href="http://proxy-pubminefi.diffusion.finances.gouv.fr/pub/document/18/21693.pdf"&gt;Communiqu&amp;eacute; de presse&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</content><thumbnail url="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/08e1ff06-e135-4801-968f-f4b063b323a7/images/visuel" xmlns="media" /></entry></feed>